Note 9 — LE LIVRE COMMODE
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On attribuoit, d’après Galien (De antidotis, lib. I), la composition très-compliquée de la Thériaque, dont le nom venoit de la morsure des bêtes venimeuses, thêra, qu’elle guérissoit, au médecin de Néron, Andromachus. C’étoit une espèce d’opiat ou d’électuaire liquide composé de drogues choisies, dont on finit par faire une sorte de panacée. A Venise, les magistrats présidoient à sa composition. Aussi est-ce de là que venoit, on le verra plus loin, celle qui inspiroit le plus de confiance. A Paris, comme il est dit ici, la préparation s’en faisoit chaque année publiquement, et il en fut ainsi jusqu’à la Révolution. (V. les Mémoires secrets, t. XXVI, p. 246.) Le célèbre Moïse Charas commença sa réputation par un ouvrage sur le fameux remède : Thériaque d’Andromaque, avec des raisonnements et observations nécessaires sur l’élection, la préparation et le mélange des ingrédients, Paris, 1668, in-8.