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Catherine de Médicis (1519-1589)

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Mouy commandait à Niort, qui de frayeur, capitula, après le meurtre. Les vaincus de Moncontour fuyaient à la débandade. Mais l'intervention de Charles IX arrêta la poursuite que Tavannes voulait mener à outrance Catherine laissait trop voir sa préférence pour le duc d'Anjou, à qui elle avait fait donner le commandement en chef des armées et une sorte de vice-royauté dans les pays où il opérait. Elle s'était dévouée à sa fortune et cherchait à lui créer dans l'État une place à part, non au-dessous, mais à côté du Roi. Elle avait imaginé un gouvernement hybride, véritable triarchie, dont elle était la tête, le duc d'Anjou le bras et Charles IX la raison sociale. Le jeune Roi, fier et sensible, souffrait de la gloire de son frère; il se hâta de le rejoindre pour achever la défaite des rebelles. Mais courir après les fuyards, que talonnait la nécessité, lui parut indigne de sa grandeur. Il résolut donc d'assiéger les places fortes qui servaient de boulevards à La Rochelle, et de se donner le plaisir d'y faire des entrées triomphales. Pendant que les forces royales s'épuisaient contre Saint-Jean-d'Angély, qui se défendit longtemps (16 octobre-2 décembre), Coligny filait vers le Midi. Il hiverna dans la région plantureuse de l'Agénois et de Montauban, s'y refit et se renforça de l'armée de Mongoméry, qui avait reconquis le Béarn sur les catholiques. Au printemps il précipita sa marche à travers le Languedoc, et, pillant et brûlant pour bien montrer que tous les huguenots n'étaient point morts, il atteignit le Rhône.

Pendant le siège de Saint-Jean-d'Angély, Catherine avait négocié avec les protestants. Elle leur fit offrir la paix avec la liberté de conscience (février 1570); ils réclamèrent de plus la liberté de culte (mars 1570).

Cependant Coligny avançait toujours. Après une longue halte à Saint-Étienne, il repartit, échappa au maréchal de Cossé, qui lui barrait la route à Arnay-le-Duc (26 juin) et s'établit fortement à La Charité-sur-Loire, d'où il menaçait les abords de Paris. Dans l'Ouest, La Noue, le Bayard huguenot, avait repris l'offensive, occupé Niort, Brouage et Saintes.

Après les mauvais offices de Philippe II, Catherine inclinait à croire qu'il avait empoisonné sa fille. Mais il faut bien dire qu'immédiatement après la mort d'Élisabeth, alors qu'elle avait le plus de chances d'être bien renseignée, elle n'en disait ni n'en savait rien. Quelque désir qu'elle eût de bien marier ses enfants--et c'est assurément la preuve qu'elle les aimait,--elle n'aurait pas couru le risque de donner sa dernière fille au meurtrier de sa fille aînée.

La paix fut signée avec les protestants à Saint-Germain. L'édit de pacification (8 août 1570) leur accordait la liberté de conscience dans tout le royaume et la liberté de culte dans tous les endroits où il existait avant la guerre, dans le logis des hauts justiciers et dans les faubourgs de deux villes par chaque grand gouvernement, exception faite pour la Cour et pour Paris, où, y compris une zone de deux lieues de rayon autour de la résidence royale et de dix autour de la capitale, il n'y aurait d'autre exercice que de la religion romaine. Ils obtenaient aussi de garder pendant deux ans La Rochelle, Montauban, La Charité-sur-Loire et Cognac, comme refuge provisoire contre les violences catholiques, en attendant l'effet des mesures de pacification. Les princes de Navarre et de Condé et vingt gentilshommes protestants, désignés par le Roi, jureraient au nom de tout le parti de restituer «au bout et terme de deux ans» ces quatre places de sûreté.

Pour rendre cette paix durable et fortifier la cause protestante en Europe, deux chefs huguenots, réfugiés pendant la guerre en Angleterre, le cardinal de Châtillon et Jean de Ferrières, vidame de Chartres, cherchèrent à rapprocher Catherine d'Élisabeth. Comme ils connaissaient les appétits de grandeur de la Reine-mère, ils présentèrent le projet d'alliance sous la forme la mieux faite pour la tenter, un mariage entre la Reine d'Angleterre et le duc d'Anjou, frère cadet de Charles IX.

Catherine fut tellement éblouie par ce mirage d'avenir qu'elle oublia de se demander si Élisabeth était sincère.

Mais pour réussir elle avait besoin des huguenots. Or les grands du parti, malgré la paix, restaient distants et défiants. Coligny, la reine de Navarre, les princes s'étaient retirés à La Rochelle; ils avaient décliné l'honneur d'assister aux épousailles de Charles IX à Mézières avec l'archiduchesse d'Autriche, Élisabeth (26 novembre 1570). L'Amiral dénonçait avec sa rudesse habituelle les crimes des catholiques et réclamait l'application de l'Édit «non seulement en paroles mais principalement en effect». Comme Catherine affectait de se plaindre de ses exagérations et de son humeur, il répliquait: «Je vous supply très humblement de ne dire que ce sont de mes opinions ou que je menace le Roy». Le maréchal de Cossé avait été mal accueilli à La Rochelle, où il était allé faire à Jeanne d'Albret des ouvertures de mariage.

Ce fut un incident de politique italienne qui changea ces dispositions. Le pape Pie V, ayant de sa propre autorité promu Côme de Médicis, duc de Florence, à la dignité de grand-duc de Toscane, l'empereur Maximilien, comme suzerain de l'État que Charles-Quint avait créé, et Philippe II, en qualité de souverain italien, avaient protesté contre l'initiative du Pape et l'élévation du Duc. Côme, inquiet, envoya en Allemagne un agent, Frégose, pour s'y assurer l'appui éventuel des princes protestants.

De Heidelberg, où il fut froidement reçu par l'Électeur Palatin, à qui tous les papistes et particulièrement ceux d'Italie étaient suspects, le négociateur alla trouver à La Rochelle Ludovic de Nassau, frère de Guillaume d'Orange, qui travaillait à organiser «la grande flibuste» des corsaires Rochelois et des gueux de mer des Pays-Bas contre la marine espagnole. Dans leurs entretiens, il fut question d'opposer à Philippe II la France et la Toscane unies. Charles IX, informé de ce projet d'accord, y adhéra avec enthousiasme. Il souffrait de la dépendance où sa mère le tenait et il saisit cette occasion de s'émanciper. Il chargea l'ambassadeur florentin, Petrucci, d'écrire à Côme qu'il le soutiendrait contre tous ses ennemis, qu'il ne cherchait pas d'agrandissement en Italie et portait uniquement ses vues sur les Flandres. Il déclarait à Petrucci qu'il lui serait facile de gagner la Reine à ses projets, mais en attendant il se cachait d'elle. «Ma mère est trop timide», lui disait-il un jour. Peut-être espérait-il s'avancer si loin qu'elle serait bien obligée de le suivre.

Mais c'était sur la politique extérieure que s'accentuait leur désaccord. Elle rêvait de pourvoir royalement le duc d'Anjou, mais elle n'imaginait pas d'y réussir par la force ouverte. Elle n'avait ni les armées, ni les ressources, ni l'autorité au dedans, ni les alliances au dehors qu'il eût fallu pour s'agrandir aux dépens de la Maison d'Autriche. En avait-elle même la volonté? Elle n'aimait pas la guerre, ce jeu brutal où son adresse féminine restait sans emploi, et même elle en avait peur. La puissance de Philippe II, après l'exécution, l'emprisonnement ou la fuite des révoltés des Pays-Bas, lui paraissait formidable et lui inspirait de l'admiration et de l'effroi. Il y aurait trop de risques à prendre ce qu'elle avait tenté de se faire donner. Les mariages avec dot et espérances étaient le genre de conquête approprié à son sexe et à ses moyens. Après avoir fait sans succès le siège de Philippe II, dont elle avait tant attendu, elle poursuivait mêmes avantages du côté protestant. Ainsi ferait-elle repentir ce roi d'Espagne, qui l'entravait en tout et ne lui complaisait en rien. Elle lui préparait partout des embarras et des ennemis; elle ne décourageait pas les rebelles des Pays-Bas et même consentait à les aider sous main de quelques subsides. Mais elle trouvait trop dangereux de leur fournir ouvertement des hommes et de l'argent ou même de laisser les huguenots marcher en troupe à leur secours. Coligny poussait à l'invasion des Flandres et à la rupture avec l'Espagne. Catherine désavouait tout acte public d'hostilité qui pourrait entraîner la guerre. C'était l'opposition de deux politiques s'ajoutant au conflit de deux religions.

Elle avait appris le projet de ligue franco-florentine par le refus du Côme. Le Grand-Duc, rassuré sur les intentions de Maximilien et de Philippe II, avait répondu par des conseils pacifiques aux avances belliqueuses de Charles IX. Joyeuse de ce refus, qui dégoûterait, pensait-elle, son fils de toute nouvelle velléité d'action personnelle, elle lui fit l'éloge de Côme et de son fils, François de Médicis, si dévoués au bien de la France. «Remarquez donc bien leur bonté, dit-elle, et tenez-vous-en à leur conseil de rester en paix et d'ordonner votre royaume, parce que cela est saint et bon.»

