Note 9 — LE LIVRE COMMODE
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Denis Talon, d’abord avocat général. Il avoit eu, en novembre 1690, une des deux places de présidents à mortier que le roi venoit alors de créer, et pour chacune desquelles il avoit fait verser à l’un et à l’autre des titulaires une somme de 350,000 livres, afin de dédommager les présidents à mortier de ce qu’on augmentoit leur nombre. (Dangeau, 12 nov. 1690.) — Sa maison existe encore au no 16 de la rue Saint-Guillaume, avec cette « structure tout à fait belle », dont parle G. Brice, édit. de 1684, t. II, p. 187. « Les appartements, ajoute-t-il, sont très agréables, ayant les vues tournées sur les jardins des maisons voisines. La cour est grande, et enfin il paroît que cette maison a été élevée avec beaucoup de dépense ; mais ce qui lui donne un merveilleux ornement, est l’excellente bibliothèque qui y est, composée de tout ce qu’il y a de plus rare et de plus recherché, soit pour les manuscrits, soit pour les livres imprimés. »