Note 14 — LE LIVRE COMMODE
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Ces capucins du Louvre, comme on les appeloit, et dont Mme de Sévigné, entre autres remèdes, estimoit tant l’eau d’émeraude (édit. Hachette, t. VII, p. 411, 414), avoient été deux : le P. Agnan nommé ici, et le P. Rousseau qui étoit mort à cette époque. Le nom par lequel on les désignoit leur étoit venu de ce que le roi, sur la recommandation de Condé émerveillé de leurs remèdes, leur avoit donné un appartement et un laboratoire au Louvre, où, pendant près de deux ans, ils eurent tout le loisir de travailler. Le frère du P. Rousseau publia en 1697, in-12, un volume devenu rare : « Secrets et remèdes éprouvez, dont les préparations ont été faites au Louvre, de l’ordre du Roy, par deffunt M. l’abbé Rousseau, cy-devant capucin et médecin de Sa Majesté. » Le P. Agnan est nommé dans l’avertissement, comme « confrère et co-inventeur de notre illustre deffunt. » Il est resté de Rousseau, dans le Codex, une sorte d’hydromel fermenté et opiacé connu sous le nom de vin ou « gouttes de Rousseau. » (V. Le Vieux-Neuf, 2e édit., t. II, p. 388.) — Le curieux et rare volume publié en 1693, l’Ancienne médecine à la mode, est du capucin Aignan, qui du reste l’a signé.