Cependant, malgré la défection de l'Angleterre et l'apathie de l'Allemagne, Coligny s'obstina. Obsédé par le cauchemar de la guerre civile, il aimait mieux, disait-il, être traîné mort par les rues de Paris que de reprendre la campagne contre le Roi. Avec la connivence de Charles IX, toujours partagé, il continua le plus secrètement possible à recruter des soldats. Mail les 4 000 hommes commandés par Genlis qu'il expédia au secours de Mons furent surpris par les Espagnols, que des avis de France avaient prévenus de leur marche, et presque tous tués ou faits prisonniers (17 juillet).

Coligny s'entêta, et sûr de l'assentiment tacite du Roi, il poursuivit ses levées presque ouvertement. Les gentilshommes et les capitaines huguenots que le prochain mariage d'Henri de Navarre ou le dessein des Flandres avait attirés en nombre à Paris parlaient de changer le Conseil du Roi. Les ambassadeurs étrangers prévoyaient des troubles.

La décision de Catherine n'en fut que plus ferme. Un homme contrecarrait sa volonté, prenait de l'empire sur son fils, mettait le Roi et le royaume en péril: il fallait qu'il mourût. D'accord avec les Guise, elle manda Maurevert, qui avait déjà fait ses preuves comme tueur du Roi.

Elle attendit pour sonner le glas les noces de sa fille. Le cardinal de Bourbon consentit, sans dispenses de Rome, à unir Henri de Navarre, que la mort de Jeanne d'Albret avait fait roi, avec Marguerite, un réformé et une catholique parents au troisième degré (18 août).

Quatre jours après (le vendredi 22), entre dix et onze heures du matin, Coligny, qui revenait du Louvre à son logis, rue de Béthizy, fut frappé d'une balle d'arquebuse qui lui emporta l'index de la main droite et lui brisa le bras gauche. Quelques gentilshommes de sa suite coururent à la maison d'où le coup était parti. Ils trouvèrent l'arquebuse fumante, mais l'arquebusier avait disparu.

Catherine avait tellement compté sur la mort de Coligny et le désarroi de son parti qu'elle était prise de court. Si le duc de Guise, pour se disculper, la dénonçait comme sa complice, que ne devait-elle pas craindre à l'avenir de ces gens de guerre indignés d'un si lâche attentat? Alors lui vint ou lui fut suggérée l'idée de se sauver elle-même et la paix publique en les faisant massacrer tous. Elle mit dans le secret le duc d'Anjou et le duc de Guise, acharné à la vengeance de son père. Elle s'assura de Tavannes, le grand capitaine, du duc de Nevers, du garde des sceaux Birague, cruels par fanatisme ou par raison d'État. Le concours des Parisiens n'était pas douteux. Les amis de l'Amiral, inquiets des dispositions du peuple, prièrent le Roi de faire garder son logis. Le duc d'Anjou y envoya de ses soldats, ceux-là même qui ouvrirent la porte aux assassins.

Mais elle se réjouissait trop vite. La bourgeoisie protestante, amoureuse de ses aises et craintive des coups, se fût volontiers humiliée devant le pouvoir, pourvu qu'on lui laissât la liberté de conscience. Mais les masses étaient peu sensibles à l'intérêt et à la peur; elles suivirent les pasteurs qui, jusque-là relégués au second rang par les chefs militaires, apparurent comme les prophètes de Dieu et inspirèrent à l'Église opprimée la résolution de défendre sa foi et de punir la trahison et le parjure.

Dans l'armée que Charles IX avait envoyée contre La Rochelle, combattaient côte à côte sous les ordres du duc d'Anjou, des hommes très opposés d'idées, d'opinions, de sentiments, massacreurs de la Saint-Barthélemy, ennemis des massacreurs, protestants convertis ou protestants loyalistes, le roi de Navarre, le prince de Condé, La Noue, les Guise. Pour les Montmorency, la Saint-Barthélémy n'était pas seulement un malheur public. Cousins germains de Coligny, partisans des alliances protestantes, signataires du traité avec Élisabeth et négociateurs du mariage anglais, ils se sentaient menacés dans leur situation et leur crédit par le triomphe du parti catholique et le retour en faveur des Guise, leurs ennemis. Ils croyaient même qu'ils auraient été englobés dans le massacre, si le maréchal de Montmorency n'avait pas été absent de Paris. Ce chef de leur maison, calme et loyal, se résignait à la mauvaise fortune. Damville, le puîné, gouverneur du Languedoc, prudent et avisé, consentait à servir fidèlement la Cour, tant qu'il le pourrait sans se perdre. Mais les cadets, Méru, gendre du maréchal de Cossé, et Thoré, étaient des esprits ardents et aventureux, prêts à prendre l'offensive. Leur neveu, Turenne, annonçait déjà la valeur brillante et le talent d'intrigue qui le rendirent plus tard célèbre. Au camp de La Rochelle, des intelligences s'établirent entre ceux qui pour divers motifs, par esprit d'humanité ou par esprit de faction, condamnaient «cette tant détestable et horrible journée». Tous se groupèrent autour du duc d'Alençon, le troisième fils de Catherine, un «moricau», qui, tout enfant, n'était, au dire de sa mère, que «guerre et tempeste en son cerveau». A seize ans, pour avoir une couronne, il se déclara prêt à épouser Élisabeth, qui en avait trente-sept, et même, s'il le fallait, à renoncer à la messe. Il s'était attaché à l'Amiral, qui lui avait promis une principauté en Flandre, et, en apprenant l'attentat de Maurevert, il osa dire: «Quelle trahison!» C'était le chef que les protestants cherchaient pour autoriser une nouvelle prise d'armes. Toujours formalistes, ils ne croyaient pas l'insurrection légitime sans le concours d'un prince du sang. Or cette fois, ils auraient mieux encore: un frère même du Roi, un fils de France.

Souveraineté des États et participation des princes du sang à l'autorité royale, c'était le double jeu d'arguments que les théologiens et les jurisconsultes huguenots avaient souvent déjà employé contre les Guise et même contre le roi. Mais tout en soutenant que les États sont souverains pour constituer le gouvernement, Hotman, qui prévoit la mort prochaine de Charles IX, leur dénie le droit d'y appeler une femme. La loi salique, qui exclut les femmes du trône, les exclut par là même de la régence. L'histoire justifie la sagesse de la coutume. Brunehaut et Frédégonde se sont souillées de vices et de crimes; Isabeau de Bavière a vendu la France aux Anglais; Blanche de Castille provoqua par sa tyrannie l'insurrection de la noblesse. Catherine de Médicis n'est pas nommée, mais c'est elle que vise cet ardent réquisitoire contre les reines-mères.

Charles IX dépérissait de fièvre. Catherine, craignant, s'il venait à mourir, que le duc d'Alençon ne voulût profiter de l'éloignement du roi de Pologne, héritier légitime, pour le déposséder, fit si bien qu'elle réduisit son pouvoir à un vain titre. Cependant La Noue avait fixé la prise d'armes du parti à la nuit du mardi gras (23-24 février). Le Duc se laissa persuader par son entourage de s'enfuir le 10 mars de Saint-Germain à la faveur du désarroi que provoquerait à la Cour la nouvelle de l'insurrection. Mais il fut pris au dépourvu par l'arrivée, dix jours trop tôt, du capitaine huguenot, Chaumont-Quitry, qui devait l'escorter avec une troupe de cavaliers, et, de peur, il alla tout avouer à sa mère. L'alarme fut chaude au château. Les courtisans, épouvantés, coururent à Paris par tous les chemins et en tout équipage. Catherine y rentra sans hâte, ayant dans son carrosse le Duc son fils et le roi de Navarre son gendre, qu'elle gardait sous son regard et dans sa main.

Charles IX pardonna; mais il emmena les deux princes au château de Vincennes, où il alla s'installer pour respirer un air plus pur que celui de Paris. La surveillance se fit plus étroite, à mesure que la révolte s'étendit dans l'Ouest, et quand on apprit que le meurtrier innocent d'Henri II, Mongomery, l'un des meilleurs lieutenants de Coligny, venait de débarquer en Normandie (11 mars 1574).

Les princes, qui craignaient peut-être pour leur vie, décidèrent à nouveau de chercher un refuge à Sedan. Deux des gentilshommes du Duc, La Molle et Coconat, grands massacreurs de la Saint-Barthélemy et fameux héros d'alcôves, s'entendirent avec Thoré et Turenne; ils s'assurèrent le concours de capitaines et de soldats sans emploi, d'un bourgeois de Paris, de marchands de chevaux et de deux personnages pittoresques: Grantrye, ancien agent de France près les Ligues grises, qui pensait avoir découvert la pierre philosophale, et Côme Ruggieri, un familier de la Reine-mère, astrologue, devin, nécromancien, fabricant de philtres et jeteur de sorts.

Tant de haine, et qui eut de si grandes conséquences, s'explique surtout par l'amour ardent, exclusif qu'elle portait au duc d'Anjou, «ses chers yeux», comme elle l'appelait. Elle avait fait de lui une sorte de vice-roi, qui, elle aidant, était aussi puissant que le Roi même. Elle n'avait pas réfléchi que ce morcellement de l'autorité royale était d'un fâcheux exemple et qu'il pourrait induire son troisième fils en tentation, comme il arriva. Les déceptions et l'ambition de ce fils de France donnèrent à la révolte un chef bien plus autorisé que les princes du sang.

