Note (retour) — Front matter
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Elle avait ses moyens propres de pacification: «J'ay ouy dire au Roy vostre grand-père, écrivait-elle un jour à un de ses fils447, qu'il falloit deux choses pour vivre en repos avec les François et qu'ils aimassent leur Roy: les tenir joyeux et occuper à quelque exercice,... car les François ont tant accoustumé, s'il n'est guerre, de s'exercer que, qui ne leur fait faire ils s'emploient à autres choses plus dangereuses». Elle avait toujours présente à l'esprit la Cour de François Ier et, aussitôt après le désarroi des premiers troubles, elle en reconstitua une sur ce modèle-là et encore plus nombreuse et plus belle. Elle y appela quatre-vingts filles ou dames des plus nobles maisons pour l'aider à faire les honneurs des résidences royales. Elle les voulait vêtues de soie et d'or, parées, dit Brantôme, comme déesses, mais accueillantes comme des mortelles. Elle espérait que leur bonne grâce ou leur beauté, une vie élégante et magnifique, des jeux et des spectacles attireraient ou retiendraient auprès du Roi les gentilshommes protestants et catholiques et les dégoûteraient de la guerre, l'horrible guerre civile.