LE LIVRE COMMODE (continued 2)
Reading edition
A l’exception du Livre de M. de la Quintinie[7] qui se vend chez le Sieur Barbin sur le Perron de la sainte Chapelle[8]. Tous les autres Livres de Jardinages se vendent chez le Sieur Charles de Sercy dans la grand’Salle du Palais, où l’on trouve d’ailleurs un nouveau Cuisinier Royal et bourgeois, et une Instruction pour les Confitures, les Liqueurs et les Fruits ; outre plusieurs livres de Droit, Civil et Canon sur les Matières Beneficiales et autres[9].
Le même Sieur Barbin vend les Œuvres de Varillas, celles de saint Euremont, etc.[10].
Les Sieurs de Luyne, Loizon et Traboüillet ont au Palais un grand assortiment de Comedies[11], d’Historiens et de Poètes[12].
On trouve un grand assortiment de Livres étrangers chez les Sieurs Boudot, de la Caille[13] et Hortemels[14], rue saint Jacques.
Même ruë, chez le Sieur Léonard[15], on trouve tous les Reglemens de la Cour des Monnoyes.
Et chez le Sieur Coignard, toutes les pièces concernant l’Academie Françoise[16], l’Histoire de France de Cordemoy, l’Architecture de Vitruve, celle de Scamosy, etc.
Celle de Vignolle nouvellement commentée, se trouve chez le Sieur Langlois[17], et celle de Bullet chez le Sieur Michallet, rue saint Jacques.
Le même Michallet aussi bien que les Sieurs Muguet, ruë de la Harpe, Léonard, Desprez, Langlois et Coignard, rue saint Jacques, vendent les Edits et Déclarations du Roy[18].
Ledit Sieur Michallet[19] a d’ailleurs imprimé presque tous les Livres de Mathematiques, de Messieurs de l’Academie des Sciences.
On trouve aussi plusieurs Livres de Mathématiques chez le Sieur Jombert[20], sur le quay des Augustins.
On trouve un grand assortiment de Livres de Medecine chez le Sieur d’Houry, ruë saint Jacques[21], et chez la veuve Nion, quay de Nesle, qui vend d’ailleurs toutes les Œuvres de M. de Blegny. La Mithologie Phisique de M. Duncan[22]. Les Discours Philosophiques de Cordemoy[23]. L’Arithmétique des Ingénieurs de La Londe[24]. Les Specifiques de M. Boyle[25], etc.
Les Livres et les Feüilles de Classes se vendent chez la veuve Thiboult et le Sieur Esclassant[26], place de Cambray, à l’exception de ceux des RR. PP. Jésuites, qui se vendent chez la veuve Besnard, ruë saint Jacques.
Même ruë chez le Sieur Cusson, on trouve le Journal des Sçavans[27].
Pour les Brefs, les Breviaires, les Diurnaux, les Missels, les Rituels, les Graduels, les Antiphoniers, les Offices, etc., voyez l’article des affaires Ecclésiastiques, et pour l’Almanach Spirituel, voyez l’article des Exercices de Pieté.
Les plus belles Heures se trouvent rue saint Jacques chez les Sieurs Angot[28], Josset, Foucault et Hérissant[29] ; au Palais dans la grand’Salle chez les Sieurs le Gras[30] et Poirier ; et sur le Pont au Change chez les Sieurs Poirion et Vaugon.
On en trouve d’ailleurs sur le quay de Gesvres et ruë Neuve Nôtre Dame.
La Liste des Prédicateurs de l’Avant et du Carême, s’imprime chez le Sieur Chevillon ruë saint Jacques.
Le Mercure[31] et les autres Livres de l’Histoire du Temps, se vendent chez le Sieur Guèroult au Palais dans la galerie neuve[32].
Les Almanachs ordinaires imprimez à Troyes, se vendent à Parisien gros et en détail chez le Sieur Raflé, ruë du Petit-Pont, et chez la veuve Oudot[33], ruë de la vieille Bouclerie.
Les Livres de Bibliotèque et genéralement les vieux Livres et Manuscrits rares, se peuvent recouvrer chez les Sieurs Villery[34] et Moette[35], rue de la vieille Bouclerie, Seneuze, ruë de la Harpe, Clouzier et Emery, David et plusieurs autres, sur le quay des Augustins et place de Sorbonne[36].
Les Sieurs le Vasseur[37], Barnache[38] et Nion[39], fameux Relieurs et Doreurs, qui sont employez à la Bibliotèque du Roy, demeurent prés saint Hilaire[40].
Au même endroit, les beaux caractères d’Imprimerie se font chez les Sieurs Cottin[41] et Sanlecque[42].
Le Sieur de la Caille le jeune a le secret de faire une matière fort propre aux Fondeurs de caractères d’Imprimerie, qui ne finit point et ne déchet que de très peu.
Livres qui ont été imprimez pendant le courant de l’année 1691.
Pour le Sieur Michallet outre ceux dont il a été parlé,
Une nouvelle édition des Ordonnances pour la Marine, in-4o.
La septième édition de la Chimie de Lemery[43], in-8o.
La sixième édition des Caractères ou Mœurs de ce siècle[44], in-12.
Du Hamel Theologia speculatrix et practica, in-8o, 7 vol.[45]
Manuduxio ad praxim executionis Litterarum S. Pœnitent. 12.
Dictionnaire Mathématique avec explications et figures, in-4o[46].
La Connoissance des temps, Calendrier et Ephemerides du Soleil et de la Lune, in-12.
L’Art d’evaluer toutes sortes de Toisez, in-12.
Traité du légitime Usage des Medicamens selon les Modernes, in-12[47].
Constitutions de l’Abbaye de la Trape, in-12[48].
L’Ortografe dans sa pureté[49].
La Conquête de la Nouvelle Espagne avec figures, in-4o[50].
Le Desordre du Jeu.
Pour les Sieurs Auboüyn, Emery et Clouzier.
Histoire des Monnoyes de France par M. le Blanc, avec figures, in-4o[51].
Histoire Ecclésiastique de M. l’Abbé Fleury, 2 vol. in-4o[52].
Institution du Droit Ecclésiastique, 2 vol. in-12[53].
Relation de divers voyages de Hongrie, avec figures, in-4o[54].
Pratique de la Guerre, par Mattus[55], avec fig., in-8o. Nouvelle édition du Maréchal de Soleisel, in-4o[56].
Le Manege ou l’Art de monter à cheval, du même Autheur, avec figures, in-4o[57].
Nouvelle édition de l’Ecole des Arpenteurs, in-12[58].
Huetii Concordantia Rationis et Fidei, in-4o[59].
Pour le Sieur Muguet.
Abrégé de l’Histoire universelle, 2 vol. in-12[60].
Acta primorum martyrum[61].
Commentaire sur la Regle de saint Benoist en François et en Latin, in-4o.
La Mort de Dom Muce.
Traité de la verité et du mensonge du R. P. Thomassin, in-8o.
La Méthode d’etudier les langues, du même Auteur, 2. vol.[62]
Pour le Sieur Seneuze.
Arlequin Comedien aux champs Elisée[63].
Remarques ou Reflexions Critiques, Morales et Historiques de M. l’Abbé Bordelon, in-12[64].
Caractères naturels des hommes en forme de dialogues, par le même Auteur, in-12[65].
Le veritable Pénitent, 2 vol. in-12[66].
Dissertation sur la prison de saint Jean, in-12.
Idée de l’Amitié, par M. de Bellegarde, in-12.
Reflexions sur ce qui peut plaire ou deplaire dans le commerce de la vie, 2 vol. in-12[67].
La Morale des Ecclésiastiques, in-12.
Pour le Sieur de la Caille, ruë saint Jacques aux trois Cailles.
Mémoires pour l’Université de Paris, par M. Cuvilliers, in-4o.
Le 4. tome des Devises du P. Menetrier, in-8o[68].
Les Fables d’Esope moralisées, avec figures, in-12[69].
Pour le Sieur Remy, rue saint Jacques.
Avis salutaires sur l’education des enfants, in-12.
Pour le Sieur Villette, ruë saint Jacques à la Croix d’or.
La Vie des Princes d’Orange pour servir à l’Histoire d’Hollande, in-8o.
Les Poësies de Madame des Houllieres, in-8o[70].
L’Histoire d’Angleterre, 4 vol. in-12.
Pour le Sieur Hortemels.
Remarques sur la Bibliotèque des Auteurs Ecclésiastiques, par M. du Pin, in-8o[71].
Nouveaux Essais de Morale, in-12[72].
La Vie de M. Descartes[73].
Les Pseaumes en forme de Prières, in-12[74].
Prières formées sur la Morale de l’ancien et nouveau Testament, in-12[75].
Dissertation sur la Goutte, in-12[76].
Traité des Opérations Chirurgicales, par M. de la Chariere, in-12.
Homelies sur les Commandemens de Dieu, le Symbole et l’Oraison Dominicale, 4 vol. in-12[77].
Pour les Sieurs Couterot et Guerin en compagnie.
Sermons de M. Fromentieres, Evêque d’Aire, 6 vol. in-8o[78].
Discours moraux pour la Chaire, 10 vol. in-12[79].
Manière de prêcher selon l’esprit de l’Evangile, in-12[80].
La Main qui conduit au Ciel, du Cardinal Bona, in-12[81].
Conférences morales sur la Religion, 2 vol. in-8o.
L’Eglise Protestante détruite par elle-même, in-12.
Pour le Sieur Pepie, rue saint Jacques à saint Basile.
Suite des Instructions Monastiques, in-12.
Satires de Juvénal, par M. de Silvecane, 2 vol. in-12[82].
Traité des Fièvres, par M. d’Hesse, in-12[83].
Pensées Chrétiennes, par M. l’Abbé de Choisy, in-12[84].
Grammaire Italienne, in-12.
Pour le Sieur Roulland fils, ruë saint Jacques.
Analise des Epîtres de saint Paul, etc., 2 vol. in-12.
Explication des Prières de la Messe, par M. de Meaux, in-12[85].
Pratique judiciaire sur les Censives, in-12.
Pour le Sieur Robustel, rue saint Jacques.
Histoire des Empereurs, par M. Tillemont, 2 vol. in-4o[86].
Traité des Etudes Monastiques, par le P. Mabillon, in-4o[87].
Pour la veuve Coignard et son Fils en compagnie.
Les Offices de Cicéron et autres Œuvres, traduits du Latin de Grotius avec des nottes, in-8o[88].
Les Loix Civiles dans leur ordre naturel, 2 vol. in-4o[89].
Maniere de fortifier selon la métode de M. de Vauban, in-12.
Traitez de Metaphisique, d’histoire et de politique de feu M. de Cordemoy, in-12[90].
La Geographie ancienne, moderne et historique, 2 vol. in-4o.
Nota. Que dans le courant de la présente année 1692, on imprimera chez ledit Sieur Cognard fils, Imprimeur du Roy et de l’Academie Françoise, le Dictionnaire de ladite Academie[91] :
Pour le Sieur Auroy, rue saint Jacques.
Etablissement de la Foy dans la nouvelle France, 2 vol. in-12[92].
Nouvelle Relation de la Gaspesie.
Barhei Compendium Theologiæ.
Pour le Sieur Boudot.
Homelies Theologiques et morales de M. Palafox, traduites par M. Amelot de la Houssaye, in-12[93].
Lettres de M. l’Abbé le Grand à M. Burnet, in-12.
Deffense de l’Antiquité des Temps, par le R. P. Dom Paul Perron[94].
MUSIQUE.
Grand Maitre de la Musique de la Chapelle du Roy.
Monseigneur l’Archeveque de Rheims[1], ruë saint Thomas du Louvre.
Sur-Intendans de la Musique de la Chambre de Sa Majesté.
M. de la Lande qui est d’ailleurs Maître de la Musique de la Chapelle[2], et M. Boisset qui est Maître de la Musique de la Chambre, en Cour[3].
Autres Maîtres de la Musique de la Chapelle, de la Chambre et des Plaisirs de Sa Majesté.
Messieurs Lambert, ruë sainte Anne[4], Goupille[5], ruë Minoret[6], rue Colasse, rue Traversine[7], et Moreau, rue sainte Croix de la Bretonnerie[8].
Maîtres pour l’Orgue et pour le Clavecin.
Messieurs le Begue[9], rue Simon le Franc, Taumelin, rue de la Verrerie[10], Couprin, prés saint Gervais[11], Dandrieux, ruë saint Loüis du Palais[12], Nivert, prés saint Sulpice[13], Danglebert, rue sainte Anne[14], Martin, rue de l’Echelle, le Roux [15], rue , Buterne, prés saint Paul[16], Montalan, rue du Cimetiere saint André[17], Ossu l’ainé, rue saint Denis[18], Ossu le cadet, Cloître saint Jacques de l’Hôpital, Garnier, rue Traversine, La Lande, Cour du Palais.
Autres Maîtres pour le Clavecin.
Messieurs le Moine, ruë saint Honoré[19], Pitay, ruë sainte Croix de la Bretonnerie, Eudet et de la Cerisaye, ruë sainte Croix de la Cité, Bouton, rue Pavée, Mérault et Alexandre, rue saint Denis, Bernier, rue Tictonne[20], Hardy et Landrin, Cloitre sainte Opportune, Cointereau, place Maubert, Saffin, rue des Noyers, Boucher, rue des Assis[21], Corneille, Cloître Notre Dame, de Bordeaux, rue saint Jacques, Raison, rue saint Estienne, Gigot et Delian, rue saint Martin, la Brune, rue des Moineaux, Fouquet, ruë Coquillière, de la Guerre[22] et Jacquet, Isle Notre Dame, etc.
Maitresses pour le même Instrument.
Mesdames Oves, rue saint Denis, et Louis, rue de la Monnoye.
Et encore Mesdemoiselles Rebours et le Tellier, fauxbourg saint Germain[23].
M. du Clos, rue Bétizy, accorde en perfection le Clavecin.
Messieurs Denis, sur le Quay neuf, Richard, ruë du Paon[24], Rosée, rue de Cléry, Créteil, rue Poupée, Dathene, rue saint Antoine[25], Voudry, rue saint Jacques, Boudet, rue saint Martin, Thierry, rue sainte Marguerite, du Catel et l’Esclop, rue Omer[26], Clico, rue Philippot, et le Febvre, rue Aubry Boucher, fabriquent, rajustent et accordent les Orgues et les Clavecins.
Maitres pour la Violle.
Messieurs de sainte Colombe[27], rue…; Marais, ruë Bertin Poirée[28], Theobal, rue de Richelieu[29], des Fontaines[30], rue de Grenelle saint Honoré, de Machy, rue des fossez saint Germain, Garnier, prés le Palais Royal, Bellier, rue de Mommorency, Fourcroy le fils, rue vieille du Temple, etc.
Mademoiselle Mengey, rue saint Honoré, prés la rue des Poullies, fait aussi profession de toucher et de montrer à toucher la Violle.
Maîtres pour le Theorbe[31].
Messieurs du Pré, rue des Escoufles, et de la Barre en Cour, qui sont de la Chambre du Roy[32], et encore Messieurs Pinet[33], rue le Moyne, Cloître saint Jacques de l’Hôpital, Aubin, rue de l’Escharpe, Poussilac, prés les Jacobins saint Jacques, Lavaux, rue Hurel, Quay de la Mégisserie.
Maîtres pour la basse de Violon.
Messieurs Marchands père et fils, et Converset, rue des Poulies[34], Boudet, rue saint Antoine, Reffiet, rue des vieux Augustins[35], la Rue, prés saint Mederic.
Maîtres pour le dessus de Violon.
Messieurs Favre, rue saint Honoré, le Peintre, à Versailles[36], Thoüin, rue de la Verrerie[37], Verdier, rue du Chantre, Baptiste, Cloitre saint Honoré, du Bois, rue des fossez saint Germain, de l’Isle, rue saint Honoré, Charpentier, rue de la Harpe, du Chesne, rue Aubry Boucher, Jobert, rue saint Antoine, Marchand, rue de Berry, etc.
Maîtres pour la Guitarre.
Messieurs de Vizé, à Luxembourg[38], Cheron, rue Dauphine[39], Medard, prés saint Nicolas des Champs, le Tellier, rue du Foin, Galet, cul-de-sac saint Sulpice, du Gesne, rue des Prouvaires, Poussilot[40], prés les Jacobins saint Jacques, etc.
Le Sieur Alexandre Roboam fait des Guitarres par excellence[41].
Maîtres pour le Luth.
Messieurs Mouton, rue saint Antoine, et du Buc, ruë[42].
Maîtres pour le Jeu et pour la Fabrique des Instruments à Vent, Flûtes, Flageolets, Hautbois, Bassons, Musettes, etc.
Messieurs Colin Hotteterre[43], ruë d’Orléans ; Jean Hotteterre, rue des fossez S. Germain ; Fillebert, rue S. Antoine[44] ; des Costeaux, Fauxbourg saint Antoine[45] ; Filidot en Cour[46] ; du Mont, rue de Tournon ; Rousselet, rue des Assis ; Dupuis, carrefour de l’Ecole[47] ; le Breton et Fremont, rue de l’Arbre sec ; Héron, prés le cadran saint Honoré ; du Buc, rue de Richelieu ; Roset, rue neuve saint Eustache[48], etc.
Plusieurs d’entre les Maîtres de tous les Instrumens ci-dessus, travaillent par excellence à la composition de la Musique, outre lesquels entre les habiles Compositeurs de Paris, on compte d’ailleurs Messieurs Oudot à la place Royale ; Mignon[49], cloître Notre Dame[50] ; l’Alloüette, prés saint Germain de l’Auxerrois[51] ; Charpentier, rue Dauphine[52] ; Bertet, Isle Notre Dame ; Chaperon, cour du Palais ; Martin, rue des saints Pères ; Terrier, prés les Innocens, etc.[53].
Maîtres pour l’Art de Chanter[54].
Massieurs Dambruy, rue Betizy, du Buisson, rue Dauphine, du Bousset, rue des Fontaines, Hallé, rue des Marais saint Germain, du Parc, rue de la Savaterie : Saint Germain, près la Madelaine, Chevalier, rue ; la Pommeraye, prés saint Leu de saint Gilles : de Lair, rue saint Honoré : Gillier, rue de Berry[55] : Bonnamy, rue Tictonne, etc.
Messieurs Hallin frères sont renommez pour le Jeu de la Trompette et des Timbales qu’on trouve de la meilleure Fabrique chez le Sieur Crestien, rue de la Ferronnerie, à la Ville de Vernon.
Les Cordes de Rome pour les Instrumens, se vendent en gros rue saint Denis aux trois Maillets, et en détail chez tous les faiseurs d’Instrumens, entre lesquels le Sieur Offlard[56], rue de Bussy, et les Sieurs Cheron[57], rue Dauphine et rue de la vieille Bouclerie en ont un grand assortiment.
FAMEUX CURIEUX DES OUVRAGES MAGNIFIQUES[1].
Monsieur le Duc d’Aumont, rue de Jouy[2].
M. le Duc de Saint Simon, rue de Taranne[3].
M. le Duc de Richelieu, place Royale[4].
M. le Chevalier de Lorraine, au Palais Royal[5].
M. le Marquis d’Hauterive[6], au Cherche Midy.
M. le Marquis de Rieux, rue de Seine.
M. le Comte de Flamarin[7], prés saint Roch.
M. le Comte de Bartolet, rue de Tournon.
M. le Marquis de Rhodes[8], prés la porte saint Honoré.
M. le Baron de Breteuil[9], rue de Paradis.
M. le Comte de Morstein, sur le Quay des Théatins[10].
M. le Comte de Renes, rue saint Dominique, quartier S. Germain.
M. le Commandeur d’Hautefeuille, rue du Bac[11].
M. le Commandeur de Gaults, derrière saint Roch[12].
M. le Chevalier de Simonville[13], rue sainte Croix de la Bretonnerie.
M. le Chevalier de Nogent[14], rue d’Anjou au Marais.
Messieurs les Présidens Lambert et Bretonvilliers, Isle Notre Dame[15].
M. le Président Dorieux, prés les Enfans Rouges[16].
M. le Président de la Proutiere, rue saint Dominique[17].
M. Jolly, Conseiller en la Cour, rue saint Antoine[18].
M. de Caumartin, rue sainte Avoye[19].
M. Mendat, rue saint Loüis du Marais[20].
M. Jabac, rue Neuve saint Mederic[21].
M. de la Saldiere, rue du gros Chenet[22].
M. le Doyen de saint Germain l’Auxerrois[23].
Mrs Belluchot et le Riche, rue des Massons[24].
M. de Furetière, rue du Roy de Cicile[25].
M. de Creil, rue de Montmorency[26].
Mrs Bertin[27] et de la Touanne, porte Gaillon.
M. Despond, aux Incurables.
Mrs Quenel[28] et de Montigny, à sainte Magloire.
M. l’Abbé Vetery, rue des bons Enfans, où il donne entrée aux Curieux tous les matins.
M. de Blois, rue du Jardinet[29].
Mrs Gedouin et Bergeron, rue de la Couture sainte Catherine.
