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Le livre commode des adresses de Paris pour 1692, tome 1/2

Note 1 — LE LIVRE COMMODE (continued 2)

Reading edition

Dans la 1re édit., il est donné, p. 27, comme ayant « une grande réputation pour toutes sortes de patisseries. » Puis on lit à la suite : « Ainsi en est-il du sieur Flechmer, rue Saint-Antoine, au coin Saint-Paul, celuy-ci fait un grand débit de fines brioches que les dames prennent chez luy en allant au Cours de Vincennes. » — Les marguilliers de Saint-Paul, avec lesquels, en bon voisin, il s’entendoit, lui faisoient commander tous les pains bénits de la paroisse. Ils en avoient une part du profit, ou tout au moins une paraguante, comme on appeloit alors le pourboire. Marigny, après leur avoir dit, dans son poëme du Pain Bénit, qui parut en 1673, tout ce qu’il y avoit de scandaleux dans leurs exigences pour que le gâteau fût bien large, bien épais, « bien étoffé », ajoute :

Encor ne pouvez-vous souffrir Que le pain que l’on doit offrir S’achète ailleurs qu’en la boutique De Fléchemer, qui pour l’argent, Afin d’avoir votre pratique, Se qualifie effrontément De patissier de la fabrique. Que son pain soit grand ou petit, Il est selon votre appétit. S’il vous donne une paraguante, Et s’il fait bien boire Regnault, Votre fabrique est fort contente : L’offrande est faite comme il faut.

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