Note 4 — LE LIVRE COMMODE
Reading edition
Nous retrouvons ce nom grotesque porté du temps de Beaumarchais, par un avocat, qui sans doute descendoit de l’huissier nommé ici. On sait quel parti l’auteur de Figaro en tira pour un des effets les plus comiques de ses Mémoires contre Goezmann : « Il n’est rien, avons-nous dit dans la Notice, mise en tête de l’édition de ses Œuvres (1876, gr. in-8, p. XXI), il n’est rien qui ne lui soit bon pour mettre les rieurs de son côté. Marin s’est-il moqué du nom du pauvre avocat Me Malbête, le seul que Beaumarchais ait trouvé pour signer son Mémoire, comme l’exige la loi ; il lui retourne de la plus plaisante façon le nom dont il se moque : « le Gazetier de France, dit-il, se plaint de la fausseté des calomnies répandues dans un libelle signé Beaumarchais-Malbête, et il entreprend de se justifier par un petit manifeste signé Marin, qui n’est pas Malbête. »