M. de Chantelou, prés le Trône du Fauxbourg S. Antoine[30].
M. Rappes, rue de la Harpe[31].
M. Paillot, prés les Capucins du Marais[32].
M. de Nassé, rue de Cléry.
M. l’Abbé Dannecourt, rue de Grenelle.
M. Franctot, Quay d’Alençon dans l’Isle.
M. Berthelot de Mareuil, rue Platriere.
Mrs Bordalou[33] et Rigault, rue de la Sourdière.
M. Robert, prés les petits Pères[34].
M. l’Abbé de Rouilliere, rue des Rosiers saint Germain.
M. de Renne-Moulin, près l’Estrapade.
M. le Chevalier du Guet, vieille rue du Temple.
M. l’Abbé Noüé, rue Neuve des Petits Champs.
M. Gamarre, rue du Sepulcre[35].
M. de Briancourt, rue saint André.
M. de Chaufourneau, prés les Petits Capucins.
M. de Treville[36], prés la Sorbonne.
Mrs Moreau[37] et de la Gardette, rue saint Nicaise.
M. l’Abbé d’Apremont, rue de l’Université.
M. Lhuillier[41] ; rue des Jeusneurs.
M. de Cormery, prés saint Roch[42].
M. Caillet, à l’Hotel de Condé.
M. Marion, à l’Hotel de Bellingant.
M. Hedeline, Doyen de saint Honoré[43].
M. l’Abbé de la Roucherie, rue S. Thomas, quartier S. Michel.
M. Imbert, prés les Chartreux[44].
M. Leviez, rue saint Sauveur.
M. l’Abbé Bizot[47], rue saint Jean de Beauvais.
M. de Gagniere, à l’Hotel de Guise[48].
M. de la Ravoire, rue d’Anjou[49].
M. de Silly, rue saint Loüis au Marais[50].
M. Malot, rue Neuve saint Eustache[51].
M. Galot, prés le Chevalier du Guet.
M. Dupuis, rue des Tournelles[52].
M. de la Planche, rue de la Planche[53].
M. Lavocat, prés l’Hotel d’Angoulesme.
M. le Doyen de la sainte Chapelle.
M. Chassebras de Cramailles, rue du Cimetière S. André[54].
Mrs Moulle, Bonnet et Bourdelot[55], rue sainte Croix de la Bretonnerie.
M. Aubert, rue de la Tixeranderie.
M. Hubert, rue du Temple.
Mrs Guilloire, rue Bourlabé[56].
M. du Vivier, à l’Arsenal[57].
M. du Plessy, rue de Jouy[58].
M. Croissade, rue Coquilliere[59].
M. du Vaux[60], rue Tictonne.
M. de la Forest[61], rue du Colombier.
M. Brangeon, quay des Balcons[62].
M. le Vasseur[65], rue Grenier saint Lazare.
Mrs de la Touche et du Frayer, Cloître saint Honoré.
M. le Febvre, rue Beautreillis[66].
M. Poirée, prés saint Sauveur[67].
M. Biet, prés saint Jean en Grève.
M. Rivet, rue saint Honoré.
M. Mandin, rue des Victoires.
M. de Pile[68], prés les Minimes.
M. de Sainfroy[69], rue de l’Egout.
M. Varlet[70], rue saint Antoine, prés les Jésuites.
M. de Lonpré, carrefour saint Benoist[71].
Mrs de la Guerre et Chaperon[72], Cour du Palais.
M. Tirard[73], rue du Bout du Monde.
Mrs Orangé et de Chambrault, Cloitre saint Germain l’Auxerrois.
M. de Beauchamp, ruë Bailleul[74].
M. l’Abbé du Plessy, prés le Puits d’Amours[75].
M. Dron, prés saint Thomas du Louvre[76].
M. Bonart, rue Hautefeuille.
M. de Chatigny, rue Neuve des Petits Champs.
M. Fracansani, rue du Petit Lion[77].
M. de Blegny, rue de Guenegaud.
Le R. P. Dom Placide, Bibliotequaire de saint Germain des Prez[78].
Le R. P. Dom Estienne, aux Blancs Manteaux.
Le R. P. Auchereau, aux Celestins[79].
Au surplus, voyez à la Préface un avis important touchant la Curiosité.
DAMES CURIEUSES.
Madame la Duchesse de Lude, prés saint Eustache[1].
Madame la Duchesse d’Orvalle, rue saint Dominique[2], quartier saint Germain.
Madame la Maréchalle de Humiere, à l’Arsenal[3].
Madame la Duchesse de Sully, devant saint Paul[4].
Madame d’Estrées, rue des trois Pavillons[5].
Madame la Princesse de Meklebourg[6], près saint Roch.
Madame la Duchesse de Porsmeuch, rue[7]
Madame la Duchesse de Bouillon, sur le quay Malaquet[8].
Madame la Présidente du Tillet, rue de la Planche[9].
Madame la Marquise de Richelieu, Isle Notre Dame[12].
Madame de Boufflers, ruë de Bourbon[13].
Madame la Marquise de Quintin, même ruë[14].
Madame de Chavigny, à l’Hotel saint Paul[15].
Madame la Marquise de Mallet, rue saint Loüis du Marais[16].
Madame d’Allouy, ruë du Bac[17].
Madame de Monchal, près Bellechasse[18].
Mademoiselle de Cutigny, rue des Rosiers saint Germain.
Madame de Maillier, rue saint Anastaze.
Madame la Présidente le Lievre, rue de Brac.
Madame la Marquise de Polignac, près la Charité[19].
Madame de Sauvebœuf, rue de Grenelle, quartier S. Germain.
Madame de Verderonne, rue S. Antoine, à l’Hotel de Beauvais[20].
Madame de Lamec[23], rue saint Antoine.
COMMERCE DE CURIOSITEZ ET DE BIJOUTERIES.
Les Marchands tenans boutique, Acheteurs, Vendeurs et Troqueurs de Tableaux, Meubles de la Chine[1], Porcelaines[2], Cristaux, Coquillages, et autres Curiositez et Bijouteries, sont Messieurs d’Hostel[3], à l’entrée du quay de la Mégisserie, Malaferre[4] et Varenne[5], quay de l’Orloge ; la Fresnaye[6] et Laisgu[7], rue saint Honoré ; Quesnel, rue des Bourdonnois[8] ; Protais, rue des Assis ; Fagnany, quay de l’Ecole[9] ; Antheaume, derriere l’Hotel de Bourgogne ; Naneau[10], au Palais, etc.
Mademoiselle de Tournon, qui tient aussi boutique sur le Pont au Change, fait le même trafic.
Il y a d’ailleurs en chambres hautes plusieurs Vendeurs et Troqueurs de Curiositez ; comme Messieurs Raclot, rue de Harlay ; Poignan, rue de Mommorancy ; Roussel, cul de sac de la ruë Beaubourg ; Paris, près la Jussienne[11] ; des Dieux, rue des Assis au petit Broc, etc.
Mesdames Noel, rue de Grenelle saint Honoré, et Tonnetti, quay de la Mégisserie, ont aussi chez elles beaucoup de Curiositez dont elles font trafic.
M. Dorigny, rue Quinquempoix, M. Laittier et Mademoiselle le Brun, à l’aport de Paris, ont aussi ordinairement de belles pièces de Porcelaines et de Lachinage[12].
M. l’Argilliere, rue sainte Avoye, fait commerce de bons Tableaux[13].
Autant en font Messieurs Guillemart, prés saint Yves, et Muguet, au milieu de la ruë Bourlabé.
M. de Cauroy, ruë Briboucher, tient magasin de Bijouteries et Coffres d’Angleterre[14], de Porcelaines, de Pagottes[15], de terre cizelées et de Meubles de la Chine[16].
M. de la Cousture, Cloitre S. Nicolas du Louvre, a un particulier talent pour damasquiner sur l’acier[17] en Figures et Ornemens de la Chine.
Le Sieur Salé Peintre, rue de la Ferronnerie, dit avoir trouvé un secret d’Optique qui fait voir dans un Tableau toutes autres Figures que celles qui y sont peintes, et même au gré des Spectateurs.
Le Sieur l’Arche Fondeur et Cizeleur en Bronze, qui est fort renommé pour les Figures de Cabinet, demeure rue des Ciseaux, prés l’Abbaye saint Germain ; il donne une couleur de bronze antique aux figures modernes[18].
Les Sieurs Vilaine, rue Neuve saint Mederic, et la Pierre, quay des Orfèvres, ont un particulier talent pour bien nettoyer les Tableaux.
Le Sieur Pouilly[19], rue Dauphine, a trouvé un secret pour augmenter de beaucoup la vertu de l’Aymant et un Microscope qui grossit extraordinairement les objets[20].
Les Tableaux Cilindriques[21] se vendent chez le Sieur Amielle, près saint Hilaire.
Il y a un Pere Theatin qui en fait pour luy et pour ses amis d’une beauté extraordinaire[22], aussi bien que des Figures de toutes espèces pour la Lanterne magique[23].
Le Sieur Hubin Emailleur, rue saint Denis, devant la ruë aux Ours, fait et vend des Baromettres, des Thermomettres et des Hidromettres d’une propreté particulière[24].
Le Sieur Do aussi Emailleur, rue du Harlay, aux armes de France, en vend de plus simples et à meilleur marché[25].
Le Sieur Langlois père, et le Sieur Langlois fils ainé[26], qui imitent et qui raccommodent en perfection les Meubles de la Chine, demeurent grande rue du fauxbourg saint Antoine, prés l’Hôtel de Bel air[27].
Le Sieur Langlois le cadet qui excelle pour les Figures et Ornemens de la Chine, demeure rue de la Tixeranderie, chez M. Perducat Chirurgien[28].
Le Sieur Taboureux qui demeure sur le Quay de la Megisserie[29], prés le Fort l’Evêque, imite fort bien les Coffres et Ferrures d’Angleterre[30].
Les Sieurs Thierry, rue du petit Heuleu à l’Etoile ; de Monceau à la Bastille, et Darmé, chez un Cordonnier, rue de la vieille Draperie, font des Tablettes de poche d’une grande propreté.
Les Cassolettes philosophiques[31] à feu d’Esprit de vin et Globule de Cristal qui attire les Liqueurs à la façon de l’Eolipile[32], se vendent sur le quay de Nesle, à l’Apoticairerie royale[33], et servent non seulement à des-infecter et parfumer les chambres agréablement sans fumée et presque sans frais[34], mais encore à guérir plusieurs maladies par des vapeurs medecinales.
COMMERCE DES OUVRAGES D’OR, D’ARGENT, DE PIERRERIES, DE PERLES, ETC.
