Note 13 — LE LIVRE COMMODE
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Il habitoit « cette belle maison auprès du Pré aux Clers », comme dit Tallemant, que Le Vau avoit bâtie pour son père, et qu’on voit déjà figurée, en 1652, sur le plan Gomboust. Elle est décrite par G. Brice (édit. de 1701, t. II, p. 267), avec son ordre dorique en pilastres, sa cour « d’une étendue considérable », ses appartements doubles, et son jardin où, ajoute G. Brice, « La Quintinie fameux jardinier du Roy a fait son apprentissage. » Tambonneau la vendit longtemps avant de mourir. En février 1698, il entra en marché avec M. le comte de Marsan, et après quelques difficultés à propos de la propriété d’une moitié de jardin, qui sont curieusement racontées dans les Annales de la Cour et de Paris, t. I, 221, l’affaire s’arrangea. Tambonneau avoit, paroît-il, besoin de vendre. Le prix fut de 235,000 livres, mais l’on calcula qu’avec les réparations à faire, et l’achèvement de quelques parties, l’hôtel ne monteroit pas à moins de 100,000 écus (Dangeau, 5 fév. 1698). En 1710, le comte de Marsan le vendit à M. de Matignon. Quatorze ans après son petit-fils, le prince de Pons, le racheta, et le garda toute sa vie. On ne l’a démoli qu’en 1845, pour percer la rue Neuve de l’Université, dont le nom actuel est rue du Pré aux Clercs, et qui par sa longueur, de la rue de l’Université à la rue Saint-Guillaume, permet d’apprécier ce qu’étoit l’étendue de ce magnifique hôtel.