Note 16 — LE LIVRE COMMODE (continued 2)
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Ce dictionnaire italien ne lui appartenoit pas beaucoup plus que son nom à l’italienne. La Monnoie nous l’apprend sans ménagement dans une note du glossaire de ses Noëls bourguignons : « le plagiaire, dit-il, qui s’est emparé du dictionnaire italien d’Oudin et l’a fait imprimer sous le nom de Vénéroni, étoit un pédant nommé Vigneron. » Il est juste d’ajouter qu’il n’avoit pas — ce qu’oublie La Monnoye — nié ce qu’il devoit à Oudin, quand, en 1681, il avoit donné une nouvelle édition de son dictionnaire. Il avoit mis sur le titre : « continué par Laurent Fevrette et par Vénéroni. » C’est bien plus tard, lorsqu’il fut mort, que son nom italianisé le lui fit attribuer tout entier.