Note 34 — LE LIVRE COMMODE
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La vipère entroit pour une grande part dans les préparations de la polypharmacie du XVIIe siècle, surtout dans celles qui devoient combattre la blessure même faite par la morsure des vipères. C’étoit de l’homœopathie par anticipation. Il entroit aussi des trochiques de vipères dans la composition de la thériaque. L’apothicaire Charas, dont nous avons parlé, p. 167, et qui fut si célèbre, avoit, pour cela, donné à sa boutique de la rue des Boucheries, au coin de celle du Cœur-Volant, des Vipères d’or pour enseigne. Cette apothicairerie fameuse, dont le titulaire étoit encore un Charas en 1777, n’a cessé d’exister qu’au commencement de ce siècle.