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Le livre commode des adresses de Paris pour 1692, tome 1/2

LE LIVRE COMMODE

Reading edition

CONTENANT les Adresses de la Ville de Paris et le Trésor des Almanachs POUR L’ANNÉE 1692.

AFFAIRES ECCLÉSIASTIQUES.

Monseigneur l’Archevêque de Paris donne Audience aux particuliers dans les appartemens de l’Archeveché, près Notre-Dame, le matin à onze heures quand il est à Paris. C’est au même lieu qu’on s’adresse à Monsieur de Morange pour impetrer les dispenses et autres grâces Ecclésiastiques qui emanent de mondit Seigneur.

Monsieur Ameline Grand Archidiacre, et M. de la Baude Archidiacre de Brie, demeurent au Cloître.

Messieurs les Abbez Daquin[1] et de Bourlemont Agens du Clergé, demeurent ; sçavoir, le premier au Jardin du Roi[2], et le deuxième ruë d’Enfer près les Chartreux.

Monsieur de Bouquenet Doien de Notre Dame, à qui l’on s’adresse pour les affaires du Chapitre, demeure dans le Cloître, et tient Chapitre les Lundis, Mercredis et les Vendredis.

M. Chéron Official de Paris, à qui l’on s’adresse pour obtenir permission de publier Monitoire[3], demeure ruë du petit Musc près l’Arsenal. On le trouve aussi bien souvent à la maison de Pincourt rue des Amandiers Fauxbourg saint Antoine[4].

Il tient son Audience en la premiere cour de l’Archeveché, le Mercredi, et le Samedi à midi, où l’on porte toutes les Causes concernant les fonctions Curiales et les Accessoires ; et par conséquent les questions matrimoniales, la Morale des Prêtres[5], etc.

M. Coignet Promoteur de cette jurisdiction, qui conclud pour la manutention des Canons et Discipline Ecclésiastique, est Curé de la Paroisse de S. Roch.

M. Robert Grand Pénitencier qui absout les cas reservez[6], confesse presque tous les matins et quelquefois l’apresdiné.

M. Le Chantre de la même Eglise[7], à la nomination duquel sont tous les Maitres et toutes les Maitresses des petites Ecoles de Paris, et qui connoit des causes concernant cette profession[8], demeure aussi dans le Cloître, où il tient son Audience le Jeudi à trois heures de relevée.

Messieurs Jousse et Moussinot au Parvis. M. Marais ruë Cocatrice, et M. Chevalier ruë saint Pierre aux bœufs, sont les quatre Marguillers Laics de l’Eglise de Paris.

Les Procureurs de l’Officialité et les Notaires Apostoliques chez qui on peut passer tous actes recevables en Cour de Rome, sont tous établis ruë Neuve, Cloître et Parvis Notre Dame.

Les douze Banquiers Expeditionnaires en Cour de Rome, par l’entremise desquels on obtient toutes les Bulles et Expéditions du saint Siége, à peine de nullité et d’amende[9], sont :

Messieurs

Du Bourgt, ruë Bailleul.

De la Nouë, ruë de la Harpe.

Le Pelletier, ruë saint Severin[10].

Daquinet, Parvis Notre Dame.

Noyer, ruë de la Licorne.

Ruelle, ruë des Prouvaires.

Le Roy, ruë Bardubec.

Chubuté, ruë des Prêtres saint Germn l’Auxerrois[11].

Le Zineau, ruë des Massons[12].

Antoine, ruë saint Christophle.

Beaudet de Beaumont, ruë saint André.

Le Maine, ruë Hautefeuille[13].

On trouve des instructions très importantes sur l’obtention et sur le dénombrement des Benefices de France, dans les livres que M. Le Pelletier a composés, et qu’il vend chez luy[14], et encore dans quelques autres que Michallet a imprimés, ruë saint Jacques à l’Image saint Paul.

Le Sieur François Muguet[15] seul Imprimeur de l’Archeveché pour les Mandemens, Monitoires, Jubilez, Catéchismes, etc., demeure rue de la Harpe.

Les Brefs à l’usage de Rome, se vendent chez la Veuve Coignard, rue Saint Jacques[16].

Les usages Romains, à scavoir Breviaires, Diurnaux, Missels, Rituels, Processionnels, Antiphonètes, Graduels etc. se trouvent chez presque tous les Libraires de la rue S. Jacques, et particulièrement chez la Veuve Coignard, et chez les Sieurs de La Caille[17], Josse et Hérissant.

Les Livres de l’Office Divin à l’usage du Diocèse de Paris, se vendent chez les sieurs Josse et Léonard, ruë Saint Jacques[18].

M. Mariochaud Avocat en Parlement et Bailly de la Justice Nostre-Dame, demeure dans le Cloître.

M. Chevalier qui est Procureur Fiscal de cette Justice, demeure ruë saint Pierre aux bœufs.

M. Savin qui en est Greffier, demeure derrière Saint Denis de la Chartre.

M. Des Combes Greffier de l’Officialité, demeure rue de la Draperie.

M. Taupinard Bailly de la Temporalité[19] et qui tient son Audiance le Lundy et le Jeudy à midy, demeure rue Galande.

M. Le Comte son Greffier, demeure rue des Noyers.

EXERCICES DE PIÉTÉ.

Le Roi à qui Dieu a concédé le pouvoir de guérir par un simple attouchement les malades atteints des Ecrouelles, a la bonté de toucher tous ceux qui ont été visitez par M. le premier Chirurgien de Sa Majesté, la veille de Paques, de la Pentecoste, de la Toussaints, et de Noël, après avoir fait ses dévotions[1], et de leur faire ensuite distribuer à chacun quinze sols par forme d’aumone, à cause dequoi Monseigneur le Grand Aumonier de France est toujours présent à la Céremonie.

Le Roi pratique aussi chaque année le Jeudi Saint, une action digne de sa singulière Piété ; car après le Service, l’Absoute et la Prédication, Sa Majesté accompagnée de tous les Seigneurs de sa Cour, lave les pieds à treize pauvres enfans, revetus d’une longue Robe de ratine rouge ayant une serviette au col qui s’estend jusqu’à leurs pieds[2], à chacun desquels elle distribue ensuite par les mains de Monseigneur le Grand Aumonier de France, treize plats de bois garnis de poissons chacun avec la figure de l’un des Apostres, un pot de vin, deux Aulnes de toile, et treize écus blancs dans une bource à treize pendans, ce qui est mis dans une manne et donné ensemble à chacune des Mères de ces enfans[3].

Le même jour Monseigneur l’Archeveque de Paris, fait aussi la Sêne dans la grande salle de l’Archeveché, où il lave pareillement les pieds à douze pauvres, à chacun desquels il distribue trois plats de bois garnis de poissons, un pain, un pinte de vin et un écu blanc.

M. De Pelisson Fontanier Maitre des Requestes logé dans la maison Abbatialle de Saint Germain des Prez[4], distribue par ordre du Roy, une infinité d’Aumones et de pensions considérables aux Nouveaux Convertis[5].

Mesdames de Guise[6], de Créqui et de la Trémoüille[7] qui sont Directrices de la Charité de la Paroisse S. Sulpice, font d’ailleurs de grandes aumosnes aux pauvres honteux.

Autant en font Mesdemoiselles de la Moïgnon[8] rue de Taranne, et l’Eschassier[9] derrière la même Eglise.

Il y a paraillement dans toutes les Parroisses de Paris des Communautez de Dames Pieuses[10], qui font assister les pauvres malades honteux d’Alimens, de Remèdes, et d’Opérations Chirurgicales, et qui font même instruire des orphelins de l’un et de l’autre sexe.

Quelques unes de ces Dames pratiquent encore la charité avec un zèle exemplaire, pour la délivrance des pauvres prisonniers retenus pour dettes[11]. Celles là sont connuës de tous les Concierges et Geolliers des Prisons, à qui on peut s’adresser pour en avoir les addresses[12].

Les Pauvres Prisonniers du Châtelet, et du Fort l’Evêque, peuvent impetrer avec succez le secours de Madame Lieve Tresoriere de la Charité de Saint Germain de Lauxerrois qui demeure dans le Cloître.

Madame de Miramion[13] Institutrice et Supérieure de la Congrégation des Filles de Sainte Geneviève établie sur le Quay de la Tournelle[14], a toujours la même application aux œuvres pieuses et charitables ; et particulierement en faveur des pauvres Malades qu’elle fait assister dans tous leurs besoins.

Madame de Poncarré[15] occupée du même zèle, demeure ruë Neuve Saint Mederic.

Les Revérends Pères Celestins font distribuer tous les jours du pain, à tous les pauvres qui se présentent à leur porte à huit heures du matin, à deux, et à six heures de relevée.

Les Revérends Pères de Saint Lazare, donnent tous les jours à disné à vingt quatre pauvres.

Les Révérends Pères Chartreux, donnent à disné tous les Vendredis à un grand nombre de pauvres honteux.

Les Reverends Pères de l’Oratoire de l’Enfant Jésus ruë d’Enfer, donnent aux pauvres la déserte[16] de leur table.

On donne à disné tous les Dimanche à douze pauvres honteux au Jardin Médicinal de Pincourt, Fauxbourg Saint Antoine[17].

L’Almanach Spirituel qui marque toutes solemnitez des Eglises de Paris, les jours et la condition des Indulgences, se vend rue Saint Jacques chez George Josse[18] à la Couronne d’Epine.

Tous les Dimanches après Vespres M. l’Abbé Galliot sous Pénitencier de Paris, tient une conférence publique de Controverse en la Chapelle du Collége des Lombards ruë des Carmes.

FINANCES ROYALES.

Chef du Conseil Royal des Finances.

M. De Beauvilliers, ruë Sainte Avoye[1].

Contrôleur Général des Finances.

M. de Ponchartrain[2], au bout de la ruë Vivienne devant les Filles Saint Thomas[3].

Intendans des Finances.

M. De Breteuil, ruë du grand Chantier[4].

M. Le Pelletier, ruë Couture Sainte Catherine[5].

M. De Caumartin, ruë Sainte Avoye[6].

M. Du Buisson, ruë Simon le Franc[7].

M. De Chamillart, à la Place Roiale[8].

M. Darmenonville, vieille ruë du Temple[9].

Gardes du Trésor Royal.

M. De Frémont, ruë Neuve Saint Augustin[10].

M. Brunet, ruë des Francs Bourgeois[11].

Fermiers Généraux des Domaines, cinq Grosses Fermes, et Domaine d’Occident comme cautions de M. Pierre Domergue preneur[12].

M. Brunet, ruë des Francs-Bourgeois[13].

M. Pelissier, ruë du Boulloy[14].

M. de Reaupalu, ruë Vivienne.

Mrs Arnaud, et de Blaine[15], ruë Neuve saint Augustin.

M. Remond, ruë de la Verrerie[16].

Mrs de Furgis[17] Hocquart, et Doüilli, ruë des fossez Montmartre.

Mrs Granval[18], de Lagni[19] et Corneri[20], ruë de Richelieu.

Mrs Hotman[21], et l’Huillier, ruë Sainte Anne.

M. Ricoult, vieille ruë du Temple.

M. de Saint Amant, ruë Vieilles Audriettes.

M. Berthelot l’ainé à l’Arsenal[22].

M. Berthelot de Belley[23], ruë Plastrière.

M. le Jariel, ruë Verderet.

M. Brunet de Vauge, vieille ruë du Temple[24].

M. Baugier[25], ruë Sainte-Croix de la Bretonnerie.

M. Valier[26], ruë Beaubourg.

M. le Juge, ruë du grand Chantier[27].

M. Germain, ruë des Victoires[28].

M. de Courchant, cloître Saint Mederic[29].

M. le Tellier, ruë Neuve Saint Eustache[30].

M. le Normand, ruë de Torigni[31].

M. Boulanger, ruë Neuve des Bons Enfans[32].

M. Hénault, ruë du Boulloy[33].

Fermiers Généraux des Aydes et Domaines de France et Droits y joints, comme cautions de M. Christophle Charrier[34] preneur.

M. Logeois, ruë de l’Université[35] à Saint-Germain des Prez.

M. Dapougni, ruë Bar-dubec[36].

M. Robert, ruë Neuve Saint Eustache[37].

M. Delpeche, ruë Saint Martin[38].

M. Romans, ruë Sainte Croix de la Bretonnerie.

M. Thomé, ruë des fossez Mommartre[39].

Mrs Mainon[40] et le Maistre, ruë Beaubourg.

M. de Mouchi, ruë Jacob[41].

M. Blein, ruë de Cléry.

M. Dumas, ruë Beaubourg.

M. de la Porte, ruë de Braque.

Receveurs Généraux des Finances.

Paris. M. Carel, place Royale.

— M. Sonning, ruë des petits Champs[42].

Lion. M. du Pile, ruë de Cléry[43].

— M. Prondre, au petit Hôtel de la Vrillière[44].

Rouen. M. Aubry, rue des deux portes, quartier S. Sauveur[45].

— M. Poulletier, rue Sainte Anne[46].

Soissons. M. Lallemant, porte Montmartre[47].

— M. Hubert, rue Sainte Avoye.

Orléans. M. Bachelier, rue de la Corderie, près le Temple.

— M. Desespoisses, près les Enfans Rouges[48].

Tours. M. de la Tour Rollot, rue de Richelieu.

— M. de Valiere, rue Saint Antoine.

Bourges. M. Héliot, ruë du Mail.

— M. Jannay, ruë des Bernardins[49].

Bordeaux. M. du Jardin Beaussart ; ruë de Richelieu.

— M. Crozat, place des Victoires[50].

Poitiers. M. de la Ravoye, ruë d’Anjou au Marais[51].

— M. Chambelin, ruë Sainte Anne[52].

Moulins. M. Raymond, ruë des Blancs-Manteaux[53].

— M. de la Croix, ruë Saint Antoine.

Riom. M. de Romanet, ruë Sainte Croix de la Bretonnerie[54].

— M. Despech, ruë Saint Martin[55].

Caën. M. Groüin, ruë d’Orléans, au Marais[56].

— M. Chaillon, ruë des blancs Manteaux.

Allençon. M. Haette, ruë de la Tixeranderie.

— M. de la Marliere, Cloître Saint Mederic.

Metz. M. Chevalier, ruë Neuve Saint Eustache.

— M. Goujon, ruë Neuve des petits champs[57].

Picardie. M. Boutin, Cloître Saint Honoré[58].

— M…

Montauban. M. Berthelot de Schelles[59], ruë Platrière.

— M. du Jardin, ruë de Richelieu.

Limoges. M. Sandrieu, à l’Hôtel de Lavrillière[60].

— M. Deschauffour, ruë des Bons Enfans[61].

Bourg-en-Bresse. M. Jauranché, ruë Haute Fueille.

Receveurs du don gratuit des Etats.

Flandres. M. Brunet de Revey, ruë des Francs bourgeois.

— M. Berthelot de Belloy, ruë Plâtrière.

Franche-Conté. M. du Rey, ruë du Roi de Sicile.

Bourgogne. M. Chartraire, ruë Saint Antoine.

Languedoc. M. Penautier, ruë[62].

Trésoriers des Parties Casuelles.

M. Damon, ruë de Cléry.

M. Bertin, ruë Neuve Saint Augustin[63].

Trésorier du Marc d’or.

M. Chupin[64], ruë Saint Honoré.

Trésorier du Sceau.

M. Bechet, place des Victoires[65].

Receveur des Amandes du Parlement.

M. Dongois, Cour du Palais[66].

Receveur des Amandes du Châtelet.

M. de l’Autel, ruë Jean Robert[67].

TRÉSORIERS PAYEURS.

Généraux de l’Extraordinaire des Guerres.

M. de Turmenies, ruë d’Orléans, au Marais[1].

M. de la Touanne, ruë Neuve Saint Augustin[2].

Payeurs des Gages du Parlement.

M. Guygou, ruë de Vantadour.

Des Gages du Grand Conseil.

M. Baudoüin, ruë des fossez Montmartre.

M. Biguet, rue Mauconseil.

Des Gages de la Cour des Aydes.

M. Cailly, rue Sainte Croix de la Bretonnerie.

M. Faure, devant les Blancs Manteaux.

Des Gages de la Chambre des Comptes.

M. Henin, ruë Jacob.

M. des Isles, ruë

Des Gages de la Cour des Monnoyes.

M. Poulet, rue des Postes.

M. Mongeot, ruë du Plastre.

M. Guilbert, ruë de la Tixeranderie.

Des Gages du Chastelet.

M. Amelon, rue Barbette.

Des Secretaires du Roy.

M. Raymond, rue des Blancs Manteaux.

M. Baudouyn, rue des fossez Montmartre.

Des Gardes Françoises.

M. Bourret, ruë de Brac.

M. Duvaux, ruë Saint Sauveur.

Des Gardes Suisses.

M. de Chaufourneau, ruë d’Orléans, aux Marais.

M. du Mée, ruë du Mail[3].

Des cent Suisses.

M. Alvarez, rue Thibaut-Thodé[4].

Des Chevaux Légers de la Garde.

M. Poupart, ruë

M. Bourgevin, ruë

M. Rullault, ruë

Des Gens d’Armes de la Garde.

M. Pardé des Mottes, rue du Temple.

RENTES DE L’HOTEL DE VILLE.

La première partie des Rentes assignées sur le Clergé est payée par

Mrs Boileau, vieille ruë du Temple, et Roberge, ruë des Rosiers.

La deuxième le Vendredy, par

Mrs de la Bruyère, ruë des Augustins[1], et Guybert, ruë du Cimetiere S. André.

La troisième le Jeudy, par

M. le Bœuf, Cloître Notre Dame.

La première partie des Rentes assignées sur les Aydes et Gabelles est payée le Mardy, par

M. Lerelle, ruë du grand Chantier.

La deuxième le Mardy, par

M. Bachelier, ruë de la Corderie.

La troisième le Mercredy, par

M. Desponty, rue Tizon.

La quatrième le Mercredy, par

M. Boiteux, rue de la Cerisaye.

La Cinquième le Jeudy, par

M. Deschamps, près les Minimes.

La Sixième le Mercredy, par

M. le Droit, rue de Grenelle.

La Septième le Vendredy, par

M. Amiot, rue Michel le Comte.

La Huitième le Vendredy, par

M. Fredy, Cloitre Saint Benoist.

La Neuvième le Vendredy, par

M. Routier, rue Geoffroy Lasnier.

La Dixième le Vendredy, par

M. du Noyer, Cul de sac des Blancs Manteaux.

La Onzième le Samedy, par

M. Tissart l’Ainé, rue Saint Sauveur.

La Douzième le Samedy, par

Mrs Le Mesle, rue des Ecrivains, et Issaly, rue des Rats.

La Treizième le Samedy, par

M. Houdiart, ruë Perpignan.

La Quatorzième le Samedy, par

M. Hocart, rue des Fossez Montmartre.

La Quinzième le Jeudy, par

M. Roüalle, rue des Audriettes.

La Seizième le Jeudy, par

M. Tissart le Jeune, rue Saint Sauveur.

La Dix septième le Mercredy, par

Mrs Boureau, rue de la Tisseranderie, et Berger, rue d’Orléans, au Marais.

La Dix huitième le Mardy, par

Mrs Priaux, rue de la Colombe, et Soüet, rue Verderet.

Les douze cens mil livres[2] de l’Edit du mois de Novembre 1689 sont payez par

Mrs de Bellecour, rue des Victoires, Berger le Jeune, rue de Poictou au Marais, et Boucher, ruë Plastrière.

La Tontine ou Rentes Viagères sont payées par

M. Durand, à l’Hôtel d’Albret, rue des Francs Bourgeois.

Les Syndics Onéraires[3], sont

pour les 1e, 2e, 3e, 4e, 5e et 6e Classes

M. de Lonpré, à l’Hôtel de Ville.

Pour les 7e, 8e, 9e et 10e Classes.

M. Tiercelet, rue Saint Antoine au dessus de S. Paul.

Et pour les 11e, 12e, 13e et 14e Classes[4]

M. de Courcelles, près Sainte Marine.

Le Million de livres de l’Edit du mois de May 1691[5] est payé par

Mrs Perelle, rue du grand Chantier, Bachelier, rue de la Corderie et Despontis, rue des Tournelles.

Le Bureau des Officiers Conservateurs des Hipotheques sur les Rentes de la Ville est rue de la Verrerie près la rue Bardubec, où M. de la Porte principal Commis reçoit les Oppositions, Main levées, et Ratifications et en delivre les Expéditions, ainsi que des échanges, Donations etc.

CONSEILS DU ROY, ET CHANCELLERIE.

Monseigneur Boucherat[1] Chevalier des ordres du Roi, Chancelier et Chef de la Justice de France a son Hôtel rue Saint Louis, au Marais[2], où il tient souvent le Conseil des Parties et l’Audiance du Sceau.

Conseillers d’Etat ordinaires.

M. l’Archevêque Duc de Rheims[3], rue Saint Thomas du Louvre.

M. l’Archevêq. de Rouen[4], rue de Verneuil.

M. Pussort[5], rue Saint Honoré.

M. Voisin[6], rue Sainte Croix de la Bretonnerie.

M. Courtin[7], rue Saint Louis, au Marais.

M. Benard de Rezé[8], rue d’Orléans.

M. d’Aligre[9], ruë Saint Dominique, Quartier Saint Germain.

M. de Pommereu[10], vieille rue du Temple.

M. d’Argouges[11], ruë de l’Echarpe.

M. Bignon[12], ruë des Bernardins[13].

M. Rouillé[14], Isle Notre Dame.

M. de la Reynie[15], ruë du Boulloy.

M. le Marquis de Villars[16], rue sainte Anne.

M. de Saint Romain[17], rue saint Louis.

M. le Comte de la Vauguion[18], rue de Grenelle, Quartier S. Germain.

M. l’Archevesque d’Ambrun[19], près le Collége des 4 Nations.

Conseillers d’Etat du Semestre de Janvier.

M. d’Aguesseau[20], Quai de Nesle.

M. de Ribeyre[21], ruë de Taranne.

M. le Comte d’Avaux[22], ruë sainte Avoye.

M. l’Abbé le Pelletier[23], ruë de la Couture sainte Catherine.

M. de Breteuil[24], rue du Grand Chantier.

M. du Gué de Bagnols[25], Intendant en Flandres.

Conseillers d’Etat du Semestre de Juillet.

M. de Marillac, ruë Sainte Avoye[26].

M. le Pelletier de Souzy[27], rue de la Couture S. Catherine.

M. de la Moignon de Basville, Intendant en Languedoc[28].

M. Bazin de Bezons, Intendant en Guyenne[29].

M. de Harlay de Bonneuil[30], ruë Saint Louis, au Marais.

M. de Fourcy[31], rue de Jouy[32].

Maitres des Requestes de l’Hotel du Roy.

Pour M. le Doien, voiez le Chapitre des principaux Magistrats, et pour les autres prenez la liste dans la Grand’Salle du Palais, près la Chapelle, au bas du dégré des Requestes de l’Hôtel, ou chez les Sieurs Michallet et Rondet imprimeurs ruë Saint Jacques.

Les Grands Audianciers de France, Examinateurs et Rapporteurs des Lettres qui doivent passer au Grand Sceau, sont

Pour le quartier de Janvier, M. Boucher, ruë des Quatre Fils. Pour celuy d’Avril, M. le Mire, ruë de Paradis. Pour celuy de Juillet, M. le Fevre, Place du Collége Mazarini[33]. Et pour celuy d’Octobre, M. le Menestrel, ruë du Hazard[34].

Les Contrôleurs Généraux de l’Audiance de la Chancellerie de France qui veillent à ce que les Lettres accordées ne soient soustraites, et que nulles autres ne passent au sceau, sont :

Pour le quartier de Janvier, M. Contard[35], ruë saint Honoré. Pour celui d’Avril, M. Pitot[36], ruë de Ventadour. Pour celui de Juillet, M. Benoist, ruë de Grenelle, quartier saint Germain. Et pour celui d’Octobre, M. de Jonquiere, rue Vivienne.

Les Gardes des Rolles des Offices de France, sont :

Pour le quartier de Janvier, M. Préval, ruë de la Sourdiere. Pour celui d’Avril, M. Hevin[37], rue des Fossez Montmartre. Pour celui de Juillet, M. Boucot[38], rue Hautefueille. Et pour celui d’Octobre, M. Ausbourg, rue des Fossez Montmartre.

Trésorier General du Sceau.

M. Bechet, Place des Victoires.

SECRETAIRES DU ROY. MAISON ET COURONNE DE FRANCE.

Syndics en Charge.

