← Table of contents
Catherine de Médicis (1519-1589)

Front matter

Reading edition

Jean-H. MARIÉJOL

Professeur à la Faculté des Lettres de l'Université de Lyon.

CATHERINE DE MÉDICIS

(1519-1589)

DEUXIÈME ÉDITION

LIBRAIRIE HACHETTE 79, BOULEVARD SAINT-GERMAIN, PARIS

1920

A LA MÊME LIBRAIRIE

HISTOIRE DE FRANCE ILLUSTRÉE, publiée sous la direction de M. E. Lavisse TOME VI par M. Jean-H. MARIÉJOL

1re Partie.--LA RÉFORME ET LA LIGUE. L'ÉDIT DE NANTES. 2e Partie.--HENRI IV ET LOUIS XIII. Deux volumes in-8 illustrés, chaque volume: Broché... 20 fr.; Relié... 35 fr.

Tous droits de traduction, de reproduction, et d'adaptation réservés pour tous pays. Copyright, par Librairie Hachette, 1920.

PRÉFACE

Cette biographie n'est ni un plaidoyer, ni un réquisitoire, ni une satire, ni un panégyrique, mais une histoire aussi objective que possible de la vie et du gouvernement de Catherine de Médicis.

Le sujet n'a jamais été traité en son ensemble et il est en effet vaste, complexe et divers. Née d'un père florentin et d'une mère française, élevée en Italie jusqu'à l'âge de quatorze ans et depuis fixée en France par son mariage avec un fils de François Ier, Catherine participait de deux pays et de deux civilisations. Épouse aimante, docile, effacée d'Henri II et Reine-mère très puissante, elle dirigea presque souverainement les affaires du royaume, pendant plus d'un quart de siècle, au nom de Charles IX et d'Henri III, ses fils. La lutte entre le parti protestant et l'État catholique commençait quand elle prit le pouvoir, et elle le garda jusqu'à sa mort parmi les résistances, les troubles et les guerres que provoqua dans toutes les provinces et dans toutes les classes le conflit des passions religieuses, des intérêts politiques, des ambitions personnelles.

Mais l'œuvre est difficile moins par son étendue et sa variété que par l'effort d'impartialité quelle exige. Le massacre de la Saint-Barthélemy est si odieux que l'horreur en rejaillit sur tous les actes de celle qui le décida et qu'on a peine à se défendre de la juger uniquement sur cette crise de fureur. L'excès contraire, et celui-là inexcusable, ce serait, par réaction contre cet instinct d'humanité, de vouloir l'absoudre et l'innocenter en tout. Mais, tout en répugnant au paradoxe d'une réhabilitation, on a bien le droit de se demander si ce crime de l'ambition et de la peur est l'indice d'une nature perverse. La plupart des historiens représentent cette grande coupable comme indifférente au bien et au mal, n'aimant rien ni personne, fausse, perfide et foncièrement cruelle, en un mot, comme une criminelle-née. Ils ont l'air d'oublier qu'elle passait pour douce et bénigne et qu'au début de son gouvernement elle se montra capable de bonnes intentions et de bonnes actions. J'ai vérifié les causes de cette réprobation absolue et j'expose ici le résultat de mes recherches. Je pense avoir découvert une Catherine assez différente du Machiavel féminin de la légende ou de l'histoire et qui n'est ni si noire ni si grande. Peut-être me suis-je trompé, mais c'est de très bonne foi, et l'on se convaincra, je l'espère, après m'avoir lu jusqu'au bout, que mon erreur, si erreur il y a, n'est pas sans excuses.

Avant que la correspondance de Catherine de Médicis fût publiée, je n'aurais eu ni le moyen ni même l'idée d'écrire ce livre. Les lettres, surtout les lettres familières, où l'on n'a pas intérêt à dissimuler, sont la source d'information la plus sûre sur les pensées et les arrière-pensées. La plupart reposaient dans les Archives publiques ou privées, et le peu qui en avait paru était dispersé dans toutes sortes d'ouvrages. Le comte Hector de La Ferrière entreprit, et, lui mort, M. le comte Baguenault de Puchesse, avec une méthode rigoureuse, acheva de réunir l'inédit et l'imprimé dans un seul recueil. Le tout remplit dix volumes de la Collection des Documents inédits relatifs à l'Histoire de France et mérite d'être cité, à côté des Lettres Missives d'Henri IV, comme une œuvre qui fait très grand honneur à l'érudition française. S'il est étrange que le premier en date des deux éditeurs ait, pour rendre ses préfaces plus alertes et vivantes, coupé en dialogues des rapports et des dépêches d'ambassadeurs, s'il se rencontre en cet immense travail quelques erreurs de datation ou d'identification, la coquetterie de la forme et de légères imperfections de fond, qu'un erratum peut facilement corriger, ne doivent pas faire oublier l'importance du service rendu.

Que saurait-on exactement, sans toutes ces lettres, du caractère de Catherine, de ses goûts, de ses sentiments, de ses projets, de ses illusions, de ses rêves, de toutes les manifestations de la personnalité qui échappent le plus souvent à l'histoire officielle? Si elles n'apprennent rien sur son éducation italienne, elles permettent d'apprécier, au cours de sa vie en France, sa formation intellectuelle, son tour d'esprit, sa sagesse mondaine, l'agrément de son commerce, ses qualités d'épistolière, de diplomate, d'orateur, de politique. Elles expliquent ses ambitions, ses variations, ses contradictions, ses complaisances: amour conjugal et partage avec la favorite Diane de Poitiers, tendresse maternelle et jalousie du pouvoir, tolérance religieuse et guerre d'extermination, alliances catholiques et alliances protestantes, lutte contre l'Espagne et capitulation devant la Ligue. Lues et relues de suite et de près, complétées, éclairées, rectifiées l'une par l'autre, elles aident à deviner sous la teinte des attitudes une femme d'État dont la maîtrise sur elle-même fut la grande vertu. Assurément, ces investigations ne sont pas toujours favorables à Catherine, et souvent elles lui sont contraires. On la prend, malgré ses échappatoires, en flagrant délit de mauvaise foi, de ruse et de mensonge. Le principal mérite de sa correspondance, c'est que, sans le vouloir, elle s'y peint elle-même au naturel en bien comme en mal.

Aussi est-elle mon meilleur témoin. On voudra bien se souvenir que j'écris une biographie de Catherine de Médicis, et non l'histoire de son temps. J'ai donc raconté en détail les événements où elle a joué un rôle, mais je me suis borné pour les autres aux traits et aux circonstances qui pouvaient servir de cadre et d'éclaircissement à son action. Les lecteurs qui seraient curieux d'en savoir davantage sur l'administration, la politique générale et la guerre n'ont qu'à se reporter au tome VI. i de l'Histoire de France de Lavisse. Grâce à ce départ, j'ai pu resserrer en un volume de quatre cents pages le cours de cette existence et si longue et si pleine. Qu'il s'agisse de l'enfance et de la première jeunesse de Catherine en Italie, de son mariage avec un fils de France, de sa vie de Dauphine et de Reine et de son gouvernement pendant le règne de ses fils, c'est d'elle toujours et principalement d'elle qu'il sera question.

Mon sujet était si restreint et si particulier qu'il n'exigeait pas absolument de nouvelles recherches d'archives. Il suffisait, pour mener à bien une étude psychologique de cette Médicis française, de recourir par-dessus tous les autres documents, à ses Lettres. Même réduite à cette proportion, c'était, je crois, une œuvre utile. Cette correspondance risquerait, comme tant d'autres monuments imprimés, de dormir dans le silence des Bibliothèques du demi-sommeil de l'inédit, si quelques indiscrets, dont je suis, ne s'avisaient de les toucher d'une main amie. Les Préfaces même, ces préfaces si bien informées, qui pourraient servir tout au moins de guide aux curieux, font tellement corps avec les grands in-quarto qu'elles restent comme eux un objet lointain d'admiration et de respect, major e longinquo reverentia. Il est bon que des vulgarisateurs se dévouent, pour la gloire même des érudits, à signaler au public lettré, dans des livres plus maniables, ce que ces immenses travaux de découverte, de collation, de critique ajoutent à la connaissance du temps passé et aux progrès de la vérité historique. Et ce n'est même pas assez. Il serait mieux encore de choisir dans la masse des textes ceux qui sont le plus capables d'aider le lecteur à se faire une opinion aussi personnelle que possible des événements et des hommes d'autrefois. J'ai à cette intention cité dans ce livre, et presque à chaque page, les lettres de Catherine en prenant le soin toutefois d'encadrer ces extraits et de les mettre en leur meilleur jour. Je l'aurais laissée parler toute seule si je l'avais pu. Mais il y a telle époque, comme celle de son enfance, où Catherine ne pouvait pas se raconter, et plus tard des circonstances où elle ne l'a pas voulu. Il a fallu alors de toute nécessité que j'intervinsse pour reconstituer sa vie à l'aide d'autres témoignages.

J'aurais voulu épargner à mes lecteurs l'effort auquel oblige l'orthographe du XVIe siècle. Elle n'est pas seulement différente de la nôtre: elle est incohérente, parce que personnelle. On ne peut pas parler de faute et d'ignorance quand il n'y a pas encore de règle établie. Les imprimeurs naturellement tendent à l'uniformité, mais ils n'ont d'action directe que sur les écrivains et les rédacteurs de papiers publics. Le reste, c'est-à-dire à peu près tout le monde, écrit à sa guise, d'après le souvenir imprécis de ses yeux ou de ses oreilles, et quelquefois, dans la même page ou dans la même phrase le même mot se présente figuré de deux ou trois manières. Aussi les publications d'inédit de notre temps ont un aspect d'autant plus rébarbatif qu'elles sont en général plus consciencieuses et plus fidèles. Ajoutons que, pour augmenter la bigarrure, les minutes étant souvent perdues, il ne reste que des copies faites plusieurs années ou même un siècle après par des gens qui dénaturaient à la mode de leur époque l'orthographe du modèle. J'avais pensé d'abord à corriger tous ces textes et à les ramener à une forme commune, mais quelle forme? Celle de mon choix, puisqu'au XVIe siècle il n'y en a point d'universellement admise. Mais je ne me suis pas senti le courage, n'étant pas grammairien, de prendre une pareille responsabilité. J'ai donc reproduit les textes tels qu'ils se rencontraient dans les meilleures éditions dont je me suis servi. C'est un habit d'arlequin, j'en conviens, mais il n'en faut accuser que la diversité des temps et des personnes. Quant à la graphie de Catherine, elle est parfois si purement phonétique, que j'ai été obligé, pour comprendre certains passages, de les lire à haute voix au lieu de les parcourir des yeux. Le mélange de sons et de mots italiens la fait paraître encore plus étrange. J'ai, pour la clarté du sens, modernisé ou francisé entre parenthèses ce qui me paraissait inintelligible. Et même dans les citations les plus longues, quand les obscurités abondaient trop, j'ai pris le parti de reproduire l'original et d'en donner en note--le mot n'est qu'un peu fort--une traduction.

Il est probable que j'ai commis dans le récit des événements des erreurs de dates ou de faits (sans parler des fautes d'impression), mais je ne crois pas qu'il y en ait d'essentielles et qui infirment mes conclusions, et c'est là ce qui importe. Assurément il vaut mieux être exact jusqu'à la minutie, mais, outre qu'il n'est pas toujours facile de mettre d'accord les contemporains et qu'il faut choisir quelquefois, sans contrôle possible, entre différentes indications chronologiques et historiques, il est inévitable que l'auteur, en un si long effort, soit sujet à quelques défaillances. Se tromper d'un ou même de plusieurs jours et sur certains détails, le mal n'est pas bien grand quand l'ordre des événements n'est pas interverti et que l'effet n'est pas pris pour la cause ou réciproquement. Ce sont peccadilles qui paraîtront, je l'espère, pardonnables surtout à ceux qui auront le plaisir de les relever.

CATHERINE de MÉDICIS

CHAPITRE PREMIER

LA JEUNESSE DE CATHERINE DE MÉDICIS

Catherine de Médicis, la Catherine des Guerres de Religion, bru de François Ier, femme d'Henri II, mère des trois derniers rois de la dynastie des Valois-Angoulême, et qui gouverna presque souverainement le royaume sous deux de ses fils, Charles IX et Henri III, n'était pas de pure race florentine. Elle avait pour père Laurent de Médicis, petit-fils de Laurent le Magnifique, mais sa mère était une Française de la plus haute aristocratie, Madeleine de La Tour d'Auvergne, comtesse de Boulogne.

Ce mariage d'une jeune fille apparentée à la famille royale avec le neveu du pape Léon X, fut, comme le sera celui d'Henri de Valois avec Catherine de Médicis, nièce du pape Clément VII, un calcul de la diplomatie française.

La sœur aînée de Madeleine, Anne, avait épousé un Écossais, Jean Stuart, duc d'Albany et comte de la Marche, tuteur du roi d'Écosse, Jacques V. Les demoiselles de La Tour Boulogne étaient donc de très riches partis.

François Ier espérait tant pour ses entreprises italiennes de son entente avec le Pape qu'il célébra le mariage à Amboise avec autant de magnificence que si c'eût été celui d'une de ses filles avec un souverain étranger (28 avril 1518). Il donna à l'époux une compagnie de gendarmes et le Collier de l'Ordre (de Saint-Michel), il dota l'épouse d'une pension de dix mille écus sur le comté de Lavaur. Au banquet de noces, il les fit asseoir à sa table. Le service était solennel; les plats arrivaient annoncés par des sonneries de trompettes. Trois jours avant, au baptême du Dauphin que Laurent tint sur les fonts pour Léon X, il y avait eu des danses et un ballet où figuraient soixante-douze dames, réparties en six groupes diversement «desguisés», dont un à l'italienne, avec masques et tambourins. De nouveau, le soir du mariage, à la lumière des torches et des flambeaux, qui éclairaient comme en plein jour, «fut dansée et ballées jusques à ungne heure après minuict». Un festin suivit jusqu'à deux heures, et alors, dit le jeune Florange, qui enviait peut-être le bonheur de cet Italien, on mena coucher la mariée, «qui estoit trop plus belle que le mariez».

Le lendemain se firent «les joutes les plus belles qui furent oncques faictes en France». «Et fut là huyt jours le combat dedans les lisses et dehors les lisses, et à piedt et à la barrière, où à tous ces combatz, estoit ledict duc d'Urbin, nouveau mariez, qui faisoit, dit avec quelque ironie le narrateur jaloux, le mieulx qu'ilz povoit devant sa mye.»

Le Pape fit même étalage de contentement. Il envoya à Madeleine et à la famille royale des cadeaux qui furent estimés 300 000 ducats. La Reine-régnante, Claude, qui venait d'avoir son second enfant, eut pour sa part la Sainte Famille de Raphaël, et le Roi reçut de Laurent le Saint Michel terrassant le Dragon, deux tableaux symboliques, qui comptent parmi les chefs-d'œuvre du Louvre.

Mais elle eut juste le temps de se faire regretter: le 13 avril 1519, elle accoucha d'une fille--c'était la future reine de France--et quinze jours après (28 avril), elle mourut de la fièvre. Laurent, qui, depuis le mois de décembre, gardait le lit ou la chambre, ne lui survécut que quelques jours (4 mai).

Son successeur ne fut pas un Médicis, mais le précepteur de Charles-Quint, Adrien d'Utrecht, un théologien flamand très austère, qui se passionna pour la réforme de l'Église, et qui, par réaction contre le népotisme, laissa François-Marie de La Rovere rentrer en possession du duché d'Urbin. Catherine ne fut plus duchesse qu'en titre. Elle avait perdu sa grand'mère, Alfonsina Orsini, deux ans avant son grand-oncle (7 février 1520). Pendant l'absence du cardinal de Médicis, qui était parti pour Florence quelques jours après l'élection d'Adrien, elle vécut à Rome sous la garde soit de sa grand'tante, Lucrèce de Médicis, mariée au banquier Jacques Salviati, soit de sa tante germaine, Clarice, femme de Philippe Strozzi, une Médicis intelligente, vertueuse et si énergique qu'on l'avait surnommée «l'Amazone».

Heureusement pour Catherine, Adrien VI mourut après un an et demi de règne (9 janvier 1522-14 septembre 1523). Les cardinaux, las de l'outrance réformatrice de ce barbare du Nord, élurent un grand seigneur italien, ce cardinal Jules, que Léon X avait placé en réserve dans le Sacré Collège pour continuer la dynastie pontificale des Médicis (19 novembre 1523).

Catherine avait, semble-t-il, plus de sympathie pour ce cousin, dont on lui avait dit peut-être qu'elle serait la femme, que pour son frère Alexandre. Mais l'avenir des Médicis fut bientôt remis en question. Après la défaite de François Ier à Pavie et son emprisonnement à Madrid, Clément VII s'était concerté avec les autres États libres d'Italie pour sauvegarder leur commune indépendance contre l'hégémonie de Charles-Quint. Lorsque Francois Ier fut remis en liberté, les alliés l'envoyèrent supplier de les secourir. Le Roi de France, malgré les engagements du traité de Madrid, avait adhéré à la Ligue contre l'Empereur et promis des subsides, une flotte, une armée (Cognac, 22 mai 1526), mais il ne s'était pas pressé de tenir sa parole. Les coalisés italiens, abandonnés à leur initiative et réduits à leurs moyens, n'avaient rien fait. Charles-Quint, faute d'argent, gardait la défensive. La guerre traînait. Mais au printemps de 1527, l'armée impériale d'Italie, où le manque de solde provoquait des mutineries furieuses, ayant été renforcée de dix mille lansquenets presque tous luthériens, se dirigea, pour s'y refaire, vers Rome, cette Babylone gorgée d'or par l'exploitation du monde chrétien. Elle la prit d'assaut (6 mai), la saccagea et bloqua le Pape dans le château Saint-Ange. Les Florentins étaient mécontents de l'administration de Passerini, un brouillon qui voulait tout faire et ne faisait rien, et furieux de ses extorsions fiscales. Ils profitèrent de l'occasion pour se révolter et bannirent Hippolyte et Alexandre de Médicis. Clarice Strozzi, qui, de tout son cœur d'honnête femme, détestait les bâtards et leur patron, Clément VII, arriva trop tard pour sauvegarder les droits de Catherine. Elle l'emmena à Poggio à Cajano.

En tout cas le sort de Florence était réglé. Comme Capponi l'avait prévu, François Ier fit lui aussi la paix avec l'Empereur (Cambrai, 5 août 1529), et, moyennant l'abandon des clauses les plus onéreuses du traité de Madrid, il abandonna sans façon ses alliés et ses clients d'Italie, le duc de Ferrare, les Vénitiens et les Florentins au bon vouloir de Charles-Quint. Une armée impériale se joignit aux troupes pontificales pour attaquer Florence. En octobre 1529, l'investissement de la place commença.

Elles n'en firent rien heureusement; l'enfant entendit de la bonne musique.

Busini, l'ancien combattant, n'est pas éloigné de croire à quelque noir dessein contre la République. Un complot au couvent! Il oublie l'âge de la fillette.

Mais il est toutefois notable que Catherine, à peine au sortir de l'enfance, ait eu un pareil succès de séduction. Les nonnes, que sa bonne grâce enthousiasmait, s'enhardirent jusqu'à envoyer aux partisans de sa maison qui avaient été emprisonnés des pâtisseries et des corbeilles de fruits, avec des fleurs disposées de façon à figurer les six boules héraldiques (palle) des Médicis.

C'était une insulte à ce peuple qui, malgré le nombre des assiégeants, l'inertie calculée d'un haut condottiere à sa solde, Hercule d'Este, la trahison du gouverneur, Malatesta, la canonnade, le blocus, la peste et la famine, s'opiniâtrait à résister. Des furieux, Lionardo Bartolini et Ceo, parlaient de faire mourir l'enfant, ou de l'exposer sur les remparts aux coups des ennemis; d'autres, plus forcenés encore, de la mettre dans un lupanar.

Le secrétaire de Clément VII remarque aussi qu'elle est «bien disante et sage au-dessus de son âge». Cette enfant de onze ans parle sans colère, ou, comme dit Raince, avec «fort bonne grâce» «du maltraitement qu'on lui a fait»; mais elle «ne peut oublier». Le vicomte de Turenne, que François Ier avait chargé de la visiter à son passage à Florence, en septembre 1528, écrivait au duc d'Albany, «qu'il ne vit oncques personne de son âge qui se sente mieux du bien ou du mal qui lui est fait.»

Clément VII avait intérêt à montrer aux Florentins l'héritière légitime réunie fraternellement au bâtard, chef de l'État, et autorisant en quelque sorte par sa présence l'organisation définitive du gouvernement. Le décret impérial promulgué en mai 1531 avait rétabli les Médicis dans les droits dont ils jouissaient avant 1527 et perpétué par surcroît Alexandre et sa descendance dans le pouvoir de fait que ses prédécesseurs se transmettaient de génération en génération. Mais si le Pape s'était réjoui que les Médicis fussent élevés au rang des familles princières, il lui était désagréable qu'ils tinssent leurs droits souverains de l'Empire à titre de vassaux, avec les obligations et les responsabilités que l'investiture comporte. Sous main il avait encouragé les partisans de sa maison à abolir l'ancienne Constitution que Charles-Quint prétendait maintenir, en la modifiant. Un vote du peuple (statuts du 27 avril 1532), qui était une manifestation d'indépendance à l'égard de l'Empire en même temps qu'une renonciation aux libertés traditionnelles, déclara Alexandre duc perpétuel et héréditaire de la République florentine.

Catherine, en personne sage, s'était prêtée aux volontés de son oncle, quels que fussent ses sentiments. Clément VII lui préparait une superbe compensation. François Ier n'était pas sitôt sorti d'Italie qu'il pensait à y rentrer. Il recherchait avec passion l'alliance du Pape, et, pour l'obtenir, proposait de marier son fils cadet, Henri, duc d'Orléans, à Catherine. La jeune fille était riche d'espérances: duchesse honoraire, mais qui pouvait devenir effective, d'Urbin, nièce du Pape. Aussi les prétendants étaient nombreux. Charles-Quint, pour l'empêcher de se marier en France et débarrasser son futur gendre Alexandre d'une compétition possible, voulait la donner au duc de Milan, François Sforza, qui n'était plus jeune et passait pour impuissant. Le duc d'Albany, oncle de Catherine, proposait son ancien pupille, Jacques, roi d'Écosse. Clément VII était surtout tenté par l'offre d'un fils de France; mais l'honneur lui paraissait si grand, comme il est vrai, qu'il refusait d'y croire. Il s'imaginait que François Ier, en le pressant depuis longtemps de lui confier Catherine jusqu'à la célébration du mariage, n'avait d'autre intention que de mettre la main sur la nièce pour diriger l'oncle, et qu'en fin de compte il se bornerait à lui donner pour mari quelque grand seigneur. Mais François Ier estimait tant le concours de Rome qu'il était décidé a y mettre son fils comme prix. Clément VII ne résistait que pour se faire prier davantage. Cette alliance si glorieuse lui était plus que jamais nécessaire. L'Empereur ne s'était-il pas avisé d'accorder aux protestants d'Allemagne une trêve religieuse, en attendant la réunion d'un concile général. L'idée d'une consultation de l'Église universelle était un cauchemar pour le Pape, qui, promu cardinal, malgré sa bâtardise, contrairement aux saints canons, et resté grand seigneur de la Renaissance en un commencement de réforme, craignait d'être déposé par une majorité de prélats rigides, d'accord avec l'Empereur. Il n'avait pas non plus oublié le sac de Rome.

Pendant que les cours d'Europe étaient occupées de cette question de mariage, Catherine vivait à Florence sa dernière année de jeune fille, dans le palais Médicis (aujourd'hui palais Riccardi). Le Pape l'avait placée sous la garde d'Ottaviano de Médicis, un vieux parent, qui pendant le siège l'avait protégée de son mieux, et il l'avait confiée aux soins de Maria Salviati, veuve de Jean des Bandes Noires, dont le fils Côme était du même âge que sa cousine et partagea probablement ses jeux. Elle avait en 1532 treize ans accomplis. Sœur du duc régnant et promise d'un fils de France, elle avait sa place immédiatement après son frère dans les cérémonies officielles et les fêtes. Jamais elles ne furent si nombreuses et si brillantes qu'en cette première année du règne, pour donner occasion aux Florentins de comparer aux misères de l'anarchie les plaisirs et les magnificences de l'ordre monarchique.

Ce fut le 15 novembre 1532 l'entrée solennelle du nouvel archevêque, Andrea Buondelmonte. À cheval, en vêtements pontificaux, isolé sous un baldaquin de soie et d'or, et suivi de tout le clergé, il alla droit à San Piero Maggiore, une communauté de nonnes, dont une coutume immémoriale voulait qu'il épousât mystiquement l'abbesse, en lui passant au doigt une superbe bague de saphir. Pendant que s'accomplissait le don de l'anneau, les spectateurs, selon la tradition aussi, se jetèrent sur le dais et l'équipage et s'en disputèrent les parts de vive force. Des citoyens notables donnèrent l'exemple de se lancer à la curée. Matteo Strozzi, ayant conquis la selle, la plaça sur la tête d'un de ses serviteurs et la fit transporter chez lui au son des trompettes. Ce furent ensuite (décembre 1532) pendant plusieurs jours d'interminables processions, où l'archevêque, les prêtres et les réguliers promenèrent, dans une chasse recouverte de brocart d'or, à travers les principales églises et par les rues, les reliques de saints dont Clément VII avait gratifié sa bonne ville.

L'année suivante, au printemps, arriva à Florence, pour y passer quelques jours, la fiancée d'Alexandre, Marguerite d'Autriche, une enfant de neuf ans, qui s'en allait attendre à Naples l'âge d'être épousée. Catherine, «très bien parée», accompagnée de douze demoiselles ou fillettes de nobles maisons, alla au-devant de sa future belle-sœur jusqu'à Caffagiolo, une villa des Médicis, à six ou sept lieues de distance. L'entrée fut digne d'une fille de Charles-Quint, qui était destinée à régner à Florence. Gravement, en tête chevauchaient le cardinal Cibo, légat du Pape, un cardinal allemand, ambassadeur de l'Empereur, et le duc Alexandre, tous trois sur la même ligne. Derrière ces représentants des trois puissances qui dominaient sur la Cité, venait la troupe virginale entourant Marguerite et Catherine. La garde du Duc, à pied et à cheval, servait d'escorte. Toute la population assistait au spectacle. Les boutiques avaient été fermées, mais les prisons ouvertes par grâce souveraine et les détenus mis en liberté, à l'exception de neuf prisonniers pour dettes, crime impardonnable dans une ville commerçante. Le cortège se rendit processionnellement au palais Médicis (16 avril 1533). Les jours suivants, il y eut illuminations et feu d'artifice (girandola), place Saint-Laurent, et course de taureaux, place Santa Croce, à l'autre bout de la ville. Le 23 avril, fête de Saint-Georges, le Duc donna en l'honneur de sa fiancée un grand banquet où il avait invité cinquante jeunes Florentines, toutes vêtues de soie. Le palais était plus superbement décoré qu'il ne le fut jamais. Le repas, qui devait avoir lieu dans les jardins, fut, à cause de la pluie, servi dans les loggie. Pendant que les convives, le festin fini, se récréaient de comédies et de danses mauresques, au dehors, dans la rue, les quatre «Potenzie» populaires s'escrimaient avec leurs lances de bois peint, parées des brillants costumes qu'on leur avait distribués le jour même: Lonperio, en drap vert; Monteloro, en jaune; la Nespola, en tanné, et Melandastri en blanc.

Vasari, qui avait vingt ans, était ravi de cette espièglerie. Il promettait à un ami de Rome, Messer Carlo Guasconi, de lui faire une copie de ce portrait, après celle qu'il destinait à Ottaviano de Médicis, le bon vieux parent de Catherine.

Ainsi, tous les témoignages s'accordent à donner de Catherine l'idée d'une jeune fille précocement intelligente, libérale et prodigue, capable d'affection et de rancune, et qui avait à un haut degré le don de plaire. Mais ils ne disent presque rien de son éducation. Quels maîtres a-t-elle eus à Rome et à Florence, et que lui ont-ils enseigné? Que savait-elle quand elle partit pour la France? On en est le plus souvent réduit à des conjectures.

Nièce de deux papes et vivant dans leur intimité, Catherine circulait librement dans le Vatican, dont les cours et les jardins servaient alors de musée aux chefs-d'œuvre retrouvés de la sculpture antique: le Laocoon, le Torse, l'Apollon du Belvédère, etc. Elle a vu de ses yeux curieux d'enfant resplendir en leurs fraîches décorations sur les murs des chapelles et des appartements les sujets sacrés ou quelquefois profanes traités par les peintres du Quattrocento et du Cinquecento. Elle a regardé au plafond de la Sixtine la fameuse fresque où Michel-Ange a raconté, avec une grandeur et une poésie surhumaines, l'histoire du monde, de la Création jusqu'au Déluge et jusqu'à la conclusion d'une nouvelle alliance entre Dieu et sa créature en faveur des mérites de Noé. Elle a parcouru le long des «Loges» la Bible que Raphaël et ses élèves y ont illustrée, et dans les «Chambres» la succession des grands panneaux allégoriques, où le maître a distribué en groupes harmonieux autour du Christ, d'Apollon, de Platon et d'Aristote, et comme proposé ensemble à l'admiration de la Chrétienté, les saints de l'Ancien Testament, les docteurs de la nouvelle loi, les philosophes de l'antiquité avec des savants, des hommes d'État, des artistes et les plus grands poètes de tous les âges.

À Florence, où elle a passé plus de temps encore qu'à Rome, le palais Pitti sur sa base de blocs rustiques, le palais Strozzi, en la grâce de son austérité, et enfin le palais Médicis, sa maison patrimoniale, avec ses cours et ses jardins animés de marbres antiques, répondaient à l'idéal classique et en renforçaient l'impression.

Elle se souviendra de ce qu'elle a vu dans l'une et l'autre ville, quand, devenue reine de France, elle fera travailler à ses maisons de campagne, à ses palais de ville, au tombeau de son mari et de ses enfants. Que ces grands musées à ciel ouvert de Florence et de Rome et que l'atmosphère d'art où elle s'est mue si longtemps aient profondément contribué à sa formation intellectuelle, c'est ce que prouvent assez la préférence de ses goûts et le caractère particulier de sa culture. Les deux princesses, ses contemporaines, à qui son mariage avec Henri d'Orléans allait l'apparenter, Marguerite d'Angoulême et Marguerite de France, la sœur et la fille de François Ier, sont des lettrées; mais elle, elle préside au groupe des souveraines encore plus curieuses d'art que de lettres.

Cependant l'époque fixée pour le mariage approchait. Le Pape et le Roi s'étaient donné rendez-vous, d'abord à Nice, puis à Marseille, pour les épousailles.

Le Ier septembre 1533, après avoir offert un grand dîner d'adieu à nombre de nobles dames florentines, Catherine quitta Florence, qu'elle ne devait plus revoir, et alla s'embarquer à la Spezzia sur les galères françaises commandées par son oncle maternel, le duc d'Albany. Elle attendit à Villefranche (près de Nice) Clément VII qui arrivait par mer de Livourne, accompagné de dix cardinaux. La présence d'Hippolyte de Médicis devait démentir, s'il en était besoin, le bruit de l'amourette. Le Pape et sa nièce abordèrent à Marseille le 12 octobre, salués par les cloches de toutes les églises et par trois cents pièces de canons. Le Roi, la reine, Éléonore d'Autriche, les princes du sang, les grands dignitaires et la Cour de France les y avaient devancés.

Visites, entrevues, discussion du contrat commencèrent. Après l'entrée solennelle du Roi et de la Reine, Catherine fit la sienne le 23 octobre en grand apparat, précédée d'un carrosse de velours noir--véhicule nouveau en France,--de huit pages à cheval de la maison d'Hippolyte, habillés aussi de velours noir, et de six haquenées, conduites à la main, dont une toute blanche, couverte de toile d'argent. Elle montait une haquenée rousse, qui était caparaçonnée d'une toile d'or tissée en soie cramoisie et s'avançait escortée par la garde du Roi et du Pape, et suivie de Catherine Cibo, de Marie Salviati et de douze demoiselles à cheval, toutes vêtues à l'italienne et très richement.

Le Roi et le Pape étaient logés en deux maisons séparées seulement par une rue et qu'on avait reliées par un pont en bois, pour qu'ils pussent, à l'insu des indiscrets et des curieux, se voir et causer à toute heure.

Que François Ier se soit flatté de lui faire abandonner un système d'équilibre si profitable, c'est une preuve entre quelques autres qu'il n'était pas grand clerc en diplomatie italienne. Il crut qu'en perdant Clément VII, il avait perdu le bénéfice de cette mésalliance: «J'ai eu, disait-il, seulement, la fille toute nue.» Mais il n'eut rien tiré des espérances si l'oncle avait vécu. C'est la moralité du mariage de Catherine de Médicis et des grandes combinaisons fondées sur le concours de Rome et de Florence.

CHAPITRE II

DAUPHINE ET REINE

Catherine avait quatorze ans quand elle fit ses débuts à la Cour de France, où elle allait s'élever par degrés jusqu'au premier rang, duchesse d'Orléans, dauphine et enfin reine. C'était un milieu très différent de celui où elle avait vécu. Mais elle avait une expérience au-dessus de son âge.

Dans les séjours qu'enfant et déjà grande fille elle fit à Rome, capitale religieuse et centre des affaires du monde, l'arrivée des ambassadeurs des divers pays, leurs entrées et leurs audiences solennelles lui avaient appris, en une suite de leçons vivantes, les noms et les intérêts des princes et des peuples, la géographie et l'histoire politique de l'Europe. Pour avoir d'elle une idée juste, il ne faut pas se figurer une infante d'Espagne, élevée dans une sorte de claustration, sans connaissance du dehors ni culture, ni même une princesse française du temps de la Renaissance, dressée aux élégances et aux bienséances de la Cour, et le plus souvent ignorante du reste du monde. Cette jeune Florentine avait le sens des réalités de la vie et de la politique.

Elle avait été certainement très bien élevée. Ses tantes, Clarice Strozzi, Lucrèce Salviati, et sa cousine, Maria de Médicis, à qui Clément VII confia successivement la surveillance de son éducation, étaient des femmes vertueuses, sages et distinguées. Mais la société des nonnes et des prêtres, à Rome et à Florence, a dû agir sur elle plus efficacement. Elle y apprit par l'exemple à contenir ses sentiments, à régler ses gestes et ses paroles, et même à masquer son irritation d'un sourire. Les compliments, les caresses, les flatteries dont elle fut toujours si prodigue, s'expliquent en partie par son sexe, sa race, et le désir ou le besoin de plaire, de convaincre ou de tromper. Mais la maîtrise de soi-même, si remarquable chez elle, est un don de nature, qui a été porté à sa perfection par le séjour au couvent et à la Cour des papes.

De précoces épreuves y contribuèrent aussi. Elle avait vu le sac de Rome et la captivité de son oncle, Clément VII; elle avait vu la révolte de Florence et l'expulsion des Médicis. Elle avait craint pour elle-même un sort pire encore. Le jour où le chancelier de la République, Salvestro Aldobrandini, vint la prendre au couvent des Murate, pour la mener à celui de Sainte Lucie, elle avait cru marcher à la mort: terreur de quelques heures qui laissa son empreinte en ce cœur d'enfant et le rendit pour toujours pusillanime. Elle apprit à céder aux puissants et à leur complaire, à simuler et dissimuler.

Encore moins l'entourage d'Alexandre de Médicis, le nouveau duc de Florence, aurait-il pu donner à Catherine l'idée du monde où elle entrait. Le gouvernement tenait tout entier dans le palais de la Via Larga, la demeure patrimoniale des Médicis. Il n'y avait là ni passé, ni tradition, ni étiquette. Le Duc avait un train de vie plus somptueux que celui des autres grandes familles florentines, une clientèle plus nombreuse et le privilège d'une garde. C'étaient toutes les marques extérieures d'une fortune de fraîche date.

Le roi de France était le souverain héréditaire d'une grande nation, attachée à sa personne et à sa race par une habitude séculaire de respect et d'obéissance. Sa Cour était un petit monde de princes, de grands officiers, de prélats, de seigneurs, de conseillers, une France en raccourci, mais éminente en dignité, qui vivait avec lui et l'accompagnait dans ses déplacements et ses voyages, le centre de la vie politique et des affaires, une vraie capitale ambulante que suivaient les ambassadeurs, et où affluaient les solliciteurs et les ambitieux, quiconque désirait une pension, un bénéfice, une charge.

La présence de tant de femmes, dont beaucoup étaient belles, intelligentes et cultivées, changea le caractère de cette Cour, et d'une réunion d'hommes d'État et de capitaines, fit le lieu d'élection des fêtes et des plaisirs. Les divertissements prirent une très large place dans le cérémonial. Bals, concerts, assemblées chez la reine, banquets, défilés et cortèges, furent autant d'occasions d'étaler le luxe des vêtements et les magnificences de la chair. Mais l'esprit païen de la Renaissance, qui triomphait dans cette glorification de la richesse et de la beauté, inspirait aussi la recherche de plaisirs plus délicats. Le goût des lettres antiques gagnait les plus hautes classes: de très grandes dames se faisaient gloire de les cultiver, et celles même qui n'en avaient ni le temps ni la force respiraient dans l'air les idées et les sentiments que les écrivains y avaient répandus.

La famille royale était composée, en 1533, de la sœur de François Ier, Marguerite d'Angoulême, reine de Navarre, de sa seconde femme, Éléonore d'Autriche, une sœur de Charles-Quint, épousée par politique, et des enfants de sa première femme Claude: trois fils, le dauphin François, Henri duc d'Orléans, Charles d'Angoulême; et deux filles, Marguerite, qui épousa sur le tard le duc de Savoie, et Madeleine, qui mourut très jeune, en juillet 1537, quelques mois après son mariage avec le roi d'Écosse, Jacques V.

C'est le milieu où Catherine allait vivre. Étrangère, de médiocre origine épousée pour le secours que le Roi attendait du Pape dans ses entreprises italiennes et, depuis la mort de Clément VII, privée du prestige des espérances, sa situation était difficile. Sans doute, ces parfaits gentilshommes, François Ier et ses fils, étaient incapables de lui tenir rigueur de leurs mécomptes, mais quelques-uns de leurs conseillers n'étaient pas aussi généreux. La première relation vénitienne où il soit question d'elle, en 1535, dit que son mariage avait mécontenté toute la France. Elle n'avait ni crédit, ni parti. Les haines religieuses et politiques ont pu seules imaginer beaucoup plus tard qu'en 1536, âgée de dix-sept ans, elle ait eu les moyens ou l'idée de faire empoisonner son beau-frère, le dauphin François, pour assurer la couronne à son mari. Le dauphin fut emporté probablement par une pleurésie, et son écuyer, Montecuculli, condamné à mort pour un crime imaginaire, n'avait de commun avec Catherine que d'être Italien.

Devenue par cet accident dauphine et reine en expectative, elle continua comme auparavant à ne laisser voir d'autre ambition que de plaire. Elle s'attachait à dissiper les préventions et à gagner les sympathies. Elle se montrait douce, aimable, prévenante. L'ambassadeur vénitien dit ce mot caractéristique: «Elle est très obéissante.» C'était un de ses grands moyens de séduction.

L'homme qu'après son mari elle avait le plus d'intérêt et qu'elle mit le plus de soin à gagner, ce fut le Roi, que d'ailleurs elle admirait beaucoup. Plus tard, quand elle gouverna le royaume, elle se proposa et proposa toujours à ses enfants la Cour et le gouvernement de François Ier comme le modèle à imiter. Le Roi-chevalier était aimable, et même en son âge mûr il restait pour les femmes le héros de Marignan et de Pavie. Des sentiments qu'il inspirait, on peut juger par la lettre que lui écrivirent les princesses de sa famille et l'amie chère entre les plus chères, la duchesse d'Étampes, en apprenant qu'il venait de prendre Hesdin aux Impériaux (mars 1537):

«Monseigneur, nostre joye indicible nous ouste l'esperist et la force de la main pour vous escripre, car combien que la prise de Hedin feust fermement espérée, sy (cependant) nous demeuroit-il une peur de toutes les choses qui pouvoient estre à craindre, sy très (tellement) grande que nous avons esté despuis lundy comme mortes; et, à ce matin, ce porteur nous a resuscitées d'une si merveilleusse consolation que après avons (avoir) couru les unes chés les aultres, pour annoncer les bonnes nouvelles, plus par larmes que par paroles, nous sommes venues ycy avesques la Royne, pour ensemble aller louer Celluy qui en tous vos afaires vous a presté la destre de sa faveur, vous aseurant Monseigneur, que la Royne a bien embrassé et le porteur et toutes celles qui participent à sa joye, en sorte que nous ne savons [ce] que nous faisons ny [ce] que nous vous escripvons».

Au nom de la Reine et des dames, elles le suppliaient de leur permettre d'aller le voir en tel lieu qu'il lui plairait.

«Car, disent-elles, avesques Sainct Tournas, nous ne serons contantes que nous n'ayons veu nostre Roy resuscité par heureuse victoire et très humblement vous en resuplions.

La lettre est trop jolie pour être de Catherine, bien qu'elle ait signé la première en sa qualité de dauphine; on y reconnaît la manière de la reine de Navarre, ce délicat écrivain; et comme elle traduit bien, avec l'adoration de la sœur, l'enthousiasme de ces jeunes femmes.

Laquelle (Catherine) dès quatorze ans

Portoit au bois la sagette

La robe et les arcs duisans (convenant)

Aux pucelles de Taygette.

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Toujours dès l'aube du jour

Alloit aux forêts en queste

Ou de reths tout à l'entour

Cernoit le trac d'une beste:

Ou pressoit les cerfs au cours;

Ou par le pendant des roches,

Sans chiens assailloit les ours

Sa vive intelligence, à défaut de ses habitudes de complaisance, lui rendait facile de s'adapter aux goûts lettrés de cette Cour. Elle avait très bien appris le français que d'ailleurs elle écrivit toujours en une orthographe très personnelle et elle le parlait non sans une pointe d'accent exotique, dont elle ne parvint jamais à se débarrasser.

Un fait qui paraît bien établi, c'est sa culture scientifique. Elle est, dit François de Billon, dans Le Fort inexpugnable de l'Honneur du sexe féminin, 1555, réputée pour sa «science mathématique». Ronsard célèbre aussi en images poétiques «le comble de son savoir»:

Quelle dame a la pratique De tant de mathématique? Quelle princesse entend mieux Du grand monde la peinture, Les chemins de la nature, Et la musique des cieux?

Ce qui probablement veut dire qu'elle était savante en géographie, en physique et en astronomie. C'était dans la famille royale une originalité. Elle se distinguait par là des autres princesses de la Renaissance française, qui étaient de pures lettrées.

Elle se lia étroitement--et ce sera pour la vie--avec Marguerite de France, plus jeune qu'elle et qui étudiait les anciens avec passion. Peut-être est-ce pour lui plaire qu'elle a commencé ou continué après son mariage l'étude du grec. Elle rechercha pour son intelligence et son crédit la sœur très chère du Roi, Marguerite d'Angoulême, âme tendre avec quelque mièvrerie, inquiète et joyeuse, conteur gaillard et poète mystique, claire en son réalisme et confuse en ses aspirations, et, malgré ces contrastes, ou même à cause d'eux, une des figures les plus attachantes de la Renaissance littéraire et religieuse du XVIe siècle. Catherine avait certainement lu ou entendu lire en manuscrit les Nouvelles de la Reine de Navarre, qui lui rappelaient un autre conteur célèbre, Boccace, Florentin celui-là. Elle et Marguerite de France résolurent d'écrire un recueil du même genre, idée d'imitation qui devait paraître à cette princesse de lettres une flatterie délicate. Aussi l'aimable femme s'en est-elle souvenue dans le Prologue de l'Heptaméron; et, vraiment généreuse, elle laisse croire que le projet de ses nièces était du même temps que le sien, ou même un peu antérieur, et n'avait d'autre modèle que Boccace; mais à la différence des Nouvelles du Décaméron, les leurs devaient être de «véritables histoires».

Toutes deux et le Dauphin «prosmirent» «... d'en faire chacun dix et d'assembler jusques à dix personnes qu'ils pensoient plus dignes de racompter quelque chose». Mais on se garderait de s'adresser à des «gens de lettres», car Henri, ce robuste garçon, à qui l'on n'a pas coutume de prêter tant de finesse, «ne voulloyt que leur art y fust mêlé, et aussy de peur que la beaulté de la rethoricque feit (fît) tort en quelque partye à la vérité de l'histoire.»

L'amateur le plus ardent de cette musique sacrée, c'était le Dauphin, qui la faisait chanter ou la chantait lui-même «avec lucs (luths), violes, espinettes, fleustes, les voix de ses chantres parmi». Aussi les gens de son entourage, en bons courtisans, voulaient tous avoir leur Psaume, et s'adressaient au maître pour leur en trouver un qui répondit à leurs sentiments. Il s'était réservé pour lui le Psaume:

Bien heureux est quiconques Sert à Dieu volontiers, etc.

Vers l'Éternel des oppressez le Père Je m'en yrai...

François Ier, ému de sa peine et de sa résignation, lui aurait juré qu'elle ne serait pas répudiée. Mais elle appréhendait sans doute un retour offensif de la raison d'État. Elle employait tous les moyens pour avoir des enfants, prenant les remèdes des médecins, buvant les drogues que lui envoyait le Connétable, et recourant à l'expérience de sa dame d'atour, Catherine de Gondi, mère d'une nombreuse famille. Enfin, après dix ans de mariage, le 20 janvier 1544, elle mit au monde un fils, dont la naissance fit pleurer de joie le Roi et sa sœur Marguerite et fut célébrée à l'égal d'une victoire par Marot, Mellin de Saint-Gelais et Ronsard.

Une cause de chagrin qui s'éternisa, ce fut la passion de son mari pour Diane de Poitiers, veuve du grand sénéchal de Normandie, Louis de Brézé, une des plus grandes dames de la Cour. Henri avait en 1538, quand il se lia avec elle, dix neuf ans; elle en avait trente-huit, et pourtant il l'aima et jusqu'au bout lui resta fidèle de cœur.

On a imaginé que cet amour ne fut si durable que parce qu'il fut pur, une amitié amoureuse. Sans doute, les romans de chevalerie à la mode, l'Amadis des Gaules, qu'Herberay des Essars commença en 1540 à traduire ou à adapter de l'espagnol, et les autres Amadis de divers pays et en diverses langues qui suivirent, célèbrent, entre les paladins, ceux qui, chastes et constants, aiment en tout respect, adorent en toute humilité. Si cette littérature eut tant de succès, c'est qu'elle répondait peut-être à un réveil des idées chevaleresques et du culte de la femme.

Ce rêve sentimental avait ses dangers. Il menaçait le mariage, qui n'a pas l'amour pour unique ou même pour principal objet, et, à vrai dire, il ne se déployait à l'aise qu'en dehors de lui. Les plus raffinés, parmi ces admirateurs de Platon, n'estimaient pas suffisamment héroïque une constance qui serait, après un temps d'épreuve, payée de retour; ils voulaient un renoncement sans espoir et un sacrifice sans récompense. Ce serait un sacrilège de ravaler à son plaisir l'être à qui l'on avait dressé un autel et un culte. Mais la nature a ses exigences et la vie ses obligations. Aussi la morale romanesque, pour concilier le besoin d'idéal et les nécessités physiques ou sociales, admettait comme légitime qu'on eût une femme et une «parfaite amye», celle-là mère des enfants et continuatrice de la race, celle-ci inspiratrice de grandes et nobles pensées. L'attachement du mari de Catherine pour Diane de Poitiers serait l'exemple le plus illustre, quoique rare, de ce compromis amoral du temps.

Est-il vraisemblable que cet homme de tempérament amoureux ait, dans l'ardeur de sa jeunesse, adoré de loin Diane de Poitiers, cette beauté savoureuse, alors dans l'épanouissement de sa maturité?

Quelle adoration et qui s'accorde si bien avec ses lettres d'amant humble et tendre! Pour qu'il lui ait gardé jusqu'à la mort le même amour, et comme une sorte de reconnaissance émue, il faut bien qu'elle ne l'ait pas rebuté dans la crise de désir de sa jeunesse; et peut-être qu'éprise elle-même--elle avait en 1538, quand il la connut, près de quarante ans, l'âge des grandes passions,--elle se soit donnée et abandonnée.

Il est possible qu'au déclin de son automne, la favorite, intelligente et avisée, comme on le voit par ses lettres, ait compris qu'un tel attachement, pour durer toujours, devait changer de nature. Elle pouvait craindre, à mesure que la différence d'âge apparaissait mieux, le ridicule et la désaffection.

Le rôle d'amie, prôné par les doctrines littéraires et sentimentales du temps, la gardait de ce risque. Ce fut dès lors, pour les courtisans et les poètes qui voulaient plaire, une vérité établie que Diane, plus belle qu'Hélène et plus chaste que Lucrèce, était chérie du Roi, dit Ronsard, «comme une dame saige, de bon conseil et de gentil couraige». Mais le souvenir de la possession, si la possession a cessé, resta si vif chez Henri II que, pour expliquer l'empire sans limite ni terme de cette femme qui n'était plus jeune sur cet homme qui l'était encore, le grave historien De Thou admet l'emploi de moyens magiques, le charme d'un maléfice.

La favorite et un favori, Anne de Montmorency, accaparaient le pouvoir et tenaient la Reine à l'écart des affaires. C'était, explique le Vénitien Contarini, parce que, malgré sa sagesse et sa prudence, «elle n'étoit pas l'égale du roi ni de sang royal». Mais n'en pouvait-on pas dire autant de la toute-puissante maîtresse? Les poètes et les courtisans arrangèrent l'histoire. Ronsard mettant en scène le dieu fluvial du Clain, un petit cours d'eau qui passe à Poitiers, lui faisait prédire à l'ancêtre de la maison des Poitiers une descendance royale. Il apparentait probablement de parti pris et confondait avec intention les comtes de Valentinois, la grande famille dauphinoise d'où Diane était issue, avec les anciens souverains du pays, les Dauphins de Vienne, qui se sont constitués, pour ainsi dire, par adoption une lignée royale, en léguant leur titre avec leurs domaines au fils aîné du roi de France. On imagine combien Catherine devait souffrir de voir exalter l'origine de la favorite et rabaisser la sienne. Et cependant, pour complaire à son mari, elle dissimulait sa jalousie et même faisait bonne grâce à sa rivale.

Dans une autre lettre au Connétable (6 mai 1553), elle s'excusait de ne rejoindre son mari que le lendemain. Mais la lettre du Roi portait qu'elle devait venir le plus tôt qu'elle pourrait avec toute la compagnie, ses enfants compris. S'il lui eût écrit d'arriver tout de suite, elle n'aurait pas manqué de partir seule, même sans chevaux. Ce n'était qu'un retard d'un jour, et cependant elle s'en justifiait comme d'une faute, protestant que «... Dieu mercy, depuis que j'ay l'onneur de lui estre (au Roi) ce que je luy suis, je n'ay jamais failly de faire ce qu'il m'a commandé, m'aseurant qu'il me faict cest honneur de le croire ainsi dans son cueur, [ce] qui me faict estre contante et m'aseurer que j'aye cest heur que d'estre en sa bonne grace et qu'il me cognoist pour telle que je luy suis.»

Le Connétable, ce vieux renard, avait refusé, sous quelque prétexte, de communiquer ce pouvoir à la Reine; et ce fut sur ces entrefaites qu'elle tomba malade à Joinville. Quand elle fut rétablie, elle demanda de le lui apporter, désir de convalescente qu'il fallut satisfaire. «Et alors, en se souriant, a dit qu'en aucuns endroits on luy donnoit beaucoup d'autorité, et en d'autres bien peu, et que quand ledit pouvoir eust esté selon la forme si ample qu'il avait pleu au Roy de luy dire qu'il estoit, elle se fust toutefois bien gardée d'en user autrement que sobrement, et selon ce que ledit seigneur luy eust fait entendre son intention en particulier, soit de bouche ou par écrit, car elle ne veut penser qu'à luy obéir....»

Ses initiatives inquiétaient. Pour la première fois, elle laissait voir le désir assurément légitime de tenir son rang. Sa prétention d'être régente pour tout de bon, et cette passion d'activité, c'était une révélation. Une Catherine apparaît que la Cour ne soupçonnait pas. La femme d'État perçait sous l'épouse obéissante.

Pendant le règne de François Ier et les premières années de celui d'Henri II, Catherine affecta de rester étrangère à ce conflit des puissances. Elle avait des revendications à faire valoir sur les propres de son frère Alexandre et ne tenait pas à se brouiller avec le souverain de la Toscane; elle entretenait une correspondance amicale avec lui et faisait gracieux accueil aux ambassadeurs qu'il envoyait de temps à autre en France pour tenter un rapprochement.

Elle n'obtint pas pour Laurent un sauf-conduit pour venir se justifier, mais le seigneur «Pietre», les affaires d'Italie aidant, fut plus en faveur que jamais.

La patrie dont elle parle, ce n'est ni Sienne, ni Florence, ni même la Toscane, mais l'Italie. Le souvenir de Rome maintenait vivante parmi les divisions territoriales de la péninsule l'idée d'une patrie commune. Et puis le mot sonnait si bien.

CHAPITRE III

L'AVÈNEMENT AU POUVOIR

La mort d'Henri II avait surpris Catherine. Avant qu'elle eût pris une décision, le gouvernement était constitué. François II, alors âgé de quinze ans et majeur d'après les lois du royaume, délégua la direction des affaires militaires et des finances, c'est-à-dire le pouvoir, au duc de Guise et au cardinal de Lorraine, oncles de Marie Stuart, et que recommandaient, l'un ses succès sur les Impériaux et les Anglais, l'autre la négociation de la paix du Cateau-Cambrésis. La Reine-mère agréa ce choix, qu'elle n'aurait pas eu d'ailleurs les moyens d'empêcher. Elle n'avait ni parti ni crédit. L'opinion était faite à l'idée de son effacement. Sa timide protestation contre l'acte de régence de 1552 et son initiative dans les affaires italiennes, premiers indices de son ambition, n'étaient connues que de quelques hommes d'État français ou étrangers. À l'Hôtel de Ville, en 1557, elle avait fait impression par sa douceur et sa modestie. Personne ne la croyait capable ou même ne la soupçonnait de vouloir jouer un rôle politique. Mais on se trompait. Pour ne pas perdre de vue son fils, elle quitta aussitôt le palais des Tournelles, où elle laissa le corps de son mari, et contrairement à la coutume des reines-veuves en France de rester quarante jours dans le même logis que le mort, elle alla s'installer auprès de François II, au Louvre. C'était signifier qu'elle ne se laisserait pas tenir à l'écart, comme pendant le dernier règne.

Même après le congé sans terme que le jeune Roi lui avait imposé, Montmorency était redoutable. Il occupait deux des grands offices de la Couronne, la Connétablie et la Grande Maîtrise, le commandement en chef de l'armée et le gouvernement de la maison du Roi. Ses pouvoirs militaires étaient suspendus en temps de paix; son éloignement l'empêchait d'exercer sa juridiction sur les officiers de bouche et le droit de garder les clefs des résidences royales. Mais on ne pouvait l'en priver pour toujours sans lui faire son procès, et il n'eût pas été prudent de lui donner des juges. Montmorency était le parent ou l'allié des plus anciennes familles de l'aristocratie française, les Levis, les Turenne, les La Rochefoucauld, les La Trémoille, les Rohan, etc. Son fils aîné, François de Montmorency, avait le gouvernement de Paris et de l'Île-de-France. Un des fils de sa sœur, Coligny, était amiral de France; un autre, d'Andelot, colonel général de l'infanterie française. Il possédait, dit-on, plus de six cents fiefs et passait pour le plus riche propriétaire du royaume. Son gouvernement de Languedoc, à l'extrémité du royaume, lui constituait comme une sorte de vice-royauté sur une grande part du Midi, des monts d'Auvergne à la Méditerranée, et de la Provence à la Guyenne. Ce n'était pas un adversaire qu'il eût fallu pousser à bout. Catherine, après son algarade, si algarade il y eut, mit sa diplomatie à l'affaiblir par persuasion.

Elle le décida un peu malgré lui à céder la grande maîtrise au duc de Guise contre une charge de maréchal qui fut donnée à François de Montmorency.

Mais Henri II, poussé par les Lorrains et Diane de Poitiers, avait organisé la persécution, érigé la terreur en système, rêvé d'extermination. D'ailleurs les novateurs à qui il eut affaire, ce n'étaient plus les quiétistes de Meaux, ennemis du désordre et respectueux des pouvoirs établis, ni des luthériens et des sacramentaires épars et divisés par leur querelle sur l'Eucharistie, ni quelques anabaptistes, révolutionnaires sociaux, odieux à tout le monde, mais des milliers de fidèles, groupés par la même foi en une communion dont le nom, Église réformée, montrait qu'elle pensait être l'image de la primitive Église retrouvée et ressuscitée. Elle avait pour fondateur un Picard, Jean Calvin, humaniste et théologien, qui avait quitté la France pour échapper à la persécution.

Après beaucoup de traverses, il s'était fixé à Genève, une petite république de langue française (alliée aux cantons suisses), qu'affaiblissaient ses discordes intestines et que guettait l'ambition des ducs de Savoie. Appelé à réformer l'État et l'Église, il imposa la pratique du pur Évangile pour règle de la vie politique et religieuse. Président du conseil des pasteurs, sorte de théologien consultant de la Cité, il en fut, de 1541 à sa mort, l'inspirateur et le maître.

La doctrine de Calvin se répandit en Allemagne, en Angleterre et dans les Pays-Bas. Elle conquit l'Écosse. En France, elle absorba les dissidents de toute origine et entama les masses catholiques. L'Église de Genève fut la mère des Églises réformées, et son enseignement reçu comme l'interprétation la plus pure de la parole divine. Capitale religieuse du protestantisme français, son foyer de rayonnement et de propagande, le séminaire de ses ministres et le point de départ de ses apôtres, la petite république du lac Léman eut, grâce à la forte discipline de Calvin, une très grande place dans le monde.

C'est alors qu'en leur désespoir, les réformés, sur le conseil de Condé, de sa belle-mère, Mme de Roye, et de l'Amiral, écrivirent à la Reine-mère pour la prier de s'opposer à la fureur des Guise.

Ainsi commençaient par un malentendu les rapports entre Catherine et les réformés. Elle, attentive aux mouvements de l'opinion et au parti qu'elle en pourrait tirer, et d'ailleurs naturellement encline à la douceur; eux, convaincus que la timidité seule ou quelque calcul l'empêchait de se déclarer pour eux, et s'irritant de ce qu'ils appelaient sa dissimulation. Dans leur première lettre, ils la priaient; dans la seconde, ils la pressaient; et dans la troisième--une quinzaine de jours après--ils la sommaient de sauver leurs frères prisonniers, la menaçant, si elle n'agissait pas, de nouvelles représailles célestes. C'était lui demander de se déclarer contre les ministres du Roy son fils. Mais elle n'était pas disposée à se compromettre pour des clients si exigeants et dont elle ne savait pas encore ce qu'elle pouvait attendre.

C'était en effet à l'intention de ce Bourbon, énergique, pauvre et ambitieux, qu'avait été imaginée la théorie de l'unique prince du sang.

Elle fit plus. Elle envoya Coligny en Normandie pour enquêter sur la cause des troubles, et elle montra aux Guise la lettre où l'Amiral les imputait à la violence de leur politique. Elle les força, conformément aux Édits, de relâcher les prisonniers arrêtés pour cause de religion.

C'était, affirmait Théophile, une vérité établie que les «forces... apparues près Amboyse n'estoyent contre la majesté du Roy ny contre elle ou aucun prince du sang, mais seulement pour se munir contre ceux qui les voudroyent empescher de se présenter à Leurs Majestés pour leur remontrer les choses qui concernoyent l'estat du Roy et la conservation du royaume». Il allait de soi «qu'il n'y a droict ni divin ni humain qui permette aux subjects d'aller en armes faire doléance à leurs princes, ains seulement avec humbles prières». Aussi combien de fois--la Reine-mère pouvait s'en souvenir--les réformés, ayant les moyens de se défendre, avaient-ils mieux aimé «mettre les armes bas» et «encourir la note de cueur lasche que de faire acte approchant de rébellion et de désobéissance contre leur prince et naturel seigneur». Mais ces preuves de leur fidélité ayant uniquement servi d'occasion «aux meschans d'estre tant plus audacieux jusques à faire acte de tyrans, usurpateurs du roy et du royaume, contre toutes les loix et statuts inviolablement observés en France, il a été finalement licite de repoulser ceste violence par aultre violence, veu que leurs ennemys empruntoient les forces du roy pour les destruire.» «Et ce qui les esmouvoit davantage,» c'est que les édits faits «durant les dangers» n'étaient pas appliqués, et que l'on avait lieu de croire qu'ils ne le seraient pas, tant que les Guise seraient près de Sa Majesté. En effet, ils «poursuivoyent», pour les faire mourir et s'emparer de leurs biens, les gentilshommes qui s'étaient retirés de l'entreprise, confiants dans le pardon du Roi. Aussi ceux-là et même «ceux qui n'estoyent encore bougés de leurs maisons... se préparoyent à marcher comme désespérés, jugeant qu'il leur convenoit plutost mourir tous ensemble en combattant qu'estant prins en leurs maisons l'un après l'autre tendre le col à un bourreau.»

La Reine mère venait de lire cette consultation politico-religieuse quand Marie-Stuart, «qui la suyvoit, comme estant aux aguets de toutes ses actions», entra et la surprit le mémoire en main. Elle lui demanda ce que c'était, et Catherine, pour se tirer d'embarras, nomma le porteur du paquet. Les Guise firent arrêter Le Camus.

Il serait aisé--en quoi La Planche se trompait--d'apaiser les huguenots de religion «par une assemblée de quelques suffisans personnages, lesquels, soubs couleur de traduire fidèlement la Bible, cotteroyent les différends (les points de désaccord entre les réformés et les catholiques), et trouveroyent finalement qu'il n'y a pas si grande discorde qu'il semble entre les parties». Mais les huguenots d'État «ne s'apaiseroyent aiséement, sinon mettant les princes du sang en leur degré et demettant tout doucement ceux de Guyse par une assemblée des Estats». La Planche reprocha aux Guise, simples cadets de la maison de Lorraine, de prétendre au gouvernement de l'État et même au titre de princes, le roi ne pouvant faire des princes qu'avec la reine. «Sa conclusion fut que si elle (Catherine) vouloit éviter un remuement bien dangereux, il falloit contenir ceux de Guyse en leurs limites ou pour le moins leur bailler comme une bride et contrepoix de François naturels et tenir les uns et les autres en raison.» Elle répondit qu'en employant les Guise, elle n'avait fait que suivre «les traces du feu roy son mary» et «qu'elle eust bien voulu que le roy de Navarre et le prince de Condé se fussent rangés à la Cour, à l'exemple de messieurs de Montpensier et de La Roche-sur-Yon, qui s'y voyoient favorablement traictés et honorés.» Mais... «c'estoit mesmes contre la personne du Roy» que l'entreprise d'Amboise avait été dressée. La Planche répliqua que «ceux qui occupoyent la place des princes du sang, sçachant iceux ne pouvoir estre déboutés, selon leurs anciens privilèges, que par le seul premier chef du crime lèze-majesté, avoyent plustost forcé (? forgé) ceste accusation, substituant la personne du Roy au lieu de la leur.»

De toutes ces consultations, Catherine conclut qu'il fallait à tout prix rompre la coalition des huguenots d'État et des huguenots de religion. Peut-être pensait-elle, comme Regnier de La Planche, qu'il serait plus aisé de satisfaire ceux-ci que ceux-là et en tout cas c'étaient les concessions qui devaient le moins lui coûter. L'état du royaume demandait qu'on se hâtât. L'Édit de Romorantin n'avait pas calmé les passions; les réformés tenaient des prêches et s'assemblaient en armes; ils faisaient aux Guise une guerre de pamphlets qui était le prélude de l'autre. Déjà des bandes couraient la Provence, le Dauphiné, la Guyenne et saccageaient les églises. Sur l'avis de Coligny, la Reine-mère fit décider la réunion à Fontainebleau des plus grands personnages pour aviser aux nécessités du royaume. Ce fut une sorte de Conseil élargi, où le Roi appela, outre ses conseillers ordinaires, les princes du sang, les grands officiers de la Couronne et les chevaliers de l'Ordre [de Saint-Michel]. Le Connétable y vint accompagné de huit cents ou mille chevaux. Mais, malgré ses exhortations, Antoine de Bourbon et son frère restèrent en Béarn et laissèrent passer l'occasion d'exposer solennellement leurs droits et leurs griefs, et d'ôter à leur cause l'allure d'un complot.

Mais il cheminait prudemment. C'était l'homme qu'il fallait à Catherine. Il prit la parole après elle pour développer sa pensée. Il compara le royaume où «tous estats» étaient «troublés» et corrompus «avec un très grand mécontentement d'un chascun» à un malade et il invita l'assemblée à rechercher la cause du mal. Si on pouvait la «découvrir, le remède seroit aisé.... Hoc opus, hic labor est.» Le duc de Guise et le cardinal de Lorraine rendirent ensuite compte du fait de leurs charges: gendarmerie et finances.

C'était lui parler comme à une personne confidente, dont l'Église réformée attendait, non seulement un régime de tolérance, mais l'avènement du règne de Dieu.

L'avis de Monluc, c'était celui de la Reine-mère, dont ce prélat humain et mondain était le confident. Elle estimait nécessaire de relâcher la persécution sans compromettre l'ordre, de ménager les consciences sans désarmer le pouvoir. Monluc s'était gardé de prononcer le nom des États généraux, et il avait eu en passant un mot d'éloge pour les Guise. A tous ces traits, on reconnaît la façon prudente de Catherine.

Il dissuada le Roi de leur «bailler temples et lieu d'assemblée», car «ce seroit approuver leur idolatrie», ce qu'il «ne sçauroit faire sans estre perpétuellement damné». Toutefois il fut d'avis que tout en continuant à punir «griesvement» les séditieux et «perturbateurs du peuple et du royaume» on ne «touchast plus par voye de punition de justice,» à ceux «qui sans armes, et de peur d'estre damnés, iroyent au presche, chanteroient les psalmes et n'iroyent point à la messe.» Il se prononça pour la réunion des États généraux, et, quant à la réforme de l'Église, il proposa de faire ouvrir par les évêques et les curés une enquête sur les abus «pour en informer le Roy à fin de regarder la nécessité d'assembler un concile général ou national». Les chevaliers de l'Ordre opinèrent tous comme le cardinal de Lorraine, dont l'avis passa à la majorité des voix. En conséquence, les États généraux furent convoqués pour le 10 décembre suivant à Meaux (31 août 1560).

Cependant les Guise massaient des soldats dans Orléans, où ils avaient fait transférer les États généraux. C'est là qu'ils attendaient leurs ennemis.

Catherine avait aidé à la capture des Bourbons pour enlever à la révolte ses chefs naturels. Mais les Guise estimaient que ce n'était pas assez et qu'il fallait faire un exemple. Ils en voulaient surtout au prince de Condé dont ils avaient senti la main dans tous les remuements.

CHAPITRE IV

LA RÉGENTE261 ET LES RÉFORMÉS

Sauf en ce qui concernait son autorité, Catherine était disposée aux concessions. Son accord avec Antoine de Bourbon et l'aide qu'elle attendait de lui contre un retour offensif des Guise l'auraient, à défaut d'autres motifs, obligée à suspendre la persécution contre les protestants. Mais elle avait de plus constaté que la rigueur était impuissante à détruire une croyance invétérée et à convertir les dissidents, quand ils sont multitude. Il fallait de toute nécessité changer de méthode, employer la douceur et la persuasion là où la force et la violence avaient échoué. Confiante avec excès dans son habileté, elle ne croyait pas impossible de satisfaire les réformés sans soulever les catholiques et de les acheminer les uns et les autres dans les voies de la tolérance.

Il reprocha aux catholiques de n'avoir pas employé les meilleurs moyens pour ramener les dissidents. «Nous avons cy devant fait comme les mauvais capitaines, qui vont assaillir le fort de leurs ennemis avec toutes leurs forces, laissans despourveus et desnués leurs logis. Il nous faut doresnavant garnir de vertus et de bonnes mœurs, et puis les assaillir avec les armes de charité, prières, persuasions, paroles de Dieu qui sont propres à tel combat. La bonne vie, comme dit le proverbe, persuade plus que l'oraison. Le cousteau vaut peu contre l'esprit, si ce n'est à perdre l'âme ensemble avec le corps.... Prions Dieu incessamment pour eux et faisons tout ce que possible nous sera, tant qu'il y ait espérance de les réduire et de les convertir. La douceur profitera plus que la rigueur.»

Les trois ordres n'étaient d'accord que pour refuser au gouvernement les moyens de gouverner. La dette publique était de 43 millions de livres, le quadruple du revenu annuel du royaume. Quoi qu'eût pu dire le Chancelier de la détresse de l'enfant-roi «engagé, endebté, empesché», il ne décida point les députés aux sacrifices nécessaires. Le Tiers se déclara sans pouvoirs pour voter une augmentation d'impôts; la Noblesse et le Clergé repoussèrent une demande de subsides. La Régente, n'en pouvant rien tirer, les congédia (31 janvier 1561), et ordonna la réunion à Melun, au mois de mai, d'une autre assemblée d'États, «pour donner advis des moyens d'acquitter le roy», mais qui serait composée seulement de deux députés, un du Tiers et un de la Noblesse, de chacun des treize gouvernements de France, «tant pour éviter aux frais que à la confusion d'une par trop grande multitude de personnes». Quant au Clergé, il tiendrait ses séances à part.

Sous les raisons d'opportunité, les seules que Philippe II fût capable de comprendre, le dégoût de la violence et l'esprit de charité se devinent. Mais c'étaient de dangereuses illusions. Pour imposer la tolérance aux intolérants, c'est-à-dire à presque tout le monde, il aurait fallu un gouvernement absolu en fait comme en droit. Or le pouvoir de Catherine, bien qu'il fût en principe la délégation de celui du Roi, était en réalité beaucoup plus faible, n'ayant guère d'autre force propre qu'une tradition d'obéissance et de respect. Les princes du sang, les grands officiers de la couronne, les gouverneurs de provinces, chargés d'exécuter les ordres de la Régente, étaient pour la plupart des chefs de partis, passionnés, ambitieux, indociles et qui, selon les idées du temps, trouvaient bien moins criminel de désobéir au représentant du roi qu'à un roi majeur, et commandant en personne.

Catherine comptait surtout sur son habileté. Elle se flattait d'obliger les catholiques à quelques sacrifices et de satisfaire les protestants par ces demi-concessions. Elle pensait aussi s'attacher les Bourbons et le Connétable sans désespérer les Guise, et les tenir tous unis sous sa main. A défaut, elle s'aiderait des uns pour faire contrepoids aux autres. Mais ce jeu de bascule demandait un imperturbable sang-froid. Femme, et à l'occasion nerveuse, ne risquait-elle pas, en appuyant sur l'un des plateaux, de rompre l'équilibre?

Catherine alla trouver Antoine de Bourbon et lui demanda s'il avouait cette agitation. «Il me feit response, raconte-t-elle, qu'il estoit bien ayse de ce qu'il voyoit, car par là je congnoistrois ce qui lui appartenoit et ce qu'il faisoit pour moi en me le ceddant». Elle répliqua que, de lui avoir obligation d'une chose qu'elle pensait lui appartenir, elle ne le pouvait nullement du monde endurer. La duchesse de Montpensier, Jacqueline de Longwy, négocia et fit accepter un compromis. Antoine fut nommé lieutenant général du royaume (27 mars) avec le commandement suprême des armées, mais il abandonna ses droits à tout ce qui pouvait lui être attribué par les États de puissance et d'autorité: renonciation que tous les princes du sang contresignèrent. «Je retiens toujours, écrit Catherine à sa fille, la reine d'Espagne, la principalle authorité comme de disposer de tous les estats (charges) de ce royaume, pourveoir aux offices et beneffices, le cachet et les depesches et le commandement des finances». Les opérations électorales furent annulées, et, pour donner aux esprits le temps de se calmer, on remit à la fin de juillet, après le sacre, la réunion des États.

À ces première essais de tolérance, les catholiques répondirent par des menaces et des agressions. Le 24 avril, les étudiants de l'Université chassèrent à coups de bâton une bande de réformés qui se promenait dans le Pré-aux-Clercs en chantant des psaumes; deux jours après, ils revinrent en nombre assiéger la maison du sieur de Longjumeau, où les battus s'étaient réfugiés. À Beauvais, la populace envahit le palais épiscopal, où l'évêque--c'était le cardinal de Châtillon, frère de Coligny--avait, disait-on, le dimanche de Pâques, 6 avril, célébré la Cène à la mode de Genève. Au Mans, le jour de la fête de l'Annonciation, les artisans du faubourg Saint-Jean assaillirent les protestants, qui tenaient des assemblées, et dans la bagarre en tuèrent un. À Angers, et dans beaucoup d'autres villes, comme au Mans, le populaire s'ameuta contre ceux de la religion. Le parlement de Toulouse et celui de Provence s'entêtaient, malgré Catherine, à persécuter.

Comme les affaires de France seraient faciles à régler si Philippe II se prêtait aux convenances de sa belle-mère! Ne devrait-il pas satisfaire Antoine de Bourbon, en qui elle cherchait un support contre les Guise? S'il ne voulait pas lui restituer la Navarre outre monts, dont Ferdinand le Catholique s'était emparé en 1513, il pourrait lui donner une compensation en Italie, Sienne ou la Sardaigne. Tout le monde gagnerait à cet arrangement, même la religion catholique y trouverait son profit. Elle ne disait pas comment et ne le savait pas. C'était une de ces promesses vagues, dont elle prit l'habitude pour tâcher d'obtenir des avantages certains.

Catherine affirmait hardiment que tout allait bien en France... «pour le fayst de la relygion», mais elle savait le contraire. Les religionnaires violaient les édits qui défendaient les prêches publics ou privés; ils s'assemblaient de jour, de nuit, même en armes. Dans le Midi, ils rendaient aux catholiques coup pour coup. A Paris le bruit courut qu'ils projetaient de troubler la procession solennelle du Saint Sacrement le jour de la Fête-Dieu (15 juin). L'Édit du 19 avril était resté lettre morte, les magistrats refusant d'appliquer une loi que le Chancelier avait soustraite à l'enregistrement et les réformés la jugeant trop rigoureuse et s'obstinant à réclamer des temples.

Le Chancelier, fut bien obligé de reconnaître que les «troubles et esmotions» pullulaient et multipliaient de jour en jour en ce royaume et il pria l'Assemblée d'indiquer «quelque bon remède et propre» à y pourvoir, mais il n'eut pas celui qu'il attendait. Après de longs débats (23 juin-11 juillet 1561), cette «grande compagnie» fut d'avis à trois voix de majorité d'interdire «sous peine de confiscation de corps et de biens de faire aucuns conventicules et assemblées publiques ou privées avec armes ou sans armes».

Aussi les esprits sages et modérés ne voyaient d'autre remède au morcellement politique ou à la persécution que l'union des Églises rivales et, la jugeant nécessaire, ils l'estimaient possible. Catherine se flattait de réussir là où Charles-Quint avec toute sa puissance avait échoué. Depuis quelque temps elle préparait une rencontre des ministres réformés avec les représentants de l'Église établie et elle y avait fait consentir l'assemblée tenue en Cour de Parlement qui avait inspiré l'Édit de juillet. Des six cardinaux présents à Poissy, trois étaient à sa dévotion: le cardinal de Bourbon, par sympathie personnelle, le cardinal de Tournon par vieille habitude d'obéissance, le cardinal de Châtillon par dévouement à la Réforme. Le cardinal d'Armagnac était un diplomate; le cardinal de Lorraine avait accepté, voulant jouer aux réformés le tour de les mettre en contradiction avec les docteurs luthériens qu'il ferait venir d'Allemagne; le cardinal de Guise était toujours du même avis que son frère. La Reine espérait que théologiens protestants et catholiques, mis en présence, débattraient leurs différends et, comme en un congrès de diplomates, les régleraient par des concessions réciproques.

Elle s'obstina pourtant dans la politique de tolérance qui était son œuvre et qu'elle se flattait de mener à bien. Elle mettait son orgueil à résister à la pression des triumvirs et de l'Espagne. Sa grande crainte, écrit le nonce Prosper de Sainte-Croix, qui avait rejoint le Légat, c'est de paraître «gouvernée». L'Amiral lui savait gré de ses bonnes intentions. Condé s'effaçait derrière son frère aîné et celui-ci, uniquement préoccupé de ses ambitions navarraises, se désintéressait des affaires de France. Elle n'en était que plus disposée à favoriser les chefs protestants.

Inquiète de l'agitation des catholiques et des menaces de l'Espagne, elle voulut savoir de quelles forces militaires les réformés pourraient l'assister, le cas échéant. L'Amiral s'entremit avec beaucoup de zèle. On constata qu'il y avait plus de «deux mille cent cinquante églises» établies, et en leur nom les députés et les ministres présents à Paris adressèrent une requête au Roi pour avoir des temples, offrant «tous services... de leurs biens et personnes à leurs propres despens, s'il en avoit besoin». Mais cette promesse générale de dévouement ne suffisait pas à la Reine. Coligny, pour la contenter, fit décider, dans une réunion des chefs du parti et des ministres, que chaque église serait invitée à dresser à l'heure du prêche la liste des hommes de pied et de cheval prêts à défendre le royaume contre les étrangers, au cas où il serait attaqué pour le motif de la religion.

Pour détourner Navarre de prendre parti contre elle, elle recommandait ses intérêts à l'ambassadeur de France à Madrid et sollicitait de Philippe II plus vivement que jamais, cette entrevue où elle se croyait sûre de le convaincre. Irritée de l'opposition où s'acharnait le Parlement contre l'Édit de janvier, elle galopa jusqu'à Paris et força l'enregistrement (6 mars). C'était six jours après le massacre de Vassy.

Catherine sortait indemne d'une expérience où sa fortune avait couru tant de risques. Femme et étrangère, elle avait, sous un roi enfant, entrepris d'inaugurer la tolérance dans un pays où les prisons regorgeaient d'hérétiques et en un temps où persécuteurs et persécutés, s'accusant mutuellement d'hérésie, professaient tous qu'elle était punissable, même de mort. C'est sa gloire--une gloire qu'il ne faut pas lui dénier--d'avoir conçu ce dessein et de l'avoir poursuivi, malgré les menaces et les dangers. Mais elle n'avait prévu ni les effets ni les réactions de sa politique généreuse. Aussi fut-elle surprise par l'explosion des haines et des exigences. Confiante à l'excès dans ses moyens et persuadée qu'il lui suffisait de parler pour convaincre, elle pensait diriger les événements, et ce fut les événements qui la menèrent. De son propre aveu fait en une heure de sincérité, elle y pourvoyait au jour la journée. C'était encore trop dire; en réalité elle ne savait qu'ajouter une nouvelle concession à la concession déjà faite, sans pouvoir, ou, peut-être même, en un très court moment, sans vouloir dire aux réformés: «Vous n'irez pas plus loin». Les chefs catholiques, prenant l'offensive, la mirent en demeure de choisir entre les deux religions. Que fût-il advenu d'elle, si Condé, accourant à son appel, l'avait conduite dans son camp et placée à la tête des troupes protestantes? Son bonheur la sauva de ce risque. Le retour forcé de Fontainebleau à Paris fut son chemin de Damas; il lui révéla l'avenir du catholicisme. C'était la fin, sans retour possible, des colloques qu'elle présidait solennellement avec le Roi, des apparitions aux prêches, des entretiens familiers avec Bèze et Pierre Martyr, des mascarades mitrées de Charles IX et des démonstrations iconoclastes du duc d'Orléans. Elle avait éprouvé la force des masses et des grands corps de l'État et leur attachement passionné à l'Église traditionnelle. Mais si elle traita désormais les protestants en minorité dissidente et renonça aux complaisances, elle continua longtemps encore à pratiquer ses principes de modération et de tolérance.

CHAPITRE V

L'EXPÉRIENCE ET L'ÉCHEC DE LA POLITIQUE MODÉRÉE

Cette période d'accalmie est, semble-t-il, le moment le mieux choisi pour la voir à l'œuvre et la bien juger. Avant, c'est l'essai orageux d'un régime de tolérance; après, c'est une longue guerre d'extermination contre les protestants, deux crises d'illusion et de haine, où elle s'est peut-être montrée meilleure ou pire que nature. Mais durant sa paisible possession du pouvoir de 1563 à 1567, rien ne l'empêchait ni ne la détourna d'être elle-même. La façon dont elle dirigea les affaires selon ses principes ou ses intérêts peut donner une idée suffisamment juste, sous les réserves d'ailleurs que ce genre d'appréciations comporte, de son intelligence politique et de son système de gouvernement.

Cette lettre, authentique ou non, exprimait si bien ses vrais sentiments, qu'elle indisposa beaucoup de huguenots. Condé, avec nombre de gentilshommes de la religion, rejoignit l'armée royale sous les murs du Havre. La tranchée était à peine ouverte que la place capitula (28 juillet 1563). Après le départ de cette garnison étrangère, Catherine fit arrêter (5 août) l'ambassadeur anglais, Throcmorton, qui, pendant la guerre civile, avait passé au parti protestant et qu'Élisabeth chargeait in extremis de négocier la confirmation du traité du Cateau-Cambrésis. Du château de Gaillon où elle s'était installée chez le cardinal de Bourbon pour suivre les opérations du siège, elle mena le Roi en son parlement de Rouen, et dans la séance même où Charles IX se déclara majeur, le Chancelier proclama les Anglais déchus par une agression sans motifs de tous les droits qu'ils pouvaient prétendre sur Calais (17 août). Élisabeth, intimidée par la décision du gouvernement et par l'accord des partis, se réduisit à l'indemnité de 500 000 couronnes, mais sans succès, et, après un long marchandage, elle finit par accepter 120 000 couronnes que Charles IX lui offrait «à titre d'honnesteté et de courtoisie». Calais était définitivement acquis à la France (traité de Troyes, 12 avril 1564).

Catherine se flattait de régler avec le même bonheur les querelles religieuses.

Pour s'assurer le surcroît d'autorité que les hommes du temps attribuaient aux ordres du roi donnés par le roi même, et probablement aussi pour ruiner les prétentions de Condé à la lieutenance-générale, elle émancipa son fils. L'ordonnance de Charles V fixait à quatorze ans la majorité des rois de France, et Charles IX n'en avait que treize; mais le Conseil, sollicitant ce texte dans le sens le plus favorable, arrêta qu'il signifiait l'entrée dans la quatorzième année. Le Chancelier avait fait aussi décider que l'inauguration du pouvoir personnel se ferait non au parlement de Paris, mais à celui de Rouen, sous prétexte que tous les parlements de France étaient des «classes» régionales du Parlement du roi. En fait, il voulait éviter les remontrances de la première Cour du royaume sur la déclaration confirmative de l'Édit d'Amboise, qui devait être jointe à l'acte de majorité.

