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Le livre commode des adresses de Paris pour 1692, tome 1/2

LE LIVRE COMMODE (continued 2)

Reading edition

A l’exception du Livre de M. de la Quintinie[7] qui se vend chez le Sieur Barbin sur le Perron de la sainte Chapelle[8]. Tous les autres Livres de Jardinages se vendent chez le Sieur Charles de Sercy dans la grand’Salle du Palais, où l’on trouve d’ailleurs un nouveau Cuisinier Royal et bourgeois, et une Instruction pour les Confitures, les Liqueurs et les Fruits ; outre plusieurs livres de Droit, Civil et Canon sur les Matières Beneficiales et autres[9].

Le même Sieur Barbin vend les Œuvres de Varillas, celles de saint Euremont, etc.[10].

Les Sieurs de Luyne, Loizon et Traboüillet ont au Palais un grand assortiment de Comedies[11], d’Historiens et de Poètes[12].

On trouve un grand assortiment de Livres étrangers chez les Sieurs Boudot, de la Caille[13] et Hortemels[14], rue saint Jacques.

Même ruë, chez le Sieur Léonard[15], on trouve tous les Reglemens de la Cour des Monnoyes.

Et chez le Sieur Coignard, toutes les pièces concernant l’Academie Françoise[16], l’Histoire de France de Cordemoy, l’Architecture de Vitruve, celle de Scamosy, etc.

Celle de Vignolle nouvellement commentée, se trouve chez le Sieur Langlois[17], et celle de Bullet chez le Sieur Michallet, rue saint Jacques.

Le même Michallet aussi bien que les Sieurs Muguet, ruë de la Harpe, Léonard, Desprez, Langlois et Coignard, rue saint Jacques, vendent les Edits et Déclarations du Roy[18].

Ledit Sieur Michallet[19] a d’ailleurs imprimé presque tous les Livres de Mathematiques, de Messieurs de l’Academie des Sciences.

On trouve aussi plusieurs Livres de Mathématiques chez le Sieur Jombert[20], sur le quay des Augustins.

On trouve un grand assortiment de Livres de Medecine chez le Sieur d’Houry, ruë saint Jacques[21], et chez la veuve Nion, quay de Nesle, qui vend d’ailleurs toutes les Œuvres de M. de Blegny. La Mithologie Phisique de M. Duncan[22]. Les Discours Philosophiques de Cordemoy[23]. L’Arithmétique des Ingénieurs de La Londe[24]. Les Specifiques de M. Boyle[25], etc.

Les Livres et les Feüilles de Classes se vendent chez la veuve Thiboult et le Sieur Esclassant[26], place de Cambray, à l’exception de ceux des RR. PP. Jésuites, qui se vendent chez la veuve Besnard, ruë saint Jacques.

Même ruë chez le Sieur Cusson, on trouve le Journal des Sçavans[27].

Pour les Brefs, les Breviaires, les Diurnaux, les Missels, les Rituels, les Graduels, les Antiphoniers, les Offices, etc., voyez l’article des affaires Ecclésiastiques, et pour l’Almanach Spirituel, voyez l’article des Exercices de Pieté.

Les plus belles Heures se trouvent rue saint Jacques chez les Sieurs Angot[28], Josset, Foucault et Hérissant[29] ; au Palais dans la grand’Salle chez les Sieurs le Gras[30] et Poirier ; et sur le Pont au Change chez les Sieurs Poirion et Vaugon.

On en trouve d’ailleurs sur le quay de Gesvres et ruë Neuve Nôtre Dame.

La Liste des Prédicateurs de l’Avant et du Carême, s’imprime chez le Sieur Chevillon ruë saint Jacques.

Le Mercure[31] et les autres Livres de l’Histoire du Temps, se vendent chez le Sieur Guèroult au Palais dans la galerie neuve[32].

Les Almanachs ordinaires imprimez à Troyes, se vendent à Parisien gros et en détail chez le Sieur Raflé, ruë du Petit-Pont, et chez la veuve Oudot[33], ruë de la vieille Bouclerie.

Les Livres de Bibliotèque et genéralement les vieux Livres et Manuscrits rares, se peuvent recouvrer chez les Sieurs Villery[34] et Moette[35], rue de la vieille Bouclerie, Seneuze, ruë de la Harpe, Clouzier et Emery, David et plusieurs autres, sur le quay des Augustins et place de Sorbonne[36].

Les Sieurs le Vasseur[37], Barnache[38] et Nion[39], fameux Relieurs et Doreurs, qui sont employez à la Bibliotèque du Roy, demeurent prés saint Hilaire[40].

Au même endroit, les beaux caractères d’Imprimerie se font chez les Sieurs Cottin[41] et Sanlecque[42].

Le Sieur de la Caille le jeune a le secret de faire une matière fort propre aux Fondeurs de caractères d’Imprimerie, qui ne finit point et ne déchet que de très peu.

Livres qui ont été imprimez pendant le courant de l’année 1691.

Pour le Sieur Michallet outre ceux dont il a été parlé,

Une nouvelle édition des Ordonnances pour la Marine, in-4o.

La septième édition de la Chimie de Lemery[43], in-8o.

La sixième édition des Caractères ou Mœurs de ce siècle[44], in-12.

Du Hamel Theologia speculatrix et practica, in-8o, 7 vol.[45]

Manuduxio ad praxim executionis Litterarum S. Pœnitent. 12.

Dictionnaire Mathématique avec explications et figures, in-4o[46].

La Connoissance des temps, Calendrier et Ephemerides du Soleil et de la Lune, in-12.

L’Art d’evaluer toutes sortes de Toisez, in-12.

Traité du légitime Usage des Medicamens selon les Modernes, in-12[47].

Constitutions de l’Abbaye de la Trape, in-12[48].

L’Ortografe dans sa pureté[49].

La Conquête de la Nouvelle Espagne avec figures, in-4o[50].

Le Desordre du Jeu.

Pour les Sieurs Auboüyn, Emery et Clouzier.

Histoire des Monnoyes de France par M. le Blanc, avec figures, in-4o[51].

Histoire Ecclésiastique de M. l’Abbé Fleury, 2 vol. in-4o[52].

Institution du Droit Ecclésiastique, 2 vol. in-12[53].

Relation de divers voyages de Hongrie, avec figures, in-4o[54].

Pratique de la Guerre, par Mattus[55], avec fig., in-8o. Nouvelle édition du Maréchal de Soleisel, in-4o[56].

Le Manege ou l’Art de monter à cheval, du même Autheur, avec figures, in-4o[57].

Nouvelle édition de l’Ecole des Arpenteurs, in-12[58].

Huetii Concordantia Rationis et Fidei, in-4o[59].

Pour le Sieur Muguet.

Abrégé de l’Histoire universelle, 2 vol. in-12[60].

Acta primorum martyrum[61].

Commentaire sur la Regle de saint Benoist en François et en Latin, in-4o.

La Mort de Dom Muce.

Traité de la verité et du mensonge du R. P. Thomassin, in-8o.

La Méthode d’etudier les langues, du même Auteur, 2. vol.[62]

Pour le Sieur Seneuze.

Arlequin Comedien aux champs Elisée[63].

Remarques ou Reflexions Critiques, Morales et Historiques de M. l’Abbé Bordelon, in-12[64].

Caractères naturels des hommes en forme de dialogues, par le même Auteur, in-12[65].

Le veritable Pénitent, 2 vol. in-12[66].

Dissertation sur la prison de saint Jean, in-12.

Idée de l’Amitié, par M. de Bellegarde, in-12.

Reflexions sur ce qui peut plaire ou deplaire dans le commerce de la vie, 2 vol. in-12[67].

La Morale des Ecclésiastiques, in-12.

Pour le Sieur de la Caille, ruë saint Jacques aux trois Cailles.

Mémoires pour l’Université de Paris, par M. Cuvilliers, in-4o.

Le 4. tome des Devises du P. Menetrier, in-8o[68].

Les Fables d’Esope moralisées, avec figures, in-12[69].

Pour le Sieur Remy, rue saint Jacques.

Avis salutaires sur l’education des enfants, in-12.

Pour le Sieur Villette, ruë saint Jacques à la Croix d’or.

La Vie des Princes d’Orange pour servir à l’Histoire d’Hollande, in-8o.

Les Poësies de Madame des Houllieres, in-8o[70].

L’Histoire d’Angleterre, 4 vol. in-12.

Pour le Sieur Hortemels.

Remarques sur la Bibliotèque des Auteurs Ecclésiastiques, par M. du Pin, in-8o[71].

Nouveaux Essais de Morale, in-12[72].

La Vie de M. Descartes[73].

Les Pseaumes en forme de Prières, in-12[74].

Prières formées sur la Morale de l’ancien et nouveau Testament, in-12[75].

Dissertation sur la Goutte, in-12[76].

Traité des Opérations Chirurgicales, par M. de la Chariere, in-12.

Homelies sur les Commandemens de Dieu, le Symbole et l’Oraison Dominicale, 4 vol. in-12[77].

Pour les Sieurs Couterot et Guerin en compagnie.

Sermons de M. Fromentieres, Evêque d’Aire, 6 vol. in-8o[78].

Discours moraux pour la Chaire, 10 vol. in-12[79].

Manière de prêcher selon l’esprit de l’Evangile, in-12[80].

La Main qui conduit au Ciel, du Cardinal Bona, in-12[81].

Conférences morales sur la Religion, 2 vol. in-8o.

L’Eglise Protestante détruite par elle-même, in-12.

Pour le Sieur Pepie, rue saint Jacques à saint Basile.

Suite des Instructions Monastiques, in-12.

Satires de Juvénal, par M. de Silvecane, 2 vol. in-12[82].

Traité des Fièvres, par M. d’Hesse, in-12[83].

Pensées Chrétiennes, par M. l’Abbé de Choisy, in-12[84].

Grammaire Italienne, in-12.

Pour le Sieur Roulland fils, ruë saint Jacques.

Analise des Epîtres de saint Paul, etc., 2 vol. in-12.

Explication des Prières de la Messe, par M. de Meaux, in-12[85].

Pratique judiciaire sur les Censives, in-12.

Pour le Sieur Robustel, rue saint Jacques.

Histoire des Empereurs, par M. Tillemont, 2 vol. in-4o[86].

Traité des Etudes Monastiques, par le P. Mabillon, in-4o[87].

Pour la veuve Coignard et son Fils en compagnie.

Les Offices de Cicéron et autres Œuvres, traduits du Latin de Grotius avec des nottes, in-8o[88].

Les Loix Civiles dans leur ordre naturel, 2 vol. in-4o[89].

Maniere de fortifier selon la métode de M. de Vauban, in-12.

Traitez de Metaphisique, d’histoire et de politique de feu M. de Cordemoy, in-12[90].

La Geographie ancienne, moderne et historique, 2 vol. in-4o.

Nota. Que dans le courant de la présente année 1692, on imprimera chez ledit Sieur Cognard fils, Imprimeur du Roy et de l’Academie Françoise, le Dictionnaire de ladite Academie[91] :

Pour le Sieur Auroy, rue saint Jacques.

Etablissement de la Foy dans la nouvelle France, 2 vol. in-12[92].

Nouvelle Relation de la Gaspesie.

Barhei Compendium Theologiæ.

Pour le Sieur Boudot.

Homelies Theologiques et morales de M. Palafox, traduites par M. Amelot de la Houssaye, in-12[93].

Lettres de M. l’Abbé le Grand à M. Burnet, in-12.

Deffense de l’Antiquité des Temps, par le R. P. Dom Paul Perron[94].

MUSIQUE.

Grand Maitre de la Musique de la Chapelle du Roy.

Monseigneur l’Archeveque de Rheims[1], ruë saint Thomas du Louvre.

Sur-Intendans de la Musique de la Chambre de Sa Majesté.

M. de la Lande qui est d’ailleurs Maître de la Musique de la Chapelle[2], et M. Boisset qui est Maître de la Musique de la Chambre, en Cour[3].

Autres Maîtres de la Musique de la Chapelle, de la Chambre et des Plaisirs de Sa Majesté.

Messieurs Lambert, ruë sainte Anne[4], Goupille[5], ruë Minoret[6], rue Colasse, rue Traversine[7], et Moreau, rue sainte Croix de la Bretonnerie[8].

Maîtres pour l’Orgue et pour le Clavecin.

Messieurs le Begue[9], rue Simon le Franc, Taumelin, rue de la Verrerie[10], Couprin, prés saint Gervais[11], Dandrieux, ruë saint Loüis du Palais[12], Nivert, prés saint Sulpice[13], Danglebert, rue sainte Anne[14], Martin, rue de l’Echelle, le Roux [15], rue , Buterne, prés saint Paul[16], Montalan, rue du Cimetiere saint André[17], Ossu l’ainé, rue saint Denis[18], Ossu le cadet, Cloître saint Jacques de l’Hôpital, Garnier, rue Traversine, La Lande, Cour du Palais.

Autres Maîtres pour le Clavecin.

Messieurs le Moine, ruë saint Honoré[19], Pitay, ruë sainte Croix de la Bretonnerie, Eudet et de la Cerisaye, ruë sainte Croix de la Cité, Bouton, rue Pavée, Mérault et Alexandre, rue saint Denis, Bernier, rue Tictonne[20], Hardy et Landrin, Cloitre sainte Opportune, Cointereau, place Maubert, Saffin, rue des Noyers, Boucher, rue des Assis[21], Corneille, Cloître Notre Dame, de Bordeaux, rue saint Jacques, Raison, rue saint Estienne, Gigot et Delian, rue saint Martin, la Brune, rue des Moineaux, Fouquet, ruë Coquillière, de la Guerre[22] et Jacquet, Isle Notre Dame, etc.

Maitresses pour le même Instrument.

Mesdames Oves, rue saint Denis, et Louis, rue de la Monnoye.

Et encore Mesdemoiselles Rebours et le Tellier, fauxbourg saint Germain[23].

M. du Clos, rue Bétizy, accorde en perfection le Clavecin.

Messieurs Denis, sur le Quay neuf, Richard, ruë du Paon[24], Rosée, rue de Cléry, Créteil, rue Poupée, Dathene, rue saint Antoine[25], Voudry, rue saint Jacques, Boudet, rue saint Martin, Thierry, rue sainte Marguerite, du Catel et l’Esclop, rue Omer[26], Clico, rue Philippot, et le Febvre, rue Aubry Boucher, fabriquent, rajustent et accordent les Orgues et les Clavecins.

Maitres pour la Violle.

Messieurs de sainte Colombe[27], rue…; Marais, ruë Bertin Poirée[28], Theobal, rue de Richelieu[29], des Fontaines[30], rue de Grenelle saint Honoré, de Machy, rue des fossez saint Germain, Garnier, prés le Palais Royal, Bellier, rue de Mommorency, Fourcroy le fils, rue vieille du Temple, etc.

Mademoiselle Mengey, rue saint Honoré, prés la rue des Poullies, fait aussi profession de toucher et de montrer à toucher la Violle.

Maîtres pour le Theorbe[31].

Messieurs du Pré, rue des Escoufles, et de la Barre en Cour, qui sont de la Chambre du Roy[32], et encore Messieurs Pinet[33], rue le Moyne, Cloître saint Jacques de l’Hôpital, Aubin, rue de l’Escharpe, Poussilac, prés les Jacobins saint Jacques, Lavaux, rue Hurel, Quay de la Mégisserie.

Maîtres pour la basse de Violon.

Messieurs Marchands père et fils, et Converset, rue des Poulies[34], Boudet, rue saint Antoine, Reffiet, rue des vieux Augustins[35], la Rue, prés saint Mederic.

Maîtres pour le dessus de Violon.

Messieurs Favre, rue saint Honoré, le Peintre, à Versailles[36], Thoüin, rue de la Verrerie[37], Verdier, rue du Chantre, Baptiste, Cloitre saint Honoré, du Bois, rue des fossez saint Germain, de l’Isle, rue saint Honoré, Charpentier, rue de la Harpe, du Chesne, rue Aubry Boucher, Jobert, rue saint Antoine, Marchand, rue de Berry, etc.

Maîtres pour la Guitarre.

Messieurs de Vizé, à Luxembourg[38], Cheron, rue Dauphine[39], Medard, prés saint Nicolas des Champs, le Tellier, rue du Foin, Galet, cul-de-sac saint Sulpice, du Gesne, rue des Prouvaires, Poussilot[40], prés les Jacobins saint Jacques, etc.

Le Sieur Alexandre Roboam fait des Guitarres par excellence[41].

Maîtres pour le Luth.

Messieurs Mouton, rue saint Antoine, et du Buc, ruë[42].

Maîtres pour le Jeu et pour la Fabrique des Instruments à Vent, Flûtes, Flageolets, Hautbois, Bassons, Musettes, etc.

Messieurs Colin Hotteterre[43], ruë d’Orléans ; Jean Hotteterre, rue des fossez S. Germain ; Fillebert, rue S. Antoine[44] ; des Costeaux, Fauxbourg saint Antoine[45] ; Filidot en Cour[46] ; du Mont, rue de Tournon ; Rousselet, rue des Assis ; Dupuis, carrefour de l’Ecole[47] ; le Breton et Fremont, rue de l’Arbre sec ; Héron, prés le cadran saint Honoré ; du Buc, rue de Richelieu ; Roset, rue neuve saint Eustache[48], etc.

Plusieurs d’entre les Maîtres de tous les Instrumens ci-dessus, travaillent par excellence à la composition de la Musique, outre lesquels entre les habiles Compositeurs de Paris, on compte d’ailleurs Messieurs Oudot à la place Royale ; Mignon[49], cloître Notre Dame[50] ; l’Alloüette, prés saint Germain de l’Auxerrois[51] ; Charpentier, rue Dauphine[52] ; Bertet, Isle Notre Dame ; Chaperon, cour du Palais ; Martin, rue des saints Pères ; Terrier, prés les Innocens, etc.[53].

Maîtres pour l’Art de Chanter[54].

Massieurs Dambruy, rue Betizy, du Buisson, rue Dauphine, du Bousset, rue des Fontaines, Hallé, rue des Marais saint Germain, du Parc, rue de la Savaterie : Saint Germain, près la Madelaine, Chevalier, rue ; la Pommeraye, prés saint Leu de saint Gilles : de Lair, rue saint Honoré : Gillier, rue de Berry[55] : Bonnamy, rue Tictonne, etc.

Messieurs Hallin frères sont renommez pour le Jeu de la Trompette et des Timbales qu’on trouve de la meilleure Fabrique chez le Sieur Crestien, rue de la Ferronnerie, à la Ville de Vernon.

Les Cordes de Rome pour les Instrumens, se vendent en gros rue saint Denis aux trois Maillets, et en détail chez tous les faiseurs d’Instrumens, entre lesquels le Sieur Offlard[56], rue de Bussy, et les Sieurs Cheron[57], rue Dauphine et rue de la vieille Bouclerie en ont un grand assortiment.

Il y a une fabrique pour l’Orgue et pour le Manicordium[58], rue saint Julien des Ménetriers[59].

FAMEUX CURIEUX DES OUVRAGES MAGNIFIQUES[1].

Monsieur le Duc d’Aumont, rue de Jouy[2].

M. le Duc de Saint Simon, rue de Taranne[3].

M. le Duc de Richelieu, place Royale[4].

M. le Chevalier de Lorraine, au Palais Royal[5].

M. le Marquis d’Hauterive[6], au Cherche Midy.

M. le Marquis de Rieux, rue de Seine.

M. le Comte de Flamarin[7], prés saint Roch.

M. le Comte de Bartolet, rue de Tournon.

M. le Marquis de Rhodes[8], prés la porte saint Honoré.

M. le Baron de Breteuil[9], rue de Paradis.

M. le Comte de Morstein, sur le Quay des Théatins[10].

M. le Comte de Renes, rue saint Dominique, quartier S. Germain.

M. le Commandeur d’Hautefeuille, rue du Bac[11].

M. le Commandeur de Gaults, derrière saint Roch[12].

M. le Chevalier de Simonville[13], rue sainte Croix de la Bretonnerie.

M. le Chevalier de Nogent[14], rue d’Anjou au Marais.

Messieurs les Présidens Lambert et Bretonvilliers, Isle Notre Dame[15].

M. le Président Dorieux, prés les Enfans Rouges[16].

M. le Président de la Proutiere, rue saint Dominique[17].

M. Jolly, Conseiller en la Cour, rue saint Antoine[18].

M. de Caumartin, rue sainte Avoye[19].

M. Mendat, rue saint Loüis du Marais[20].

M. Jabac, rue Neuve saint Mederic[21].

M. de la Saldiere, rue du gros Chenet[22].

M. le Doyen de saint Germain l’Auxerrois[23].

Mrs Belluchot et le Riche, rue des Massons[24].

M. de Furetière, rue du Roy de Cicile[25].

M. de Creil, rue de Montmorency[26].

Mrs Bertin[27] et de la Touanne, porte Gaillon.

M. Despond, aux Incurables.

Mrs Quenel[28] et de Montigny, à sainte Magloire.

M. l’Abbé Vetery, rue des bons Enfans, où il donne entrée aux Curieux tous les matins.

M. de Blois, rue du Jardinet[29].

Mrs Gedouin et Bergeron, rue de la Couture sainte Catherine.