M. de la Baune, ruë Thibaut Thodé.

M. Rouillet de Beauchamps, rue des Rosiers, quartier S. Germain.

M. Gourdon, à l’Hôtel de Guise.

M. Gamard, ruë Neuve des petits champs.

M. Hubert, rue Sainte Avoye.

M. Hérardin, à l’Hôtel de la Monnoye.

Trésorier de la bourse commune.

M. de Lamet, près Saint Eustache.

Ces Officiers tiennent les Assemblées du Collége en la Chancellerie du Palais, où l’on peut recouvrer la liste générale de ceux qui en sont Membres, et encore chez le sieur Rondet Imprimeur, rue S. Jacques.

Advocats ez Conseils du Roy.

M. Aubery leur Doyen, demeure ruë Saint Denis devant la rue du petit Lion.

On peut recouvrer leur Liste chez le sieur du Brec Clerc de leur Collége rue de la Calandre, ou encore chez le même Rondet.

PRINCIPAUX MAGISTRATS.

Juges ordinaires et gens du Roy, des Cours souveraines et Juridictions subalternes de Paris.

PARLEMENT.

Premier Président.

M. de Harlay[1], Cour du Palais.

Présidens à Mortier.

M. de Nesmond[2], Quay de la Tournelle[3].

M. de Maisons[4], ruë de l’Université.

M. de Champlatreux[5], ruë du Brac.

M. le Pelletier[6], vieille ruë du Temple.

M. de Mesmes[7], ruë Sainte Avoye.

M. de Novion[8], ruë du Baac.

M. Talon[9], ruë Saint Guillaume.

M. de Menars[10], porte de Richelieu[11].

Présidens des Enquestes.

Première Chambre, Mrs de Meaupou, ruë Pierre Sarrazin[12], et de la Barde[13], Cloître Notre Dame.

Deuxième Chambre, Mrs Sevin de Quinsi, ruë des Blancs Manteaux, et de Thumery de Boissise, ruë Barbette.

Troisième Chambre, Mrs Briçonnet, ruë porte Foin, et Amelot[14], rue Dauphine.

Quatrième Chambre, Mrs Crosset[15], ruë Neuve Saint Augustin, et Feydeau, Cloistre Nostre Dame.

Cinquième Chambre, Mrs de la Baroire[16], ruë de Taranne, et le Clerc de Lesseville[17], Cloître Saint Méderic.

Présidens des Requestes du Palais.

Première Chambre, Mrs Ferrand, ruë Serpente[18], et Besnard de Rezé, près les Capucins du Marais.

Deuxième Chambre, Mrs de Boiquemare[19], rue de Bourbon, et Brunet de Thorigny, ruë des Francs-Bourgeois.

Avocats Generaux.

M. de Harlay[20], Cour du Palais.

M. de la Moignon[21], à l’Hostel d’Angoulesme[22].

M. d’Aguesseau[23], ruë Pavée, prés Saint André[24].

Procureur General.

M. de la Brisse, rue Barbette.

GRAND CONSEIL.

Premier Président.

M. Bignon[1], rue Saint Jacques.

Présidens du premier Semestre.

M. le Boulanger, ruë des petits Augustins.

M. Feydeau de Brou[2], ruë neuve Saint Paul.

M. Joly de Blaizy[3], ruë des Rosiers.

M. Roüillé de Marbœuf, ruë Philippeaux.

Présidens du second Semestre.

M. Poucet de la Rivière[4], ruë des Francs Bourgeois.

M. Du Tillet de la Bussiere, vieille ruë du Temple[5].

M. de l’Isle, ruë de Torigny.

M. Pinon[6], ruë des Lions, près Saint Paul.

Avocats Generaux.

M. de Benoist, rue Beautreillis.

M. Anjoran, rue du Four, près Saint Eustache.

Procureur General.

M. Hennequin, Cloître Notre Dame[7].

COUR DES AYDES.

Première Chambre.

Mrs le Camus, Premier Président, ruë de Berry[1] au Marais, et de Briou[2], ruë Michel-le-Comte.

Deuxième Chambre.

Mrs Payen, dans le Temple, et Chassepot de Beaumont, rue Beautreillis.

Troisième Chambre.

Mrs de l’Estoile de Gravelle, rue de Sorbonne, et le Vasseur, ruë de Berry.

Avocats Generaux.

M. des Aguests[3], ruë Vivienne.

M. Bignon, ruë des Bernardins.

M. des Aguets de Gueitot, rue Mauconseil.

Procureur General.

M. du Boscq, Isle Notre Dame.

CHAMBRE DES COMPTES.

Premier Président.

M. Nicolaï[1], vieille ruë du Temple.

Autres Présidens.

M. de Bretonvilliers[2], Isle Notre Dame[3].

M. Lambert de Torigny[4], la même[5].

M. Paris[6], rue neuve Saint Paul.

M. Rezé[7], rue des Bourdonnois.

M. Rossignol[8], près les Filles Saint Thomas.

M. le Vassan[9], rue neuve Sainte Geneviève.

M. Brunet de Monferrant[10], rue des Francs-Bourgeois.

M. Gilbert[11], rue de Torigny.

M. Tambonneau[12], rue de l’Université[13].

M. Robert[14], rue Neuve Saint Augustin.

M. Larcher[15], Couture Sainte Catherine.

La Charge d’Avocat Général vacante.

Procureur Général.

M. Roüillé[16], près l’Hôtel d’Angoulesme.

Requestes de l’Hôtel du Roy.

M. De Fortia[17], premier Président, rue de Baune, près le Pont royal.

Procureur Général.

M. Maboulle[18], rue de Sorbonne.

COURS DES MONNOYES.

Premier Président.

M. Colignon de Champigny[1], rue S. Thomas du Louvre.

Autres Présidens.

M. Cousin[2], rue de Guenegaud.

M. Feydeau, Isle Notre Dame.

M. de Lochefontaine, rue de Guénégaud.

M. Hourlier[3], Porte Saint Michel.

M. le Vacher, à l’Arsenac.

M. Desbiais, rue Sainte Avoye.

M. Faudet[4], rue Barbette.

Avocats Generaux.

M. Guillaine, ruë d’Enfer.

M. Hurez, ruë Quinquempoix.

Procureur General.

M. de Selles, rue des fossez Montmartre.

AMIRAUTÉ.

M. le Comte de Thoulouse, Grand Amiral en Cour.

Les Charges de Lieutenants Généraux et Particuliers, de Conseillers et d’Avocats du Roy, vacantes.

M. Jacob, Procureur du Roy, rue Perdue.

CHASTELET.

Prevost de Paris[1].

M. de Bullion[2], ruë Platrière[3].

Lieutenant Civil.

M. le Camus[4], ruë de Paradis.

Lieutenant General de Police.

M. de la Reynie[5], rue du Boulloy.

Lieutenant Criminel.

M. d’Effila[6], rue de la Verrerie.

Lieutenans Particuliers.

Mrs du Martray[7], rue du Mail, et Pasquier, rue Bourlabbé.

Lieutenant Criminel de Robe Courte.

M. Bachelier du Moncel, rue de Clery.

Prevost de l’Isle de France[8].

M. Francine de Grand Maison[9], rue des Prouvaires.

Chevalier du Guet.

M. Chopin, rue de la Verrerie.

Juge Auditeur.

M. Testebone, rue Saint Antoine.

Avocats du Roy.

M. Brochard, rue Haute-fueille.

M. Leschassier[10], rue du Jardinet.

M. Mallet, rue Neuve Saint Mederic.

Procureur du Roy.

M. Robert[11], rue Sainte Avoye.

PREVOSTÉ DE L’HOSTEL DU ROY[12].

Grand Prevost.

M. de Sourches[13], rue de l’Université.

Lieutenans Generaux.

M. Barbier, cul de Sac Saint Sauveur.

M. Cornu de Noyon, rue Poupée.

Procureur du Roy.

M. Colinet, prés Saint Gervais.

CHAMBRE DU TRÉSOR.

Lieutenant General.

M. Vigneron, rue Jean Lointier.

Procureur du Roy.

M. le Sec de Saint Martin, rue de la Harpe.

CONNESTABLIE ET MARESCHAUSSÉE.

Lieutenant General.

M. de Ladarel, rue du Puis, près les Blancs Manteaux.

Lieutenant Particulier.

M. Favart, rue Saint Honoré.

Procureur du Roy.

M. de la Fond, rue Saint Martin.

HOSTEL DE VILLE.

Prevost des Marchands.

M. de Fourcy[1], rue du Jour[2].

Eschevins[3].

M. de la Leu[4], rue Saint Denis.

M. Tardif[5], rue Saint Honoré.

M. Chauvin[6], rue Saint Denis.

M. Savalette[7], rue Saint Antoine.

Procureurs du Roy.

M. Titon, rue Sainte Avoye.

M. Girard Substitud, Quay Pelletier.

JUGE ET CONSULS DES MARCHANDS.

Grand Juge.

M. Clerambault, rue Jean Loinctier.

Consuls.

M. Rosseau, Chevalier du Guet.

M. Arnot, rue Saint G. Lauxerrois.

M. Convert, Quay des Orfèvres.

M. la Roze, rue de la Cossonnerie ; lesquels Juge et Conseils seront chargez le 27 Janvier de la presente Année 1692.

EAUX ET FORESTS.

Lieutenant General.

M. Brachet, ruë Saint Martin.

Lieutenant Particulier.

M. Goupy, rue Sainte Avoye.

Avocat General.

M. de l’Hommeau, vieille rue du Temple.

Procureur General.

M. Menard, rue Perdue.

ELECTION[1].

Président.

M. de Chevriere, rue Saint André.

Procureur du Roy.

M. de Chenedé[2], rue des Billettes.

BAILLIAGE DU PALAIS.

Bailly.

M. Hourlier[3], porte Saint Michel.

Procureur du Roy.

M. Robert, rue Sainte Avoye.

MASSONNERIE.

Lieutenant General.

M. de l’Espine[4], prés Saint Roch.

SCEANCES DES TRIBUNAUX, ET JURISDICTIONS DE PARIS.

Les Tribunaux sont au dedans, ou hors de l’enclos du Palais.

Ceux qui sont dans l’enclos du Palais, sont le Parlement, la Chambre des Comptes, la Cour des Aydes, la Cour des Monnoyes, l’Amirauté, les Requestes de l’Hotel, les Requestes du Palais, la Chancellerie du Palais. Le Bureau des Trésoriers de France, la Chambre Souveraine, des Decimes, l’Amirauté, la Table de Marbre, Eaux et Forests, la Chambre du Trésor, l’Election, le Bailliage du Palais[1] et la Maçonnerie.

Ceux qui sont hors l’enclos du Palais sont, le grand Conseil du Roy, et la Prevosté de l’Hotel de Sa Majesté, qui tiennent leurs Seances à l’Hotel d’Aligre, rue Saint Honoré, et rue Bailleul[2].

Les Prevost des Marchands et Eschevins, qui ont leur siége à l’Hôtel de Ville.

Les Juge et Consuls des Marchands, qui tiennent leurs Audiances au Cloitre Saint Mederic[3].

La Jurisdiction des Poudres et Artillerie, et celle de la Chambre Royale, qui se tiennent à l’Arsenal.

La Justice des Garennes et Chasses, qui se tient aux Galleries du Louvre.

Celle des Officiers du Grenier à Sel, qui ont leur siege au Carrefour des trois Maries.

L’Officialité, la Justice Notre-Dame, la Temporalité et la Chambre de Jurisdiction de M. le Chantre, qui se tiennent à l’Archeveché et au Cloitre Notre Dame.

Enfin la Justice du Temple, et celle de saint Jean de Latran, qui se tiennent dans les enclos de ces deux Prieurez[4].

L’Ouverture du Parlement se fait le lendemain de la Saint Martin, auquel jour la Cour après avoir assisté en Robes rouges à la Messe solennelle qui se dit dans la grand’Salle du Palais[5], reçoit le Serment des Avocats et Procureurs.

Messieurs les Avocats Generaux, font leurs harangues à la Cour le Lundi de la huitaine franche d’après la Saint Martin.

Les Mercuriales[6] se font par M. le Procureur Général, le même jour et le lendemain de la Quasimodo.

Depuis Pâques jusqu’aux Vacations qui arrivent le sixieme Septembre, lors qu’une Fête arrive le Jeudi on plaide le Vendredi à la grand Chambre.

Tous les jours ouvrables depuis la Saint Martin jusqu’au Careme, la Cour se leve le matin à 10 et de relevée à quatre heures.

Pendant le Careme et jusqu’à la fin du Parlement, elle se leve le matin à onze heures, et de relevée à cinq.

Le Mardi-gras, le Vendredi de l’Octave de Paques, et le jour de la saint Nicolas[7] en Mai, la Cour se leve le matin à neuf heures et n’entre point de relevée[8].

Nosseigneurs de la grand Chambre du Parlement, tiennent les grandes Audiances de Robes rouges sur les hauts Sieges, les Lundis, les Mardis, et les Jeudis, depuis huit heures du matin jusqu’à dix ; et celles de Robes noires de relevée les Mardis pour les causes du Role, et les Vendredis pour celles des Placets[9].

Les Audiances ordinaires de la grand Chambre qui se tiennent sur les bas Sieges en Robes noires, sont données les Mercredis, Vendredis, et Samedis, outre les petites Audiances qui se donnent tous les jours à l’exception des Lundis depuis sept jusqu’à huit heures du matin.

Nosdits Seigneurs donnent encore Audiance à la Tournelle civile tous les jours depuis dix heures jusqu’à midi ; à la grande Tournelle criminelle le samedi, et à la petite Tournelle criminelle le Mercredi, et le Vendredi depuis 8 jusqu’à dix heures[10].

Les Audiances de la première et de la deuxième Chambre des Enquestes, se tiennent le Mercredi et le Samedi, celles de la cinquième les Lundis et Jeudis, et celles de la quatrième le Mardi et le Vendredi.

Nosseigneurs les gens du Roy, tiennent tous les matins leurs Audiances au Parquet où ils jugent les affaires qui leurs sont renvoyées, les conflits d’entre les Chambres du Parlement, etc., et où Nosseigneurs les Avocats Généraux prennent communication par les Avocats et Monseigneur le Procureur Général par les Substituts de toutes les affaires dans lesquelles ils doivent conclure.

La Tournelle où Mrs les Avocats Généraux vont alternativement de trois en trois mois est composée de six Conseillers de la Grand Chambre, et de huit des Enquestes ; c’est de quoi Mrs les Doyens de la Grand Chambre et de la première Chambre des Enquêtes se peuvent dispenser.

Tous les jours ouvrables ausquels il n’y a point d’Audiances de relevée excepté la veille de la Fete Dieu et la veille de la Notre Dame d’Aoust, la Cour juge de Commissaires les Procez de Rapport.

La Séance de Grace pour les Prisonniers, se tient la surveille de Noel, le Mardi de la Semaine Sainte, la surveille de la Pentecote, la veille de la Saint Simon Saint Jude.

Le premier Rolle qui se plaide est pour la Province de Vermandois, il commence après la Saint Martin et finit au dernier Décembre.

Celui du Bailliage d’Amiens va jusques au quinze Janvier, et celui du Bailliage de Senlis jusqu’à la fin du même mois.

Le Roolle de Paris commence après la Chandeleur, et continue tout le Careme, quelque fois même après Paques, au gré de Monseigneur le premier Président.

Le Roolle de Champagne et de Brie, commence après la Quasimodo et finit en Mai, quelques fois au commencement, d’autres fois au quinze et souvent à la fin.

Le Roolle de Poitou se plaide pendant le reste de Mai, et tout le mois de Juin.

Le Roolle de Lion, pendant la premiere quinzaine de Juillet.

Le Roole de Chartres dure le reste des Plaidoiries, excepté les deux derniers jours dont l’un est pour le Roolle d’Angoumois, et l’autre pour les présentations.

Les Lundis et Mardis on plaide du Roolle ordinaire des Provinces et Bailliages, les Jeudis matins et les Mardis et Vendredis de relevée du Roolle extraordinaire.

Nosseigneurs des Requestes de l’Hotel du Roy, et Nosseigneurs des Requestes du Palais, donnent leurs Audiances, les Lundis et Jeudis, depuis dix heures du matin jusqu’à midi, et les Mardis et Vendredis, depuis deux heures de relevée jusqu’à cinq[11].

Les Audiances de la Chancelerie du Palais tiennent les Mercredis et Samedis du matin.

Nosseigneurs du grand Conseil du Roy, donnent Audiance les Lundis, Mardis, Jeudis et Vendredis, depuis neuf heures jusqu’à midi, et jugent les Procez de Rapport les Mercredis et Samedis, pendant que Nosseigneurs les gens du Roy, jugent au Parquet les affaires qui leurs sont envoyées, et prennent communication les autres jours des affaires dans lesquelles ils doivent conclure.

Nosseigneurs de la Chambre des Comptes tiennent tous les jours leurs Audiances depuis neuf heures du matin jusqu’à onze, et de relevée depuis deux heures jusqu’à cinq.

Nosseigneurs de la Cour des Aydes, donnent leurs Audiances en la première Chambre, les Lundis, Mardis, Jeudis, et Vendredis, et dans la deuxième et troisième Chambre les Mercredis, Vendredis et Samedis.

Les Plaidoiries du Roolle ordinaire de la Cour des Aydes, sont les Mercredis et Vendredis matin, et pour l’extraordinaire le Lundi de relevée depuis le mois de Décembre jusqu’à la fin de Mai.

Les Audiances de la Cour des Monnoyes, se tiennent le Mercredi et le Samedi.

A l’égard du Siège Présidial du Châtelet, on plaide à la Prévoté, au Parc Civil, au Présidial, et aux Auditeurs, tous les jours de la semaine à l’exception du Lundi ; à la Chambre Civile le Mercredi et le Samedi, à la Police, au Criminel, et en la Chambre de M. le Procureur du Roy, le Mardi et le Vendredi.

Il y a plusieurs Sièges dans l’enclos du Palais, qui ont leurs Audiances réglées le Mercredi et le Samedi, à sçavoir : l’Amirauté, la Chambre du Trésor, le Bailliage du Palais, la Chambre Souveraine des Décimes, la Connétablie, la Maçonnerie et la Table de Marbre, qui tient encore des Audiances le Lundi et le Jeudi, pour juger au Souverain.

Messieurs les Prévosts des Marchands et Eschevins de la Ville de Paris, donnent Audiance les Mardis, Mercredis, Vendredis et Samedi du matin.

Mrs les Juges et Consuls des Marchands, tiennent trois jours de la semaine leurs Audiances les Lundis, Mercredis, et Vendredis du matin et de relevée.

Les Officiers de l’Election donnent Audiance tous les jours, depuis neuf heures jusqu’à midi, et ceux du Grenier à Sel seulement le Mercredi et le Samedi.

On tient Audiance le Mercredi, et le Samedi à l’Officialité et à la Justice Nostre-Dame ; le Lundi à midi à la Temporalité, et le Jeudi de relevée à la Justice de Monsieur le Chantre.

L’Audiance de la Chambre Royale de l’Arsenal, se tient tous les Lundis matins, et celle des Poudres et Salpestres tous les Samedis de relevée.

Celle du Bailliage du Temple, se tient le Samedi à trois heures de relevée.

La Jurisdiction du Bailliage de S. Jean de Latran se tient le Lundi à trois heures de relevée.

VACATIONS DES TRIBUNAUX.

PARLEMENT.

La Cour vaque depuis le 6. Septembre jusqu’au lendemain de la Saint Martin, c’est à dire jusqu’au 12. Novembre, du moins si on en excepte la Chambre des Vacations qui est préposée pour les matières provisoires et autres qui requièrent célérité. Elle ne dure que depuis le 7. Septembre jusqu’au 27. Octobre, en sorte que depuis ce jour jusqu’au 12. Novembre, il ne se fait aucun Acte de Judicature au Palais.

La Cour vaque aussi dans le reste de l’année tous les Dimanches et Fêtes solennelles, et encore en Décembre le 6. jour de la Saint Nicolas, en Janvier le 23. Fête de Saint Hilaire, et le 28. Fête de Saint Charlemagne, en Mars le 19. Fête de Saint Joseph seulement le matin, le 22. pour la Procession Générale de la reduction de Paris[1], et le 25. Fête de l’Annonciation Notre Dame, en Mai le 2. Fête de Saint Gatien, en Juin un jour de choix pour le Lundi ou Foire de Saint Denis, en Juillet le 22. Fête de la Magdelaine, et le 28. Fête de Sainte Anne, en Aoust le 16. Fête de Saint Roch[2].

La Cour vaque pareillement le jour des Cendres, et depuis le Mercredi de la Semaine Sainte jusqu’au lendemain de la Quasimodo, si ce n’est le Vendredi de l’Octave de Paques elle va à Notre-Dame.

La Chambre des Vacations vaque les 23 et 24. Septembre quoique non Fetez, et encore en Octobre un jour de choix pour la Foire de Saint Denis, et le 18. Fête de Saint Luc.

Quand le Dimanche ou l’une des Fêtes Mobiles, arrive un des jours ci-dessus marquez, la Vacation de la Cour est remise au lendemain.

Le 15. Aoust passé on ne plaide plus à la grand’Chambre à huy ouvert.

Les Requêtes du Palais qui sont du Corps de Parlement et qui vaquent les mêmes jours, ne commencent néanmoins leurs Vacations que le 15. Septembre.

DOCTEURS ET LICENTIEZ EN DROIT.

Professeurs des Ecoles.

M. de Loy, aux Ecolles, rue des Carmes[1].

M. Baudin[2], même lieu[3].

M. Cuiniez, même lieu[4].

M. Mongin, rue de Bièvre.

M. Colson, rue Saint Jean de Beauvais.

M. le Gendre, rue des Noyers[5].

En Droit François[6].

M. de Launay, ruë des Massons[7].

Docteurs agrégez.

M. Piolin, ruë des Assis.

M. du Ru, ruë Saint Jean de Beauvais.

M. Amiot, même ruë[8].

M. des Barrières, même ruë.

M. Hulin, même ruë.

M. Sachet, même ruë.

M. Bonnamour, ruë Galande.

M. l’Escuyer, ruë Pierre Sarrasin.

M. Pavoine, ruë Saint Jaques.

M. Basthide, ruë du Plâtre.

M. Porsely, ruë du Foüare.

Licentiez Immatriculez du Parlement.

On peut recouvrer la Liste des Avocats Plaidans et Consultans au Palais, chez Charles de Sercy, Libraire dans la grand Salle à la bonne Foy couronnée.

Ceux qui sont dénommez en cette Liste sont gens généralement reqammandables par leur condition et par leur éloquence par exemple pour les Consultations, Mrs Billard, ruë de Savoye[9]. Sonnet, rue du Battoir. Issaly, rue des Rats. Husson[10], ruë Bourtibourg. Le Verrier, ruë du Jardinet. Raviere, ruë des Deux Portes. Chappé, rue de l’Observance. Du Pré, ruë des Cordeliers. Sever[11], même ruë. De Riparfond[12], rue de la Harpe. Braquet, Cloître Notre Dame, etc. Pour les Plaidoïers Mrs Chardon[13], ruë des deux Portes. De Nivelle, ruë de la Bucherie[14]. Robert de S. Martin, rue Haute-feuille. Baille, rue du Cimetiere Saint André des Arts. Hérard, rue de Savoye. De Retz, près Saint Jean en Grève. Du Mont[15], ruë du Jardinet, etc. Pour les Matières Benéficiales Mrs Nouët[16], montagne Saint Geneviève. Sachot[17], ruë de l’Eperon. Ferrand, rue Saint Loüis du Marais. Du Chesne, ruë de Bièvre. Et pour les matières qui sont traitées au Trésor, Fiefs, Aubaines et Confiscations, M. Mouffle, ruë des mauvaises paroles, etc.

Quelques uns de ces celèbres sont particulièrement habituez au grand Conseil, comme Mrs de Monchant, Cloître Saint Mederic. Vaillant, rue de Savoye. Eurard, Cloître Saint Germain l’Auxerrois[18]. Laurent, ruë de la Monnoye. Chaudet, rue Quinquempoix. Doremieux, rue Bailleul, etc. Ou à la Cour des Aydes, comme Mrs Merlin, ruë de la Verrerie. De Tessé, rue de la Colombe. Martinet[19], rue Hautefeuille, etc. Ou au Châtelet, comme Mrs Maurice, ruë des Prouvaires. Guérin, rue S. Martin. Gondault[20], rue de Glatigny. Polliac, ruë de la Bucherie. Barbier, rue du Platre[21], etc.

SECRETAIRES ET GREFFIERS DU CONSEIL, DES COURS SOUVERAINES, ET DES JURISDICTIONS SUBALTERNES.

Les Secretaires des Finances sont

Pour le quartier de Janvier, M. Roüillet, rue de Grenelle à Saint Germain des Prez.