CHAPITRE VII

UNE MÉDICIS FRANÇAISE

Pour montrer cette Catherine si peu connue, le moment le mieux choisi est, ce semble, le début du règne d'Henri III, où le récit des événements nous a conduits. Elle a eu le temps de donner toute sa mesure et de se révéler telle qu'elle était en bien et en mal. Elle a, pendant une dizaine d'années, gouverné souverainement l'État. Elle a disposé des ressources du Trésor pour la Cour, qui ne fut jamais plus brillante, pour ses fêtes, ses constructions, et le patronage des lettrés, des poètes, des artistes. Le règne de Charles IX est l'apogée de son pouvoir ou, pour mieux dire, c'est son règne. Aussi peut-on grouper ici, comme en leur centre, les diverses manifestations de sa vie morale, artistique et intellectuelle avant et après 1574 et les traits les plus marquants de sa personnalité.

Quelles que fussent ses raisons pour se bien conduire: fidélité à la mémoire de son mari, prudence, souci de l'opinion publique ou pureté, le fait semble établi--et c'est lui par-dessus tout qui importe, les motifs des actes échappant le plus souvent aux moyens d'investigation de l'histoire.

Mais Catherine ne se contentait pas de ces révélations extraordinaires, et elle en cherchait d'autres. Elle était d'un pays où princes et peuples croyaient, où les Universités enseignèrent jusqu'au commencement du XVIe siècle, que les astres influent sur la vie humaine, et qu'un observateur expert peut lire au ciel le livre du Destin. Le signe du Zodiaque sous lequel un enfant vient au monde, les conjonctions de planètes à l'heure de sa nativité, sont des indices ou même des facteurs déterminants de son caractère et du bon ou du mauvais succès de sa vie. Catherine était convaincue de ce rapport et l'incertitude, où elle fut souvent, du lendemain, en ces temps malheureux, l'y rendit encore plus crédule. Elle était en relations avec les astrologues les plus fameux de France et d'Italie, Luc Gauric, qui mourut évêque de Città Ducale, le Lombard Jérôme Cardan, le Florentin Francesco Giunctini, le provençal Nostradamus. Elle avait ses astrologues attitrés, Regnier (Renieri?) et Côme Ruggieri. La Pléiade, pour lui complaire, célébra la «vertu» des astres, et l'étoile scientifique de cette constellation, Pontus de Thyard, affirma dans sa Mantice la vérité de ce genre de divination:

Quand nature accomplit le bastiment du monde

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

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Ne voulant point ailleurs qu'au mesme monde mectre

La conduite de tout qui, au monde, peut estre

Ell' ficha dans le Ciel avec clous éternels

L'astrologie gagna en crédit et faveur à la Cour. Lors de son grand tour de France, la Reine-mère vit, à son passage à Salon (novembre 1564), Nostradamus, à qui son poème des Centuries, rédigé en quatrains d'une obscurité sibylline, avait fait la réputation du premier prophète du temps. Ces vers:

Le lion jeune le vieux surmontera En champ bellique par singulier duelle: Dans cage d'or les yeux luy crevera, Deux classes une, puis mourir, mort cruelle. (Cent. L. quatrain 35.)

Ce bracelet aux gemmes variées, polychrome et multiforme, où apparaissent accouplés Jehovah et le caducée de Mercure, constituait en somme un porte-bonheur très pittoresque, sauf la parcelle d'os humain. C'est l'amulette d'une civilisation raffinée d'importation étrangère. La vieille sorcellerie française, issue du peuple, n'aurait pas atteint d'elle-même à cet éclectisme savant.

A ceux de ces traits qui sont vérifiables on reconnaît une femme d'un autre pays. La croyance à l'astrologie, à la magie, à la nécromancie n'était pas particulière à l'Italie, mais elle y était plus raisonnée et plus étendue qu'ailleurs, commune aux plus hautes et aux plus basses classes, au clergé et aux laïques, aux savants et aux ignorants.

Astrologues, magiciens, fabricants de philtres, faiseurs et défaiseurs de sorts, étaient presque tous des Italiens ou des élèves des Italiens. D'Italie aussi, l'ancien marché et le grand laboratoire des essences et des aromates d'Orient, vinrent, attirés par les goûts de Catherine, nombre de parfumeurs que le populaire accusait d'être des empoisonneurs. Le fournisseur attitré de la Reine-mère, maître René (Bianchi ou Bianco) de Milan, était un personnage abominable, qui lors de la Saint-Barthélemy se déshonora entre tous les tueurs par sa passion du butin.

Et peut-être aussi lui venait de son pays d'origine cette inconscience ou cette ataraxie morale qui ne lui a laissé de la Saint-Barthélemy ni remords ni regrets. Mais faut-il en rendre Machiavel responsable? On répète un peu à la légère que le Prince était son livre de chevet. Tout au plus est-il possible de dire qu'elle connaissait et même devait apprécier, ne fût-ce que par orgueil familial, ce manuel fameux de l'art de fonder et de conserver un État, commencé pour Julien de Médicis, son grand oncle, et dédié à son père, Laurent.

L'exemple des princes et des Républiques d'Italie, la passion et la jalousie du pouvoir, la crainte enfin, ont plus qu'un livre de doctrine contribué à déterminer Catherine. Elle aimait mieux agir doucement, mais elle ne laissait pas d'être à l'occasion cruelle. Si elle se souvenait des bienfaits, elle n'oubliait pas les injures. Elle était rancunière et, quand son intérêt ne s'y opposait pas, vindicative. Les Médicis ne furent jamais tendres à leurs ennemis et ils n'ont guère pardonné qu'à ceux qui ne pouvaient plus leur nuire.

C'est une Médicis, mais Française par sa mère, qui est fille d'un grand seigneur de vieille «extrace» et d'une princesse du sang. Arrivée à quatorze ans dans un pays où elle n'était pas une étrangère, elle n'en est plus sortie. Elle a reçu plus fortement qu'une autre, par suite de son aptitude originelle et de sa complaisance à s'adapter, l'empreinte de ce nouveau milieu. La Cour de France, quand elle y entra, s'épanouissait en sa splendeur, ou, pour parler comme Brantôme, «en sa bombance». C'était par surcroît une excellente école d'éducation intellectuelle et mondaine. Elle y apprit le français avec les sentiments et les idées qu'une langue contient, dans l'intimité de François Ier, de son mari, de Marguerite de Navarre, de Marguerite de France, et dans la compagnie de la duchesse d'Étampes et d'autres grandes dames. Elle y affina les dons qu'elle avait de naissance. Elle y fit l'apprentissage de son métier de reine et acquit dans la perfection l'art de tenir un cercle et de causer, les manières affables sans vulgarité, l'aisance dans la grandeur. Qu'on la compare à une autre Médicis, Marie, la femme d'Henri IV, fille d'une archiduchesse d'Autriche, comprimée jusqu'à vingt-sept ans par l'étiquette espagnole de la petite Cour de Florence d'alors et qui, lourde et inintelligente, ne sut jamais se défaire de sa hauteur morose ni échapper à la tutelle de sa domesticité, et l'on comprendra ce que Catherine a gagné à être née de Madeleine de la Tour d'Auvergne, et «faicte, comme dit Brantôme, de la main de ce grand Roy Françoys».

Elle a appris l'art de bien dire à la Cour des Valois où sa personnalité s'est formée et elle n'y réussit que dans la langue qui a servi à son épanouissement intellectuel. Ses lettres italiennes, qui sont de moins en moins nombreuses à mesure qu'elle avance dans la vie, ne valent que par les renseignements qu'elles contiennent, et, en dehors de leur valeur documentaire, elles sont insignifiantes.

A Bayonne, les chevaliers bretons se portèrent champions de l'austère vertu contre les Irlandais, qui soutenaient la cause de l'honnête amour. Le moyen âge reparaissait rajeuni par l'esprit créateur de la Renaissance.

L'heureuse fin que doit avoir

Les chevaliers de la Grande-Bretagne et d'Irlande, avant de combattre, disputent de la prééminence de la Vertu ou de l'Amour en un concours de chant avec accompagnement musical.

Catherine était, comme le lui reprochait Ronsard, plus artiste que lettrée. Elle appréciait mieux ou elle employait plus volontiers les architectes, les sculpteurs, les peintres, les tapissiers que les poètes. C'est un trait qui lui est commun avec les Médicis, qui tous, sauf Laurent le Magnifique, ce spécimen complet de l'homme de la Renaissance, goûtaient plus vivement les couleurs et les formes que les idées et admiraient la beauté surtout en ses représentations plastiques et concrètes.

Mais, même en ce domaine préféré, où l'impression des merveilles vues à Rome et Florence avec des yeux d'enfant et une imagination toute fraîche a dû être si profonde, Catherine a ressenti à la longue l'influence de sa patrie d'adoption. Quand elle arriva en France, en 1533, la pénétration de l'art français par l'art italo-antique était déjà fort avancée. Un Italien, Le Primatice, architecte et peintre, avait été chargé par François Ier de la direction des grands travaux (1532), et il y occupait nombre de ses compatriotes. Fontainebleau, qu'il transforma en château de la Renaissance et décora de fresques, était le grand centre de diffusion du goût classique. Catherine n'eut donc pas à importer une esthétique nouvelle; jamais il ne se vit à la Cour de France autant d'artistes et d'artisans de son pays qu'à l'époque où elle était trop jeune encore pour avoir crédit ou pouvoir.

Ces deux Français, chargés de la direction et du contrôle des travaux, cessèrent d'appeler d'Italie des artistes et des ouvriers et ils n'employèrent plus guère depuis 1570 que des Français. Ils étaient aussi fervents admirateurs de l'antiquité que Le Primatice; mais ils pensaient n'avoir plus besoin d'intermédiaires. L'initiation de leur pays étant accomplie, les initiateurs pouvaient partir. L'art français bien dressé, trop dressé, allait pour un temps se suffire à lui-même et vivre de ses propres moyens. Il est remarquable que son émancipation d'un moment se soit affirmée sous une reine italienne.