M. de Chantelou, prés le Trône du Fauxbourg S. Antoine[30].

M. Rappes, rue de la Harpe[31].

M. Paillot, prés les Capucins du Marais[32].

M. de Nassé, rue de Cléry.

M. l’Abbé Dannecourt, rue de Grenelle.

M. Franctot, Quay d’Alençon dans l’Isle.

M. Berthelot de Mareuil, rue Platriere.

Mrs Bordalou[33] et Rigault, rue de la Sourdière.

M. Robert, prés les petits Pères[34].

M. l’Abbé de Rouilliere, rue des Rosiers saint Germain.

M. de Renne-Moulin, près l’Estrapade.

M. le Chevalier du Guet, vieille rue du Temple.

M. l’Abbé Noüé, rue Neuve des Petits Champs.

M. Gamarre, rue du Sepulcre[35].

M. de Briancourt, rue saint André.

M. de Chaufourneau, prés les Petits Capucins.

M. de Treville[36], prés la Sorbonne.

Mrs Moreau[37] et de la Gardette, rue saint Nicaise.

M. l’Abbé d’Apremont, rue de l’Université.

Mrs Aincelin[38], d’Apoigny[39] et de saint Maurice[40], rue Bardubec.

M. Lhuillier[41] ; rue des Jeusneurs.

M. de Cormery, prés saint Roch[42].

M. Caillet, à l’Hotel de Condé.

M. Marion, à l’Hotel de Bellingant.

M. Hedeline, Doyen de saint Honoré[43].

M. l’Abbé de la Roucherie, rue S. Thomas, quartier S. Michel.

M. Imbert, prés les Chartreux[44].

Mrs le Febvre[45] et le Ferron[46], rue Mauconseil.

M. Leviez, rue saint Sauveur.

M. l’Abbé Bizot[47], rue saint Jean de Beauvais.

M. de Gagniere, à l’Hotel de Guise[48].

M. de la Ravoire, rue d’Anjou[49].

M. de Silly, rue saint Loüis au Marais[50].

M. Malot, rue Neuve saint Eustache[51].

M. Galot, prés le Chevalier du Guet.

M. Dupuis, rue des Tournelles[52].

M. de la Planche, rue de la Planche[53].

M. Lavocat, prés l’Hotel d’Angoulesme.

M. le Doyen de la sainte Chapelle.

M. Chassebras de Cramailles, rue du Cimetière S. André[54].

Mrs Moulle, Bonnet et Bourdelot[55], rue sainte Croix de la Bretonnerie.

M. Aubert, rue de la Tixeranderie.

M. Hubert, rue du Temple.

Mrs Guilloire, rue Bourlabé[56].

M. du Vivier, à l’Arsenal[57].

M. du Plessy, rue de Jouy[58].

M. Croissade, rue Coquilliere[59].

M. du Vaux[60], rue Tictonne.

M. de la Forest[61], rue du Colombier.

M. Brangeon, quay des Balcons[62].

Mrs Desvieux[63] et de la Haye, quay de l’Ecole[64].

M. le Vasseur[65], rue Grenier saint Lazare.

Mrs de la Touche et du Frayer, Cloître saint Honoré.

M. le Febvre, rue Beautreillis[66].

M. Poirée, prés saint Sauveur[67].

M. Biet, prés saint Jean en Grève.

M. Rivet, rue saint Honoré.

M. Mandin, rue des Victoires.

M. de Pile[68], prés les Minimes.

M. de Sainfroy[69], rue de l’Egout.

M. Varlet[70], rue saint Antoine, prés les Jésuites.

M. de Lonpré, carrefour saint Benoist[71].

Mrs de la Guerre et Chaperon[72], Cour du Palais.

M. Tirard[73], rue du Bout du Monde.

Mrs Orangé et de Chambrault, Cloitre saint Germain l’Auxerrois.

M. de Beauchamp, ruë Bailleul[74].

M. l’Abbé du Plessy, prés le Puits d’Amours[75].

M. Dron, prés saint Thomas du Louvre[76].

M. Bonart, rue Hautefeuille.

M. de Chatigny, rue Neuve des Petits Champs.

M. Fracansani, rue du Petit Lion[77].

M. de Blegny, rue de Guenegaud.

Le R. P. Dom Placide, Bibliotequaire de saint Germain des Prez[78].

Le R. P. Dom Estienne, aux Blancs Manteaux.

Le R. P. Auchereau, aux Celestins[79].

Au surplus, voyez à la Préface un avis important touchant la Curiosité.

DAMES CURIEUSES.

Madame la Duchesse de Lude, prés saint Eustache[1].

Madame la Duchesse d’Orvalle, rue saint Dominique[2], quartier saint Germain.

Madame la Maréchalle de Humiere, à l’Arsenal[3].

Madame la Duchesse de Sully, devant saint Paul[4].

Madame d’Estrées, rue des trois Pavillons[5].

Madame la Princesse de Meklebourg[6], près saint Roch.

Madame la Duchesse de Porsmeuch, rue[7]

Madame la Duchesse de Bouillon, sur le quay Malaquet[8].

Madame la Présidente du Tillet, rue de la Planche[9].

Madame de Coulange[10], dans le Temple[11].

Madame la Marquise de Richelieu, Isle Notre Dame[12].

Madame de Boufflers, ruë de Bourbon[13].

Madame la Marquise de Quintin, même ruë[14].

Madame de Chavigny, à l’Hotel saint Paul[15].

Madame la Marquise de Mallet, rue saint Loüis du Marais[16].

Madame d’Allouy, ruë du Bac[17].

Madame de Monchal, près Bellechasse[18].

Mademoiselle de Cutigny, rue des Rosiers saint Germain.

Madame de Maillier, rue saint Anastaze.

Madame la Présidente le Lievre, rue de Brac.

Madame la Marquise de Polignac, près la Charité[19].

Madame de Sauvebœuf, rue de Grenelle, quartier S. Germain.

Madame de Verderonne, rue S. Antoine, à l’Hotel de Beauvais[20].

Madame de Chevry[21] et Mademoiselle de Clapisson[22], prés les Enfans Rouges.

Madame de Lamec[23], rue saint Antoine.

COMMERCE DE CURIOSITEZ ET DE BIJOUTERIES.

Les Marchands tenans boutique, Acheteurs, Vendeurs et Troqueurs de Tableaux, Meubles de la Chine[1], Porcelaines[2], Cristaux, Coquillages, et autres Curiositez et Bijouteries, sont Messieurs d’Hostel[3], à l’entrée du quay de la Mégisserie, Malaferre[4] et Varenne[5], quay de l’Orloge ; la Fresnaye[6] et Laisgu[7], rue saint Honoré ; Quesnel, rue des Bourdonnois[8] ; Protais, rue des Assis ; Fagnany, quay de l’Ecole[9] ; Antheaume, derriere l’Hotel de Bourgogne ; Naneau[10], au Palais, etc.

Mademoiselle de Tournon, qui tient aussi boutique sur le Pont au Change, fait le même trafic.

Il y a d’ailleurs en chambres hautes plusieurs Vendeurs et Troqueurs de Curiositez ; comme Messieurs Raclot, rue de Harlay ; Poignan, rue de Mommorancy ; Roussel, cul de sac de la ruë Beaubourg ; Paris, près la Jussienne[11] ; des Dieux, rue des Assis au petit Broc, etc.

Mesdames Noel, rue de Grenelle saint Honoré, et Tonnetti, quay de la Mégisserie, ont aussi chez elles beaucoup de Curiositez dont elles font trafic.

M. Dorigny, rue Quinquempoix, M. Laittier et Mademoiselle le Brun, à l’aport de Paris, ont aussi ordinairement de belles pièces de Porcelaines et de Lachinage[12].

M. l’Argilliere, rue sainte Avoye, fait commerce de bons Tableaux[13].

Autant en font Messieurs Guillemart, prés saint Yves, et Muguet, au milieu de la ruë Bourlabé.

M. de Cauroy, ruë Briboucher, tient magasin de Bijouteries et Coffres d’Angleterre[14], de Porcelaines, de Pagottes[15], de terre cizelées et de Meubles de la Chine[16].

M. de la Cousture, Cloitre S. Nicolas du Louvre, a un particulier talent pour damasquiner sur l’acier[17] en Figures et Ornemens de la Chine.

Le Sieur Salé Peintre, rue de la Ferronnerie, dit avoir trouvé un secret d’Optique qui fait voir dans un Tableau toutes autres Figures que celles qui y sont peintes, et même au gré des Spectateurs.

Le Sieur l’Arche Fondeur et Cizeleur en Bronze, qui est fort renommé pour les Figures de Cabinet, demeure rue des Ciseaux, prés l’Abbaye saint Germain ; il donne une couleur de bronze antique aux figures modernes[18].

Les Sieurs Vilaine, rue Neuve saint Mederic, et la Pierre, quay des Orfèvres, ont un particulier talent pour bien nettoyer les Tableaux.

Le Sieur Pouilly[19], rue Dauphine, a trouvé un secret pour augmenter de beaucoup la vertu de l’Aymant et un Microscope qui grossit extraordinairement les objets[20].

Les Tableaux Cilindriques[21] se vendent chez le Sieur Amielle, près saint Hilaire.

Il y a un Pere Theatin qui en fait pour luy et pour ses amis d’une beauté extraordinaire[22], aussi bien que des Figures de toutes espèces pour la Lanterne magique[23].

Le Sieur Hubin Emailleur, rue saint Denis, devant la ruë aux Ours, fait et vend des Baromettres, des Thermomettres et des Hidromettres d’une propreté particulière[24].

Le Sieur Do aussi Emailleur, rue du Harlay, aux armes de France, en vend de plus simples et à meilleur marché[25].

Le Sieur Langlois père, et le Sieur Langlois fils ainé[26], qui imitent et qui raccommodent en perfection les Meubles de la Chine, demeurent grande rue du fauxbourg saint Antoine, prés l’Hôtel de Bel air[27].

Le Sieur Langlois le cadet qui excelle pour les Figures et Ornemens de la Chine, demeure rue de la Tixeranderie, chez M. Perducat Chirurgien[28].

Le Sieur Taboureux qui demeure sur le Quay de la Megisserie[29], prés le Fort l’Evêque, imite fort bien les Coffres et Ferrures d’Angleterre[30].

Les Sieurs Thierry, rue du petit Heuleu à l’Etoile ; de Monceau à la Bastille, et Darmé, chez un Cordonnier, rue de la vieille Draperie, font des Tablettes de poche d’une grande propreté.

Les Cassolettes philosophiques[31] à feu d’Esprit de vin et Globule de Cristal qui attire les Liqueurs à la façon de l’Eolipile[32], se vendent sur le quay de Nesle, à l’Apoticairerie royale[33], et servent non seulement à des-infecter et parfumer les chambres agréablement sans fumée et presque sans frais[34], mais encore à guérir plusieurs maladies par des vapeurs medecinales.

COMMERCE DES OUVRAGES D’OR, D’ARGENT, DE PIERRERIES, DE PERLES, ETC.

La Chapelle aux Orphevres, où les Maitres et Gardes de l’Orphevrerie ont leur bureau, et où ils font les Mardis et Vendredis l’essai de tous les Ouvrages d’or et d’argent, est dans la ruë des Lavandieres[1].

C’est au même lieu qu’est le Bureau des Controlleurs de la marque pour l’or et pour l’argent[2].

Les Maîtres et Gardes en charge de l’Orfevrerie sont, Messieurs Bretault, place Dauphine, Bulot, rue saint Louis du Palais, Juillet, quay de l’Orloge, de Ronel, Grenier et l’Evesque, quay des Orphévres[3].

M. de Launay, Orphevre du Roy, demeure devant les Galleries du Louvre[4].

M. de Villers qui travaille aussi pour Sa Majesté aux ouvrages d’Orphevrerie, demeure aux Gobelins[5].

M. de Montarsis qui a soin des Ouvrages de pierreries de Sa Majesté, demeure devant la place du Carrousel[6].

Messieurs Bins[7] et Guyon distinguez pour mettre toutes sortes de Pierreries en œuvre, demeurent aux Galleries du Louvre.

Messieurs le Lorrain, à l’aport de Paris, du Grenier, quay de Nesle, Pierre, quay de la Megisserie, et Legare[8], rue de Harlay, sont encore renommez pour le même fait.

Messieurs Alvarez, rue Thibault aux dez[9], Catilon, quay de l’Orloge, et Poirier, prés la Croix du Tiroir, font grand commerce de Pierreries.

Messieurs Loir[10], quay des Orphèvres, et Jacob, rue de Gesvres, sont des Orphèvres renommez pour la fabrique des Ornemens d’Eglise.

Messieurs Vaudine, rue du Harlay, Bel, place du College Mazarini, Blanque, rue Dauphine, et les frères Sehut, même rue, ont un particulier talent pour les petits Ouvrages et Bijouterie d’or.

Messieurs Berthe, rue des deux Ecus[11], et Rondé, rue Bertin Poirée, trafiquent de Barres, Lingots et Grenailles d’or et d’argent.

Les Garnitures et Joyaux de fausses Perles et Pierreries, se vendent chez plusieurs Marchands et Ouvriers etablis aux environs du Temple[12].

Les fausses Perles de nouvelle invention argentées par dedans, qui ressemblent fort aux naturelles[13], se vendent chez les Sieurs Gregoire, rue du petit Lion, Huvé et Desireux, rue saint Denis.

PREMIERES INSTRUCTIONS DE LA JEUNESSE[1].

Il y a dans chacun des quartiers de la Ville et Fauxbourg de Paris un Maître et une Maîtresse de petites Ecoles instituez par M. le Chantre de Paris, pour apprendre aux enfans de l’un et de l’autre sexe, le Cathecisme, et les Prieres chretiennes, la lecture des Livres latins et françois, et les principes de la Grammaire[2], de l’Ecriture et de l’Aritmetique[3].

Outre ces Maîtres, il y a encore une Communauté de Maîtres Expers et Jurez Ecrivains, qui enseignent aux jeunes gens qui ont déjà passé par les petites Ecoles, la perfection de l’Ecriture, de l’Ortographe et de l’Aritmetique[4]. Il n’y a aucun de ces Maîtres qui n’ecrivent par excellence tous les differens caracteres d’Ecritures. On les distingue des Maîtres des petites Ecoles par leurs enseignes où il y a le titre d’Expert ou de Jurez Ecrivain[5].

M. des Planches, à present Sindic en charge de leur Communauté, demeure ruë et devant le petit saint Antoine, où l’on peut recouvrer leur liste lorsqu’il s’agit de consultation sur les ecritures et signatures suspectes, qu’ils sont seuls en droit de vérifier, comme on le verra dans l’article des Rapports et Verifications d’Experts.

Il y a d’ailleurs dans l’Université et aux extremitez des Fauxbourgs, des Maîtres ès Arts et autres tenans pensionnaires pour les leçons et pour les répétitions du Latin, du Grec, de la Philosophie et des Mathématiques.

Il y a par exemple à cet effet, aux environs du College Mazarini, Messieurs Souplet, quay de Nesle[6] ; le Page, ruë de Nevers ; Roger, ruë des Petits Augustins ; Galande, ruë Mazarini ; Boucher et Henrion, près le passage de la rue de Seine.

Au quartier de l’ancienne Université, Messieurs Fleury, ruë saint Estienne des Grecs ; Cosson et Blin, ruë Chartiere ; Macet, cloître saint Benoist ; Laisné, Cluet, Busselin, Hacland, Guyart, Chastel le jeune et Morice[7], ruë saint Jacques.

Sur les fossez saint Michel[8] jusqu’à l’Estrapade, Messieurs Landemaine, l’Elubois, Martin, des Fevres, du Tal, le Prieur, des Rohes[9], Valot, Parisot et Martin.

Au Fauxbourg saint Antoine[10], Messieurs du Catel l’ainé, près la Raquette ; du Catel le jeune[11], ruë de Reuilly ; Desdurcet[12], rue de Charonne ; Castelet, rue de Charenton ; Roger[13] et Thomas, grande ruë du Fauxbourg ; Mogey le jeune à Pincourt ; Mogey l’ainé, Faucon, Desquinemare, Dupuis, Deschamps, Bussy[14] et Guibert à Picquepuce[15].

Et en divers autres quartiers de Paris, sont Messieurs Davesne, rue Pavée[16] ; Harivel[17], rue de la Cossonnerie ; le Roy, rue Quinquempoix ; Mauger, près la Croix du Tiroir ; Fleury, près le Palais Royal ; Regnard[18], rue de Bourbon ; Clément, rue Jean de l’Espine ; Milot, porte saint Denis ; Bilheult, près le Temple, et du Chesne, à Chaillot[19].

M. de Blegny[20], maitre Expert et Juré-Ecrivain, auteur de l’Ortografe Françoise[21], demeurant à l’entrée de la rue saint André, devant le pont saint Michel, vient de donner au public un nouveau livre de sa composition[22], qui comprend tout ce qui concerne la premiere education des enfans : les Regles et les Exemples de la plus parfaite ecriture, et de la plus exacte ortografe, et de la plus claire Arithmetique ; les Elements de la morale et les formules des lettres, des billets et des actes qui se font sous signatures privées dans le commerce plus ordinaire de la vie civile[23].

Pour le surplus de l’education de la jeunesse, voyez l’article des Collèges, celuy des nobles exercices, et celuy des Mathématiques.

NOBLES EXERCICES POUR LA BELLE EDUCATION[1].

Toutes les Academies de Manège ont esté reduites à deux, et reglées de telle sorte que les pensionnaires y sont distribuez en nombre egal ; l’une est au Carrefour saint Benoist[2], où il y a pour Ecuyers, Messieurs de Lonpré[3], Bernardy[4], et et l’autre qui est dans la ruë des Canettes, a aussi pour Ecuyers, Mrs Vandeüil, Roquefort, et d’Auricour.

C’est dans ces deux Academies, que les jeunes gens sont exercez dans les Sciences et dans les Arts qui conviennent à la Noblesse ; c’est-à-dire, aux Mathématiques et aux exercices des Armes, du Cheval et de la Danse[5].

Messieurs le Perche père, rue de la Harpe[6] ; Liancourt, rue des Boucheries saint Germain, de Brie, rue de Bussy, et du Fay, rue du Chantre, sont les Maîtres en fait d’Armes preposez dans les deux Academies, pour enseigner l’usage de l’Epée.

M. de Beaufort, près la porte saint Honoré, montre dans l’une et dans l’autre, l’exercice de la Pique, du Mousquet et des Evolutions militaires.

Et Mrs Favier[7] et Du Four, rue Dauphine, y montrent à danser.

Il y a d’ailleurs en differens quartiers des Maîtres en Fait d’Armes, qui tiennent salle chez eux, et qui sont dans l’approbation publique ; par exemple, Messieurs de saint André, quay des Augustins, Chardon, rue de Bussy : Minoux, rue des mauvais Garçons : le Perche fils, rue Mazarine : Pillait père, rue Dauphine : Pillart fils, rue des Cordiers : du Bois, près le Jeu de de Metz[8], etc.

M. Liencourt a donné au public un excellent traité de la Pratique des Armes.

Il y a pareillement encore pour les hautes armes, M. Rousseau, qui est ordinairement en Cour[9] : M. Colombon, devant la grande porte du Palais : et M. Chevry, rue des Boucheries saint Germain.

Plusieurs maîtres de Dance dispersés en differens endroits, sont d’ailleurs d’une habilité distinguée ; par exemple, M. de Beauchamp, Maître des Ballets du Roy, et le premier homme de l’Europe pour la composition[10], rue Bailleul : M. Reynal l’aîné, maître à danser des Enfans de France[11], ordinairement en Cour : et Messieurs d’Olivet et Favier cadet, rue du petit Lion : Favre l’aîné, rue de Richelieu : Favre le cadet, rue Platriere : Lestang et Pecourt ainé[12] et cadet, rue Traversine : du Mirail, rue de Seine : Bouteville, rue des mauvais Garçons : des Hayes, devant la Comédie Françoise : Germain l’ainé, rue saint André : Germain le cadet, rue de Bussy : Pestor au Marché Neuf, etc.

Outre ce qu’on a veu dans l’article des Mathematiques touchant les maîtres qui professent et qui enseignent toutes les dépendances, il y a d’ailleurs entre les fameux, Messieurs Goret, Terranneau, Walter, etc., dont on n’a pû recouvrer les adresses.

M. Chartrain qui est également sçavant et illustre, et qui demeure rue du Four saint Germain, enseigne l’Histoire, la Geographie, le Blazon, etc.

Autant en fait M. l’Abbé Brice, Auteur de la Description de la Ville de Paris[13], qui demeure rue du Sepulcre.

M. Veneroni[14], Secretaire Interprète du Roy, ordinairement nommé dans les Tribunaux pour la Traduction et Interpretation des Langues Espagnole et Italienne, enseigne ces deux Langues chez luy, rue du Cœur Volant[15] et en Ville ; c’est celuy même qui a publié un Dictionnaire[16], une Grammaire, et une Nouvelle Metode pour la Langue Italienne[17], et qui a traduit les Lettres du Cardinal Bentivoglio, le Pastor Fido, etc.

Messieurs Martin, rue saint Sauveur : Gracy, rue saint Honoré : et Philippi, rue de Vaugirard, enseignent pareillement les Langues Espagnole et Italienne.

Les maîtres pour la Langue Allemande sont, Messieurs Pascal, rue des mauvais Garçons : Leopol, rue saint Martin : Meremberg, Perger et Benicourt, au quartier saint Germain des Prez.