La Chapelle aux Orphevres, où les Maitres et Gardes de l’Orphevrerie ont leur bureau, et où ils font les Mardis et Vendredis l’essai de tous les Ouvrages d’or et d’argent, est dans la ruë des Lavandieres[1].
C’est au même lieu qu’est le Bureau des Controlleurs de la marque pour l’or et pour l’argent[2].
Les Maîtres et Gardes en charge de l’Orfevrerie sont, Messieurs Bretault, place Dauphine, Bulot, rue saint Louis du Palais, Juillet, quay de l’Orloge, de Ronel, Grenier et l’Evesque, quay des Orphévres[3].
M. de Launay, Orphevre du Roy, demeure devant les Galleries du Louvre[4].
M. de Villers qui travaille aussi pour Sa Majesté aux ouvrages d’Orphevrerie, demeure aux Gobelins[5].
M. de Montarsis qui a soin des Ouvrages de pierreries de Sa Majesté, demeure devant la place du Carrousel[6].
Messieurs Bins[7] et Guyon distinguez pour mettre toutes sortes de Pierreries en œuvre, demeurent aux Galleries du Louvre.
Messieurs le Lorrain, à l’aport de Paris, du Grenier, quay de Nesle, Pierre, quay de la Megisserie, et Legare[8], rue de Harlay, sont encore renommez pour le même fait.
Messieurs Alvarez, rue Thibault aux dez[9], Catilon, quay de l’Orloge, et Poirier, prés la Croix du Tiroir, font grand commerce de Pierreries.
Messieurs Loir[10], quay des Orphèvres, et Jacob, rue de Gesvres, sont des Orphèvres renommez pour la fabrique des Ornemens d’Eglise.
Messieurs Vaudine, rue du Harlay, Bel, place du College Mazarini, Blanque, rue Dauphine, et les frères Sehut, même rue, ont un particulier talent pour les petits Ouvrages et Bijouterie d’or.
Messieurs Berthe, rue des deux Ecus[11], et Rondé, rue Bertin Poirée, trafiquent de Barres, Lingots et Grenailles d’or et d’argent.
Les Garnitures et Joyaux de fausses Perles et Pierreries, se vendent chez plusieurs Marchands et Ouvriers etablis aux environs du Temple[12].
Les fausses Perles de nouvelle invention argentées par dedans, qui ressemblent fort aux naturelles[13], se vendent chez les Sieurs Gregoire, rue du petit Lion, Huvé et Desireux, rue saint Denis.
PREMIERES INSTRUCTIONS DE LA JEUNESSE[1].
Il y a dans chacun des quartiers de la Ville et Fauxbourg de Paris un Maître et une Maîtresse de petites Ecoles instituez par M. le Chantre de Paris, pour apprendre aux enfans de l’un et de l’autre sexe, le Cathecisme, et les Prieres chretiennes, la lecture des Livres latins et françois, et les principes de la Grammaire[2], de l’Ecriture et de l’Aritmetique[3].
Outre ces Maîtres, il y a encore une Communauté de Maîtres Expers et Jurez Ecrivains, qui enseignent aux jeunes gens qui ont déjà passé par les petites Ecoles, la perfection de l’Ecriture, de l’Ortographe et de l’Aritmetique[4]. Il n’y a aucun de ces Maîtres qui n’ecrivent par excellence tous les differens caracteres d’Ecritures. On les distingue des Maîtres des petites Ecoles par leurs enseignes où il y a le titre d’Expert ou de Jurez Ecrivain[5].
M. des Planches, à present Sindic en charge de leur Communauté, demeure ruë et devant le petit saint Antoine, où l’on peut recouvrer leur liste lorsqu’il s’agit de consultation sur les ecritures et signatures suspectes, qu’ils sont seuls en droit de vérifier, comme on le verra dans l’article des Rapports et Verifications d’Experts.
Il y a d’ailleurs dans l’Université et aux extremitez des Fauxbourgs, des Maîtres ès Arts et autres tenans pensionnaires pour les leçons et pour les répétitions du Latin, du Grec, de la Philosophie et des Mathématiques.
Il y a par exemple à cet effet, aux environs du College Mazarini, Messieurs Souplet, quay de Nesle[6] ; le Page, ruë de Nevers ; Roger, ruë des Petits Augustins ; Galande, ruë Mazarini ; Boucher et Henrion, près le passage de la rue de Seine.
Au quartier de l’ancienne Université, Messieurs Fleury, ruë saint Estienne des Grecs ; Cosson et Blin, ruë Chartiere ; Macet, cloître saint Benoist ; Laisné, Cluet, Busselin, Hacland, Guyart, Chastel le jeune et Morice[7], ruë saint Jacques.
Sur les fossez saint Michel[8] jusqu’à l’Estrapade, Messieurs Landemaine, l’Elubois, Martin, des Fevres, du Tal, le Prieur, des Rohes[9], Valot, Parisot et Martin.
Au Fauxbourg saint Antoine[10], Messieurs du Catel l’ainé, près la Raquette ; du Catel le jeune[11], ruë de Reuilly ; Desdurcet[12], rue de Charonne ; Castelet, rue de Charenton ; Roger[13] et Thomas, grande ruë du Fauxbourg ; Mogey le jeune à Pincourt ; Mogey l’ainé, Faucon, Desquinemare, Dupuis, Deschamps, Bussy[14] et Guibert à Picquepuce[15].
Et en divers autres quartiers de Paris, sont Messieurs Davesne, rue Pavée[16] ; Harivel[17], rue de la Cossonnerie ; le Roy, rue Quinquempoix ; Mauger, près la Croix du Tiroir ; Fleury, près le Palais Royal ; Regnard[18], rue de Bourbon ; Clément, rue Jean de l’Espine ; Milot, porte saint Denis ; Bilheult, près le Temple, et du Chesne, à Chaillot[19].
M. de Blegny[20], maitre Expert et Juré-Ecrivain, auteur de l’Ortografe Françoise[21], demeurant à l’entrée de la rue saint André, devant le pont saint Michel, vient de donner au public un nouveau livre de sa composition[22], qui comprend tout ce qui concerne la premiere education des enfans : les Regles et les Exemples de la plus parfaite ecriture, et de la plus exacte ortografe, et de la plus claire Arithmetique ; les Elements de la morale et les formules des lettres, des billets et des actes qui se font sous signatures privées dans le commerce plus ordinaire de la vie civile[23].
Pour le surplus de l’education de la jeunesse, voyez l’article des Collèges, celuy des nobles exercices, et celuy des Mathématiques.
NOBLES EXERCICES POUR LA BELLE EDUCATION[1].
Toutes les Academies de Manège ont esté reduites à deux, et reglées de telle sorte que les pensionnaires y sont distribuez en nombre egal ; l’une est au Carrefour saint Benoist[2], où il y a pour Ecuyers, Messieurs de Lonpré[3], Bernardy[4], et et l’autre qui est dans la ruë des Canettes, a aussi pour Ecuyers, Mrs Vandeüil, Roquefort, et d’Auricour.
C’est dans ces deux Academies, que les jeunes gens sont exercez dans les Sciences et dans les Arts qui conviennent à la Noblesse ; c’est-à-dire, aux Mathématiques et aux exercices des Armes, du Cheval et de la Danse[5].
Messieurs le Perche père, rue de la Harpe[6] ; Liancourt, rue des Boucheries saint Germain, de Brie, rue de Bussy, et du Fay, rue du Chantre, sont les Maîtres en fait d’Armes preposez dans les deux Academies, pour enseigner l’usage de l’Epée.
M. de Beaufort, près la porte saint Honoré, montre dans l’une et dans l’autre, l’exercice de la Pique, du Mousquet et des Evolutions militaires.
Et Mrs Favier[7] et Du Four, rue Dauphine, y montrent à danser.
Il y a d’ailleurs en differens quartiers des Maîtres en Fait d’Armes, qui tiennent salle chez eux, et qui sont dans l’approbation publique ; par exemple, Messieurs de saint André, quay des Augustins, Chardon, rue de Bussy : Minoux, rue des mauvais Garçons : le Perche fils, rue Mazarine : Pillait père, rue Dauphine : Pillart fils, rue des Cordiers : du Bois, près le Jeu de de Metz[8], etc.
M. Liencourt a donné au public un excellent traité de la Pratique des Armes.
Il y a pareillement encore pour les hautes armes, M. Rousseau, qui est ordinairement en Cour[9] : M. Colombon, devant la grande porte du Palais : et M. Chevry, rue des Boucheries saint Germain.
Plusieurs maîtres de Dance dispersés en differens endroits, sont d’ailleurs d’une habilité distinguée ; par exemple, M. de Beauchamp, Maître des Ballets du Roy, et le premier homme de l’Europe pour la composition[10], rue Bailleul : M. Reynal l’aîné, maître à danser des Enfans de France[11], ordinairement en Cour : et Messieurs d’Olivet et Favier cadet, rue du petit Lion : Favre l’aîné, rue de Richelieu : Favre le cadet, rue Platriere : Lestang et Pecourt ainé[12] et cadet, rue Traversine : du Mirail, rue de Seine : Bouteville, rue des mauvais Garçons : des Hayes, devant la Comédie Françoise : Germain l’ainé, rue saint André : Germain le cadet, rue de Bussy : Pestor au Marché Neuf, etc.
Outre ce qu’on a veu dans l’article des Mathematiques touchant les maîtres qui professent et qui enseignent toutes les dépendances, il y a d’ailleurs entre les fameux, Messieurs Goret, Terranneau, Walter, etc., dont on n’a pû recouvrer les adresses.
M. Chartrain qui est également sçavant et illustre, et qui demeure rue du Four saint Germain, enseigne l’Histoire, la Geographie, le Blazon, etc.
Autant en fait M. l’Abbé Brice, Auteur de la Description de la Ville de Paris[13], qui demeure rue du Sepulcre.
M. Veneroni[14], Secretaire Interprète du Roy, ordinairement nommé dans les Tribunaux pour la Traduction et Interpretation des Langues Espagnole et Italienne, enseigne ces deux Langues chez luy, rue du Cœur Volant[15] et en Ville ; c’est celuy même qui a publié un Dictionnaire[16], une Grammaire, et une Nouvelle Metode pour la Langue Italienne[17], et qui a traduit les Lettres du Cardinal Bentivoglio, le Pastor Fido, etc.
Messieurs Martin, rue saint Sauveur : Gracy, rue saint Honoré : et Philippi, rue de Vaugirard, enseignent pareillement les Langues Espagnole et Italienne.
Les maîtres pour la Langue Allemande sont, Messieurs Pascal, rue des mauvais Garçons : Leopol, rue saint Martin : Meremberg, Perger et Benicourt, au quartier saint Germain des Prez.