Elle ne se contentait pas de la beauté un peu froide du style classique. Pour relever et égayer l'aspect des murs, «d'abundant, raconte toujours de L'Orme, elle a voulu aussi me commander faire faire plusieurs incrustations de diverses sortes de marbre, de bronze doré et pierres minérales, comme marchasites (marcassites) incrustées sus les pierres de ce païs, qui sont très belles, tant aux faces du palais et par le dedans que par le dehors...»

Pour couler en bronze son mari, Catherine pensa cette fois à Jean de Bologne, un autre disciple de Michel-Ange et flamand éperdument italianisé. Elle pria le prince de Florence, François de Médicis, dont il était le sculpteur attitré, de le lui prêter pour aller achever à Rome la statue d'Henri II et la mettre «en telle perfection qu'elle puisse correspondre à l'excellence d'un cheval qui est jà faict». François refusa de lui donner ce contentement. Le cheval expédié en France attendit vainement son cavalier. Il servit plus tard à une statue équestre de Louis XIII, qui, dressée place Royale, fut brisée en 1793.

Mais les travaux de Saint-Denis permirent à Catherine d'apprécier à sa valeur la sculpture française.

Elle avait entrepris d'ériger à Henri II dans la chapelle des Valois un monument funéraire comparable à ceux de ses prédécesseurs immédiats, François Ier et Louis XII. Le Primatice, sans parti pris, avait commandé les bas-reliefs et les figures à des Italiens ou des Français, Dominique Florentin, Jérôme della Robbia, Germain Pilon, Ponce Jacquino, Laurent Regnauldin, François Roussel. Mais tous, sauf Germain Pilon, moururent avant d'avoir achevé ou même commencé leur tâche. Germain Pilon continua ou reprit l'œuvre de ses compagnons, et c'est lui qui est, on peut le dire, le principal ou même l'unique sculpteur du mausolée d'Henri II. Comme dans les grands tombeaux de l'époque, Henri II et Catherine de Médicis sont représentés deux fois: en bas, morts et nus; en haut, sur la plate-forme, revêtus du costume royal et priant. Les gisants sont de marbre et les orants de bronze; ils sont les uns et les autres de Germain Pilon.

Catherine était capable de comprendre le grand artiste en qui se conciliaient la tradition française et l'inspiration nouvelle. Elle était d'une ville, Florence, où les ouvriers du marbre et du bronze, Donatello, Verrocchio, les Rossellino, Luca della Robbia et même Mino de Fiesole--en laissant à part Michel-Ange qui trône dans l'isolement du génie--ont toujours suivi de plus près la nature que les autres Italiens. Aussi Germain Pilon fut-il son sculpteur favori, peut-être parce que, sans y penser, elle retrouvait en lui sa conception atavique de l'art. Elle se fit représenter par lui en 1583 avec son mari, en gisants de marbre, étendus sur des matelas de bronze, mais cette fois couronne en tête, en costume du sacre. Cette œuvre très réaliste reproduit avec une scrupuleuse fidélité le détail des étoffes, des ornements et des vêtements d'apparat. La tête de Catherine est d'une vérité frappante: c'est peut-être le portrait le plus exact qu'on ait d'elle en sa vieillesse: figure hommasse et empâtée, menton court doublé d'un collier de graisse, front fuyant.

A ces trois ou quatre peintures se réduit l'apport de l'art italien. Il n'y a pas d'autre image d'elle à Florence et à Rome qui ait été faite par ses compatriotes. Mais elle a été représentée à tous les âges et de toutes façons par les peintres français. Les musées de Florence sont particulièrement riches en portraits, qui sont incontestablement de l'école de Clouet. Il y en a trois dans la galerie qui va des Uffizi au palais Pitti et dont l'un,--celui de Catherine vers trente ans,--est comparable aux plus authentiques chefs-d'œuvre de François Clouet, à l'Élisabeth d'Autriche du Louvre et au Charles IX du Musée impérial de Vienne. La jeune Reine est debout en costume d'apparat, avec une coiffe de perles, un collier de perles, une robe brun mordoré et un jupon rose éteint tout quadrillé de perles, une lourde cordelière entremêlée de perles et d'or. De son manteau il n'apparaît que l'hermine, qui recouvre presque tout le bras, et qui rompt de sa blancheur les manches à bouillons longitudinaux, entrelacés aussi de carrés de perles. Les mains, les belles mains, ressortent longues et fines, la droite tenant un éventail aux plumes blanches en panache.

Bernard Palissy, l'illustre potier, que la Reine a employé à la grotte des Tuileries, ne connaissait guère l'antiquité; et même, comme il pratiquait un art que Rome et la Grèce ignoraient, il en faisait fi: «Je n'ai point d'autre livre, déclare-t-il, que le ciel et la terre.»

Mais ce qui prouve mieux encore l'éclectisme de Catherine, ce sont deux séries de tapisseries, dont l'une est représentée par de nombreuses répliques au Garde-meuble de Paris, et dont l'autre existe en original au Musée archéologique (section des Arazzi) et aux Uffizi de Florence. Elles sont une illustration du règne de Catherine et quelquefois des mêmes événements, qu'elles interprètent de la façon la plus différente.

Il ne saurait être question ici que des cartons commandés par Nicolas Houel. Ils racontent, en une succession de tableaux, l'histoire d'Artémise, régente du royaume de Carie pendant la minorité de son fils. C'est le «triomphe» des obsèques de Mausole, ce mari tendrement aimé, et tout le détail de ce «triomphe»: cortèges de prêtres, d'enfants et de femmes, concerts funéraires, défilés de chars et défilés de guerriers portant les dépouilles opimes des nations vaincues, éloge funèbre, brûlement du corps et sacrifices, construction du temple destiné à recevoir les cendres royales;--c'est la réunion des États du royaume et la proclamation d'Artémise comme régente;--c'est l'instruction que la Reine-mère donne à son fils Lygdamis «tant aux lettres qu'aux armes»;--ce sont les combats qu'elle livre et les victoires qu'elle remporte sur les Rhodiens révoltés;--et ce sont aussi les œuvres de la paix, ses constructions, ses jardins, ses ménageries, ses palais. Costumes, armes et armures, jeux, cérémonies, bâtiments, tout est antique, grec ou plutôt romain, car les artistes de ce temps ne voyaient la Grèce qu'à travers Rome.

Mais, sous ce travesti, Houel et ses collaborateurs ont voulu représenter des événements et des personnages de leur temps. Vous verrez, dit-il à Catherine, «le sepulchre» qu'Artémise a dressé à Mausole et «qui a servi long-temps de merveille à tout le monde. Ce qui a esté de nostre temps renouvellé en vous après la mort du feu roy Henry vostre époux». L'éducation de Lygdamys la fera «ressouvenir» de celle qu'elle a donnée à ses enfants, et l'assemblée des États généraux cariens, des représentants des trois ordres de France réunis à Orléans. La défaite des Rhodiens--ces insulaires assimilés aux protestants de La Rochelle et des îles adjacentes,--lui rappellera ses cinq victoires sur ses sujets rebelles et le pardon qu'elle leur avait accordé. Les édifices construits par la Reine de Carie, tant à Rhodes qu'à Halicarnasse, étaient un prototype des Tuileries et des châteaux de Saint-Maur, de Monceaux, etc. La comparaison allait tellement de soi, remarquait Houel, «qu'on diroit que nostre siècle est la révolution de cet antique et premier soubs lequel régnoit cette bonne princesse Artemyse. Aussi le principal but de mon entreprise a esté de vous représenter en elle et de monstrer la conformité qu'il y a de son siècle au nostre.»

Ainsi, pour perpétuer la mémoire de ces magnificences, elle les avait fait représenter en deux styles, l'un conventionnel et symbolique, l'autre rigoureusement conforme à la vérité. Elle était Artémise et elle était Catherine, et, sans s'arrêter à une formule d'art, suivait indifféremment les traditions réalistes ou les inspirations néo-classiques.

On voit que, comme aux Tuileries, la Reine n'avait pas abandonné à l'architecte seul «le département des logis». Il y avait une chambre des Miroirs, qui est comme la première ébauche, en raccourci, du salon des Glaces de Versailles; un cabinet des Émaux, où étaient «enchassez dans le lambris» de «petits tableaux d'émail», parmi lesquels «trente-deux portraits, d'environ un pied de haut, de divers princes, seigneurs et dames».

Elle avait des pays connus par les cartes et les livres des souvenirs divers: peaux de crocodiles pendues au plafond, caméléon, branches de corail, tapis des Flandres, tapis de Turquie, de Perse (chérins), laques de Chine: c'était une grande collectionneuse.

On croit à tort que les bibelots sont une manie contemporaine: le cabinet de Catherine en est plein. Il y a, bien en vue, sur une tablette, douze pièces de cristal de roche, parmi lesquelles trois grandes coquilles, ou gondoles, sur pieds d'or émaillés, et, dans les armoires, des éventails en cuir du Levant, de la soie pour faire des turbans, six «poupines» (poupées) en habits de deuil, en vêtements noirs, en costumes de demoiselles (nobles), des pots de senteur, des masques et des verreries de Venise, des laques de Chine, une quenouille «de bois de crotelle?», un damier de bois de rose, un échiquier de nacre de perles, quatre petits canons, des jeux de jonchets, de «regnard» et de billard, plusieurs écritoires, enfin un nombre si considérable d'objets d'art et de curiosité, que l'éditeur de l'Inventaire a renoncé à en faire même une énumération sommaire.