Pour celui d’Avril, M. Coquille, ruë Sainte Croix de la Bretonnerie.

Pour celui de Juillet, M. Ranchin, rue des petits Champs.

Et pour celui d’Octobre, M. de Laistre, ruë Saint Honoré près la ruë des Prouvaires.

Les Secretaires et Greffiers du Conseil privé sont

Pour le quartier de Janvier, M. Planton, rue Saint Honoré prés les Feüillans.

Pour celui d’Avril, M. Dumas, rue Beaubourg.

Pour celui de Juillet, M. des Vieux, Cloître Saint Germain l’Auxerrois.

Et pour celui d’Octobre, M. Pecquot, rue des Blancs Manteaux.

Les Commis au Greffe du Conseil privé sont

Pour le quartier de Janvier, M. Langlié, rue du grand Chantier.

Pour celui d’Avril, M. Danirelle, rue Pastourelle.

Pour celui de Juillet, M. Akaquia[1], rue des deux écus.

Et pour celui d’Octobre, M. Chesnelon, rue Pastourelle.

Les Greffiers gardes Sacs[2] du Conseil privé sont

Pour le quartier de Janvier, M. Sifflet.

Pour celui d’Avril, M. Denis.

Pour celui de Juillet, M. de la Nouë.

Et pour celui d’Octobre, M. Duc, tous quatre ruë Saint André.

Les Greffiers Conservateurs des Hipothèques ont leur Bureau ruë de la Verrerie.

GREFFIERS DU PARLEMENT.

A la grand’Chambre, sont

Mrs du Tillet, Place Roiale ; Decaiman, Cloître Notre Dame ; et Dongois[1], Cour du Palais.

A la Tournelle Criminelle.

Mrs Dravet, Cloître Notre Dame ; de la Baune, ruë Thibaut Thodé ; Amiot, et Lancluse, rue de la Calandre.

A la première Chambre des Enquêtes.

M. Mirebaut, à l’Hôtel des Ursins[2].

à la Deuxième.

M. Joüannet, Cloître Notre Dame.

à la troisième.

M. Menet, ruë Cristine.

à la quatrième.

M. le Roi, ruë Pavée, près l’Hôtel de Bourgogne[3].

à la cinquième.

M. Masson, rue de la Calandre.

à la première Chambre des Requestes du Palais.

Mrs Dupuis, rue Hautefueille, et Anet, rue Sainte Croix de la Bretonnerie.

à la deuxième.

M. Aubry, rue des Noyers.

A la Cour des Aydes.

M. Olivier, Isle Notre Dame.

Au grand Conseil.

M. le Normand, Greffier en Chef, ruë des Vieux Augustins.

M. Guichard, Greffier Plumitif, dans l’enclos du grand Conseil[4].

M. Presteville, Greffier garde Sacs, rue des Prouvaires.

Aux Requestes de l’Hotel.

M. le Mazier, ruë de Bièvre[5].

A la Chambre des Comptes.

M. Richer, à la pointe Saint Eustache.

A la Cour des Monnoyes.

M. Hérardin, à l’Hôtel de la Monnoye.

A la Prevôté de l’Hotel.

M. Baubiere Dechars, ruë Platriere.

Au Châtelet.

M. Josse, Greffier en Chef, vieille ruë du Temple.

Secretaires du Chatelet.

Mrs Doyard, ruë de la Tixeranderie, de la Rene, rue Beaubourg, Audinot, et Coligny, vieille rue du Temple.

Au Parc Civil[6], et Prévoté.

Mrs Moreau, place du Chevalier du Guet, et de Castes, ruë Neuve Saint Mederic.

Pour les Déposts et Sentences sur Production de Parties.

Mrs Claude Tartel, rue des Assis, Charles Tartel, près l’Hotel de Ville, et Tixeran, rue de Montmorancy.

Pour l’Expédition des Sentences sans production.

Mrs Menessiers, Cloître des Bernardins, du Four, ruë Saint Honoré, Tartel, rue des Assis, et Forbet, vieille rue du Temple.

Pour les Deffauts aux Ordonnances.

Mrs Philipe Luce, rue Saint Martin, et Estienne Luce, rue Quinquempoix.

Pour les Decrets.

M. François pour M. Favier sur le Quay de la Mégisserie.

Pour les certifications des criées.

Mrs Magny, rue Hautefeüille, et Luce, ruë Quinquempoix.

A la Chambre Civile.

Mrs Gaudion, vieille rue du Temple, Dupuis, ruë des Prouvaires, Nicolas et Pierre Tauxier, rue de la Tixeranderie.

Au Criminel.

Mrs Galliot, ruë Saint Thomas du Louvre, du Jardin, ruë de Bièvre, Pariset, rue Saint Germain l’Auxerrois, et Lodet, ruë Pavée, prés l’Hôtel de Bourgogne.

Pour les Inthimations.

M. Garnier, ruë du Figuier.

Pour les Affirmations de Voyages[7].

M. Gaucher, ruë Trainée, près Saint Eustache.

Pour le Greffe Criminel de Robe-courte.

M. Casson, ruë des Menetriers.

Pour M. le Prevost de l’Isle.

M. le Marié, ruë des Anglois.

Pour M. le Juge Auditeur.

M. Thiery, ruë Saint Martin.

Pour la Geolle.

M. Vallon, ruë de la vieille Monnaye.

Garde Scel.

Qui signe pour les Notaires interdits, et qui reçoit et scelle les Oppositions aux Décrets, et les Immatricules[8] des Notaires et Huissiers. M. Quinot, ruë Thibaut-Thodé.

Pour le Sceel des Sentences du Chatelet et des Consuls.

M. le Cour, ruë de la Tixeranderie.

Pour le Sceel des Expeditions des Notaires.

M… ruë Geoffroy-Lasnier.

Au Trésor.

M. Gassot, ruë des Marmouzets.

A l’Hotel de Ville.

M. Mitantier, à la Grève.

A l’Amirauté.

M. Charrier, ruë Saint Jacques.

A la Connétablie et Maréchaussée.

M. Lebert, ruë Galande.

A l’Election.

M. Metayer, ruë des Blancs Manteaux.

Eaux et Forêts.

Mrs Broquet, ruë de la Calandre, et le Noble, ruë Saint Bon.

Au Bailliage du Palais.

M. Godin, ruë de la Calandre.

Aux Consuls.

Mrs Verrier père et fils, Cloître Saint Mederic.

A la Massonnerie.

M. Le Roy, ruë des Marmouzets.

Au Bailliage du Temple.

M. Gilbert, au petit marché du Marais[9].

CONTRAINTES JUDICIAIRES.

On trouve les Huissiers Audianciers et autres de toutes les Cours et Jurisdictions, au lieu et à l’heure de chaque Audiance, pour l’execution des Arrests, Sentences, Décrets et Ordonnances des Magistrats et Juges ordinaires, pour raison de quoy on aura recours à l’article de la scéance des Tribunaux.

Les Huissiers du Grand Conseil ont un Bureau au pied du grand degré.

Les Barrières des Huissiers et Sergens du Chatelet, sont au marché neuf, au petit marché Saint Germain[1], à l’aile du pont Marie, à la pointe Saint Eustache, au coin Saint Jacques de l’Hôpital, au cimetiere Saint Jean, à la pointe Saint Honoré[2], devant l’Abbaye Saint Martin, à la place Maubert, ruë du petit Pont, ruë des Ecrivains.

Le Bureau des Huissiers à cheval[3] est sur le quay de la Mégisserie où l’on peut recouvrer leur liste, et où l’on peut apprendre le temps de leur départ pour chaque Province et Département.

Les Six vingt Huissiers seuls reservez d’entre les Huissiers à Verge par Edit du mois de Février 1691, pour la fonction de Priseurs et Vendeurs de biens meubles en la Ville, Fauxbourgs et Banlieu de Paris, ont leur bureau dans la Cour du Grand Chatelet, et sont compris dans la liste suivante :

Pierre Blanchans, ruë Saint Denis proche Saint Leu.

Jacques Taconnet, rue de l’Arbre-secq.

Antoine Bruneau, ruë Saint Denis devant le Sepulchre.

Alexandre Vaubelin, ruë de la Boucherie.

Gilles la Hogue, rue Saint Martin.

Jean Divry, ruë de Bièvre.

Claude de Cay, place Maubert.

Thomas Beccasse, rue des Noyers.

Pierre le Gagneur, rue du Temple.

Louis Malbeste[4], ruë du Plâtre proche la ruë des Noyers.

Nicolas Fontaine, ruë Neuve Saint Mederic.

Jean Brunet, rue de la Tonnelerie.

Simon Monet, ruë Galande.

Pierre Vaillant, rue Saint Denis proche les Saints Innocens.

Guillaume Fournier, porte Saint Jacques.

Pierre Bertelot, rue des Boucheries, fauxbourg S. Germain.

Simon Mozac, Fieffé[5], rue vieille Monnoye.

Laurent de la Place, ruë Saint Antoine.

François le Tourneur, rue de Bretagne.

Michel Faguet, ruë Saint Pierre aux Bœufs.

Alexandre Arnoult, ruë Parcheminerie.

Antoine le Moine, rue Saint Martin.

Charles Pinard, rue de la Huchette.

Pierre Hargenvilliers, rue Galande.

Pierre de Noleson, ruë Saint Antoine, devant la ruë des Barres.

François Clozier, rue Tixeranderie.

Brice Fleury, Fieffé, ruë du Crucifix Saint Jacques.

Antoine Marais, rue S. Antoine.

Nicolas Gaspard Boucault, cloître Saint Martin.

Jacques le Roy, ruë Tixeranderie.

Philippes Menard, ruë des Lombars.

Nicolas Gasté, rue Saint Antoine prés les Jésuites.

Bonaventure Guilliot, rue Saint Martin devant la rue aux Ours.

Jean Manet, rue des vieilles Audriettes.

Benjamin le Maistre, rue Aubri-boucher.

Jacques Giroux, rue Darnetal.

Laurent Mazier, rue Montmartre.

Henry Charpentier, rue Aubri-boucher.

Jacques Duval, à la Ville-neuve.

Guillaume Dupré, ruë de Bery, au Marais.

Nicolas Bauldry, rue des Barres.

Maurice Poteron, rue Crucifix Saint Jacques.

Michel Lyon, ruë vieille Monnoye.

Jean Caron, rue des Barres.

Pierre Langlois, ruë Saint Louis dans Lisle.

Philippes Veron, rue du Four Saint Honoré.

Pierre Desvaux, rue aux Ours.

Pierre Pinchon, rue Saint Jacques à l’entrée.

Louis Jacquemarc, rue Quinquempoix.

Pierre de Bréquigny, ruë Thibaut Thodé.

Jean Loyseau, rue des Boucheries Saint Germain.

Gilles Fournier, rue Saint Germain, attenant la Gabelle.

Nicolas Taconnet, rue de l’Arbre Secq.

Pierre Menne, rue de la Vannerie.

Jean Guesdon, place Maubert.

Antoine Dainnal, rue de la Savonnerie.

Charles Jacob, rue des Petits Champs.

Nicolas Deon, Fieffé, rue Tixeranderie.

Mathieu Pelouard, derriere le Palais Royal.

Jean Prevost, ruë Galande.

Jean Arnoult, ruë Saint Louis, prés Saint Roch.

Jean Mouillefert, ruë S. Denis.

Louis Raoult, ruë des Barres.

Louis Colas, vieille ruë du Temple.

Gabriel Nicolas Beauval, devant S. André des Arts.

Charles Baignard, rue S. Antoine, prés la Barrière.

François Traffons, ruë Bourtibourg.

Pierre Chambon, Fieffé, ruë Pierre au Lard.

Jean Dudoigt, rue des Tournelles, prés la porte S. Antoine.

Michel Roger, cloître S. Opportune.

Thomas Mandoüyt, porte S. Michel.

Jean du Brecq, ruë de la Calande, prés le Palais.

Glaude de la Haye, rue Ste Marguerite, devant l’Abbaye S. Germain.

Jacques Gohier, ruë de la Tixeranderie.

Pierre Tauxier, ruë de la petite Truanderie.

Yves de Boucquainville, rue S. Antoine, près l’Hôtel de Sully.

Hubert le Moyne, rue S. Honoré.

Dominique Theventin, ruë S. Antoine, devant la ruë Geoffroy Lasnier.

Noel Thibault, ruë de la Verrerie.

Jacques Martin, rue Quinquempoix.

François du Rot, rue des Lombards.

Pierre Morin, ruë Bourtibourg.

Joseph Alexis le Doyen, rue Tixeranderie.

Estienne Trilliau, rue Beaubourg.

Nicolas Cabaille, rue Madame.

Nicolas Remy, rue S. Denis.

Jean Henneguy, rue de la Calandre.

Estienne Arondeau, Fieffé, rue S. Jacques.

Jean Huvellier, rue Dauphine.

Sébastien Huré, rue des Arcis.

Gilles de Bauve, rue S. Honoré.

Pierre René Patin, rue S. Martin.

Jean Sebert, devant le Fort l’Evesque.

Pierre Paillet, rue S. Honoré.

Jean Maisondieu, rue des Noyers.

Pierre Massé, Fieffé, rue des Boucheries Saint Germain.

Gilbert Mouillard, ruë de la vieille Orangerie.

Jean Edme Ravillonnet, rue S. Antoine.

Jacques Robert de Cercellier, rue du Roi de Sicile.

Jacques Barbarin, rue Coustellerie.

Claude Dépoigny, rue Saint Martin.

Jean Coucet, rue des Mauvaises Parolles.

Leonard de Champagne, rue de la Bouclerie.

Joseph François le Normand, Pont Notre Dame.

Noel Avenet, ruë aux Maires.

Jacques Rioult, Marché aux Poirés.

Nicolas Henrion, ruë Michel le Comte.

Jean Simon Mozac, rue des Lombards.

Charles Coignet, rue de la Licorne.

Charles Flattier, ruë S. Antoine, prés la ruë Percée.

Charles Cappé, ruë S. Louis Isle Notre Dame.

Pierre le Gros, place de Grève.

Jean Baptiste Destrehan, ruë S. Antoine.

Nicolas Duval, devant S. Pierre aux Bœufs.

Pierre Brisset, rue du Mouton.

Claude Ronjault, nommé par Sa Majesté, au lieu d’Estienne Marlet.

Les particuliers pourroient se pourvoir en tout temps à l’ordinaire contre ceux d’entre les Huissiers à cheval et à verge du Châtelet qui auroient malversé ; mais on peut plus sommairement et sans frais en porter plainte à M. le Lieutenant Civil, qui tient scéance à cet effet le surlendemain de la Trinité depuis huit heures du matin jusqu’à midy, et qui les fait appeller l’un après l’autre selon l’ordre de leur reception, pour repondre aux plaintes qui sont faites contre eux, et sur lesquelles mondit Sieur le Lieutenant Civil fait droit sur le champ, sans que l’Officier puisse se dispenser de satisfaire à sa condamnation ; premierement parce qu’il est obligé sous paine d’amande, de repondre à l’appel de l’Huissier. Secondement, parce qu’il est mis en arrêt jusqu’à ce qu’il ait satisfait. On peut encore dans le courant de l’année rendre plaintes des malversations des Huissiers à cheval et à verge aux Officiers de leur Communauté, qui s’assemblent tous les Dimanches matin, dans le Cloître Ste Croix de la Bretonnerie.

BUREAUX PUBLICS.

Le Bureau General de la Douane est à l’Hôtel Seguier, ruë de Grenelle, dont la basse-cour où entrent les Roulliers est dans la ruë du Boulloy.

Le Bureau General des Aydes est dans la ruë des Barres, derriere S. Gervais, à l’Hôtel de Charny[1].

Le Bureau Général des Fermes du Tabac est ruë Betisy, à l’Hotel d’Anjou.

Le Bureau Général pour la Marque des Chapeaux est ruë neuve Saint Mederic[2].

Les Bureaux des Papiers et Parchemins timbrez sont dans la Cour de la Moignon[3], ruë Galande, ruë de Bussy, ruë S. Germain l’Auxerrois[4], ruë des petits Champs, ruë de la Vannerie, et ruë des Barres, à l’Hotel de Charny.

Le Bureau des petits Domaines pour les droits des places et eschoppes des lieux publics, est ruë Saint Germain l’Auxerrois au coin de la rue Thibaut Thodé.

Les Bureaux du Contrôle des Exploits, sont rue Galande[5], cour de la Moignon, ruë de la Poterie, ruë de Bussy, ruë d’Orléans, ruë du petit Lion, ruë Saint Antoine, ruë du Monceau Saint Gervais et dans l’enclos du grand Châtelet.

Le Bureau de M. Bertin, Receveur Général des Parties Casuelles[6], est rue neuve Saint Augustin.

Le Bureau général des Chevaux de renvoy et de louage est à l’Hotel de Sens[7], prés l’Ave Maria.

Le Bureau de la Compagnie des Indes Orientales est dans la rue Pavée, prés[8] l’Hôtel de Bourgogne[9].

Celui des Indes Occidentales[10] est dans la rue Saint Martin, devant Saint Julien des Menêtriers.

Le Bureau du Voier du Roi est dans la rue de Grenelle, quartier Saint Honoré.

Celui de la Manufacture des Buffles est ruë Neuve Saint Mederic, chez M. Jabac[11].

Celui de la Manufacture des Marroquins et Vaches rouges façon de Levant est sur le Quay de l’Ecolle[12].

Celui des Jurez Crieurs est rue Neuve Saint Médéric.

Celui des Vendeurs de foin[13] est sur le Quai des Ormes.

Les Commissionnaires Facteurs de toutes marchandises ont des Bureaux ruë de la Mortellerie, sur le port de la Grève, sur le quay de l’Ecole, etc.

Les Jurez Mouleurs et Aides Mouleurs de Bois[14], ont aussi leurs Bureaux par tout où l’on fait commerce de bois à bruler, quay de la Grève, quay de la Tournelle, quay de l’Ecole, quay de la Grenouillière, porte Saint Antoine, etc.

Les Jurez Mesureurs et Controlleurs de grains et farines, en ont à la Halle et sur les quais de l’Ecole et de la Grève.

Le Bureau des Commissaires Controlleurs de la Buche, est devant le pont-neuf du côté de la Samaritaine[15].

Les Jurez Controlleurs de Vins, Cidres et autres Boissons, ont leurs Bureaux, rue Frementeau[16] et sur le Quay des Célestins.

Il y a au même lieu un Bureau pour les déclarations des marchandises qui doivent les droits à la Doüanne.

Les Jurez Courtiers de Vins ont leurs Bureaux sur le quay de la Grève[17].

Celui des nouveaux Officiers Gardes batteaux et Metteurs à bord, est sur le même quay et pareillement celuy du Domaine et Barrage.

Celuy des droits du Poisson de mer frais, sec et salé, est sur le quay des Celestins.

Au même lieu est le Bureau des droits qui se levent sur les Cendres, Soudes et Gravelées.

Le Bureau des Marchands Bouchers est sur le port de la Grève devant la place aux veaux[18].

ADMINISTRATION DES HOSPITAUX

Gouverneurs et Administrateurs de l’Hotel Dieu et des Incurables.

Monseigneur l’Archeveque de Paris, à l’Archeveché.

Monseigneur le Premier Président, Cour du Palais.

Monseigneur le Premier Président de la Chambre des Comptes, vieille ruë du Temple.

Monseigneur le Premier Président de la Cour des Aydes devant les Capucins du Marais.

Monseigneur le Procureur Général, rue Barbette.

M. de la Reynie, rue du Boulloy.

M. de Fourcy, rue de Jouy.

M. le Pelletier, vieille rue du Temple.

M. Chuppé, rue de l’Observance.

M. Acard, vieille rue du Temple[1].

M. Guiloire, cul de sac Saint Dominique.

M. Champy, rue de la Harpe.

M. Petitpied, rue du Jour.

M. de Bragelonne, dans le Temple.

M. Goupy, rue Sainte Avoye.

M. Soufflot[2], rue des deux Ecus.

M. le Verrier, rue Percée.

M. Levêque de Vaugrineuse, rue Saint Martin.

M. Herblot, rue Saint Germain l’Auxerrois.

M. Marchand, rue Tictonne.

M. Destrichy[3], rue Bertin Poirée.

M. Clerambault, rue Jean Lointier.

M. Piquet, rue de la Tixeranderie.

Receveur de l’Hotel-Dieu.

M. Perlan, ruë Saint Martin.

Greffier de l’Hotel-Dieu.

M. Beaufort, Parvis Notre-Dame.

Receveurs et Greffiers des Incurables.

M. Garilde, rue du Four S. Germain.

Le Bureau de l’Hotel Dieu se tient tous les Mercredis et les Vendredis, depuis dix heures jusqu’à midi.

Il y a encore une autre scéance du même Bureau à l’Archeveché, tous les Samedis aux mêmes heures.

Messieurs du Bureau prennent une sorte de vacance pendant les vacations du Parlement, mais quelques uns ne laissent pas de s’assembler pour les affaires urgentes une fois la semaine seulement, alternativement au Bureau ordinaire et à l’Archeveché, le Vendredi au premier endroit et le Samedi à l’autre, aux heures ci-devant marquées.

Gouverneurs et Administrateurs de l’Hopital General.

CHEFS DE L’ADMINISTRATION.

Monseigneur l’Archevêque de Paris, Nosseigneurs les premiers Presidens du Parlement, de la Chambre des Comptes et de la Cour des Aydes, Monseigneur le Procureur Général, Monsieur de Fourcy et Monsieur de la Reynie, aux adresses ci-devant marquées.

ADMINISTRATEURS ORDINAIRES.

M. Pajot, rue du Bac, aux Missions Etrangères.

M. le Vieux[4], cul de sac des Bourdonnois.

M. Meliand, rue Saint Loüis du Marais.

M. Pinette, à l’Oratoire du Fauxbourg Saint Michel.

M. le Caron, rue Bardubec.

M. Hourlier[5], rue des fossez saint Michel.

M. Blin, quay des Augustins.

M. Berthelot, près la place des Victoires[6].

M. Petitpas, Parvis Notre Dame.

M. Husson, rue du Roy de Cicile.

M. Guilloire, cul de sac saint Dominique.

M. Rillart, près Saint Paul.

M. Petitpied, rue du Jour.

M. Briçonnet, près les Enfans Rouges.

M. de Bie, rue Bardubec.

M. le Bœuf, Isle Notre Dame.

M. le Febvre, près saint Sulpice.

M. Thieriac, près l’Ave Maria.

M. de Fremont[7], porte Gaillon.

M. Boucot[8], rue Hautefueille.

M. David, cul de sac saint Sauveur.

M. Braquet, Cloitre Notre Dame.

M. Soubeiran, près l’Oratoire saint Honoré.

M. Gourdon[9], à l’Hotel de Guyse.

M. Colin[10], Isle Notre Dame.

M. Badoulleau, rue des Prouvaires.

M. le Febvre, Cousture sainte Catherine.

M. Pirot, rue de Ventadour.

BANQUIERS POUR LES REMISES DE PLACES EN PLACES.

Messieurs le Couteux[1], ruë de la Tixanderie, pour Normandie, Bretagne et païs étrangers.

M. André Hebert, cul de sac de la rue Quinquempoix[2], pour les mêmes lieux, et encore ;

Messieurs Hébert Frères, près saint Julien des Menetriers.

Et M. Petit, ruë du Four, quartier saint Honoré.

M. Michel Heuh, rue Mauconseil, aussi pour les Provinces de Normandie et Bretagne, et encore pour tous les Etats d’Allemagne.

M. Pierre Heuh, rue saint Martin, pour les mêmes lieux.

M. Tourton, ruë de la Truanderie, aussi pour l’Allemagne et pour le Lionnois.

M. Sorbiere, rue Quinquempoix, pour la même Province.

Et M. Michon, rue Aubry Boucher.

M. de Meuves, cul de sac de la rue des Bourdonnois, pour Allemagne, Angleterre, Italie, Hollande, Lyonnois, Languedoc et Flandres conquise.

M. Rigioly[3], rue Quinquempoix, aussi pour l’Italie et pour le Lyonnois.

Messieurs Narcisses et Maçon, rue Thibaut Thodé, pour les mêmes lieux.

Et Messieurs Vallentin, rue

M. Helissant, rue saint Denis, pour Allemagne, Pologne, Angleterre, Hollande, etc.

M. Moreau, rue Michel le Comte, pour Espagne, Bretagne, etc.

M. le Nostre, rue Troussevache, pour Anjou, Touraine, Poitou, etc.

M. Patu, rue de la Chanverrerie, pour Espagne.

M. Artus, rue Mauconseil, pour Angleterre, Ecosse, Irlande, Hollande, Flandres conquise, etc.

M. Milochin, rue saint Denis, pour la Flandre Espagnole.

M. Herins, derriere saint Leu et saint Gilles, pour tous les Païs bas.

M. Foissin, rue saint Denis, pour Allemagne, Suède, Dannemarc, Hollande, Italie, etc.

Messieurs les Agens de change s’assemblent tous les jours ouvrables vers le midy à la place de change, joignant la conciergerie du Palais, pour la négociation des Lettres et Billets de Change[4].