Les maîtres pour la Langue Angloise sont, Messieurs Paul et Dalais[18], Auteur de l’Histoire de Sevarambes[19], rue des Boucheries saint Germain.
M. de la Croix, près la place des Victoires, enseigne à parler le Turc[20].
Les maîtres pour la langue Arabique sont, Messieurs de Lipy[21] et son neveu, au Collège de Cambray.
Messieurs Veneroni, l’Abbé Brice, et Richelet[22], rue des Boucheries, enseignent la Langue Françoise aux Etrangers.
M. Frosne, Architecte, près la fontaine S. Ovide, enseigne aux personnes distinguées, les Fortifications, l’Architecture civile et plusieurs autres parties des Mathematiques ; on peut le consulter utilement sur les Batimens et sur le Calcul des Toisez.
Messieurs le Pautre[23], rue du Foin, et d’Honneur à l’entrée de la rue de la Coutellerie, enseignent la plus excellente pratique du dessein.
Les maîtres fameux pour le Jeu de la Paume sont, Messieurs Bidault, rue saint Germain l’Auxerrois : Sainctot, rue des mauvais Garçons : Mion, rue de Bussy : Jourdain[24], Cerceau, le Page et Clergé, dont l’Auteur ignore les adresses[25].
M. Revaire, Fourbisseur du Roy, demeure aux Galeries du Louvre[26].
M. Cadeau, aussi fameux Fourbisseur, demeure sur le Pont au Change.
ARMES ET BAGAGES DE GUERRE ET DE CHASSE.
Le magasin Royal des Armes est à l’Arsenal, sous la direction de M. Titon, Entrepreneur Général des fournitures d’Armes[1].
Il y a aussi un grand magasin d’Armes et Equipages de Guerre, chez M. Benicourt[2], devant l’orloge du Palais.
M. marchand quincallier, à l’entrée du quay de la Mégisserie, fait aussi beaucoup de fournitures.
Le plomb pour les Armes à feu, se vend en gros et en détail chez plusieurs marchands, sous l’orloge du Palais, et au Fauxbourg saint Antoine[3].
Messieurs Regnault et Lopinot, Tapissiers, près le Collège Mazarini[4], ont un grand assortiment de Lits, de Tentes et de Pavillons de Guerre.
On en trouve aussi chez les Tapissiers Fripiers des pilliers des Halles[5].
Les Cordonniers qui vendent des bottes vieilles et neuves, et qui entreprennent la fourniture des Régimens, sont placez rue de la Barillerie, près le Palais[6].
Les Sieurs Paul et Daumal, rue saint Honoré, sont de fameux Epronniers[7].
Près la porte saint Antoine, on fabrique des Tambours pour les troupes.
Les charettes et quaissons de guerre, sont fabriquez pour la plus grande part à l’entrée du Fauxbourg saint Antoine.
Les Bahutiers qui font les coffres, malles, fourreaux de pistolets, etc., sont en grand nombre au quartier du Palais, au bout du pont Notre Dame, à l’entrée du Fauxbourg saint Germain, et aux environs de saint Honoré.
On fait sur le quay de la Mégisserie, à la porte du Fort l’Evêque[8], diverses sortes de raizeaux et tirasses[9] pour la chasse.
Les Oizeleurs du même quay[10], vendent les raizeaux à prendre des Rossignols.
Pour les chevaux, mulets, harnois, etc. Voyez l’article suivant.
La manufacture des Buffles pour la Cavalerie est chez M. Jabac, rue neuve saint Medéric[11].
CHEVAUX ET EQUIPAGES.
Le marché pour les chevaux et pour les mulets, se tient les Mercredis et les Samedis non fetez, au bout du Fauxbourg saint Victor, depuis deux heures de relevée jusqu’à six[1].
Les autres jours on trouve des chevaux de toutes espèces, chez les Sieurs Guerte, rue de la Bucherie : François Paris, place Maubert : Charles Paris, rue des Rats[2] : Grenier, cour de la Jussienne[3] : du Pont, cul de sac des Provençaux : Guillory, rue Perdue : Prevost, le Moine, Harasse, Arnoult et Anceaume, rue et devant les murs saint Martin, où sont encore logez les Sieurs Rotelet et Briquet, marchands Hollandois[4], qui ont un grand assortiment des plus beaux Chevaux de Carosse.
Il y a plusieurs Selliers Carossiers, qui tiennent dans leurs Chantiers des Carosses tous faits et des Chaises montées ; par exemple, les Sieurs Gervais et Vignard, rue saint Martin ; Bailleul et des Moulins, rue des vieux Augustins ; Stoquet, dans l’enclos de la foire saint Germain[5] ; Moreau, rue Mazarini ; le Roux, rue des petits Champs ; Treverger, rue de Berry ; l’Amiral, au petit Marché ; Marceau, rue des quatre Vents ; la Ville, rue de Tournon ; Poivret, rue de Taranne ; la Place, rue de l’Esgoust, etc.
Plusieurs Boureliers sont renommez pour les Harnois de la plus grande propreté ; par exemple, les Sieurs Barbier, rue Coquilliere ; Miquelet et Langlois, rue de Seine[6], etc.
Les beaux et magnifiques Carosses de louage pour les Princes, Ambassadeurs et grands Seigneurs etrangers, se trouvent chez les Sieurs Dalençon[7], rue Mazarini ; Dauphiné et du Puis, rue du Four saint Germain ; Clovet, rue des vieux Augustins ; David et l’Escuyer, rue de Seine ; et Guérin, rue des Boucheries saint Germain[8].
Les Remises où l’on tient d’ailleurs des Carosses de louage au mois, à la journée, sont encore rue Mazarine, rue des vieux Augustins, rue des Boucheries saint Germain, rue des Petits Champs, rue de Hurepoix, rue Gît-le-Cœur, rue des grands Augustins, rue de Bussy, etc.[11].
On trouve des Mulets et des Littières à loüer chez M. Mariette, Capitaine des charrois de Monsieur, près la porte saint Jacques, et chez un Bourelier fort stilé aux équipages de mulets, à l’entrée de la rue de Richelieu.
Les Sieurs Rousseau, près la porte du Pont aux Choux[12] : Dole, vieille rue du Temple : Didier, rue des Fossez de Condé : et Jourdain, rue de Bourbon, font des Corps de Carosse qui resistent fort longtemps.
On trouve de bons ouvriers pour les Ressorts et Arcs de Carosses et de Chaises au petit Arsenal, rue de Limoge au Marais, rue des Gravilliers, porte saint Antoine, rue du Sepulcre[13] et enclos de la Foire St Germain[14].
Pour les Glaces de Carosse, voyez l’article des marchandises des Miroitiers.
On fait et on vend dans plusieurs boutiques et angards du Fauxbourg saint Antoine, des Chaises et Soufflets[15] à juste prix.
Les Courtiers qui font vendre et acheter toutes sortes d’équipages, sont les Sieurs de Mouy, rue Geoffroy Langevin : des Lauriers, rue du Four, près l’Hôtel Impérial : la Montagne, place Maubert : la Croix, cul de sac des quatre vents : Jurande et le Breton, rue Bourlabé : le Febvre, rue du petit Heuleu[16], etc.
Le nommé Loüis, logé devant les murs saint Martin, fait principalement le courtage des mules et mulets.
Les Sieurs Brie devant les Incurables ; et Bouton, rue Git le Cœur, au Gallion, sont des particuliers qui ont de bons Remedes pour les maladies des Chevaux[17].
Entre les Marchands en réputation pour le même fait, sont les Sieurs Rabeau, rue de la Corne : du Gas, vieille rue du Temple : Mars, carrefour des trois Maries ; et Lafond, près l’Hotel d’Angoulesme.
La veuve Robillon, Carrossiere au fauxbourg saint Michel, nettoye parfaitement bien les Carosses et Chaises[18].
PASSETEMPS ET MENUS-PLAISIRS.
Le Théâtre du Palais Royal[1], où sont representées les Tragedies, les Pastoralles et autres Piéces en Musique, est ouvert pour toutes les representations les Mardis, les Vendredis et les Dimanches, et encore les Jeudis, lors qu’il s’agit de Pièces nouvelles[2].
Les Livres du sujet se vendent à la porte du Théâtre trente sols en paroles seulement, et en partition onze livres en blanc[3], et douze livres dix sols reliez[4].
M. Berrin, Dessinateur ordinaire du Cabinet du Roy[5], qui donne les Desseins de toutes les décorations, habits et machines des Opera, etc., demeure aux galleries du Louvre[6].
Les Comediens François qui ont leur Hotel rue des fossez saint Germain des prez[7], représentent tous les jours alternativement des Tragedies et des Comedies.
Les Comediens italiens, représentent les Dimanches et les jours que le Theatre de l’Academie Royale de musique est fermé, sur leur Theâtre de l’Hotel de Bourgogne, rue Mauconseil[8].
Messieurs Baraillon pere, fameux Tailleur pour les habits de Theatre[9], et M. son fils pour les masques et autres choses necessaires pour les Ballets et Comedies, demeurent ruë saint Nicaise[10].
Les Sieurs du Creux, au bout du pont Notre Dame, et Boille, rue du Colombier saint Germain, vendent aussi des Masques de Theâtre et de Carnaval[11].
Mademoiselle Poitiers, vis à vis les Quinze-Vingts, rue saint Honoré, fait des Coëffures en cheveux pour les Balets et Opera.
Les Sieurs Frangeon et la Croix, Brodeurs des Habits pour les Balets du Roy, demeurent le premier rue saint Estienne, à la Ville neuve, et l’autre, rue neuve saint Denis, proche la porte.
Le Sieur Roussard, Plumassier du Roy, tient un grand magasin de Plumes pour les Balets et Tragedies, rue saint Honoré.
Messieurs Cossard et Guerinois vendent toutes sortes d’Etoffes or et argent pour les Balets, Opéra et Mascarades, ils demeurent ruë saint Denis, près le grand Châtelet.
Autant en fait, M. Harlier, ruë de la Coutellerie, qui fait et vend des Etoffes brodées or et argent.
Le Sieur du Vandiet, Sculpteur, pour la fabrique des Marionnettes et Mannequins, demeure rue de Hurepoix, près le pont saint Michel[12].
Le Sieur Careme, qui fait les Feux d’artifices de l’Hotel de Ville et de l’Opera[13], demeure rue Frementeau[14].
Le Sieur Morel, même talent, demeure rue de Tournon.
Le Sieur du Mont, place Maubert, montre les tours de Gibeciere[15].