Tous les appartements et même les greniers de l'Hôtel étaient remplis de meubles de toute sorte, et comme il n'est pas alors d'usage de garnir d'étoffe et de rembourrer les bancs et les «chaires», la Reine-mère a cinq cents coussins de laine, de velours et de soie pour transformer en sièges moelleux les bois les plus durs.

Cent trente-cinq tableaux et trois cent quarante et un portraits illustrent les diverses pièces du logis. Catherine peut contempler, quelquefois en plusieurs répliques, l'image des siens et d'autres chefs de la chrétienté. Elle vit et se meut dans une atmosphère de grandeur.

Pour ses fêtes, ses bâtiments, ses collections et ses dons, elle dépensait des sommes immenses. A Bayonne, les tournois, les banquets, les joutes sur terre et sur mer coûtèrent si cher qu'il y eut quelques murmures. Elle disait pour se justifier «qu'elle vouloit monstrer à l'estranger que la France n'estoit si totalement ruynée et pauvre à cause des guerres passées qu'il l'estimoit». Souvent aussi elle alléguait l'exemple des «empereurs romains», «qui s'estudioient d'exhiber des jeux au peuple et luy donner du plaisir» pour l'empêcher de mal faire. Mais elle n'avait pas besoin de chercher ses raisons si loin.

CHAPITRE VIII

LES DÉBUTS DE LA DYARCHIE

Si imaginative qu'elle fût, elle était trop intelligente pour supposer que les Polonais resteraient dans l'intérim par égard pour ce roi déserteur jusqu'à ce qu'il lui plût de leur expédier un remplaçant de sa main. Était-ce une façon de lui insinuer, tout en se disant impatiente de son retour, qu'il devrait rester en Pologne au moins le temps nécessaire pour organiser une lieutenance générale ou négocier l'élection de son frère? Mais il est malheureusement plus probable qu'elle n'a pensé qu'au plaisir de le revoir le plus tôt possible, et que pour ce plaisir-là elle a sacrifié les intérêts de la France en Pologne. Quelle fin pitoyable de son grand et coûteux succès diplomatique!

Henri III n'en avait que trop envie. Il s'enfuit de Cracovie (dans la nuit du 18 au 19 juin), gagna Vienne, où l'empereur Maximilien II, beau-père de Charles IX, l'accueillit bien, et, inquiet des dispositions de l'Allemagne protestante, prit son chemin par Venise. Il s'y attarda huit jours dans les fêtes que la Seigneurie donna en son honneur et les plaisirs qu'il s'offrit.

Enfin, elle va pouvoir réaliser la grande politique qu'elle rêve. Elle a l'auxiliaire qu'elle souhaitait pour suppléer à sa faiblesse, mieux qu'un mari, mieux qu'un amant, son fils. Elle sera la tête; il sera le bras. A eux deux, ils abattront le parti protestant, ruineront la faction des Politiques, feront la royauté aussi forte et aussi obéie qu'elle le fut sous François Ier et sous le «roi Louis». Car Louis XI est le modèle qu'elle a récemment choisi.

Comme elle était très habile à cacher ses déconvenues et même à se faire un mérite d'actes qu'elle blâmait in petto, il n'est pas possible d'affirmer qu'elle a été complice, mais, d'autre part, avec ses préjugés de puissance absolue, elle ne devait pas trouver plus étrange que son fils donnât des territoires qu'une pension.

Il continua, comme l'appréhendait sa mère, à favoriser les gens de son intimité. Avant d'être arrivé à Lyon, il déposséda le maréchal de Retz de sa charge de premier gentilhomme de la Chambre pour en gratifier Villequier. Catherine lui fit représenter combien «tout le monde» trouverait «étrange» qu'il chassât les serviteurs de son frère. Elle obtint seulement que Retz et Villequier seraient en charge six mois chacun. Elle ne put empêcher qu'il promût Bellegarde à la dignité de maréchal de France, bien que les quatre titulaires fussent en vie, ni qu'il créât pour Ruzé une cinquième charge de secrétaire d'État. Il donna à Larchant la charge de capitaine des gardes, dont elle avait investi Lanssac, à la mort du titulaire, et il fit Souvré maître de la garde-robe. C'étaient ses compagnons de voyage en Pologne et il les en récompensait comme d'un sacrifice.

Elle ne tint pas rigueur à ses autres cousins, les Salviati, d'avoir pris parti pour le duc de Florence, Côme. L'évêché de Saint-Papoul en Languedoc leur fut réservé comme un fief ecclésiastique. Quand Jean, le fils de Jacques Salviati et de Lucrèce de Médicis, résigna, il eut pour successeur Bernard, déjà grand aumônier, et celui-ci promu au cardinalat fut remplacé à son tour à Saint-Papoul par Antoine-Marie Salviati. Un autre Salviati est aumônier ordinaire.

Catherine employa comme négociateurs d'autres Florentins, les Gadagne, les D'Elbene, qui arrivèrent aussi à Paris par l'étape de Lyon.

On relève dans la liste de ses dames les plus grands noms de Florence, une Cavalcanti, une Tornabuoni, une Buonacorsi. Elle avait attaché à sa personne les filles de Louis Pic, comte de la Mirandole, ce vieux client de la France, et en maria deux à des La Rochefoucauld.

C'est à elle que s'adressaient comme à leur protectrice naturelle tous les Italiens, bannis politiques, lettrés, écrivains, jurisconsultes, artistes, qui cherchaient en France une situation ou un refuge. Elle les secourt, les place, et, solliciteuse infatigable et sans discrétion, les recommande à tout le monde.

Elle avait à un haut degré le sens, très italien, des devoirs du patron envers sa clientèle.

C'était presque une fatalité de sa situation. Étrangère, sans parti ni prestige, écartée du pouvoir pendant le règne de son mari par le crédit d'une favorite, puis devenue régente en une crise religieuse, qui exaspérait l'esprit de désobéissance et de faction des temps de minorité, elle avait été heureuse de trouver parmi ses domestiques, ses parents et ses compatriotes des gens de toute confiance, et tout à sa dévotion. Qu'elle les ait récompensés largement, il n'y a là rien qui doive surprendre. Richelieu voulut, lui, opposer et même substituer ses neveux et ses cousins aux Montmorency, aux Guise, aux d'Épernon; il maria une de ses nièces à un Condé pour mêler son sang au sang de France. Catherine, plus respectueuse de la naissance et du rang, ne chercha pas à pourvoir les élus de sa faveur aux dépens de la vieille aristocratie française.

Catherine se moquait des diffamations et des calomnies; elle se flattait de forcer les opposants à la pointe de l'épée. De sages conseillers, comme Paul de Foix, des hommes de guerre, comme le maréchal de Monluc, engageaient le Roi à faire des concessions; mais la Reine-mère fit prévaloir le parti des intransigeants. Quatre armées furent formées ou renforcées pour agir contre les rebelles du Midi et de l'Ouest.

Henri III, las de faire campagne, approuva l'acte d'Union et autorisa les huguenots et les malcontents à lui présenter, après entente avec le prince de Condé, le cahier de leurs doléances. C'en était fait du grand dessein de Catherine et de ses illusions. Elle avait pu se convaincre que son fils n'était pas un Alexandre. Elle avait pris pour amour des armes un certain feu de jeunesse, qui avait été vite éteint par les plaisirs, et, pour du génie militaire, les victoires dues à l'habileté de Tavannes. Elle constatait encore qu'en tous ses actes il ne suivait d'autre règle que ses convenances et son humeur. Après avoir épuisé en une semaine de pleurs et de plaintes le regret de la princesse de Condé, il déclara à sa mère sa résolution d'épouser une jeune princesse de la maison de Lorraine, Louise de Vaudemont, petite-cousine des Guise, sans fortune ni espérances, dont à son passage à Nancy, en route pour la Pologne, il avait distingué la douceur et la beauté. Catherine négociait en Suède pour lui trouver une femme bien dotée et apparentée, qui l'aiderait peut-être à garder sa couronne de Pologne. Mais Henri faisait passer avant tout son inclination. Catherine approuva ce qu'elle n'aurait pu empêcher: et, pour cacher sa déconvenue, laissa croire qu'elle avait fait ce mariage de sa main. Au moins pouvait-elle se dire que cette bru, dont on vantait la bonté, les goûts simples et l'absence d'ambition, ne lui disputerait pas le gouvernement de son fils et des affaires. Six mois après (27 août 1575), Henri III abandonna au duc de Lorraine, chef de la Maison et d'ailleurs mari de sa sœur Claude, ses droits de suzeraineté sur le Barrois mouvant. Les impulsions du Roi coûtaient cher.

Il n'eût été que temps d'agir. Les députés de Damville et des Églises protestantes, de retour de Bâle où ils étaient allés se concerter avec le prince de Condé, avaient rejoint la Cour à Paris. Admis le 11 avril 1575 à l'audience royale, ils présentèrent en 91 articles la liste de leurs griefs et de leurs vœux. Ils demandaient le libre et complet exercice du culte réformé, sans réserves ni restrictions, l'établissement des Chambres mi-parties dans les parlements, l'octroi de places de sûreté, la mise en liberté des maréchaux prisonniers, la punition des massacreurs de la Saint-Barthélemy, la réhabilitation des victimes et la réunion des États généraux.

