← Table of contents
Catherine de Médicis (1519-1589)

Note (retour) — Front matter

Reading edition

Que les mœurs fussent mauvaises dans cette Cour, c'est probable, car dans quelle grande Cour les mœurs sont-elles bonnes? Catherine avait tant de volontés à ménager qu'elle a dû fermer les yeux sur bien des fautes. Elle avait trois fils dont l'un régnait, et elle fut bien obligée, quand ils devinrent des hommes, de faire comme d'autres mères et de se montrer aussi indulgente à leurs écarts qu'elle l'avait été aux infidélités de son mari. Il faut se défier des pamphlétaires et des prêcheurs qui, pour des raisons toutes différentes, dénaturent la vérité. On n'est même pas tenu de croire sur parole la reine de Navarre, Jeanne d'Albret, quand elle dénonçait à son fils la Cour de France comme un lieu de perdition, où «ce ne sont pas les hommes... qui prient les femmes, mais les femmes qui prient les hommes»449. Cette rigide huguenote, probablement par souci maternel de préservation, calomniait peut-être le désir de plaire et les avances, même innocentes, du cercle de la Reine-mère.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings