Note 4 — LE LIVRE COMMODE (continued 2)
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Il étoit, en effet, « un des illustres qui sont logez sous la grande gallerie », comme dit G. Brice. « De Launay, orfèvre, ajoute-t-il (t. I, p. 75), conduit ordinairement les ouvrages magnifiques que le roi fait faire. » Tout l’ameublement de Versailles, « en meubles d’orfèvrerie », tels que les bancs d’argent massif, qui se trouvoient devant chaque fenêtre de la galerie des glaces, avoit été fait sous sa direction. Quand arrivèrent les lois somptuaires dont nous avons parlé, il n’en fut pas pour cela plus épargné. Le commissaire Delamarre fit chez lui une visite le 4 mars 1687, et il lui fallut déclarer tout ce qu’il avoit d’ouvrages d’or et d’argent, achevés ou à finir. V. les papiers Delamarre à la Biblioth. Nat., no 21, 627, fol. 102 et suiv. On apprend par le procès-verbal qu’il étoit défendu aux orfèvres de vendre des soufflets et des grils d’argent, mais qu’en revanche ils avoient le droit de mise en vente pour les boîtes à poudre, boîtes à savonnettes, sonnettes, écritoires, bassinoires et pots de chambre en argent !