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Mais lui n'est pas à l'unisson. Diane parait informée jour par jour des événements; mais Catherine reste longtemps sans l'être. Elle apprend en juin 1552, par l'entourage de son mari, qu'elle va se rapprocher de l'armée et se rendre à Mézières. «Mes, dit-elle, je ne m'an ause réjeuir pour n'an n'avoyr heu neul comandemant du Roy»123. Elle se plaint quelquefois de ne pas recevoir de réponse à ses lettres. Henri II laisse tomber la correspondance, peut-être pour éviter les effusions conjugales. Il n'aime que Diane et Montmorency, et c'est à eux qu'il réserve ses déclarations d'amour. Catherine en est réduite à demander de ses nouvelles à tout le monde et à se recommander par intermédiaire à sa bonne grâce. Elle multiplie les lettres au Connétable, qu'elle prie de dire au Roi la passion qu'elle a pour son service et pour sa personne. «Mon conpère, lui écrit-elle, fin juin 1552, je vis arsouyr set que me mandès teuchant ma maladye, mès y fault que je vous dye que se n'é pas l'eau qui m'ay fayst malade, tant come n'avoyr point dé novelles deu Roy, car je pansès que luy et vous et teu le reste ne vous sovynt plulx que je aystès ancore en vie: aseuré vous qu'il n'i a sayrayn qui me seut fayre tant de mal que de panser aystre aur de sa bonne grase et sovenance; par quoy, mon conpère, set désirés que je vive ay sauy sayne antertené m'i le plulx que pourès et me fayste savoir sovant de ses novelles; et vela le meilleur rejeyme que je sarès tenir»124.