Les maîtres pour la Langue Angloise sont, Messieurs Paul et Dalais[18], Auteur de l’Histoire de Sevarambes[19], rue des Boucheries saint Germain.

M. de la Croix, près la place des Victoires, enseigne à parler le Turc[20].

Les maîtres pour la langue Arabique sont, Messieurs de Lipy[21] et son neveu, au Collège de Cambray.

Messieurs Veneroni, l’Abbé Brice, et Richelet[22], rue des Boucheries, enseignent la Langue Françoise aux Etrangers.

M. Frosne, Architecte, près la fontaine S. Ovide, enseigne aux personnes distinguées, les Fortifications, l’Architecture civile et plusieurs autres parties des Mathematiques ; on peut le consulter utilement sur les Batimens et sur le Calcul des Toisez.

Messieurs le Pautre[23], rue du Foin, et d’Honneur à l’entrée de la rue de la Coutellerie, enseignent la plus excellente pratique du dessein.

Les maîtres fameux pour le Jeu de la Paume sont, Messieurs Bidault, rue saint Germain l’Auxerrois : Sainctot, rue des mauvais Garçons : Mion, rue de Bussy : Jourdain[24], Cerceau, le Page et Clergé, dont l’Auteur ignore les adresses[25].

M. Revaire, Fourbisseur du Roy, demeure aux Galeries du Louvre[26].

M. Cadeau, aussi fameux Fourbisseur, demeure sur le Pont au Change.

ARMES ET BAGAGES DE GUERRE ET DE CHASSE.

Le magasin Royal des Armes est à l’Arsenal, sous la direction de M. Titon, Entrepreneur Général des fournitures d’Armes[1].

Il y a aussi un grand magasin d’Armes et Equipages de Guerre, chez M. Benicourt[2], devant l’orloge du Palais.

M. marchand quincallier, à l’entrée du quay de la Mégisserie, fait aussi beaucoup de fournitures.

Le plomb pour les Armes à feu, se vend en gros et en détail chez plusieurs marchands, sous l’orloge du Palais, et au Fauxbourg saint Antoine[3].

Messieurs Regnault et Lopinot, Tapissiers, près le Collège Mazarini[4], ont un grand assortiment de Lits, de Tentes et de Pavillons de Guerre.

On en trouve aussi chez les Tapissiers Fripiers des pilliers des Halles[5].

Les Cordonniers qui vendent des bottes vieilles et neuves, et qui entreprennent la fourniture des Régimens, sont placez rue de la Barillerie, près le Palais[6].

Les Sieurs Paul et Daumal, rue saint Honoré, sont de fameux Epronniers[7].

Près la porte saint Antoine, on fabrique des Tambours pour les troupes.

Les charettes et quaissons de guerre, sont fabriquez pour la plus grande part à l’entrée du Fauxbourg saint Antoine.

Les Bahutiers qui font les coffres, malles, fourreaux de pistolets, etc., sont en grand nombre au quartier du Palais, au bout du pont Notre Dame, à l’entrée du Fauxbourg saint Germain, et aux environs de saint Honoré.

On fait sur le quay de la Mégisserie, à la porte du Fort l’Evêque[8], diverses sortes de raizeaux et tirasses[9] pour la chasse.

Les Oizeleurs du même quay[10], vendent les raizeaux à prendre des Rossignols.

Pour les chevaux, mulets, harnois, etc. Voyez l’article suivant.

La manufacture des Buffles pour la Cavalerie est chez M. Jabac, rue neuve saint Medéric[11].

CHEVAUX ET EQUIPAGES.

Le marché pour les chevaux et pour les mulets, se tient les Mercredis et les Samedis non fetez, au bout du Fauxbourg saint Victor, depuis deux heures de relevée jusqu’à six[1].

Les autres jours on trouve des chevaux de toutes espèces, chez les Sieurs Guerte, rue de la Bucherie : François Paris, place Maubert : Charles Paris, rue des Rats[2] : Grenier, cour de la Jussienne[3] : du Pont, cul de sac des Provençaux : Guillory, rue Perdue : Prevost, le Moine, Harasse, Arnoult et Anceaume, rue et devant les murs saint Martin, où sont encore logez les Sieurs Rotelet et Briquet, marchands Hollandois[4], qui ont un grand assortiment des plus beaux Chevaux de Carosse.

Il y a plusieurs Selliers Carossiers, qui tiennent dans leurs Chantiers des Carosses tous faits et des Chaises montées ; par exemple, les Sieurs Gervais et Vignard, rue saint Martin ; Bailleul et des Moulins, rue des vieux Augustins ; Stoquet, dans l’enclos de la foire saint Germain[5] ; Moreau, rue Mazarini ; le Roux, rue des petits Champs ; Treverger, rue de Berry ; l’Amiral, au petit Marché ; Marceau, rue des quatre Vents ; la Ville, rue de Tournon ; Poivret, rue de Taranne ; la Place, rue de l’Esgoust, etc.

Plusieurs Boureliers sont renommez pour les Harnois de la plus grande propreté ; par exemple, les Sieurs Barbier, rue Coquilliere ; Miquelet et Langlois, rue de Seine[6], etc.

Les beaux et magnifiques Carosses de louage pour les Princes, Ambassadeurs et grands Seigneurs etrangers, se trouvent chez les Sieurs Dalençon[7], rue Mazarini ; Dauphiné et du Puis, rue du Four saint Germain ; Clovet, rue des vieux Augustins ; David et l’Escuyer, rue de Seine ; et Guérin, rue des Boucheries saint Germain[8].

La veuve le Roux, derrière l’Hotel de Salé[9], a aussi de très beaux Carosses de louage[10].

Les Remises où l’on tient d’ailleurs des Carosses de louage au mois, à la journée, sont encore rue Mazarine, rue des vieux Augustins, rue des Boucheries saint Germain, rue des Petits Champs, rue de Hurepoix, rue Gît-le-Cœur, rue des grands Augustins, rue de Bussy, etc.[11].

On trouve des Mulets et des Littières à loüer chez M. Mariette, Capitaine des charrois de Monsieur, près la porte saint Jacques, et chez un Bourelier fort stilé aux équipages de mulets, à l’entrée de la rue de Richelieu.

Les Sieurs Rousseau, près la porte du Pont aux Choux[12] : Dole, vieille rue du Temple : Didier, rue des Fossez de Condé : et Jourdain, rue de Bourbon, font des Corps de Carosse qui resistent fort longtemps.

On trouve de bons ouvriers pour les Ressorts et Arcs de Carosses et de Chaises au petit Arsenal, rue de Limoge au Marais, rue des Gravilliers, porte saint Antoine, rue du Sepulcre[13] et enclos de la Foire St Germain[14].

Pour les Glaces de Carosse, voyez l’article des marchandises des Miroitiers.

On fait et on vend dans plusieurs boutiques et angards du Fauxbourg saint Antoine, des Chaises et Soufflets[15] à juste prix.

Les Courtiers qui font vendre et acheter toutes sortes d’équipages, sont les Sieurs de Mouy, rue Geoffroy Langevin : des Lauriers, rue du Four, près l’Hôtel Impérial : la Montagne, place Maubert : la Croix, cul de sac des quatre vents : Jurande et le Breton, rue Bourlabé : le Febvre, rue du petit Heuleu[16], etc.

Le nommé Loüis, logé devant les murs saint Martin, fait principalement le courtage des mules et mulets.

Les Sieurs Brie devant les Incurables ; et Bouton, rue Git le Cœur, au Gallion, sont des particuliers qui ont de bons Remedes pour les maladies des Chevaux[17].

Entre les Marchands en réputation pour le même fait, sont les Sieurs Rabeau, rue de la Corne : du Gas, vieille rue du Temple : Mars, carrefour des trois Maries ; et Lafond, près l’Hotel d’Angoulesme.

La veuve Robillon, Carrossiere au fauxbourg saint Michel, nettoye parfaitement bien les Carosses et Chaises[18].

PASSETEMPS ET MENUS-PLAISIRS.

Le Théâtre du Palais Royal[1], où sont representées les Tragedies, les Pastoralles et autres Piéces en Musique, est ouvert pour toutes les representations les Mardis, les Vendredis et les Dimanches, et encore les Jeudis, lors qu’il s’agit de Pièces nouvelles[2].

Les Livres du sujet se vendent à la porte du Théâtre trente sols en paroles seulement, et en partition onze livres en blanc[3], et douze livres dix sols reliez[4].

M. Berrin, Dessinateur ordinaire du Cabinet du Roy[5], qui donne les Desseins de toutes les décorations, habits et machines des Opera, etc., demeure aux galleries du Louvre[6].

Les Comediens François qui ont leur Hotel rue des fossez saint Germain des prez[7], représentent tous les jours alternativement des Tragedies et des Comedies.

Les Comediens italiens, représentent les Dimanches et les jours que le Theatre de l’Academie Royale de musique est fermé, sur leur Theâtre de l’Hotel de Bourgogne, rue Mauconseil[8].

Messieurs Baraillon pere, fameux Tailleur pour les habits de Theatre[9], et M. son fils pour les masques et autres choses necessaires pour les Ballets et Comedies, demeurent ruë saint Nicaise[10].

Les Sieurs du Creux, au bout du pont Notre Dame, et Boille, rue du Colombier saint Germain, vendent aussi des Masques de Theâtre et de Carnaval[11].

Mademoiselle Poitiers, vis à vis les Quinze-Vingts, rue saint Honoré, fait des Coëffures en cheveux pour les Balets et Opera.

Les Sieurs Frangeon et la Croix, Brodeurs des Habits pour les Balets du Roy, demeurent le premier rue saint Estienne, à la Ville neuve, et l’autre, rue neuve saint Denis, proche la porte.

Le Sieur Roussard, Plumassier du Roy, tient un grand magasin de Plumes pour les Balets et Tragedies, rue saint Honoré.

Messieurs Cossard et Guerinois vendent toutes sortes d’Etoffes or et argent pour les Balets, Opéra et Mascarades, ils demeurent ruë saint Denis, près le grand Châtelet.

Autant en fait, M. Harlier, ruë de la Coutellerie, qui fait et vend des Etoffes brodées or et argent.

Le Sieur du Vandiet, Sculpteur, pour la fabrique des Marionnettes et Mannequins, demeure rue de Hurepoix, près le pont saint Michel[12].

Le Sieur Careme, qui fait les Feux d’artifices de l’Hotel de Ville et de l’Opera[13], demeure rue Frementeau[14].

Le Sieur Morel, même talent, demeure rue de Tournon.

Le Sieur du Mont, place Maubert, montre les tours de Gibeciere[15].

On tient tous les Dimanches matin sur le quay de la Mégisserie, du costé du Châtelet, une espèce de marché d’Animaux vivans pour le plaisir ; sçavoir, Lapins, Pigeons, Oiseaux de cages[16], Cochons d’Inde, etc.

La Demoiselle Guerin, rue du petit Bac[17], fait commerce de petits Chiens pour les Dames[18].

Les Boules de Buis et de Gayac à jouer, se font en perfection par le Sieur Baudry, Tourneur, rue du petit Lion, et par un autre Tourneur de la rue Troussevache.

Les Epiciers Orangers de la rue de la Cossonnerie, font venir des Boules de Marseille qu’ils donnent à fort grand marché.

Les Jeux d’Echets et Triquetracs se font et se vendent chez les Tablettiers du Marché Neuf et de la rue des Assis.

Les Academies de Jeux de Cartes ont été defendues, et on ne joue publiquement dans les Jeux de Paume qu’au Billard[19].

Pour les fameux Maîtres de Dance et de Paume, voyez l’article des Nobles Exercices.

Pour les Joueurs d’Instrumens, voiez l’article de la Musique.

Le Sieur Alexandre Vauboam[20], rue des Assis, fait des Castagnettes en perfection.

JARDINAGES.

Monsieur le Marquis de Villacerf[1], Sur-Intendant et Ordonnateur des Batimens et Jardins du Roy[2], demeure rue de l’Egout, près la place Royale.

M. le Nostre, Directeur et Controlleur des Batimens et Jardins de Sa Majesté[3], demeure aux Tuilleries[4].

M. le Bouteux, neveu de M. le Nostre[5] et Directeur de l’Orangerie des Tuileries[6], demeure à l’Arsenal.

M. Molet, Jardinier ordinaire de Sa Majesté[7], demeure au vieux Louvre[8].

M. Carbonnet, aussi Jardinier de Sa Majesté, demeure près saint Roch, tous trois après M. le Nostre, ont un grand talent pour les desseins de Parterres, de Bosquets, etc.

M. Balon, Directeur de la Pépiniere du Roule[9], demeure là même.

Il y a encore divers autres Jardiniers de grands Seigneurs, qui sont renommez pour les compartimens, par exemple,

Messieurs de la Saulsaye à l’Hotel de Condé : de Marne, rue de l’Egout près la place Royale : Godeau, près saint Roch à l’Hôtel de saint Poüange[10], etc.

Les Jardiniers qui sont exercez à la construction des cabinets et ornemens de treillages[11], sont entr’autres Mrs de la Saulsaye[12] et Godeau ci-devant désignez : Carpentier à l’Hotel de Lesdigüires[13], et au Fauxbourg saint Antoine : le Roux, rue de Pincourt : Hennetin, rue de la Muette[14] : et le Normand, rue de Montreuil.

Les Jardiniers qui font commerce de Fleurs, Arbres et Arbustes pour l’ornement des Jardins, sont au Fauxbourg saint Antoine[15] : les Sieurs Julien et Guyot dit petit Claude, ruë de Pincourt : Chevalier, ruë des Amandiers : Tremel et Grebey, rue de la Raquette : le Breton, rue de Charonne : du Puis, Huby et Hely, ruë de Baffroy[16] : Gaumont Jacques et du Buisson, grande ruë du Fauxbourg : Marechal, rue saint Bernard, etc.

Et en divers autres quartiers de la Ville et des Fauxbourgs sont les Sieurs Thibaut fils, rue des Boullais : Baptiste, près les Invalides : Jacques, ruë de Taranne[17] : des Crochets, près la porte saint Martin : Besnard, Fauxbourg saint Laurent, etc.

Le Sieur Billette, Jardinier du Roy, dont la femme est Bouquetiere de Sa Majesté, a de très belles fleurs et de très beaux arbustes : mais il est ordinairement en Cour.

Le Sieur Baudouin, Jardinier Marager[18], près la Barrière des Incurables[19], cultive toutes sortes de Fruits et de Legumes precosses avec un succez merveilleux.

M. Tournesol[20], demonstrateur au Jardin du Roy, entend particulierement la culture des plantes medecinales[21].

Aussi fait un des Pères Minimes de la Place Royale.

On trouve chez les Provençaux, au cul de sac de saint Germain l’Auxerrois[22], rue de l’Arbre sec, des Orangers, des Citronniers, des Jasmins, des Mirthes et des oignons de Tubereuses, de Narcisses de Constantinople, de Hiacinthes Orientales, de Lis Alphodelles, de Martagons Pomplions, etc.

Les Mercredis et Samedis on tient sur le quay de la Megisserie, une espèce de marché franc pour les fleurs, arbres et arbrisseaux[23] ; où l’on trouve d’ailleurs des graines de choux-fleurs, et des cardons d’Espagne.

Les Jardiniers d’Orléans qui apportent tous les ans à Paris vers la fin de Septembre, une fort grande quantité d’arbres fruitiers à hautes et basses tiges, logent pour la plûpart grande rue du Fauxbourg saint Antoine, au Nom de Jésus et aux deux Clefs[24].

On peut d’ailleurs en tous temps trouver un grand assortiment d’arbres fruitiers chez les Sieurs Le Faucheur à Bagnolet, et Robineau au Menil-Montant.

Le Sieur de la Forest, concierge de la Samaritaine[25], fait des Pompes et autres machines pour l’elevation des eaux.

Ruë saint Pierre, du coté de la rue Montmartre, on fabrique une sorte de pompe industrieuse qui n’est pas d’une grande depense, et au moyen de laquelle un seul homme peut elever sans peine et sans effort huit ou dix muids d’eau par heure, l’Inventeur offre d’en faire la demonstration aux curieux, aussi bien que des Orloges et Cadrans pour les vens, au soleil et à la lune, qu’il fabrique d’ailleurs pour la commodité du public.

Pour les livres de Jardinages, voyez l’article du commerce de Librairie.

Le Sieur le Febvre, sur le quay de la Mégisserie, a un grand assortiment de graines et oignons de Jardins[26].

On vend des pots de terre à ances bronzez et dorez pour l’ornement des Jardins, chez le Sieur du Vivier, grande rue du Fauxbourg saint Antoine, à l’entrée de laquelle on vend d’ailleurs des caisses peintes en fayances.

Chacun peut faire fabriquer à son gré des pots de fayance pour les Jardins à la Fayancerie de saint Cloud.

Ceux qui sont emaillez en violet et tachetez de blanc, viennent de la Fayancerie de Roüen[27].

TAPISSERIES[1] ET MEUBLES ORDINAIRES.

Il y a un magasin de Tapisseries de Flandres[2], rue du petit Lion[3], et un autre pour les Tapisseries de Beauvais[4], rue de Richelieu.

Les Marchands Forains qui negotient les Tapisseries d’Aubusson[5], sont rue de la Huchette et aux environs.

M. Dansvüiche[6], carrefour sainte Opportune, fait commerce en gros de Bergames[7] et Tapisseries de Rouen, façon de Hongrie[8].

Les Tapisseries Bergames, Damas-Caffart[9], petites Etoffes, Satin de Bruge[10], Taffetas des Indes et diverses etoffes à faire du meuble, se vendent en détail et en diverses boutiques et magasins près l’aport de Paris.

Les Marchands Tapissiers renommez pour les meubles magnifiques, sont entre plusieurs autres Messieurs Bon l’ainé, Tapissier du Roy, rue Tictonne ; Bon le cadet, Tapissier de Monsieur, rue aux Ours[11] ; Barelle, à Luxembourg ; Montonnet, Cellier et Mendron, rue Michel le Comte[12] ; Bernier et Malet, rue des Bourdonnois, etc.

Messieurs Cussy aux Gobelins, Boulle aux galeries du Louvre[13], le Febvre, rue saint Denis au Chesne vert[14], etc., travaillent par excellence aux meubles et autres ouvrages de marquetterie.

M. Marseille, ruë S. Denis, près la Sellette, vend des Tapisseries de cuir doré de Flandres.

Celles de France se fabriquent près la porte saint Antoine.

Les Cabinets[15], Bureaux, Biblioteques et autres meubles de placages[16], de noyers, d’ébène, de cedre, etc., sont fabriquez et vendus au Fauxbourg saint Antoine, à la porte saint Victor, rue neuve saint Mederic, rue Grenier S. Lazare, rue du Mail, etc.

Il y a sur la Ville Neuve un très grand nombre de Menuisiers qui travaillent à toutes sortes de meubles tournez et non tournez[17].

Les Tapissiers-Fripiers qui vendent et loüent toutes sortes de meubles[18] faits, sont pour la plupart sous les pilliers des Halles, rue de la Truanderie, Montagne sainte Genevieve, Descente du Pont Marie, et[19] rue Grenier sur l’eau.

Le Sieur Quenel, rue des Bourdonnois, fait venir des Chaises de Jonc d’Angleterre[20].

Il y a plusieurs Argenteurs et Doreurs pour les meubles de fer rue Dauphine, rue de la Verrerie et Fauxbourg saint Antoine[21].

Le Sieur Baudry, Tourneur, rue du petit Lion, fait et vend des Mortiers et Pilons de Boüis pour les officiers[22], d’une propreté particulière.

Pour les Tableaux et Meubles de la Chine, voyez l’article des Curiositez de cabinet.

Il faut neanmoins ajouter que les Sieurs Charpentiers et Bourgeois, quay de l’Ecole, peignent et vendent les portraits de la Cour en bordures[23] pour l’ornement des chambres et des salles.

Pour les Lits de Camps, Tentes et Pavillons, voyez l’article des Armes et Bagages de Guerre.

Pour le Linge, voyez l’article des Toilles et Dentelles de fil.

Les Sieurs Roügeot, vieille rue du Temple, et Landois, rue Neuve saint Honoré, ont une grande habitude à bien raccommoder et remettre en couleur les Tapisseries de haute lisse.

Les Tapisseries peintes sur du Bazin façon de haute lisse[24], se vendent dans un magasin prés les Quinze vingts.

On vend des Coutils en gros au Bureau des Marchands Tapissiers rue saint Martin, et encore chez Messieurs Milon, même rue, et Prevost, près l’Hotel de la Monnoye.

CHAIR ET POISSON.

Pour le Bureau des Marchands-Bouchers, voyez l’article des Bureaux publics.

Les Boucheries de Paris qui sont ordinairement ouvertes sont près l’aport de Paris, place aux Rats[1], quartier des Quinze-vingts[2], marché du Temple[3], coin de S. Paul[4], porte S. Antoine[5], marché Neuf[6], montagne sainte Geneviève[7], place Maubert[8], Fontaine S. Severin, quartier S. Nicolas des Champs[9], rue Montmartre[10], rue Comtesse d’Artois, pointe saint Eustache ; rue de Bussy, petit Marché, Croix rouge[11], et ruë des Boucheries saint Germain.

Dans toutes ces Boucheries, un Boucher seulement vend les jours maigres pour les malades.

