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Le jour même où la poudre blanche procurée à Dominique d'Alba par le capitaine des gardes du duc d'Anjou était reconnue pour du poison (13 septembre 1569), le parlement de Paris, en suite de la procédure qu'il avait commencée en juillet par l'ordre du Roi déclara par arrêt Coligny «crimineux de lèze majesté au premier chef, perturbateur et violateur de paix, ennemi de repos, tranquillité et seureté publique, chef principal, autheur et conducteur de la rébellion conspiration et conjuration» contre le «Roy et son estat». Pour tous ces crimes, il le privait de tous honneurs, états, offices et dignités, confisquait ses biens et le condamnait à être étranglé et pendu à une potence en place de Grève. Il assurait à qui livrerait Coligny «es mains du roy et de sa justice», fût-il même complice de Coligny, «cinquante mil escus d'or soleil à prendre sur l'Hôtel de Ville de Paris et autres villes de ce royaume»562. Le Roi trouva bon l'arrêt du Parlement, «fors excepté qu'il falloit adjouster», après: à qui livrerait Coligny, ces mots: mort ou vif. Ainsi fut fait dans un nouvel arrêt du 28 septembre.