Note 21 — LE LIVRE COMMODE
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C’étoit la grande clientèle de l’époque. Ceux qui prétendoient la guérir, faisoient courir par de petits Savoyards, selon Palaprat dans la préface de sa comédie des Empiriques jouée en 1697, des billets imprimés du genre de celui-ci : « M. Mercurini, napolitain, guérit sûrement, promptement, agréablement, et sans obliger à garder la maison, toutes sortes de maladies secrètes… M. Mercurini voit les hommes. Madame Mercurini voit les femmes. » Il nous semble bien que ce sont M. et Mme Blégny, d’autant mieux que l’on trouvera plus loin un spécifique de leur façon, « qui guérit promptement, sûrement » lesdites maladies. On a vu, d’ailleurs, plus haut, p. 13, que le remède de Blégny étoit le mercure, ce qui justifieroit le nom de Mercurini que lui donne Palaprat.