On tient tous les Dimanches matin sur le quay de la Mégisserie, du costé du Châtelet, une espèce de marché d’Animaux vivans pour le plaisir ; sçavoir, Lapins, Pigeons, Oiseaux de cages[16], Cochons d’Inde, etc.
Les Boules de Buis et de Gayac à jouer, se font en perfection par le Sieur Baudry, Tourneur, rue du petit Lion, et par un autre Tourneur de la rue Troussevache.
Les Epiciers Orangers de la rue de la Cossonnerie, font venir des Boules de Marseille qu’ils donnent à fort grand marché.
Les Jeux d’Echets et Triquetracs se font et se vendent chez les Tablettiers du Marché Neuf et de la rue des Assis.
Les Academies de Jeux de Cartes ont été defendues, et on ne joue publiquement dans les Jeux de Paume qu’au Billard[19].
Pour les fameux Maîtres de Dance et de Paume, voyez l’article des Nobles Exercices.
Pour les Joueurs d’Instrumens, voiez l’article de la Musique.
Le Sieur Alexandre Vauboam[20], rue des Assis, fait des Castagnettes en perfection.
JARDINAGES.
Monsieur le Marquis de Villacerf[1], Sur-Intendant et Ordonnateur des Batimens et Jardins du Roy[2], demeure rue de l’Egout, près la place Royale.
M. le Nostre, Directeur et Controlleur des Batimens et Jardins de Sa Majesté[3], demeure aux Tuilleries[4].
M. le Bouteux, neveu de M. le Nostre[5] et Directeur de l’Orangerie des Tuileries[6], demeure à l’Arsenal.
M. Carbonnet, aussi Jardinier de Sa Majesté, demeure près saint Roch, tous trois après M. le Nostre, ont un grand talent pour les desseins de Parterres, de Bosquets, etc.
M. Balon, Directeur de la Pépiniere du Roule[9], demeure là même.
Il y a encore divers autres Jardiniers de grands Seigneurs, qui sont renommez pour les compartimens, par exemple,
Messieurs de la Saulsaye à l’Hotel de Condé : de Marne, rue de l’Egout près la place Royale : Godeau, près saint Roch à l’Hôtel de saint Poüange[10], etc.
Les Jardiniers qui sont exercez à la construction des cabinets et ornemens de treillages[11], sont entr’autres Mrs de la Saulsaye[12] et Godeau ci-devant désignez : Carpentier à l’Hotel de Lesdigüires[13], et au Fauxbourg saint Antoine : le Roux, rue de Pincourt : Hennetin, rue de la Muette[14] : et le Normand, rue de Montreuil.
Les Jardiniers qui font commerce de Fleurs, Arbres et Arbustes pour l’ornement des Jardins, sont au Fauxbourg saint Antoine[15] : les Sieurs Julien et Guyot dit petit Claude, ruë de Pincourt : Chevalier, ruë des Amandiers : Tremel et Grebey, rue de la Raquette : le Breton, rue de Charonne : du Puis, Huby et Hely, ruë de Baffroy[16] : Gaumont Jacques et du Buisson, grande ruë du Fauxbourg : Marechal, rue saint Bernard, etc.
Et en divers autres quartiers de la Ville et des Fauxbourgs sont les Sieurs Thibaut fils, rue des Boullais : Baptiste, près les Invalides : Jacques, ruë de Taranne[17] : des Crochets, près la porte saint Martin : Besnard, Fauxbourg saint Laurent, etc.
Le Sieur Billette, Jardinier du Roy, dont la femme est Bouquetiere de Sa Majesté, a de très belles fleurs et de très beaux arbustes : mais il est ordinairement en Cour.
Le Sieur Baudouin, Jardinier Marager[18], près la Barrière des Incurables[19], cultive toutes sortes de Fruits et de Legumes precosses avec un succez merveilleux.
M. Tournesol[20], demonstrateur au Jardin du Roy, entend particulierement la culture des plantes medecinales[21].
Aussi fait un des Pères Minimes de la Place Royale.
On trouve chez les Provençaux, au cul de sac de saint Germain l’Auxerrois[22], rue de l’Arbre sec, des Orangers, des Citronniers, des Jasmins, des Mirthes et des oignons de Tubereuses, de Narcisses de Constantinople, de Hiacinthes Orientales, de Lis Alphodelles, de Martagons Pomplions, etc.
Les Mercredis et Samedis on tient sur le quay de la Megisserie, une espèce de marché franc pour les fleurs, arbres et arbrisseaux[23] ; où l’on trouve d’ailleurs des graines de choux-fleurs, et des cardons d’Espagne.
Les Jardiniers d’Orléans qui apportent tous les ans à Paris vers la fin de Septembre, une fort grande quantité d’arbres fruitiers à hautes et basses tiges, logent pour la plûpart grande rue du Fauxbourg saint Antoine, au Nom de Jésus et aux deux Clefs[24].
On peut d’ailleurs en tous temps trouver un grand assortiment d’arbres fruitiers chez les Sieurs Le Faucheur à Bagnolet, et Robineau au Menil-Montant.
Le Sieur de la Forest, concierge de la Samaritaine[25], fait des Pompes et autres machines pour l’elevation des eaux.
Ruë saint Pierre, du coté de la rue Montmartre, on fabrique une sorte de pompe industrieuse qui n’est pas d’une grande depense, et au moyen de laquelle un seul homme peut elever sans peine et sans effort huit ou dix muids d’eau par heure, l’Inventeur offre d’en faire la demonstration aux curieux, aussi bien que des Orloges et Cadrans pour les vens, au soleil et à la lune, qu’il fabrique d’ailleurs pour la commodité du public.
Pour les livres de Jardinages, voyez l’article du commerce de Librairie.
Le Sieur le Febvre, sur le quay de la Mégisserie, a un grand assortiment de graines et oignons de Jardins[26].
On vend des pots de terre à ances bronzez et dorez pour l’ornement des Jardins, chez le Sieur du Vivier, grande rue du Fauxbourg saint Antoine, à l’entrée de laquelle on vend d’ailleurs des caisses peintes en fayances.
Chacun peut faire fabriquer à son gré des pots de fayance pour les Jardins à la Fayancerie de saint Cloud.
Ceux qui sont emaillez en violet et tachetez de blanc, viennent de la Fayancerie de Roüen[27].
TAPISSERIES[1] ET MEUBLES ORDINAIRES.
Il y a un magasin de Tapisseries de Flandres[2], rue du petit Lion[3], et un autre pour les Tapisseries de Beauvais[4], rue de Richelieu.
Les Marchands Forains qui negotient les Tapisseries d’Aubusson[5], sont rue de la Huchette et aux environs.
M. Dansvüiche[6], carrefour sainte Opportune, fait commerce en gros de Bergames[7] et Tapisseries de Rouen, façon de Hongrie[8].
Les Tapisseries Bergames, Damas-Caffart[9], petites Etoffes, Satin de Bruge[10], Taffetas des Indes et diverses etoffes à faire du meuble, se vendent en détail et en diverses boutiques et magasins près l’aport de Paris.
Les Marchands Tapissiers renommez pour les meubles magnifiques, sont entre plusieurs autres Messieurs Bon l’ainé, Tapissier du Roy, rue Tictonne ; Bon le cadet, Tapissier de Monsieur, rue aux Ours[11] ; Barelle, à Luxembourg ; Montonnet, Cellier et Mendron, rue Michel le Comte[12] ; Bernier et Malet, rue des Bourdonnois, etc.
Messieurs Cussy aux Gobelins, Boulle aux galeries du Louvre[13], le Febvre, rue saint Denis au Chesne vert[14], etc., travaillent par excellence aux meubles et autres ouvrages de marquetterie.
M. Marseille, ruë S. Denis, près la Sellette, vend des Tapisseries de cuir doré de Flandres.
Celles de France se fabriquent près la porte saint Antoine.
Les Cabinets[15], Bureaux, Biblioteques et autres meubles de placages[16], de noyers, d’ébène, de cedre, etc., sont fabriquez et vendus au Fauxbourg saint Antoine, à la porte saint Victor, rue neuve saint Mederic, rue Grenier S. Lazare, rue du Mail, etc.
Il y a sur la Ville Neuve un très grand nombre de Menuisiers qui travaillent à toutes sortes de meubles tournez et non tournez[17].
Les Tapissiers-Fripiers qui vendent et loüent toutes sortes de meubles[18] faits, sont pour la plupart sous les pilliers des Halles, rue de la Truanderie, Montagne sainte Genevieve, Descente du Pont Marie, et[19] rue Grenier sur l’eau.
Le Sieur Quenel, rue des Bourdonnois, fait venir des Chaises de Jonc d’Angleterre[20].
Il y a plusieurs Argenteurs et Doreurs pour les meubles de fer rue Dauphine, rue de la Verrerie et Fauxbourg saint Antoine[21].
Le Sieur Baudry, Tourneur, rue du petit Lion, fait et vend des Mortiers et Pilons de Boüis pour les officiers[22], d’une propreté particulière.
Pour les Tableaux et Meubles de la Chine, voyez l’article des Curiositez de cabinet.
Il faut neanmoins ajouter que les Sieurs Charpentiers et Bourgeois, quay de l’Ecole, peignent et vendent les portraits de la Cour en bordures[23] pour l’ornement des chambres et des salles.
Pour les Lits de Camps, Tentes et Pavillons, voyez l’article des Armes et Bagages de Guerre.
Pour le Linge, voyez l’article des Toilles et Dentelles de fil.
Les Sieurs Roügeot, vieille rue du Temple, et Landois, rue Neuve saint Honoré, ont une grande habitude à bien raccommoder et remettre en couleur les Tapisseries de haute lisse.
Les Tapisseries peintes sur du Bazin façon de haute lisse[24], se vendent dans un magasin prés les Quinze vingts.
On vend des Coutils en gros au Bureau des Marchands Tapissiers rue saint Martin, et encore chez Messieurs Milon, même rue, et Prevost, près l’Hotel de la Monnoye.
CHAIR ET POISSON.
Pour le Bureau des Marchands-Bouchers, voyez l’article des Bureaux publics.
Les Boucheries de Paris qui sont ordinairement ouvertes sont près l’aport de Paris, place aux Rats[1], quartier des Quinze-vingts[2], marché du Temple[3], coin de S. Paul[4], porte S. Antoine[5], marché Neuf[6], montagne sainte Geneviève[7], place Maubert[8], Fontaine S. Severin, quartier S. Nicolas des Champs[9], rue Montmartre[10], rue Comtesse d’Artois, pointe saint Eustache ; rue de Bussy, petit Marché, Croix rouge[11], et ruë des Boucheries saint Germain.
Dans toutes ces Boucheries, un Boucher seulement vend les jours maigres pour les malades.