En Carême, le détail de la viande de Boucherie, de la Volaille et du Gibier appartient à l’Hotel Dieu où se tient alors la principale Boucherie[12], mais on ne laisse pas de vendre de la viande pour les malades au profit de cet Hopital à la Boucherie du petit Marché saint Germain, à celle du marché du Temple, à celle de la place aux Rats, et à celle de la rue saint Honoré près les Quinze-vingts.

M. Thibert, Boucher de cet Hopital, demeure près l’aport de Paris[13].

Entre les Bouchers qui font de grosses fournitures à la livre pour les grands Seigneurs, sont à l’aport de Paris, Messieurs Boücher, Maücousin, Crochet et Tibert ; au cimetiere saint Jean, Messieurs Charles de Liziere et Aubry ; près saint Nicolas des Champs, Mrs Laval, Triplet, Laurent et la veuve Hotaüt ; à la grande Boucherie saint Germain, Mrs Madelin, Cottard, Valet, Bricet et Gallier ; à la rue Montmartre, M. Parisot ; et montagne sainte Genevieve, Mrs Gaudron et le Lievre.

Les Detailleurs de Tripes et de Pieds de Moutons qui sont dispersez dans tous les quartiers, les achetent en gros tous les matins près l’aport de Paris.

Le Marché aux Bœufs et Moutons se tient à Sceau près le Bourg la Reine, les Lundis et Mardis ; et celui des Veaux à Paris sur le Port de la Greve presque tous les jours et principalement le Vendredi[14].

Le Marché de la Volaille, du Gibier[15], des Agneaux et des Cochons de lait se tient sur le quay des grands Augustins presque tous les jours[16], mais principalement les Mercredis et Samedis[17].

Les Rotisseurs fameux pour les grandes fournitures, sont les Sieurs Guerbois près la Boucherie saint Honoré[18], et Meüsnier rue du Temple, qui entreprend d’ailleurs les plus grandes Nopces et Festins avec beaucoup de réputation.

Entre les Charcutiers renommez, sont les Sieurs du Cerceaü rue de l’Arbre sec, pour les Jambons façon de Mayence ; Robinot montagne sainte Genevieve[19] pour les Andoüilles ; et de Flandres ruë des Barres pour les bons cervelats.

La foire du Lard et des Jambons se tient le Mercredi Saint ruë et parvis Notre Dame[20].

M. Fagnaült Ecuyer de cuisine[21] de Monseigneur le Prince, fait de très excellentes andoüilles qu’il vend à des personnes de connoissance.

Le Sieur Olivet près la porte de Richelieu, fait un commerce particulier de Boudin blanc et de pieds à la sainte Menehoult.

Le Sieur Boursin Traiteur près la place des Victoires, est renommé pour le Boudin blanc[22].

On peut par le Messager de Blois recouvrer en hiver de très bonnes Andouilles et Langues de porc fourrées, et par celuy de Troyes des Langues de porc et de mouton fumées.

On trouve des Mortadelles d’Italie et des Saucissons de Boulogne[23], chez le Sieur Pilet Epicier grossier[24] rue de l’Arbre sec devant saint Germain l’Auxerrois.

On en trouve aussi quelque fois tout proche chez les Provençaux[25].

Le marché du Poisson d’eau douce pour la vente en gros, se tient au quartier des Halles à l’entrée de la rue de la Cossonnerie.

La vente en gros du poisson de mer se fait à la Halle au Poisson[26] par les Officiers vendeurs de marée[27].

Passé huit heures du matin on ne trouve plus de Poisson de mer ni d’eau douce aux Halles, si ce n’est de la seconde main comme dans les autres marchez.

Les Marchands qui font commerce en gros de Morues et Harangs, sont M. Corrüe et la veuve de Coste rue des Prescheurs, et Mesdames Thibault, Levier, Estancelin et Ferrand sous les Pilliers des Halles[28].

Il y a des bateaux et boutiques de poisson sur la riviere entre le Pont neuf et le Pont au change, où l’on vend des carpes et brochets en gros.

Le Ton mariné se vend chez les Epiciers de la rue des Lombars et de la ruë de la Cossonnerie.

La Gelée pour les malades se vend en tous les quartiers de Paris chez presque tous les Traiteurs, et chez quelques Apoticaires, et encore aux Enfans trouvez parvis Notre Dame.

Les Hameçons qui servent pour la pêche à la ligne, se vendent chez les Chaisnetiers[29] du quay de Gesvre[30] et chez ceux de la rue saint Denis.

MARCHANDISES DE BEURRE ŒUFS, FROMAGES ET LEGUMES.

Le Bureau des Marchands Fruitiers, Orangers, Fromagers, Beurriers, etc., est à présent au Cloître saint Jacques de l’Hôpital[1].

Les Jurez en Charge de cette Communauté[2], sont les Sieurs Ravenel l’ainé[3], ruë des Precheurs ; Marié, place Maubert ; Cheron et Ravenel le jeune, sous les piliers des Potiers d’étain.

Ceux d’entre les Maîtres de cette Communauté qui font commerce en gros, de Beurre frais et salé, Œufs et Fromage, sont lesdits Sieurs Chéron et Ravenel[4] ; et encore les Sieurs Baron, rue de la Poissonnerie ; le Clerc l’ainé[5], rue de la Cossonnerie ; Maloüvrier, Roger[6], le Clere le jeune[7], Hüe, Guilbert, Samson ainé et Samson cadet sous les mêmes piliers, Bacquet ainé, Bacquet cadet, et Guilloü[8], rue des Precheurs.

Autant en font Mesdames Prignet, Bonvallet Alexandre et Prevost, rue des Precheurs.

Les Sieurs Bazin frères, rue Mondetour, qui font aussi commerce d’œufs[9], tiennent d’ailleurs grand magasin de Fromage de Brie, de Beauvais, de Marolle, de Pont l’Evêque et autres.

Autant en font les Sieurs du Tarre sous les mêmes Piliers, et Godeau[10] rue des Precheurs.

Sous les mêmes piliers jusqu’à neuf heures du matin, on trouve des païsans qui vendent en petits pains le beurre de Vanvre[11].

Le Beurre en pots et en tinettes d’Isigny et autres lieux, est encore commercé par les Epiciers de la rue de la Cossonnerie.

On peut recouvrer du Beurre de Bretagne de la Prevalaye[12] par l’entremise du Messager ordinaire.

Il en vient d’Isigny aussi de très excellent en petits pots, en hiver seulement, qui est commercé principalement par lesdits Sieurs Ravenel, Baron, Güilloü et la veuve Prunier.

Les Facteurs des marchandises cy-dessus qui vendent pour les Marchands forains[13], sont les Sieurs Val, Barthelemy, Ravenel et la Ramée, quay des Augustins, et encore lesdits Sieurs Baron, Ravenel le jeune, et Samson l’ainé cy devant nommez.

Les Facteurs pour la vente du Beurre de Normandie[14], sont les Sieurs Aüfroy, Hüe et Clicot, rue Betizy ; Levé, rue Tirechappe, et Prévost, rue de la Monnoye.

Les Legumes se vendent en gros les matins jusqu’à huit heures dans la rue de la Lingerie, et en détail dans tous les marchez[15].

A la decente du Pont Marie qui va au port saint Paul, il arrive bien souvent des Fromages de Brie qu’on vend en gros[16].

Pour les Fromages de Rocfort, voyez l’article suivant.

Les Fromages de Lorraine arrivent au Chariot d’or devant l’Abbaye saint Antoine, et en quelques autres hotelleries du même quartier.

OFFICES DE FRUITERIES.

Il y a un grand nombre de Confiseurs rue des Lombards[1], et quelques uns ruë saint André, et rue saint Honoré près le Palais Royal, qui vendent en gros et en détail toutes sortes de confitures seches et liquides de Dragées, de Massepains, de Biscuits amers[2], etc.

On peut par le Messager de Dijon recouvrer deux sortes de Confitures exquises et inimitables ; à sçavoir, des Prunes de Moyeux[3] et de l’Epine vinette[4].

Il y a un Patissier, rue Bailleul près la Croix du Tiroir, et un autre rue saint Nicolas au Fauxbourg saint Antoine, qui vendent en gros et à juste prix aux Officiers, Aubergistes et Limonadiers, des biscuits, des macarons, des craquelins[5], etc.

On trouve des Biscuits, des Macarons, des Massepains, des Cornets, etc., chez tous les Patissiers de Paris, entre lesquels le Sieur de l’Etoile rue saint Antoine près les Filles sainte Marie, fait de très bons Biscuits d’amendes ameres.

Le Sieur Billard, rue Montorgueil, est renommé pour les Biscuits façon de Blois[6].

Les fruits en gros se vendent le matin à la Halle aux bleds depuis trois ou quatre heures jusqu’à huit.

Sur la Greve de l’Arsenal, vis à vis l’Isle Louvier, il arrive tout l’Eté et tous les jours aux mêmes heures, des batteaux de Fruits nouveaux venant de saint Seine et Route[7], qui sont vendus en gros par paniers aux Fruitieres qui font le détail.

Il arrive aussi frequemment des batteaux de pommes et poires venant de Normandie sur le quay de l’Ecole.

Les Vins Muscats et de Canaries se vendent en detail aux environs de la Croix du Tiroir[8].

Les Provençaux qui logent au cul de sac saint Germain l’Auxerrois, vendent en gros des Fromages de Rocfort, des Olives, des Anchois, du Vin de saint Laurent, des Figues, des Raisins, des Brugnons, des Amandes et autres fruits secs de Provence.

Autant en font les Epiciers de la rue de la Cossonnerie, qui vendent d’ailleurs des Capres fines, des Oranges et des Citrons de Provence, de la Chine[9] et de Portugal.

Messieurs Lion, rue de Truanderie[10], et Jourdan, ruë S. Denis, au cheval blanc[11], tiennent aussi magasin de fruits de Provence[12].

Le Sieur Chaillou, rue de l’Arbre sec ; de Rere, rue Dauphine, et Regnault au Jeu de Metz, sont renommez pour le bon Chocolat et pour le Caffé en graine et en poudre.

On vend un Traité curieux du Thé, du Caffé et du Chocolat, chez la veuve Nion, quay de Nesle[13].

Les Sieurs Huré, place Dauphine[14], et Letgüyüe, rue Dauphine, sont renommez pour les bons melons.

Le Sieur Luquet, rue saint Denis, devant la rue du petit Lion, fait et vend des carafons de liege fort legers et fort propres pour rafraichir les liqueurs à la glace[15].

Le Sieur Joubert, qui demeure au quartier de la Croix du Tiroir, rue des vieilles Etuves, à l’enseigne du Soulier d’or, vend des Olives et des Anchois[16] à juste prix pour les Cabaretiers et Aubergistes.

Il y a un magasin de Pistaches[17], rue Bourlabé, chez Madame Nave.

Pour le sucre et autres denrées domestique, voyez ci-après l’article d’Epiceries et denrées domestiques.

PANNETERIE ET PATISSERIE.

Entre les Patissiers renommez pour la patisserie, sont les Sieurs le Coq, rue de l’Université, quartier saint Germain[1] ; le Hongre, rue saint Antoine, près les Jesuites ; Mignot, rue de la Harpe[2] ; Berthelot, rue saint Louis du Palais ; Luce, près les Basions Royaux[3] ; Sonnet, près saint Roch ; Bouliet, rue des Déchargeurs ; Gravier, à l’entrée de la rue saint Antoine ; la veuve Langlois, à la Bazoche, rue saint André[4], et pour ce qui regarde les Biscuits, Macarons, Craquelins, Massepains, Cornets, voyez l’article precedent.

M. Prevost, Boulanger de Monsieur et de Madame[5], demeure près le Palais Royal.

Le Sieur Verité, Boulanger, près la Magdelaine[6], fournit Nosseigneurs du Parlement, et est fort renommé pour le Pain de Seigle et pour le Pain au lait[7].

Il y a plusieurs autres Boulangers renommez pour diverses sortes de Pains, par exemple, les Sieurs Dantan, près les Jacobins, pour le petit pain ; de Lorme, rue aux Ours ; et le Comte, au cimetiere saint Jean, pour le pain molet[8] ; des Monceaux, rue de Tournon, et le Comte, rue Galande, près la place Maubert, pour différentes sortes de Pains[9].

La veuve Ronay, rue saint Victor, fait un pain de table excellent de toutes farines, qu’on nomme Pains à la Joyeuse[10].

Il y a dans la Cour des Quinze-Vingts plusieurs Boulangers qui font un Pain de menage[11] de toutes farines qui est trouvé d’un bon goût.

Le Boulanger qui fabrique le petit pain de mouton pour les enfans[12], demeure rue de Seine, quartier saint Germain[13].

Le Sieur Ozanne, rue de Guenegaud, est renommé pour le pain Paget[14] et pour une sorte de pain façon de Gonesse[15].

Le Sieur Jacques, rue saint Honoré, est renommé pour le pain biscuit qu’on mange avec les liqueurs.

Les Sieurs l’Esteuve, près saint Medard, et Adam, rue saint Denis, au Roy François[16], fabriquent des Fours pour le public.

Il y a plusieurs Paindepiciers rue Marivaux[17] et porte S. Denis.

MARCHANDISE DE VINS ET D’APRESTS.

La Halle aux Vins[1] est à la porte saint Bernard, où il y a des Bureaux pour les droits du Roy[2]. On y trouve de bon et franc vin de Bourgogne chez le Sieur Compagnot.

Le Bureau des Maîtres et Gardes de la marchandise de vin[3], est rue Grenier, sur l’eau, derriere saint Gervais.

Tout proche rue des Barres, M. Milon fait commerce en gros de Vins de Champagne[4].

Du nombre des douze Marchands de Vins du Roy[5], qui font les grandes fournitures en pieces et en bouteilles, pour la Cour, pour l’armée et pour le public, sont Messieurs Cresnay rue Notre Dame[6], de Bray rue de la Huaumerie, Bourdois au bout du Pont saint Michel, Petit rue des Petits Champs, Bourdois près l’aport de Paris, Morisson[7] rue de la Huchette, Darboullin rue Coquilliere[8], Tardiveau Fauxbourg saint Marcel, Hardon[9] rue Beaubourg, Triboulleau rue de la Mortellerie[10], Alexandre rue des Assis, etc.

Et du Nombre des vingt cinq[11] sont Mrs Groü Doyen, Avrillon près le Puits Certain, Coquart rue du Temple, Charles rue de la Huchette, Baron rue du Paon, Rousseau rue d’Avignon[12], Sellier montagne sainte Genevieve, Paris près la Grève, Moricault l’ainé place Maubert, Roussillard près le Pont Marie, Riberolle Isle Notre Dame, Moricault le jeune rue des Boucheries saint Germain, Forel joignant la Comedie Françoise[13], Baron et Guibault au cimetiere saint Jean[14], Gaudin près le Pont Notre Dame, True rue Galande, la Nopce près le Palais, Courtois, rue saint Honoré, le Gendre rue des Noyers, Migret Fauxbourg de Richelieu, etc.

Il y a plusieurs autres Marchands renommez pour les fins Vins et pour la belle Viande, par exemple, Messieurs Lamy aux trois Cuilleres rue aux Ours[15], Loisel aux bons Enfans[16] près le Palais Royal, Fitte au grand Loüis rue Bailleul[17], Berthelot à la Conférence rue Gémis Laurent, du Monchel au Soleil d’or rue saint André, du Test à la Corne rue Galande, de Sercy à la petite Galere rue de Seine[18], etc.

Il y a d’ailleurs en différens quartiers de la Ville et du Fauxbourg des Traiteurs et Marchands de Vins qui font nopces ou qui tiennent de grands Cabarets, et où il se fait de gros Ecots, par exemple, Mrs Clossier à la Gerbe d’or rue Gervais Laurent, Blanne à la Galere rue de la Savaterie, Bedoré au petit Panier rue Tirechape[19], Robert près les Consuls[20], Aubrin à la Croix Blanche rue de Bercy[21], Martin aux Torches cimetiere saint Jean[22], Guérin à la Folie rue de la Poterie, Payen au petit Panier rue des Noyers, Cheret à la Cornemeuse rue des Prouvaires[23].

On peut aussi boire et manger proprement et agréablement au Loüis près le Jeu de Metz[24], à la porte S. Germain rue des Cordeliers, à la Reine de Suède rue de Seine, aux Carneaux rue des Déchargeurs, à la petite Bastile rue Betizy[25], au petit Pere noir rue de la Bucherie[26], aux trois Chapelets rue saint André, à la Galère rue saint Thomas du Louvre[27], au Soleil des Perdreaux[28] rue des Petits Champs, au Panier fleuri rue du Crucifix saint Jacques de la Boucherie[29], à la Porte saint Denis chez Hory, à la Boule blanche, et au Jardinier[30] Fauxbourg saint Antoine.

Les Marchands de Vins qui vendent quelquefois en gros et qui debitent beaucoup au pot[31] et en bouteilles, sont entr’autres, Messieurs Mariette, au carrefour saint Benoist, de la Cour rue du Crucifix saint Jacques de la Boucherie, Bernard devant le Pont Neuf, Saulsay rue des Poulies, Rougeault près l’aport de Paris, Bricet Butte saint Roch, Haumont et Berthelot rue des Boucheries saint Germain, des Hottes rue de la Fromagerie, Darlu, Hardouin et Joly près le Palais Royal.

Le même M. Joly donne fort bien à manger à trente sols par tête[32].

HOSTELS GARNIS ET TABLES D’AUBERGES.

Il y a des Appartemens magnifiquement garnis pour les grands Seigneurs à l’Hotel de la Reine Marguerite rue de Seine[1], et à l’Hotel de Bouillon quay des Théatins.

Il y a encore plusieurs autres Hotels meublez en differens quartiers, par exemple, le grand Duc de Bourgogne rue des petits Augustins, l’Hotel d’Escosse rue des saints Pères, l’Hotel de Taranne, l’Hotel de Savoye, et l’Hotel d’Alby rue de Charonne, l’Hotel de l’Isle, l’Hotel de Baviere, l’Hotel de France, et la Ville de Montpellier rue de Seine, l’Hotel de Venise, et l’Hotel de Marseille rue saint Benoist, l’Hotel de Vitry, l’Hotel de Bourbon, l’Hotel de France, et l’Hotel de Navarre rue des grands Augustins[2], la Ville de Rome rue des Marmouzets, l’Hotel de Perpignan rue du Haut Moulin, l’Hotel de Tours rue du Jardinier[3], l’Hotel de Beauvais rue Dauphine, l’Hotel d’Orléans rue Mazarine, l’Hotel du saint Esprit rue de Guenegaud, l’Hotel de saint Agnan rue saint André, l’Hotel d’Hollande[4], l’Hotel de Beziers, l’Hotel de Brandebourg, l’Hotel de saint Paul et le grand Hotel de Luyne rue du Colombier.

On mange à table d’Auberge[5] dans presque toutes les maisons garnies cy-devant designées à vingt, à trente ou à quarante sols par repas[6] : mais l’Auteur ignore encore sur quel pied elles sont reglées chacune en particulier[7], en attendant sur cela un plus grand eclaircissement, les Provinciaux peuvent s’assurer qu’on loge et qu’on mange d’ailleurs dans les Hotels et Auberges ci-après aux differens prix qui seront marquez, par exemple :

A quarante sols par repas à l’Hotel de Mantouë rue Mouton[8], à l’Hotel de l’Isle de France rue de Guénégaud, etc.

A trente[9] au petit Hotel de Luyne rue Gît le Cœur, à la Galere rue Zacharie, aux Bœufs et aux trois Chandeliers rue de la Huchette, etc.

A vingt à l’Hotel d’Anjou rue Dauphine, au petit S. Jean[10] rue Gît le Cœur, au Coq hardi rue saint André[11], à la Croix de fer rue saint Denis[12], au Pressoir d’or et à l’Hotel de Bruxelle rue saint Martin[13], à la Croix d’or rue du Poirier, à la Toison rue Beaubourg, etc.

A quinze à la Ville de Bourdeaux et à l’Hotel de Mouy rue Dauphine, à l’Hotel couronné rue de Savoye, au petit Trianon rue Tictonne, à la ville de Stokolm rue de Bussy, à la belle Image rue du petit Bourbon[14], au Dauphin rue Maubuée, etc.

A dix sols[15] au Heaume rue du Foin, au Paon rue Bourlabé, au Gaillard bois rue de l’Echelle, au gros Chapelet rue des Cordiers[16].

Il y a d’ailleurs quelques Auberges où il y a trois tables différentes, à quinze, à vingt et à trente sols par repas, par exemple, à la Couronne d’or rue saint Antoine[17], au petit Bourbon sur le quay des Ormes, et à l’Hôtel de Picardie rue saint Honoré[18].

Les gens qui ne peuvent faire qu’une très mediocre dépense, trouvent d’ailleurs dans tous les quartiers de Paris de petites Auberges où on a de la soupe, de la viande, du pain et de la biere à suffisance pour cinq sols[19].

FIN DU TOME Ier.