Le Chancelier, après avoir amplifié les défenses royales et annoncé l'incorporation de Calais au domaine, loua la sagesse de Charles V, qui, sans «muer les lois de nature ne faire sage avant le temps celuy qui ne le peut estre», avait voulu, par cette sainte ordonnance, mettre fin aux régences toujours et partout fécondes en troubles et en désastres, comme on le voit dans toutes les histoires». Le Roi était maintenant majeur, mais, ajouta-t-il, je ne craindray point à dire en la présence de Sa Majesté, (car il le nous a ainsy dict) qu'il veut estre réputé majeur en tout et partout, et à l'endroict de tous, fors et excepté vers la Royne sa mère, à laquelle il réservoit la puissance de commander.

Après la réponse du premier président, la cérémonie de «l'hommage et reconnaissance», «tels que les sujets la doivent à leur roy», commença.

La Reine-mère déclara qu'elle remettait aux mains de Sa Majesté l'administration du royaume. Elle fit quelques pas vers son fils. Charles IX descendit de son trône, le bonnet à la main, «et luy faisant ladite dame, une grande révérence et le baisant, ledit seigneur luy a dit qu'elle gouvernera et commandera autant ou plus que jamais».

Après elle, le duc d'Orléans, le prince de Navarre, Condé et les autres princes du sang, les cardinaux, les grands officiers et les seigneurs présents s'approchèrent du jeune Roi, qui s'était rassis en son siège royal, «et luy ont faict chacun une grande révérence jusque près de terre luy baisant la main».

Les portes furent alors ouvertes, et le Chancelier fit lire une déclaration datée de la veille, qui confirmait l'Édit de pacification et ordonnait à tous les habitants des villes et des campagnes qui avaient des armes en mains de les déposer. Seuls les gentilshommes étaient autorisés à en garder dans leurs maisons, mais il leur était défendu de porter ou faire porter par leurs gens dedans les villes et par les champs «aucune hacquebute (arquebuse), pistole ne pistolet». Il n'y avait d'exception que pour les soldats du roi.

La bonne volonté ne suffisait pas. La lutte avait duré un an et laissé après soi des habitudes de désordre, des colères, des rancunes, tout un héritage de haine. Les gens d'épée convertis au protestantisme n'avaient renié que de bouche l'esprit d'orgueil et de violence. Ils n'étaient ni patients, ni résignés, ni moins avides. La guerre leur avait fourni l'occasion de commencer la réforme religieuse à leur manière, qui fut de piller les trésors des églises et de se saisir des biens du clergé. En Poitou et dans d'autres régions où ils étaient nombreux et puissants, ils refusaient de rendre les bénéfices qu'ils avaient sécularisés. Les catholiques de leur côté assaillirent les réformés qui rentraient en leurs logis. Dans certaines provinces, des compagnies de massacreurs s'étaient organisées et, moyennant salaire, elles dépêchaient les gens désignés à leurs coups. Des magistrats étaient sinon les inspirateurs, du moins les témoins complaisants de ces forfaits. La Curée, gentilhomme protestant du Vendômois, qui avait offert ses services au commissaire du roi, Miron, pour arrêter les assassins, fut surpris et tué par eux sur les indications de ce même commissaire.

A dire vrai, le jeu de bascule qu'imposait le conflit des passions religieuses suppose une main plus légère que celle de L'Hôpital. Assurément cet honnête homme était un habile homme; le succès de sa carrière en est la preuve.

Il était bon et humain. Sa religion était amour et charité; il détestait de contraindre les consciences. Mais c'est une question de savoir si sa politique religieuse, du moins à la fin, fut uniquement inspirée par les principes de tolérance et s'il n'y entrait pas quelque sympathie personnelle pour les novateurs. On vient de voir quels services Calvin attendait de lui en 1563. Il professa toujours le catholicisme; mais sa femme et sa fille, qui avaient passé à la Réforme, étaient de bien tendres solliciteuses. Au début de sa charge, il menaçait de toute la rigueur des lois les religionnaires qui troubleraient l'ordre; plus tard il parut croire que la rigueur des catholiques justifiait l'esprit de révolte des protestants. Le Chancelier et Catherine évoluaient en sens contraire sans trop s'en apercevoir, lui poussé en avant par la générosité de son cœur; elle, maintenue sur place ou même ramenée en arrière par le calcul des forces catholiques ou de ses propres intérêts. Cependant elle se défendait de vouloir rapporter l'Édit de pacification, et le fait est que tant que les protestants restèrent paisibles, elle l'observa et, autant qu'elle put, le fit observer. Elle tint à honneur de continuer, malgré la pression de la nation et des grandes puissances catholiques, cette politique de modération dont elle avait eu l'idée et pris l'initiative. Il serait injuste de l'oublier.

Le duc de Bouillon, un huguenot lui aussi, et qui écrivait en sa vieillesse ses Mémoires pour l'instruction de ses enfants, parle d'un tout autre ton:

Mais un prince bien né qui prend son origine

Du tige de nos roys et une Catherine

Ont rompu le discord et doucement ont faict

Il tenait des Bourbons un tempérament très amoureux, et les soldats huguenots, qui n'étaient pas tous des puritains, chansonnaient avec sympathie: «Ce petit prince tant joli--qui toujours chante, toujours rit--et toujours baise sa mignonne...»

Le succès de cette intervention à distance la trompa sur l'état des esprits. Elle crut que les partis ou les chefs de partis se ralliaient ou se résignaient à son jeu de bascule. Confiante dans son habileté et son bonheur, elle s'achemina vers Bayonne, où elle se réjouissait de revoir sa fille, Élisabeth, la reine d'Espagne. Mais elle aurait dû réfléchir que cette rencontre, d'où les Châtillon, Condé, Jeanne d'Albret et le Chancelier étaient naturellement exclus, inquiéterait les protestants.

Après ce prélude musical, les adversaires demandèrent à vider le débat en champ clos. Le Roi prit le commandement des Bretons, Monsieur celui des Irlandais.

Au lieu choisi pour le combat, des échafauds avaient été dressés pour les principaux personnages des deux Cours. La tribune royale était décorée des merveilleuses tapisseries représentant le triomphe de Scipion, que François Ier avait fait tisser d'après les dessins de Jules Romain. Par une porte du camp entra, précédé de neuf trompettes qui figuraient les neuf Muses, un char tout paré, portant les cinq vertus, l'Héroïque, la Prudence, la Vaillance, la Justice, la Tempérance: par l'autre porte, le Chariot de l'Amour céleste, où trônait le dieu de l'Amour avec Venus, sa mère, et les trois Grâces accompagnées d'un cortège de neuf petits Amours. Les chevaliers irlandais et bretons firent offrir aux dames qu'ils avaient choisies une médaille d'or illustrée d'une devise grecque ou latine et ils reçurent d'elles en retour «des faveurs». Un combat et un carrousel suivirent. Espagnols et étrangers, dit l'auteur d'une relation publiée cette même année à Paris, «ont à ceste fois esté contraints par la vérité reconnoistre et confesser qu'en ceste veuë la France a surmonté en parade, bravades, somptuosités et magnificences toutes autres nations et soi mesmes». C'était la réponse de la Reine-mère aux censeurs qui trouvaient qu'elle dépensait trop.

Mais les deux partis restaient sur le qui-vive. Le chancelier de L'Hôpital, dans ce large esprit de tolérance qui l'inclinait toujours plus vers la minorité dissidente, avait, sans consulter le Conseil, envoyé au parlement de Dijon, pour y être enregistré, un Édit qui permettait aux réformés, dans les villes où l'exercice de leur culte n'était pas autorisé, d'«appeler toutes et quantes fois que bon leur sembleroit les ministres de ladite religion pour estre par eulx consolez en ladicte religion et endoctrinez et pareillement endoctriner et instruire leurs enfans.» Le Parlement avait protesté, mais aucun des maîtres de requêtes du Conseil n'avait voulu rapporter cette protestation qui visait le Chancelier. Le cardinal de Lorraine s'en chargea et dénonça cette interprétation de l'Édit de pacification qui aboutissait à autoriser les réunions secrètes, contrairement à ce même Édit. Le cardinal de Bourbon s'écria que puisqu'on faisait des Édits sans consulter le Conseil, «il ne falloit plus de Conseil et que de luy (quant à lui) il n'y assisterait jamais». Le Chancelier s'échappa jusqu'à dire au cardinal de Lorraine: «Mr, vous estes desja venu pour nous troubler». L'autre riposta: «Je ne suis venu pour troubler, mais pour empescher que ne troubliez comme avez faict par le passé, belistre que vous estes». Et les deux Cardinaux, se levant, allèrent trouver la Reine, alors malade, en sa chambre. Elle les apaisa du mieux qu'elle put et envoya son fils, le duc d'Anjou, présider la séance du Conseil qui avait été interrompue par cette dispute. L'édit du Chancelier fut cassé et annulé.

Au Conseil privé, elle interrompit L'Hôpital qui, prévoyant que la guerre civile serait la fin de l'essai de tolérance, proposait d'arrêter les troubles par quelques concessions. «C'est vous, lui aurait-elle dit, qui par vos conseils nous avez conduits où nous sommes.» Pourtant elle n'empêcha pas les modérés de faire une tentative de conciliation. Le Chancelier, le maréchal de Vieilleville et Jean de Morvillier allèrent trouver Condé et lui promirent, s'il mettait bas les armes, une amnistie pleine et entière.

Les chefs protestants, ayant conscience que leurs craintes n'étaient pas la preuve d'un projet d'extermination, imaginèrent, pour intéresser le pays à leur cause, de se poser en redresseurs de torts. Ils réclamèrent, outre l'Édit d'Amboise sans réserves ni limites, la tenue des États généraux et la diminution des impots. «Le pauvre peuple, disaient-ils dans leur requête, se lamente et deult (dolet, se plaint) grièvement d'estre oppressé et accablé de charges, surcharges, nouvelles impositions, subsides et tributs insupportables, qui se lèvent et augmentent de jour à autre, sans aucune nécessité de guerre et affaires ni occasion raisonnable de despense, ains par l'invention et avanie d'aucuns estrangers et mesmes des Italiens....» Rien n'était plus maladroit que de reprocher à la Reine la magnificence coûteuse de sa Cour et de ses fêtes et sa clientèle de banquiers et de traitants italiens.

Au fond, elle avait hâte d'en finir avec la guerre et l'autorité des hommes de guerre. Aussitôt qu'elle l'avait pu, elle s'était remise à négocier. Elle alla trouver à Châlons le cardinal de Châtillon (janvier 1568) et lui donna rendez-vous à Paris pour continuer les pourparlers. Mais elle n'osa pas l'y recevoir de jour, craignant qu'il ne fût assassiné, et elle le logea au château de Vincennes. Châtillon, bien convaincu de la haine des masses, ne fut que plus ardent à réclamer un édit perpétuel et irrévocable. Catherine le laissa partir.

La lassitude et le manque d'argent arrêtèrent les hostilités. La royauté n'avait pas de réserves disponibles pour des entreprises à long terme. Condé, qui assiégeait Chartres, était encore plus embarrassé de payer ses mercenaires. Il accepta la paix, à des conditions qui lui parurent avantageuses (Longjumeau, 23 mars 1568). Le Roi confirmait l'Édit d'Amboise sans restriction ni limitation et prenait à sa charge la solde des auxiliaires allemands. Mais le «petit Prince», avec son étourderie habituelle, consentit à licencier ses troupes, tandis que Charles IX se réservait le droit de garder les siennes quelque temps encore. Il fit ce «pas de clerc» de livrer son parti désarmé à Catherine de Médicis, dont il avait trompé la confiance, et à ce roi de dix-sept ans qu'il avait contraint de reculer devant lui «plus vite que le pas». C'était une grave imprudence.

Quoi que les réformés pussent dire pour leur défense, cet attentat contre un roi majeur, sur des soupçons imaginaires, était un crime ou, si l'on aime mieux, une faute. Ceux d'entre eux qui siégeaient au Conseil savaient que depuis l'entrevue de Bayonne les rapports entre les Cours de France et d'Espagne étaient très froids. Vouloir que dans la question des Pays-Bas le gouvernement réglât sa politique sur leurs convenances religieuses était une prétention inadmissible. Les Suisses, dont ils incriminaient la présence, avaient été levés de leur consentement et même sur leur demande. Catherine ne méditait contre eux aucun guet-apens; elle était à la campagne dans un château ouvert, tout occupée de plaisirs et de chasse, sans soupçon, parce que sans mauvais dessein. Elle ne pouvait croire à une agression, tant elle était sûre de son innocence.

Leur seul grief vraiment fondé, c'était l'interprétation des clauses de l'Édit d'Amboise. Ces précisions, toujours restrictives, s'expliquaient en partie par des raisons d'ordre ou de politique, mais comme ils en étaient les victimes, ils devaient être tentés d'y voir une menace. Il est possible que la Reine-mère--tant l'idée de la coexistence de deux religions dans un même État répugnait aux esprits de ce temps--ait pensé que l'unité de foi se referait un jour, et même qu'elle l'ait désirée. Le culte réformé relégué dans une ville par bailliage et dans quelques châteaux de seigneurs hauts justiciers était, pour ainsi dire, éparpillé en autant de petits centres, qui n'avaient qu'une médiocre force de propagande. Que Catherine ait voulu les empêcher de s'étendre et de se rejoindre, c'est un calcul qui de sa part n'est pas invraisemblable; les protestants, par même souci, comprimaient le catholicisme dans les pays où ils étaient les maîtres. Mais elle écartait résolument l'idée d'employer la violence et, toutes les fois qu'elle en avait l'occasion, proclamait sa volonté de faire observer l'Édit de pacification. Et en somme, elle a réussi pendant quatre ans, jusqu'à la révolte de la minorité, à maintenir, non sans peine, la paix religieuse contre tous les efforts de la majorité.

Le tort des réformés fut de méconnaître les difficultés de sa tâche et la sincérité de ses intentions. Ils la traitèrent en ennemie dès qu'ils cessèrent de l'avoir pour alliée. Elle ne leur pardonna pas cette erreur où elle trouvait de l'ingratitude. Elle s'éloigna de L'Hôpital, qui continuait à les défendre, et, dégoûtée de la tolérance, elle résolut de détruire ces ennemis de l'Église, qui étaient les ennemis du Roi.

CHAPITRE VI

L'EXTERMINATION DU PARTI PROTESTANT

Les Lorrains, favorisés par la réaction catholique, reparaissaient à la Cour et aux armées. Le jeune duc de Guise, Henri, alors âgé de dix-huit ans, annonçait une valeur brillante et digne de sa race. Mais il se gardait bien de se poser, comme Condé l'avait fait, en concurrent d'Henri d'Anjou. L'esprit dirigeant de la famille, le cardinal de Lorraine, affectait le plus grand dévouement pour ce fils si aimé de la Reine.

Les fugitifs arrivèrent à La Rochelle, le 14 (ou le 18) septembre, et ils y furent rejoints par Jeanne d'Albret et son fils Henri de Navarre, qui leur amenaient les contingents gascons. D'heureux coups de main leur livrèrent Saint-Jean d'Angély, Saintes et Cognac. Forcés par la nécessité de prendre leur point d'appui loin de Paris, ils se cantonnèrent dans l'Ouest, où les grandes familles aristocratiques, les La Rochefoucauld, les La Trémoille, les Soubise et presque toute la noblesse avaient passé à la Réforme. En arrière des places fortes conquises et en avant de ses boulevards insulaires de Ré et d'Oléron, La Rochelle formait comme un réduit central, accessible par mer aux Anglais protestants, mais presque inexpugnable par terre aux Français catholiques.

La Reine-mère avait encore fait nommer son fils, le duc d'Anjou, lieutenant général du royaume (29 août) avec la direction particulière des forces de l'Ouest. Elle lui adjoignit, pour suppléer à son inexpérience, deux capitaines qui avaient fait leurs preuves dans les guerres du Piémont, Tavannes et Sansac. Ce partage du commandement, inspiré par les mêmes causes, eut les mêmes résultats qu'en 1567; la guerre traîna. Sansac dut enfin se retirer. Tavannes, libre de ses mouvements, franchit la Charente en mars 1569 et surprit à Bassac--près de Jarnac--Coligny, qui se gardait mal. Condé, accouru à l'aide, chargea avec trois cents chevaux la masse des escadrons catholiques et y pénétra d'un élan furieux, mais il fut accablé par le nombre, jeté à bas de cheval et tué de sang-froid par les gardes du duc d'Anjou (13 mars). Coligny couvrit la retraite et sauva l'armée protestante.

