Note 26 — LE LIVRE COMMODE
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Cet article est beaucoup plus curieux dans l’édit. de 1691, p. 17, surtout pour les « cassolettes philosophiques. » Blégny, comme on va voir, ne les appelle alors que « cassolettes royales. » Il parle d’abord d’une sorte d’appareil pour le café et le chocolat, dont l’invention rappelle singulièrement celle de nos « caléfacteurs », et devoit être d’une grande commodité pour les gens qui aimoient comme certain gourmet de Regnard à porter « cuisine en poche. » Voici ces deux articles : « les caffetières et chocolatières portatives, qui n’occupent à peine qu’une seule poche, et ne laissent pas de contenir tout ce qu’il faut de thé, de caffé, de chocolat et de sucre pour faire trois prises de chaque boisson, la lampe, le fourneau, l’esprit de vin, le fusil, les gobelets, les soucoupes, les cuillères, etc. — Les cassolettes royales, par lesquelles on réduit très-agréablement et très-utilement en vapeur les eaux d’Ange, de Roses, de Cordoue, de fleurs d’Orange et d’Amaranthe, pour parfumer et désinfecter les chambres sans fumée et à très-peu de frais, au moyen d’une lampe à esprit de vin, au-dessus de laquelle on place sur deux petites consoles de cuivre, un globule de cristal ayant un bec alongé, par lequel ces liqueurs sont attirées au-dedans du globule dès qu’on lui a fait ressentir quelque chaleur que ce soit, et par lequel aussi elles sont ensuite exhalées en vapeur presque imperceptibles, par la flamme de la lampe, qui les fait bouillir jusqu’à leur entière consommation sans casser le globule, ce qui est d’un effet fort plaisant, mais principalement pour les malades, à qui l’on peut faire respirer par ce moyen un air chargé de liqueurs médicamenteuses qui conviennent à leurs indispositions. »