Note 15 — LE LIVRE COMMODE
Reading edition
« Le médecin Hollandais, renommé pour quelques remèdes spécifiques, demeure rue Gille Cœur. » Edit. 1691, p. 15. — Le remède, auquel Helvétius dut sa réputation et sa fortune, étoit l’Ipécacuhana récemment importé du Brésil, et que lui avoit fait connoître un droguiste de Paris. Reçu docteur en médecine, et naturalisé françois, il obtint, le 19 juillet 1688, permission de débiter son remède, pendant quatre années, après épreuves faites à l’Hôtel-Dieu par Daquin, premier médecin. (Biblioth. Nat., mss. Clairambault, t. 556, p. 798.) Le roi le lui acheta ensuite une très-forte somme. Il trouva plus tard un fébrifuge excellent, et ne commença qu’alors à ne plus passer pour un empirique : « Helvétius, écrit Racine à son fils, le 24 sept. 1691, est en réputation même pour les fièvres, et il va partout comme les autres médecins. » On peut lire sur lui quelques pages curieuses dans l’Elite des Bons-Mots, 1731, in-12, t. I, p. 469. — Son fils fut le riche financier philosophe, auteur du livre De l’Esprit.