Notes in this chapter

Note 1 · Note 1: (retour) On trouvera la plupart des indications bio-bibliographiques réunies dans le Manuel de Bibliographie biographique et d'iconoNote 2 · Je m'excuse enfin de n'avoir pas joint à cette courte biographie une bibliographie très complète; il y faudrait celle des trois quarts du XVNote 3 · Note 2: (retour) A. de Reumont, La Jeunesse de Catherine de Médicis, ouvrage traduit, annoté et augmenté par Armand Baschet, Paris, 1866, p.Note 4 · Après la victoire de Marignan et la conquête du Milanais, François Ier, désireux de changer en alliance la paix qu'il venait d'imposer à LéoNote 5 · Note 3: (retour) Reumont-Baschet, p. 251. Le texte de la lettre est en italien.Note 6 · De la descendance légitime de Côme l'Ancien, il ne restait que trois mâles, le Pape, son frère Julien--qui mourut d'ailleurs à la fin de 151Note 7 · Note 4: (retour) La généalogie des descendants de Côme l'Ancien, dans Litta, Famiglie celebri italiane. t. XII, tables VIII-XI. Cf Roscoë. VNote 8 · Note 5: (retour) Samuel Guichenon, Histoire généalogique de la royale maison de Savoye, 1660, t. I, p. 606.Note 9 · Les Médicis étaient des parvenus de trop fraîche date pour n'être pas flattés d'un cousinage, si lointain qu'il fût, avec la Maison de FrancNote 10 · Note 6: (retour) Baluze, Histoire généalogique de la maison d'Auvergne, t. I, Préface et p. 350-352.Note 11 · Note 7: (retour) Sur les biens de cette famille, Baluze, t. II (Preuves), p. 687-692.--Cf. Testament de Catherine, Lettres, IX, p. 496; oraiNote 12 · Note 8: (retour) C'est-à-dire 470 000 francs de notre monnaie en valeur absolue, et peut-être un million en valeur relative. D'Avenel, HistoNote 13 · La mère de Madeleine, Jeanne de Bourbon-Vendôme, était une princesse du sang, veuve en premières noces d'un prince du sang, Jean II, duc de Note 14 · Note 9: (retour) Mémoires du maréchal de Florange, dit le jeune Adventureux, p. p. la Société de l'Histoire de France par Robert Goubaux et Note 15 · Ce que Florange ne dit pas, c'est que le duc d'Urbin n'était pas complètement remis d'une arquebusade à la tête, qu'il avait reçue pendant lNote 16 · Note 10: (retour) C'est le chiffre donné par Pastor, Histoire des Papes, traduction française, t. VII, p. 122.Note 17 · Note 11: (retour) Litta, Famiglie celebri italiane, t. XII, table XII.--Gauthiez, Jean des Bandes Noires, Paris, 1901. Il y avait d'autres lNote 18 · Léon X avait, plus que François Ier, lieu de se réjouir; il ne se repaissait pas seulement d'espérances. Il avait déjà retiré les profits deNote 19 · Note 12: (retour) Francesco Flamini, Il Cinquecento (t. VI de la Storia litteraria d'Italia, éd. Vallardi), s.d. ch. I de la première partieNote 20 · Note 13: (retour) L'idée de fond de Machiavel, elle est probablement dans le chapitre XXVI et dernier du Prince, où il exhorte les Médicis, Note 21 · Les contemporains, qui avaient vu les deux Borgia, le pape et son fils, s'acharner à la destruction de la féodalité romaine, supposaient queNote 22 · Note 14: (retour) Florange, p. 224, Cambi, Istorie dans les Delizie degli Eruditi toscani, p. p. Ildefonso di San Luigi, t. XXIII, p. 145.Note 23 · Mais Laurent de Médicis emporta en mourant les rêves du penseur laïque et les espérances du Pape. C'était un brave soldat, sinon un capitainNote 24 · Note 15: (retour) Cronica di Firenze dell' anno 1501 al 1546, Append. à l'Archivio storico italiano, t. VII (1849), p. 133.Note 25 · Cette belle jeune Française avait fait son entrée à Florence le 7 septembre 1518. Elle tenait à plaire et elle y réussit. C'était, dit le frNote 26 · Note 16: (retour) Acte de baptême rapporté par Trollope, The Girlhood of Catherine de Medici, Londres, 1856, p. 345. Le nom et le pays de laNote 27 · Note 17: (retour) Le prénom de Romola, qu'il était d'usage, paraît-il, en ce temps-là d'ajouter à celui des nobles Florentines, en souvenir Note 28 · L'enfant avait été baptisée le samedi 16 avril à l'église de Saint-Laurent, la paroisse de Médicis, par le Révérend Père Lionardo Buonafede,Note 29 · Note 18: (retour) Reumont-Baschet, p. 263 «Recens fert (Alfonsina) ærumnas Danaum». Ce n'est pas une citation de Virgile, comme paraît le crNote 30 · En août, Catherine fut malade à mourir. Léon X en fut très affecté, contrairement à son habitude de prendre légèrement les mauvaises nouvellNote 31 · Note 19: (retour) Lodovico Ariosto, Opere minori, éd. par Filippo-Luigi Polidori, Florence, 1894. t. I, p. 216.Note 32 · Note 20: (retour) Le texte du traité a été publié par Gino Capponi, Archivio storico italiano, t. I, 1842, p. 379-383.Note 33 · Note 21: (retour) Pastor, Histoire des Papes, trad. française, t. VII, p. 223.Note 34 · Note 22: (retour) Reumont-Baschet, p. 260.Note 35 · Note 23: (retour) Sur le revirement et les dernières hésitations de Léon X. Nitti. Leone X e la sua politica. Florence, 1892, p. 412 sqq.Note 36 · Note 24: (retour) Ibid., p. 428. François Ier ne voulait pas prendre l'engagement formel d'aider Léon X contre le duc de Ferrare, un vassal Note 37 · Cette enfant était le seul rejeton légitime de la dynastie régnante, ou, pour parler comme l'Arioste, l'unique rameau vert avec quelques feuNote 38 · Note 25: (retour) Et non d'une esclave noire ou mulâtre, comme le répète Reumont-Baschet, p. 234. Voir Ferrai, Lorenzino de Medici e la SociNote 39 · Avec Catherine vivaient deux bâtards, son cousin Hippolyte, né le 23 mars 1511 de Julien de Médicis et d'une dame de Pesaro, et son frère AlNote 40 · Note 26: (retour) Reumont-Baschet, p. 264.Note 41 · Note 27: (retour) Aujourd'hui Palais Riccardi, Müntz, Histoire de l'art pendant la Renaissance, t. I, p. 459. Sur Poggio à Cajano, voir MüntNote 42 · Depuis la mort de Laurent, il gouvernait Florence. Devenu pape, il voulut y organiser la dynastie laïque. Dans cet État singulier, qui n'étaNote 43 · Note 28: (retour) Dépêche de l'ambassadeur vénitien, Gaspar Contarini, au Sénat, citée par de Leva, Storia documentata di Carlo V, in correlNote 44 · Le gonfalonier élu par le peuple soulevé, Niccolô Capponi, était un homme de grande famille, doux et clairvoyant, qui n'aurait pas voulu romNote 45 · Note 29: (retour) Ibid., p. 535. Le traité dans Du Mont, t. IV, partie 2, p. 1.Note 46 · Un mois après, il signa avec Charles-Quint, à Barcelone, un traité de réconciliation, qui stipulait le rétablissement des Médicis à FlorenceNote 47 · Note 30: (retour) Sur les Murate, consulter, avec les réserves nécessaires, Reumont-Baschet, p. 97-100. Trollope, ch. IX, p. 129 sqq.Note 48 · La petite Catherine fit l'expérience d'un siège. François Ier avait bien offert aux Florentins, après le bannissement d'Hippolyte et d'AlexaNote 49 · Note 31: (retour) Mais elle n'y a pas passé les derniers temps de sa vie, comme le dit Reumont, p. 100. Voir Pasolini, Caterina Sforza, 1903Note 50 · Note 32: (retour) Cité par Trollope, p. 370-371.Note 51 · Note 33: (retour) Trollope p. 371 et p. 185.Note 52 · Ce couvent de Bénédictines ou de Clarisses, où l'enfant demeura trente et un mois, du 7 décembre 1527 au 31 juillet 1530, n'était pas une deNote 53 · Note 34: (retour) Et non pas au moment même, comme ont l'air de le croire Trollope, p. 139 et Reumont-Baschet, p. 97-99. Cette chronique estNote 54 · On a quelques renseignements sur elle dans une chronique du couvent écrite, entre 1592 et 160534, par la sœur Giustina Niccolini, qui avait Note 55 · Note 35: (retour) Lettere di Giambattista Busini à Benedetto Varchi, Florence, 1861, p. 165.Note 56 · Le fait est confirmé par l'un des défenseurs de Florence, Busini. «La reine de France actuelle (Catherine de Médicis), écrivait-il en 1549, Note 57 · Note 36: (retour) La sœur Giustina Niccolini ne dit rien de ce premier séjour à Sainte-Lucie. Ce serait, d'après elle, au couvent de Sainte-Note 58 · Les Dix de la Liberté, qui dirigeaient la défense, s'étaient eux aussi émus de la provocation des religieuses; et comme d'autre part ils savNote 59 · Note 37: (retour) Lettres de Catherine de Médicis, t. I, p. p. Hector de La Ferrière, Introd., p. XI.Note 60 · Elle y resta jusqu'à la fin du siège. Florence, à bout de force, fut réduite à traiter (12 août 1530). La capitulation portait que Charles-QNote 61 · Note 38: (retour) Baluze, Histoire généalogique, t. II, p. 698.Note 62 · La première lettre qu'on ait d'elle, et qui est de 1529 ou de 1530, est une recommandation adressée au Roi de France en faveur du fils de soNote 63 · Note 39: (retour) Alberi, Relazioni degli ambasciatori veneti al Senato, série II, vol. III. p. 287.Note 64 · À Rome, où elle demeura d'octobre 1530 à avril 1532, elle habita le palais Médicis (plus tard le palais Madame, et aujourd'hui le palais du Note 65 · Note 40: (retour) Pauli Jovii, Elogia verorum bellica virtuis illustrium, Bâle, 1577, p. 307-310.Note 66 · Note 41: (retour) Alberi, Relazioni, serie IIe, vol. III, p. 282.Note 67 · Ce cousin de Catherine avait en 1531 vingt ans. Il n'avait d'ecclésiastique que l'habit, et encore ne le portait-il guère. Le portrait que TNote 68 · Note 42: (retour) Cf. Agostino Rossi. Francesco Guicciardini, t. I. p. 260-265.Note 69 · Note 43: (retour) Lettre de l'agent milanais au duc de Milan, dans Reumont-Baschet. p. 290, Saint Marc tomba le 25 avril. Trollope se trompeNote 70 · L'Empereur avait arrêté, d'accord avec Clément VII (octobre 1530), qu'Alexandre serait duc de Florence, à titre héréditaire, mais Hippolyte Note 71 · Note 44: (retour) Le document dans Reumont-Baschet, App., p. 297.Note 72 · Note 45: (retour) Hector de La Ferrière (Lettres de Catherine, t. I, p. XVIII), dit que Clément VII refusa de signer, mais Leva affirme le cNote 73 · Note 46: (retour) Henri VIII détournait aussi François Ier de cette alliance par trop inégale, à moins qu'il n'y trouvât grand profit. TrollNote 74 · Il consentit, par un accord qu'il voulait absolument secret, aux fiançailles de Catherine avec le duc d'Orléans (9 juin 1531)44. Il promettaNote 75 · Note 47: (retour) Sur les «Potenzie», voir, pour les références, Mellini, Ricordi..., 1820, p. 35.Note 76 · Il existait depuis longtemps à Florence des associations de gens du peuple et d'artisans ayant chacune son étendard, son costume, et des cheNote 77 · Note 48: (retour) Sur ces fêtes que vit Catherine, voir Cambi, Istorie fiorentine, dans les Delizie degli eruditi toscani p. p. Fra IldefonsNote 78 · Le 26 avril, Marguerite, avec le même apparat et le même cortège, sortit de la ville et se dirigea vers Naples48. Catherine jouait son rôle Note 79 · Note 49: (retour) Vasari, Opere, éd. Milanesi, VIII, p. 243.Note 80 · «L'amitié que cette Signora nous témoigne, lui écrivait-il, mérite que nous gardions auprès de nous son portrait d'après nature et qu'elle dNote 81 · Note 50: (retour) Rodocanachi, La femme italienne à l'époque de la Renaissance. Sa vie privée et mondaine, son influence sociale, Paris, 190Note 82 · Elle a commencé à apprendre le français en 1531, quand il a été question de son mariage avec Henri d'Orléans, et probablement elle le parlaiNote 83 · Note 51: (retour) Romier, Les origines politiques des guerres de religion. T. I: Henri II et l'Italie (1547-1555), Paris, 1913, p. 17.--J'aiNote 84 · Note 52: (retour) H. Thode, Michelangelo und das Ende der Renaissance, t. III, Berlin, 1912, p. 111, a l'air d'admettre comme Grünwald, que Note 85 · Elle a eu à Rome, à sa disposition, la plus riche bibliothèque, celle des Médicis, où le cardinal Jean (plus tard Léon X) avait réuni les maNote 86 · Note 53: (retour) Rodocanachi, Rome au temps de Jules II et de Léon X, Paris, 1912, p. 35, dit qu'Alfonsina Orsini l'avait apporté en dot à Note 87 · Note 54: (retour) Il ne faut pas confondre cette villa avec la villa Médicis du Pincio où est installée l'Académie française des Beaux-Arts.Note 88 · Catherine habitait le palais Médicis (aujourd'hui palais du Sénat), banque et palais tout ensemble, avec quelques vestiges de forteresse féoNote 89 · Note 55: (retour) De 1521 à 1525 et de 1530 à 1532.Note 90 · Note 56: (retour) Pastor, Histoire des papes depuis la fin du moyen âge, trad. Alfred Poizat, t. IX, p. 295-321.Note 91 · Note 57: (retour) Ibid., t. X, p. 255-268.Note 92 · De cette Rome des papes, qui s'harmonisait si bien avec la Rome des Césars, Catherine a eu plusieurs années le spectacle55. Le sac de Rome nNote 93 · Note 58: (retour) Peut-être que l'Aurore et le Crépuscule, avec le Jour et la Nuit du tombeau de Julien représentent simplement les quatre pNote 94 · Et combien plus les œuvres qui l'intéressaient personnellement, comme les monuments funéraires de son oncle Julien et de son père, que Léon Note 95 · Note 59: (retour) Cambi, Istorie fiorentine dans les Delizie, t. XXIII, p. 122.Note 96 · Catherine doit encore à sa ville natale une conception plus large de l'art. Le milieu florentin a résisté ou échappé à cet excès d'idéalismeNote 97 · Note 60: (retour) Cambi, Delizie, t. XXIII, p. 131.Note 98 · Le duc Alexandre s'était occupé de faire le trousseau de sa sœur. Sous prétexte de se procurer des fonds pour les fortifications de la villeNote 99 · Note 61: (retour) Lettre dans Reumont-Baschet, App. p. 292-293.Note 100 · Ces princesses, parées certains jours comme des idoles, manquaient souvent du nécessaire. La duchesse de Camerino, Catherine Cibo, que ClémeNote 101 · Note 62: (retour) Bouche, Histoire de Provence, t. II, p. 567, d'après le manuscrit de Valbelle, témoin oculaire. Le portrait, très contestéNote 102 · Note 63: (retour) Reumont-Baschet, La jeunesse de Catherine de Médicis, récit d'un témoin, p. 323.Note 103 · Elle descendit au logis du Pape où se trouvait le Roi, qui la baisa et la fit baiser à son futur mari, le duc d'Orléans. Le 27, le contrat fNote 104 · Note 64: (retour) Agostino Rossi, Francesco Guicciardini e il governo fiorentino, t. II, 1899, p. 53-59.Note 105 · Note 65: (retour) Le projet de traité secret dans Reumont-Baschet, p. 325-327; le texte du contrat (en français) dans Lettres, t. X. p. 478-Note 106 · Note 66: (retour) C'est probablement le coffret qui se trouve au Musée des Offices, à Florence, salle des Gemmes, mais Trollope, p. 265-267,Note 107 · Note 67: (retour) Le reçu, après vérification des joyaux en Conseil du roi, est du 13 février 1535. Il se trouve aux manuscrits de la BiblioNote 108 · François Ier pensait que Clément VII, en faveur de cette alliance, acquiescerait à ses entreprises italiennes. Dans le projet de traité qu'iNote 109 · Note 68: (retour) «Una gran tavola di diamante posta in un anello d'oro smaltato di bigio, bianco e nero.»Note 110 · Note 69: (retour) «Una tavola di smeraldo, incastrata in tre anelli smaltati in forma di punta di diamante con una perla pendente fata a perNote 111 · Ils valaient ensemble 27 900 écus d'or. Les plus beaux et les plus chers étaient une ceinture d'or avec huit beaux rubis balais et d'autres Note 112 · Note 70: (retour) Brantôme, Œuvres, éd. Lalanne (Soc. Hist. France), t. VII, p. 340, et Lalanne, Brantôme, sa vie et ses écrits, 1896, app.,Note 113 · La légende courut--et elle a été recueillie par Brantôme--qu'outre la dot, les bagues et les bijoux, Clément VII avait à Marseille promis auNote 114 · Note 71: (retour) 7 décembre 1560. Lettres. L. p. 568. En sa vieillesse, elle écrivait qu'elle n'aurait pas souffert, comme elle l'avait faiNote 115 · Elle n'oubliait pas non plus par quel coup de fortune elle était entrée dans la maison royale de France. Elle était la première femme de sa Note 116 · Note 72: (retour) Pastor. Histoire des papes depuis la fin du moyen âge, trad. Alfred Poizat, t. VIII, 1909, p. 8, p. 60 sqq., p. 75.Note 117 · Note 73: (retour) Id., t. IX, 2e. éd., 1913, p. 191 et note 1; t. X, p. 242.Note 118 · Note 74: (retour) Id., t. X, p. 245 sqq.Note 119 · Ce n'était pas trop de son intelligence et de sa culture pour s'adapter à la Cour de France. Celle de Rome était tout ecclésiastique: un prêNote 120 · Note 75: (retour) Brantôme, VII, p. 314-315.Note 121 · Son originalité, entre les autres cours de la chrétienté, c'était le nombre et l'importance des dames. Anne de Bretagne, femme de Louis XII,Note 122 · Note 76: (retour) Lettres de Catherine de Médicis, t. X, p. 1 et 2.Note 123 · Note 77: (retour) Sur la duchesse d'Étampes, voir Paulin Paris, Études sur François Ier, 1885, t. II, p. 209 sqq.Note 124 · Note 78: (retour) Lettres de Catherine de Médicis, t. VIII, p. 180.Note 125 · Note 79: (retour) Brantôme, éd. Lalanne, t. VII, p. 344-345.Note 126 · «Vos très humbles et obéissantes subjectes: Catherine, Marguerite (de France), Marguerite (de Navarre), Marguerite (de Bourbon-Vendôme, plusNote 127 · La favorite en titre, Anne de Pisseleu, duchesse d'Étampes, qui signait avec les princesses, était une de ces triomphantes beautés, le désesNote 128 · Note 80: (retour) Rodocanachi, Rome sous Jules II et Léon X, 1912, p. 66.Note 129 · Note 81: (retour) Œuvres de Ronsard, éd. Blanchemain, t. II. p. 182.Note 130 · Elle se plaisait comme lui aux exercices de plein air. C'était un goût qu'elle tenait probablement des Médicis. Son oncle, Léon X, partait tNote 131 · Et les sangliers aux dents croches81.Note 132 · Note 82: (retour) Cependant Brantôme rapporte que Catherine avait appris à monter en amazone de la duchesse douairière de Lorraine, ChristinNote 133 · Note 83: (retour) En 1545, dans une chasse au cerf, la haquenée qu'elle montait s'emballa et se précipita dans une cabane dont le toit étaitNote 134 · Elle abandonna la «sambue», sorte de selle en forme de fauteuil où les dames étaient assises de côté, les pieds appuyés sur une planchette, Note 135 · Note 84: (retour) Une seule fois, elle aurait cité une phrase latine, mais c'est un verset de l'Évangile.Note 136 · Note 85: (retour) Elle le comprenait assurément. Voir ci-dessous, p. 103, note 2.Note 137 · Note 86: (retour) L'ambassadeur ne nomme pas Danès. Il dit simplement que des dix hommes très lettrés qui vont se réunir pour arrêter les arNote 138 · Il n'y a pas dans ses lettres une citation, une phrase latine84. Au lieu de l'expression courante in cauda venenum, elle emploie la forme frNote 139 · Note 87: (retour) L'Heptaméron des nouvelles de Marguerite d'Angoulême reine de Navarre, éd. Benjamin Pifteau, t. I, p. 28-29.Note 140 · Note 88: (retour) Sous le titre: Les Poésies inédites de Catherine de Médicis, Paris, 1885. M. Edouard Frémy a publié, dans une biographie dNote 141 · Note 89: (retour) Augé-Chiquet. La vie, les idées et l'œuvre de Jean Antoine de Baïf, Paris et Toulouse, 1909, p. 303-304.Note 142 · Les grandes affaires de François Ier et les occupations de la Dauphine firent «mectre en obly du tout ceste entreprinse»87. Quel malheur de Note 143 · Catherine venait d'un pays où toutes sortes de poèmes étaient chantés à quatre, cinq, six ou huit voix, que les instruments soutenaient. En Note 144 · Note 90: (retour) Le 141e de la Vulgate est le 142e du Psautier hébreu et huguenot, la Vulgate ayant réuni en un seul les psaumes IX et X duNote 145 · Note 91: (retour) Joannis Calvini Opera quae supersunt omnia, éd. Baum, Cunitz, Reuss, t. XVII, col. 614-615.Note 146 · et il en avait fait lui-même la musique. Catherine choisit le 141e90, dont le traducteur est inconnu:Note 147 · Dans sa douleur de n'avoir pas d'enfant, après neuf ans de mariage, elle recourait à Dieu, comme à l'unique espérance. Mais le chant des PsaNote 148 · Note 92: (retour) Etait-ce la traduction ou des imitations du poète latin faites par des poètes de la Renaissance, ou les Odes même d'HoraceNote 149 · Note 93: (retour) Alberi, Relazioni degli ambasciatori veneti al Senato, serie Ia, Francia, t. IV, p. 47.Note 150 · Catherine, toujours déférente, fit fête aussi aux «chansons folles»92.Note 151 · Ce n'est pas merveille qu'avec cette bonne volonté, elle ait réussi à retourner l'opinion. L'ambassadeur vénitien, Matteo Dandolo, disait daNote 152 · Note 94: (retour) Brantôme, éd. Lalanne, VII, p. 341.Note 153 · Note 95: (retour) Alberi, Relazioni degli ambasciatori veneti al Senato, serie Ia, Francia, t. IV, p. 73.Note 154 · Elle craignait d'être répudiée comme stérile, depuis que son mari avait su par expérience qu'il pouvait avoir des enfants. En 1537, lors de Note 155 · Note 96: (retour) Abel Lefranc, le Platonisme et la littérature en France à l'époque de la Renaissance. Revue d'histoire littéraire, 15 janvNote 156 · Note 97: (retour) Dixième nouvelle, t. I, p. 148, éd. Pifteau. Cf. p. 157 et 158, et comme allusion plus directe à la doctrine platonicienneNote 157 · Note 98: (retour) Sur l'influence de Pétrarque, Vianey, Le Pétrarquisme en France, Montpellier et Paris, 1909, ch. II: à l'École de Bembo etNote 158 · La conception de l'amour dégagé de la servitude des sens, telle que l'expose Phèdre dans le Banquet et l'interprétation que donna Marsile FiNote 159 · Note 99: (retour) Alberi, Relazioni, serie Ia, t. I, p. 243, ou Tommaseo, Relations des ambassadeurs vénitiens, trad. française, (Coll. Doc.Note 160 · Note 100: (retour) Alberi, Relazioni, serie Ia, t. IV, p. 77-78.Note 161 · Note 101: (retour) Id. serie Ia, t. II, p. 437.Note 162 · Voilà la thèse que j'ai fortifiée de mon mieux, comme si je l'avais adoptée. Et voici maintenant les témoins. Les Français sont récusables. Note 163 · Note 102: (retour) Johanna ou Janet Stewart, fille naturelle de Jacques IV d'Écosse et veuve du lord Haut-Chambellan Fleming, avait accompagNote 164 · Note 103: (retour) Cependant l'abbé Pierfitte dit que Nicole de Savigny eut cet enfant d'Henri II avant d'épouser son cousin Jean II de VillNote 165 · C'est probablement la vérité. Henri aimait beaucoup les dames, et se plaisait «à aller au change». Si Brantôme dit vrai, ses nombreuses expéNote 166 · Note 104: (retour) Voir quelques lettres et des vers d'Henri II à Diane de Poitiers dans les Lettres inédites de Dianne de Poytiers, p. p. GNote 167 · Note 105: (retour) Lettre de Saint-Mauris à sa Cour, Revue Hist., t. V, 1877. p. 112.--Contre la «thèse ingénieuse reprise récemment» des amNote 168 · S'il ne l'avait pas aimée d'amour, lui aurait-il écrit pendant qu'elle était absente: «Je croy que pourés asés panser le peu de plésyr que jNote 169 · Note 106: (retour) Lettres de Catherine, t. VIII, p. 181.Note 170 · La principale intéressée, Catherine n'avait aucun doute sur la nature des rapports de son mari avec Diane. Elle dissimula la haine que lui iNote 171 · Note 107: (retour) 7 déc. 1560. Lettres I, p. 568.Note 172 · Note 108: (retour) Saint-Mauris, Revue Hist., t. V, p. 115.Note 173 · Note 109: (retour) Théodore Godefroy, Le Cérémonial françois, t. I, p. 837. Cf. p. 851.Note 174 · Note 110: (retour) Rabelais, La Sciomachie, œuvres complètes, éd. Moland, p 596.Note 175 · Note 111: (retour) On sait que les reines étaient sacrées, quelquefois longtemps après les rois, et non à Reims, mais à Saint-Denis. Le réciNote 176 · Catherine avait pour l'infidèle, son mari et son roi, une tendresse mêlée de respect. Plus tard, au commencement de sa régence, en pleine péNote 177 · Note 112: (retour) Toutefois, il me paraît invraisemblable, malgré l'affirmation de l'agent ferrarais Alvarotti (Romier, t. I, p. 85 et noteNote 178 · Note 113: (retour) Lemonnier, Histoire de France de Lavisse, t. V, 2, p. 145 sq.Note 179 · Note 114: (retour) Metz fut pris le 10 avril, Toul le 13, et Verdun le 2 juin. L'armée royale poussa jusqu'au Rhin, et parut le 3 mai devantNote 180 · Les égards même que la favorite lui montrait ne devaient pas la lui rendre plus chère. Diane s'occupait des enfants royaux comme s'ils étaieNote 181 · Le grand amour de Catherine apparaît surtout dans la correspondance, quand son mari fait campagne. Henri II, à l'exemple de François Ier, s'Note 182 · Note 115: (retour) Guiffrey, Lettres de Diane, p. 96.Note 183 · Note 116: (retour) Romier, qui rapporte cette lettre d'Alvarotti, I, p. 19, note 2, en conclut qu'Henri II entourait se femme de «soins» et Note 184 · La Cour avait suivi de loin. A Joinville, en Champagne, Catherine tomba malade, en fin mars 1552, d'une fièvre pourpre dont elle faillit mouNote 185 · Note 117: (retour) Alberi, Relazioni, serie Ie, t. II, p. 280, ou Tommaseo, I, p. 358.Note 186 · Note 118: (retour) Duféy, Œuvres complètes de Michel de l'Hospital, chancelier de France 4 vol. dont un de planches. Paris, 1824-1825, t. IINote 187 · Pendant cette campagne, et pendant les deux qui suivirent, en 1553 et 1554, le Roi fut souvent absent de la Cour. Catherine alors s'habillaiNote 188 · Note 119: (retour) Sur cette crainte assez inattendue du poison, voir l'explication de G. Guiffrey, Lettres de Diane de Poytiers, p. 101, noNote 189 · Note 120: (retour) Lettres de Catherine de Médicis, t. I, p. 78.Note 190 · Note 121: (retour) Fin août 1553, Lettres, I, p. 50.Note 191 · Note 122: (retour) Fin juillet 1553, Lettres, I, p. 77.Note 192 · La femme et la maîtresse faisaient au Connétable, chef de l'armée, les mêmes recommandations. Veillez sur le Roi, écrit Diane, «car il ly a Note 193 · Note 123: (retour) Lettre écrite entre le 18 et le 25 juin 1552, Lettres, I, p. 66.Note 194 · Note 124: (retour) Ibid. , Voici cette lettre en orthographe moderne: «Mon compère, je vis hier soir ce que [vous] me mandez touchant ma malNote 195 · Mais lui n'est pas à l'unisson. Diane parait informée jour par jour des événements; mais Catherine reste longtemps sans l'être. Elle apprendNote 196 · Note 125: (retour) Lettres, I, p. 75-76, 6 mai 1553.Note 197 · Elle revient plusieurs fois, comme pour s'en bien convaincre elle-même, sur cette assurance où elle est de n'être «jamais esloignée» de sa bNote 198 · Note 126: (retour) En 1548, elle n'avait pas protesté quand Henri II, passant en Piémont, laissa à Mâcon le cardinal de Lorraine, le duc de Note 199 · Note 127: (retour) Ribier, Lettres et mémoires d'Estat des roys, princes, ambassadeurs et autres ministres sous les règnes de François premiNote 200 · Note 128: (retour) Il mourut le 11 novembre 1552. Lettres au Roi dans Ribier, ibid., t. II, p. 387-388, Joinville, 11 avril 1552.Note 201 · Comme elle craint de déplaire! Et cependant, à la même époque, elle montrait quelque velléité de rompre avec ses habitudes d'effacement. EllNote 202 · Note 129: (retour) : Sur cette affaire, voir Ribier, Lettres et Mémoires d'Estat... sous les règnes de Françoys premier, Henry II, Françoys Note 203 · Note 130: (retour) Fin avril 1552, Lettres, I, 52.Note 204 · Note 131: (retour) Autre lettre de fin avril, I, p. 52.Note 205 · Note 132: (retour) 20 mai 1552, Lettres, I, p. 56.Note 206 · Note 133: (retour) Citée par De Cruc, Anne de Montmorency, p. 115, sans indication de date.