Notes in this chapter

Note 1 · Il en sera parlé dans une des notes suivantes.Note 2 · Claude Barbin, si célèbre par ce qu’ont dit de lui Molière et surtout Boileau. Les livres qu’il publioit donnent ainsi son adresse : « ClaudNote 3 · Ce mélange singulier de livres de droit et d’ouvrages sur la cuisine et les confitures, formoit, en effet, le fond de la boutique de Sercy. Note 4 · « Et beaucoup de livres galants. » Edit. de 1691, p. 34. — C’est ce qu’on appeloit des barbinades. Le Saint-Evremond étoit surtout en grandeNote 5 · Pierre Trabouillet avoit publié « en compagnie » de Thierry, Deluynes et Barbin, le théâtre de Corneille et ceux de Molière et de Racine. SoNote 6 · Voici l’adresse de Deluynes et celle de Loyson nommés ici avec Trabouillet : « Guillaume de Luynes, libraire-juré au Palais, dans la salle dNote 7 · Dans l’édit. précédente, p. 34 : « Martin » est nommé à la place de La Caille, mais celui-ci a quelques lignes plus bas sa mention spéciale Note 8 · Il étoit venu de Hollande, et après avoir épousé la fille du libraire huguenot Antoine Cellier, il avoit lui-même été reçu de la communauté Note 9 · Voici son adresse complète : « Frédéric Léonard, rue Saint-Jacques, à l’Escu de Venise. » Il avoit succédé à l’un des derniers Estienne, en Note 10 · J.-B. Coignard, qui avoit succédé à Damien Foucault comme imprimeur ordinaire du roi, et avoit été choisi, en 1687, pour remplacer feu PierrNote 11 · Nicolas Langlois, dit Chartres, comme son père François auquel il avoit succédé, et dont on a un si curieux portrait, en joueur de musette, Note 12 · Dans l’édit. précédente (p. 34), Thierry est nommé à la place de Desprez, et les autres sont désignés avec leur prénom : François Muguet, FrNote 13 · « Estienne Michallet, premier imprimeur du Roy, rue Saint-Jacques, à l’Image Saint-Paul. » Ainsi est donnée son adresse en tête du livre le Note 14 · Pierre Jombert, dont on trouve le Catalogue dans la collection Delamarre (no 21,739, fol. 40), et qu’il ne faut pas confondre avec Jean JombNote 15 · « Laurent d’Houry, rue saint-Jacques, devant la fontaine Saint-Séverin. » Telle est son adresse d’après le titre des livres qu’il a publiés.Note 16 · Ce doit être quelque résumé de l’histoire de l’Animal ou la connaissance du corps animé par la mécanique et la chimie, ouvrage du montalbanaNote 17 · « La philosophie » de Cordemoy (édit. précéd., p. 34). — Ce sont les six discours de cet académicien, mort alors depuis huit ans, sur la disNote 18 · Ouvrage très-rare aujourd’hui du caenais La Londe, dont le fils, ingénieur aussi, avant de devenir archéologue, fit de curieuses études sur Note 19 · Ces « spécifiques » sont une traduction du livre que Boyle avoit publié en 1688, à Londres : Receipt sent to a friend in America (recettes eNote 20 · « Le sieur Desclassan et la veuve Thibault (sic) en compagnie. » Edit. 1691, p. 34. — Thiboult est le vrai nom. — Expresse défense étoit faiNote 21 · Jean Cusson, qui, après avoir été avocat au Parlement, avoit succédé à son père comme libraire, en 1659. C’est six ans après, le 5 janvier 1Note 22 · Charles Angot, qui, étant syndic en 1686, eut une grande part au règlement qui rendit la communauté des relieurs distincte de celle des librNote 23 · Les livres d’heures les plus magnifiques, les plus richement dorés se vendoient en effet chez lui. On les considéra comme objet de luxe, quaNote 24 · Jacques Legras, petit-fils de Henry Legras, qui avoit publié, en 1640, les Antiquités et Annales de Paris, in-fol., par Malingre. Sa réceptiNote 25 · Le Mercure galant, qui, puisqu’il avoit commencé à paroître le 1re janvier 1672, en étoit alors à sa vingtième année. Visé, qui l’avoit crééNote 26 · « Les gazettes se trouvent au Palais et sur le quay des Augustins. » Edit. 1691, p. 35. On les y vendoit au numéro, comme aujourd’hui les joNote 27 · C’est elle qui imprima et vendit tant de petits livrets populaires : légendes, romans, contes, chansons. Elle avoit une autre librairie à TrNote 28 · Il donnoit ainsi son adresse : « Jacques Villery, rue de la Vieille-Bouclerie, à l’Estoille. »Note 29 · Thomas Moette, libraire depuis 1659 : « Il se fait distinguer, dit La Caille qui avoue l’avoir souvent consulté, par la grande connaissance Note 30 · « Et quai de la Tournelle. » Edit. 1691, p. 34.Note 31 · Eloy Le Vasseur, qui fut, suivant La Caille, le plus célèbre relieur de ce temps-là.Note 32 · Ou Bernache, qui, malgré l’édit de 1686, continuoit à cumuler le métier de relieur et celui de libraire.Note 33 · Denis Nyon, qui fut, après l’édit de 1686, un des premiers gardes de la nouvelle corporation des relieurs-doreurs.Note 34 · Ce fut jusqu’à nos jours le quartier des relieurs.Note 35 · Philippe Cottin, qui étoit libraire en même temps que fondeur, et donnoit ainsi son adresse : « P. Cottin, fondeur de caractères d’imprimeriNote 36 · Jean Sanlecque. C’est chez son père Jacques, que Philippe Cottin, qui précède, avoit appris l’art de graver, de frapper les matrices et de fNote 37 · La première édition étoit de 1675.Note 38 · Cette édition du livre de La Bruyère, quoique publiée, comme il est dit ici, en 1691, porte sur son titre la date de l’année suivante.Note 39 · C’est la première édition de ce livre célèbre de l’avocat Duhamel, de l’Académie des Sciences.Note 40 · Dictionnaire de Mathématiques par Ozanam, qui parut, en effet, cette année-là.Note 41 · Ouvrage de Daniel Tauvri, qui, en 1691, quand il le publia, n’avoit que vingt-et-un ans.Note 42 · Par l’abbé de la Trappe lui-même, M. de Rancé. En 1701, un an après sa mort, on y ajouta les Règlements qui firent un second volume.Note 43 · Le vrai titre de ce livre très-rare est : Traité de l’Ortographe françoise, ou l’Ortographe en sa pureté. L’auteur s’appeloit De Soule. QuoiNote 44 · Le vrai titre est : Histoire de la Conqueste du Mexique ou de la Nouvelle Espagne, par Fernand Cortez, traduit de l’espagnol d’Antonio de SoNote 45 · C’est une seconde édition. La première est de 1690.Note 46 · Ce sont les deux premiers volumes de cet ouvrage célèbre, qui en eut vingt, quoique l’auteur ne l’ait poussé que jusqu’à l’année 1414.Note 47 · Autre ouvrage de l’abbé Fleury. Le vrai titre est : Institution au droit ecclésiastique.Note 48 · La révolte du hongrois Tékeli donnoit alors à tous les livres sur son pays un à-propos que les libraires s’empressoient d’exploiter. Celui-cNote 49 · Lisez Malthus. Voici le titre détaillé de son livre, qui parut pour la première fois, en 1650, chez Clouzier, un des trois libraires indiquéNote 50 · La première édition étoit de 1664.Note 51 · C’est, avec additions, une traduction du livre du manège, ou Méthode nouvelle pour dresser les chevaux, dont une première traduct. avoit parNote 52 · Par Philippe de la Hire, de l’Académie des Sciences, dont il a été parlé plus haut.Note 53 · Un des principaux ouvrages de Daniel Huet : Quæstiones Alnetanæ de concordia rationis et fidei. C’est à Caen, sa ville natale, qu’il l’avoitNote 54 · Première édition de l’ouvrage de Claude Delisle, qui, plus tard, fut porté à sept volumes : Introduction à l’histoire générale et politique Note 55 · C’est le recueil in-fol. de Ruinart, qui fut plus tard traduit en françois par Drouet de Maupertuy, en deux vol. in-8.Note 56 · Méthode d’enseigner chrétiennement la grammaire ou les langues, par rapport à l’Ecriture Sainte. 2 vol. in-8.Note 57 · Comédie en trois actes, en prose, par l’abbé Bordelon, qui ne fut jamais jouée, et ne pouvoit l’être, pas plus que sa Lotterie de Scapin, quNote 58 · L’abbé publia deux ans après, à Lyon, chez Briasson, un volume faisant suite à celui-ci : Nouvelles remarques ou Réflexions critiques, etc. Note 59 · L’édition hollandoise, qui parut l’année suivante chez Louis et Henry Van-Dole, à La Haye, a pour titre : Les Caractères naturels des hommesNote 60 · Par le bon prêtre parisien Jean Girard de Villethierry.Note 61 · Comme le précédent, cet ouvrage est de l’abbé Morvan de Bellegarde. Il fait partie de l’édition de ses œuvres qui fut publiée en Hollande, eNote 62 · Il s’agit de La Science et l’art des devises… par le P. Menestrier, qui se publioient sans doute en fascicules. Nous ne connaissons, en effeNote 63 · Première édition du petit livre de Le Noble : Esprit d’Esope, ou nouvelle traduction de ses fables, en vers, avec une lettre morale sur chacNote 64 · A la suite venoient les poésies de sa fille Thérèse, ce qui formoit un volume en deux parties. En 1694, après la mort de Mme Des Houillères,Note 65 · Ce sont des remarques d’Ellies Dupin sur son propre recueil : Bibliothèque des auteurs ecclésiastiques, qui avoit commencé de paroître en 16Note 66 · Nouveaux Essais de morale sur le luxe et les modes, par Jean Frain du Tremblay, qui ne se nomma pas sur le titre.Note 67 · Ce sont les deux volumes in-4o d’Adrien Baillet sur Descartes, qui parurent, en effet, en 1691.Note 68 · Cette « paraphrase », comme dit le titre, est du curé de Saint-Lambert, François Paris, et du curé de Chevreuse, Vincent Loger. La première Note 69 · Autre ouvrage du même François Paris, curé de Saint-Lambert.Note 70 · Ouvrage de l’oratorien Michel Mauduit, dont la première édition avoit paru en 1688. Une Réfutation en avoit été publiée par le même libraireNote 71 · Première partie des Homélies de l’abbé de Monmorel, qui, peu d’années après, arrivèrent à former dix volumes. Il devint alors aumônier de laNote 72 · M. de Fromentière, évêque d’Aire, étoit mort en 1684, en ordonnant que rien de ses sermons ne fût imprimé. On n’en publia pas moins les six Note 73 · Ouvrage de l’avocat Jean Richard, qui, bien que laïque et marié, passa toute sa vie à écrire des sermons, que de vrais prêtres se chargeoienNote 74 · Par le capucin de Paris, Albert. Couterot, son éditeur, republia ce livre en 1701.Note 75 · Ce traité, un des plus célèbres du mystique Bona, est le même dont l’abbé Le Duc fit une nouvelle traduction avec cet autre titre : le ChemiNote 76 · C’est une des plus anciennes et non des meilleures traductions rimées du satirique latin. En voici le vrai titre : Traduction des satyres deNote 77 · Traduction du hollandois en françois du Traité des fièvres de Corneille Boutekoe.Note 78 · Un des nombreux écrits religieux que l’abbé de Choisy publia après sa conversion, sans grande conviction encore et surtout sans grand savoirNote 79 · Il n’est pas besoin de dire que M. de Meaux, c’est Bossuet.Note 80 · Ce célèbre ouvrage, quand l’auteur mourut en 1698, avoit six volumes.Note 81 · L’ouvrage a deux volumes. Il fut écrit pour réfuter l’opinion de l’abbé de la Trappe, qui prétendoit que les moines ne peuvent ni ne doiventNote 82 · Cette traduction est de Goibaud Du Bois, de l’Académie françoise.Note 83 · Ce sont les deux premiers volumes du grand ouvrage de Domat. Un troisième compléta bientôt cette partie des lois civiles.Note 84 · Recueil des petits traités, de Cordemoy, déjà publiés à part, tels que : le Discours physique de la parole, d’où Molière tira tout le comiquNote 85 · Le privilége d’impression du Dictionnaire de l’Académie avoit alors déjà huit ans de date. Il est, en effet, de 1674. (Collect. Delamarre, nNote 86 · Le titre complet porte par le P. Le C… C’est le Père Ch. Le Clercq, récollet.Note 87 · Ces homélies, traduites de l’espagnol, ont pour texte principal la Passion.Note 88 · C’est une défense de son propre ouvrage, l’Antiquité des Temps rétablie, publiée en 1687, et que les PP. Martiany et Le Quien avoient fort aNote 89 · Charles-Maurice Le Tellier, dont il a déjà été parlé. Il avoit, comme « maître de la Chapelle-Musique », 1,200 liv. de gages, plus 3,000 « pNote 90 · Michel-Richard de Lalande, d’abord violon, claveciniste et organiste, compositeur de motets, de pastorales et de ballets, puis surintendant Note 91 · Jean Boësset, sieur de Haut, fils de Boësset, qui avoit été de la musique de Louis XIII, et de qui l’on a quelques jolis airs de chansons, eNote 92 · Michel Lambert, si recherché, en 1666, à l’époque de la satire du Repas de Boileau, et qui n’avoit pas alors moins de quatre-vingt-deux ans.Note 93 · Lisez Coupillet. Il faisoit, comme prêtre, pendant le semestre de janvier, les fonctions ecclésiastiques de maître de musique, et avoit soinNote 94 · Guillaume Minoret. Il avoit, pendant le semestre de juillet, les mêmes fonctions que Coupillet pendant celui de janvier. Ses motets sur un cNote 95 · Pascal Collasse, un des meilleurs élèves et héritiers de Lulli. Après avoir collaboré avec son maître, il fit seul plusieurs opéras, dont ceNote 96 · Jean-Baptiste Moreau, à qui Madame de Maintenon fit écrire, pour Saint-Cyr, la musique des chœurs d’Esther et d’Athalie. Il fit aussi les aiNote 97 · Nicolas Le Bègue, un des quatre organistes de la Chapelle reçus en 1678. Son quartier étoit celui d’octobre. Il touchoit l’orgue à Saint-MerNote 98 · Jacques Tomelin, organiste de la Chapelle, comme Le Bègue. Il exerçoit pendant le quartier de janvier.Note 99 · François Couperin, le second des trois frères qui fondèrent la renommée de cette dynastie de clavecinistes célèbres. Nous le voyons ici logéNote 100 · On ne le connoît que par son fils, Jean-François Dandrieu, qui, de 1720 à 1740, se distingua sur l’orgue et le clavecin.Note 101 · Guill.-Gabriel Nivers, un des quatre organistes de la Chapelle. Il avoit été maître de musique de la Reine.Note 102 · Jean-Baptiste d’Anglebert. Il étoit de la musique de la Chambre pour le clavecin, ce qui lui rapportoit 600 liv. de gages, 900 de nourritureNote 103 · Il étoit aussi compositeur. V. Le faux Satyrique, 1706, in-8, p. 11, où il est traité de « fameux maître de musique. »Note 104 · Jean Buterne, un des quatre organistes de la Chapelle-Musique.Note 105 · « Messieurs Le Règne — c’est celui qui est désigné plus haut sous son vrai nom le Bègue — rue Simon-le-Franc, et de Montalan, rue du CimetièNote 106 · Lisez Houssu. Nous avons su son nom par le curieux procès que « les maîtres à danser et joueurs d’instruments tant hauts que bas » firent auNote 107 · Il étoit de la musique de la Chambre pour le théorbe.Note 108 · Nicolas Bernier, dont le succès fut si grand, surtout sous la Régence, pour ses motets, la musique de ses cantates et ses airs à boire. Il eNote 109 · Lisez des Arcis.Note 110 · Son vrai nom étoit Jacquet, le seul que prit son frère nommé ici avec lui. Jacquet de la Guerre étoit organiste à Saint-Séverin. Sa fille, MNote 111 · « Mademoiselle Le Tellier, qui demeure au cul-de-sac de la rue Beaubourg. » Edit. 1691, p. 60.Note 112 · « Près Saint-Nicolas du Chardonnet. » Edit. 1691, p. 60.Note 113 · « Le sieur Dathene, qui fait des clavecins, demeure rue et devant le petit Saint-Antoine. » Id., p. 64. « Le sieur Créteil, faiseur d’orguesNote 114 · Lisez rue au Maire.Note 115 · Il n’est plus connu que parce qu’il fut le maître de celui qui vient ici après lui.Note 116 · « Monsieur Marais touche la viole par excellence, et donne des leçons chez luy, rue Quincampoix. » Edit. 1691, p. 48. — Marin Marais, élève Note 117 · Théobaldo Gaddi, qui, attiré de Florence à Paris par son admiration pour Lulli, fut mis par celui-ci dans l’orchestre de l’Opéra, où il jouaNote 118 · « Le même Des Fontaines montre d’ailleurs à toucher le clavecin et la basse de viole. » Edit. 1691, p. 48.Note 119 · C’étoit une espèce de grand luth, qui lui-même étoit une sorte de guitare.Note 120 · Du Pré n’étoit qu’en survivance, en 1692, à la chambre du Roi pour le théorbe. Pierre Chabançeau de La Barre, beaucoup plus célèbre, jouoit Note 121 · Lisez Pinel. Il jouoit du théorbe à la chambre du Roi, mais y avoit, auparavant, chanté les hautes tailles.Note 122 · « Rue Bétizy, Gillet, place du Palais-Royal. » Edit. 1691, p. 48. — A la chambre du Roi, les deux Marchand : Jean Noël, le père, et Jean-BapNote 123 · Urbain Reffiet. Il étoit un des vingt-cinq violons ordinaires, dont Dumanoir étoit le roi.Note 124 · Augustin-Jean Le Peintre. Il étoit aussi des vingt-cinq violons, et, de plus, un des violons du Cabinet, où il jouoit les dessus, avec 600 lNote 125 · L’édition précédente l’appelle à tort Thonin.Note 126 · C’est-à-dire au palais du Luxembourg. Vizé fut très-célèbre en son temps. Palaparat, dans la préface du Grondeur, parlant d’un joueur de flûNote 127 · Nous le trouverons plus loin parmi les faiseurs d’instruments.Note 128 · Lisez Poussillac, comme plus haut.Note 129 · Il demeurait rue des Arcis.Note 130 · L’édition de 1691, p. 61, nomme, avec lui, « Gallot et Jacqueson. » Mouton étoit, de beaucoup, le plus célèbre. On a de lui, d’après de TroyNote 131 · Colin étoit un diminutif de Nicolas, son vrai prénom. Il étoit basson à la Chapelle-Musique. Lui, et son fils Jean, qui le suit ici, et un aNote 132 · Philibert Rebillé. Très-renommé comme flûtiste et acteur de société. Palaprat dit de lui dans une note de son théâtre (t. I, p. 183) : « famNote 133 · Il étoit joueur de flûte, comme Philibert, dont il fut l’ami dévoué. Il avoit beaucoup connu Molière, et en parloit très-curieusement. Sa paNote 134 · André-Danican Philidor, et non Filidot. Il jouoit de la basse à la Chapelle-Musique et dans la chambre du Roi. Veuf de Marguerite Monginot, Note 135 · Nous le retrouverons, avec les quatre autres qui suivent, parmi les fabricants d’instruments.Note 136 · « Le sieur Rozet est renommé pour les instruments de musique de la garde-robe du Roy. Il demeure rue Neuve-Saint-Eustache. » Edit. 1691, p. Note 137 · Il étoit maître de la musique de Notre-Dame, et, comme on le voit ici, logeoit auprès. Il étoit aussi, à son temps perdu, grand amateur de bNote 138 · « Colasse, rue Sainte-Anne, Lorenzani… » Edit. 1691, p. 62. — Ce dernier est nommé dans les Caractères, au § 29 du chapitre de la Mode : « oNote 139 · Jean-François Lalouette, qui passe pour avoir travaillé aux opéras de Lulli, son maître, mais qui fut surtout célèbre pour ses motets. Il étNote 140 · Marc-Antoine Charpentier, que son logement place Dauphine mettoit à proximité de la Sainte-Chapelle, où il étoit maître de musique. Il enseiNote 141 · A la suite de ces « habiles compositeurs de musique », on lit dans l’édit. précédente, p. 62 : « le sieur Jolly, rue des Rosiers, près la viNote 142 · Ils étoient, depuis quelques années, en grande faveur. « — Fais-toi plutôt maître à chanter, dit Colombine. On te donnera deux louis d’or paNote 143 · C’est le père de Gillier qui fit tous les divertissements de musique à la Comédie et aux Italiens pour les pièces de Dancourt, Regnard, etc.Note 144 · Il faut, je crois, lire « Offland. » Nous trouvons, en effet, un Jean Offland parmi « les maistres faiseurs d’instruments de musique », dansNote 145 · « Luttier. » Edit. precéd., p. 112. Ces deux Chéron étoient sans doute frères. L’édit. précédente n’indique que celui de la rue Dauphine, quNote 146 · Sorte de petite épinette à sons amortis par du drap étendu sur les cordes. On l’appeloit aussi épinette sourde.Note 147 · « Les musettes et les autres instruments à vent, se vendent