Les divisions de la famille royale encourageaient la révolte. Henri III détestait son frère, le duc d'Alençon, un autre Valois-Médicis de belle marque, et fourbe par surcroît, qui avait prétendu à la lieutenance générale et peut-être comploté, pendant son exil de Pologne, la mort de Charles IX survenant, de le déposséder de la couronne. Sur le conseil de sa mère, qui savait le danger des dissensions domestiques en un royaume divisé, il lui avait pardonné, mais il avait trop de raisons de ne pas oublier. Il le soupçonnait justement d'être en rapports avec Damville, avec La Noue, avec le prince de Condé, avec tous ses ennemis du dedans et du dehors. Il lui en voulait tellement que, dans une maladie dont il pensa mourir (juin 1575), il engagea le roi de Navarre, dont la bonne humeur et l'exubérance gasconne l'amusaient, à s'emparer, lui mort, du pouvoir.

Catherine n'était pas tellement aveuglée par sa tendresse pour Henri III qu'elle ne vît les progrès menaçants de la désaffection publique. Les pamphlétaires continuaient à la viser, mais les coups portaient plus haut qu'elle. Ce fils si beau, si cultivé, si séduisant qu'il semblait que tous ses sujets dussent, comme sa mère, l'idolâtrer, s'était en un an de règne aliéné une grande partie de la noblesse par ses attachements exclusifs, la faveur de quelques petits compagnons et la défaveur de ceux même des grands qui n'étaient pas en disgrâce ou en prison. Il avait réussi à faire oublier les fautes de sa mère.

Il tournait en ridicule des princes du sang qui, comme le duc de Montpensier, et son fils le prince Dauphin, avaient été invariablement fidèles. Les dames ne lui pardonnaient pas de colporter avec délices leurs galanteries. Catherine, qui ne s'alarmait pas longtemps d'avance, s'inquiétait des sympathies ou peut-être même de l'aide que les malcontents en armes et l'armée de Condé en marche trouveraient dans les dissensions de la famille royale. Un jour qu'Henri III lui dénonçait les amours de Marguerite et de Bussy, elle avait répliqué vivement que c'étaient là propos de gens qui voulaient le mettre mal avec tous les siens. Mais d'ordinaire elle ne lui parlait pas si ferme. Elle voyait le tort qu'il se faisait sans oser le lui dire, tant il était ombrageux. Elle le savait si porté à régler ses faveurs sur ses sentiments qu'elle pouvait tout perdre, en perdant son affection. Elle était bien obligée aussi de s'avouer qu'il n'était pas uniformément docile. Il supportait mal qu'elle lui rappelât les devoirs de sa charge ou qu'elle le contrecarrât en ses habitudes ou ses caprices. Alors qu'elle avait rêvé d'être l'esprit dirigeant d'un gouvernement viril, elle devait se contenter le plus souvent de réparer les fautes de ce collaborateur si féminin. Il est vrai qu'elle était plus fertile en expédients que capable d'une grande politique. Les circonstances étaient tout à fait appropriées à son génie.

Elle se crut au bout de ses peines quand elle eut réussi à signer avec le Duc à Champigny un armistice de sept mois (21 novembre 1575-24 juin 1576). «Le duc d'Alençon recevrait pour sa sûreté pendant ce temps Angoulême, Niort, Saumur, Bourges et la Charité; Condé aurait Mézières. Le libre exercice du culte était accordé aux protestants dans toutes les places qu'ils occupaient et dans deux autres villes par gouvernement. Les reîtres toucheraient 500 000 livres et ne passeraient pas le Rhin.»

Quand elle revint à Paris (fin janvier 1576), après une absence de quatre mois, elle apprit que le duc d'Alençon se plaignait d'une tentative d'empoisonnement et en demandait raison au Roi. C'était probablement un prétexte pour rompre ses engagements. En effet l'armée allemande arrivait et il se disposait à la rejoindre. Elle passa la Meuse le 9 février 1576, et, prenant par la Bourgogne, se dirigea vers l'Auvergne, où elle s'établit dans la plantureuse Limagne, à portée de Damville et du Languedoc. La Cour était en plein désarroi. Le roi de Navarre, qui était sorti de Paris sous prétexte de courre un cerf dans la forêt de Senlis, s'était dérobé de la compagnie des chasseurs le soir du 5 février 1576 et il avait chevauché tout d'une traite jusqu'à Vendôme. Libre, il se décida, non sans quelques hésitations, à retourner au prêche.

On a dit que Catherine l'avait laissé fuir pour donner un chef de plus aux rebelles et augmenter d'autant les causes de zizanie. Mais elle fut trompée en ce calcul, si tant est qu'elle l'ait fait. Le roi de Navarre se retira dans son royaume, dont il était absent depuis quatre ans, afin d'y pourvoir à ses propres affaires. A vingt-deux ans, il s'annonçait déjà prudent et avisé. Chef naturel des huguenots, en sa qualité de premier prince du sang de la religion, il ne montra point de haine contre l'Église qu'il venait de nouveau de quitter. Il eut des catholiques à sa Cour, dans ses conseils, dans ses armées et pratiqua par raison et par goût la politique d'union religieuse que Damville et François d'Alençon avaient adoptée comme un moyen de défense. La Navarre fut un autre Languedoc, sous un souverain protestant qui employait tous les bons vouloirs pour résister aux intrigues ou aux violences de la Cour.

«Cela fait, s'en alloit à ses affaires (au Conseil des affaires du matin) et tous sortoient hormis ceulx qui en estoient et les quatre secrétaires [d'État]. Si faisiez de mesme, cela les contenterait fort, pour estre chose accoustumée de tous temps aux roys voz père et grand-père.» Qu'il donne après une heure ou deux à ouïr les dépêches et affaires qui sans sa présence ne peuvent être expédiées. Qu'il ne laisse pas passer «les dix heures pour aller à la messe, accompagné comme ses père et grand-père de tous les princes et seigneurs «et non, dit-elle, come je vous voys aller que n'avez que vos archers». Après le dîner qui aura lieu à onze heures au plus tard «donnez audience pour le moings deux fois la semaine», ce qui est «une chose qui contente infiniment voz subjetz, et après vous retirer (retirez-vous) pour venir chez moy ou chez la Royne affin que l'on cognoisse une façon de Court, qui est chose qui plaist infiniment aux François, pour l'avoir accoustumé; et ayant demeuré demie heure ou une heure en public, vous retirer ou en vostre estude ou en privé, où bon vous semblera....»

Mais un roi n'a pas le droit de s'isoler longtemps. Sur les trois heures après midi, allez «vous promener à pied ou à cheval, affin de vous monstrer et contenter la noblesse et passer vostre temps avec ceste dernière à quelque exercice honneste, sinon tous les jours, au moins deux ou trois fois la semaine».... «Et après cela souper avec vostre famille, et l'après souper deux fois la sepmaine tenir la salle du bal, car j'ay ouï dire au roy vostre grand-père qu'il falloit deux choses pour vivre en repos avec les François et qu'ils aimassent leur roy: les tenir joyeux et occuper à quelque exercice», comme «combattre à cheval et à pied, courre la lance». Ainsi faisait aussi Henri II, «car les François ont tant accoustumé, s'il n'est guerre, de s'exercer que qui ne leur fait faire, ils s'emploient à autres choses plus dangereuses».

Qu'il rétablisse à la Cour «l'honneur et police» qu'elle y avait vus autrefois. «Du temps du roi vostre grand-père il n'y eust un homme si hardi d'oser dire dans sa Court injure à ung autre, car s'il eust esté ouy, il eust esté mené au prévost de l'hostel». Chacun alors faisait son office et se tenait à son poste: capitaines des gardes, archers, Suisses, prévôt de l'Hôtel. Les capitaines des gardes se promenaient dans les salles et par la cour. Les archers auraient empêché «que les pages et lacquais ne jouassent et tinssent les brelans qu'ils tiennent ordinairement dans le chasteau où vous estes logé avec blasfèmes et juremens, chose exécrable».... Le prévôt de l'Hôtel surveillait la basse-cour, ainsi que les cabarets et lieux publics autour de la résidence royale, et s'il se commettait «des choses mauvaises» punissait les délinquants. Le soir, quand la nuit venait, le Grand Maître faisait allumer «des flambeaux par toutes les salles et passages et, aux quatre coins de la court et degrez, des fallots». «Dès que le roy estoit couché on fermoit les portes» des appartements, dont on mettait les clefs «soubs le chevet de son lit», et «jamais la porte du chasteau n'estoit ouverte que le roy ne fust éveillé». L'accès à la résidence royale était rigoureusement hiérarchisé. «Les portiers ne laissoient entrer personne dans la court du château, si ce n'estoient les enfans du roi et les frères et sœurs, en coche, à cheval et littière; les princes et princesses descendoient dessoubz la porte; les autres, hors la porte».

Le service du Roi, au dîner et au souper, se faisait en grand apparat. Le gentilhomme tranchant apportait la nef et les couteaux, précédé de l'huissier de salle et suivi des officiers pour couvrir. Le maître d'hôtel allait avec le panetier quérir la viande, escorté «des enfans d'honneur et pages, sans valetailles ny autres que l'escuyer de cuisine». Et «cela estoit plus seur et plus honorable». «L'après dîner et l'après soupper, quand le Roy demandoit sa collation», c'était un gentilhomme servant «qui portoit en la main la couppe et après luy venoient les officiers de la panneterie et eschansonnerie». La Reine-mère comptait sur la vertu du cérémonial pour ranimer la foi monarchique.

