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Le livre commode des adresses de Paris pour 1692, tome 1/2

Note 10 — LE LIVRE COMMODE (continued 2)

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Marie-Angélique Du Gué Bagnols, femme du marquis de Coulanges, le chansonnier, parent et ami de Mme de Sévigné. Le mari et la femme étoient l’un et l’autre de fins collectionneurs. Coulanges aima d’abord les tableaux : « le cabinet de M. de Coulanges, écrit Mme de Sévigné à sa fille, le 10 nov. 1673, est trois fois plus beau qu’il n’étoit ; vos petits tableaux sont dans leur lustre, et placés dignement. » Il aimoit surtout les portraits. On l’a vu par une fin de couplet citée plus haut. Il donnoit aussi dans les faïences, mais les richesses qu’il vit entassées à l’hôtel de Guise lui firent prendre des goûts plus coûteux : il passa aux cornalines, aux cristaux, aux agathes. C’est encore une des chansons de son Recueil (p. 151) qui nous l’apprend. Sa femme recherchoit les raretés curieuses. Mme de Sévigné (t. X, p. 182) nous a raconté son ravissement lorsqu’elle retrouva le miroir de toilette de la reine Marguerite.

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