chez les sieurs Dupuis, carrefour de l’Ecole, Le Breton et Froment, rue de l’ArbNote 148 · Le Roux de Lincy a publié cette liste, avec quelques notes insuffisantes, dans la Gazette des Beaux-Arts du 15 février 1859, p. 224. — Nous Note 149 · C’est le père de celui qui, à la fin du règne, fut ambassadeur en Angleterre. Il avoit eu d’abord son cabinet de tableaux — c’est ce qu’il cNote 150 · Claude de Saint-Simon, père de l’auteur des Mémoires. Il ne mourut que l’année suivante. Il avoit des tableaux. Son fils (Mém., édit. in-18,Note 151 · Père du maréchal duc de Richelieu. Il avoit une fort belle galerie de tableaux, avec de nombreux et remarquables Rubens : « On en trouve danNote 152 · Le chevalier de Lorraine, dont on sait la faveur équivoque près de Monsieur, avoit dans son appartement, l’un des plus beaux du Palais-RoyalNote 153 · Suivant la liste de Spon, ce marquis, souvent nommé par Dangeau, avoit aussi le goût des tableaux.Note 154 · Grossolle de Flamarens. Il paroît avoir eu surtout le goût des livres. On en rencontre à ses armes : d’or, au lion de gueules, naissant d’unNote 155 · Grand maître des cérémonies, charge qu’il vendit, au grand blâme de tous, car on l’étoit de père en fils, depuis longtemps, dans sa famille.Note 156 · Ce baron qui ne l’étoit pas, selon Saint-Simon, est le même qui mena avec la présidente Ferrand le scandaleux roman dont nous avons parlé. NNote 157 · M. de Morstein, ancien grand trésorier de Pologne, avoit son hôtel, qui devint ensuite celui du maréchal d’Estrées, au coin de la rue des SaNote 158 · Étienne-Texier d’Hautefeuille, grand prieur d’Aquitaine et ambassadeur extraordinaire de la religion de Malthe en France. Il mourut le 3 maiNote 159 · Sur la liste de Spon, son nom est écrit Gotz, et son adresse est donnée au bout de la rue des Petits-Champs. Son cabinet, y est-il dit, compNote 160 · Lisez de Sémonville. Nous ne savons rien sur ses collections.Note 161 · Un des favoris préférés de Louvois, qui lui donna une maison charmante à Meudon, où il réunit les plus précieuses de ses curiosités. Il mourNote 162 · Nous n’avons pas à insister sur la magnificence des hôtels Lambert et Bretonvilliers, elle est connue : tableaux rares, meubles du plus granNote 163 · Il étoit fils de Nicolas Dorieu, mort intendant de Limoges en 1686, qui lui avoit légué une bibliothèque qu’il compléta, et dont le prix venNote 164 · François Gourreau de la Proustière. Il aimoit les livres. Nous en avons vu passer dans les ventes quelques-uns à ses armes : d’or à l’aigle Note 165 · Il figure déjà, avec la même adresse, dans la liste de Spon, en 1673. Il y est donné comme amateur de tableaux modernes.Note 166 · Le Fèvre de Caumartin, que nous ayons déjà vu parmi les intendants des finances. Il aimoit, lui aussi, les tableaux modernes, surtout ceux dNote 167 · Conseiller à la Grand’Chambre, père du maître des requêtes, Galiot de Mandat, baron de Nully, dont les goûts nous sont plus connus que les sNote 168 · Evérard Jabach, banquier de Cologne, établi en France, où il devint directeur de la compagnie des Indes orientales, et l’un des maîtres de lNote 169 · Ne seroit-ce pas, comme nous l’avons dit dans la Comédie de la Bruyère, le bibliophile Guyon de Sardière qui pouvoit alors commencer sa richNote 170 · Il avoit entre autres belles peintures son portrait peint par Rigaud, et aimoit aussi beaucoup les antiques. C’étoit un D’Argenson.Note 171 · François Belluchot, secrétaire du Roi, et Antoine Le Riche, secrétaire du Roi aussi, avoient leurs cabinets dans la même maison : Belluchot Note 172 · Ce n’est pas l’auteur du Dictionnaire, mort alors depuis quatre ans, mais son frère Nicolas Furetière, avocat au Parlement, qui avoit comme Note 173 · Il figure dans la liste de Spon. On y apprend qu’il collectionnoit : tableaux anciens et modernes, porcelaines, statues de bronze, médaillesNote 174 · Trésorier des parties casuelles, « qui, lisons-nous dans les Annales de la Cour et de Paris, pour 1697-1698, t. I, p. 148, est un des hommesNote 175 · Frère du fameux P. Quesnel et comme lui de l’Oratoire, dont la maison de Saint-Magloire, où il logeoit, étoit une dépendance. « Il étoit, diNote 176 · Ancien secrétaire de notre ambassade près du Sultan. Sa collection se composoit, suivant Spon, de tableaux, médailles, couteaux de Turquie, Note 177 · Paul Fréart de Chanteloup, conseiller et maître d’hôtel du Roi, si célèbre par sa correspondance avec Poussin, de qui, entre autres œuvres, Note 178 · Officier de chancellerie, grand amateur de tableaux. Il possédoit celui d’Hercule et Omphale par François Perrier.Note 179 · Il aimoit aussi et collectionnoit les tableaux. Son portrait est un des premiers que peignit Hiacynthe Rigaud.Note 180 · Mariette, qui parle plusieurs fois de lui dans son Abecedario, l’appelle M. Bourdaloue, et place son nom parmi « les célèbres de la curiositNote 181 · C’est sans doute le docteur en Sorbonne Robert, qui étoit grand ami de Le Brun.Note 182 · Spon, en 1673, le loge rue Taranne. Il étoit lieutenant des chasses, et avoit une galerie de tableaux anciens et modernes.Note 183 · Henry-Joseph de Peyre, comte de Tréville, l’Arsène de La Bruyère. Il avoit une riche bibliothèque, très-fournie surtout en livres grecs.Note 184 · Auditeur des Comptes. Baudelot d’Airval dit de lui : « M. Moreau aime les livres, les manuscrits, les médailles, et sait en faire un choix fNote 185 · Lisez Hesselin, fils du fameux Hesselin de l’Ile-Saint-Louis, qui, entre autres livres rares, avoit possédé un si curieux volume sur les balNote 186 · Nous avons déjà parlé de lui au chap. des fermiers généraux des Aydes. Nous ignorons quels étoient ses goûts de curieux.Note 187 · Il avoit, entre autres charges, celle d’intendant des Inscriptions. (Archives de l’Art françois, t. III, p. 237.)Note 188 · Fermier général, qui fut de la grande entreprise de la place Vendôme, où il fit construire avec son collègue Villemarec l’hôtel qui appartinNote 189 · Amateur de peinture, plus curieux que sincère. Van Fallens, par exemple, lui peignoit des copies qu’il faisoit volontiers passer pour des orNote 190 · Il figure sur la liste de Spon parmi les amateurs de tableaux.Note 191 · Elève de Le Brun et de Vandermeulen, et maître de Parrocel. Il fréquentoit les Chartreux, près desquels il loge ici, et il finit, en 1703, pNote 192 · Grand audiencier. Rigaud avoit peint son portrait et celui de sa femme.Note 193 · Président au Parlement. Il avoit habité d’abord un hôtel de la rue Barre-du-Bec, où Laurent de La Hire lui avoit peint une galerie.Note 194 · Baudelot d’Airval, dans son Utilité des Voyages, au chapitre des « Cabinets de France », parle ainsi de lui : « Monsieur l’abbé Bisot (sic) Note 195 · François-Roger de Gaignières, le plus célèbre des curieux de son temps. Il avoit eu le gouvernement des ville, château et principauté de JoiNote 196 · Lisez Neret de La Ravoye. Il étoit receveur général de La Rochelle. Nous ne savons rien sur ses collections. V. sur lui et sa fille une noteNote 197 · Vipart de Silly, parvenu bas-normand, dont Saint-Simon a raconté la singulière et ambitieuse fortune (t. III, p. 93-96). Il s’étoit donné toNote 198 · Nous croyons qu’il faut lire Malet et non Malot. Ce seroit alors le conseiller au Parlement Louis Malet, mort en 1698, laissant une belle biNote 199 · Il collectionnoit surtout les marbres. Une des premières copies du buste de Louis XV enfant, faite par l’auteur même, Coysevox, fut pour luiNote 200 · Raphaël de la Planche, fils de René de la Planche, contrôleur et trésorier général des Bâtiments du Roi. Il fut, avec Alexandre Comans, direNote 201 · Frère de Chassebras de Bréau, qui, on l’a vu plus haut, p. 129, tenoit des conférences au quartier Saint-Benoit. Il étoit, lui, grand amateuNote 202 · Il a été parlé plus haut de lui et de ses livres au chap. Médecine ordinaire, p. 152.Note 203 · Ancien médecin de la grande Mademoiselle. Nous l’avons déjà trouvé parmi les administrateurs des hôpitaux.Note 204 · Lister qui, dans son Voyage à Paris, l’appelle à tort De Vivier, fait de sa collection une description dont Germain Brice (3e édit., t. I, pNote 205 · Sur la liste de Spon, en 1673, il figure comme amateur de médailles antiques. Il logeoit alors rue Saint-Martin.Note 206 · Lisez Crosade. Il étoit premier commis de Penautier, receveur général du clergé. Il possédoit entre autres tableaux celui de François PerrieNote 207 · Lisez De Vaux ou Des Vaux, car Mariette l’appelle indifféremment de l’une ou l’autre manière. Il avoit de beaux tableaux, notamment une vierNote 208 · C’est, croyons-nous, le peintre J.-B. Forest, un des meilleurs élèves de Mole pour le paysage, et dont Largillière devint le gendre. Si ce nNote 209 · C’est le nom qu’on donnoit vulgairement au quai de Béthune, Ile-Saint-Louis.Note 210 · C’est lui qui, étant devenu l’un des directeurs de la compagnie des Indes sous la Régence, décida Nattier, qui faisoit alors son portrait, àNote 211 · Lisez Le Hay. Il étoit ingénieur du Roi, et avoit épousé la célèbre Mlle Sophie Chéron, poëte, musicienne et artiste en tous genres : peintuNote 212 · L’abbé François Le Vasseur, ami de l’historiographe de l’Académie de peinture, Guillet de Saint-Georges.Note 213 · Grand amateur de fleurs, qui en faisoit des échanges avec le voyageur antiquaire Vaillant, aussi engoué que lui de cette passion.Note 214 · Dans la liste de Spon, il est désigné ainsi : « M. Poiret, à Saint-Sauveur, tableaux, estampes et livres. »Note 215 · Roger de Piles, qui, d’assez mauvais peintre, devint meilleur historien de la peinture. Nous avons cité plus haut un de ses ouvrages. Il voyNote 216 · Lisez Sainte-Foi. Il étoit maître des requêtes.Note 217 · Peut-être faut-il lire Vallet et non Varlet. Ce seroit le graveur au burin Vallet, qui fut de l’Académie de peinture.Note 218 · C’est le même que nous retrouverons plus loin parmi les académistes. Il étoit grand amateur des médailles de l’empire, dont il possédoit touNote 219 · Nous les avons déjà rencontrés tous deux, p. 208, 214, parmi les musiciens, l’un, comme maître de clavecin, l’autre, comme compositeur. PeutNote 220 · Il faut, croyons-nous, lire Tissard. Ce seroit alors l’amateur dont Rigaud fit le portrait en 1688.Note 221 · C’est le fameux maître à danser, que nous retrouverons plus loin au chapitre des nobles exercices, et dont il a déjà été question, p. 126, nNote 222 · C’étoit plutôt un brocanteur qu’un amateur, car nous le trouverons tout-à-l’heure parmi ceux « qui se plaisent à troquer les tableaux. »Note 223 · L’abbé François Dron. Il logeoit près de l’église, dont il étoit chanoine : « Il a, dit G. Brice (3e édit., t. II, p. 86), un cabinet de médNote 224 · Michel-Ange Fracanzani. Il jouoit le personnage de Polichinelle à la Comédie Italienne, près de laquelle — étant logé, comme nous le voyons Note 225 · Dom David-Placide Porcheron, qui mourut à 42 ans, le 14 février 1694. Il étoit très-entendu en numismatique, histoire et surtout géographie,Note 226 · « J’ai vu, dit Lister (chap. V), le cabinet ou la cellule du R. P. Hochereau, qui a une collection très-choisie de tableaux originaux de pluNote 227 · Marguerite-Louise-Suzanne de Béthune Sully, qui, veuve du comte de Guiche, avoit épousé Henri de Daillon, duc de Lude, veuf lui-même de RénéNote 228 · Anne d’Harville, femme de François de Béthune, duc d’Orval ou d’Erval, troisième fils du duc de Sully.Note 229 · Louise-Antoinette-Thérèse de la Châtre, femme du maréchal, duc d’Humière. « Il étoit, dit Saint-Simon, magnifique en tout. » Il collectionnoNote 230 · Marie-Antoinette Servien, duchesse de Sully, très-magnifique, très-dépensière. Elle mourut pauvre, quoique sa dot eût été de 800,000 livres.Note 231 · Marie-Marguerite Morin, duchesse d’Estrées, tenoit de son père, qu’on appeloit Morin le Juif : « brocanteuse, dit Saint-Simon, se connoissoiNote 232 · Angélique-Isabelle de Montmorency-Boutteville, duchesse de Mecklembourg-Schwerin. Saint-Simon nous la représente comme « très-avare et très-Note 233 · Louise-Renée de Penacoët de Kéroual. Le roi d’Angleterre, Charles II, dont elle avoit longtemps été la maîtresse, l’avoit faite baronne de PNote 234 · Marie-Anne Mancini, duchesse de Bouillon, une des nièces de Mazarin, la protectrice de La Fontaine. Son hôtel existe encore en partie au no Note 235 · Fille aînée du président Bailleul, mariée au président Girard du Tillet. Elle avoit, dans sa jeunesse, fait beaucoup parler d’elle. V. la CaNote 236 · Marie-Angélique Du Gué Bagnols, femme du marquis de Coulanges, le chansonnier, parent et ami de Mme de Sévigné. Le mari et la femme étoient Note 237 · Les Coulanges avoient, à la fin de 1690, quitté la rue du Parc-Royal pour venir habiter un des petits hôtels de l’enclos du Temple.Note 238 · Fille d’Hortense Mancini et du duc de Mazarin, et par conséquent nièce de la duchesse de Bouillon, dont nous avons parlé tout-à-l’heure. Le Note 239 · Catherine-Charlotte de Grammont, maréchale de Boufflers. Le mari avoit une belle bibliothèque, avec tous les livres à ses armes. Nous ne savNote 240 · Suzanne de Montgommery, comtesse — et non marquise — de Quintin. Saint-Simon, qui lui tenoit d’assez près par sa femme, a fait d’elle et de Note 241 · C’étoit une Phélypeaux de Vilesavin, qui avoit épousé le marquis de Chavigny. On la citoit depuis longtemps comme célèbre curieuse. L’abbé dNote 242 · Rigaud fit son portrait, ainsi que celui de son mari, en 1686. C’est tout ce que nous savons sur elle.Note 243 · Bénigne de Meaux de Fouilloux, marquise d’Alluye, et non d’Allouy. Grande joueuse, suivant Saint-Simon, et grande confidente de galanteries,Note 244 · Il y avoit, dans la famille des Montchal, une fort belle bibliothèque formée par les soins de Pierre de Montchal, conseiller au grand ConseiNote 245 · Marie-Armande de Rambures, marquise de Polignac, tante de l’abbé de Polignac qui devint cardinal, et fit l’Anti-Lucrèce.Note 246 · Nous ne savons rien ni sur elle ni sur son mari Etienne-Claude de L’Aubespine, marquis de Verdronne. Nous ignorons aussi pourquoi elle logeoNote 247 · Petite nièce de Fénelon, qui avoit épousé tard le vieux Chevry, l’aveugle. Elle tenoit bureau d’esprit, dévot et quiétiste, « qui ne laissoiNote 248 · Précieuse de la société de Mlle de Scudéry, qui logeoit tout près d’elle. Les Clapisson étoient une famille de la bonne bourgeoisie parisienNote 249 · Lisez de Lamet. C’étoit la sœur du curé de Saint-Eustache. Rigaud fit son portrait en 1696.Note 250 · Il n’y en avoit pas de plus à la mode. Sénecé, dans ses Epigrammes et autres pièces (1717, in-12, p. 272-274), nous parle de ce goût pour leNote 251 · On ne les vouloit que de la Chine : — « Rappelez-vous, dit Lisette, dans la Maison de campagne de Dancourt (acte I, sc. 5), celle qui en riaNote 252 · Lisez Dautel ou Dotel. Il est continuellement cité dans les pièces du temps. Le Sage, par exemple, le nomme dans Turcaret, et Regnard dans lNote 253 · Il n’étoit pas moins célèbre que Dautel. L’abbé de Villiers le nomme avec lui dans ses Poésies, p. 149, et seul dans son poëme de l’Amitié, Note 254 · Spon, en 1673, l’avoit mis non parmi les marchands de curiosités, mais parmi les curieux : « M. Varenne, dit-il, près la Monnoie, tableaux eNote 255 · Il est, aussi bien que Dautel, nommé dans plusieurs pièces du temps, comme brocanteur célèbre, et peut-être aussi un peu comme prêteur sur gNote 256 · « Près les pères de l’Oratoire. » Edit. de 1691, p. 24. — Il est nommé par l’abbé Bordelon dans son Livre à la Mode, 1696, in-12, p. 33. MarNote 257 · Dans l’édit. de 1691, il est à la suite des autres, sans indication d’adresse, mais avec un détail qui manque ici : « Ils vendent pareillemeNote 258 · « A la descente de la Samaritaine. » Edit. de 1691. — Nous avons beaucoup parlé de cet intrigant du brocantage dans notre Histoire du Pont-NNote 259 · Nous trouvons pour Nanot (sic) dans la Collect. Delamarre, no 21, 627, p. 170, un procès-verbal de visite, comme celui qui fut dressé chez LNote 260 · L’édit. de 1691, p. 24, le place dans un art. non reproduit ici : « M. l’abbé Du Plessis, près le puits d’Amour, le sieur Dalançon, rue ChapNote 261 · V. sur ce mot une des notes précédentes, p. 236.Note 262 · Nicolas de Largillière, le fameux peintre de portraits. Il ne quitta la rue Sainte-Avoye que peu de temps avant sa mort, en 1746, à quatre-vNote 263 · Ces « articles » anglais furent longtemps à la mode. Le 30 juillet 1743, un privilége de dix ans fut accordé à Claude-Imbert Gérin, qui s’étNote 264 · Pour « pagodes. » C’étoit une des chinoiseries les plus recherchées. Au siècle suivant, Gersaint, le fameux marchand de curiosités, en avoitNote 265 · Cet art. est un peu différent dans l’édit. de 1691, p. 24. Après une liste à peu près pareille à celle qui commence ce chapitre, mais moins Note 266 · Cet art de damasquiner n’étoit pas nouveau chez nous, mais il avoit été singulièrement perfectionné par un des maîtres de La Cousture, nomméNote 267 · Il se servoit de purpurine, ou bronze moulu, qui s’appliquoit soit à l’huile soit au vernis.Note 268 · « Faiseur d’instruments mathématiques… vend un calandrier de cabinet propre et curieux. » Edit. de 1691.Note 269 · Ces derniers détails manquent dans l’édit. de 1691, p. 24, mais après l’article se lit celui-ci, qui n’a pas reparu ici : « On trouve des esNote 270 · Il eût mieux valu dire « miroirs cylindriques. » V. à leur sujet, le Diction. des Arts et Métiers de l’abbé Jaubert, 1773, in-12, t. II, p. Note 271 · Les religieux s’occupoient volontiers d’optique ; le P. Jean-François Niceron, auteur du Thaumaturgus opticus, 1646, in-fol., avoit fait cheNote 272 · Ce n’étoit pas encore devenu un amusement enfantin et vulgaire. On s’en divertissoit dans le monde, comme à cette soirée de l’hôtel de LiancNote 273 · Il étoit célèbre depuis déjà longtemps. En 1673, Spon le plaçoit sur la liste de ses curieux : « M. Ubin, dit-il, émailleur, rue Saint-DenysNote 274 · On lit, à la suite, dans l’édit. de 1691, p. 31 : « le sieur Roault, autre émailleur, rue Saint-Denis, fait en émail toutes sortes de figureNote 275 · En outre d’un article à peu près pareil à celui-ci dans l’édit. précédente, p. 24, Langlois, père et fils, en ont un, p. 35, qui manque ici,Note 276 · « Le sieur Paty, même faubourg, près l’enseigne du Tambourg, fait de moindres ouvrages, façon de la Chine. » Edit. 1691, p. 24.Note 277 · Son adresse, dans l’édit. précéd., p. 35, est : « au Cloître Sainte-Catherine de la Couture. »Note 278 · « Au milieu du quai de la Mégisserie. » Edit. de 1691.Note 279 · Avant cet article se trouve celui-ci dans l’édit. de 1691, p. 24 : « le sieur Des Essarts, au haut des fossez de Condé, imite le La Chinage Note 280 · Il en a été parlé plus haut, p. 172-173.Note 281 · L’esprit de vin chauffoit le globe comme un éolipyle, et la chaleur en chassoit les parfums, dont on vouloit parfumer les chambres. Ces cassNote 282 · C’est-à-dire chez Blegny.Note 283 · On les allumoit derrière les pilastres et les meubles des chambres ou des salles, pour qu’elles en fussent embaumées. V. l’Art de bien traitNote 284 · Le bureau étoit rue des Lavandières-Sainte-Opportune, mais la chapelle se trouvoit dans la rue des Orfèvres, qui alloit de la rue Saint-GermNote 285 · Tous les ouvrages sans marque — nous dirions sans contrôle — étoient saisis. Il y eut, par arrêt du 4 août 1693, une exécution de ce genre cNote 286 · On voit que la plupart des orfèvres étoient groupés dans la place Dauphine ou sur les quais et les rues qui l’entourent. Cette réunion de riNote 287 · Il étoit, en effet, « un des illustres qui sont logez sous la grande gallerie », comme dit G. Brice. « De Launay, orfèvre, ajoute-t-il (t. INote 288 · Les Gobelins n’étoient pas alors qu’une manufacture de tapisseries, mais une sorte d’école d’arts et métiers sous la direction de Le Brun, pNote 289 · C’étoit encore un des illustres des galeries. Voici son nom complet : Pierre Le Tessier de Montarsy. Il se qualifioit « joaillier ordinaire Note 290 · « Bain, émailleur, dit G. Brice (t. I, p. 76), presque le seul en France qui entende à présent le travail des émaux clairs. » Il avoit un loNote 291 · Lisez Légaré. Il étoit fils de Gilles Légaré, qui avoit publié, en 1663, un très-curieux volume sur son art : Livre des ouvrages d’orfèvreriNote 292 · Nous avons déjà parlé de lui, quand nous l’avons vu passer comme trésorier payeur des Cent Suisses. Nous ajouterons à ce que nous avons dit,Note 293 · Alexis Loyr, fils d’un orfèvre, qui avoit eu sa célébrité, « surtout, suivant Mariette, pour les grands ouvrages. » Il fut lui-même très-habNote 294 · Dans l’édit. précédente, p. 23, il est qualifié « orfevre », et son adresse est donnée ainsi : « joignant l’hôtel de la Monnoye. »Note 295 · On les appeloit « diamants du Temple. » Dict. des Arts, 1732, in-fol., I, 334.Note 296 · Il s’agit, sans nul doute, des perles faites avec cette « essence d’ablettes », dont le hasard fit découvrir le secret au bijoutier Jaquin, Note 297 · Cette partie forme, dans l’édit. de 1691, le chapitre XXXVIII : Des maîtres ès arts, et autres tenant pensionnaires, pour les Leçons et pourNote 298 · Fleury, Traité des Etudes, 1687, in-12, ch. 22, vouloit que l’on commençât par la grammaire.Note 299 · V. ce que nous avons dit de ces écoles dans une note du chap. 1er : Affaires ecclésiastiques.Note 300 · Fleury, au chap. 20-23 du Traité que nous venons de citer, vouloit qu’on apprît aux enfants, non-seulement l’arithmétique, mais le commerce,Note 301 · Nicolas Lesgret, né à Reims, étoit le maître à écrire des pages de la grande Ecurie. Il prenoit le titre de « maître écrivain juré. » Etat dNote 302 · Dans l’édit. de 1691, p. 58, son adresse est « rue Mazarini », ainsi que celle de Garande, appelé ici Galande. On y trouve aussi indiqué « lNote 303 · A la place de celui-ci, on trouve Guillard, dans l’édit. de 1691, p. 58.Note 304 · « Saint Jacques et saint Marcel. » Edit. 1691.Note 305 · Sans doute « Des Roches. » Il manque dans l’autre édition.Note 306 · Dans l’édit. de 1691, on lit, pour commencer cet article, quelques lignes non reproduites ici : « les Maîtres, dont les pensionnaires ne vonNote 307 · « Et Mauger », dit l’édit. de 1691.Note 308 · « Des Urset », dans l’édit. de 1691.Note 309 · L’édit. précédente dit « Roger », et ne nomme pas celui qui suit.Note 310 · Edit. 1691 : « De Bassy. »Note 311 · On voit que ce quartier de Picpus étoit rempli de maisons d’éducation. Le hollandois Vanden Ende, qui fut pendu comme complice de la conspirNote 312 · Il y a sur lui une note bien curieuse dans le t. Ier du Catalogue ms. de l’abbé Goujet : « Je l’ai connu dans mon enfance, dit l’abbé, il teNote 313 · « Anivel. » Edit. 1691.Note 314 · « Au faubourg Saint-Germain. » Id.Note 315 · L’édit. de 1691 donne presque tous ces noms, et y ajoute : « Binet, rue des Gravilliers. »Note 316 · Etienne de Blegny, parent sans nul doute de l’apothicaire-faiseur, dont nous publions le livre.Note 317 · Nous ne connaissons pas ce traité de l’orthographe par Blegny, mais en revanche nous pouvons citer ses Nouveaux exemplaires d’écriture d’uneNote 318 · En voici le titre : les Eléments ou première Instruction de la jeunesse.Note 319 · Il se trouve, en effet, dans le livre d’Etienne Blegny, un chapitre qui a pour titre : Formulaire de petits actes.Note 320 · Dans l’édit. précéd., ce qui suit se trouvoit, avec des détails différents, au « chapitre IV, des Académies :… Les Académies de la deuxième Note 321 · La cour du Dragon fut construite à la place de cette académie et de son manége.Note 322 · Nous l’avons trouvé tout-à-l’heure parmi les curieux de médailles. Il avoit été fait écuyer du Roi, le 14 février 1670. V. Registre du SecréNote 323 · Il étoit de Lucques, comme Arnolphini, autre grand « académiste » de ce temps-là. Avant de venir au carrefour Saint-Benoît et de s’y associeNote 324 · Un contemporain, Le Bret, nous dit dans ses lettres diverses, p. 127, que tout bon gentilhomme devoit rester deux ans chez Bernardi, et y gaNote 325 · C’étoit un honneur de prendre de ses leçons. Brillon, dans ses Portraits sérieux, galants et critiques, 1696, in-12, p. 270, dit de l’homme Note 326 · C’est celui dont La Bruyère a dit à l’art. 29 du chapitre de la Mode, en souvenir des leçons qu’il donnoit à M. Le Duc, son élève : « On saiNote 327 · Un des jeux de paume de la rue Mazarine. — On voit que, sauf deux, tous ces maîtres d’armes demeuroient dans le quartier de l’Université. EnNote 328 · Il étoit maître d’armes des pages de la grande et de la petite écurie, et il le devint ensuite du duc de Bourgogne. Son fils et son petit-fiNote 329 · G. Brice se contente de dire qu’il est « des plus renommés de sa profession, par les beaux ballets qu’il a composés, et par les élèves habilNote 330 · Son nom est écrit Rénal dans l’Etat de France de 1702, t. II, p. 30, où il figure comme maître à danser du duc de Bourgogne et de son frère Note 331 · Louis Pécourt, maître à danser des pages de la Chambre. Lui et Lestang étoient les maîtres à grands succès, et qui gagnoient le plus. RichelNote 332 · Nous avons parlé de lui dans une de nos premières notes, p. 6, et quant à sa Description de Paris, nous l’avons assez souvent citée pour ne Note 333 · Ce nom, qui a longtemps été populaire dans les classes, n’étoit pas le sien. Il se l’étoit donné, en italianisant son nom véritable, VigneroNote 334 · Ajoutons, d’après Jal, Dict. critique, p. 1242, « à l’enseigne du Chapeau couronné. »Note 335 · Ce dictionnaire italien ne lui appartenoit pas beaucoup plus que son nom à l’italienne. La Monnoie nous l’apprend sans ménagement dans une nNote 336 · Il n’a pas plus fait cet ouvrage qu’il n’a fait l’autre. « Sa méthode, lisons-nous, au mot « Vénéroni », dans le Dictionn. histor. de l’abbéNote 337 · Ses vrais noms sont Denis-Valrasse Allais. Il avoit servi en Angleterre, et revenu à Paris, il y donnoit, comme on le voit ici, des leçons dNote 338 · Cette Histoire des Sevarambes, qui a été souvent réimprimée, est en 2 vol. in-12. On y trouve, à l’imitation de l’Utopie de Thomas Morus, toNote 339 · Pétis de La Croix, à qui l’on doit l’Histoire de Tamerlan, celle de Gengiskhan, et, ce qui l’a rendu plus célèbre, la traduction des Mille eNote 340 · Lisez Dippy. C’étoit un syrien d’Alep. Il cumuloit la place de professeur en arabe et syriaque avec celle de secrétaire interprète du Roi. INote 341 · Ce n’est pas moins que Pierre Richelet, auteur du fameux Dictionnaire. Ne pouvant vivre de ses livres ni de ses causes, car il étoit avocat Note 342 · Pierre Le Pautre, fils aîné de Jean, qui avoit brillé, comme dessinateur et graveur, dans les premiers temps du règne. Il fut lui-même, dansNote 343 · Ils étoient deux de ce nom, comme on le verra dans la note suivante.Note 344 · Si Blegny ne sait pas leur adresse, c’est qu’ils n’en avoient pas de fixe. Ils jouoient « à la représentation », comme on diroit aujourd’huiNote 345 · « Revoir, fourbisseur, dit Germain Brice, t. I, p. 72, travaille aux gardes d’épées et en d’autres choses de cette sorte d’une manière qui lNote 346 · Son fils Titon du Tillet, à qui l’on doit ce singulier monument, le Parnasse françois, qui fut longtemps exposé dans une des salles de la BiNote 347 · Il est appelé « De Benicourt », dans l’édit. de 1691, p. 22. — Sa maison étoit déjà célèbre, en 1640. Voici l’adresse qu’il prenoit alors, eNote 348 · Liger, dans le Voyageur fidèle, 1715, in-12, p. 381, reproduit ceci textuellement. Il ajoute : « on vend la poudre à tirer à l’Arsenal, où eNote 349 · Le second est nommé seul dans l’édit. précéd., p. 64, avec cette adresse plus détaillée : « au deuxième pavillon du collége Mazarini, devantNote 350 · « Qui pour l’ordinaire, ajoute le voyageur fidèle, p. 382, en ont un assez grand assortiment en temps de guerre. »Note 351 · « Ce sont eux qui font les souliers de fatigue, qu’on nomme souliers de bottes. » Edit. de 1691, p. 25. On s’en servoit encore pour aller paNote 352 · Le Voyageur fidèle, p. 382, après avoir parlé du grand « commerce d’éperons » qui se faisoit rue Saint-Honoré, ajoute : « les quincailliers Note 353 · Liger, qui reproduit cet article, p. 384 de son Voyageur fidèle, ajoute : « du côté de la rivière », ce qui n’étoit pas inutile à dire, l’enNote 354 · Ce sont des filets à prendre les cailles et les perdrix.Note 355 · Il sera reparlé d’eux plus loin.Note 356 · C’est ce commerce qui, nous l’avons dit, p. 109, avoit commencé la fortune de Jabach à Paris : « la France, lisons-nous dans un passage du DNote 357 · Cet article est plus curieux dans l’édit. de 1691, p. 33 : « le marché aux chevaux, aux mulets, aux porcs et aux bêtes azines, se tient les Note 358 · Ce quartier de la place Maubert — la rue des Rats, qui est aujourd’hui rue de l’Hôtel-Colbert, s’y trouve — et celui des environs de l’abbayNote 359 · On l’appeloit aussi la cour Tricot. Elle alloit de la rue de la Jussienne à la rue Montmartre. Ce n’avoit été longtemps qu’une Cour des MiraNote 360 · Je crois qu’il faut lire Béquet, ce qui seroit une légère altération du nom hollandois Becker. Le marquis de la Femme d’Intrigue, comédie deNote 361 · « Il y a un grand nombre de carrossiers qui ont leurs magasins dans l’enclos de la foire Saint-Germain. » Edit. 1691, p. 51.Note 362 · Liger, p. 385, en indique aussi rue Saint-Antoine.Note 363 · « Et chez la veuve Chavanon… » Edit. 1691, p. 51. On y voit aussi indiqués : « Champot, rue de Seine, et Ferrat, rue des Boucheries », qui nNote 364 · Lister qui, étant à la suite d’un ambassadeur, le comte Portland, crut pouvoir prendre une de ces voitures, en fut fort content : « Elles soNote 365 · Il existe encore, avec sa principale entrée, rue de Thorigny. C’est aujourd’hui l’Ecole centrale. Il fut bâti sous Louis XIII par Aubert, feNote 366 · Cet article, dans l’édit. précédente, p. 51, est plus détaillé : « Il y a encore des magasins de carrosses rue Michel-le-Comte, vieille rue Note 367 · Dans l’édition précédente, au chapitre XXXIII, consacré aux mêmes objets, sous ce titre : Des voitures parisiennes, se trouvent d’assez curiNote 368 · Elle se trouvoit à l’endroit où la rue du Pont-aux-Choux débouchoit sur le rempart, et devoit son nom au pont-levis jeté sur le fossé, à queNote 369 · C’est aujourd’hui la rue du Dragon.Note 370 · Cet article est différent dans l’édit. précédente, p. 59 : « Il y a un taillandier à l’Arsenal, un autre près Saint-Roch, et un troisième deNote 371 · Les soufflets étoient une sorte de chaise roulante à deux roues et fort légère, pour une ou deux personnes, dont le dessus de cuir ou de toiNote 372 · Pour la fin de cet article, il y a quelques détails de plus dans l’édit. de l’année précédente, p. 33 : « Jacques Jurande, rue Bourlabé, cheNote 373 · Du temps de Liger, c’est un nommé Prieur, rue aux Ours, qui étoit le plus expert de ces « médecins de chevaux », comme il les appelle, p. 38Note 374 · « On trouve tous les dimanches et fêtes, dit l’édit. de 1691, p. 51, et encore tous les mécredis et samedis, des charrettes couvertes à la pNote 375 · L’Opéra, qui occupoit dans l’aile droite du palais, du côté où s’ouvre aujourd’hui la rue de Valois, la salle que Richelieu avoit fait bâtirNote 376 · « Lors qu’une pièce commence à vieillir, le théâtre est fermé les jeudis. On paye à la porte un louis d’or pour les places des premières logNote 377 · C’est-à-dire brochées.Note 378 · « Un louis d’or reliez en basane, ou douze livres dix sols reliez en veau », p. 9.Note 379 · Jean Bérain, qui eut de son temps une si grande réputation, que l’on ressuscite un peu dans le nôtre. C’est pour ses décorations de théâtre Note 380 · Il y mourut le 26 janvier 1711 : « Il a un cabinet fort curieux, dit Brice, où l’on trouve avec des tableaux rares une quantité très-grande Note 381 · Aujourd’hui rue de l’Ancienne-Comédie, nom qui lui est venu de ce théâtre même, qui, du reste, existe encore en partie au fond de la cour deNote 382 · A l’endroit où, comme on sait, fut plus tard la Halle aux cuirs.Note 383 · Jean Baraillon, qui avoit commencé par être tailleur de la troupe de Molière. Une sœur utérine de la comédienne Mlle de Brie étoit sa femme Note 384 · L’administration et ce qu’on appeloit « le magasin de l’Opéra », s’y trouvoit déjà. Ils y restèrent jusqu’à la fin du règne de Louis XV.Note 385 · Ducreux fit aussi les fournitures pour le Bourgeois gentilhomme. On voit par le compte cité tout à l’heure, et qui s’élève pour lui à 454 liNote 386 · Il est appelé « Du Vaudiet » dans l’édit. de 1691, p. 49, et son adresse y est différente : « rue de la Huchette au Tambour. »Note 387 · Denis Caresme, dont le père, Thomas Caresme, mort en 1688, avoit été « ingénieur des feux d’artifice de S. M. » Denis étoit concierge des baNote 388 · Caresme est mentionné au chapitre XXXIX de l’édition de 1691, p. 59, mais sans qu’il y soit dit qu’il travailloit pour l’Opéra. « Le sieur MNote 389 · On s’en amusoit même chez le Roi. V. dans les Mélanges histor. de Michault, t. I, p. 16-19, l’anecdote d’un de ces prestidigitateurs qui, peNote 390 · Les oiseaux de cage étoient surtout le commerce de ce quai, le dimanche. Quelques-uns se payoient très-cher. Les serins, par exemple, qui étNote 391 · « Près les Petites maisons. » Edit. de 1691, p. 33. — On l’appelle aujourd’hui, par interversion, petite rue du Bac.Note 392 · C’est-à-dire les chiens de chambre ou de manchon. Les plus à la mode étoient encore à ce moment, quoique déjà un peu en baisse, comme on le Note 393 · La défense contre les jeux de cartes n’étoit sans doute pas aussi sévère quand avoit paru l’édition de l’année précédente, car voici ce qu’oNote 394 · Lisez Roboam. C’est le même qui a été nommé plus haut, p. 211, comme « fabricant de guitares en perfection. »Note 395 · Edouard Colbert, marquis de Villacerf, déjà mentionné plus haut, p. 124.Note 396 · Il avoit eu cette place à la mort de Louvois, auquel il tenoit par sa mère, comme par son père il tenoit à Colbert. Il dut s’en démettre, enNote 397 · André Le Nostre, trop célèbre pour ses travaux à Versailles, à Trianon, à Saint-Germain, aux Tuileries, pour que nous ayons à parler de lui Note 398 · Il y mourut, le 15 septembre 1700, à quatre-vingt-sept ans. Il s’y étoit fait, dans une de ses dépendances, une collection de tableaux de maNote 399 · Michel Le Bouteux, fils de celui qui avoit eu un si beau jardin, rue de la Madeleine, à la Ville-l’Evêque, où tout le monde pouvoit s’aller Note 400 · Il avoit de plus, en survivance, la conciergerie de cette Orangerie. (Etat de France, 1692, p. 498.)Note 401 · Charles Mollet, fils de Claude Mollet, qui avoit été sous Henri IV, sous Louis XIII et dans les premiers temps du règne de Louis XIV, « jardNote 402 · Sa charge, qu’il transmit en survivance à son fils Armand, le 1er février 1692, étoit celle de « jardinier du Petit-Jardin parterre, qui estNote 403 · On sait que c’est de cette pépinière du Roule que le nom de la rue de la Pépinière est venu. Voici ce qu’on lit sur Balon qui la dirigeoit aNote 404 · Il s’ouvroit rue Neuve-des-Petits-Champs et devoit son nom au cousin de M. de Villacerf, le marquis Gilbert Colbert de Saint-Pouange, dont lNote 405 · On peut voir sur les estampes du temps, qui représentent des jardins, et dues pour la plupart aux jardiniers-artistes, qui en avoient dessinNote 406 · On a vu tout à l’heure qu’il étoit jardinier de l’hôtel de Condé. Il s’y étoit fort distingué, comme le prouvent les deux planches très-rareNote 407 · Lisez de Lesdiguières. C’étoit l’ancien hôtel que Zamet avoit fait bâtir sous Henri IV, rue de la Cérisaie, près du petit Arsenal, dont il nNote 408 · Ou de la Meute, comme on l’appeloit en 1540, à cause de quelque maison de chasse. C’est dans cette rue, qui va de la rue de Charonne à celleNote 409 · V. sur ces floristes du faubourg, le Mercure d’avril 1721, p. 176, et celui de juin-juillet de la même année, 2e partie, p. 112.Note 410 · Elle est adjacente à la rue de Charonne.Note 411 · Le jardin de Morin, dont ce Jacques étoit peut-être le jardinier, se trouvoit rue Taranne, derrière la Charité. C’étoit un des plus célèbresNote 412 · C’étoit l’ancien mot, que celui de « maraîcher » remplaça. Jaubert l’emploie encore dans son Dictionnaire des arts et métiers, t. III, p. 49Note 413 · Il est singulier que Blegny n’ait cité ici que ce « marager » de la barrière des Incurables ou de Sèvres. Dans les faubourgs Saint-Antoine eNote 414 · Lisez Tournefort. C’est le célèbre botaniste-voyageur, qui étoit professeur au Jardin Royal depuis 1683, et de l’Académie des Sciences depuiNote 415 · Il combinoit, en effet, la botanique et la médecine, comme on le voit par son Traité des matières médicales.Note 416 · Il est derrière le chevet même de l’église, et il prit alors pour le garder jusqu’à présent le nom de ces Provençaux qui y faisoient leur coNote 417 · Ce marché aux fleurs s’étoit d’abord tenu à l’Ile-Saint-Louis, « le long du quai Bourbon », dit Sauval, qui en vit la fin. On l’appeloit « lNote 418 · Il y avoit déjà plus d’un siècle qu’on avoit fait à Orléans de grands progrès dans la culture des jeunes arbres fruitiers, forestiers et d’aNote 419 · La Samaritaine, sur le Pont-Neuf, étant considérée comme Château Royal, avoit un concierge, comme nous le voyons ici, et un gouverneur.Note 420 · Lister, ch. X, ad finem, nous parle de ce M. Lefebvre « le marchand de graines », qui avoit, en outre de sa boutique du quai, où le même comNote 421 · Il sera parlé plus loin de cette fayencerie, ainsi que de celle de Saint-Cloud.Note 422 · Le Sicilien, dont la lettre sur Paris fut traduite dans le Saint Evremoniana, s’étonna de voir des tapisseries partout, sur les murailles deNote 423 · Tapisseries de haute lisse — c’est-à-dire faites sur un métier perpendiculaire — et à personnages ou à verdures. Les ouvriers flamands que HNote 424 · « Derrière l’hôtel de Bourgogne. » Edit. 