Elle rappelait aussi à Henri III l'intérêt qu'il avait à examiner lui-même et à expédier rapidement les affaires. Elle lui recommandait de recevoir tous ceux de ses sujets qui venaient des provinces pour le voir, de s'informer «de leurs charges et, s'yls n'en ont point, du lieu d'où ils viennent», afin «qu'ils cognoissent que voulez sçavoir ce qui se faict parmi vostre royaume et leur faire bonne chère». Qu'il ne se bornât pas à leur «parler une fois», mais, quand il les trouvait en sa chambre ou ailleurs, qu'il leur dit «toujours quelque mot».

Il doit employer ses faveurs à maintenir son autorité. Catherine aurait désiré infiniment qu'à l'exemple du roi Louis XII, son fils eût une liste de ses serviteurs de toute qualité et un rôle des «offices, bénéfices et autres choses qu'il pouvoit donner» pour à chaque vacance récompenser qui bon lui semblerait (remarquez qu'elle ne dit pas le plus digne) et se délivrer de toutes les sollicitations, «importunitez et presses de la Court». Il aurait ainsi le mérite de la grâce qu'il ferait, l'ayant faite de lui-même, car s'il cédait «aux placets ou autres inventions, croiez, disait-elle, que l'on ne tiendra pas le don de vous seul».

Il le faudrait pourtant. «Le Roy vostre grand-père... avoit le nom de tous ceulx qui estoient de maison dans les provinces et autres qui avoient autorité parmy les nobles, et du clergé, des villes et du peuple; et pour les contenter et qu'ils tinsent la main à ce que tout fust à sa dévotion, et pour estre adverty de tout ce qui se remuoit dedans les dictes provinces... il mectoit peine d'en contenter parmy toutes les provinces une douzaine ou plus ou moings,... aulx ungs il donnoit des compagnies de gens d'armes; aux autres quand il vacquoit quelque bénéfice dans le mesme pays, il leur en donnoit, come aussi des capitaineries des places de la province et des offices de judicature, à chacun selon sa qualité.... Cela les contentoit de telle façon qu'il ne s'y remuoit rien, fust au clergé ou au reste de la province, tant de la noblesse que des villes et du peuple, qu'il ne le sçeut.» «C'est le meilleur remède dont vous pourrez user pour vous faire aisément et promptement bien obéir et oster et rompre toutes autres ligues, accoinctances et menées.» Qu'il mît aussi «peine» à s'assurer mêmes intelligences «en toutes les principales villes»--une puissance dont Catherine avait vu grandir l'esprit de faction et la force de résistance pendant les troubles--et qu'il y gagnât «trois ou quatre des principaulx bourgeois et qui ont le plus de pouvoir en la ville et aultant des principaulx marchans qui aient bon crédit parmy leurs concitoiens»; «que soubz main, sans que le reste s'en aperçoive ny puisse dire que vous rompiez leurs privillèges», il les favorise «tellement par bienfaits ou autres moiens.... qu'il ne se fasse ni die rien au corps de ville ny par les maisons particulières que n'en soiez adverti», et que les jours d'élection ils fassent toujours élire «par leurs amis et pratiques» des hommes qui vous soient tout dévoués. S'assurer des clients dans toutes les provinces et dans tous les ordres, relever le prestige monarchique, et cependant se rendre accessible et familier à la noblesse, régler sa Cour et ses Conseils, voir lui-même ses affaires et les expédier rapidement, tels étaient les moyens que Catherine recommandait à son fils pour restaurer son autorité et regagner l'affection de ses peuples.

Catherine avait justement prévu qu'Henri III se dégoûterait vite de la guerre. Il avait donné à son frère le commandement de la principale armée et il le lui retira par jalousie après la prise d'assaut de la forte place d'Issoire (11 juin). L'argent manqua; les États généraux, qui avaient applaudi à son dessein de rétablir l'unité de foi, lui avaient refusé les moyens de l'imposer. Mais les huguenots, affaiblis par la défection des catholiques unis, acceptèrent la paix de Bergerac (7 septembre 1577).

L'Édit de Poitiers, confirmatif de ce traité, restreignait l'exercice du culte réformé à une ville par bailliage, outre les villes et bourgs où le libre exercice existait avant la dernière prise d'armes. Henri III, fier de cette paix--sa paix--qui réparait la honte de la paix de Monsieur, oublia les conseils de sa mère et ne pensa plus qu'à ses plaisirs.

Mais cinq jours après, le duc d'Anjou, qu'Henri III tenait consigné dans le Louvre, s'enfuit par la fenêtre de l'appartement de la reine de Navarre, sa sœeur, et se retira à Angers, capitale de son apanage.

C'est au nom de ses privilèges que la Bourgogne repoussait l'établissement de nouvelles taxes, sans un vote de ses États généraux. Les autres provinces alléguaient aussi les droits historiques: la Bretagne, les stipulations du contrat de mariage de la reine Anne; la Normandie, la charte aux Normands de Louis le Hutin. La grande Ligue de 1576 était morte de l'étreinte royale, mais la surcharge des impôts ravivant ici et là l'esprit particulariste et s'ajoutant à toutes les autres causes de mécontentement, des ligues de toutes sortes se formaient et s'organisaient en Périgord, en Auvergne, en Dauphiné, en Provence, etc.

La «paix du Roi» était aussi odieuse à beaucoup de catholiques qu'à la plupart des huguenots, ceux-là s'indignant qu'Henri III se fût arrêté en plein succès et n'eût pas interdit partout l'exercice public de l'hérésie, ceux-ci ne se résignant pas à perdre dans la plus grande partie du royaume la liberté de culte que «la paix de Monsieur» leur avait octroyée partout. Les politiques, dont le revirement avait décidé du succès de la dernière guerre, s'étonnaient de la défaveur de leurs chefs. Aussi les «brasseurs» de troubles, qui allaient de parti en parti et de province en province, porteurs de plaintes et de projets de coalition, trouvaient partout des oreilles complaisantes. Qu'adviendrait-il s'ils réussissaient à entraîner le duc d'Anjou, roi en expectative?

Catherine se le demandait avec inquiétude. Elle savait par deux expériences successives de quel poids serait la détermination du Duc. Lui seul était capable de grouper en faisceau compact pour une offensive commune les catholiques et les protestants, divisés et même opposés de sentiments, de griefs, d'intérêts, et, seul, il pouvait donner à l'insurrection un caractère de légitimité. Une prise d'armes qu'il désavouerait ou même n'avouerait pas ne serait jamais que partielle, sans grande chance de succès ou tout au moins de durée, mais celle dont il prendrait le commandement exposait à tous les hasards, par le nombre et la force des assaillants, la puissance et la personne royales. Il tenait dans ses mains la paix et la guerre.

CHAPITRE IX

CAMPAGNE DE PACIFICATION A L'INTÉRIEUR

Catherine était perplexe. S'opposer au dessein de l'ancien chef des huguenots et des catholiques unis, c'était l'induire en tentation de révolte; l'aider ou simplement le laisser faire, c'était courir le risque d'une brouille avec l'Angleterre et d'un conflit avec l'Espagne. Pour conjurer le danger d'une guerre civile ou d'une guerre étrangère, elle ne voyait d'autre moyen que d'amener le Duc à renoncer de lui-même à l'expédition. C'est à cette fin qu'elle était allée le trouver à Bourgueil. L'argument dont elle attendait le plus, c'était que les rebelles des Pays-Bas réclamaient son concours sans lui offrir de récompense.

En Provence, le parti des Communautés de villes, ou, comme on disait, les Razats (les Rasés), que soutenait le Parlement d'Aix, était en lutte avec le comte de Carcès, chef de la noblesse. Le comte de Suze, que le Roi avait nommé à la lieutenance générale, ne savait se faire obéir ni des uns ni des autres. En Dauphiné, les divisions entre réformés et catholiques s'aggravaient d'un conflit entre le tiers état et la noblesse sur la question de la taille et de vagues aspirations de nivellement social parmi les paysans.

De la Guyenne au Dauphiné, les chefs protestants restaient en armes, et, sous prétexte ou pour la raison que la paix de Bergerac ne serait pas appliquée, ils refusaient, malgré leurs engagements formels, de restituer les places fortes qu'ils avaient occupées pendant les deux dernières guerres. Le roi de Navarre se plaignait de n'être gouverneur de Guyenne qu'en titre et accusait le maréchal de Biron, lieutenant général de la province, de n'agir qu'à sa guise ou par ordre de la Cour sans le consulter jamais. Il réclamait, non par amour, mais par dignité, sa femme, qu'Henri III, depuis sa fuite, retenait comme une sorte d'otage.

Catherine décida son fils à laisser partir Marguerite et elle partit avec elle pour travailler à la réconciliation des partis et à la pacification du royaume.

Elle était assistée d'un secrétaire d'État, Pinart, et de conseillers du Roi, choisis parmi les plus capables: Saint-Sulpice et Paul de Foix, celui-ci ancien ambassadeur à Rome, et celui-là en Espagne, et Jean de Monluc, l'heureux négociateur de l'élection de Pologne. Le cardinal de Bourbon l'accompagnait et le duc de Montpensier la rejoignit en cours de route. Sa vieille amie, la duchesse d'Uzès, la jeune duchesse de Montpensier, la princesse douairière de Condé lui tinrent quelque temps compagnie. Elle emmenait, entre autres dames et demoiselles d'honneur, Atri, une Italienne, Dayelle, une Grecque, et l'ensorceleuse Mme de Sauve. C'était une Cour de France en raccourci qui allait refaire en sens contraire, et pour les mêmes fins de consolidation monarchique, le grand tour de France entrepris en 1564 après la première guerre de religion.

