Note (retour) — Front matter
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La femme et la maîtresse faisaient au Connétable, chef de l'armée, les mêmes recommandations. Veillez sur le Roi, écrit Diane, «car il ly a bien de quoy le myeux garder que jamès, tant de poyssons (poisons) que de l'artyllerye»119. Battez les ennemis, écrit Catherine (août 1553), mais tenez le Roi loin des coups, «car s'il advient bien come je m'aseure tousjour, l'aunneur et le byen lui en retournera; s'yl advenet aultrement, [le Roi] n'y estant point, le mal ne saret aystre tieul (saurait être tel) que y ne remedyé (vous n'y remédiiez). Je vous parle en femme.» Peu lui importe le reste, «pourvu que sa personne n'aye mal»120. Les lettres de la maîtresse semblent d'une épouse, inquiète sans doute, mais sûre de l'affection de l'absent; celles de la femme sont d'une maîtresse amoureuse. Catherine écrit à la duchesse de Guise, qui a rejoint son mari à l'armée: «Plet (plût) à Dyeu que je feusse aussi byen aveques le myen»121. Elle est irritée contre Horace Farnèse, duc de Castro, le mari de Diane de France, qui venait de capituler dans Hesdin, après avoir reçu d'ailleurs un coup d'arquebuse dont il mourut: «J'é grand regret qu'i (Horace Farnese) ne l'eut [reçu] avant rendre Hédin.» Ce n'est pas qu'elle paraisse sensible à la perte de cette place forte; mais Henri II étant retenu à la frontière pour la couvrir contre l'ennemi. Horace Farnese est «cause, dit-elle, de quoy je ne voy point le Roy»122.