Note 36 — LE LIVRE COMMODE
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Il avoit été fondé, en 1460, par Geoffroi Lenormant, professeur de grammaire au collége de Navarre, dans l’hôtel de la rue des Cholets et de la rue des Chiens ou Saint-Symphorien, qui avoit appartenu à P. de Châlon. Sainte Barbe, à laquelle il fut dédié, étoit, dit M. J. Quicherat, « la vierge savante qui passa de la plus tendre jeunesse dans l’éternité… après avoir vaincu dans la discussion les plus habiles défenseurs du paganisme grec. » (Hist. du collége Sainte-Barbe, t. I, p. 9-10.) — Ce collége ne s’administra lui-même, et ne fut réellement fondé, que lorsque Robert Dugast, qui l’avoit dirigé, lui eut, en 1557, fait don de l’hôtel de Châlon où il étoit établi depuis un siècle. Il y créa aussi sept bourses : trois grandes, pour les diocèses d’Autun, de Rouen, d’Evreux et de Paris ; et quatre petites pour les paroisses qu’il avoit administrées : celle de Saint-Hilaire à Paris, celle de Saint-Nicolas-des-Alleux-le-Roi, et celle de la Neuville d’Aumont. C’est pour ces dernières, situées dans le Beauvaisis, que nous voyons ici que des boursiers du diocèse de Beauvais étoient admis à Sainte-Barbe, à la fin de 1798, le collége Sainte-Barbe devint l’institution de Lanneau, mais reprit plus tard son nom, qu’il a gardé.