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Le livre commode des adresses de Paris pour 1692, tome 1/2

Note 42 — LE LIVRE COMMODE

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Beau-frère de l’intendant des finances Dubuisson, dont il a été parlé plus haut. Il n’étoit pas encore, rue des Petits-Champs, parvenu à l’énorme fortune dont il étala le luxe dans l’hôtel que Dulin lui bâtit un peu plus tard rue de Richelieu, près de l’endroit où avoit été la porte, c’est-à-dire à la hauteur de la rue Feydeau actuelle. Sa vie, de même qu’à Neuilly, où il avoit une autre belle maison, y fut des plus galantes, comme on peut le voir par ce qui est dit de la diversité de ses bonnes fortunes dans les Partisans démasqués, 1707, in-12, p. 189. Il y recevoit aussi beaucoup de gens d’esprit : Chaulieu, J.-B. Rousseau, l’abbé Courtin, etc. A tous ces titres, il avoit droit au curieux chapitre que M. G. Desnoiresterres lui a consacré dans ses Cours galantes, t. III, p. 269. Si l’on connoît un peu sa vie, on ignore complètement quel étoit son vrai nom, tant l’orthographe en varie suivant les livres. Dans les uns, il est écrit Sonning, comme ici ; dans les autres, tels que les Partisans démasqués, il est orthographié Sonnen ; ailleurs, c’est Sonnin ou Sonningen. Ce dernier nom, qui feroit supposer une origine allemande, nous paroît devoir être le vrai. Il étoit, en 1716, devenu caissier général des fermes. Il fut mis à la taxe pour 600,000 livres.

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