1691, p. 35.Note 425 · « Au milieu de la rue de Richelieu. » Id. — La manufacture de Beauvais étoit une création de Colbert, en 1660. Les ouvriers flamands, qu’il Note 426 · Elles étoient de basse lisse, c’est-à-dire faites sur un métier horizontal. Fabriquées par des femmes, et avec des laines moins fines, le boNote 427 · Son nom est écrit « D’Answihc » dans l’édit. précéd. — C’étoit certainement un flamand.Note 428 · Les bergames étoient un mélange de laine et de bourre de soie que l’on teignoit ordinairement en gris ou en rouge.Note 429 · On en faisoit aussi à Paris. Elles étoient fabriquées avec de la tonture ou tontisse de laine. C’est de là que les premiers papiers peints, Note 430 · Sorte de damas, dont la trame étoit de fil, et les chaînes de soie. C’étoit une étoffe « légère, commode et de grand débit », qu’en 1604, unNote 431 · Sorte de damas-caffart, mais avec une rayure différente, et qui se rapprochoit aussi beaucoup du satin de Chine. Le marchand de Troyes, citéNote 432 · « Les sieurs Le Bon frères, fameux tapissiers, demeurant rue aux Ours et rue Platrière. » Edit. 1691, p. 36. — Leur vrai nom étoit, en effetNote 433 · C’est le fils de ce Mandron, tapissier comme lui, mais Vieille rue du Temple, qui créa chez lui le théâtre de société, d’où sortit Lekain. MNote 434 · Il a beaucoup mieux l’article qu’il mérite dans l’édit. de 1691. Le voici avec celui qui le précède, et qui devroit aussi se retrouver ici :Note 435 · Fils de Claude Lefebvre, dit Saint Claude, qui avoit travaillé comme tapissier chez Fouquet, à Vaux.Note 436 · Richelet décrit ainsi, en 1688, dans son Dictionnaire, ces meubles, dont la mode revient : « Espèce d’armoire avec des tiroirs, faite d’ébènNote 437 · « Et de marqueterie. » Edit. 1691, p. 35.Note 438 · C’étoient des ouvriers du faubourg Saint-Antoine, que, sous Henri IV et sous Louis XIII, grâce à une exemption de taille et au droit de pouvNote 439 · Ces « louages de meubles » aux Halles sont gaîment tournés en ridicule dans une pièce du Théâtre Italien, Le grand Sophy, jouée en 1689 : « Note 440 · « Derrière Saint-Gervais. » Edit. précéd., p. 36.Note 441 · « Les tourneurs qui vendent des chaises garnies de jonc et de paille, sont pour la plupart au Marché-Neuf, rue Grenier-Saint-Lazare et rue NNote 442 · L’art. est plus détaillé dans l’édit. précéd., p. 36 : « les argenteurs et doreurs, qui vendent des chenets, foyers, girandoles, vaisselles Note 443 · Lisez : les officines.Note 444 · Nous dirions « en cadres. » Richelet dit en effet dans son Dictionnaire : « BORDURE, bois de menuiserie pour mettre un portrait ou une glaceNote 445 · On les peignoit aussi sur du coutil. L’abbé Jaubert en parle dans son Dictionnaire des arts et métiers, t. IV, p. 205 : « Ces autres tapisseNote 446 · Rue Saint-Jacques-la-Boucherie, près de l’impasse du Chat-Blanc. Sous Louis XV, cette boucherie de l’Apport-Paris appartenoit aux anciennes Note 447 · C’est-à-dire en face des Quinze-Vingts, de l’autre côté de la rue Saint-Honoré, à l’endroit où se trouvoit la rue Jeannisson, qui, jusqu’en Note 448 · Il étoit où fut construite, en 1811, la rotonde du Temple, pour la Halle aux vieux linges.Note 449 · Dans la rue Saint-Antoine même.Note 450 · Du côté de la Bastille.Note 451 · Dans la partie qui avoisinoit le pont Saint-Michel. C’étoit une des plus anciennes boucheries de Paris. Il s’y trouvoit, au-dessus de la porNote 452 · Un peu au-dessus du collége de la Marche.Note 453 · Auprès de la fontaine, qu’on y avoit depuis peu transférée de la place de Grève.Note 454 · Dans la rue Saint-Martin même.Note 455 · Près de l’égout, c’est-à-dire à la hauteur à peu près du passage du Saumon.Note 456 · Vis-à-vis la rue du Cherche-Midi.Note 457 · La rigueur étoit telle sous Louis XV, pour cette observance du maigre en carême, que Servandoni ayant voulu, dans la pièce de Léandre et HérNote 458 · Il étoit — nous l’avons déjà vu plus haut, note sur Le Coulteux — d’une des plus anciennes familles de Paris. Son nom, comme celui des SaintNote 459 · Lister, tout anglois qu’il fût, ne trouva pas, sauf sur un point, la viande de Paris mauvaise : « le mouton et le bœuf, dit-il, sont bons, eNote 460 · Il y avoit, pour ce marché, des « jurés vendeurs et conducteurs de volailles », dont les jetons — le Cabinet des médailles en possède un de Note 461 · La même lettre dit que la consommation du gibier et de la volaille étoit « prodigieuse. »Note 462 · La consommation de la viande étoit telle, même à l’Hôtel-Dieu, qu’on y avoit dressé un tournebroche qui pouvoit en faire rôtir 1,200 livres Note 463 · C’étoit, en effet, un des plus renommés de Paris pour les bons repas. Il étoit du meilleur ton d’aller, comme on disoit, dîner chez La GuerbNote 464 · « Devant le portail des Carmes de la place Maubert. » Edit. 1691, p. 27. Il y est, comme ici, nommé pour la façon des « bonnes andouilles. »Note 465 · Il est parlé ainsi de cette foire du Parvis dans une mazarinade, Suite de la révélation, ou le second oracle rendu par le Jeûneur du Parvis Note 466 · C’étoit le nom que prenoient la plupart des gens de cuisine dans les maisons princières. Chez le Roi, où le principal s’appeloit « Ecuyer-boNote 467 · Au chapitre XXXIX, p. 59, de l’édition de 1691, il est aussi mentionné. On y trouve, de plus, l’indication de son enseigne : « Au Mont SaintNote 468 · C’est ainsi qu’on prononçoit Bologne.Note 469 · Epicier en gros.Note 470 · V. plus haut ce que nous avons dit sur eux et sur le cul-de-sac auquel ils ont laissé leur nom.Note 471 · Il arrivoit par la voie du Nord, en traversant le Val-Larroneux, qui en prit le nom de faubourg et de rue Poissonnière. Il étoit apporté, coNote 472 · Comme aujourd’hui, ils vendoient à la criée. L’exposition du poisson se faisoit de trois heures du matin à sept heures. Le revers du jeton dNote 473 · Voici les noms tout autres qu’on trouve dans l’édit. précédente, p. 61 : « Messieurs Gelée, rue Chanverrerie ; De La Marche, rue des PrêcheuNote 474 · Richelet dit à ce mot dans son Dictionnaire : « Ouvrier, qui fait des agrafes, et de toutes sortes de petites chaînes, pour pendre des clefsNote 475 · « Sous la galerie de Gesvres. » Edit. 1691, p. 112. On appeloit ainsi les boutiques en galerie couverte que le marquis de Gesvres, gouverneuNote 476 · Rue Saint-Denis, au coin de la rue Mauconseil.Note 477 · Ils n’étoient institués que depuis quelques mois. La déclaration royale qui les constituoit, en les réunissant à la communauté des fruitiersNote 478 · Il est appelé Pierre Ravenel dans un arrêt du 9 juin 1694, confirmant la sentence du lieutenant de police, en faveur des marchands fruitiersNote 479 · Sébastien Ravenel, d’après le même arrêt.Note 480 · Jean Leclerc.Note 481 · Nicolas Roger.Note 482 · Julien Leclerc.Note 483 · Jean-Baptiste Guillou.Note 484 · Ils se vendoient surtout au détail, ainsi que les fromages et le beurre, « aux environs du Pilori. » Edit. 1691, p. 27.Note 485 · Jacques Godeau.Note 486 · Il étoit déjà très-célèbre, et le Roi en avoit son fournisseur particulier, Blaise Giu, « le seul, disoient les lettres du 16 mars 1668, parNote 487 · Les beurres d’Isigny et de la Prévalaye sont, on le sait, toujours célèbres.Note 488 · Ce sont ces facteurs qui eurent, en 1694, un procès qu’ils perdirent, ainsi qu’on l’a vu plus haut, avec la communauté des fruitiers. Val etNote 489 · Dans l’arrêt rendu pour le procès, dont nous venons de parler, sont nommés plusieurs « marchands de volaille, beurre et autres marchandises Note 490 · « Les marchandises de bouche se trouvent en gros et de première main, de grand matin, aux Halles, où chaque genre de denrées a son départemeNote 491 · Il n’y a pas, surtout dans cette seconde édition, assez de détails sur les petits marchés de Paris. Liger, dans le Voyageur fidèle, p. 343-3Note 492 · Il en reste encore quelques-uns. La maison la plus célèbre par exemple, celle du fidèle Berger, y exista jusque dans ces derniers temps. EllNote 493 · C’est-à-dire aux amandes amères, comme on le verra plus bas.Note 494 · C’étoit une sorte de prune confite. Il en venoit encore beaucoup de Dijon, lorsqu’en 1741, Savary fit son Dictionnaire du Commerce. Le petitNote 495 · Il venoit de Dijon de l’épine-vinette en grappes confites et en pastilles : « J’ai cru me ressouvenir, écrit Voltaire à D’Argental, le 4 aoûNote 496 · Le craquelin étoit un gâteau rond à rebord, fait seulement à la farine et au sel, et croquant sous la dent. Il se faisoit surtout, comme on Note 497 · Savary, dans son Dictionn. du Commerce, 1741, in-fol., t. I, col. 965, dit encore : « le commerce des biscuits de Blois est très-considérablNote 498 · C’est-à-dire de tous les pays riverains du fleuve, depuis Saint-Seine où en est la source.Note 499 · Il y avoit là, depuis le règne de Louis XIII, des sortes de cabarets en sous-sol, où l’on ne buvoit pas d’autres vins. « Un jour, dit TallemNote 500 · Ces petites oranges, que nous appelons aujourd’hui des mandarines, étoient alors fort recherchées. Il n’y avoit qu’un demi-siècle que la culNote 501 · Son adresse, dans l’édit. précéd., est « rue Jean de l’Epine, à l’enseigne de la ville de Tours. » Cette rue étoit près de celle de la TruanNote 502 · V. son art. plus bas, au chap. Epiceries.Note 503 · « On vend des Truffles, rue Serpente, au Messager de Toulouse. » Edit. 1691, p. 111.Note 504 · C’est le traité cité plus haut à l’art. Librairie. Il est de Blégny, lui-même, qui ne manque jamais l’occasion de rappeler ce qu’il a fait.Note 505 · Son article est plus curieux dans l’édit. précéd., p. 29 : « le sieur Huré, marchand de melons, à qui l’on peut avoir toute confiance en payNote 506 · On appeloit alors carafons les seaux qu’on remplissoit de glace pour y faire rafraîchir le vin en bouteilles. Il avoit été fort ingénieux d’Note 507 · On s’en fournissoit depuis longtemps à Nice, Cannes, Antibes, etc. Olivier de Serres, Théât. d’agricult., 1605, in-4o, p. 660, parle de « baNote 508 · Les pistaches du Levant étaient en vogue depuis le XVIe siècle. V. A. Paré, Liv. XVIII, ch. 43. On en faisait d’excellentes dragées.Note 509 · Dans la 1re édit., il est donné, p. 27, comme ayant « une grande réputation pour toutes sortes de patisseries. » Puis on lit à la suite : « Note 510 · « Le sieur Mignot, rue de la Harpe, n’a pas seulement beaucoup de réputation pour la patisserie, mais encore pour toutes espèces de ragoûts,Note 511 · Cabaret de la rue Saint-Honoré, dont il sera dit un mot plus loin.Note 512 · On y mettoit fort bien les levrauts en pâtés, si l’on en croit le procureur de la 3e Satire de Furetière. On m’a fait, dit-il, On m’a fait uNote 513 · Dans l’Etat de France pour 1692, p. 774, c’est Jacques Converset qui est indiqué comme boulanger de la maison de Madame. Pour celle de MonsiNote 514 · En la Cité.Note 515 · Ces « pains au lait » étoient spéciaux aux boulangeries dites « de petits pains », et ils y avoient des noms particuliers suivant leurs formNote 516 · On l’avoit aussi appelé pain à la Reine. Comme il y falloit plus de levure qu’aux autres et qu’il n’étoit pas ainsi réglé selon les lois de Note 517 · Presque tous étoient fort grands, comme notre pain Jocko, dont le nom est une altération de celui du pain Coco du Languedoc. Le Sicilien, doNote 518 · C’est un souvenir du règne de Henri III, où, après les noces du duc de Joyeuse avec la sœur de la Reine, tout fut « à la Joyeuse » dans PariNote 519 · Cette expression « pain de ménage » est déjà dans le Théatre d’agricult. d’O. de Serres, 1605, in-4o, p. 824.Note 520 · Le pain-mouton étoit une sorte de petit pain saupoudré de grains de blés que les valets étoient chargés de donner aux enfants pauvres, quandNote 521 · Dans l’édit. précéd., p. 62, son adresse est « rue des Mauvais Garçons », celle du faubourg Saint-Germain, sans doute, près de la rue de SeiNote 522 · C’étoit, croyons-nous, le pain à la Moutauron, avec un nom plus nouveau, mais déjà ancien lui-même. Jacques Paget Du Plessis, d’abord maîtreNote 523 · On sait que le pain de Gonesse, qui devoit, dit-on, ses qualités à l’eau du pays, étoit celui qu’on préféroit à Paris, dont il formoit en grNote 524 · C’est-à-dire Cour du Roy François, ancienne Cour des Miracles, qui n’a disparu que dans ces derniers temps, et qui devoit son nom à cette enNote 525 · On les appeloit aussi « patissiers de pain d’épice. » Ils étoient peu nombreux à Paris, à cause de la concurrence de ceux de Reims.Note 526 · Elle avoit été établie en 1662.Note 527 · La porte Saint-Bernard, qui avoit la forme d’un arc de triomphe, datoit de 1674. Elle se trouvoit sur le quai de la Tournelle, un peu au-desNote 528 · Ils jouissoient des mêmes priviléges que ceux des six corps marchands, et ils pouvoient, comme eux, devenir échevins ou consuls. Ils avoientNote 529 · La mode n’en faisoit que commencer, et le plus souvent on ne l’appeloit que Vin de Sillery ou Vin de la Maréchale, à cause de la maréchale dNote 530 · Ils étoient, suivant l’Etat de France, p. 628, les premiers privilégiés suivant la Cour. On les appeloit « la Cave des Douze. »Note 531 · Son enseigne étoit « à la Pomme de pin », et c’est par conséquent son cabaret que doit désigner ainsi l’édit. précédente, p. 28 : « la PommeNote 532 · Edme Maurisson, d’après l’Etat de France, p. 628.Note 533 · Dancourt, à la scène IV des Agioteurs, joués en 1710, parle de sa veuve, qui lui avoit alors succédé : « Suzon… Vous irez de là chez Madame Note 534 · Hugues Hardoin, et non Hardon.Note 535 · Il étoit le plus en vogue à la fin du siècle. Suivant le Théophraste moderne, p. 422, on ne trouvoit bons que les vins qu’il vendoit.Note 536 · Les vingt-cinq « cabaretiers », suivant la Cour, qu’il ne falloit pas confondre avec les douze « marchands de vin », quoiqu’ils en portassenNote 537 · C’est son cabaret qui est indiqué ainsi dans l’édit. précéd., p. 28 : « à la Galère, derrière Saint-Jacques la Boucherie. » Il avoit, en effNote 538 · Il tenoit le cabaret de l’Alliance, qui étoit, en effet, près de la Comédie françoise établie, depuis 1688, rue des Fossés-Saint-Germain. (HNote 539 · Les cabarets y étoient déjà nombreux sous Louis XIII. Saint-Amand l’appelle « un cimetière » Fait pour enterrer les ennuis.Note 540 · Celui-ci étoit en telle vogue, qu’il avoit fini par dédaigner le nom de cabaretier, pour prendre celui de traiteur, que tous les autres, celNote 541 · Il avoit pris pour enseigne le nom même de sa rue, qui alloit, du reste, fort bien à un cabaret.Note 542 · Fitte, qui est aussi nommé deux fois dans Turcaret, comme l’homme des meilleurs repas, a eu l’honneur d’être cité par Chaulieu, en 1704, danNote 543 · C’est chez lui que Saint-Amand étoit mort le 29 décembre 1661, après une maladie de deux jours : « Son ami, l’illustre abbé de Villeloin, siNote 544 · L’édit. de 1691, p. 28, le loge « rue Troussevache. »Note 545 · « Au cloître Saint-Méderic, chez Robert. » Id.Note 546 · Un autre cabaret de « la Croix blanche », étoit rue aux Ours. Edit. de 1691, p. 28. — Chapelle fréquentoit celui de la rue de Bercy, au MaraNote 547 · Ce cabaret est déjà nommé comme un des fameux dans les Visions admirables du Pelerin du Parnasse. 1635, in-12.Note 548 · Il est cité dans la pièce Les Souffleurs, acte I, sc. XI. Les auteurs y alloient beaucoup. (V. notre Notice sur Regnard.) — Dancourt qui, onNote 549 · Deux autres cabarets avoient cette enseigne du « Louis » ; l’un, qui étoit peut-être celui de Le Gendre, nommé tout-à-l’heure, se trouvoit rNote 550 · Il y avoit au port Saint-Paul un autre cabaret de « la petite Bastille. » Edit. de 1691, p. 28.Note 551 · On y venoit de tout Paris, pour la beauté de la cabaretière et l’excellence des vins. C’est pour l’hôtesse que Coulange fit son couplet : SiNote 552 · C’est le même cabaret de la Galère, qui, dans l’édit. précédente, est indiqué « près le Palais-Royal. »Note 553 · « Des six perdreaux. » Id.Note 554 · Un autre « Panier fleury » est indiqué rue Tirechappe, dans l’édit. précédente. Il donna son nom à un passage, qui alloit de cette rue à celNote 555 · « Au Jardinet. » Id.Note 556 · Les bourgeois faisoient vendre la plupart « à pot » ou « au pot », chez ces marchands de vin, le produit de leurs vendanges : « M. Bernard. Note 557 · L’édition de 1691, p. 28, cite encore quelques autres cabarets : « Au petit Paris, rue de la Verrerie ; à la petite Epousée, rue Saint-Jean Note 558 · Liger, dans son Voyageur fidèle, p. 325, le met aussi au nombre des hôtels garnis renommés. Il existe encore au no 6 de la rue de Seine. C’eNote 559 · On peut remarquer que beaucoup de ces hôtels étoient dans le faubourg Saint-Germain. Les étrangers le préféroient, et les hôtels garnis s’y Note 560 · Lisez rue du Jardinet. Cet hôtel, que Liger place avec plus de raison rue du Paon, où il en subsista des restes jusqu’aux dernières démolitiNote 561 · C’est un des hôtels que, dans la Comtesse d’Escarbagnas, scène XI, Julie, voulant se moquer de la ridicule provinciale, lui nomme comme autaNote 562 · C’étoit encore le mot le plus en usage. Gourville dans ses Mémoires, 1re édit., t. I, p. 306, dit toutefois déjà « Table d’hôte », de même qNote 563 · Même les plus chères de ces tables d’hôte ou d’auberge n’étoient pas pour les délicats, qui ne vouloient que des cabarets « à gros écots », Note 564 · Selon Liger, p. 326, « ces prix fixes » ne l’étoient pas toujours. Ils varioient selon que la cherté des vivres étoit plus ou moins grande.Note 565 · Dans l’édit. précédente, p. 28, se trouve une autre adresse, qui est la vraie, et un plus long détail : « le sieur de La Motte, à l’hôtel deNote 566 · « Rue Saint-André, à l’hôtel de Chateau-Vieux. » Edit. 1691, p. 29.Note 567 · « Et au grand hôtel de Luynes. » Id.Note 568 · « Le sieur Vilain, rue des Lavandières, près la place Maubert, à la Galère. » Id. — Il a, p. 63, un petit article supplémentaire : « le sieuNote 569 · Ajoutons près de Saint-Leu. Il y a, sur un dîner à ce cabaret, un curieux sonnet de François Colletet, qui se termine par ce vers, bien dignNote 570 · Conrart, chez qui se réunit d’abord la Société littéraire, où se recrutèrent les premiers membres de l’Académie françoise, logeoit près de cNote 571 · « Rue de la Rose, à la Samaritaine. » Edit. 1691, p. 29.Note 572 · Boileau, satire X, vers 673-676, nous dit à peu près ce qu’étoient ces auberges : T’ai-je encore décrit la dame brelandière Qui de joueurs Note 573 · « Et à l’hôtel Notre-Dame, rue du Colombier. » Edit. de 1691, p. 29.Note 574 · Cette auberge, très-agrandie, subsista jusqu’aux démolitions pour la prolongation de la rue de Rivoli. C’est de là que partoient les gondoleNote 575 · Un autre hôtel plus célèbre de cette rue étoit « l’hôtel Saint-Quentin », où descendit Leibnitz, lorsqu’il vint à Paris, et où logea Jean-JaNote 576 · Liger, p. 327, employant un mot que Saint-Simon emploie aussi d’ailleurs, appelle franchement ces « petites auberges » gargotes, « où l’on v
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