Note 11 — LE LIVRE COMMODE (continued 2)
Reading edition
Dans l’édition précédente, au chapitre XXXIII, consacré aux mêmes objets, sous ce titre : Des voitures parisiennes, se trouvent d’assez curieuses différences, p. 50-51 : « Il y a des calèches attelées à vingt sols par heure, dans tous les temps du jour, sur le quay des Augustins, place du Palais-Royal, Croix du Tiroir, rue de la Ferronnerie, rue Mazarine et rue Saint-Antoine, devant les Jésuites. — Aux mêmes endroits, et en divers autres carrefours et places, on trouve des chaises à deux porteurs pour un écu par demi-journée, et des chaises à ressorts traînées par un seul homme, à un écu par jour, ou dix sols par heure. » — L’existence des carrosses à l’heure n’étoit encore que tolérée. Elle ne devint légale et privilégiée que par ordonnance du mois d’août 1698. Le tarif en fut alors plus élevé. On paya 25 sols la première heure, et 20 sols les autres. Les fiacres n’eurent plus alors le droit de stationner sur les places, réservées désormais à ces carrosses à l’heure. Ils redevinrent des voitures de remises qu’on ne pouvoit louer qu’à la demi-journée, au jour ou au mois. (Traité de la Police, t. IV, p. 441-442.)