En Carême, le détail de la viande de Boucherie, de la Volaille et du Gibier appartient à l’Hotel Dieu où se tient alors la principale Boucherie[12], mais on ne laisse pas de vendre de la viande pour les malades au profit de cet Hopital à la Boucherie du petit Marché saint Germain, à celle du marché du Temple, à celle de la place aux Rats, et à celle de la rue saint Honoré près les Quinze-vingts.
M. Thibert, Boucher de cet Hopital, demeure près l’aport de Paris[13].
Entre les Bouchers qui font de grosses fournitures à la livre pour les grands Seigneurs, sont à l’aport de Paris, Messieurs Boücher, Maücousin, Crochet et Tibert ; au cimetiere saint Jean, Messieurs Charles de Liziere et Aubry ; près saint Nicolas des Champs, Mrs Laval, Triplet, Laurent et la veuve Hotaüt ; à la grande Boucherie saint Germain, Mrs Madelin, Cottard, Valet, Bricet et Gallier ; à la rue Montmartre, M. Parisot ; et montagne sainte Genevieve, Mrs Gaudron et le Lievre.
Les Detailleurs de Tripes et de Pieds de Moutons qui sont dispersez dans tous les quartiers, les achetent en gros tous les matins près l’aport de Paris.
Le Marché aux Bœufs et Moutons se tient à Sceau près le Bourg la Reine, les Lundis et Mardis ; et celui des Veaux à Paris sur le Port de la Greve presque tous les jours et principalement le Vendredi[14].
Le Marché de la Volaille, du Gibier[15], des Agneaux et des Cochons de lait se tient sur le quay des grands Augustins presque tous les jours[16], mais principalement les Mercredis et Samedis[17].
Les Rotisseurs fameux pour les grandes fournitures, sont les Sieurs Guerbois près la Boucherie saint Honoré[18], et Meüsnier rue du Temple, qui entreprend d’ailleurs les plus grandes Nopces et Festins avec beaucoup de réputation.
Entre les Charcutiers renommez, sont les Sieurs du Cerceaü rue de l’Arbre sec, pour les Jambons façon de Mayence ; Robinot montagne sainte Genevieve[19] pour les Andoüilles ; et de Flandres ruë des Barres pour les bons cervelats.
La foire du Lard et des Jambons se tient le Mercredi Saint ruë et parvis Notre Dame[20].
M. Fagnaült Ecuyer de cuisine[21] de Monseigneur le Prince, fait de très excellentes andoüilles qu’il vend à des personnes de connoissance.
Le Sieur Olivet près la porte de Richelieu, fait un commerce particulier de Boudin blanc et de pieds à la sainte Menehoult.
Le Sieur Boursin Traiteur près la place des Victoires, est renommé pour le Boudin blanc[22].
On peut par le Messager de Blois recouvrer en hiver de très bonnes Andouilles et Langues de porc fourrées, et par celuy de Troyes des Langues de porc et de mouton fumées.
On trouve des Mortadelles d’Italie et des Saucissons de Boulogne[23], chez le Sieur Pilet Epicier grossier[24] rue de l’Arbre sec devant saint Germain l’Auxerrois.
On en trouve aussi quelque fois tout proche chez les Provençaux[25].
Le marché du Poisson d’eau douce pour la vente en gros, se tient au quartier des Halles à l’entrée de la rue de la Cossonnerie.
La vente en gros du poisson de mer se fait à la Halle au Poisson[26] par les Officiers vendeurs de marée[27].
Passé huit heures du matin on ne trouve plus de Poisson de mer ni d’eau douce aux Halles, si ce n’est de la seconde main comme dans les autres marchez.
Les Marchands qui font commerce en gros de Morues et Harangs, sont M. Corrüe et la veuve de Coste rue des Prescheurs, et Mesdames Thibault, Levier, Estancelin et Ferrand sous les Pilliers des Halles[28].
Il y a des bateaux et boutiques de poisson sur la riviere entre le Pont neuf et le Pont au change, où l’on vend des carpes et brochets en gros.
Le Ton mariné se vend chez les Epiciers de la rue des Lombars et de la ruë de la Cossonnerie.
La Gelée pour les malades se vend en tous les quartiers de Paris chez presque tous les Traiteurs, et chez quelques Apoticaires, et encore aux Enfans trouvez parvis Notre Dame.
Les Hameçons qui servent pour la pêche à la ligne, se vendent chez les Chaisnetiers[29] du quay de Gesvre[30] et chez ceux de la rue saint Denis.
MARCHANDISES DE BEURRE ŒUFS, FROMAGES ET LEGUMES.
Le Bureau des Marchands Fruitiers, Orangers, Fromagers, Beurriers, etc., est à présent au Cloître saint Jacques de l’Hôpital[1].
Les Jurez en Charge de cette Communauté[2], sont les Sieurs Ravenel l’ainé[3], ruë des Precheurs ; Marié, place Maubert ; Cheron et Ravenel le jeune, sous les piliers des Potiers d’étain.
Ceux d’entre les Maîtres de cette Communauté qui font commerce en gros, de Beurre frais et salé, Œufs et Fromage, sont lesdits Sieurs Chéron et Ravenel[4] ; et encore les Sieurs Baron, rue de la Poissonnerie ; le Clerc l’ainé[5], rue de la Cossonnerie ; Maloüvrier, Roger[6], le Clere le jeune[7], Hüe, Guilbert, Samson ainé et Samson cadet sous les mêmes piliers, Bacquet ainé, Bacquet cadet, et Guilloü[8], rue des Precheurs.
Autant en font Mesdames Prignet, Bonvallet Alexandre et Prevost, rue des Precheurs.
Les Sieurs Bazin frères, rue Mondetour, qui font aussi commerce d’œufs[9], tiennent d’ailleurs grand magasin de Fromage de Brie, de Beauvais, de Marolle, de Pont l’Evêque et autres.
Autant en font les Sieurs du Tarre sous les mêmes Piliers, et Godeau[10] rue des Precheurs.
Sous les mêmes piliers jusqu’à neuf heures du matin, on trouve des païsans qui vendent en petits pains le beurre de Vanvre[11].
Le Beurre en pots et en tinettes d’Isigny et autres lieux, est encore commercé par les Epiciers de la rue de la Cossonnerie.
On peut recouvrer du Beurre de Bretagne de la Prevalaye[12] par l’entremise du Messager ordinaire.
Il en vient d’Isigny aussi de très excellent en petits pots, en hiver seulement, qui est commercé principalement par lesdits Sieurs Ravenel, Baron, Güilloü et la veuve Prunier.
Les Facteurs des marchandises cy-dessus qui vendent pour les Marchands forains[13], sont les Sieurs Val, Barthelemy, Ravenel et la Ramée, quay des Augustins, et encore lesdits Sieurs Baron, Ravenel le jeune, et Samson l’ainé cy devant nommez.
Les Facteurs pour la vente du Beurre de Normandie[14], sont les Sieurs Aüfroy, Hüe et Clicot, rue Betizy ; Levé, rue Tirechappe, et Prévost, rue de la Monnoye.
Les Legumes se vendent en gros les matins jusqu’à huit heures dans la rue de la Lingerie, et en détail dans tous les marchez[15].
A la decente du Pont Marie qui va au port saint Paul, il arrive bien souvent des Fromages de Brie qu’on vend en gros[16].
Pour les Fromages de Rocfort, voyez l’article suivant.
Les Fromages de Lorraine arrivent au Chariot d’or devant l’Abbaye saint Antoine, et en quelques autres hotelleries du même quartier.
OFFICES DE FRUITERIES.
Il y a un grand nombre de Confiseurs rue des Lombards[1], et quelques uns ruë saint André, et rue saint Honoré près le Palais Royal, qui vendent en gros et en détail toutes sortes de confitures seches et liquides de Dragées, de Massepains, de Biscuits amers[2], etc.
On peut par le Messager de Dijon recouvrer deux sortes de Confitures exquises et inimitables ; à sçavoir, des Prunes de Moyeux[3] et de l’Epine vinette[4].
Il y a un Patissier, rue Bailleul près la Croix du Tiroir, et un autre rue saint Nicolas au Fauxbourg saint Antoine, qui vendent en gros et à juste prix aux Officiers, Aubergistes et Limonadiers, des biscuits, des macarons, des craquelins[5], etc.
On trouve des Biscuits, des Macarons, des Massepains, des Cornets, etc., chez tous les Patissiers de Paris, entre lesquels le Sieur de l’Etoile rue saint Antoine près les Filles sainte Marie, fait de très bons Biscuits d’amendes ameres.
Le Sieur Billard, rue Montorgueil, est renommé pour les Biscuits façon de Blois[6].
Les fruits en gros se vendent le matin à la Halle aux bleds depuis trois ou quatre heures jusqu’à huit.
Sur la Greve de l’Arsenal, vis à vis l’Isle Louvier, il arrive tout l’Eté et tous les jours aux mêmes heures, des batteaux de Fruits nouveaux venant de saint Seine et Route[7], qui sont vendus en gros par paniers aux Fruitieres qui font le détail.
Il arrive aussi frequemment des batteaux de pommes et poires venant de Normandie sur le quay de l’Ecole.
Les Vins Muscats et de Canaries se vendent en detail aux environs de la Croix du Tiroir[8].
Les Provençaux qui logent au cul de sac saint Germain l’Auxerrois, vendent en gros des Fromages de Rocfort, des Olives, des Anchois, du Vin de saint Laurent, des Figues, des Raisins, des Brugnons, des Amandes et autres fruits secs de Provence.
Autant en font les Epiciers de la rue de la Cossonnerie, qui vendent d’ailleurs des Capres fines, des Oranges et des Citrons de Provence, de la Chine[9] et de Portugal.
Messieurs Lion, rue de Truanderie[10], et Jourdan, ruë S. Denis, au cheval blanc[11], tiennent aussi magasin de fruits de Provence[12].
Le Sieur Chaillou, rue de l’Arbre sec ; de Rere, rue Dauphine, et Regnault au Jeu de Metz, sont renommez pour le bon Chocolat et pour le Caffé en graine et en poudre.
On vend un Traité curieux du Thé, du Caffé et du Chocolat, chez la veuve Nion, quay de Nesle[13].
Les Sieurs Huré, place Dauphine[14], et Letgüyüe, rue Dauphine, sont renommez pour les bons melons.
Le Sieur Luquet, rue saint Denis, devant la rue du petit Lion, fait et vend des carafons de liege fort legers et fort propres pour rafraichir les liqueurs à la glace[15].
Le Sieur Joubert, qui demeure au quartier de la Croix du Tiroir, rue des vieilles Etuves, à l’enseigne du Soulier d’or, vend des Olives et des Anchois[16] à juste prix pour les Cabaretiers et Aubergistes.
Il y a un magasin de Pistaches[17], rue Bourlabé, chez Madame Nave.
Pour le sucre et autres denrées domestique, voyez ci-après l’article d’Epiceries et denrées domestiques.
PANNETERIE ET PATISSERIE.
Entre les Patissiers renommez pour la patisserie, sont les Sieurs le Coq, rue de l’Université, quartier saint Germain[1] ; le Hongre, rue saint Antoine, près les Jesuites ; Mignot, rue de la Harpe[2] ; Berthelot, rue saint Louis du Palais ; Luce, près les Basions Royaux[3] ; Sonnet, près saint Roch ; Bouliet, rue des Déchargeurs ; Gravier, à l’entrée de la rue saint Antoine ; la veuve Langlois, à la Bazoche, rue saint André[4], et pour ce qui regarde les Biscuits, Macarons, Craquelins, Massepains, Cornets, voyez l’article precedent.
M. Prevost, Boulanger de Monsieur et de Madame[5], demeure près le Palais Royal.
Le Sieur Verité, Boulanger, près la Magdelaine[6], fournit Nosseigneurs du Parlement, et est fort renommé pour le Pain de Seigle et pour le Pain au lait[7].
Il y a plusieurs autres Boulangers renommez pour diverses sortes de Pains, par exemple, les Sieurs Dantan, près les Jacobins, pour le petit pain ; de Lorme, rue aux Ours ; et le Comte, au cimetiere saint Jean, pour le pain molet[8] ; des Monceaux, rue de Tournon, et le Comte, rue Galande, près la place Maubert, pour différentes sortes de Pains[9].
La veuve Ronay, rue saint Victor, fait un pain de table excellent de toutes farines, qu’on nomme Pains à la Joyeuse[10].
Il y a dans la Cour des Quinze-Vingts plusieurs Boulangers qui font un Pain de menage[11] de toutes farines qui est trouvé d’un bon goût.
Le Boulanger qui fabrique le petit pain de mouton pour les enfans[12], demeure rue de Seine, quartier saint Germain[13].
Le Sieur Ozanne, rue de Guenegaud, est renommé pour le pain Paget[14] et pour une sorte de pain façon de Gonesse[15].
Le Sieur Jacques, rue saint Honoré, est renommé pour le pain biscuit qu’on mange avec les liqueurs.
Les Sieurs l’Esteuve, près saint Medard, et Adam, rue saint Denis, au Roy François[16], fabriquent des Fours pour le public.
Il y a plusieurs Paindepiciers rue Marivaux[17] et porte S. Denis.
MARCHANDISE DE VINS ET D’APRESTS.
La Halle aux Vins[1] est à la porte saint Bernard, où il y a des Bureaux pour les droits du Roy[2]. On y trouve de bon et franc vin de Bourgogne chez le Sieur Compagnot.
Le Bureau des Maîtres et Gardes de la marchandise de vin[3], est rue Grenier, sur l’eau, derriere saint Gervais.
Tout proche rue des Barres, M. Milon fait commerce en gros de Vins de Champagne[4].
Du nombre des douze Marchands de Vins du Roy[5], qui font les grandes fournitures en pieces et en bouteilles, pour la Cour, pour l’armée et pour le public, sont Messieurs Cresnay rue Notre Dame[6], de Bray rue de la Huaumerie, Bourdois au bout du Pont saint Michel, Petit rue des Petits Champs, Bourdois près l’aport de Paris, Morisson[7] rue de la Huchette, Darboullin rue Coquilliere[8], Tardiveau Fauxbourg saint Marcel, Hardon[9] rue Beaubourg, Triboulleau rue de la Mortellerie[10], Alexandre rue des Assis, etc.
Et du Nombre des vingt cinq[11] sont Mrs Groü Doyen, Avrillon près le Puits Certain, Coquart rue du Temple, Charles rue de la Huchette, Baron rue du Paon, Rousseau rue d’Avignon[12], Sellier montagne sainte Genevieve, Paris près la Grève, Moricault l’ainé place Maubert, Roussillard près le Pont Marie, Riberolle Isle Notre Dame, Moricault le jeune rue des Boucheries saint Germain, Forel joignant la Comedie Françoise[13], Baron et Guibault au cimetiere saint Jean[14], Gaudin près le Pont Notre Dame, True rue Galande, la Nopce près le Palais, Courtois, rue saint Honoré, le Gendre rue des Noyers, Migret Fauxbourg de Richelieu, etc.
Il y a plusieurs autres Marchands renommez pour les fins Vins et pour la belle Viande, par exemple, Messieurs Lamy aux trois Cuilleres rue aux Ours[15], Loisel aux bons Enfans[16] près le Palais Royal, Fitte au grand Loüis rue Bailleul[17], Berthelot à la Conférence rue Gémis Laurent, du Monchel au Soleil d’or rue saint André, du Test à la Corne rue Galande, de Sercy à la petite Galere rue de Seine[18], etc.
Il y a d’ailleurs en différens quartiers de la Ville et du Fauxbourg des Traiteurs et Marchands de Vins qui font nopces ou qui tiennent de grands Cabarets, et où il se fait de gros Ecots, par exemple, Mrs Clossier à la Gerbe d’or rue Gervais Laurent, Blanne à la Galere rue de la Savaterie, Bedoré au petit Panier rue Tirechape[19], Robert près les Consuls[20], Aubrin à la Croix Blanche rue de Bercy[21], Martin aux Torches cimetiere saint Jean[22], Guérin à la Folie rue de la Poterie, Payen au petit Panier rue des Noyers, Cheret à la Cornemeuse rue des Prouvaires[23].
On peut aussi boire et manger proprement et agréablement au Loüis près le Jeu de Metz[24], à la porte S. Germain rue des Cordeliers, à la Reine de Suède rue de Seine, aux Carneaux rue des Déchargeurs, à la petite Bastile rue Betizy[25], au petit Pere noir rue de la Bucherie[26], aux trois Chapelets rue saint André, à la Galère rue saint Thomas du Louvre[27], au Soleil des Perdreaux[28] rue des Petits Champs, au Panier fleuri rue du Crucifix saint Jacques de la Boucherie[29], à la Porte saint Denis chez Hory, à la Boule blanche, et au Jardinier[30] Fauxbourg saint Antoine.
Les Marchands de Vins qui vendent quelquefois en gros et qui debitent beaucoup au pot[31] et en bouteilles, sont entr’autres, Messieurs Mariette, au carrefour saint Benoist, de la Cour rue du Crucifix saint Jacques de la Boucherie, Bernard devant le Pont Neuf, Saulsay rue des Poulies, Rougeault près l’aport de Paris, Bricet Butte saint Roch, Haumont et Berthelot rue des Boucheries saint Germain, des Hottes rue de la Fromagerie, Darlu, Hardouin et Joly près le Palais Royal.
Le même M. Joly donne fort bien à manger à trente sols par tête[32].
HOSTELS GARNIS ET TABLES D’AUBERGES.
Il y a des Appartemens magnifiquement garnis pour les grands Seigneurs à l’Hotel de la Reine Marguerite rue de Seine[1], et à l’Hotel de Bouillon quay des Théatins.
Il y a encore plusieurs autres Hotels meublez en differens quartiers, par exemple, le grand Duc de Bourgogne rue des petits Augustins, l’Hotel d’Escosse rue des saints Pères, l’Hotel de Taranne, l’Hotel de Savoye, et l’Hotel d’Alby rue de Charonne, l’Hotel de l’Isle, l’Hotel de Baviere, l’Hotel de France, et la Ville de Montpellier rue de Seine, l’Hotel de Venise, et l’Hotel de Marseille rue saint Benoist, l’Hotel de Vitry, l’Hotel de Bourbon, l’Hotel de France, et l’Hotel de Navarre rue des grands Augustins[2], la Ville de Rome rue des Marmouzets, l’Hotel de Perpignan rue du Haut Moulin, l’Hotel de Tours rue du Jardinier[3], l’Hotel de Beauvais rue Dauphine, l’Hotel d’Orléans rue Mazarine, l’Hotel du saint Esprit rue de Guenegaud, l’Hotel de saint Agnan rue saint André, l’Hotel d’Hollande[4], l’Hotel de Beziers, l’Hotel de Brandebourg, l’Hotel de saint Paul et le grand Hotel de Luyne rue du Colombier.
On mange à table d’Auberge[5] dans presque toutes les maisons garnies cy-devant designées à vingt, à trente ou à quarante sols par repas[6] : mais l’Auteur ignore encore sur quel pied elles sont reglées chacune en particulier[7], en attendant sur cela un plus grand eclaircissement, les Provinciaux peuvent s’assurer qu’on loge et qu’on mange d’ailleurs dans les Hotels et Auberges ci-après aux differens prix qui seront marquez, par exemple :
A quarante sols par repas à l’Hotel de Mantouë rue Mouton[8], à l’Hotel de l’Isle de France rue de Guénégaud, etc.
A trente[9] au petit Hotel de Luyne rue Gît le Cœur, à la Galere rue Zacharie, aux Bœufs et aux trois Chandeliers rue de la Huchette, etc.
A vingt à l’Hotel d’Anjou rue Dauphine, au petit S. Jean[10] rue Gît le Cœur, au Coq hardi rue saint André[11], à la Croix de fer rue saint Denis[12], au Pressoir d’or et à l’Hotel de Bruxelle rue saint Martin[13], à la Croix d’or rue du Poirier, à la Toison rue Beaubourg, etc.
A quinze à la Ville de Bourdeaux et à l’Hotel de Mouy rue Dauphine, à l’Hotel couronné rue de Savoye, au petit Trianon rue Tictonne, à la ville de Stokolm rue de Bussy, à la belle Image rue du petit Bourbon[14], au Dauphin rue Maubuée, etc.
A dix sols[15] au Heaume rue du Foin, au Paon rue Bourlabé, au Gaillard bois rue de l’Echelle, au gros Chapelet rue des Cordiers[16].
Il y a d’ailleurs quelques Auberges où il y a trois tables différentes, à quinze, à vingt et à trente sols par repas, par exemple, à la Couronne d’or rue saint Antoine[17], au petit Bourbon sur le quay des Ormes, et à l’Hôtel de Picardie rue saint Honoré[18].
Les gens qui ne peuvent faire qu’une très mediocre dépense, trouvent d’ailleurs dans tous les quartiers de Paris de petites Auberges où on a de la soupe, de la viande, du pain et de la biere à suffisance pour cinq sols[19].
FIN DU TOME Ier.