--Une lettre très ironique du Roi dans Lemonnier,Note 207 · Elle faisait remarquer à du Mortier que Louise de Savoie «eut une ampliation telle que l'on n'y eust sceu rien adjouster; et de plus elle n'Note 208 · Le Connétable répondit qu'il fallait qu'il fût publié. Doucement elle insista «... Quant à set (ce) que me mandès de mon pouvoir, je suys biNote 209 · Et aussitôt elle s'empresse. Elle annonce au Connétable que tous ceux du Conseil ont été d'avis que l'Amiral devait demeurer ici jusqu'à ce Note 210 · Mais, pour tout remerciement, Montmorency la rabroua: «Il me semble estant ledit seigneur (Roy) si prochain de vous qu'il sera doresnavant qNote 211 · Note 134: (retour) «Che ella se ne passava tanto bene, che plu non si poteva imaginare.» Ferrai, Lorenzino de Medici e la Società CortigianaNote 212 · Note 135: (retour) Eletto Palandri, Les négociations politiques et religieuses entre la Toscane et la France à l'Époque de Cosme Ier et de CNote 213 · Note 136: (retour) À Reims, le jour du sacre, l'ambassadeur du duc de Mantoue prit le pas sur celui de Florence. Id. ibid. p. 54-55.Note 214 · Note 137: (retour) Averardo Serristori à Côme, 27 mai 1551, dans Elleto Palandri, Ibid., p. 73. Cf. p. 67.Note 215 · Dans les affaires italiennes, elle montre à la même époque la même volonté d'intervenir. À son départ pour la France, Alexandre de Médicis éNote 216 · François Ier avait gardé rancune à Côme de son bonheur et de ses attaches avec Charles-Quint. Il refusa d'accorder à son ambassadeur la présNote 217 · Note 138: (retour) Desjardins, Négociations diplomatiques de la France avec la Toscane, III, p. 17.Note 218 · Note 139: (retour) Lettres, t. I, p. 12, fin juillet 1545. Il faut entendre: et les choses se seraient passées autrement si j'avais été plusNote 219 · Note 140: (retour) Desjardins, Négociations diplomatiques, III, p. 191.Note 220 · Elle disait, en 1539; à l'un d'eux, l'évêque de Saluces, Alfonso Tornabuoni qu'elle se recommandait à Côme et à la mère de Côme, Maria SalviNote 221 · Note 141: (retour) Romier, I, p. 146 et 147. Cf. Hauvette, Un exilé florentin à la Cour de France: Luigi Alamanni, 1903, p. 137.Note 222 · Note 142: (retour) François Ier avait dressé son camp à Marolles pour secourir Landrecies que Charles Quint assiégeait. Brantôme, t. II, p. Note 223 · Note 143: (retour) Brantôme, Œuvres, éd. Lalanne, II, 269-270. Cf. VI, 163.Note 224 · Elle était entourée de fuorusciti ardents à qui la maison de son maître d'hôtel, le poète Luigi Alamanni, servait de «synagogue». Elle prit Note 225 · Note 144: (retour) Corresp. de Saint-Mauris, ambassadeur de Charles-Quint, Rev. hist, t. V (septembre-décembre 1877), p. 107.Note 226 · Note 145: (retour) Romier, I, p. 230 sqq.Note 227 · Note 146: (retour) Brantôme, t. IV, p. 393.Note 228 · Note 147: (retour) 26 septembre 1551, Lettres, I, 44.Note 229 · Note 148: (retour) Ibid., Cf. I, 46.Note 230 · C'était bien le serviteur qu'il lui fallait, entreprenant et fidèle. Au nom de la liberté, ce fils du vaincu de Montemurlo pouvait soulever Note 231 · La défiance du Connétable parut justifiée par la conduite du frère de Pierre, Léon, qui commandait les galères du Levant. C'était quelques mNote 232 · Note 149: (retour) Lettres, 45 et aussi p. 47.Note 233 · Dans une lettre à Henri II, tout en déclarant que son plus grand désir serait de savoir le coupable noyé, elle ne laissait pas d'indiquer leNote 234 · Note 150: (retour) Desjardins, Négoc., t. III, p. 278.Note 235 · Les fuorusciti s'étaient jetés avec passion dans la guerre de Parme, espérant y entraîner toute la péninsule. Ceux de Florence projetaient dNote 236 · Note 151: (retour) Par une procuration du 28 novembre 1533, Henn II, à la sollicitation de sa femme, l'autorise à vendre, aliéner, engager tNote 237 · Note 152: (retour) : Romier, t. I, p. 418 et notes.Note 238 · Note 153: (retour) Id., I, 428.Note 239 · Mais Henri II, comme on le vit bientôt, jouait double jeu. Quand les Siennois eurent chassé (26 juillet 1552) la garnison espagnole qui, depNote 240 · Note 154: (retour) Lettres, X, p. 13, Villers-Cotterets, 29 septembre 1554. C'est visiblement une lettre écrite en français et traduite en iNote 241 · Note 155: (retour) Courteault, Blaise de Monluc historien, ch. VI: la défense de Sienne, p. 229-298.Note 242 · Note 156: (retour) Romier, I, 522.Note 243 · Mais Strozzi fut vaincu à Marciano (2 août 1554) par les troupes espagnoles, renforcées de celles de Côme, et ces grands espoirs furent détrNote 244 · Catherine put croire encore quelque temps que ses revendications sur Florence et sur le duché d'Urbin resteraient le principal objet de la pNote 245 · Note 157: (retour) Mars 1557, Lettres, X, 17-18. Salviati ne fut fait cardinal que quatre ans après.Note 246 · L'année suivante, Henri II, à la sollicitation du pape Paul IV Carafa et du cardinal-neveu, un condottiere revêtu de la pourpre, recommença Note 247 · Note 158: (retour) Ibid., p. 19.Note 248 · Note 159: (retour) Georges Duruy Le cardinal Carafa, Paris, 1882, App., p 387.Note 249 · Elle se vantait. Depuis la chute de Sienne et l'abandon des projets sur la Toscane, elle ne comptait guère. Mais elle ne se résignait pas à Note 250 · Note 160: (retour) Lettres, t. I, p. 111, 27 octobre 1557.Note 251 · Note 161: (retour) Ibid., p. 112 (décembre).Note 252 · Note 162: (retour) Toutefois il n'est pas croyable qu'elle ait écrit en ce même mois de décembre 1557 à Carafa la lettre publiée au tome X dNote 253 · Quand les Carafa, effrayés par la marche sur Rome du duc d'Albe, vice-roi de Naples, se hâtèrent de traiter avec Philippe II, elle écrivit dNote 254 · Note 163: (retour) Brantôme, t. VII, 348.--Registre des délibérations du Bureau de la Ville de Paris (Publications de la Ville de Paris), t.Note 255 · Note 164: (retour) En décembre 1557, écrivant au roi de Navarre, Antoine de Bourbon, pour le prier de favoriser le mariage de son neveu germNote 256 · Pourtant elle venait d'avoir occasion d'en faire figure. Ce fut quand les Espagnols eurent mis en déroute, devant Saint-Quentin (août 1557),Note 257 · Après cette apparition en pleine lumière, elle s'effaça. Toutes ses pensées ne tendent qu'à complaire au Roi son mari. Elle le suit partout.Note 258 · Note 165: (retour) Alberi, Relazioni, serie Ia, vol. II, p. 400.Note 259 · Exclue du pouvoir, elle entend se réserver le gouvernement de sa famille. Elle était une mère tendre, mais autoritaire, comme on le voit parNote 260 · Note 166: (retour) «Che non sarete mai altro che figlia di un mercante», d'après le nonce Prosper de Sainte-Croix, cité par Chéruel, CatheriNote 261 · Mais l'action de la mère était contrecarrée par celle de la fiancée du Dauphin, Marie Stuart, reine d'Écosse, qui avait été envoyée en FrancNote 262 · Note 167: (retour) Brantôme, Œuvres, éd. Lalanne, t. VII, p. 242.Note 263 · L'année 1559 est la date décisive de sa vie. Elle avait alors quarante ans. Ses traits commençaient à s'empâter; les yeux saillaient à fleurNote 264 · Note 168: (retour) Turin, Quiers, Pignerol, Chivas et Villeneuve d'Ast, Du Mont, Corps diplomatique, t. V, I, p. 39.Note 265 · Note 169: (retour) Dépêche de l'agent ferrarais, Alvarotti, du 18 novembre 1558, citée par Romier, t. II, p. 314, note 1. Mais il n'est pas Note 266 · Note 170: (retour) Lettres de Catherine de Médicis, t. I, p. 120, 25 août 1559.Note 267 · Note 171: (retour) Romier, t. II, p. 374 sqq.Note 268 · La guerre entre la France et l'Espagne, alliée de l'Angleterre, fut close par le traité du Câteau-Cambrésis. Henri gardait Calais que le ducNote 269 · Note 172: (retour) Notice du Dr Lannelongue, dans les Grandes scènes historiques du XVIe siècle. Reproduction fac-simile du Recueil de J. ToNote 270 · À l'occasion des noces, de grandes fêtes furent données à Paris, parmi lesquelles un tournoi. Henri II y porta les couleurs blanches et noirNote 271 · Note 173: (retour) Brantôme, Œuvres, t. VII, p. 398. Cf. le F. Hilarion de Coste, Les Éloges et vies des Reynes, princesses, Dames et demoisNote 272 · La Reine assista, priant et pleurant, à la fin de ce mari tendrement aimé. Elle porta dorénavant le deuil, «et ne se para jamais de mondaineNote 273 · Note 174: (retour) Ils étaient fils de Claude de Guise et d'Antoinette de Bourbon, sœur d'Antoine de Bourbon, roi de Navarre. François lui-mNote 274 · Entre tous les candidats au pouvoir, ce sont les Guise qu'elle aurait élus à défaut d'elle-même. Ils étaient riches et puissants, apparentésNote 275 · Note 175: (retour) Louis Regnier de La Planche, ou l'éditeur de l'Histoire publiée sous son nom. L'ambassadeur vénitien, Giovanni Michieli, Note 276 · Note 176: (retour) Regnier de la Planche, Histoire de l'Estat de France tant de la République que de la religion sous le règne de François INote 277 · Elle était d'accord avec eux pour éloigner au plus vite le tout-puissant favori du feu roi, le Connétable de Montmorency, «qu'elle hayssoit Note 278 · Note 177: (retour) Les raisons contre les princes du sang très bien vues par Regnier de la Planche p. 218.Note 279 · Note 178: (retour) Le comté de Nevers avait été érigé en duché-pairie en janvier 1538; et le duché de Montpensier un mois seulement après (fNote 280 · Note 179: (retour) Il convient d'insister sur cette question des princes du sang, qui est si étroitement mêlée à l'histoire de Catherine de Note 281 · Elle avait autant de raisons que les oncles du Roi d'appréhender d'autres compétiteurs possibles au gouvernement de l'État: les princes du sNote 282 · Depuis la trahison du connétable de Bourbon, François Ier et Henri II, à son exemple, les tenaient dans une sorte de disgrâce et affectaientNote 283 · Mais la nation continuait à révérer ces descendants de saint Louis, souverains en expectative, et qui seraient les rois de demain, si les fiNote 284 · Note 180: (retour) Il en avait un autre, Charles, qui était cardinal et archevêque de Rouen, mauvais théologien, bon amateur d'art et ami peNote 285 · De tout temps, les sires des Fleurs de Lis avaient, en cas de minorité, prétendu et quelquefois réussi à être les tuteurs des rois. Leur droNote 286 · Note 181: (retour) Liste des enfants de Catherine encore vivants en 1559, d'après une note officielle rédigée entre 1561 et 1563 (Louis PariNote 287 · Les Guise, au contraire, mettaient leurs soins à la contenter. Ils obligèrent Diane de Poitiers, bien que leur frère, le duc d'Aumale, eût éNote 288 · Note 182: (retour) Imbart de la Tour, Les Origines de la Réforme. T. III: L'Évangélisme. Paris, 1914. Sur, l'Église de Meaux, voir le chap. Note 289 · La politique religieuse était le grave problème du moment. Comment traiter les dissidents dont le nombre ne cessait d'augmenter malgré les pNote 290 · Note 183: (retour) L'Histoire ecclésiastique, dit: «Qu'encores que le corps de Jésus-Christ soit maintenan au ciel et non ailleurs, ce nonobNote 291 · Ce n'est pas par l'originalité de la doctrine que se distingue Calvin, bien qu'il donne cette impression par la rigueur de sa logique. Venu Note 292 · Note 184: (retour) Lemonnier, Histoire de France de Lavisse, t. V, 2, p. 183 sqq. Une forte analyse de la doctrine de Calvin, dans Faguet, SNote 293 · Le modèle qu'à Genève il en a donné est marqué de son empreinte austère. La hiérarchie que Luther maintenait a disparu: point d'évêques; desNote 294 · Note 185: (retour) Lemonnier, Histoire de France, Lavisse, t. V, 2, p. 230-237.Note 295 · Note 186: (retour) Le ministre Macar à Calvin, 22 mai 1558, Opera Omnia, XVII, Col. 179. La Place, p. 9 et 10. Hist. ecclés., I, p. 168-169.Note 296 · Note 187: (retour) Lemonnier, Histoire de France, t. V, 2, p. 240-242.--Cf. sur toute cette affaire, Romier, t. II, p. 282-286, d'après AlvaNote 297 · Note 188: (retour) Romier, t. II, p. 272-278.Note 298 · L'effort d'Henri II s'était brisé contre ce bloc compact de fidèles unis par la communauté de croyance et la passion de la vérité. Au cours Note 299 · La «Réforme» avait des adhérents dans toutes les classes. Elle tentait les hommes que les abus et les superstitions de l'Église établie dégoNote 300 · Note 189: (retour) Mémoires de Condé, I, p. 217.Note 301 · Note 190: (retour) Ibid., p. 220-221.Note 302 · Note 191: (retour) Histoire ecclésiastique des églises réformées, t. I, 223-224. De La Place, De l'estat de la religion et république (éd. BNote 303 · Henri II renvoya bien vite Antoine de Bourbon en son royaume pyrénéen. Irrité, dit-on, de ce pullulement d'hérétiques, il se serait hâté de Note 304 · Note 192: (retour) Interrogatoires de Du Bourg et des autres conseillers, Mémoires de Condé, t. I, p. 224-246.Note 305 · Deux mois après, il était mort, et François II lui succédait. Les réformés comptaient que le changement de règne amènerait un changement de Note 306 · Note 193: (retour) 193: La traduction en français du Nouveau Testament, par Lefèvre d'Etaples, parut en 1523. Le Trésor des Saints Livres, dNote 307 · Le bruit courait qu'elle n'était pas «ennemie de la religion». Elle aimait tendrement Marguerite de France, la nouvelle duchesse de Savoie, Note 308 · Note 194: (retour) Les références dans Calvin, Opera Omnia, t. XVI, col. 602 et 603, note. Ajouter La Place, Commentaires, p. 4.--Romier, t.Note 309 · Note 195: (retour) [Jean Crespin], Histoire des martyrs persecutez et mis à mort pour la vérité de l'Évangile depuis le temps des Apostres jNote 310 · Note 196: (retour) Lettres de Catherine, X, 509, note 9, et 510, note 8.Note 311 · Note 197: (retour) Les ministres Farel, Bèze et Carmel, sollicitant le Conseil de Berne d'intervenir au nom des Cantons auprès d'Henri II enNote 312 · Cette crise de religiosité avait été courte, mais on voulait croire à un sentiment profond, refoulé par les attraits du monde, et qui, à la Note 313 · Note 198: (retour) Regnier de La Planche, Histoire de l'estat de France... sous le règne de François II, éd. Buchon (Panthéon littéraire), pNote 314 · Note 199: (retour) Seconde lettre des fidèles: Morel à Calvin, 3 août 1559. Calvini Opera Omnia, XVII, col. 591. Réponse de la Reine: Morel Note 315 · Les réformés interprétaient ce mouvement de compassion comme une marque de sympathie pour leurs croyances. Ainsi peut-on s'expliquer que danNote 316 · Les réformés insistèrent. Ils tremblaient pour Du Bourg et les autres conseillers dont le cardinal de Lorraine hâtait la condamnation. QuelqNote 317 · Note 200: (retour) Calvini Opera Omnia, t. XVII, col. 597, 15 août.Note 318 · Note 201: (retour) Cette lettre est antérieure au 15 août, comme on peut le voir d'après la lettre de Morel à Calvin où il en est fait mentiNote 319 · Note 202: (retour) Regnier de La Planche, p. 220.Note 320 · Mais elle entendait rester juge du mode et de l'heure de son intervention. Les suppliants apprirent avec colère qu'elle avait d'autres affaiNote 321 · Note 203: (retour) Regnier de La Planche, p. 222-223.Note 322 · Note 204: (retour) Une déclaration datée de Villers-Cotterets, 4 septembre 1559, et enregistrée au Parlement le 23 décembre, ordonna de raseNote 323 · Note 205: (retour) Regnier de La Planche, p. 223-225.Note 324 · Note 206: (retour) Lettre de Morel à Calvin du 11 septembre, (Calvini Opera Omnia, XVII, col. 634-635). Antoine de Chandieu, seigneur de la Note 325 · À ce moment les Guise frappèrent un grand coup. Instruits par des apostats du nom et des lieux de réunion des religionnaires, ils mobilisèreNote 326 · Note 207: (retour) Morel, 11 septembre, Calvini Opera, XVII, col. 635.Note 327 · Note 208: (retour) Calvini, XVII, col. 618.Note 328 · Note 209: (retour) Regnier de La Planche, p. 212.Note 329 · Mme de Roye expédia immédiatement un courrier aux fidèles de Paris, les exhortant à ne pas laisser échapper cette occasion d'entrer en relatNote 330 · Ce n'était pas uniquement pour des raisons religieuses que Catherine désirait se rencontrer avec ce pasteur gentilhomme. Elle savait la sympNote 331 · Note 210: (retour) Regnier de La Planche, p. 220, dit cependant que ce jour-là elle en fut empêchée par la visite de plusieurs cardinaux et Note 332 · Note 211: (retour) Ordonnance du 14 juillet 1559; de Ruble, Antoine de Bourbon et Jeanne d'Albret, t. II, p. 127. Brantôme t. IV, p. 224.Note 333 · Mais, après réflexion, elle n'osa pas ou ne voulut pas lui faire signe210. Écouter un représentant des doctrines nouvelles, c'était prendre Note 334 · Note 212: (retour) 16 avril (?) 1561, Opera Omnia, XVIII, col. 425-431. Ce «quelqu'un» n'est pas La Renaudie, qui, quelque temps après, allaNote 335 · Note 213: (retour) Calvini Opera Omnia, XVIII, col. 425-426.--Sur l'opinion de Calvin, voir Mignet, Journal des savants, 1857, p. 95.Note 336 · L'alliance des mécontents politiques et des novateurs religieux se fit sur la question des droits des princes du sang. Les ennemis des GuiseNote 337 · Note 214: (retour) Calvin à Pierre Martyr, mai 1560, Opera Omnia, XVIII, col. 82 et les notes. Cf. Regnier de La Planche, p. 237.Note 338 · Il y avait des casuistes qui, comme le jurisconsulte François Hotman, estimaient que le consentement d'un seul prince du sang autorisait l'iNote 339 · Note 215: (retour) De Ruble, Antoine de Bourbon et Jeanne d'Albret, t. II, p. 41-45 et p. 58.Note 340 · L'opposition désespérait d'Antoine de Bourbon. Après l'assemblée de Vendôme, il n'avait paru à la Cour que pour s'y faire bafouer. À Saint-GNote 341 · Note 216: (retour) Regnier de La Planche, p. 237-238.--Paillard, Additions critiques à l'histoire de la Conjuration d'Amboise, Revue historiNote 342 · Mais Condé agissait pour lui ou sans lui. Il faisait instruire mystérieusement le procès des Guise, et, comme bien l'on pense, «l'informatioNote 343 · Note 217: (retour) La chronologie des révélations est difficile à établir. Voir Paillard, Additions critiques à l'histoire de la conjurationNote 344 · Note 218: (retour) Histoire ecclésiastique des Églises réformées du royaume de France, éd. nouvelle par Baum et Cunitz, 1883, I, p. 294-298.Note 345 · Le secret du complot, si bien gardé qu'il fût, transpira. Le 12 février les Guise eurent un premier avertissement, vague d'ailleurs, donné pNote 346 · Note 219: (retour) Regnier de La Planche p. 247.Note 347 · Note 220: (retour) Erichs Marcks, Gaspard von Coligny, I, 1893, p. 350.Note 348 · Note 221: (retour) Regnier de La Planche, p. 247.Note 349 · Note 222: (retour) Fontanon, Les Edicts et Ordonnances des roys de France, 1611, t. IV, p. 263-264.Note 350 · Note 223: (retour) Journal de Pierre (lisez Nicolas) Bruslart, dans Mémoires de Condé, I, p. 9.Note 351 · Les Guise, pensant avec raison que les «belîtres», dont on leur dénonçait l'entreprise, ne pouvaient être que les prête-noms de tout autres Note 352 · Note 224: (retour) Regnier de La Planche, p. 257, 265, 266. Regnier de La Planche ou plutôt l'Histoire publiée sous son nom ne veut pas que Note 353 · C'était l'entrée en scène de Catherine et la première manifestation publique d'une politique personnelle. Mais les concessions venaient tropNote 354 · Note 225: (retour) Fontanon, Les Edits et Ordonnances des roys de France, éd. 1611, t. IV, p. 229-230.Note 355 · L'Édit de Romorantin (mai 1560), qu'elle a certainement inspiré, remettait le jugement du crime d'hérésie aux évêques, et la punition des asNote 356 · Note 226: (retour) Regnier de La Planche, p. 298-299.Note 357 · Note 227: (retour) Et non de l'Assomption, comme dit le texte imprimé de Regnier de La Planche, p. 302. Cf. p. 304, les faits qui permettentNote 358 · Elle cherchait en même temps à renouer avec les réformés, qui, depuis le «Tumulte», avaient laissé tomber les relations. Elle dépêcha donc àNote 359 · Ils dressèrent alors pour elle une belle remontrance sous le nom emprunté de Théophile, que Le Camus, fils de son ancien pelletier, lui fit Note 360 · Note 228: (retour) Analyse du Théophile, dans Regnier de La Planche, p. 299-302.Note 361 · C'est ce que la Reine-mère «devoit bien considérer et penser en elle-mesme à la conséquence où pourroyent tomber ces désespérées entreprinseNote 362 · Note 229: (retour) Regnier de La Planche, p. 304.Note 363 · Catherine n'était pas brave, et vite elle abandonnait les gens qui la compromettaient. D'ailleurs l'insistance des réformés à mettre en avanNote 364 · Note 230 (retour) Saint-Léger (Seine-et-Oise), est à 12 kilomètres de Rambouillet; les rois de France y avaient une résidence, au milieu de Note 365 · Note 231: (retour) Elle n'est probablement pas de lui, au moins en entier. Il ne s'appellerait pas lui-même (éd. Buchon, p. 316) «un certainNote 366 · Il importait beaucoup à Catherine de savoir si les «connétablistes» s'accordaient avec les réformés sur cette question des princes du sang. Note 367 · Note 232: (retour) Regnier de La Planche, p. 316-318.Note 368 · Le cardinal de Lorraine avait entendu cette attaque contre sa maison, «caché derrière la tapisserie». La Planche fut «renvoyé disner», puis Note 369 · Note 233: (retour) Pierre de La Place, Commentaires de l'estat de la religion et république sous les roys Henri et François seconds et CharlNote 370 · Note 234: (retour) Regnier de La Planche, p. 305.Note 371 · L'assemblée s'ouvrit le 21 août, «en la chambre de la Reine-mère», sous la présidence du jeune Roi. Catherine pria les personnages «que le RNote 372 · Le nouveau chancelier, Michel de l'Hôpital, ancien conseiller au Parlement de Paris et ancien Président de la Chambre des comptes, était uneNote 373 · Note 235: (retour) P. de La Place, p. 54-55, résume les deux requêtes sans les distinguer.Note 374 · Note 236: (retour) L'adresse à la Reine est dans les Mémoires de Condé, II p. 647-648.Note 375 · Le 23, François II se disposait à prendre les avis, et «... comme il eust commandé d'opiner à l'évêque de Valence», Monluc, le dernier en daNote 376 · Note 237: (retour) Le discours de Monluc, dans La Place, p. 55-58.Note 377 · Après ce coup de théâtre, l'évêque de Valence, Monluc, «personnage de grand sçavoir et littérature, mesme ès lettres saintes», parla, en homNote 378 · Note 238: (retour) Cf. sur le revirement de Marillac, connu jusque-là pour un partisan des Guise, Pierre de Vaissière, Charles de Marillac, Note 379 · Note 239: (retour) Regnier de La Planche, p. 357.Note 380 · Mais l'archevêque de Vienne, Marillac, parla, lui, avec une hardiesse qu'on n'aurait pas attendue d'un client des Guise, mais qui cependant Note 381 · Note 240: (retour) [De Mayer], Des États généraux et autres Assemblées nationales, t. X, p. 306-307.--La Place, p. 66-68.Note 382 · L'Amiral, qui décidément se posait en porte-parole des réformés, attaqua vivement la politique religieuse et le gouvernement des Guise. Le DNote 383 · Note 241: (retour) Regnier de La Planche, p. 313-314.Note 384 · La Reine-mère avait pris une telle importance que l'Amiral et quelques grands seigneurs en qui elle se fiait la sollicitèrent de se saisir dNote 385 · Note 242: (retour) Coligny n'assistait pas, comme on l'a vu, à la réunion de Vendôme, Erichs Marcks, Gaspard von Coligny, 1893, t. I, p. 350Note 386 · Note 243: (retour) Aussi approuva-t-elle, si elle ne l'inspira pas, la réfutation de la thèse des protestants par Jean du Tillet, greffier eNote 387 · Note 244: (retour) Bèze partit pour Nérac le 10 juillet (1560) (Calvini Opera Omnia, t. XVIII, col. 98, note 5). Il y était à la fin de juilNote 388 · Il n'est pas imaginable combien les protestants, à part quelques hommes comme Coligny242, se souciaient peu de la gagner. Ils la pressaient Note 389 · Pour entraîner Antoine de Bourbon, qui suivant son habitude atermoyait, les représentants des Églises tinrent à Nérac une sorte de grand conNote 390 · Note 245: (retour) De Ruble, t. II, p. 336-337, prête peut-être au roi de Navarre des desseins sans proportion avec son intelligence et son Note 391 · Note 246: (retour) Regnier de La Planche, p. 345-346.Note 392 · En même temps, la guerre civile commençait. Un des hommes d'épée les plus remuants du parti, Maligny le jeune, s'empara de Lyon, la capitaleNote 393 · Note 247: (retour) Voir ci-dessous, p. 207-208.Note 394 · Note 248: (retour) De Ruble, t. II, p. 361 et 363.Note 395 · Note 249: (retour) Lettres, t. I, p. 347.Note 396 · Note 250: (retour) 250: Louis Paris, Négociations...relatives au règne de François II, p. 577.Note 397 · La Reine-mère, à qui François de Vendôme était particulièrement agréable247, approuva l'arrestation. Épouvantée de ces bruits d'armes, dégoûNote 398 · Note 251: (retour) Comte J. Delaborde, Éléonore de Roye, p. 68; De Ruble, Antoine de Bourbon et Jeanne d'Albret, t. II, 1882, p. 370.Note 399 · Note 252: (retour) Lettres, I, p. 150 (17 octobre 1560).Note 400 · Le roi de Navarre, forcé de choisir entre l'obéissance et la révolte et menacé d'être pris à dos par les miliciens de la Navarre espagnole, Note 401 · Note 253: (retour) Le procès de Condé dans le Comte Delaborde, Éléonore de Roye, p. 81-92.Note 402 · Note 254: (retour) Lettres de Catherine, t. I, p. 153.Note 403 · La santé de François II, qui n'avait jamais été bonne, était à ce moment encore plus mauvaise; de là leurs inquiétudes et leur passion contrNote 404 · Note 255: (retour) De Ruble, Antoine de Bourbon et Jeanne d'Albret, t. II, 1882, p. 417-418.Note 405 · Note 256: (retour) Ibid., p. 419.Note 406 · Note 257: (retour) Regnier de La Planche, p. 401.Note 407 · Note 258: (retour) C'est ce que raconte de Thon, Histoire, Londres, 1734, liv. XXVI, t. III, p. 373-374.Note 408 · Elle se ménageait même un recours du côté du roi de Navarre. Un jour qu'Antoine de Bourbon, ému du danger de son frère, rappelait dans une sNote 409 · Note 259: (retour) : De Ruble, t. II, p. 434 ne soupçonne pas le jeu.Note 410 · Note 260: (retour) Regnier de La Planche, p. 415-417. D'après cet historien (p. 416), le Roi lui-même, trois jours avant sa mort, aurait décNote 411 · Elle conduisit l'affaire habilement. Plusieurs fois elle déclara de façon à être entendue qu'elle se procurerait le pouvoir à tout prix. PuiNote 412 · Note 261: (retour) Catherine de Médicis n'a pas eu en titre la régence que les États généraux, comme on le verra plus loin, auraient été pluNote 413 · Note 262: (retour) Les États de 1506 sous Louis XII et de 1558 sous Henri II ne sont pas de véritables États généraux. En 1506 les députés dNote 414 · Note 263: (retour) 2 décembre 1560. Lettres de Catherine, I, p. 568, ou I. p. 158.Note 415 · Catherine prenait le gouvernement dans des conditions difficiles: un roi enfant, des États généraux réunis (après environ quatre-vingts ans Note 416 · Note 264: (retour) On en trouvera la liste dans [Lalourcé et Duval], Recueils des cahiers généraux des trois ordres, t. I, p. 176-177. NaturNote 417 · Les États généraux, élus du vivant de François II, se réunirent à Orléans cinq jours après sa mort. C'était la première fois depuis 1484 queNote 418 · Note 265: (retour) Le discours dans Duféy, Œuvres complètes de l'Hôpital, t. I, p. 403 sqq., et dans [Lalourcé et Duval], Recueil de pièces Note 419 · Le chancelier Michel de l'Hôpital était lui aussi partisan de la conciliation. Dans la séance royale d'ouverture des États, le 13 décembre, Note 420 · Note 266: (retour) Œuvres complètes de Michel de l'Hôpital, chancelier de France, publiées par Duféy, t. I, 1824, p. 403.Note 421 · Note 267: (retour) Histoire ecclésiastique, I, p. 426.Note 422 · Mais contre «aulcuns» «qu'on ne peut contenter et qui ne demandent que troubles, tumultes, et confusions», le Roi déploiera à l'avenir touteNote 423 · Les réformés ardents s'indignèrent que le Chancelier les eût accusés de vouloir «planter leur religion avec espées et pistoles». Mais pourtaNote 424 · Note 268: (retour) Dupuy, Traité de la majorité des rois, 1655, Preuves, p. 353-354.Note 425 · Note 269: (retour) Lettres de Catherine, t. I, p. 569, 19 déc. 1560.Note 426 · Aussi poussaient-ils Antoine de Bourbon, l'espoir des Églises, à disputer à Catherine la première place. C'est à lui et non à elle que les oNote 427 · Note 270: (retour) Lalourcé et Duval, Recueil de pièces, I. p. 220-221.Note 428 · Note 271: (retour) Pierre de La Place, Commentaires de l'estat de la religion et république soubs les roys Henry et François seconds et CharNote 429 · La Régente avait hâte de se débarrasser d'eux. Le 1er janvier 1561, elle mena Charles IX et la Cour entendre leurs réponses au programme expNote 430 · Note 272: (retour) Mémoires de Condé, II, p. 268 et 271. Cf. Joannis Calvini Opera omnia, t. xviii, col. 360 et les notes 8 et 9.Note 431 · Note 273: (retour) Lettres, I, p. 577-578, 31 janvier 1561.Note 432 · De l'hostilité des ordres laïques contre l'ordre ecclésiastique, le gouvernement profita pour adoucir le sort des réformés. Des lettres de cNote 433 · Note 274: (retour) 3 mars 1561, Lettres, I, 586. De Ruble, Antoine de Bourbon et Jeanne d'Albret, t. III, p. 55-56.Note 434 · Note 275: (retour) Lettres, t.I, p. 171, mars 1561.Note 435 · Note 276: (retour) De Ruble, ibid., t. III, p. 61. L'instruction dura plusieurs mois et le Prince fut déclaré innocent (13 juin).Note 436 · Le Premier Prince du sang constatait avec humeur qu'elle ne lui laissait aucun pouvoir effectif; il lui reprochait aussi de ménager les LorrNote 437 · Note 278: (retour) Lettre à la reine d'Espagne (avril 1561), Lettres, I, p. 593.Note 438 · Note 279: (retour) Sur les causes du revirement du Connétable, voir La Place Commentaires de l'estat de la religion et république, liv. V, éNote 439 · Note 280: (retour) Comte J. Delaborde, Gaspard de Coligny, amiral de France, t. I, 1879, p. 504.