Pour les Banquiers Expeditionnaires en Cour de Rome, voyez l’article des affaires Ecclesiastiques.

ACADEMIES ET CONFÉRENCES PUBLIQUES[1].

Il y a maintenant à Paris deux Academies Royales, établies pour perfectionner les sciences. La plus ancienne est l’Academie Françoise dont le Cardinal de Richelieu a jetté les premiers fondemens et dont le Roy est protecteur.

Elle est composée de quarante Academiciens, tous gens illustres par leur qualité, par leur mérite, et par leur condition. Ils sont uniquement appliquez à reduire la langue Françoise dans toute la pureté qu’on peut desirer. Ils tiennent leurs assemblées trois fois la semaine[2] au vieux Louvre[3], où ils distribuent tous les ans à la saint Louis des prix considérables, à ceux qui ont le mieux travaillé sur une pièce proposée, et sur un sujet à la gloire du Roy[4].

La deuxième, est l’Academie des Sciences qui s’applique à faire des découvertes dans l’Anatomie, dans la Botanique, dans la Chimie, dans l’Astronomie, dans la méchanique, et generalement dans toutes les parties de la Philosophie et des Mathématiques.

Les Academiciens qui la composent s’assemblent tous les Mercredis et Samedis à la Biblioteque du Roi qui est presentement rue Vivienne[6], et qui sera bien-tot à la place de Vendôme[7].

Ceux d’entr’eux qui professent les Mathématiques, ont leurs appartements à l’Observatoire Royal à l’extremité du Fauxbourg Saint Jacques.

Quoy-que la musique fasse partie des Mathematiques ; elle a neanmoins son Academie particulière, parcequ’elle seroit entierement inutile, si comme les autres Arts liberaux, elle n’étoit soutenüe de la pratique[8]. Cette Academie s’exerce au quartier de saint Roch[9] chez M. de Francine qui en est Directeur[10] à la répétition des pièces de Theâtre qu’on nomme Opéra, et qu’elle représente ensuite sur le Théâtre du Palais Roial, ce qui peut être pratiqué par la Noblesse sans déroger.

La Societé Royale de Medecine est encore une espèce d’Academie[11] en laquelle on passe des règles à la pratique, ce qui fait qu’elle est composée de Philosophes, de Medecins, de Chirurgiens et d’Apoticaires artistes. Elle tient des Conférences publiques tous les Dimanches après Vepres, rue de Pincourt, Faubourg saint Antoine, chez Monsieur de Blegny qui en est Directeur, qui a commencé cet établissement par ordre du Roy, sous la protection de M. Daquin, premier Medecin de S. M. Il a deja publié plusieurs volumes d’Observations et d’Experiences, et il travaille sans relache à faire de nouvelles découvertes[12]. Cette Societé a des membres en plusieurs Villes de Provinces, qui travaillent utilement à la fin commune, qui est la perfection du plus important de tous les Arts.

Il en est tout de même de l’Academie d’Architecture, c’est un Art qui a beaucoup de preceptes scientifiques, mais qui sont applicables à la mechanique active. Elle est d’etablissement Royal et a eu feu M. Colbert pour protecteur. Maintenant elle est sous la protection de M. de Villacerf[13] et tient ses assemblées tous les Lundis de relevée, au Palais Brion[14].

Pour ce qui est des deux Academies établies pour la Peinture, pour la Sculpture et pour la Dance, elles n’ont presque pour objet que l’exercice. La premiere qui est pour les Peintres et pour les Sculpteurs, se tient aussi au Palais Brion, à l’entrée de la rue de Richelieu. Elle est composée d’un grand nombre de fort habiles Maitres qui apportent un soin particulier à l’éducation de leurs élèves, et qui leur fournissent continuellement pour le dessein, des modèles humains et vivans placez en différens jours et en diverses postures. Ils trouvent même cet avantage dans leurs études, que l’Academie fait distribuer des prix considérables à ceux qui font plus de progrès dans un certain espace de temps[15].

La deuxième qui est pour l’exercice de la Danse[16] tient Salle tous les Jeudis pour eprouver ses eleves, ruë Bailleuil, chez M. de Beauchamp qui en est Chancelier et Maître des Balets du Roy. Selon les statuts de cette Academie, elle ne devroit estre composée que de treize Académiciens ; mais ce nombre a esté augmenté[17] par les grâces que le Roy a bien voulu faire, à quelques uns de ceux qui ont eu l’honneur de danser devant Sa Majesté avant d’y estre admis[18].

CONFÉRENCES.

Il y a un concours de scavans toutes les aprésdinées chez M. l’Abbé Ménage, Cloitre Notre Dame[19], où l’on confère sur toutes sortes de sujets[20].

M. de Villevant, Maître des Requestes, ruë Hautefeüille, donne aussi entrée chez lui toutes les aprésdinées aux Sçavans de considération, qui tiennent une conférence curieuse sur tous les sujets qui se présentent.

M. d’Herbelot[21], rue de Condé, tient une autre conférence chez lui tous les soirs après sept heures.

Les Mardis de relevée, on tient une conférence curieuse chez M. le Marquis d’Angeau, Chevalier des Ordres du Roi, Place Royale[22].

Les Jeudis de relevée, chez M. l’Abbé de la Roque, ruë de Guénégaud, sur diverses matières scientifiques[23].

Les Samedis aussi de relevée, chez M. le Chevalier Chassebras du Breau, Carrefour saint Benoist, quartier S. Germain, sur l’Histoire et sur les sciences[24].

BIBLIOTEQUES PARTICULIERES ET PUBLIQUES.

Les curieux peuvent avoir par faveur, quelques entrées dans les Biblioteques suivantes : sçavoir ;

A la Biblioteque du Roy qui est encore rue Vivienne ; et qui sera bien-tôt à la place de Vendosme[1], où l’on trouve encore une infinité de Livres et de Manuscrits rares, tout ce qu’il y a eu de plus considérable dans toutes les Langues orientales.

Au Cabinet des Livres du Chateau du Louvre[2].

A la Bibliotèque de Monseigneur l’Archeveque de Rheims[3] ; ruë Saint Thomas du Louvre.

A celle de Monseigneur le Chancelier[4], rue S. Loüis du Marais.

A celle de Monsieur le Premier Président, Cour du Palais, qui est remplie d’excellens Tableaux, de Médailles et de Monnoyes antiques et modernes.

A celle de Monseigneur de Menars, Président à mortier, près la Porte de Richelieu, où sont la plus grand part des plus curieux livres de M. de Thou[5].

A celle de Monseigneur Talon[6], aussi President à mortier, rue Saint Guillaume.

A celle de Monseigneur l’Avocat Général de la Moignon, à l’Hotel d’Angoulesme[7], où il y a un grand nombre de belles Médailles antiques[8].

A celle de Monseigneur de la Moignon de Basville, Conseiller d’Etat[9], rue où sont les plus belles Médailles modernes.

A celle de M. de la Proutiere, rue Saint Dominique, où il y a des Tableaux, des Bronzes, et des Médailles d’un choix particulier.

A celle de M. le Clerc de Lesseville, ruë Galande[10].

A celle de M. Boucot, rue Hautefeuille[11].

A celle de M. Rousseau, rue de la Calandre, où il y a un grand nombre des plus rares estampes[12].

A celle de M. Bultault[13], près la place des Victoires.

A celle de M. l’Abbé de la Chambre[14], sur le quay de Nesle.

A celle de M. Chassebras de Cramailles, rue du cimetiere saint André, où il y a beaucoup de curiositez d’Italie et du Levant, d’Estampes, de Monnoies, etc.

A celle de la Sorbonne, où il y a de rares manuscrits de Théologie[15].

A celle du Collége de Loüis le Grand, rue saint Jacques, composée en partie de celle de M. Fouquet[16].

A celle des Chanoines Reguliers de sainte Geneviève du Mont[17].

A celle de l’Abbaïe saint Germain des Prez[18].

A celle du Chapitre de Notre Dame[19].

A celle du Collége de Navarre, montagne sainte Geneviève[20].

A celle du Collége de Boissy[21], rue du Cimetière saint André.

A celle des Augustins Réformez de saint Germain des Prez[22].

A celle des Augustins Déchaussez, rue des Victoires[23].

A celle des Célestins, près l’Arsenal[24].

A celle des Cordeliers, près l’Eglise saint Cosme[25].

A celle des Jacobins du Grand Couvent, rue saint Jacques[26].

A celle des Jacobins Reformez, rue saint Honoré[27].

A celle des Chanoines Réguliers de sainte Croix de la Bretonnerie[28].

A celle du Prieuré de saint Martin des Champs[29].

A celle des Minimes de la place Roïale[30].

Outre les Biblioteques particulières, il y en a quelques unes à l’usage du public, dans lesquelles on donne entrée à tous venans aux jours et heures ci-après marquées ; sçavoir,

Celle du Collége Mazarini qui est ouverte les Lundis et Samedis du matin et de relevée[31].

Celle de l’Abbaïe saint Victor où sont les Livres de feu M. Bouchet de Bournonville, qui est ouverte les Lundis, Mercredis et Samedis, le matin depuis sept jusqu’à onze heures, et l’aprés-dinée depuis deux jusqu’à cinq[32].

Et celle du Jardin Medicinal de Pincourt, qui est ouverte seulement les Dimanches après Vepres, en faveur des Medecins, des Chirurgiens et des Apoticaires artistes ; qui confèrent en même temps sur les Nouvelles Découvertes qui se font dans les Sciences Naturelles et dans les Arts qui en dépendent.

COLLÈGES ET LEÇONS PUBLIQUES[1].

Les Collèges où il y a exercices ordinaires des Humanitez, de la Rhétorique et de la Philosophie, sont,

Celuy de Loüis le Grand et celuy du Plessis Sorbonne[2], rue saint Jacques. Celuy des Quatre Nations sur le quay de Nesle[3], celuy de Navarre[4], celuy de la Marche[5], et celuy de Montaigu[6] à la montagne sainte Genevieve ; celuy d’Harcourt[7] et celuy de Lizieux, rue de la Harpe[8] ; ceux de Beauvais[9] et de Presles[10], rue saint Jean de Beauvais, celuy du Cardinal le Moine[11], rue saint Victor, et celuy des Grassins[12], rue des Amandiers[13].

Il y a encore des Communautez Religieuses qui ont des Maisons Collègiales dans l’étendue de l’Université, où les nouveaux Profez sont instruits aux Humanitez, Rhétorique, Philosophie, etc., à sçavoir : les Grands Augustins devant le Pont neuf[14], les Grands Cordeliers, près saint Cosme[15], les Grands Jacobins, rue saint Jacques[16], les Bernardins, au quartier saint Victor[17] ; les Carmes, à la place Maubert[18], les Prémontrez, rue Hautefueille[19] ; les Religieux de l’Ordre de Grammont, rue du Batoir[20], et ceux de l’Ordre de Cluny, place de Sorbonne[21].

Outre les exercices ordinaires de l’Université, on professe la Théologie au Collège de Sorbonne[22], et à celuy de Navarre.

La Jurisprudence aux Ecolles de Droit, rue saint Jean de Beauvais[23].

La Médecine, au Collège des Medecins, rue de la Bucherie[24].

Les Mathematiques, et les Langues Arabe, Grecque, et Hebraique, au College Royal, Place de Cambray.

Les autres Collèges dont les revenus ne servent maintenant qu’à l’entretien des Bourciers, sont pour les Provinces du Maine et d’Anjou, celui de Bayeux[25] ; pour ceux du Diocese de Narbonne[26], celui de ce nom ; pour la Bourgogne, celui du même nom[27] ; pour le Diocèse d’Arras, encore celui du même nom[28] ; pour la Touraine, celui de Tours[29] ; pour le Diocèse de Vienne et de Bourbonnois, celui du cardinal Bertrand[30] ; pour le Limosin, celui de saint Michel[31] ; pour Theroüenne, celuy de Boncourt[32] ; pour le Diocèse de Bayeux, celui de M. Gervais[33] ; pour le Diocèse de Rheims, celuy du même nom[34] ; pour le Diocèse de Séez, celui de ce nom[35] ; pour ceux de Paris et de Beauvais, celui de sainte Barbe[36] ; pour ceux de la famille de feu M. Fortet, et à leur deffaut, pour Paris et saint Flour, celui de Fortet[37] ; pour ceux de la Famille de Godefroy de Boissy, celui du même nom[38] ; tous lesquels sont dans l’enclos de l’Université.

On enseigne d’ailleurs publiquement et gratuitement par ordre et aux dépens du Roi, au Jardin Royal des plantes, Fauxbourg saint Victor, la Chirurgie, l’Anatomie, la Chimie et la Botanique. Le public est averti de l’ouverture des Leçons par des Affiches, au commencement de l’hiver pour les Dissections Anatomiques, et pour les Opérations Chirurgicales, et au commencement de l’Eté pour la Démonstration des Plantes et pour les Préparations Chimiques[39].

Aux Ecoles de Chirurgie, rue des Cordeliers, on fait aussi annuellement et gratuitement tous les Hivers des Démonstrations Chirurgicales Anatomiques, suivant la fondation de feu M. Biennaisse[40].

MATHÉMATIQUES.

Les Professeurs ès Mathématiques qui sont de l’Académie Royale des Sciences et qui ont des appartemens à l’Observatoire Royal, pour les Observations Astronomiques, sont Mrs Cassüni[1], de la Hire[2], Couplet[3], Sédillot[4] et Cusset[5].

M. de la Hire est encore de l’Académie d’Architecture qui se tient au Palais Brion[6], où il fait des leçons publiques d’Architecture, par conséquent sur la Coupe des pierres. M. Rolle[7] qui est aussi de l’Académie Royale des Sciences, et qui est profond sur l’Algèbre, demeure rue

M. Sauveur[8], rue et rue sont Professeurs Royaux au Collége de Cambray[9].

Mrs Hébert, Professeur au Collége de Maitre Gervais, rue du Foin[10], et Varignon[11] au Collége Mazarini[12], sont encore d’une très particuliere distinction.

Les Professeurs qui enseignent chez eux et en Ville toutes les parties des Mathématiques, sont Mrs Ozanam, rue de Seine[13], Lieutault, rue des fossez Saint Germain, de Boissiere, rue des Boucheries Saint Germain, et de Blegny le jeune, près la Madelaine.

Entre les fameux Ouvriers pour les Instrumens Mathématiques, sont Mrs le Bas, aux Galleries du Louvre[14], Chapotot[15] et Buterfield[16], sur le Quay de l’Horloge[17].

On trouve des Cartes de Geographie très curieuses chez M. Samson[18], aux Galleries du Louvre, et chez Mademoiselle du Val[19], sur le Quay de l’Horloge.

MEDECINE ORDINAIRE.

Ce qu’on doit entendre par Medecine ordinaire, est celle qui est légitimement pratiquée par gens graduez, qui se rapportent assez dans les principes et dans les maximes essentielles, pour se rendre reciproquement compte de leur conduite lors des Consultations.

M. le Premier Medecin du Roy[1], a son appartement au Jardin Roial des Plantes, où il loge quand il est à Paris[2].

Il y a quelques Medecins de Sa Majesté servant par quartier[3], qui pratiquent à Paris avec beaucoup de réputation, par exemple :

Messieurs Lallier[4], rue des Prouvaires, Du Gué[5], près saint Paul, Fresquière[6], rue sainte Avoye, etc.

Messieurs du Chesne[7], rue de la Sourdière, et Armand[8], près saint Gervais, sont encore des Médecins des Maisons Roiales qui ont beaucoup d’employ à Paris.

M. Mayeux, Doyen en charge de la Faculté de Medecine de Paris, demeure ruë de Bièvre.

M. Legier, censeur de la même Faculté, demeure ruë de Grenelle, quartier saint Honoré.

Messieurs le Moine, rue des Poulies, et le Rat, rue du Four S. Germain, sont Professeurs en Chirurgie, et Messieurs Daval, rue du Monceau Saint Gervais, et de la Carlière, rue du Batoir, en Botanique et Pharmacie.

On peut recouvrer la Liste des Docteurs de cette Faculté chez le Concierge de leur Collège rue de Bucherie, qui ne comprend que des gens d’une profonde érudition, entre lesquels il y en a un grand nombre qui sont fort renommez dans le public : par exemple, Messieurs Morin[9], rue Cristine, Theüard, rue Roiale, Thuillier[10], rue de Grenelle, Finot[11], rue de la Monnoye, Mathon, à la Pierre au Lait, etc.

Messieurs Dodard, à l’Hôtel de Conty[12], et Bourdelot[13], rue sainte Croix de la Bretonnerie, ont chacun un parfait assortiment de tous les Livres de Philosophie et de Medecine.

M. de Blegny, Medecin du Roy, préposé à la recherche et vérification des Nouvelles Découvertes de Medecine, demeure au Jardin Medicinal de Pincourt, fauxbourg saint Antoine, et tient Bureau rue de Guenegaud tous les jours de relevée. Celui là est fort renommé pour les Decentes, pour les maux vénériens, pour les maladies des femmes et des enfants, pour les hidropisies, pour les Rheumatysmes inveterez, et généralement pour les maladies extraordinaires.

M. Agnan ci-devant l’un des deux Capucins qui travailloient au vieux Louvre[14], et qui a pris ses Degrez en la Faculté de Padoue, a quelques expériences pour les maladies croniques, il demeure rue et près les Incurables.

M. Elvetius, Médecin Hollandois, qui donne une poudre émétique contre les cours de ventre et dissenteries, demeure rue Serpente[15].

La veuve Nion, Libraire, dont l’adresse est à la première page[16], vend la Biblioteque universelle des secrets de Medecine recherchez et publiez, par ordre de M. le premier Médecin de Sa Majesté[17], le Recueil des Journaux de Médecine, le Traité Medicinal du Thé, du Caffé et du Chocolat[18], les Observations astronomiques et Medicinales qu’on doit à l’invention des lunettes d’aproche, et plusieurs autres Livres curieux à l’usage des Medicins.

Pour la Société Roiale de Medecine, voiez l’article des Rapports et Verifications d’Experts.

L’Histoire de la Medecine et des Medecins nouvellement publiée par M. Bernier[19], auteur de l’Histoire de Blois, se vend chez Simon Langrögne, rue saint Victor. Les premières parties de ce Livre estant comme un extrait du Dictionnaire Historique de Morery[20], on le lit avec plaisir, jusqu’à l’endroit où l’Auteur a donné de fortes atteintes à l’honneur de gens vertueux et recommandables[21], dont apparemment il a voulu se distinguer.

La Medecine pratique d’Ettemuler imprimée à Lyon en latin et en françois[22], se trouve chez presque tous les Libraires de la rue Saint Jacques.

MEDECINE EMPIRIQUE.

Cette espèce de Medecine est celle qui est pratiquée par des particuliers, dont l’étude n’a pas esté assez réglée pour parvenir aux degrez, et qui se fondent principalement sur les épreuves de quelques Receptes medicinales.

Il n’y a presque à présent que des Ecclésiastiques et des Religieux qui pratiquent à Paris cette sorte de Medecine[1] ; par exemple, M. l’Abbé Guiton qui étoit n’agueres Religieux Cordelier, et qui demeure à présent à l’Arsenal.

M. l’Abbé Fayolles, qui demeure rue Mazarini.

M. le Curé d’Evry, Village de Brie[2], qui donne avec permission une boisson sudorifique, par la chaleur de la quelle il tache de consommer les causes des maladies.

Un autre Ecclésiastique, qu’on nomme M. le Prieur, et qui demeure ruë de la Raquette, Fauxbourg saint Antoine, est fort recherché pour un apéritif qu’il dit propre à déboucher les plus facheuses opilations dans les deux sexes[3].

Le Frère Ange, Capucin[4], qui distribue un Opiatte et un Sirop mesentirique et epatique, est resident au Fauxbourg saint Jacques.

Le Frère Pierre, des Jacobins du Fauxbourg saint Germain, fait des recherches dans la Chimie.

OPERATIONS CHIRURGICALES.

Monsieur le premier Chirurgien du Roy, a son appartement au vieux Louvre, où il loge quand il est à Paris.

M. de Tertre, son Lieutenant pour la Ville, Prevoté et Vicomte de Paris[1], renommé pour la saignée et pour la grande Chirurgie[2], demeure rue du Jardinet, à l’ancien Hotel de Roüen.

Les Prévots, Jurez et Gardes de la Communauté des Chirurgiens Jurez de Paris, sont Messieurs David, rue de l’Arbre sec : Cuqüel, rue Galande, Caubouë, rue Montorgueil : et Gigot, rue saint André.

La Liste générale des maîtres de cette Communauté se peut recouvrer aux Ecoles de Chirurgie près l’Eglise de saint Côme. L’exactitude du chef d’œuvre[3] et des exercices qui s’y font en tout temps, doit faire presumer que cette liste n’est composée que d’habiles gens ; et en effet il y en a peu qui ne se soient rendus recommandables par quelques endroits : par exemple, pour les grandes Opérations, Messieurs Petit à l’Hôtel Dieu[4]. Bessière, près la Trinité[5]. Triboulleau, rue des Juifs. Roberdeau, rue saint André. Haustome, rue de la Truanderie, etc.

Pour les Consultations M. Morel, rue du Bac, près les Convalescens[6].

Pour la Saignée Messieurs Gillet, rue d’Orléans. Passerat, rue Neuve des Petits Champs. Canto, rue des Boucheries saint Germain. Gervais, rue saint Antoine. Meurisse, rue saint Jacques, etc.

Pour la reduction des os rompus et demis, M. Michault, rue Hautefeuille, etc.

Pour les accouchemens, Mrs Mauriceau, rue neuve de Richelieu. Clément, rue et devant le petit S. Antoine[7]. Portail et Bonnamy, rue saint Martin. Desforges, près saint Eustache. De Frades, rue Comtesse d’Artois, etc.

Pour l’Anatomie Messieurs Chevalier, rue de la Pelleterie, et Dalibourg, rue Neuve de Richelieu.

M. Tolet Opérateur du Roy pour l’opération de la Pierre qu’on nomme Lithotomie, demeure rue Jacob près la Charité[8].

Messieurs Collot père et fils, fameux pour la même opération, demeurent rue de Seine quartier saint Germain.

M. Gervais, rue Mazarini au coin de la rue de Guénegaud, a un particulier talent pour penser les loupes, les signes et les porreaux.

M. Girard Chirurgien Opérateur qui s’attache particulierement à la Catharacte, et qui fait son sejour ordinaire à Chalons en Champagne vient à Paris tous les ans au Printemps, et loge rue de la Huchette à l’enseigne des Capillaires de Montpellier[9].

M. Quarante qui a succédé au feu Sieur Carmeline[10] son oncle pour les maladies et pour les opérations de Dens, demeure sur le quay de la Megisserie devant le Pont neuf.

Les Sieurs du Moulin, à la Croix du Tiroir, Surin et Coupart au Pont Marie, s’exercent aux mêmes opérations.

Les Sieurs Langlois[11], rue Montmartre ; de Rere et Cuvillier, à la Croix du Tiroir, sont occupez à la reduction des os fracturez et disloquez.

Mademoiselle de Blegny directrice honoraire et perpetuelle de la Communauté des Jurées Sages Femmes de Paris, qui pratique seulement pour les personnes de la première qualité et pour celles qui luy sont confiées, demeure chez M. son Fils Apoticaire du Roy, ruë de Guenegaud, première porte à droite[12].

Les Directrices agentes de la Communauté, sont Mesdames Langlois, rue Dauphine, Soret, rue Transnonnain, Cuvilliers, place Baudoyer, et Regnault, rue du Crucifix saint Jacques de la Boucherie.

Pour les Jurez Chirurgiens et les Jurées Sages-Femmes du Châtelet, voyez l’article des Rapports et Verifications d’Experts.

On est renvoyé au même endroit pour le Traité des Rapports de Chirurgie.

Le Livre des Accouchemens de M. Mauriceau[13] et celuy des Décentes de M. de Blegny, se vendent chez Laurent d’Houry, rue saint Jacques[14].

Le Traité des Maux Vénériens[15] du même Auteur, se trouve chez Estienne Michallet, rue saint Jacques, et chez la veuve Nion, quay de Nesle[16].

On trouve un grand nombre d’autres Livres de Chirurgie chez les mêmes Libraires.

MATIERES MEDÉCINALES SIMPLES ET COMPOSÉES.

Les Marchands Epiciers qui s’attachent particulièrement à la Droguerie medecinale[1], sont pour la plu-part dans la rue des Lombards : par exemple, Messieurs Tranchepain, Vilain et Michon.

Il y a néanmoins de ces Droguistes en quelques autres endroits de la Ville : par exemple, Messieurs Andry, rue de la vieille Bouclerie[2], Brousset, rue neuve saint Mederic[3] ; Moulin, rue des trois Maures ; Boileau, rue des Lavandières[4], etc.

Les uns et les autres vendent en gros et en détail, généralement tout ce qui peut faire le sujet des opérations de la Pharmacie et de la Chimie, à l’exception de quelques métaux dont il sera parlé dans un chapitre à part ; de la plûpart des herbes qui sont vendues dans les Halles et Marchez par les Herboristes, et des fleurs qu’on trouve dans leurs temps le matin, rue aux Fers près saint Innocent, ou chez les Fleuristes ou Bouquetières.

Les Maitres et Gardes en Charge de l’Apoticairerie, sont Messieurs Clément à l’Hôtel de Soissons ; Gaillard, rue saint Honoré près saint Roch, et Martel, rue saint Avoye.

Et ceux de l’Epicerie et Droguerie sont Messieurs Harland, rue saint Jacques de la Boucherie ; Boudet, rue saint Martin ; et Chabouillé, rue de la Cordonnerie.

Les Apoticaires et les Epiciers qui ne composent ensemble qu’un même corps, ont leur Bureau au petit cloître sainte Opportune.

Il y a plusieurs Apoticaires de cette Communauté qui se piquent d’avoir chez eux un grand assortiment de préparations Chimiques et Pharmaceutiques : par exemple,

Messieurs Geoffroy, ruë Bourtibourg[5], et Bolduc[6], rue des Boucheries saint Germain, qui opère au Jardin Royal des Plantes.

M. Bourdelin Apoticaire de l’Academie Royale des Sciences, a pareillement une Apoticairerie fort complette dans sa maison rue de Seine à saint Germain des Prez[7].

Il en est de même de M. Habert Syndic en Charge des Apoticaires des Maisons Royales, qui fait souvent des Cours publics de Chimie en son Laboratoire, nie du Four à saint Germain des Prez.

M. Rouviere Apoticaire ordinaire du Roy et des Camps et Armées de Sa Majesté[8], qui n’est pas moins curieux dans sa profession et qui a fait deux préparations publiques de la Theriaque d’Andromachus[9] avec un applaudissement général, vend d’ailleurs une Eau vulnéraire qui est d’un très grand effet dans les playes d’arquebusade, ruë saint Honoré près saint Roch[10], où il a une boutique d’une propreté extraordinaire.

M. Lemory[11] célèbre par son livre[12] et par ses Cours de Chimie[13], qui a esté gratifié d’un Privilège du Roy, en faveur de sa conversion[14], continue ses exercices, et la distribution de ses préparations Chimiques, et du sel policrete de M. Seignette, chez luy au bas de la rue saint Jacques[15] où il vend son Livre, qu’on trouve d’ailleurs chez Estienne Michalet près la fontaine saint Severin.

M. de Blegny fils Apoticaire ordinaire du Roy sur le quay de Nesle au coin de la rue de Guenegaud, tient aussi un assortiment complet de toutes les compositions, extraits, eaux distillées, sels, et Magisteres de la Pharmacie Galenique, et de la Chimie, tant de la préparation de Paris, que de celle de Montpellier, de Provence, d’Italie, etc., aussi bien que les Baumes verts, noirs, et blancs du Pérou, de Judée, etc.[16]

C’est le seul artiste à qui les descendans du Signor Hieronimo de Ferranti Inventeur de l’Orvietan[17], ayent communiqué le secret original[18].

Il dispense aussi tous les Remedes achetez et publiez par ordre du Roy.

Une conserve et une liqueur pour la guérison des phtisiques et des poulmoniques[19].

Une tizanne filtrée pour purger doucement et agréablement la bile, la pituite et généralement toutes les superfluitez.

Une Eau vulnéraire qui guérit le Scorbut et les Ulcères de la gorge, les Cancers, les Ecroüelles ulcérées, la Teigne et les Ulcères malins et variqueux des jambes et d’ailleurs[20].

Une Eau anodine qui appaise avec une promptitude surprenante la douleur des dents, toutes les espèces de Coliques, les Véroliques[21], les Rhumatismes, les Douleurs causées par le mercure, la Sciatique, et les Gouttes des mains et des pieds.

Une Liqueur de jouvence[22] qui rectifie les constitutions vicieuses, qui désopile les viscères obstruez, qui corrige les deffauts de la digestion, qui guérit radicalement le vertige, la migraine et les vapeurs, qui regle les excrétions, en un mot qui rajeunit comme une espèce de fontaine de jouvence.

Une Eau dissenterique d’une vertu infiniment audessus de la Racine emétique, puis que sans faire vomir ni causer la moindre incommodité, elle arrête infailliblement en une ou deux prises toutes sortes de cours de ventre, de flux de sang et de dyssenteries.

Un Spécifique infaillible pour prévenir et pour guérir promptement, seurement et infailliblement les Maladies Vénériennes.

Des grains et des liqueurs balsamiques pour la guérison des gonorrhées, des pertes blanches, de l’impuissance venerienne, de l’incontinence d’urine[23], etc.

Une Epreuve végétale[24] qui guérit à jamais la douleur et la carie des Dents.

Une Eau hysterique qui abaisse les vapeurs des femmes et qui les delivre sur le champ des plus violentes suffocations et de la plupart des mauvais travaux.

Les Eaux d’Ange[25], de Cordoüe, d’Amarante, de fleurs d’Oranges, de Thim, et généralement les Eaux odoriférantes et medecinales qui servent aux cassolettes philosophiques, pour parfumer et des-infecter les chambres, et pour guérir les maladies de sympathie[26].

Plusieurs Remèdes infaillibles pour guerir très promptement les Decentes, sans opération, sans rien prendre par la bouche, et quelquefois sans bandage[27] ou sans retraite[28].

Une Eau diûrétique pour la dissolution et l’expulsion des glaires, du gravier et de la pierre des reins et de la vessie, et un grand nombre d’autres spécifiques expérimentez pour les maladies des yeux, la sourdité, les bourdonnemens d’oreilles, les ulcères du nez, les loupes, les signes, les porreaux, etc.

Une Eau et un Sel fébrifuges, qui guérissent les fièvres sans retour en très peu de prises.

Tous ces Remèdes sont distribuez dans des bouteilles et boëttes cachetées[29], sur lesquelles on fait coller l’imprimé qui enseigne leurs vertus et leurs usages[30].

Une personne solvable qui connoit la vertu de ces Remedes, s’oblige quand on le veut d’en payer la valeur en l’acquit des malades en cas qu’ils ne guérissent pas, pourvu qu’ils conviennent de les payer au double pour une parfaite guérison.

Le Sieur Fillesac, rue de la Bucherie joignant les Ecoles de Medecine, vend toutes sortes d’Eaux minérales artificielles[31].

Les Eaux distilées, le Cristal minéral, la Crême de tartre, le Sel policreste ordinaire, et généralement les Drogueries Chimiques se vendent en gros chez le Sieur Courtier au cul de sac des petits Carreaux.

Les huiles d’amandes douces, de noix, de semences froides, de pavôts, et autres tirées sans feu, sont extraites et vendues aux Apoticaires et Droguistes par un Epicier qui demeure rue Montmartre près l’égout, et par un autre qui demeure au carrefour saint Benoist, quartier saint Germain.

Les essences fortes et les huiles grasses de Provence et de Montpellier sont commercées par le Sieur Verchant devant saint Honoré, et par les Provenceaux du cul de sac saint Germain l’Auxerrois[32].

L’Esprit de vin est commercé en gros à la devise Royale, sur le quay de Nesle ; chez le Sieur Butet, devant saint Roch ; et chez la veuve des Barres, rue S. André.

Les Eaux de vie sont aussi commercées en gros par ledit sieur Butet, et encore par les Sieurs Hazon, rue saint Martin[33], et Frotin, rue des Canettes.

Le Sieur Guyon Apoticaire Epicier à la place Maubert, et un autre au cimetiere saint Jean, font venir des vipères en vie de Poitiers[34].

M. Alary Apoticaire[35] privilegié du Roy, qui (par l’infidelité de ses Commis) s’est trouvé mal des Bureaux qu’il avoit établi dans les Provinces, pour la distribution de ses tablettes fébrifuges[36], et de son Sirop purgatif de la bile, ne laisse pas d’en continuer la distribution chez luy au bout du pont saint Michel devant le quay des Augustins à l’enseigne du Page du Roy.

Ledit Sieur Alary se propose de publier bien tot un spécifique pour les fièvres continues, pour la pleuresie, etc., qui agira avec une promptitude extraordinaire[37].

On vend rue saint Denis à l’enseigne de la Providence près la rue des Précheurs, une pomade qui répare tous les deffauts de la peau du visage, et qui donne une fort grande fraicheur au teint.

PENSION POUR LES MALADES.

Cette pension est une nouvelle commodité qu’on a procurée au public depuis deux ans. Ceux qui sçavent ce que les Officiers, les Provinciaux et les Etrangers souffrent, depensent et risquent dans les Auberges de Paris, lorsqu’ils y tombent malades, en comprendront facilement l’utilité, sur tout lors qu’ils apprendront que cette Pension est placée à Pincourt[1], c’est à dire dans une grande et belle rue qui étoit n’aguère un hameau, qui fait maintenant partie des Fauxbourgs de Paris[2], et qui se trouve entre la porte saint Louis[3] et la porte saint Antoine[4].

La maison qu’on a fait bâtir à cet effet, est au milieu de cette ruë, à l’opposite du cours planté sur le rempart[5] dont elle n’est separée que par de vastes marais bien cultivez, ce qui forme le plus bel aspect du monde. Outre la face et les deux ailes du principal corps de logis, il y a encore au bout d’un grand jardin au dessus d’une haute terrasse en parterre, un pavillon de Belveder, d’où l’on découvre de tous costez des vignobles, des plaines, des collines, des jardins et des maisons de plaisance[6].

Cette belle situation et le bon air de Pincourt, n’en sont pas les seuls agrémens ; les Lumières de celuy par qui elle est dirigée, la Bibliotèque, le Laboratoire, les Plantes medecinales et les autres commoditez qui s’y trouvent, la diverse situation et la propreté des appartemens, la Liberale economie qu’on y observe et l’exactitude du service, y font trouver goût aux personnes mêmes qui sont domiciliées à Paris, et qui ne sont au plus qu’à demi malades, puis que beaucoup de convalescens et de valetudinaires y vont prendre le Lait, les Eaux minéralles, les Bains, les Etuves, etc.

Il arrive même bien souvent que des Dames de Paris aussi bien que celles de Provinces y vont faire leurs couches, pour y être plus éloignées du monde et du bruit, et pour être plus seures du secours qu’elles desirent, y ayant un Accoucheur et une Sage femme d’une expérience consommée.

C’est au même lieu que les Gouteux, les Paralitiques ; et ceux qui souffrent des Rhumatismes opiniatres ou des douleurs causées par le mercure, trouvent le secours dont il sera parlé à l’article suivant.

On dit qu’on y pratique des moyens infaillibles pour rectifier les constitutions vicieuses et guerir radicalement toutes les indispositions habituelles qui en dependent, Asthme, Phtisie, Poulmonie, Migraine, Vapeur, Epilepsie, Hidropisies, Hemorrhoïdes, Vieux Ulcères, Cancers, Varices, etc.

On sçait même qu’il y a des lieux destinez pour les maniaques et géneralement pour les personnes qui doivent être privées de la liberté.

Les personnes atteintes de Maux vénériens n’y sont pas reçues, mais elles sont traitées sous la même direction dans une autre maison du voisinage.

A cela près telle que puisse être la condition des gens et la nature des maladies chacun y peut être reçu. Il y a des lieux où les personnes indigentes sont traitées à vingt et trente sols par jour selon le regime qu’elles doivent observer. Il y en a d’autres où les gens de service sont placés à quarante sols[7] ; enfin il y a des chambres particulières et des ordinaires distinguez pour les personnes de considération à trois, à quatre, à cinq et à six livres par jour selon la dépense qu’ils doivent faire, et les peines qu’ils doivent exiger.

Soit que la pension soit grosse ou modique, toute la dépense s’y trouve comprise sans en rien excepter, Traitement, Remedes, Logement, Nourriture, Service, Feu, Lumière, etc.

On y trouve même cette commodité quand on le souhaite, qu’on y est traité à forfait pour une somme dont on convient, au de là de la quelle on ne paye rien de plus, si opiniâtre et si longue que puisse être la maladie.

En tel temps et à telle heure qu’on y puisse arriver, on y est reçu, et on y trouve une chambre prete en payant par avance la pension de huit jours ; et on est même assuré d’y trouver le Medecin tous les matins au moins jusqu’à dix heures, et tous les soirs depuis six heures jusqu’au temps du coucher.

Au surplus, quoy que les Edifices et les jardins de cette maison ayent une considérable etendue, le progrez de cet établissement fait prendre des mesures pour les accroître de beaucoup.

BAINS ET ETUVES.

Les Barbiers Baigneurs[1] qui tiennent des Bains, des Etuves et des dépilatoires pour la propreté du corps humain, sont Messieurs du Pont et Mercier, ruë de Richelieu[2], Jordanis, ruë d’Orléans ; du Bois, rue saint André ; du Perron, vieille ruë du Temple ; de la Cour, ruë des Marmouzets, etc.

Les Dames sont baignées chez M. du Bois par Mademoiselle son Epouse[3].

Il y a encore des Etuves de l’ancien usage, ruë de Marivaux[4] et ruë du cimetiere saint Nicolas des Champs, où les gens de mediocre condition vont chercher quelque secours pour les Rhumatismes.

Ces douleurs, celles de la Sciatique, celles qui sont causées par le Mercure qui a été donné en panacée, en Sublimez et en precipitez : celles de la Goutte des pieds et des mains, les Paralisies universelles et particulières, les Tumeurs froides et beaucoup d’autres maladies, sont infailliblement gueries par l’usage des Bagnoires et Etuves vaporeuses de nouvelle invention qui se tiennent au jardin medecinal de Pincourt, entre la porte saint Louis et la porte saint Antoine.

C’est une sorte de machine en laquelle on est baigné sans être dans l’eau, et en laquelle on suë aussi abondament que l’on veut sans être à sec, ce qui fait que son usage ne cause, ni la constipation du ventre et la faiblesse de poitrine comme les bains ordinaires, ni les évanouissemens, la chaleur intérieure, et la difficulté de respirer, qui sont les suites ordinaires des Etuves echauffées par le feu de bois ou d’esprit de vin.

Les Malades y sont couchez sur un lit suspendu où ils reçoivent une vapeur nouvelle, anodine et fortifiante, d’un effet infiniment plus prompt et plus assuré que la bouë de Barbotan, et que les Bains de Bourbon et de Barrège, pendant qu’ils ont la tête hors la machine commodement placée sur un oreiller, et qu’ils respirent un air rafraichissant, parlent, chantent et boivent à leur gré.

Ceux à qui le Medecin qui les a inventées, ne les ordonne qu’une fois par jour, ne payent qu’un écu neuf toute dépense comprise, Logement, Nourriture, Service, Feu, Lumière, Drogues, etc., mais ceux à qui elles conviennent soir et matin, payent un ecu et demi.

Ce qu’il y a de commode en cela pour les personnes delicates, est que la chaleur de ces Etuves peut être donnée à tel degré que l’on veut, en sorte qu’on ne luy donne quelquefois que la force des fomentations.

Comme le Medecin peut regler le choix des herbes dont on fait les décoctions vaporeuses, selon la juste indication de chaque maladie, il peut en la composant diversement, produire autant de différens effets, qu’il y a de distinctions à faire dans les maladies qui viennent d’être déduites, et dans les tempérammens des personnes qui en sont atteintes ; outre qu’en plusieurs occasions, il donne certains vehicules intérieurs qui ont les plus justes proprietez, dans les cas mêmes les plus extraordinaires.

Au surplus, qui voudra sçavoir la disposition, les agrémens et les Commoditez du Jardin Médecinal, aura recours à l’article.

IMPRESSIONS ET COMMERCE DE LIBRAIRIE.

La Chambre syndicale des Imprimeurs et Marchands Libraires de Paris est ruë et joignant l’Eglise des Mathurins, où sont examinez les Livres qui viennent de dehors les Mardis et Vendredis de relevée, après que de la Douanne où ils doivent être deposez en arrivant, ils ont été retirez sur le billet du Syndic ou d’un Adjoint pour être apportez à la Chambre.

Le Sieur Auboüin à présent Syndic[1] en Charge demeure sur le quay des Augustins au coin de la rue Gist le cœur, où il vend les Œuvres de M. l’abbé de Fenélon, et celles de M. l’abbé Fleury.

Les Nouvelles Ordonnances du Roy, la Conférence de ces mêmes Ordonnances avec les anciennes[2], les Reglemens de Police, le Dictionnaire historique de Morery, les Œuvres de M. Boileau, et diverses autres pièces importantes s’impriment et se vendent chez le Sieur Denis Thierry Libraire rue saint Jacques[3].

Les Livres de Messieurs de Port Royal se vendent même ruë chez les sieurs Desprez[4], Josset[5], Roulland et Pralard.

Les Opéra, et généralement les Livres de Musique, s’impriment et se vendent seulement chez le Sieur Ballard rue S. Jean de Beauvais[6].

Notes in this chapter

Note 1 · C’étoit le frère du médecin du roi, qui lui avoit donné, en avril 1688, l’abbaye de Saint-Laurent (Journal de Dangeau, t. II, p. 130).Note 2 · C’est comme frère du premier médecin que l’abbé Daquin y logeoit, la surintendance du Jardin royal étant encore, pour la plus grande part, dNote 3 · Ordonnances de l’autorité ecclésiastique, avec menace d’excommunication, ayant pour objet d’obliger ceux qui avoient connoissance d’un crimeNote 4 · « Monsieur l’Official de Paris qui connoît des fonctions et actions bénéficiales, demeure rue du Petit-Musc et est souvent à Pincourt, où ilNote 5 · L’Official, en effet, connoissoit de toutes ces choses. C’est lui, par exemple, qui légitimoit par mariage les unions qui n’avoient pas jusqNote 6 · Il auroit pu, si l’on en croit la chronique, garder pour lui-même beaucoup des pénitences qu’il distribuoit. Sa vie n’étoit pas des plus édiNote 7 · Ce chantre n’étoit pas moins que le célèbre Claude Joly, dont nous trouvons un si bel éloge dans le Valesiana, p. 39. Il avoit été, à MunsteNote 8 · Il leur avoit consacré tout un livre en trois parties : Traité historique des Ecoles épiscopales par Claude Joly. Paris, Muguet, 1678, in-12Note 9 · Ils étoient conseillers du roi, et faisoient leurs expéditions par courriers, non-seulement pour la Cour de Rome, mais pour les légations. INote 10 · Jacques Le Pelletier. En 1702, il étoit doyen des banquiers expéditionnaires, et s’étoit rapproché de Notre-Dame ; il logeoit rue Saint-ChriNote 11 · Son nom, défiguré ici, était Chubéré (Jean-Pierre). Alman. royal, 1702, p. 75.Note 12 · Laurent Lezineau. (Id.)Note 13 · Au lieu de douze banquiers-expéditionnaires, il devroit y en avoir vingt ici. Un édit du mois de septembre de l’année précédente, 1691, avoiNote 14 · « M. Pelletier, banquier expéditionnaire en cour de Rome, qui demeure rue et devant Saint Séverin, est auteur de deux livres très instructifNote 15 · Nous avons vu plus haut que c’est lui qui avoit publié en 1673 le Traité de Claude Joly sur les écoles épiscopales.Note 16 · « Chez Jean-Baptiste Coignard, rue Saint-Jacques, à la Bible d’or. » Edit. 1691, p. 4. « Le bref de Paris se vend chez la veuve Cramoisy, mêNote 17 · Jean de la Caille. Sa boutique étoit rue Saint-Jacques, à l’enseigne de la Prudence. C’est à lui qu’on doit l’excellent ouvrage, devenu rareNote 18 · « Les heures et autres livres de piété généralement compris sous le titre d’usages, se vendent chez différents libraires rue Neuve Notre-DamNote 19 · C’est ce qu’on appeloit aussi Bailliage de la duché-pairie de l’Archevêché de Paris. On y connoissoit des appellations de sentences rendues Note 20 · Pour plus de détails, on peut lire l’Etat de France de 1692, t. I, p. 238. Le nombre des scrofuleux que le roi touchoit était quelquefois trNote 21 · L’Etat de France de 1692 contient aussi, à ce sujet, d’intéressants détails, t. I, p. 20, 70, 120, 387.Note 22 · Ce que Blégny devroit ajouter, c’est que les princes prenoient part à cette cérémonie de la Cène, comme on l’appeloit, et y servoient : « LeNote 23 · Il y logeoit comme administrateur de l’économat de l’abbaye, charge qu’il occupa durant quinze ans. (Marcou, Pellisson, Etudes sur sa vie etNote 24 · Il ne s’y épargnoit pas, en effet, en bon converti qu’il étoit lui-même. Ces aumônes faisoient, au reste, partie de ses fonctions : en même Note 25 · C’est en souvenir de son père Gaston d’Orléans, et du palais du Luxembourg, où elle étoit née de son second mariage, que la duchesse de GuisNote 26 · Mesdames de Créquy et de la Trémoille étoient la mère et la fille. Mme de la Trémoille mourut la première, au mois d’août 1711.Note 27 · Elle avoit, pour les œuvres de charité, succédé à sa mère la présidente, qu’on y avoit vue si active pendant la Fronde. (Feillet, Misère au Note 28 · Elle étoit sœur de l’avocat du roi, que nous trouverons plus loin.Note 29 · « Sous la direction des quelles il y a des médecins, des chirurgiens et des sœurs grises. » Edit. 1691, p. 3.Note 30 · V. l’avant-dernière note.Note 31 · « On apprendra les noms et demeures de ces Dames redemptrices, dans les geolles mêmes des prisons, et entre autres en celle de la ConciergerNote 32 · Marie Bonneau, veuve de Jean-Jacques de Beauharnois, seigneur de la terre de Miramion, à une lieue d’Orléans. S’étant vouée aux œuvres pieusNote 33 · On l’appela aussi, jusqu’à la Révolution, Quai des Miramionnes, à cause des saintes filles que dirigeoit Mme de Miramion. L’hôtel, dont elleNote 34 · Femme du maître des requêtes, nommé en 1703 premier président à Rouen.Note 35 · Lisez « desserte. »Note 36 · « Où ils sont servis par Monsieur le Directeur. » Edit. 1691, p. 4. C’étoient, y est-il dit aussi, « les médecins de la Société Royale » quiNote 37 · Un des plus vieux libraires du quartier Saint-Jacques. De 1659 à 1661, il avoit été syndic.Note 38 · Paul, comte de Saint Aignan, puis duc de Beauvilliers, gouverneur du duc de Bourgogne. Il étoit chef du Conseil des finances, depuis 1685, eNote 39 · Louis Phelippeaux de Pontchartrain fut dix ans, de 1689 à 1699, contrôleur général des finances. Il fut ensuite chancelier de 1699 à 1704. MNote 40 · L’année précédente, il logeoit dans un tout autre quartier : « M. de Pontchartrain a son hôtel à Paris, près les Carmes dechaussez du faubouNote 41 · François le Tonnelier de Breteuil, d’abord conseiller au Parlement, puis intendant en Picardie et en Flandre, et enfin, en janvier 1684, intNote 42 · Michel Le Pelletier de Souzy, qui, après avoir été conseiller au Parlement, et successivement intendant de Franche-Comté et de Flandre, s’étNote 43 · L. Lefèvre de Caumartin, marquis de Saint-Ange, fut intendant des finances de 1690 à 1715, après avoir été conseiller au Parlement et maîtreNote 44 · Beau-frère de Sonning, qui, beaucoup plus connu que lui, — nous en parlerons plus loin, — avoit aidé à sa fortune.Note 45 · « Rue des Bernardins. » Edit. 1691, p. 6. — C’est Michel de Chamillard, qui, après avoir été maître des requêtes, intendant à Rouen, puis, eNote 46 · Il devint plus tard directeur des finances. Il avoit de très-grands biens, entre autres Rambouillet, qu’il échangea avec le roi, pour qu’il Note 47 · Avant d’être, à partir de 1689, garde du Trésor royal, il avoit été dans les finances, et s’y étoit souvent empêtré, notamment en 1682, où lNote 48 · Brunet de Chailly, frère de Brunet de Rancy, et de Brunet de Montferrand, auquel il succéda comme président des Comptes, après avoir vendu àNote 49 · Ce Pierre Domergue était le prête-nom, l’homme de paille de Berthelot, qui, en mars 1687, avoit pris pour trente-six millions le bail des GaNote 50 · Un des frères de Brunet de Chailly, dont il a été parlé dans l’avant-dernière note.Note 51 · Avant celui-ci, dans l’Edit. précédente, p. 6, se trouve : « Colin, rue Saint-Martin. »Note 52 · Melchior de Blair, et non de Blaine, étoit un simple intéressé aux fermes qui avoit, comme tel, eu des missions en 1689 et 1691, dans la PicNote 53 · Remond de la Renouillère. Il fut taxé, en 1716, à 437,000 livres.Note 54 · « Turgis. » Edit. 1691, p. 6. C’est le vrai nom. Sa femme, Marie de Maupeou, étoit cousine de Mme de Pontchartrain.Note 55 · Charles de Poirel de Grandval. En outre de son intérêt dans les fermes, il avoit une charge de munitionnaire de la marine.Note 56 · J.-B. de Lagny. Il fut directeur général du commerce en 1694.Note 57 · « De Cormery. » Edit. 1691, p. 6. C’est le nom véritable. Louis Bauyn de Cormery devint fermier général à Lyon en 1694.Note 58 · Il avoit été en 1689 directeur des fermes à Rouen, et c’est lui qui, en 1682, avoit dû avec un autre commissaire faire cet examen des affairNote 59 · C’est lui, comme il a été dit dans une note précédente, qui étoit le véritable preneur de ce bail des fermes, sous le nom de Domergue. Il y Note 60 · Frère du précédent, mêlé à ses affaires, mais moins riche.Note 61 · De cette famille des Brunet que nous connaissons déjà, et qui formoit dans le quartier du Temple une vraie tribu de financiers.Note 62 · Edme Baugier, qui avoit été longtemps intéressé dans les fermes en Bourgogne.Note 63 · Guillaume Vallier, qui, avant d’être fermier général, avoit été greffier du Conseil privé et contrôleur du parlement de Metz.Note 64 · Sa maison, bâtie par de Cotte, étoit des plus belles, avec ses bas-reliefs de Coysevox, son magnifique jardin, etc. V. G. Brice, édit. 1701,Note 65 · Jean Germain fut secrétaire du roi en même temps que fermier général, après avoir été dans les fermes à La Rochelle.Note 66 · C’est lui, suivant les Clés, que La Bruyère dénonce dans le chapitre des Biens de fortune, § 16, comme s’étant démesurément engraissé « dansNote 67 · P. Le Tellier, qui, en 1687, n’étoit que sous-fermier en Champagne.Note 68 · Il étoit secrétaire du Roi, et avoit été d’abord fermier général en Flandre. Son fils, le Normand de Tournehem, fut aussi fermier général, pNote 69 · Charles Boulanger, qui avoit été, en 1689, receveur général en Flandre.Note 70 · Jean-Remi Henault, père du président si célèbre, selon Voltaire, par ses soupers et sa Chronologie. Il avoit, suivant son fils (Mémoires, p.Note 71 · « Charriere. » Edit. de 1691, p. 7. C’est le vrai nom. Le bail des aides et domaines, fait en même temps que celui de Domergue, dont nous avNote 72 · « Rue Jacob. » Ibid. — Il étoit fils du receveur des consignations du Châtelet, ce qui ne l’empêcha pas de se faire appeler M. d’Imbercourt,Note 73 · Un des traitants les plus riches et les plus intraitables. C’est lui, suivant Richelet (Recueil de Lettres, t. I, p. 410, note), qui harcelaNote 74 · Il avoit commencé par être payeur des gages du Châtelet. Il parvint par l’intendant d’Armenonville, dont Gilbert, son neveu, fils du riche dNote 75 · Encore un traitant parti de fort bas, s’il falloit, d’après les Clés de La Bruyère, voir en lui le type de ce caractère : « Sosie, de la livNote 76 · Thomé de Lesse, comme l’appellent les auteurs des Clés de La Bruyère qui veulent voir en lui le type du Caractère : « un homme d’un petit géNote 77 · Il étoit alors nouveau dans les affaires. Il s’y poussa davantage lorsqu’il eut épousé la veuve de Despech que nous trouverons plus loin.Note 78 · Vincent Maynon. Il resta, jusqu’en 1717, fermier général des aides, d’où alors il demanda « à être osté », à la seule condition qu’on lui reNote 79 · Beau-frère de l’intendant des finances Dubuisson, dont il a été parlé plus haut. Il n’étoit pas encore, rue des Petits-Champs, parvenu à l’éNote 80 · Jacques-André Du Pille avoit été receveur des finances à Lyon, avant de l’être à Paris, puis munitionnaire de l’armée et de la marine.Note 81 · Paulin Prondre, d’abord receveur des finances et « traitant » à Lyon, suivant Dangeau, qui le nomme Prond. Ayant fait une belle fortune, il Note 82 · Il étoit mort au commencement des terribles exécutions de la Chambre de justice, mais sa succession restoit. Elle figure au 8e rôle pour 887Note 83 · Il acheta plus tard, pour 800,000 livres, une charge d’intendant des finances, qu’il voulut se faire rembourser, quand ces charges furent suNote 84 · Lallemant de Betz, qui fut, lui, mis à la taxe. On lui fit rendre 480,000 livres.Note 85 · Charles Vireux des Espoisses. Tout ce que nous savons de lui, c’est qu’il fut mis à la taxe en 1716, pour 380,000 livres.Note 86 · Jean-Etienne Janet. Il étoit mort, en 1716, quand les financiers durent rendre gorge. On s’en prit à sa veuve, qui paya une taxe de 43,000 lNote 87 · Antoine Crozat qui devint, suivant le Journal de l’avocat Barbier (février 1723), « le plus riche particulier de France. » Il avoit commencéNote 88 · Il étoit encore, à la fin de l’année précédente, receveur général de la Rochelle. Sa fille, dont la dot fut de 410,000 livres, argent comptaNote 89 · Sa veuve, mise à la taxe en 1716, dut rendre 180,000 livres.Note 90 · Il avait échangé pour celle de Poitiers la recette générale de Moulins, qu’il avait déjà en 1684.Note 91 · Claude de Romanet, beau-frère de Racine, et mari de l’une des filles de Vitart, ancien ami du poëte. Il ne se contenta pas, comme son père, Note 92 · Paul Despech. Il était mort en 1716, mais la taxe eut des reprises sur sa veuve, qui, nous l’avons dit, avoit épousé Mouchi. Elle dut restitNote 93 · Pierre Gruyn ou Grouïn. Il étoit depuis longtemps dans les affaires, où il avoit commencé comme receveur des fortifications. Il devint gardeNote 94 · C’est, croyons-nous, le même qui fut intendant de Rouen à la place de Ronjault en 1715.Note 95 · René Boutin qui n’étoit, quatre ans auparavant, qu’un simple intéressé dans la ferme du Tabac.Note 96 · Lisez Berthelot de Séchelles. Après avoir été receveur à Montauban, il venoit d’être munitionnaire en Italie.Note 97 · J.-B. Sandrier, et non Sandrieu, qui de la recette de Montauban passa à celle de Limoges, fut secrétaire du Roi.Note 98 · Il avoit été directeur des franchises au Mans, et mena si grand train dans toutes ses charges qu’il mourut misérable. L’un de ses fils, qui Note 99 · Si son adresse n’est pas donnée, c’est qu’il n’en avoit pas à Paris. Il étoit toujours en Languedoc, où il mourut à la fin de juillet 1711. Note 100 · Il avoit encore cette charge en 1702, mais plus tard, sa fortune monta. Le Régent, dès son arrivée au pouvoir, le fit un de ses plus intimesNote 101 · Il étoit mort en 1716 ; sa veuve fut mise à la taxe, mais pour une faible somme : 22,500 livres. Son fils, qui se fit appeler Chuppin de GouNote 102 · Il devint plus tard greffier en chef du Parlement, et mourut à 83 ans, le 24 juillet 1717 : « il avoit toujours été fort estimé », dit DangeNote 103 · Dans l’Almanach royal de 1702, p. 42, où nous le trouvons à la même adresse, on ajoute : « chez lequel on retire les lettres, quand elles soNote 104 · Simon de l’Autel, qui vivoit encore en 1716, et ne fut mis à la taxe que pour 6,400 livres.Note 105 · Louvois avoit eu en lui la plus grande confiance, ainsi qu’on le vit à sa mort : Turmenies déclara alors quinze millions que le ministre luiNote 106 · Un des hommes de finances, dont la fortune, puis la chute firent le plus grand bruit. Il se soutint par le crédit de Bontemps, dont, en 1690Note 107 · Son vrai nom était Du May. Dans la correspondance de Pontchartrain et de D’Argenson se trouve une curieuse lettre sur la vie scandaleuse qu’Note 108 · Louis Alvarès, qui se fit plus tard baron de Coursan, étoit un intrigant bon à tout pour s’enrichir. Nous le trouvons ici trésorier des CentNote 109 · Louis de La Bruyère, frère cadet de l’auteur des Caractères. D’abord premier huissier du Parlement, il avoit quitté cette charge vers 1686, Note 110 · Dangeau (Journal, 1er déc. 1689) dit 1,400,000 livres, ce qui est le vrai chiffre. Il ajoute que cette somme étoit constituée en rentes viagNote 111 · C’est-à-dire responsables, ayant réellement charge (onus). Presque sous la même forme, c’est ainsi un mot tout opposé à « honoraire. »Note 112 · Une dame Charlotte Bonnemay, veuve Louis Barbier, avoit pris une action de la 13e classe, et, quand une seconde tontine fut créée en 1696, uNote 113 · « Le roi, dit Dangeau, à la date du 28 mai 1691, a créé un million de rentes à la Maison de Ville, au denier dix-huit. » Nous dirions à cinqNote 114 · Louis Boucherat, chancelier de France et garde des sceaux, depuis le 1er nov. 1665. Après avoir été successivement conseiller au Parlement, Note 115 · Il existe encore au no 40, mais est plus connu dans le quartier sous le nom d’hôtel d’Ecquevilly, qu’il eut ensuite, que sous le nom de BoucNote 116 · Charles-Maurice Le Tellier, archevêque de Reims, le même qui fut si cruellement satirisé dans le Cochon Mîtré, dont nous avons parlé plus haNote 117 · Jacques-Nicolas Colbert, un des fils du ministre. Avant d’être archevêque à Rouen, il y avoit été coadjuteur, avec le titre d’archevêque de Note 118 · Henri Pussort, doyen du Conseil, le dernier survivant des juges de Fouquet, contre lequel il avoit déployé une véhémence dont s’indigna Mme Note 119 · Le même, qui devint ministre de la guerre, puis chancelier, puis garde des sceaux, le 2 juillet 1714, et qu’il eût fallu, suivant Saint-SimoNote 120 · Honoré Courtin, doyen du conseil après la mort de Pussort. Il avoit été plusieurs fois ambassadeur, notamment en Angleterre, à l’époque de lNote 121 · Fut longtemps du Conseil, dont il mourut le sous-doyen, le 9 décembre 1702. Un de ses fils fut évêque d’Angoulême.Note 122 · Fils du chancelier Etienne d’Aligre. Il avoit dû à la haute position de son père d’être fait conseiller ordinaire, sans passer par le titre Note 123 · Aug. Rob. de Pommereu, seigneur de la Bretêche-Saint-Non, fut intendant du Bourbonnais et de Bretagne, où Mme de Sévigné le trouva le plus hNote 124 · Frère du lieutenant civil. Il fut fait conseiller d’Etat avec Caumartin, le 20 janvier 1685 : « Ils étoient, dit Dangeau, les plus anciens dNote 125 · Jérôme Bignon, fils de l’avocat général au Parlement, et conseiller d’Etat depuis le 28 mars 1686. Saint-Simon, qui « étoit de père en fils Note 126 · L’hôtel patrimonial des Bignon s’y trouvoit. Il avoit été construit en 1566 pour Jacques Lefèvre, abbé de la Chaise-Dieu, conseiller intime Note 127 · Rouillé, comte de Melai, dont Mme de Sévigné désiroit tant que son fils épousât la fille. Il avoit été fait conseiller d’Etat à la mort de CNote 128 · Gabriel-Nicolas de la Reynie, si célèbre comme lieutenant de police. C’est à ce titre que nous parlerons de lui plus loin. Sa nomination au Note 129 · Un des trois conseillers d’état d’épée. Le célèbre maréchal duc de Villars étoit son fils. C’est l’Orondate de Mme de Sévigné. Il avoit été Note 130 · Melchior de Harod de Senevas, marquis de Saint-Romain, mort en juillet 1694, à plus de quatre-vingts ans. Il étoit le plus intime ami de CouNote 131 · Cette note de Saint-Simon, dans le Journal de Dangeau, à la date de sa mort, le 29 décembre 1693, peut lui servir de biographie : « Après diNote 132 · Charles Brulart de Genlis, mort en 1714.Note 133 · Henri d’Aguesseau, d’abord maître des requêtes, président au grand Conseil, puis intendant à Limoges, à Bordeaux, dans le Languedoc, et enfiNote 134 · Antoine de Ribeyre, qui étoit aussi conseiller d’honneur au parlement de Paris, après avoir été intendant à Poitiers, puis à Tours, et commiNote 135 · Jean-Antoine de Mesme, qui s’étoit donné le titre de comte d’Avaux qui n’appartenoit qu’à son frère aîné : « Ses fréquentes ambassades, dit Note 136 · Ancien commissaire aux Grands Jours d’Auvergne, frère du contrôleur général Le Pelletier et de Le Pelletier, de Souzy. Il étoit conseiller dNote 137 · Ancien intendant des finances, et conseiller d’Etat depuis 1685.Note 138 · Dreux-Louis Du Gué de Bagnols, conseiller d’Etat depuis 1687. C’est le même dont la femme amusoit tant Mme de Sévigné avec ses ridicules.Note 139 · Ancien avocat général au grand Conseil et intendant à Poitiers. Il eut la charge de conseiller d’Etat de semestre en 1603, parce que son pèrNote 140 · Nous avons dit comment il fut en passe de succéder à son frère comme contrôleur général au lieu de Pontchartrain. Il étoit d’une grande capaNote 141 · Cinquième fils du président de Lamoignon. Il fut d’abord intendant à Poitiers. En Languedoc, après la révocation de l’Edit, il fut terrible Note 142 · Avoit été d’abord intendant à Limoges et à Orléans. Il étoit conseiller d’Etat de semestre depuis le 28 mars 1686.Note 143 · Nicolas-Auguste de Harlay de Bonneuil, d’abord conseiller au Parlement, maître des requêtes et intendant en Bourgogne. Il fut conseiller d’ENote 144 · Autre gendre de Boucherat, dont il avoit épousé la fille aînée. Il fut prévôt des marchands à Paris, de 1684 à 1691.Note 145 · A l’époque de sa prévôté on ouvrit, près de son hôtel, une rue qui faisoit communiquer la rue de Jouy avec la rue Saint-Antoine. On lui donnNote 146 · Il logeoit, en effet, au collége des Quatre Nations, ou collége Mazarin, qui est, comme on sait, devenu le palais de l’Institut.Note 147 · Fils du trésorier du Conseil des bâtiments. Il habitoit, rue du Hazard, une des nombreuses maisons dont son père avoit eu, grâce à sa chargeNote 148 · Il faut lire Coustard, d’après l’Alman. royal de 1702, p. 41.Note 149 · Le même Almanach le nomme Pirot.Note 150 · Hénin, d’après le même Almanach, p. 41.Note 151 · C’étoit un des plus grands curieux de Paris, comme on le verra plus bas, à propos de sa bibliothèque. Il eut la visite de Lister, quand celuNote 152 · Achille de Harlay, qui avoit succédé dans cette charge à M. de Novion, en sept. 1689. Sa complaisance, lorsqu’il étoit procureur général, poNote 153 · Il avoit acquis, en 1689, de Lamoignon, qui en garda la survivance, cette charge de président à mortier. Lorsque Nesmond mourut en 1693, LamNote 154 · Son hôtel y existe encore presque intact, auprès de la Pharmacie centrale, qui étoit alors, nous l’avons dit plus haut, l’hôtel dont Mme de Note 155 · Il est beaucoup parlé de lui dans Saint-Simon, qui dit beaucoup de bien de son esprit, et assez peu de son caractère. Il mourut en août 1715Note 156 · De l’illustre famille des Molé, et fils de l’un des derniers gardes des sceaux. Il céda sa charge à son fils, lorsqu’il eut trente et un ansNote 157 · Il devint premier président après la démission de M. de Harlay, et se démit lui-même de cette charge, en 1712, à la mort de son père, ClaudeNote 158 · Jean-Antoine de Mesme, neveu du comte d’Avaux dont il a été question plus haut. Il avoit succédé, comme président à mortier, à son père mortNote 159 · Potier de Novion, de l’Académie française, qui avoit été jusqu’en septembre 1689 premier président. Sa vénalité força le roi de lui faire abNote 160 · Denis Talon, d’abord avocat général. Il avoit eu, en novembre 1690, une des deux places de présidents à mortier que le roi venoit alors de cNote 161 · Jean-Jacques Charron de Ménars, frère de Madame Colbert, qui avoit d’abord été conseiller au Parlement et surintendant de la maison de la ReNote 162 · Son hôtel étoit en effet « à côté de la porte de Richelieu », dans l’impasse qui a gardé, en devenant une rue, le nom de Ménars qu’elle lui Note 163 · Il devint président à mortier à la mort de Ménars, par suite d’un marché que Saint-Simon qualifie d’extraordinaire, et qui l’est, en effet, Note 164 · Denis de la Barde, qui en même temps que président des enquêtes étoit archidiacre de Josas et chanoine de l’église de Paris, ce qui expliqueNote 165 · Amelot de Chaillou, qui étoit arrivé à cette présidence des enquêtes, après avoir été longtemps doyen des maîtres des requêtes. Il avoit, enNote 166 · Louis-Alexandre Croiset, et non Crosset, qui mourut le 19 novembre 1728, à quatre-vingt trois ans, président d’honneur au Parlement.Note 167 · Il ne devroit plus figurer ici, puisqu’il étoit mort au mois d’octobre de l’année précédente. Son entrée au Parlement, comme conseiller, datNote 168 · C’est, d’après les Clés, un des Sannions de La Bruyère. Ils étoient plusieurs frères, tous dans la haute robe, qui descendoient, disoit-on, Note 169 · C’est ce pauvre président Ferrand, dont la femme, une Belizani, fit tant parler d’elle, moins pour l’Histoire des amours de Cléante et de BeNote 170 · Lisez de Bocquemart. La présidente d’Osembray, grande coquette du temps, la Lise de La Bruyère, l’avoit épousé en secondes noces, mais sans Note 171 · Fils du premier président, nommé plus haut. Il étoit avocat général depuis le mois de janvier 1691, et devint conseiller d’Etat en février 1Note 172 · Chrétien de Lamoignon, fils aîné du célèbre premier président Guillaume de Lamoignon, à qui est adressée une des épîtres de Boileau. Ce filsNote 173 · Au coin de la rue Pavée et de la rue des Francs-Bourgeois, il existe encore, avec ses curieuses façades sur la cour, telles qu’elles avoientNote 174 · L’illustre chancelier. Avant d’arriver à l’être, le 2 février 1717, il fut, dès le 12 janvier 1691, avocat général, comme nous le voyons iciNote 175 · Son hôtel existe encore. C’est le premier qu’on trouve à gauche en entrant, de la rue Saint-André-des-Arts, dans la rue Pavée, qui s’appelleNote 176 · Deuxième fils de l’avocat général Jérôme Bignon. Son prénom étoit Thierry. Il fut d’abord simple président au grand Conseil, puis, en mars 1Note 177 · Il étoit de cette famille des Feydeau qui donna son nom à l’une des rues du quartier Richelieu, construite vers la fin du XVIIe siècle, lorsNote 178 · Lisez Joly de Bézy.Note 179 · Mathias Poncet de la Rivière, comte d’Ablis, d’abord conseiller au Parlement, puis maître des requêtes, intendant en Alsace, à Metz, à BourgNote 180 · Son fils Jean François, qui fut greffier en chef du Parlement, embellit beaucoup son hôtel de la rue Vieille-du-Temple, dont on remarquoit sNote 181 · Il étoit de cette famille des Pinon, alliés aux d’Ormesson, qui furent, après les Vivien, seigneurs de la Grange Batelière, près de laquelleNote 182 · Hennequin de Charmont, qui logeoit au cloître chez son frère, chanoine de Notre-Dame et conseiller au Parlement. C’est à lui qu’étoit arrivéNote 183 · Frère du lieutenant civil, que nous trouverons plus loin, et du cardinal Le Camus. Ils descendoient de Nicolas Le Camus, marchand de la rue Note 184 · C’est lui dont le fils fit tant de bruit par son mariage avec Mlle de la Force. Quoiqu’il fût gardé à vue chez son père, que son amour pour Note 185 · Il avoit cette charge depuis six ans : « M. des Aguets, homme de beaucoup d’esprit, écrit Dangeau, le 20 mai 1686, a été fait avocat généralNote 186 · Le sixième de cette grande famille des Nicolaï qui, de 1506 à 1791, fournit, sans interruption, son président à la Chambre des comptes. Il éNote 187 · Le Ragois de Bretonvilliers, qui mourut en janvier 1700, sans qu’on eût beaucoup parlé de lui, si ce n’est à cause de sa femme, Claude-ÉlisaNote 188 · L’hôtel Bretonvilliers, bâti de 1641 à 1643, pour le père du président nommé ici, et qui étoit, lui, secrétaire du roi, et intéressé dans leNote 189 · Claude-Jean-Baptiste Lambert de Thorigny, mort en août 1700. Il avoit eu, au mois de juin 1685, la survivance de son père. Il étoit gendre dNote 190 · Il s’agit de l’hôtel Lambert, situé en effet dans « la même » Ile, tout près de l’hôtel Bretonvilliers. Le Vau le construisit pour Nicolas LNote 191 · Il avoit succédé à son père, l’un des députés de la Chambre des comptes aux conférences de Rueil, pendant la Fronde (Gazette de France, 6 maNote 192 · De la même famille que le président des requêtes Bernard de Rezé, que nous avons vu plus haut.Note 193 · Il avoit eu sa charge, en octobre 1688, par l’influence de Louvois, à la mort de M. Dupré. Il étoit fils de Rossignol, qui avoit été si utilNote 194 · Lisez de Vassan.Note 195 · Il avoit acheté une des nouvelles charges 100,000 écus, « comme le roi, dit Dangeau, les a fixées. » Un beau portrait de lui gravé par P. DrNote 196 · Louis-Charles Gilbert, qui occupoit cette charge de président à la Chambre des Comptes, depuis 1691. Il étoit fils du marchand Gilbert, qui Note 197 · Son père, auquel il succéda, comme président des Comptes, en 1684, a, dans Tallemant, son historiette, où ni lui ni sa femme ne sont fort biNote 198 · Il habitoit « cette belle maison auprès du Pré aux Clers », comme dit Tallemant, que Le Vau avoit bâtie pour son père, et qu’on voit déjà fiNote 199 · Louis Robert de Fortille. Nous nous étonnons qu’il figure ici, car il avoit, deux ans auparavant, le 20 décembre 1690, donné démission de saNote 200 · Pierre Larcher, marquis d’Esternay, qui fut président à la Chambre des Comptes, de 1651 à 1700, époque où il se démit en faveur de son fils.Note 201 · Il ne quitta cette charge qu’en juin 1701, pour celle de Directeur des finances, moyennant 800,000 livres payées au Trésor. Elle venoit d’êtNote 202 · Bernard de Fortia, doyen des maîtres des requêtes de l’Hôtel. Il mourut le 20 octobre 1694.Note 203 · Il occupoit cette charge, depuis vingt ans, par la cession que lui en avoit faite Nicolas Foucault, qui en parle ainsi dans ses Mémoires (inNote 204 · Il venoit de succéder à son père Nicolas Cottignon — et non Colignon — de Chauvry, mort le 22 mars 1692, à 83 ans, et qui cumuloit cette chaNote 205 · Louis Cousin, que ses traductions des principaux auteurs byzantins publiées sous différents titres, de 1672 à 1683, firent nommer de l’AcadéNote 206 · Claude Hourlier, que nous trouverons plus loin, bailli du Palais.Note 207 · Lisez Faudel. Il avoit épousé la fille de Zacharie Morel, maître de la Chambre aux deniers. Suivant les Clés de La Bruyère, c’est à sa femmeNote 208 · Le prévôt de Paris y étoit le représentant de l’autorité et de la justice royale, mais depuis la création de la Lieutenance de police en 166Note 209 · Le marquis de Bullion, fils du surintendant Claude de Bullion, qui s’étoit fait sous Richelieu une si grosse fortune. Le marquis avoit prêtéNote 210 · Il habitoit l’hôtel que Le Vau avoit bâti pour Claude de Bullion, de 1630 à 1634, et qui existe encore en partie au no 3 de la rue Jean-JacqNote 211 · Frère du président à la Cour des aides, dont nous avons parlé plus haut. Il avoit commencé par être maître des requêtes, puis intendant d’AuNote 212 · La charge de Lieutenant de police avoit été créée pour lui en 1666. Il l’occupa jusqu’à ce qu’en 1697 le roi l’en eût déchargé sur sa demandNote 213 · Lisez Deffita. Il avoit, en 1666, succédé dans cette charge à Tardieu, si fameux par son avarice, et dont Boileau a rappelé l’assassinat danNote 214 · Il étoit gendre de Félix, premier chirurgien du roi, qui lui fit avoir en 1699 une pension de 500 écus. (Dangeau, 17 octobre 1684, et 14 juiNote 215 · C’étoit le titre que prenoit le prévôt des maréchaux, dont la juridiction s’étendoit sur toute l’Ile de France. Un autre prévôt siégeoit à MNote 216 · Il étoit frère de Francine, qui avoit épousé une sœur de Lulli, et qui devint, après celui-ci, directeur de l’Opéra. Francine de GrandmaisonNote 217 · Il étoit frère du supérieur du séminaire de Saint-Sulpice, et de Mlle Lechassier dont nous avons vu plus haut les grandes aumônes. Il mourutNote 218 · Claude Robert. Il étoit depuis longtemps attaché à la juridiction du Châtelet, où il avoit commencé par être lieutenant particulier. Il y a Note 219 · Tribunal que présidoit le grand prévôt. Il jugeoit les délits et procès survenus entre les gens de cour, et de plus tous les crimes commis àNote 220 · Louis-François du Bouchet, marquis de Sourches, avoit eu de son père la survivance de la grande prévôté, le 15 septembre 1649. Il fut, avantNote 221 · Le même que nous avons vu plus haut parmi les conseillers d’Etat de semestre.Note 222 · Lisez rue de Jouy, comme plus haut, p. 51.Note 223 · Il y en avoit seize et non pas quatre seulement. Ceux qui suivent ne figurent ici que parce qu’ils avoient été les derniers élus en 1690 ou Note 224 · Il étoit conseiller du Roi et notaire au Châtelet. L’une de ses filles épousa le fermier général Dupleix de Bacquancourt, et l’autre Verani Note 225 · Il étoit, de plus, conseiller de ville. Son élection datoit de 1691.Note 226 · Son titre de quartenier, c’est-à-dire d’officier de police, chargé de faire respecter dans son quartier l’autorité municipale, ne l’avoit paNote 227 · Notaire au Châtelet. Il étoit fils du fameux vinaigrier de la rue Beaubourg, Savalette, dont l’histoire un peu arrangée par Le Noble, dans sNote 228 · Juridiction des Élus, c’est-à-dire des magistrats, chargés par voie d’élection d’assister les commissaires royaux dans la levée des Aides, eNote 229 · Joachim de Chénedé, qui, après avoir été conseiller au présidial d’Angers, et maire de la ville, fut successivement conseiller, avocat et prNote 230 · Claude Hourlier, que nous avons vu plus haut président de la Cour des Monnoies. Il avoit, comme bailli du Palais, droit d’inspections sur toNote 231 · Beau-père du président Robert, dont il a été parlé plus haut. Il avoit, en 1667, donné « l’avis et plan pour l’aplanissement de la Butte desNote 232 · L’Almanach royal, pour 1702, p. 65, ajoute ici : « la Bazoche, qui est la juridiction des clercs. »Note 233 · Le grand Conseil dut quitter, sous Louis XV, l’hôtel d’Aligre qui menaçoit ruine. Il fut alors installé au Louvre, dans la partie qui longe Note 234 · C’est-à-dire Saint-Merry. La maison des Juges Consuls, qui servit, après eux, au Tribunal de Commerce, jusqu’à ce qu’on l’eût transféré à laNote 235 · L’enclos de Saint-Jean de Latran, siége de la commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean, qui relevoit de l’ordre de Malte, se trouvoit placNote 236 · L’autel de Saint-Nicolas, qui étoit, en effet, dans la Grand’salle, et où l’on disoit chaque jour la messe.Note 237 · C’est ce que nous appelons discours de rentrée. Il ne faut pas les confondre avec les anciennes mercuriales, que le Procureur général avoit Note 238 · C’étoit un patron très-fêté au Palais, où nous venons de voir qu’il avoit son autel dans la Grand’salle.Note 239 · L’Almanach royal de 1702, p. 66-67, après avoir donné ce détail, ajoute : « Delà vient le proverbe : Quand la Cour se lève matin, elle dort Note 240 · Le placet étoit une démarche succincte, par écrit, pour obtenir justice. Le mot vient du latin placere, plaire.Note 241 · On appeloit ces juridictions tournelles, parce qu’elles avoient d’abord été établies au Palais dans les deux tours jumelles qui flanquent l’Note 242 · « A compter, lit-on dans l’Almanach royal, à compter du jour de la rentrée jusqu’au mois de mars ; et, depuis le premier mars, les audiancieNote 243 · Cet anniversaire de l’entrée d’Henri IV dans Paris, le 22 mars 1594, fut célébré jusqu’à la Révolution.Note 244 · La veille même des grandes fêtes, le Palais étoit fermé. Louis XIV supprima ce supplément de vacances fériées : « L’on entre, dit l’AlmanachNote 245 · Michel De Loy, de qui l’on a un éloge en latin de Pierre Hallé, lecteur en grec au Collége royal, puis professeur en droit canon, mort en 16Note 246 · Jacques Baudin, qui mourut cette année même 1692. Il avoit eu beaucoup de réputation comme professeur. V. à ce sujet les additions de FerrièNote 247 · C’est-à-dire aux Ecoles de Droit. Elles avoient leur principale entrée rebâtie monumentalement, en 1675, rue Saint-Jean de Beauvais, en faceNote 248 · Son vrai nom étoit Cugnet. Il avoit épousé une des filles de son collègue Baudin. Son éloge se trouve aussi dans les Additions de Ferrière, Note 249 · Ces six professeurs enseignoient le droit romain, c’est-à-dire le droit civil, et le droit canonique.Note 250 · Cette chaire de droit françois n’existoit que depuis 1680.Note 251 · François De Launay, qui mourut l’année suivante, 1693. Son éloge parut alors dans le Journal des Savants, t. XXXVIe.Note 252 · Il étoit, comme Cugnet, gendre de Baudin. On trouve aussi son éloge dans les Additions de Ferrière au livre de Taisand, p. 595.Note 253 · C’est ce terrible avocat Billard, qui fit tant de bruit pour empêcher les Comédiens, que le voisinage du collége Mazarin faisoit chasser du Note 254 · Martin Husson. Il figuroit déjà au tableau des avocats, en 1643. Le traité de Advocato est de lui.Note 255 · Nous le trouvons, vers ce temps-là, plaidant avec succès dans une affaire de succession. (Journal des Audiences, t. II, p. 79-80.)Note 256 · Etienne Gabriau de Riparfond, inscrit, dès le 13 juin 1661, au tableau des avocats. Une de ses plus belles affaires fut, comme on peut le voNote 257 · L’abbé Goujet (Biblioth. franç., t. II, p. 367) nous le donne comme ayant eu une grande réputation, mais qui s’effaça vite.Note 258 · Louis de Nivelle, inscrit au tableau depuis le 2 décembre 1657 : « Il peut, dit l’abbé Goujet (id., p. 369), passer pour très-bon avocat. IlNote 259 · Jacques-François Dumont, avocat inscrit, depuis le 4 juillet 1667. L’abbé de Villiers, dans une note de sa 3e Epître, livre Ier, le cite comNote 260 · Il ne plaidoit pas, il s’en faut, que les affaires ecclésiastiques. Nous le trouvons, en effet, le 18 février 1677, dans une cause dont l’esNote 261 · La protection de son frère l’abbé Sachot, grand directeur de dévotes, dont il est parlé dans les Mémoires de l’abbé Legendre (p. 59-60), l’aNote 262 · Lisez Errard (Claude). Inscrit au tableau, depuis le 24 août 1664. Il gagna, en 1691, la cause des trois frères aînés Le Boultz, que le pèreNote 263 · Nous ne savons rien de lui, sinon qu’il étoit bel esprit, et qu’il fit cette épigramme sur le petit Jacques Corbin qui avoit plaidé sa premiNote 264 · Edme Condault et non Gondault, avocat depuis le 31 janvier 1659.Note 265 · C’est le père de l’avocat Edmond-Jean-François Barbier, dont on a un si curieux Journal sur la Régence et le règne de Louis XV. Il ne logeoiNote 266 · Ce nom bizarre n’étoit que la traduction grecque de celui de « Sans-Malice. » C’est un médecin de François Ier, qui l’avoit le premier traduNote 267 · C’est-à-dire « porte-dossiers. » On mettoit alors les pièces de procédure en des sacs pendus à la ceinture.Note 268 · C’est le neveu de Boileau, dont nous avons déjà parlé plus haut.Note 269 · Démoli à la fin du XVIIIe siècle, et remplacé par trois rues : la rue Haute, la rue du Milieu, la rue Basse des Ursins. Il devoit son nom auNote 270 · L’hôtel de Bourgogne, occupé alors par le théâtre de la Comédie Italienne, s’étendoit de la rue Mauconseil, où se trouvoit sa principale entNote 271 · C’est-à-dire dans la cour de l’hôtel d’Aligre, rue Saint-Honoré, où nous avons vu, plus haut, que siégeoit le grand Conseil.Note 272 · Il étoit parent de la famille Vitart, dont il est tant parlé dans la correspondance de Racine, et, par elle, il se trouvoit allié à celui-ciNote 273 · C’est ce qu’au Parlement on appeloit « le parquet. » — « On dit, lisons-nous dans le Dictionn. de Trévoux, qu’une chose a été faite et adjugNote 274 · Cet office avoit été créé par l’ordonnance de 1667, à l’effet de donner aux plaideurs venus de province acte de leurs voyages ainsi que du tNote 275 · On appeloit ainsi les actes enregistrés.Note 276 · Il existe encore rue de Bretagne, mais sous le nom de « Marché des Enfants rouges », qui lui vient du voisinage d’un ancien hospice d’enfantNote 277 · Il étoit tout près de l’enclos de la foire Saint-Germain.Note 278 · C’est-à-dire au carrefour de la rue Croix-des-Petits-Champs, de la rue de Grenelle et de la rue du Coq, aujourd’hui rue de Marengo. Le posteNote 279 · Comme les huissiers au Parlement, dits « huissiers à la chaîne », ils pouvoient instrumenter dans tout le royaume, et pour cela ils le prenoNote 280 · Nous retrouvons ce nom grotesque porté du temps de Beaumarchais, par un avocat, qui sans doute descendoit de l’huissier nommé ici. On sait qNote 281 · On appeloit huissier fieffé celui qui avoit son office à charge de redevance, ce qui le rendoit héréditaire.Note 282 · Il s’appeloit d’abord Hôtel des Barres, comme la rue, à cause des Moulins des barres du Temple, qui étoient auprès sur la Seine. Le percemenNote 283 · « Dans la rue Sainte-Croix de la Bretonnerie. » (Edit. 1691, p. 7.) — Sans cette marque, les chapeaux de castor étoient considérés comme conNote 284 · « Cour neuve du Palais. » (Edit. 1691, p. 7.)Note 285 · « Rue des Fossés-Saint-Germain-l’Auxerrois. » Id. — Les parchemins et papiers timbrés constituoient une sorte de ferme, dont à la fin du règNote 286 · A la suite dans l’édit. précédente, p. 7 : « Cul de Sac de la foire Saint-Germain. »Note 287 · On appeloit « parties casuelles » les droits de finance que devoit payer annuellement tout détenteur d’un office vénal non héréditaire, s’ilNote 288 · Nous en parlerons plus loin, à propos du coche de Lyon qui en partoit.Note 289 · « Derrière », édit. 1691, p. 61.Note 290 · La Compagnie des Indes Orientales avoit été créée par Colbert pour faire le commerce avec les côtes de l’Indoustan. Elle avoit le privilége Note 291 · La Compagnie des Indes Occidentales commerçait avec l’Amérique, où nous possédions alors le Canada, l’Acadie, Terre-Neuve, la Louisiane. SonNote 292 · Il s’agit des peaux de buffles préparées, dont on faisoit pour l’armée des juste-au-corps, des colletins, etc. Jabach, que nous retrouveronsNote 293 · C’est sans doute « la manufacture de maroquin et de peau de chagrin », dont la comtesse de Beuvron avoit obtenu le brevet, vers le même tempNote 294 · Leur vrai titre étoit « Juré peseur et compteur de la marchandise de foin », comme on le voit par une épitaphe que rapporte M. Cocheris dansNote 295 · Ces sortes d’offices datoient du XIVe siècle. Il existe, en effet, une ordonnance de Charles VI, qui établit « quarante jurés compteurs et mNote 296 · Pour tous ces « officiers sur les ports et quais » se trouve un curieux dossier dans la collection des papiers Delamarre, aux mss. de la BibNote 297 · C’est-à-dire Froidmanteau ou Fromenteau.Note 298 · Ils faisoient l’essai des vins dans les caves mêmes de l’Hôtel de Ville.Note 299 · C’est-à-dire sur la gauche de la Grève, vers la rue de la Tannerie, où s’étoit tenu en effet le Marché aux Veaux, jusqu’en 1646, époque où iNote 300 · Aux Archives de l’Assistance publique se trouvoit le procès-verbal de la prestation de serment, en la grand’Chambre du Parlement, des sieursNote 301 · Il fut un des administrateurs de l’Hôtel-Dieu jusqu’en 1717. Il fit en 1707 un rapport, qui étoit aux Archives de l’Assistance publique, surNote 302 · Lisez d’Estréchy. C’est le même qui est nommé dans la note précédente. En 1708, à l’époque d’une épidémie scorbutique à Paris, il fit une déNote 303 · Quand les Hôpitaux et les Incurables firent banqueroute en 1689, il passa pour y avoir contribué par ses malversations. C’est sur cette banqNote 304 · Nous le connaissons déjà comme bailli du Palais. — Le 14 août 1671, il prit part aux mesures adoptées pour donner des nourrices aux Enfants Note 305 · C’est Berthelot l’aîné, que nous avons vu plus haut au chapitre des fermiers généraux des Monnoies. Devenu fort riche, il usoit bien de sa fNote 306 · Nous avons parlé de lui plus haut au chapitre des Gardes du Trésor royal.Note 307 · Il figure déjà plus haut parmi « les gardes des rôles des offices de France. »Note 308 · Il avoit prêté serment, en 1681, comme « receveur charitable de l’Hôpital général. »Note 309 · Il semble avoir été chargé des aumônes de Mme de Miramion pour les hospices : « Monsieur Colin, lisons-nous dans le Récolement des archives Note 310 · Nom qui fut longtemps célèbre dans la banque. En 1773, nous retrouvons dans l’Almanach d’indication de Roze de Chantoiseau : « Le Coulteux eNote 311 · On l’appeloit aussi cul de sac de Venise, à cause du voisinage de la rue de ce nom, dans laquelle le comte de Horn, au plus fort de la criseNote 312 · C’étoit un de ses banquiers italiens, comme il y en avoit eu beaucoup aux époques précédentes dans ce quartier, où ils avoient même laissé lNote 313 · L’Almanach royal de 1702, qui donne à peu près, p. 64, le même renseignement, ajoute : « Le public peut s’adresser à leur clerc, qui y demeuNote 314 · « Il y a diverses Académies qui ont toutes leurs utilitez publiques. Si celles des Jeux n’avoient pas été défendues, on en feroit de quatre Note 315 · On ne s’étoit d’abord réuni qu’une fois par semaine, puis deux fois. Enfin, l’on alla jusqu’à trois fois en 1675, pour presser le travail duNote 316 · « A la prière de Colbert, qui en étoit membre depuis cinq ans, le Roi accorda à l’Académie françoise au rez de chaussée du Louvre, près du pNote 317 · Ces deux prix étoient : celui d’éloquence, fondé par Balzac, qui ne fut distribué qu’à partir de 1671 ; et celui de poésie, dont Pelisson etNote 318 · « La salle, lisons-nous dans l’ouvrage que cite notre avant-dernière note, la salle qui étoit à la suite de celle des séances servoit pour lNote 319 · « Où se doivent adresser ceux qui ont des découvertes ou des inventions nouvelles à proposer, dans le dessein d’être récompensez, ou seulemeNote 320 · Ordre avoit été donné pour la construction de la Bibliothèque à la Place Vendôme, le 19 mai 1691. On en trouve le texte dans les mss. de la Note 321 · « L’Académie royale de musique, qu’on nomme Opéra, est principalement occupée à représenter des tragédies en musique de la composition de M.Note 322 · Rue Saint-Nicaise. C’est ce qu’on appeloit « l’hôtel de l’Académie. » (V. notre Hist. de la Butte Saint-Roch, p. 182.)Note 323 · Il avoit succédé à Lulli, dont il étoit le gendre.Note 324 · « … Est établie par ordre de la Cour, et… disciplinée sur le pied des Académies d’établissement royal. Elle a pour sujet toutes les sciencesNote 325 · « M. de Blegny… a l’avantage d’avoir pratiqué et enseigné successivement toutes les parties de la philosophie et de la médecine. Il a composNote 326 · Edouard Colbert, marquis de Villacerf, cousin du ministre.Note 327 · « Qui fait partie du Palais Royal, et qui a sa porte dans la rue de Richelieu. » Edit. 1691, p. 9. C’étoit un pavillon, dont une salle donnoNote 328 · « Pour être compris dans la liste des disciples, qui doivent y avoir entrée, l’aspirant doit avoir pour professeur l’un des Académiciens, quNote 329 · « L’Académie royale de danse, qui est établie par lettres patentes à l’instar de celles dont il vient d’être parlé, tenoit il n’y a guère seNote 330 · « Et le sera probablement encore. » Edit. 1691, p. 10.Note 331 · « Trois de ces maîtres se rendent tous les jeudis à l’Académie, pour exercer gratuitement les personnes de considération qui s’y trouvent, eNote 332 · Ménage, après la mort du cardinal de Retz, dont il étoit en quelque sorte devenu le secrétaire, avoit pris un logis au Cloître : « Il y tintNote 333 · « La conférence de M. de la Courtière, qui se tient rue Saint-Jean de Beauvais, a pour principal sujet la Philosophie, et pour accessoires lNote 334 · C’est l’orientaliste, professeur en langue syriaque, au collége Royal, secrétaire-interprète des langues orientales, auteur de la BibliothèqNote 335 · L’abbé de Dangeau, bien plus que son frère le Marquis, trop occupé à la Cour, tenoit cette conférence presque entièrement grammaticale, et qNote 336 · L’abbé Jean-Paul de la Roque, qui, depuis 1675, dirigeoit le Journal des Savants à la place de Gallois, et depuis 1683, le Journal de MédeciNote 337 · « Enfin, celle de M. de Fontenay, qui se tient les samedis, rue Christine, a pour objet les Mathématiques. » Edit. 1691, p. 12.Note 338 · V. un peu plus haut, au chap. des Académies.Note 339 · On n’y conservoit guère alors que les livres à l’usage des rois, et ceux qui leur avoient été offerts ou dédiés. Le P. Jacob en a parlé dansNote 340 · Maurice Le Tellier, qui, étant directeur de la Bibliothèque du Roi, s’étoit laissé gagner par l’amour des livres. Il en eut un grand nombre Note 341 · Boucherat, dont la bibliothèque avoit en effet son prix, depuis surtout que M. M. de Brienne lui avoit donné, en 1685, une riche collection Note 342 · Nous avons parlé de cette bibliothèque, à propos de son possesseur M. de Ménars, au chapitre des Présidents à mortier.Note 343 · Nous ayons aussi parlé de lui, au chapitre des Présidents à mortier. Sa bibliothèque, qu’il accrut beaucoup, lui venoit de son père, l’illusNote 344 · Sa bibliothèque avoit été formée par son père, le président de Lamoignon, qui avoit eu le célèbre Adrien Baillet pour bibliothécaire.Note 345 · Il les devoit en partie à Tavernier, qui les lui avoit rapportées de ses voyages.Note 346 · Nous avons parlé de lui au chapitre des Intendants. Il l’étoit du Languedoc.Note 347 · Frère de celui que nous avons vu plus haut parmi les présidents des Enquêtes.Note 348 · Nous l’avons vu figurer plus haut parmi « les gardes des offices de France », et nous avons à ce sujet parlé de sa bibliothèque et de ses coNote 349 · « Le cabinet de M. Rousseau, où l’on voit plus de quatre-vingts volumes, gros comme l’Atlas, lesquels contiennent tout ce qu’il y a de beau Note 350 · Louis Bulteau, qui mourut l’année suivante, 1693, chez les Bénédictins. Son frère Charles, en faveur duquel il s’étoit démis de sa charge deNote 351 · « Sa grande inclination, dit Vigneul-Marville, dans l’éloge qu’il a fait de cet académicien inconnu, étoit pour les livres Italiens et EspagNote 352 · Le Gallois, dans son Traité cité tout-à-l’heure, nous la donne, p. 133, comme étant « sans contredit une des plus florissantes de l’Europe. Note 353 · Suivant une note fort juste de l’abbé Goujet, écrite en marge de l’exemplaire du De Bibliothecis parisiensibus, de Dan. Maichel, 1729, in-8,Note 354 · V. ce que nous avons dit plus haut, à propos de la bibliothèque de Le Tellier. Celle des Génovéfains se trouvoit, où nous l’avons vue encoreNote 355 · Elle étoit la plus riche après la Bibliothèque du Roi, principalement en manuscrits, dont un grand nombre lui vinrent au XVIIIe siècle de M.Note 356 · Elle étoit assez modeste, n’occupant que deux petites chambres dans la cathédrale même, et ne comptant au XVIIIe siècle que 5,000 volumes auNote 357 · Il est occupé aujourd’hui par l’Ecole Polytechnique. Sa bibliothèque, dont le premier fonds venoit de Jeanne de Navarre, fondatrice du colléNote 358 · Nous ne savons rien sur la bibliothèque de ce collége fondé en 1354 par Guill. de Boissy, qui lui donna son nom. Il étoit en 1692 en complètNote 359 · L’école des Beaux-Arts, rue Bonaparte, a pris la place de leur couvent. La bibliothèque n’en devint importante que lorsque le président de lNote 360 · Ce sont les petits Pères, de la rue Notre-Dame des Victoires, dont il ne reste que l’église, une caserne des gardes de Paris, ayant, depuis Note 361 · On y comptoit environ 20,000 volumes, non compris les manuscrits, dont les plus précieux venoient de la bibliothèque que le frère de CharlesNote 362 · Brûlée en 1580, cette bibliothèque redevint peu à peu plus importante qu’elle ne l’avoit été. L’incendie y avoit détruit 9,000 volumes ; en Note 363 · Elle n’étoit pas alors bien riche, les dons du chanoine lyonnois Tricaud, et du duc d’Orléans, fils du Régent, ne l’ayant augmentée qu’au siNote 364 · « Somptueuse en édifices, écrivoit sous Louis XIII le P. Jacob, mais de beaucoup moindre qualité en livres. » Elle s’enrichit plus tard. Un Note 365 · Nous ne savons rien sur cette bibliothèque d’un chapitre d’ailleurs peu important.Note 366 · On n’y trouvoit guère que 5 ou 6,000 volumes, mais beaucoup de manuscrits, dont 112 sont aujourd’hui à la Bibliothèque Nationale ; et, commeNote 367 · Un des religieux du couvent, le P. Joseph Renaud, avoit créé le principal fonds de cette bibliothèque, en lui léguant la sienne. Le savant JNote 368 · « On commence aussi à donner entrée les lundis et jeudis en celle du collége Mazarini. » Edit. 1691, p. 11. — Elle avoit été ouverte pour laNote 369 · « Où l’on peut consulter les auteurs d’autant plus utilement qu’elle est des plus complètes, et qu’on y met entre les mains des curieux tousNote 370 · « Il y a d’ailleurs dans l’étendue de l’Université divers colléges où la jeunesse est instruite à très-peu de frais, et où il y a même des bNote 371 · Geoffroi Du Plessis, secrétaire de Philippe-le-Long, l’avoit fondé en 1316. Réuni à la Sorbonne en 1647, il prit le double nom qu’il a ici. Note 372 · C’est le collége Mazarini, dont il a été parlé plus haut : « Messieurs de Sorbonne, ajoute l’édit. de 1691, p. 11, qui ne tiennent point cheNote 373 · Fondé en 1364, avec un legs de la reine Jeanne de Navarre, femme de Philippe-le-Bel, il fut rebâti et agrandi plus tard avec le prix de la vNote 374 · Il datoit de 1420. Guillaume de La Marche l’avoit fondé pour des écoliers de sa pauvre province. Supprimé à la Révolution, il devint une penNote 375 · Un des plus pauvres et des plus austères colléges de Paris. Aycelin de Montaigu l’avoit fondé en 1314, Erasme y étudia. La maigre pitance, àNote 376 · Un chanoine de Paris, Raoul d’Harcourt, l’avoit fondé en 1220. Ses bâtiments, reconstruits en 1675, ont été emportés en partie par le boulevNote 377 · Il y a ici une erreur. Si le collége d’Harcourt fut rue de la Harpe, le collége de Lisieux en revanche n’y fut jamais. L’évêque de Lisieux, Note 378 · C’est celui dont nous venons de parler, le collége de Dormans-Beauvais, qui devoit son nom à son fondateur, l’évêque de Beauvais, Jean de DoNote 379 · Raoul de Presles l’avoit fondé en 1313 pour les pauvres écoliers du diocèse de Soissons, d’où lui vint son premier nom de collége de SoissonNote 380 · Il devoit son nom au cardinal Jean Lemoine, qui l’avoit fondé en 1302. Calvin y étudia, et Lhomond y fut professeur. Il n’en existe plus rieNote 381 · Il ne datoit que de 1569. Le sénonois P. Grassin, de qui lui venoit son nom, l’avoit fondé pour des écoliers nés à Sens. Chamfort, qui s’appNote 382 · « Celui de Cambrai et celui de fondation royale, près Saint-Jean de Latran,… celui des Trésoriers, près de la Sorbonne. » Edit. 1691, p. 11.Note 383 · Ils ont donné leur nom au quai. De leur église, construite en 1368, on fit, sous le premier empire, le marché à la Volaille, qui garda le noNote 384 · Ils avoient donné leur nom à la rue, qui prit, en 1790, celui de rue de l’Ecole de Médecine. Leur église y subsiste encore. C’est le Musée DNote 385 · Nous en avons parlé un peu plus haut, à propos de leur Bibliothèque.Note 386 · Dans la rue à laquelle ils avoient fait donner leur nom, et qui prit, en 1806, celui de rue de Pontoise, parce qu’elle est voisine du MarchéNote 387 · Ils n’étoient pas sur la place même, mais auprès, dans la rue, qui leur devoit son nom. Leur église, qui datoit du XIVe siècle, fut démolie Note 388 · Ils s’y étoient établis, dès 1252, dans une des maisons que Pierre Sarrazin, qui donna son nom à une des rues voisines, y possédoit. Leur chNote 389 · Ils n’étoient pas rue du Battoir, mais dans le voisinage, rue Mignon, où, depuis 1603, ils occupoient, par suite d’un échange avec leur prieNote 390 · Le collége de Cluny se trouvoit en effet au coin de cette place et de la rue des Grès. Sa fondation par Yves de Vergy, abbé de Cluny, datoitNote 391 · Les écoles de théologie fondées par Richelieu n’étoient pas à la Sorbonne même, mais sur la place, au no 2. Elles furent supprimées à la RévNote 392 · V. plus haut.Note 393 · Les écoles de médecine et de chirurgie étoient déjà rue de la Bûcherie en 1472. Les bâtiments en furent reconstruits en 1676, à l’exception Note 394 · Il avoit été fondé par Guillaume Bonnet, évêque de Bayeux. L’inscription, que l’on put lire jusqu’à sa démolition, il y a vingt-cinq ans, auNote 395 · Autre fondation épiscopale. On la devoit à Bernard de Fages, archevêque de Narbonne, en 1317. Ce collége se trouvoit rue de la Harpe, presquNote 396 · « Rue des Cordeliers. » Edit. 1691, p. 11. — La comtesse Jeanne de Bourgogne l’avoit fondé, en 1331, pour vingt pauvres écoliers de sa proviNote 397 · Il devoit son nom à l’abbé de Saint-Waast, d’Arras, Nicolas Le Candrelier, son fondateur en 1327. Il fut réuni, en 1763, à celui de Louis-leNote 398 · Il étoit au no 7 de la rue Serpente où, de 1330 à 1333, l’archevêque de Tours, Etienne de Bourgueil, l’avoit fondé. Les bâtiments reconstruiNote 399 · On l’appeloit aussi collége d’Autun. Il se trouvoit au no 22 de la rue Saint-André des Arts, où l’évêque d’Autun, cardinal Pierre Bertrand, Note 400 · L’évêque de Paris, Guillaume de Chanac, l’avoit fondé rue de Bièvre, au XIVe siècle, sous l’invocation de saint Michel. On l’appeloit quelquNote 401 · Fondé rue Bordet, en 1357, par le sieur de Bécoud, dont on fit de Bécourt, de Beaucourt, puis de Boncourt. Huit pauvres écoliers, en logiqueNote 402 · Gervais Chrétien, chanoine de Bayeux et médecin de Charles V, l’avoit fondé en 1370. On l’appeloit aussi collége de Notre-Dame de Bayeux, à Note 403 · « Derrière Saint-Hilaire. » Edit. 1691, p. 11. — Ce collége étoit rue des Sept-Voies. Il avoit été fondé, en 1409, en exécution d’une clauseNote 404 · La fondation en étoit due aussi à une disposition testamentaire. Grégoire Langlois, évêque de Séez, mort en 1404, avoit légué l’argent nécesNote 405 · Il avoit été fondé, en 1460, par Geoffroi Lenormant, professeur de grammaire au collége de Navarre, dans l’hôtel de la rue des Cholets et deNote 406 · Ce collége de Fortet, situé rue des Sept-Voies, devoit son nom au chanoine de Paris, Pierre Fortet, dont une disposition testamentaire, exécNote 407 · V. ce que nous avons dit plus haut de ce collége de Boissy, situé rue du Cimetière-Saint-André, à propos de sa bibliothèque.Note 408 · « Aux Ecoles de Médecine rue de la Bûcherie, on fait aussi chaque année des dissections anatomiques et des opérations chirurgicales, mais à Note 409 · « Le public est averti des unes et des autres par des affiches. » Ibid. — Ces écoles de la rue des Cordeliers, auprès de l’église dédiée à sNote 410 · Jean Dominique, le premier et le plus célèbre de la dynastie des Cassini, né en 1625 à Nice, mort en 1712 à Paris. (V. son Eloge dans les ŒuNote 411 · Philippe de La Hire, de l’Académie des sciences, comme Cassini, et professeur de mathématiques et d’astronomie au collége de France. Il mourNote 412 · Claude-Antoine Couplet, qui fut plutôt ingénieur-mécanicien qu’astronome. Aussi n’étoit-il logé à l’Observatoire que comme garde du cabinet Note 413 · Il n’est guère connu que par la part qu’il prit, en 1718, au voyage du second des Cassini, pour la prolongation de la mesure du méridien jusNote 414 · Lisez Casset. Il devint secrétaire de Bouchu, intendant du Dauphiné, mais ne cessa pas de s’occuper de science. On a de lui, dans les MémoirNote 415 · V. plus haut ce que nous avons dit de cette dépendance du Palais-Royal, où siégea, en effet, l’Académie d’architecture avant d’être installéNote 416 · Il étoit d’Ambert en Auvergne. L’algèbre, comme on le dit ici, fut sa science préférée ; il n’eut pas à le regretter. Elle le mena droit à lNote 417 · Un des plus illustres savants de son temps, pour les mathématiques et la physique. Né en 1652 à La Flèche, il mourut, en 1716, à Paris. (V. Note 418 · C’est le collége de France, souvent appelé comme il l’est ici, parce qu’il avoit été établi dans l’ancien collége de Cambray, qui lui-même aNote 419 · Nous n’avons rien trouvé sur ce professeur. Peut-être au lieu d’Hébert faut-il voir là Hubert, qui professa ensuite à Caen, où il resta en rNote 420 · Pierre Varignon, né à Caen en 1654, mort à Paris en 1722, grand ami de l’abbé de Saint-Pierre et de Fontenelle, auquel il légua tous ses papNote 421 · En même temps qu’on le nommoit, en 1688, de l’Académie des sciences, il étoit fait professeur de mathématiques au collége Mazarin, et il le Note 422 · Jacques Ozanam, né en 1640, dans le pays de Dombes, mort à Paris le 3 avril 1717. Il fut reçu à l’Académie des sciences en 1701. Ses RécréatNote 423 · Jean Lebas, qui avoit succédé à son père Philippe Lebas, mort en 1677. Le logement que celui-ci avoit occupé depuis le 26 janvier 1670, « avNote 424 · Ozanam a parlé de lui dans ses Récréations mathématiques… 1696, in-8, t. II, p. 277 : « Le sieur Chapotot, dit-il, ingénieur du Roi, et fabrNote 425 · C’étoit un mécanicien allemand, — Lister dit anglais, — qui s’étoit établi à Paris depuis quinze ou vingt ans, et que plusieurs mémoires : NNote 426 · Ce quai n’a pas changé d’industries, comme on voit ; et déjà sous Louis XIV — Chapotot, d’après notre avant-dernière note, en est la preuve Note 427 · Adrien Sanson, fils de Nicolas, mort en 1667, géographe du Roi, comme lui. Il ayoit eu un frère aîné, tué le 27 août 1648, dans l’une des prNote 428 · Son père P. Du Val étoit « géographe ordinaire du Roi. » Elle vendoit ses livres, entre autres un Traité de géographie, revu et augmenté, quNote 429 · Depuis le 11 avril 1672, ce premier médecin du Roi étoit Daquin, dont les appointements cumulés ne s’élevoient pas à moins de 37,000 livres,Note 430 · Il y étoit surintendant des démonstrations des plantes, de la chimie et de la chirurgie, et touchoit à cet effet 3,000 livres, qui se confonNote 431 · C’est-à-dire par trimestre. Ils étoient huit : deux par quartier, ayant chacun 1,200 livres de gages sans compter, dit l’Etat de France, « 2Note 432 · Il étoit de service chez le Roi pendant le quartier d’avril. Il étoit aussi, selon l’Etat de France, médecin de la Bastille.Note 433 · Il servoit en cour, pendant le quartier d’octobre.Note 434 · Jean-Baptiste de Fresquières, qui étoit de service pendant le trimestre de janvier.Note 435 · Il étoit médecin du duc de Bourgogne.Note 436 · Son nom étoit Souard, mais on ne le connoissoit guère que sous son prénom d’Armand. Il étoit non pas médecin, mais chirurgien, et comme tel Note 437 · Ils étoient deux que Lister, dans la relation de son voyage à Paris, dit être « des gens fort instruits. » L’un, né à Toulon, étoit naturaliNote 438 · Il étoit docteur-régent de la Faculté de médecine de Paris. Son fils Adrien eut le même titre, et fut de plus de l’Académie des sciences. (VNote 439 · C’est le même que Lister appelle Minot, et dont il dit qu’il étoit « au prince de Conti, et qu’il l’avoit autrefois connu à Montpellier. »Note 440 · Denis Dodart, de l’Académie des sciences, né en 1634 à Paris, où il mourut en 1707. On lui doit, entre autres ouvrages, la Statica medicina Note 441 · Pierre-Bonnet Bourdelot, premier médecin de la duchesse de Bourgogne, qui le gardoit près d’elle à Versailles. Lister vante son savoir, surtNote 442 · Ces capucins du Louvre, comme on les appeloit, et dont Mme de Sévigné, entre autres remèdes, estimoit tant l’eau d’émeraude (édit. Hachette,Note 443 · « Le médecin Hollandais, renommé pour quelques remèdes spécifiques, demeure rue Gille Cœur. » Edit. 1691, p. 15. — Le remède, auquel HelvétiNote 444 · La veuve Nyon, dont la librairie, devenue exclusivement classique, existe encore à la même place sur le quai Conti, alors appelé quai de NesNote 445 · L’édit. de l’année précédente donnoit plus de détails sur ce point : « On a, depuis peu, y est-il dit, par ordre de M. le premier médecin duNote 446 · Blegny, qui tout-à-l’heure fera de si belles réclames à ses remèdes, annonce ici discrètement un de ses livres, publié cinq ans auparavant, Note 447 · Ce sont les Essais de médecine de Jean Bernier, auxquels il ne donna le titre d’Histoire chronologique de la Médecine, qu’à la seconde éditiNote 448 · Dans le chapitre IV de la 1re partie de son livre, Bernier fait, en effet, l’histoire chronologique de la médecine et des médecins, et n’y rNote 449 · Les gens « vertueux et recommandables », dont parle ici Blegny, sont lui-même et ses pareils, les charlatans, que Bernier malmène d’importanNote 450 · Ce sont les Institutions de médecine de Michel Ettmüller, mort en 1683.Note 451 · C’est, mais très-brutalement, ce que dit aussi Bernier dans son chapitre cité tout-à-l’heure. Les empiriques sont pour lui la plupart « des Note 452 · Evry-les-Châteaux, canton de Brie-Comte-Robert, département de Seine-et-Marne.Note 453 · Il est traité plus cavalièrement dans l’édit. précéd., p. 18 : « Assez près du jardin médicinal de Pincourt dans la rue de la Raquette, il yNote 454 · « Renommé pour la cure des maladies chroniques… au couvent du faubourg Saint-Jacques,… a un laboratoire assez curieux. » Édit. 1691, p. 18.Note 455 · François Du Tertre, que l’Etat de France pour 1692, t. I, p. 240, qualifie « lieutenant des chirurgiens de Paris », retenu par le Roi pour «Note 456 · Il prenoit le titre de premier chirurgien du Roi et du Parlement.Note 457 · On sait que c’est ainsi que s’appeloit dans toutes les corporations l’épreuve décisive pour être reçu maître. Pour la communauté des chirurgNote 458 · On a de lui un Traité des maladies des os, et un certain nombre de mémoires parmi ceux de l’Académie des sciences.Note 459 · « M. Bessière, chirurgien fameux pour les playes et pour les grandes opérations, demeure rue d’Arnetal (Grenétat), près la Trinité. » Edit. Note 460 · « M. Morel, premier chirurgien de la Charité, recherché pour les consultations chirurgicales… » Edit. 1691, p. 18. — L’hôpital des convalescNote 461 · « M. Mauriceau, chirurgien-accoucheur, auteur d’un traité des maladies des femmes, qui se vend chez d’Houry, rue Saint-Jacques, demeure dansNote 462 · « M. Tolet, qui a été longtemps chirurgien de la Charité, où il a pratiqué cette opération (de la pierre), et qui est auteur d’un livre qui Note 463 · Enseigne toute pharmaceutique. Il sera parlé plus bas, p. 169, n. 2, du sirop que faisoit Blégny avec « les capillaires de Montpellier. »Note 464 · Ce Carmeline, l’arracheur de dents, avoit été célèbre dès le temps de la Fronde. Il est souvent parlé de lui dans les Mazarinades. Sa boutiqNote 465 · Pierre Langlois, docteur de la faculté de Montpellier, qui soutint, de concert avec François Prieur, de la faculté de Reims, une lutte fort Note 466 · Cet article est différent, moins long, mais plus curieux dans l’édition précédente, p. 19. Blégny n’ose pas y nommer sa femme : « la DirectrNote 467 · V. plus haut, p. 159-160, sur Mauriceau et son livre.Note 468 · Il avoit été reçu libraire à la place de Jean d’Houry, son père, en 1678.Note 469 · Les remèdes contre ces maladies étoient les plus exploités, et cela pour de honteuses raisons que Lister nous explique au chapitre XI et derNote 470 · Dans l’édit. de 1691, p. 19-20, Blégny donne bien mieux qu’ici la liste de ses livres : « Chez la veuve Nion… l’on trouve tous les autres liNote 471 · Les épiciers, sous prétexte de drogueries, s’étoient faits de véritables apothicaires, mais cela n’alla pas sans procès. Il y en eut un notaNote 472 · Son fils, qui se faisoit appeler Andry de Boisregard, publia, en 1738, un volume sous ce titre : Cléon à Eudoxe, touchant la prééminence de Note 473 · « Au coin de la rue Macon. » Edit. 1691, p. 32.Note 474 · « Quartier Sainte-Opportune. » Ibid.Note 475 · Mathieu-François Geoffroy, qui avoit été échevin en 1785. Il se tenoit chez lui des assemblées de savants, dont Fontenelle, dans l’éloge qu’Note 476 · Saint-Simon, dont il étoit l’apothicaire, en faisoit le plus grand cas : « C’étoit, dit-il (Mémoires, édit. Hachette, in-18, t. VI, p. 238),Note 477 · Claude Bourdelin, né à Villefranche, près de Lyon, en 1621, mort à Paris en 1699. Il fut, comme chimiste, de l’Académie des sciences, dès saNote 478 · Il fit un cours public de chimie, en 1706, au Jardin des Apothicaires, rue de l’Arbalète, près de la rue Mouffetard. On lui dut plusieurs déNote 479 · On attribuoit, d’après Galien (De antidotis, lib. I), la composition très-compliquée de la Thériaque, dont le nom venoit de la morsure des bNote 480 · Il avoit, comme confrère et voisin, sur la même paroisse, « un apothicaire-épicier », Claude-François Péaget, dont il tint sur les fonts, leNote 481 · Lisez Lémery. Il s’agit, en effet, du rouennais Nicolas Lémery, qui fut de l’Académie des sciences, de 1699 à 1715, époque de sa mort, et, qNote 482 · C’est son Cours de chimie publié en 1675, et dont le succès fut tel que, suivant Fontenelle, « il se vendit comme un ouvrage de galanterie oNote 483 · La chimie, science alors nouvelle et par conséquent à la mode, lui attira l’affluence la plus choisie : « Il en ouvrit, dit Fontenelle, des Note 484 · Il étoit de la religion, et la Révocation de l’édit de Nantes l’avoit d’autant plus atteint, que tout protestant y avoit perdu le droit de sNote 485 · Au coin de la rue Galande. V. l’avant-dernière note.Note 486 · « L’eau générale contre les vapeurs de l’un et l’autre sexe, la crème de perles qui oste les boutons et rougeurs du visage, l’opiatte de corNote 487 · C’est un électuaire qui avoit été apporté, en 1647, par le charlatan d’Orvietto, dont le nom se trouve ici, et qui fut surtout connu par sonNote 488 · « L’orviétan original d’Italie, dont la dispensation luy a été communiquée par le seignor Hieronimo Cei, dernier héritier du secret. » Edit.Note 489 · « La conserve balsamique qui guérit presque tous les poulmoniques en six semaines. » Id., p. 17.Note 490 · Dans l’édit. précédente, p, 17, c’est à « l’emplâtre philosophique » que sont attribuées toutes ces vertus.Note 491 · C’étoit la grande clientèle de l’époque. Ceux qui prétendoient la guérir, faisoient courir par de petits Savoyards, selon Palaprat dans la pNote 492 · Il y a dans le chap. XIII de la 1re partie des Essais de médecine de Bernier, quelques lignes contre « une eau de Jouvence », qui pourroit bNote 493 · « Des grains balsamiques qui préviennent et qui rectifient toutes espèces de pourriture intérieure, qui consolident les ulcères des reins, dNote 494 · « Une essence végétale… » Id., p. 17. On y lit à la suite de cet article : « l’eau rouge de la reine d’Hongrie, qui appaise les douleurs de Note 495 · On l’appeloit ainsi, parce que c’étoit l’eau de senteur par excellence, l’eau des Anges. On la faisoit avec de l’iris de Florence, du benjoiNote 496 · Cet article est beaucoup plus curieux dans l’édit. de 1691, p. 17, surtout pour les « cassolettes philosophiques. » Blégny, comme on va voirNote 497 · V. sur les bandages ou brayers, depuis le moyen-âge jusqu’au XVIIe siècle, le Vieux-Neuf, 2e édit., t. I, p. 134, et plus haut p. 13.Note 498 · « A cause de quoy il a pareillement établi la manufacture royale des bandages à vis et à ressort qui arrêtent les descentes que les bandagesNote 499 · Ces boîtes étoient toujours très-soignées, aussi disoit-on proverbialement : propre comme une boîte d’apothicaire. C’est ce qu’au temps de RNote 500 · On ne fait pas autrement aujourd’hui pour les boîtes de pâte de Regnault, et autres.Note 501 · « On trouve d’ailleurs des eaux de Forge, rue de la Truanderie, au bureau du Messager de Forge. » Edit. de 1691, p. 19. — Les eaux minéralesNote 502 · Ce cul-de-sac existe encore presque en face du chevet de Saint-Germain-l’Auxerrois, rue de l’Arbre-Sec. Après avoir quatre ou cinq fois chanNote 503 · La famille Hazon étoit d’Orléans, dont les eaux-de-vie furent si longtemps célèbres. C’est le père de celui que nous trouvons ici, qui avoitNote 504 · La vipère entroit pour une grande part dans les préparations de la polypharmacie du XVIIe siècle, surtout dans celles qui devoient combattreNote 505 · « De Grou en Provence. » Edit. de 1691, p. 18. — Son fils, l’abbé Alary, fut de l’Académie française, et président du club philosophique, quNote 506 · « A cinq sols la prise. » Edit. 1691, p. 18.Note 507 · L’édit. de 1691, p. 32, donne un article que celle-ci ne reproduit pas : « le sieur Soubiron, apoticaire, rue de la Vieille-Monnoie, et le sNote 508 · C’est-à-dire Popincourt, qui devoit son nom, qu’il a repris tout entier, à la maison qu’y possédoit M. Jean de Popincourt, premier présidentNote 509 · C’est vers la fin du règne de Louis XIII qu’il avoit été réuni au faubourg Saint-Antoine.Note 510 · Elle se trouvoit au bout de la rue du Pont-aux-Choux. (Registres de l’Hôtel de Ville pendant la Fronde, t. I, p. 48.)Note 511 · Il y eut toujours de ce côté des maisons de santé. C’est au no 70, rue de Charonne, par exemple, que se trouvoit, à la fin du dernier siècleNote 512 · C’est le Cours de la porte Saint-Antoine, qui faisoit alors grande concurrence au Cours la Reine, et qui commença la réputation des promenadNote 513 · Cette maison, qui avoit pris de l’endroit où elle se trouvoit, le nom de Pincourt, existait encore en 1715, et sembloit même en pleine prospNote 514 · « Les malades qui s’y font traiter, y trouvent cet avantage, qu’ils y sont agréablement logez, exactement traitez et libéralement nourris poNote 515 · Les baigneurs, — et cela depuis longtemps déjà (Anc. poésies, t. II, p. 284, et XIII, p. 204) — non-seulement tenoient des bains, mais des cNote 516 · Il y avoit encore, en 1755, deux baigneurs en renom, rue de Richelieu : Gagne et L’Etourneau. (Journal du Citoyen, p. 186.)Note 517 · Il ne faut pas oublier ici que dans les métiers et la bourgeoisie, les femmes mariées ne se faisoient encore appeler que Mademoiselle. Le chNote 518 · Près de Saint-Jacques-la-Boucherie. Une impasse qui s’y trouvoit, entre les nos 21 et 23, s’appeloit encore, avant les démolitions qui l’ontNote 519 · Pierre Auboüin, libraire depuis 1666, fut adjoint de communauté, puis syndic. « Il se fait remarquer, dit La Caille, tant par sa capacité daNote 520 · L’édit. de 1691, p. 34, ajoute, à propos de la vente des édits et déclarations : « On les trouve encore au Palais chez les sieurs de Luyne, Note 521 · Il étoit libraire depuis 1652, et étoit devenu l’un des plus considérés. Il avoit donné, avec Barbin, l’édition du Molière de 1675, détruiteNote 522 · « Guillaume Desprez, rue Saint-Jacques, à l’Image Saint-Prosper, vend une grande partie des livres de Port-Royal concernant la Religion. » ENote 523 · Il étoit fort instruit et avoit une collection de médailles rares. V. l’abbé de Vallemont, Réponse à M. Baudelot, 1706, in-12, p. 79.Note 524 · Dès 1551, un Robert Ballard étoit imprimeur du Roy pour la musique. Son fils Pierre lui succéda avec un privilége exclusif qui le mettoit à
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