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Le livre commode des adresses de Paris pour 1692, tome 1/2

Note 12 — LE LIVRE COMMODE (continued 2)

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Louis Pécourt, maître à danser des pages de la Chambre. Lui et Lestang étoient les maîtres à grands succès, et qui gagnoient le plus. Richelet, à ce propos, a dans son recueil Les plus belles lettres françoises, 4e édit., t. I, p. 379, une note bien curieuse, et encore plus amère : « M. le duc d’Enghien, dit-il, dansoit proprement, et de son temps la danse commençoit à être quelque chose. Cependant ce n’étoit rien en comparaison de ce qu’elle est. Elle enchante et aussi pour plaire, ou pour faire fortune, il faut comme Pécourt ou L’Etang danser ou être maître à danser. » Regnard, dans sa farce du Théâtre Italien, le Divorce, jouée en 1688, parle aussi du succès des leçons de ces danseurs et du prix qu’ils y mettoient : « Colombine. Un demi louis d’or pour une leçon ! on ne donnoit autrefois aux meilleurs maîtres qu’un écu par mois. Arlequin. Il est vrai, mais dans ce temps là les maîtres à danser n’étoient pas obligés d’être dorés dessus et dessous comme à présent, et une paire de galoches étoit la voiture qui les menoit par toute la ville. »

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