--De Ruble, Antoine de Bourbon et Jeanne d'ANote 440 · L'élévation du chef des réformés à la lieutenance générale indisposa les Guise qui, en attendant le sacre, se retirèrent en leurs maisons. CNote 441 · Note 281: (retour) L'Édit dans Mémoires de Condé, t. II, p. 334 sqq; les remontrances du Parlement, ibid., t. II, p. 352 et La Place, p. 124Note 442 · Le gouvernement crut couper court aux violences par l'édit du 19 avril qui défendait d'employer les termes injurieux de huguenots et de papiNote 443 · Note 282: (retour) Lettre du 27 avril 1561, Lettres, I, p. 193.Note 444 · Note 283: (retour) : La Place, De l'estat de la religion, etc., éd. Buchon, p. 127.Note 445 · L'Édit du 19 avril n'autorisait pas les prêches en privé, mais Catherine invitait le procureur général Bourdin à «ne pas trop curieusement rNote 446 · Mais les chefs catholiques répliquèrent. Lors de la cérémonie du sacre (15 mai 1561), le cardinal de Lorraine, archevêque de Reims, déclara Note 447 · Note 284: (retour) Instruction de Don Juan Manrique de Lara, du 4 Janvier 1561, dans Lettres, I, p. 168, note.Note 448 · Note 285: (retour) 3 mars 1561, Lettres, I, p. 587.Note 449 · Note 286: (retour) Mars 1561, Lettres, I, p. 581.Note 450 · Note 287: (retour) Mai 1561, Lettres, I, p. 597.Note 451 · D'Espagne lui venaient de sévères avertissements. Un envoyé extraordinaire de Philippe II, Don Juan Manrique de Lara, lui avait apporté, aveNote 452 · Note 288: (retour) «Qui fust heun vous mesme», Lettres, I, p. 576, fin janvier 1561.Note 453 · Note 289: (retour) Fin janvier 1561, Lettres, I, p. 576.Note 454 · Elle avait d'autres raisons d'en vouloir aux Guise. Ne prétendaient-ils pas marier leur nièce, Marie Stuart, une veuve, à Don Carlos, fils uNote 455 · Note 290: (retour) Catherine à Élisabeth du 21 avril, Lettres, I, p. 189.Note 456 · Le gouvernement espagnol était bien résolu à ne faire ni cadeaux ni mariages, uniquement pour complaire à Catherine, mais il se gardait de dNote 457 · Note 291: (retour) La «grande consultation» de la Cour de Paris avait été précédée de dix jours de conférences juridico-théologiques entre lNote 458 · La Régente décida de faire de nouvelles concessions, mais de ne pas en prendre seule la responsabilité. A Reims, le Cardinal de Lorraine, apNote 459 · Note 292: (retour) Édit du 30 juillet dans Fontanon, Edicts et Ordonnances des rois de France, éd. 1611 t. IV, p. 264-265.Note 460 · Conformément au vœu que la Reine avait provoqué, le Chancelier dressa l'Édit de juillet (1561), qui interdisait l'exercice public ou privé dNote 461 · Note 293: (retour) Comte J. Delaborde, Les protestans à la Cour de Saint-Germain, lors du colloque de Poissy, 1874, p. 79.Note 462 · Note 294: (retour) Mémoires de Condé, t. II, p. 13 et 16, 31 août 1561.Note 463 · Note 295: (retour) 2 septembre 1561, Lettres, I, p. 233-234.Note 464 · D'ailleurs le gouvernement, avec une inconséquence généreuse, se disposait à violer l'Édit qu'il venait de publier. Le ministre Merlin écrivNote 465 · Note 296: (retour) Sur la «similitude» du roi de Navarre avec David, voir une lettre de Renée de France, duchesse de Ferrare, Opera Calvini,Note 466 · Note 297: (retour) La Place, p. 146.Note 467 · Note 298: (retour) La ville de Paris faisait office de banque d'émission et recevait de l'État, pour le paiement des arrérages, la dispositiNote 468 · Note 299: (retour) Louis Serbat, Les assemblées du clergé de France, Paris, 1906, p. 36.Note 469 · La plupart des huguenots ne savaient aucun gré à Catherine de ses complaisances. Ils avaient si vivement mené la campagne aux élections de mNote 470 · Note 300: (retour) Lalourcé et Duval, Recueil de pièces..., t. I, p. 58-59.Note 471 · Catherine poursuivait un plus grand objet. La coexistence de deux religions dans le même État apparaissait aux croyants de cette époque commNote 472 · Note 301: (retour) «Le miroir de lame pecheresse, ouquel elle recongnoit ses faultes et pechez aussi les graces et benefices a elle faicts pNote 473 · Note 302: (retour) Histoire ecclésiastique des Églises réformées, I, p. 522-523.Note 474 · Elle ne savait pas qu'au jugement d'un croyant le moindre désaccord est capital, puisqu'il y va du salut éternel. Catholique de naissance etNote 475 · Note 303: (retour) Bèze, dans la lettre à Calvin du 25 août, Calvini Opera Omnia, t. XVIII, col. 631-632, se contente de dire qu'il lui déclNote 476 · Note 304: (retour) Lettre de Bèze dans les Calvini Opera Omnia, XVIII, col. 63-633. La lettre est en français et toutefois cette phrase adreNote 477 · Sur l'invitation du roi de Navarre, les Églises réformées de France avaient député à Poissy, entre autres représentants, des ministres chargNote 478 · Note 305: (retour) Bèze à Calvin, 25 août 1561, Calvini Opera omnia, t. XVIII, col. 631.Note 479 · Note 306: (retour) Histoire ecclésiastique, t. I, p. 553-555.Note 480 · Note 307: (retour) Sur le colloque, ajouter aux références indiquées par La Ferrière, Lettres de Catherine, I, 238, De Ruble, Le Colloque deNote 481 · Note 308: (retour) Le discours de Bèze dans Calvini Opera omnia, XVIII, col. 688-702.Note 482 · Note 309: (retour) Ibid., col. 699.Note 483 · Note 310: (retour) Relation de Claude Despence, un des docteurs catholiques insérée par De Ruble dans les Mémoires de la Société de l'HistoiNote 484 · Mais elle se faisait illusion. Catholiques et réformés avaient même fin qui était de détruire l'Église rivale. Bèze remontrait à Condé, le jNote 485 · Le clergé catholique n'admettait point d'égalité. Il attendit les défenseurs de l'hérésie dans le réfectoire des nonnains de Poissy, lieu orNote 486 · Théodore de Bèze exposa la doctrine de l'Église réformée308. Il dit en quoi elle s'accordait avec celle de l'Église romaine, en quoi elle s'Note 487 · Note 311: (retour) Calvini Opera omnia, t. XVIII, col. 703.Note 488 · Note 312: (retour) Lettres, t. I, p. 608, 14 septembre.Note 489 · Note 313: (retour) Luther, en effet, admettait comme les catholiques la présence réelle de Jésus-Christ dans l'Eucharistie, sous les espècesNote 490 · Note 314: (retour) Histoire ecclésiastique, T. I, p. 160.--La Place, p. 176.Note 491 · Note 315: (retour) Relation de Claude Despence, Mémoires de la Société de l'Histoire de Paris, XVI, p. 39.Note 492 · Le lendemain Bèze lui écrivit pour s'expliquer. On accusait à tort les réformés de vouloir «forclorre (mettre hors) Iesus Christ de la Cene,Note 493 · Bèze aurait voulu répondre, mais on ne le lui permit pas. C'en était fait des tentatives d'union. L'arrivée d'un légat, le cardinal de FerraNote 494 · Note 316: (retour) Lettres de Catherine, t. I, Introd., p. cviii et cix.Note 495 · Note 317: (retour) Elle n'abjura publiquement la religion romaine qu'à la Cène de Noël 1561, à Pau; mais déjà en avril 1561 elle envoyait unNote 496 · Peut-être aussi a-t-elle pu croire que l'avenir était à la cause de la Réforme et a-t-elle voulu s'y ménager la première place. Les progrès Note 497 · Note 318: (retour) Claude Haton, curé de Provins, Mémoires (1553-1582), publiés par Félix Bourquelot (Coll. des Doc. inédits), 1857, t. I, pNote 498 · Note 319: (retour) De Ruble, Mémoires de la Société de l'Histoire de Paris, t. XVI, p. 8.Note 499 · Note 320: (retour) Calvini Opera omnnia, t. XVIII, col. 722.Note 500 · Note 321: (retour) Ibid., col. 725.Note 501 · Note 322: (retour) À Calvin, ibid., t. XIX, col 97.Note 502 · Note 323: (retour) Ibid., col. 88.Note 503 · Note 324: (retour) Languet, Arcana, liv. II, p. 155. Journal de Bruslart, Mémoires de Condé, I, p. 59.Note 504 · Note 325: (retour) Bèze à Calvin, 4 nov., Calvini Opera omnnia, t. XIX, col. 96-98.Note 505 · Note 326: (retour) 9 novembre, ibid., col. 109.Note 506 · Note 327: (retour) Ibid., col. 141, 29 novembre 1561.Note 507 · Note 328: (retour) Calvin qualifie le début du discours de L'Hôpital à l'assemblée de Fontainebleau de «Præfatio adulationis putidæ» (PréfacNote 508 · Faut-il y ajouter l'action d'un homme? Bèze, on l'a vu, était un prêcheur éloquent. Son exposition débarrassée du fatras scolastique, alerteNote 509 · Note 329: (retour) Lettre de l'ambassadeur de France en Espagne à Catherine du 30 octobre 1561, Lettres, t. I, p. 601, note.Note 510 · Note 330: (retour) Réponse de la reine d'Espagne à une lettre de Catherine de juillet 1561, Lettres, t. I, p. 600 note.Note 511 · Note 331: (retour) Voir les réserves que fait Noël Valois dans le Projet d'enlèvement d'un enfant de France, (Bibliothèque de l'École des ChNote 512 · Note 332: (retour) Lettres, t. I, p. 245-246, et la lettre de l'évêque de Limoges, ibid., p. 250.Note 513 · Philippe II s'irritait de tant de complaisances, persuadé qu'une mutation de religion en France tendait «à la destruction et brouillerie de Note 514 · Note 333: (retour) A l'évêque de Limoges, Lettres, t. I, p. 253 et surtout p. 267 (4 janvier 1562).Note 515 · Note 334: (retour) Lettres, t. I, p. 252, novembre 1561.Note 516 · En même temps les nouvelles des Pays-Bas, d'Allemagne, de Rome, annonçaient une guerre prochaine entre la France et l'Espagne. Catherine étaNote 517 · Note 335: (retour) Lettre du 28 novembre 1561, Lettres, I, p. 612.Note 518 · Note 336: (retour) Calvini Opera omnia, XIX, col. 131.Note 519 · Note 337: (retour) Mémoires et lettres de Marguerite de Valois, publiées par Guessard, Paris, 1842, p. 6.Note 520 · Note 338: (retour) Lettre de Prosper de Sainte-Croix, du 15 novembre 1561, dans Aymon, Tous les synodes, I, p. 15.Note 521 · Elle se montrait toujours plus indocile aux conseils, ou, si elle en demandait, c'était en faisant ses conditions. «Cella s'entend autre advNote 522 · Note 339: (retour) Conversation racontée par Jeanne d'Albret à Throcmorton, ambassadeur d'Angleterre en France et rapportée par celui-ci à sNote 523 · Note 340: (retour) Calvini Opera omnia, t. XIX, col. 178, 16 décembre 1561.Note 524 · Note 341: (retour) Lettres, I, p. 612.Note 525 · Un jour, probablement de novembre aussi, Charles IX, causant avec la très huguenote Jeanne d'Albret, s'étonna que le roi de Navarre le suivîNote 526 · Catherine allait emportée par son élan, mais elle commençait à s'effrayer de son audace. Dans une lettre écrite à sa fille, la reine d'EspagNote 527 · Note 342: (retour) Lettre de Bèze à Calvin du 6 janvier 1562, Calvini Opera omnia, XIX, col. 238-239.--Histoire ecclésiastique, I, p. 168. LNote 528 · Bèze, qui s'était prononcé contre ce projet de dénombrement pour des raisons qu'il ne nous a pas dites, reconnaissait toutefois que les caloNote 529 · Note 343: (retour) Sur l'anarchie en Guyenne, voir Courteault, Blaise de Monluc, historien, 1908, p. 402. Courteault place le massacre de CaNote 530 · Cet appel à l'aide était grave; il encourageait la minorité dissidente à s'armer, il surexcitait les craintes de la majorité catholique. DanNote 531 · Note 344: (retour) Il y a deux textes de ce discours, l'un dans Aymon, Tous les synodes nationaux des églises réformées de France, La Haye, Note 532 · Note 345: (retour) Mémoires de Condé, II, p. 612.Note 533 · La Reine-mère était bien obligée de reconnaître que «les troubles et séditions» s'étaient, «au lieu de s'apaiser, de beaucoup augmentés en dNote 534 · Note 346: (retour) Languet, Arcana, liv. II, p. 195.Note 535 · Note 347: (retour) Et non la reine de Navarre, Jeanne d'Albret, comme l'imagine sottement le traducteur des lettres du nonce Prosper de SainNote 536 · Note 348: (retour) Lettre du 5 février 1562, Aymon, Tous les synodes, I, p. 43.Note 537 · Note 349: (retour) Mémoires de Condé, t. III, p. 10-11.Note 538 · Les débats furent vifs et parfois même violents (7-15 janvier 1562). Au vote, sur 49 opinants, 22 furent d'avis d'accorder des temples aux rNote 539 · Note 350: (retour) Ce récit de l'entrevue de la Reine-mère et de Chantonnay (Mémoires de Condé, t. II p. 601), n'a pas été vraisemblablementNote 540 · Note 351: (retour) Mémoires de Condé, t. II, p. 603.Note 541 · Note 352: (retour) Lettres, I, p. 265.Note 542 · Elle avait proclamé son orthodoxie, au risque d'inquiéter les dissidents, pour faire accepter aux catholiques ce régime de demi-tolérance. MNote 543 · Note 353: (retour) Baronii, Raynaldi et Laderchi, Annales ecclesiastici, éd. de 1879, Bar-le-Duc et Paris, t. XXXIV, p. 178, lettre du cardiNote 544 · Note 354: (retour) Histoire ecclésiastique, I, p. 692.--Lettre de Bèze à Calvin, 1er février 1562, Calvini Opera omnia, XIX, col. 273-275.Note 545 · Mais que cette explication soit ou non sincère, qu'elle agisse par politique ou par dégoût de la violence, on se prend à l'admirer de suivreNote 546 · Note 355: (retour) La défection définitive de Antoine de Bourbon a suivi l'Édit de janvier, Histoire ecclésiastique, I, p. 688.Note 547 · Note 356: (retour) Calvini Opera Omnia, XIX, col. 275.Note 548 · Note 357: (retour) Ibid., col. 299.Note 549 · Note 358: (retour) Ibid., col. 275. Bèze a cancellé dans ses lettres manuscrites, et par conséquent les anciennes édition ne portent pas lesNote 550 · Note 359: (retour) Lettre de Chantonnay, ambassadeur d'Espagne en France, du 3 février 1562, Mémoires de Condé, II, p. 21-22.Note 551 · Note 360: (retour) : Lettre du nonce du 5 février, Aymon, Tous les synodes, I, p. 65.Note 552 · Note 361: (retour) Mémoires et lettres de Marguerite de Valois, publiées par Guessart, Paris, 1842, p. 7.Note 553 · Note 362: (retour) Louis Paris, Négociations sous François II (Coll. Doc. inédits), p. 849. Il s'agit, non comme le croit Louis Paris, de ChNote 554 · Catherine continuait à jouer très serré, multipliant les affirmations de son zèle pour le catholicisme, et laissant les réformés jouir du béNote 555 · Note 363: (retour) Lettre du 5 février, Aymon, Tous les synodes, I, p. 66.Note 556 · Note 364: (retour) Condé, Mémoires, t. III, p. 16.Note 557 · Note 365: (retour) Aymon, Synodes, I, p. 77-79.Note 558 · Surtout elle s'attachait à convaincre le nonce, son garant auprès de la Cour de Rome. Prosper de Sainte-Croix étant allé lui demander de faiNote 559 · Comme il n'était pas aussi facile de convaincre le Parlement, le même jour où elle lui renouvelait par lettres de jussion l'ordre de vérifieNote 560 · Mais elle renonçait de très mauvaise grâce à sa politique et le montrait bien à l'occasion. Les huguenots continuaient à prêcher à Paris, écNote 561 · Note 366: (retour) Février 1562, Lettres, I, p. 614; Louis Paris, Négociations, p. 849.Note 562 · Elle refusait de renvoyer le chancelier de L'Hôpital que l'ambassadeur d'Espagne dénonçait comme hérétique. C'est de lui certainement qu'il Note 563 · Note 367: (retour) Sur le massacre, voir Histoire de France de Lavisse, t. VI, 1, p. 58-59.--Lavisse, Le massacre fait à Vassy dans les GranNote 564 · Note 368: (retour) Mémoires du duc de Guise, Michaud et Poujoulat, t. VI, p. 489.Note 565 · Note 369: (retour) Journal de l'année 1562, Revue rétrospective ou Bibliothèque historique, 1re série, t. V (1834), p. 86-87.Note 566 · Note 370: (retour) De Ruble, Antoine de Bourbon et Jeanne d'Albret, t. IV, p. 119.Note 567 · Note 371: (retour) Histoire ecclésiastique, II, p. 3.Note 568 · Note 372: (retour) Mémoires du duc de Guise, Michaud et Poujoulat, t. VI, p. 489.Note 569 · Les triumvirs s'étaient donné rendez-vous à Paris pour décider ou obliger la Régente à revenir sur ses concessions. Le duc de Guise, parti dNote 570 · Note 373: (retour) Lettres, I, p. 281-284.Note 571 · Note 374: (retour) Ibid., p. 282.Note 572 · Note 375: (retour) Ibid., p. 283.Note 573 · Note 376: (retour) Ibid., p. 284.Note 574 · Note 377: (retour) Ibid., p. 291, 10 avril.Note 575 · Note 378: (retour) De Ruble, IV, p. 134. Le roi, quand il allait d'une résidence à l'autre, emportait sa literie.Note 576 · Il aurait dû marcher sur Fontainebleau, où se trouvait la Cour, enlever le Roi et la Reine et, les conduisant dans son camp, y transporter lNote 577 · Les triumvirs le savaient bien. Guise et Antoine de Bourbon allèrent droit à Fontainebleau avec mille cavaliers, et invitèrent la Reine à reNote 578 · Note 379: (retour) Lettres, t. I, p. 294-295, 11 avril 1562.Note 579 · Elle ne se lamenta pas longtemps. Sa politique de tolérance lui avait été inspirée non par quelque sympathie pour des doctrines qu'elle connNote 580 · Note 380: (retour) 15 avril 1562, Bulletin de la Société du Protestantisme français, XXIV, 1875, p. 507.Note 581 · Note 381: (retour) Le duc de Wurtemberg à la Reine-mère, 16 mai, Mémoires de Condé, III, 286. La lettre de Catherine du 17 avril à laquelle Note 582 · Elle s'inquiétait surtout de l'effet de ses lettres sur les princes protestants d'Allemagne. Condé leur en avait envoyé copie ainsi qu'à la Note 583 · Note 382: (retour) Lettres, I, p. 296-297.Note 584 · La réaction s'annonça par un privilège octroyé à la ville de Paris. Le 11 avril, le Roi, tout en confirmant l'Édit de janvier, interdit par Note 585 · Note 383: (retour) Mariéjol, Histoire de France de Lavisse, t. VI, 1, p. 63-64.Note 586 · Libre de ses mouvements, elle ne désespérait pas de maintenir la paix. C'était avoir une foi robuste en ses moyens. À Sens, à Angers, à TourNote 587 · Note 384: (retour) Sur cette entrevue et celles qui suivirent, voir de Ruble, Antoine de Bourbon et Jeanne d'Albret, t. IV, p. 244, ou EdmonNote 588 · Note 385: (retour) De Ruble, t. IV, p. 263.Note 589 · Elle se mit elle-même en campagne et donna rendez-vous au Prince à Toury (9 juin)384. Gênée peut-être par la présence du roi de Navarre, en Note 590 · Note 386: (retour) F. de La Noue, Mémoires, ch. iv, éd. Buchon, p. 282-283.--De Ruble, t. IV, p. 263-267.Note 591 · Note 387: (retour) Le texte le plus exact de l'accord se trouve dans les Mémoires de Condé, t. III, p. 689.Note 592 · Alors, dans son grand désir de pacification, elle s'avisa d'un moyen qui n'était pas ordinaire. Sachant la répugnance de Condé à «entrer en Note 593 · La lutte reprit avec plus de violence sur tous les points du territoire et les étrangers s'y mêlèrent. Catherine avait demandé des secours àNote 594 · Note 388: (retour) Brantôme, VII, p. 365.Note 595 · L'armée royale, après s'être emparée de Poitiers (31 mai) et de Bourges (31 août), marcha droit à Rouen, qu'il importait de reprendre aux huNote 596 · Note 389: (retour) Mémoires de Condé, IV, p. 311.Note 597 · Note 390: (retour) Calvini Opera omnia, XIX, col. 681 et la note 2.Note 598 · Note 391: (retour) Histoire ecclésiastique, II, p. 335.Note 599 · Note 392: (retour) Calvin à Soubise, 5 avril 1563. Calvini Opera omnia, t. XIX, col. 686.--Cf. le même à Bullinger, col. 690.Note 600 · Note 393: (retour) : Mariéjol, Histoire de France de Lavisse, t. VI. i, p. 74-75.Note 601 · Mais elle aspirait à la paix et le hasard la servit bien. Antoine de Bourbon mourut quelques jours après la prise de Rouen d'un coup d'arqueNote 602 · Note 394: (retour) Ce n'est pas une raison suffisante pour insinuer qu'elle pourrait bien avoir été la complice de Poltrot de Méré, en vertuNote 603 · Catherine était une femme heureuse; le hasard et le fanatisme l'avaient d'eux-mêmes si bien servie qu'elle n'aurait pu souhaiter un dénouemeNote 604 · Note 395: (retour) Catherine à Bourdillon, gouverneur du Piémont, 17 juillet 1562, Lettres, t. I, p. 359. Le maréchal de Brissac que BourdilNote 605 · Note 396: (retour) Lettre écrite d'Orléans le 8 mars 1563, Duc d'Aumale, Histoire des princes de Condé pendant les xvie et xviie siècles, 18Note 606 · La première guerre de religion avait eu déjà le caractère international de celles qui suivirent. Catholiques et huguenots avaient appelé à lNote 607 · Les huguenots, par même nécessité, avaient fait pis: ils avaient introduit les Anglais dans le royaume. Élisabeth s'était fait livrer la plaNote 608 · Note 397: (retour) Middlemore, agent d'Élisabeth en France, à Cecil, secrétaire d'État de la Reine (17 mai), Duc d'Aumale, Histoire des prinNote 609 · Note 398: (retour) Middlemore à Cecil du 19 juin 1563, Ibid., I, p. 497.Note 610 · Catherine n'eut garde de s'interposer tout de suite entre les anciens alliés. Elle laissa partir sans pouvoirs Bricquemault, un brave capitaNote 611 · Note 399: (retour) Dupuy, Traité de la majorité de nos rois et des régences du royaume, Paris, 1655, p. 356 sqq.Note 612 · Charles se rendit processionnellement (17 août) au Parlement, accompagné de la Régente, des princes, du Connétable, des maréchaux de France Note 613 · Note 400: (retour) Id., ibid., p. 376.--Dufey, Œuvres complètes de Michel de l'Hospital, chancelier de France, 1824, t. II, p. 67 sqq.Note 614 · L'Hôpital ne laissa pas échapper l'occasion, qu'il eût pu choisir plus opportune, de faire la leçon aux magistrats. Il leur reprocha de se mNote 615 · Note 401: (retour) Susane, Histoire de l'ancienne infanterie française, t. I, 1849, p. 155-156.Note 616 · Note 402: (retour) : Dupuy, p. 407.Note 617 · Note 403: (retour) Floquet, Histoire du Parlement de Normandie, t. III, p. 5.Note 618 · Contrairement à l'habitude du temps, le gouvernement ne licencia pas toutes les troupes levées pendant la guerre; il retint une partie des gNote 619 · Le parlement de Paris, qui se regardait comme «la première de toutes les Cours du royaume, la Cour des pairs et le lit de la justice du roi»Note 620 · Charles IX reçut les remontrances «de fort bonne grâce», mais ordonna de passer outre. La Cour multiplia les difficultés et mit entre autresNote 621 · Note 404: (retour) Le gouvernement se procura des fonds par les expédients d'usage: taxe sur les plaideurs, procès aux financiers, dont quelNote 622 · Note 405: (retour) Lettres de Catherine, t. II, p. 17.Note 623 · Catherine affecta de croire, et peut-être croyait-elle en effet, que les triumvirs avaient pris les armes sans raison. Jamais elle ne convinNote 624 · Note 406: (retour) Robiquet, Histoire municipale de Paris depuis les origines jusqu'à l'avènement de Henri III, 1880, p. 557-560.Note 625 · Note 407: (retour) Lettres de Catherine de Médicis, 11 juin 1563, t. II, p. 57.Note 626 · Elle était impatiente de tout apaiser. La ville de Paris était un foyer de fanatisme dont les épreuves de la guerre avaient attisé l'ardeur.Note 627 · Ce fut en ce milieu surchauffé que Catherine, avec une imprudence généreuse, tenta un premier essai de réconciliation, espérant, comme elle Note 628 · Note 408: (retour) Ibid., p. 57.Note 629 · Note 409: (retour) 25 (et non 21) juin 1563, Lettres, II, p. 62: aujourd'hui «qui ayst le lendemeyn de la Saynt-Jean».Note 630 · Au moment de mener huguenots et catholiques contre les Anglais du Havre, la veille de la Fête-Dieu (juin 1563), elle alla donc avec Charles Note 631 · Note 410: (retour) Brantôme, t. V, p. 345.--Autres références dans Lettres, t. II, p. 136 et les notes.Note 632 · Le mestre de camp de la garde du roi, Charry, fort de la faveur de Catherine et catholique ardent, refusait d'obéir au colonel général de l'Note 633 · Note 411: (retour) L'ambassadeur d'Espagne Chantonnay, avec ses partis pris habituels, accusait Catherine d'indifférence et presque de complNote 634 · C'était probablement une vendetta. Charry avait, quatorze ans auparavant, tué le frère de Chastelier-Portaut. À Paris l'impression fut vive.Note 635 · Note 412: (retour) Delaborde, L'Amiral de Coligny, II, p. 230-234: Protestation de Coligny du 12 mars et Mémoire apologétique du 5 mai 1563 Note 636 · A quelques jours de là, elle régla une querelle de bien plus grande conséquence. Poltrot avait, spontanément ou à la torture, inculpé, discuNote 637 · Note 413: (retour) Lettres, t. II, p. 128, du 5 au 10 janvier 1564.Note 638 · Cette justification maladroite était d'un innocent, mais, si elle avait pu convaincre la mère, la femme et les enfants du mort, elle étalaitNote 639 · Note 414: (retour) Catherine à Soubise, Lettres, t. II, p. 33, 13 mars 1563.--Cf. ibid., 2 juin, p. 50, et la note 2.Note 640 · Note 415: (retour) Arnaud, Histoire des protestants de Provence et du Comtat-Venaissin, t. I, 1884, p. 178, 180. La commission autorisant leNote 641 · Le gouvernement s'efforça d'imposer à tous l'observation de l'Édit d'Amboise. Le maréchal de Vieilleville fut envoyé à Lyon, en Dauphiné, LaNote 642 · Note 416: (retour) Lettres, t. II, p. 129-130, 8 Janvier 1564, et note 2, p. 129.Note 643 · Note 417: (retour) Ibid., p. 150, 26 février 1564.Note 644 · Note 418: (retour) Le règlement du 21 décembre 1560, qui déterminait la part de pouvoir de la Reine-Mère et du roi de Navarre (voir plus hauNote 645 · La Reine-mère écrivait aux lieutenants du roi, elle rappelait à Montmorency-Damville, gouverneur du Languedoc et catholique zélé, «de faire Note 646 · Au XVIe siècle, l'organe essentiel de la volonté royale était le Conseil du roi, où l'on distinguait le Conseil privé, qui dirigeait l'adminNote 647 · Note 419: (retour) Noël Valois, Le Conseil du roi aux XIVe, XVe et XVIe siècles; Paris, 1888, p. 193, 195, 196.Note 648 · L'autorité du Conseil se faisait sentir dans toutes les parties du royaume à tous les sujets du roi, de quelque condition et état qu'ils fusNote 649 · Note 420: (retour) Janssen, L'Allemagne et la Réforme, trad. de l'allemand, par E. Paris, t. IV. Paris, 1895 p. 333.Note 650 · Note 421: (retour) Ibid., p. 161-162.Note 651 · La composition de ce Conseil et les rapports de la Cour de France avec Rome auraient dû rassurer les réformés. Catherine avait forcé le papeNote 652 · Note 422: (retour) [Dupuy] Instructions et lettres des rois très chrestiens et de leurs ambassadeurs concernant le Concile de Trente..., 165Note 653 · Note 423: (retour) Ibid., p. 538, Monceaux, 9 nov. 1563.Note 654 · Note 424: (retour) Bèze à Bullingerr, Calvini Opera omnia, t. XX col. 262-263.Note 655 · Note 425: (retour) Catherine à l'évêque de Rennes, Lettres, II, p. 153-154, 28 fév. et X, p. 128-129, 7 févr.--Hubert Languet, Arcana soeculNote 656 · Mais Français et Allemands se heurtaient au bloc des Italiens et des Espagnols, résolument hostiles à tout compromis. Le pape n'aimait pas lNote 657 · Note 426: (retour) Lettres, II p. 119 et la note 1.Note 658 · Note 427: (retour) Bordenave, Histoire de Béarn et Navarre, publiée par Paul Raymond (Soc. Hist. France), 1873, p. 120-122.Note 659 · Note 428: (retour) Lettres, II, p. 119, 13 déc. 1563.Note 660 · Note 429: (retour) Ibid., p. 120, note.Note 661 · Les privilèges de l'Église gallicane aidaient à couvrir les agissements de la politique modérée. Pie IV ayant cité par devers lui les sept aNote 662 · Note 430: (retour) Mémoires du prince de Condé, 1743. t. V, p. 45.--Les Mémoires de Messire Michel de Castelnau, seigneur de Mauvissière...,Note 663 · Note 431: (retour) Lettre de Mme de Roye à Bèze (7 mai 1563), Calvini Opera omnia, t. XX, col. 6.--Lettre de Chantonnay, ambassadeur d'EspagNote 664 · Note 432: (retour) Chantonnay 22 décembre 1563, 12 janvier 1564, Mémoires de Condé, II, p. 183 et 187.Note 665 · Note 433: (retour) : Dans les considérants de la Déclaration de Lyon, 24 juin 1564 (Fontanon, t. IV, p. 279), le Roi laisse entendre que lesNote 666 · Note 434: (retour) Calvini Opera omnia, t. XX col. 267, mars 1564.Note 667 · Les puissances catholiques étaient scandalisées de l'attitude du gouvernement français. Les ambassadeurs du Pape, de l'Empereur, du roi d'EsNote 668 · Mais justement pour résister à cette pression du dehors, Catherine ne devait pas être suspecte aux catholiques français de complaisance pourNote 669 · Note 435: (retour) 435 Ibid., XX, col. 21.Note 670 · Note 436: (retour) Ibid., col. 54.Note 671 · Note 437: (retour) Ibid., col. 64.Note 672 · Note 438: (retour) Ibid., col. 133.Note 673 · Note 439: (retour) Ibid., col. 67.Note 674 · Bèze avait deviné les nouvelles dispositions de la Reine. Quand il revint à Genève en mai 1563, il était plein d'une confiance d'où il l'excNote 675 · Note 440: (retour) Fontanon, Édits et Ordonnances, t. IV, p. 276; Calvini Opera Omnia, XX col. 54.Note 676 · Note 441: (retour) Fontanon, t. IV, p. 276-278.Note 677 · C'en était fini des complaisances d'avant la guerre. L'Édit de Vincennes (14 juin 1563) avait défendu aux religionnaires de travailler boutiNote 678 · Note 442: (retour) Lettres, II, p. 177.Note 679 · La neutralité de la Reine-mère entre Coligny et les Guise, ses efforts pour réconcilier Condé avec les Lorrains, paraissaient aux protestantNote 680 · Note 443: (retour) Il y a sur Michel de l'Hôpital, «ce héros de la tolérance», un nombre prodigieux d'éloges, dont le plus éloquent est celuNote 681 · Il est d'usage de lui dénier le mérite de ses bonnes intentions pour l'attribuer tout entier au plus vertueux et au plus humain de ses conseNote 682 · Note 444: (retour) Dupré-Lasale, Michel de l'Hospital avant son élévation au poste de chancelier (1505-1558), Paris, 1875, p. 163-171.Note 683 · Note 445: (retour) Ce lieutenant criminel, qui fut plus tard un ardent persécuteur des réformés, avait reçu du roi, pour prix de l'on ne saiNote 684 · Note 446: (retour) : M. Maugis, qui a si consciencieusement et si méritoirement dépouillé les registres du Parlement (Histoire du Parlement Note 685 · Fils d'un médecin du connétable de Bourbon, ayant suivi à l'étranger son père fugitif, il était parvenu à faire oublier cette tache originelNote 686 · Note 447: (retour) Lettres de Catherine de Médicis, II, p. 92. Cette lettre, qui, on le verra chap. viii, p. 270, n. 4, est adressée à HenriNote 687 · Note 448: (retour) Pour les raisons que l'on va voir, je n'ose plus être aussi affirmatif sur le rôle de l'escadron volant que je l'ai été dNote 688 · Elle avait ses moyens propres de pacification: «J'ay ouy dire au Roy vostre grand-père, écrivait-elle un jour à un de ses fils447, qu'il falNote 689 · Parmi ces dames et ces demoiselles, il y en avait de plus favorites qu'elle emmenait dans ses villégiatures et ses chevauchées diplomatiquesNote 690 · Note 449: (retour) Lettre du 8 mars 1572, Bulletin de la Société de l'Histoire de France, 1835, t. II. p. 167.Note 691 · Que les mœurs fussent mauvaises dans cette Cour, c'est probable, car dans quelle grande Cour les mœurs sont-elles bonnes? Catherine avait taNote 692 · Note 450: (retour) Ce passage a donc été écrit entre 1593, l'année où Damville fut nommé connétable, et l'année 1614 où il mourut, probablemNote 693 · Note 451: (retour) Mémoires du vicomte de Turenne, depuis duc de Bouillon (1565-1586), publiés par M. le comte Baguenault de Puchesse pour lNote 694 · «L'on avoit de ce temps-là, dit-il en racontant son entrée à la Cour, (en 1568) une coustume, qu'il estoit messéant aux jeunes gens de bonneNote 695 · Note 452: (retour) Brantôme; VII, p. 377. 1.Note 696 · Note 453: (retour) Brantôme, Œuvres, éd. Lalanne, t. VII, p. 400.Note 697 · Note 454: (retour) Les Mémoires de messire Michel de Castelnau, seigneur de Mauvissière..., par J. Le Laboureur, conseiller et aumosnier du Note 698 · Cette préparation des jeunes gentilshommes aux mœurs polies et aux élégances mondaines par des jeunes femmes de la noblesse peut servir de cNote 699 · Un point sur lequel les contemporains sont d'accord, c'est la grandeur de cette Cour. Comme Henri IV, après avoir conquis son royaume sur seNote 700 · Les fêtes faisaient partie de son programme de gouvernement. Elle en donna de superbes à Fontainebleau, durant le séjour qu'elle y fit en féNote 701 · Note 455: (retour) : Laumonier, Ronsard, poète lyrique, p. 216 sqq.Note 702 · Note 456: (retour) Henri, duc d'Orléans, puis d'Anjou, frère puîné du Roi, l'enfant chéri de Catherine.Note 703 · Note 457: (retour) Blanchemain, Œuvres complètes de Ronsard, 1860, t. IV, p. 18-19, Églogue 1.Note 704 · Note 458: (retour) Les Mémoires de messire Michel de Castelnau, seigneur de Mauvissière..., publiés par J. Le Laboureur, conseiller et aumônNote 705 · Cartels de défi adressés de troupe à troupe ou de chevalier à chevalier;--mascarades, qui étaient des compliments récités par les danseurs àNote 706 · Que Mars, bien que grondant, se voit pris et desfait457.Note 707 · Il avait fait dans les passes d'armes «tout ce qui se peut désirer, non seulement d'un prince vaillant et courageux, mais du plus adroit cavNote 708 · Note 459: (retour) : D'Aumale, Histoire des princes de Condé, t. I, p. 259-268.Note 709 · Note 460: (retour) Duc d'Aumale, Histoire des princes de Condé, t. I, p. 547. La jeune femme fut accusée aussi d'avoir voulu empoisonner le Note 710 · Aimé de la belle maréchale de Saint-André, de qui il accepta le don princier du château de Valery--ce qui à cette époque n'était pas déshonoNote 711 · Note 461: (retour) Une tapisserie du temps représente parmi cette troupe en marche, Catherine de Médicis dans sa litière. C'est l'ancienne lNote 712 · Fontainebleau fut la première étape d'un très long voyage que Catherine entreprit pour montrer le jeune Roi aux «peuples» de son royaume et Note 713 · Note 462: (retour) Recueil et discours du voyage du roy Charles IX de ce nom à présent régnant..., fait et recueilli par Abel Jouan l'un desNote 714 · Le jeune Roi, élevé dans les plaines du Nord, découvrit les montagnes, la mer et le Midi. En Provence, comme il apparaît dans le récit d'AbeNote 715 · Note 463: (retour) Sur la curiosité qu'excitaient ces populations primitives, voir les chapitres de Montaigne: Des canibales, liv., ch. XXX;Note 716 · Charles IX prit plaisir à Marseille à se promener dans deux galères que commandait le comte de Fiesque. Il voulut même sortir du port et pouNote 717 · Note 464: (retour) Fontanon, t. IV, p. 279.Note 718 · Note 465: (retour) Id., p. 280-281.Note 719 · Note 466: (retour) Id., p. 281-282.Note 720 · Note 467: (retour) Arnaud, Histoire des protestants de Provence, du Comtat-Venaissin et de la principauté d'Orange, t. II, 1884, p. 204-205.Note 721 · Mais, au cours de ce voyage, Catherine n'eut pas affaire que de plaisirs. A Mâcon, où elle reçut la visite de la Reine de Navarre accompagnéNote 722 · Note 468: (retour) Abel Jouan, p. 12.Note 723 · Note 469: (retour) Lettres, t. II, p. 253-255 et les notes. Cf. p. 261-262 et passim.--De Ruble, François de Montmorency, gouverneur de PariNote 724 · Mais il ne dépendait pas d'elle d'apaiser l'esprit de parti et les passions religieuses. «Et audict pays de Provence, en toutes les villes oNote 725 · Note 470: (retour) Lettres, II, p. 58.Note 726 · Elle avait rêvé mieux qu'une simple réunion de famille. Aussitôt après la paix d'Amboise, dont le Pape, le Roi d'Espagne et l'Empereur se déNote 727 · Note 471: (retour) Relation d'Abel Jouan, Pièces fugitives, t. I, p. 25 sqq. Voir aussi L'ample discours de l'arrivée de la Royne catholiqueNote 728 · Note 472: (retour) Ample discours, Pièces fugitives, t. II, Abel Jouan, t. I, p. 26. Mémoires de Marguerite, éd. Guessard, p. 9-10.Note 729 · Note 473: (retour) Laumonier, Ronsard, p. 745.Note 730 · A Bayonne, pendant le séjour de la reine d'Espagne (15 juin-2 juillet 1565), il y eut surabondance de fêtes et de cérémonies: entrées royaleNote 731 · Note 474: (retour) Abel Jouan, Recueil et Discours du voyage du roi Charles IX, p. 25.Note 732 · Note 475: (retour) En 1563, déjà, Condé avait mis en avant ce projet de mariage comme la solution pacifique du différend de Calais. En 1565,Note 733 · Note 476: (retour) Instructions citées par La Ferrière, Lettres de Catherine, t. II, p. LXXIII.Note 734 · Note 477: (retour) La Ferrière, Lettres de Catherine de Médicis, t. II, introd. LXXXVI-VII, d'après une dépêche des Archives nat. Coll. SimaNote 735 · Entre temps, le duc d'Albe et Catherine s'observaient. Le ministre espagnol était choqué qu'en pleine entrevue, le 18, Charles IX et sa mèreNote 736 · Note 478: (retour) Lettres, t. II, p. 297, 6 juillet 1565.Note 737 · Note 479: (retour) Philippe II au cardinal Pacheco, 24 août dans Lettres de Catherine, t. II, p. 301-302, en note. Dans sa lettre du 6 juillNote 738 · Note 480: (retour) Lettre de D. Francès de Alava au Secrétaire d'État espagnol Eraso, citée par Combes, Lectures historiques, II, 259: «TemoNote 739 · Note 481: (retour) Ch. Weiss, Papiers d'Etat du cardinal de Granville, t. IX, p. 481 (Coll. Doc. inédits).Note 740 · Les jours suivants, elle parla mariage à sa fille. Élisabeth lui déclara que Philippe II ne voulait pas marier son fils, don Carlos, et qu'iNote 741 · Note 482: (retour) Lettres de Catherine, t. II, introd. LXXXIX. Déclaration du duc d'Albe à Saint-Sulpice ambassadeur de France en Espagne.Note 742 · Mais les protestants s'inquiétèrent avec raison de cette rencontre où ils pensaient bien que les affaires religieuses avaient été examinées;Note 743 · Note 483: (retour) Ils n'étaient pas bons auparavant. Quelques mois avant l'entrevue (22 Janvier 1565) Catherine écrivait à Saint-Sulpice, sNote 744 · Note 484: (retour) Lettres, II, p. 315, 30 août 1565.Note 745 · Après cette prétendue entente de Bayonne, les rapports entre les deux Cours ne cessèrent d'empirer483. Les Espagnols entravèrent le projet dNote 746 · Note 485: (retour) Lettre anonyme datée de Moulins, 16 mars 1566, dans Mémoires de Condé, t. V, p. 50-52 ou Bulletin de la Société du protesNote 747 · Note 486: (retour) Là aussi fut arrêtée la fameuse ordonnance de février 1566, qui, comme les autres grandes ordonnances du XVIe siècle, touNote 748 · Note 487: (retour) Mémoires de la vie de Jehan L'Archevesque, sieur de Soubise, éditée par J. Bonnet, et qui ont paru d'abord dans le BulletNote 749 · Mais à la même heure survint un autre incident. Catherine ayant fait ouvrir le paquet de dépêches qui venait d'arriver d'Espagne, il s'y troNote 750 · Il faudrait lui savoir gré de ses bonnes intentions. Pendant le séjour très long qu'elle fit à Moulins486, elle apaisa la querelle du maréchNote 751 · Note 488: (retour) La carte, dite d'Henri II, appelle mer de France la partie de l'Atlantique qui avoisine Terre-Neuve. Voir Jonnard, Les MoNote 752 · Note 489: (retour) Lettre du 30 décembre 1565 où elle rapporte ce qui s'est passé à Tours en novembre 1565, Lettres, II, p. 337-338. Les réfNote 753 · Note 490: (retour) : Lettre du 10 janvier 1566, Lettres, II, p. 342-343.Note 754 · Note 491: (retour) Fourquevaux à la Reine mère, 9 avril 1566, Dépêches de M. de Fourquevaux, ambassadeur du roi Charles IX en Espagne (1565-Note 755 · Avant même de passer à la Réforme, sous le règne d'Henri II, il avait entrepris de fonder au Brésil une colonie, qui servirait au besoin d'aNote 756 · Note 492: (retour) D. Vaissète, Histoire générale du Languedoc, éd. Privat. Toulouse, 1889, t. XI, p. 474-478.Note 757 · Note 493: (retour) Lettre du 15 juin 1566, Lettres, t. II, p. 366.Note 758 · Note 494: (retour) D Vaissète, Histoire générale du Languedoc, éd. Privat. Toulouse, 1889, t. XII, col. 794.Note 759 · Malgré l'évidence, les protestants s'obstinaient à croire que Catherine s'entendait contre eux avec la Cour d'Espagne. Ils s'apercevaient quNote 760 · C'était depuis la paix d'Amboise la première grande sédition, et celle-ci sanglante. Catherine écrivait au maréchal de Montmorency que jamaiNote 761 · Note 495: (retour) 13 mai 1566. Lettres, II, p. 363.Note 762 · Note 496: (retour) 29 février 1567, Lettres, III, p. 12, et la note, p. 13.Note 763 · Ils étaient très inquiets des événements du dehors. L'Église réformée des Pays-Bas était, comme l'Église française, la fille de Genève, et cNote 764 · Note 497: (retour) 21 mars 1567, Lettres, III, p. 19.Note 765 · Note 498: (retour) 31 janvier 1567, Lettres, III, p. 7 et 8.Note 766 · Note 499: (retour) 30 mars 1567, Lettres, III, p. 24.Note 767 · Comme Philippe, loin de faire des concessions, expédiait contre les rebelles le duc d'Albe et une armée, la Reine prit ses précautions. ElleNote 768 · Note 500: (retour) 27 mai 1567, Lettres, III, p. 37.Note 769 · Note 501: (retour) Lettre des 2 et 3 juillet, Lettres, III, p. 42.Note 770 · Note 502: (retour) Lettres, III, p. 43.Note 771 · Note 503: (retour) Ibid., III, p. 51 et 57.Note 772 · Note 504: (retour) Péronne 21 août, Lettres, III, p. 51.Note 773 · Cependant le duc d'Albe marchait de Milan à Bruxelles par la Savoie, la Franche-Comté, la Lorraine avec dix mille hommes de vieilles troupesNote 774 · Note 505: (retour) 30 mars 1567, Lettres, III, p. 27.Note 775 · Les chefs protestants avaient pressé Catherine d'armer, dans l'espoir de l'entraîner à secourir leurs coreligionnaires étrangers. Mais elle Note 776 · Note 506: (retour) Brantôme place l'algarade trois mois et demi avant la prise d'armes des protestants (éd. Lalanne, t. IV, p. 344-345) maisNote 777 · Note 507: (retour) Norris à la reine Élisabeth, 29 août 1567: Duc d'Aumale t. I, p. 561.Note 778 · Note 508: (retour) Lettres, III, p. 58 note.Note 779 · A ces craintes s'ajoutaient les griefs personnels. Le colonel général de l'infanterie française, d'Andelot, était en conflit d'attributions Note 780 · Note 509: (retour) A Gordes, 19 septembre, Lettres, III, p. 59.Note 781 · Note 510: (retour) Lettres, III, p. 58.Note 782 · Catherine se réjouissait que tout fût «maintenant, Dyeu mercy, autant paisible» en France «que nous sçaurions souhaiter»509. Elle avait été Note 783 · Note 511: (retour) Mémoires, liv. VI, ch. IV, éd. Le Laboureur, 1659, p. 198-200.Note 784 · Elle se trompait. Les chefs du parti, assemblés à Valery chez le prince de Condé, avaient décidé de mobiliser quelques milliers de gentilshoNote 785 · Note 512: (retour) Lettres, III, p. 60.Note 786 · Note 513: (retour) Lettres, III, p. 61.Note 787 · Note 514: (retour) Ibid., p. 62-63; au Roi catholique, ibid., p. 62.Note 788 · La surprise de Catherine fut grande. Comme elle l'écrivait le 27, de Meaux, à Matignon, lieutenant général du roi en Normandie: «Nous sommesNote 789 · Note 515: (retour) La Popelinière, La Vraye et entière Histoire des troubles, La Rochelle, 1573, liv. II, p. 45.--Lavisse Histoire de FranceNote 790 · A cette nouvelle Ligue du Bien public, Charles IX répondit avec le cérémonial des vieux temps. Un héraut d'armes, précédé de trompettes, se Note 791 · Note 516: (retour) 4 décembre 1567, Lettres, III, p. 84.Note 792 · Note 517: (retour) Lettres, III, p. 103 (lettre écrite entre le 15 et le 20 janvier 1568).Note 793 · L'armée royale livra bataille à Saint-Denis (10 novembre 1567) et réussit à dégager Paris, mais elle perdit son chef, le Connétable, qui futNote 794 · Note 518: (retour) Lettres, III, p. 59.Note 795 · Note 519: (retour) Ibid., p. 65, note 1. Cette lettre du Roi ne peut pas être du 13 octobre, puisque Catherine s'y réfère dans une lettre duNote 796 · Du changement produit dans les dispositions de la Reine-mère par la surprise de Meaux, il y a des témoignages caractéristiques. ImmédiatemenNote 797 · Note 520: (retour) Mémoires de Castelnau, liv. III, ch. VI, p. 137.Note 798 · Note 521: (retour) P. Henri Fouqueray, Histoire de la Compagnie de Jésus en France; des origines à la suppression, t. I (1528-1575), Paris, Note 799 · Elle n'avait en attendant qu'à lâcher la main aux masses catholiques. L'Église avait regagné presque tout le terrain qu'elle avait perdu de Note 800 · Note 522: (retour) Voir à ce sujet une page intéressante, sinon tout à fait impartiale, de Jean de Tavannes dans les Mémoires de Gaspard de Note 801 · Note 523: (retour) Ibid., Tavannes et Hippolyte Abord, Histoire de la Réforme et de la Ligue dans la ville d'Autun, t. I., 1855, p. 384, 392Note 802 · En même temps, le parti catholique s'organisait pour le combat. L'expérience avait prouvé que le Roi, avec les quelques milliers d'hommes quNote 803 · Note 524: (retour) Lettre du 7 Juin 1568: Duc d'Aumale, Histoire des princes de Condé, t. II, p. 364.Note 804 · Note 525: (retour) Duféy, Œuvres complètes de L'Hospital, II, p. 252.Note 805 · Note 526: (retour) Lettres, III, p. 349.Note 806 · Note 527: (retour) L'ambassadeur vénitien, Jean Correro, dans sa Relation de 1569, explique bien les raisons qui ont déterminé la Reine-mèreNote 807 · Il lui avait promis, écrivait l'ambassadeur anglais Norris, «deux cent mille francs par an du clergé de France pour soutenir la religion romNote 808 · Note 528: (retour) Les crimes et les assassinats commis par les catholiques sont énumérés dans un Mémoire adressé au Roi par Coligny et CondNote 809 · Note 529: (retour) Delaborde, III, p. 33.--Lettres, III, p. 164 (août 1568).Note 810 · Cependant les catholiques prolongeaient la guerre par l'assassinat. Le protestant Rapin, que le Roi envoie porter l'ordre au parlement de ToNote 811 · Note 530: (retour) Id., p. 36 (12 juillet 1568).Note 812 · Note 531: (retour) Id., p. 44.Note 813 · Note 532: (retour) 5 août 1568. Lettres, t. III, p. 166-167.Note 814 · Note 533: (retour) 3: S. C. Gigon, La troisième guerre de religion, Paris, s. d. (1909), p. 35.Note 815 · Entre Catherine et l'Amiral, les explications sont d'autant plus aigres que leurs rapports ont été plus cordiaux. L'Amiral était comme le CoNote 816 · Condé et Coligny, inquiets, s'étaient mis à l'abri dans Noyers-sur-Serain, à l'entrée du Morvan, une petite place assez forte qui appartenaiNote 817 · Note 534: (retour) Abord, Histoire de la Réforme et de la Ligue dans la ville d'Autun, t. I, p. 392.Note 818 · Note 535: (retour) Mémoires de Gaspard de Saulx, seigneur de Tavannes, éd. Buchon, p. 335.Note 819 · Note 536: (retour) Lettre du 20 août 1568, publiée par Gigon, p. 385. De cette lettre M. G. croit pouvoir conclure que Catherine n'a jamais Note 820 · Note 537: (retour) Delaborde, III, p. 509.Note 821 · Le Roi en son Conseil examinait les griefs des chefs protestants et y répondait. Il ordonnait des enquêtes sur les crimes et les massacres, Note 822 · Cependant comme il craignait que la Reine-mère n'insistât, et, sur un nouveau refus, n'envoyât quelque autre capitaine en son gouvernement pNote 823 · Note 538: (retour) L'un de ces édits est de septembre sans précision du jour, l'autre du 25; tous deux ont été publiés le 28 septembre. FontNote 824 · Catherine était encore une fois surprise par les événements. Elle voulut négocier, car elle était d'avis de négocier toujours, de négocier qNote 825 · Note 539: (retour) Groen van Prinsterer, Archives de la maison de Nassau, 1re série, III, p. 285.Note 826 · Catherine reçut à Metz la nouvelle de la victoire de Bassac. Depuis deux mois, elle avait quitté Paris, et, malgré les fatigues et la maladiNote 827 · Note 540: (retour) Id. p. 315-316.Note 828 · Note 541: (retour) 12 juin 1569, Lettres, t. III, p. 245.Note 829 · Guillaume de Nassau, au lieu d'attaquer le duc d'Albe, était entré en France le 19 novembre 1568, et l'on pouvait se demander s'il reculait Note 830 · Ce premier péril écarté, elle tâcha de barrer la route à l'armée que le duc des Deux-Ponts, Wolfgang de Bavière, amenait d'Allemagne au secoNote 831 · Note 542: (retour) 14 juin 1569, Lettres, III, p. 251.Note 832 · Note 543: (retour) Timoléon de Cossé-Brissac, qui avait été nommé colonel général de l'infanterie française, après la révocation d'Andelot, Note 833 · Note 544: (retour) Galliot de Crussol, seigneur de Beaudiné, capitaine protestant, frère du duc d'Uzès et de Jacques d'Acier.Note 834 · Note 545: (retour) Lettres, III, p. 241.Note 835 · C'était pour elle une grande déception; mais quelques mois après, Tavannes battit Coligny à Moncontour (3 octobre 1569), et elle crut que laNote 836 · Elle espérait d'autres marques de la protection divine. «M. de Fourquevauls, écrivait-elle à son ambassadeur à Madrid, la nouvelle de la morNote 837 · Note 546: (retour) Kluckhohn, Briefe Friedrich des Frommen, Kurfürsten von der Pfalz, t. II, 1re partie, p. 334-338, Brunswick, 1870.Note 838 · Note 547: (retour) Calendar of State papers, Foreign series, of the reign of Elizabeth, 1569-1571, p. 79. La Cour d'Angleterre avait reçu unNote 839 · Note 548: (retour) Ibid., p. 88.Note 840 · Elle laissa trop voir sa joie pour son honneur. Le cardinal de Châtillon, alors réfugié en Angleterre, écrivait à l'Électeur Palatin, FrédérNote 841 · Note 549: (retour) Teulet, Corespondance diplomatique de Bertrand de Salignac de la Mothe-Fénelon, ambasadeur de France en Angleterre, de 15Note 842 · Note 550: (retour) 10 juin 1569, Corresp. diplomatique de la Mothe-Fénelon, t. II, p. 16-17.Note 843 · Note 551: (retour) La dépêche de Charles IX est dans le Supplément à la Correspondance diplomatique, t. VII, p. 21-22.Note 844 · Note 552: (retour) Corresp. diplomatique, t. II, p. 17.Note 845 · Note 553: (retour) D'Andelot, lorsqu'il cherchait à rejoindre Condé et Coligny à La Rochelle avec les contingents bretons, avait eu un engagNote 846 · Note 554: (retour) Supplément à la Correspondance, t. VII, p. 30.Note 847 · Note 555: (retour) La Popelinière, liv. V, fo 176b, mai 1569.Note 848 · Mais à l'arrivée à Londres de sa première lettre, le 1er juin549, la Cour d'Angleterre prit ostensiblement des mesures pour protéger ÉlisabeNote 849 · Note 556: (retour) Lettre citée par Pierre de Vaissière, De quelques assassins, Paris, 1912, p. 99.Note 850 · Note 557: (retour) Il n'y a pas à faire état dans cette conversation, ibid., p. 99, de ce propos que sept ans auparavant elle aurait eu mêmeNote 851 · Note 558: (retour) Calendar of state papers, Foreign series, of the reign of Elizabeth, 1569-1571, p. 96.Note 852 · Note 559: (retour) Francès de Alava à Philippe II, 8 août 1569, Archives nationales, K. 1512, no 43. Voir Pierre de Vaissière, De quelques aNote 853 · Encore plus inquiétante que ces contradictions est la conversation que Catherine eut à Metz avec Francès de Alava et que l'ambassadeur d'EspNote 854 · Elle attendait de trouver l'homme d'exécution. Mais entre l'aveu de ses intentions et la date de la mort, la coïncidence est troublante557.Note 855 · Et malheureusement ce n'est pas la seule fois où on puisse la suspecter d'avoir voulu se défaire des chefs rebelles autrement que par voie dNote 856 · L'emploi d'autres émissaires que les Italiens trop suspects n'est pas douteux. Dans une dépêche du 8 août, Francès de Alava raconte à PhilipNote 857 · Note 560: (retour) L'arrêt rendu contre Dominique d'Alba, valet de chambre de l'Amiral, le 30 septembre 1569, est rapporté dans les MémoiresNote 858 · Note 561: (retour) Même quand ils soustraient pour raison d'État les criminels de lèse-majesté à la juridiction ordinaire, ils les font jugeNote 859 · Un mois après cette scène tragi-comique, les huguenots arrêtaient à son retour au camp un domestique de l'Amiral, Dominique d'Alba, qui, dépNote 860 · Si elle s'acharna contre Coligny, c'est qu'il commandait sans partage, depuis la mort de Condé, les forces protestantes. Les deux jeunes priNote 861 · Note 562: (retour) Delaborde, Coligny, III, p. 145.Note 862 · Le jour même où la poudre blanche procurée à Dominique d'Alba par le capitaine des gardes du duc d'Anjou était reconnue pour du poison (13 sNote 863 · Note 563: (retour) Brantôme, VII. p. 253.Note 864 · Note 564: (retour) Delaborde, III, p. 159 et P. de Vaissière, De quelques assassins, 1912, p. 112-113, affirment avec assurance l'authenticiNote 865 · La mise à prix de la tête d'un rebelle, cette délégation par l'État à de simples particuliers de son droit de tuer, est une mesure inhumaine
Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings