Note 4 — LE LIVRE COMMODE (continued 2)
Reading edition
Il n’étoit pas moins célèbre que Dautel. L’abbé de Villiers le nomme avec lui dans ses Poésies, p. 149, et seul dans son poëme de l’Amitié, p. 48 :
Voulez-vous voir chez vous vos salons inutiles, Montrer aux curieux mille ornements fragiles, En antiques tourner et le bronze et le fer, Et dans un cabinet mettre tout Malafer…
Il collectionnoit pour son propre compte, et possédoit notamment, sans vouloir le vendre ni le troquer, le Saturne coupant les ailes de l’Amour, par Nicolas Perrier. Il voyoit beaucoup artistes et poëtes. La veuve Laurent l’avoit comme habitué dans son café du coin des rues Dauphine et Christine ; il fut ainsi mêlé à l’affaire des couplets de Rousseau. Il avoit écrit une histoire des peintres, dont nous ne connoissons qu’une notice, celle de Santerre, publiée par le Mercure, sept. 1718, p. 69.