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Le livre commode des adresses de Paris pour 1692, tome 1/2

Note 6 — LE LIVRE COMMODE

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Cette maison, qui avoit pris de l’endroit où elle se trouvoit, le nom de Pincourt, existait encore en 1715, et sembloit même en pleine prospérité. Liger en parloit alors ainsi dans le Voyageur fidèle, p. 241-242 : « c’est une maison établie pour les étrangers qui tombent malades, et où on les traite moyennant une pension, et à bien meilleur prix que dans les auberges. Cette maison est située entre la porte de Saint-Louis et la porte Saint-Antoine, dans une grande rue où il y avoit autrefois un hameau, et composée de deux ailes, qui accompagnent le principal corps de logis. Au bout d’un grand jardin, et au-dessus d’une grande terrasse, s’élève un pavillon en belvédère, d’où l’on découvre différents objets lointains, qui forment une perspective fort agréable. — C’est aussi dans cette maison que plusieurs personnes bons bourgeois domiciliez même à Paris, vont pour se faire traiter lorsqu’ils sont malades ; ceux qui sont convalescents seulement choisissent ce séjour agréable pour y prendre l’air et de nouvelles forces. Il y a même des dames qui vont y faire leurs couches pour jouir d’un plus grand repos et y trouver plutôt qu’ailleurs les secours qui, pour lors, sont nécessaires. — Il n’y a point de maladies qu’on n’y traite, exceptés les maux vénériens. A cela près, on y reçoit tous ceux qui veulent y aller, de quelque condition qu’ils soient. Il y a aussi, pour cela, des pensions plus ou moins fortes, et proportionnées aux moyens des malades qui s’y font porter. On y est même traité à forfait si on le souhaite, et le médecin soir et matin n’y manque point. »

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