Il lui restait à régler les affaires du Dauphiné et de Saluces. Bellegarde, las d'attendre qu'Henri III le rétablît en son gouvernement, y était rentré avec les forces que Lesdiguières lui avait fait passer et celles qu'il avait levées avec l'argent d'Espagne. Il avait pris Carmagnole et Saluces (juin 1579) et y commandait malgré le Roi. En Dauphiné les huguenots étaient en guerre avec les catholiques, le tiers état en querelle avec la noblesse sur la nature de la taille. Certaines villes prétendaient se garder elles-mêmes contre les protestants et refusaient les garnisons royales. Les paysans promenaient un râteau en signe de nivellement social et s'appelaient de village en village avec des cornets à bouquin, à la mode des libres montagnards suisses. Dans le Vivarais, de l'autre côté du Rhône, ils se liguaient pour refuser les cens et redevances. «En la queue gist le venin», écrivait Catherine. Elle ne croyait pas si bien dire; mais comme elle était la confiance incarnée, elle pensait venir à bout de ces difficultés et vite.

En Provence, elle avait déjà constaté combien les communautés détestaient les gens d'armes pillards et massacreurs, autant dire les nobles. La question de religion était secondaire dans ce conflit, bien qu'elle s'y mêlât. Il y avait des huguenots parmi les Razats, comme il y avait des gentilshommes. Mais c'était avant tout la lutte des villes et des campagnes contre les seigneurs. La secousse religieuse prolongée par les guerres civiles ébranlait tout l'ordre social.

Aussitôt qu'elle eut réglé l'affaire de Saluces, elle prit la route de Paris.

Mais il ajoutait, et la réserve était d'importance, qu'elle avait plutôt «assoupi que réglé les différends de la Guyenne, du Languedoc, de la Provence et du Dauphiné».

C'est la vérité même. Le succès de l'œuvre ne répondait pas à l'habileté de l'ouvrière.

CHAPITRE X

DIVERSION EN PORTUGAL

Catherine ne s'émouvait pas outre mesure de cette recrudescence d'agitation. Elle se croyait maintenant si sûre de l'amour du Roi qu'elle s'en estimait beaucoup plus forte. Confiante à l'excès dans son habileté et dans la vertu du nom royal, elle se flattait qu'en voyant agir ensemble la mère et le fils les huguenots et les politiques entendraient plus facilement raison. Mais c'était à la condition, comme elle le savait bien, que le duc d'Anjou ne prît pas parti contre son frère et qu'il restât en fait neutre et en apparence ami. Il n'était pas allé la saluer au passage à Orléans, sous prétexte qu'il avait été pris d'un «dévoiement d'estomac» au moment de monter à cheval, mais en réalité pour ne pas se rencontrer avec le Roi. Inquiète de cette mauvaise excuse, elle ne s'arrêta que quelques jours à Paris, juste le temps de se reposer, et repartit pour aller causer avec le Duc et le bien disposer en faveur de la paix.

A-t-elle vraiment peur ou bien exagère-t-elle le danger pour décider le Roi aux concessions qu'elle allait lui demander. Avec elle on ne sait jamais très bien.

Mais il ne disait pas qu'ils en eussent tous et il laissait clairement entendre qu'il n'était pas le maître de son parti. Au printemps de 1580 les coups de main recommencèrent. Les protestants prirent Montaigu (15 mars), les catholiques, Montaignac (en Périgord) (avril). On s'acheminait à la guerre ouverte.

Elle lui proposa, au lieu de Catherine, sa petite-fille Christine, fille du duc de Lorraine. Mais il fit le sourd.

«D'avantage, mon filz, trouvez-vous qu'il soit à propoz que le Roy vostre frère et vous entrepreniez ceste guerre contre le plus puissant prince de la Crestienté, devant que de vous estre randuz plus certains de la volonté et amityé de vos voisins, spéciallement de ceulx qui ont intérest à la grandeur dudict Roy catolicque comme la Royne d'Angleterre et les princes de Germanie?» La reine Élisabeth, il est vrai, a fait plusieurs fois dire par son ambassadeur qu'elle était prête à former une Ligue avec la France, mais quand le chancelier Cheverny, Villequier et le secrétaire d'État, Pinart, sont allés le trouver, pour en traiter avec lui, il s'est déclaré sans pouvoirs.

Les cantons suisses font difficulté de renouveler l'alliance «pour les excessives sommes de deniers» qui leur sont dues et qu'il faut réunir le plus tôt possible sous peine de perdre quasi l'unique alliance et amitié dont la Couronne est «appuyée». Au contraire, les Espagnols ont de nombreuses intelligences dans le royaume, et loin d'assoupir les divisions, «lesquelles se rendent tous les jours plus dangereuses par la licence effrénée qui croist et augmente à vue d'œil», une guerre étrangère fournira aux factieux «plus de moien de nuire et accomplir leurs desseings».

Rien ne pressait d'ailleurs. «Au fort de l'hiver», «il est quasi impossible de porter la guerre» aux Pays-Bas. Qu'il ne ruinât pas inutilement le Roi et le royaume par de nouvelles levées. Quand la paix sera bien établie au dedans, il viendra trouver le Roi et ensemble ils résoudront, conclut-elle, «ce qui sera de faire pour vostre grandeur et l'honneur de ce royaulme».

C'était la raison même. Henri III, incertain de la paix intérieure et de l'alliance anglaise, ne pouvait, avec un trésor vide, des revenus réduits et grevés d'anticipations, se lancer dans une guerre contre le puissant roi d'Espagne. Mais, à ce compte, il n'aurait pas dû promettre à son frère, si vaguement que ce fût, de l'assister aux Pays-Bas puisqu'il n'avait ni les moyens ni la volonté de tenir sa parole. Catherine, qui n'avait pas toujours parlé aussi net, avait sa part de responsabilité dans ce double jeu.

Une flotte anglaise alla débarquer sur la côte de Zélande le fiancé d'Élisabeth accompagné du comte de Leicester, son favori, et de cent gentilshommes anglais. Le Duc annonçait qu'aussitôt après s'être fait reconnaître par les diverses provinces il reviendrait en Angleterre pour épouser la Reine, mais elle était bien décidée à ne se marier jamais.

Trois siècles auparavant, un infant portugais (Alphonse) avait épousé en France une veuve richement pourvue, Mathilde ou Mahaut, comtesse de Boulogne (1235), mais quand il fut devenu roi, dans son pays, après la déposition et la mort de son frère, don Sanche (1248), il l'avait répudiée sans façon afin de prendre pour femme une fille naturelle du roi de Castille, qui lui apportait en dot les Algarves (1253). De son mariage avec Mahaut, il n'avait pas eu d'enfant ou du moins rien ne permettait de croire qu'il en avait eu. Alphonse III, d'abord excommunié par un pape pour sa bigamie, avait été réhabilité par un autre pape, à la sollicitation des évêques portugais, après la mort de Mahaut.

C'en était fait du beau rêve où Catherine se complaisait, à son retour du Midi, d'une union si étroite avec son fils que leurs deux volontés n'en feraient qu'une. La question du duc d'Anjou avait empêché l'accord parfait. Henri était jaloux que sa mère s'intéressât à la grandeur de son frère et, quoiqu'elle lui représentât que c'était pour son bien, irrité qu'elle compromît à cette fin les finances et la sécurité de son royaume. Un Roi qui ne veut pas, une Reine-mère, autant dire un principal ministre, qui ne peut pas tout ce qu'il veut, c'étaient des personnalités accouplées dont l'une usait son effort à entraîner l'autre. Catherine gouvernait en apparence toujours avec même puissance, mais en fait elle était entravée par les résistances ou la force d'inertie de son compagnon. Henri suit, se cabre, s'arrête, repart. L'action de Catherine est à proportion faible ou forte.

Or ce fut pendant cette période que le duc d'Anjou quitta le Midi, fit des levées et prépara une seconde expédition des Pays-Bas. La Reine-mère n'avait pas réussi par conseils, remontrances et prières à le détourner de son projet. Elle reculait devant l'emploi de la force pour ne pas provoquer aux armes la multitude des mécontents. Mais Henri III, qui ne se décidait pas à courir sus à son frère, en voulait à sa mère de ne pas l'y pousser. Il la savait habile, mais il la jugeait faible et inclinant avec l'âge à ménager tout le monde et à tout apaiser. L'idée lui vint, non pas de l'exclure du gouvernement, mais de se fortifier lui-même d'agents d'exécution intelligents et énergiques, qu'avec sa tendance habituelle il choisit dans son entourage le plus intime.

Il pensait par les mêmes moyens se faire obéir dans les provinces. Il pressa le duc de Montpensier, un prince de sang, de résigner le gouvernement de la Bretagne et, aussitôt qu'il fut mort (22 septembre 1581), il y nomma le frère de la Reine, le duc de Mercœur. Il destinait à d'Epernon celui de la Guyenne, qu'il proposa au roi de Navarre d'abandonner, et, en attendant, il lui confia le commandement des trois grandes places fortes de l'Est, Toul, Metz et Verdun. Joyeuse eut la Normandie, qui était d'ordinaire dévolue à un prince de sang. Les parents des deux favoris participèrent à leur fortune. Le frère aîné de d'Epernon, Bernard Nogaret de La Valette, obtint Saluces et les territoires d'outre-monts; le père de Joyeuse attendait le Languedoc, que le Roi méditait d'enlever à Montmorency. Tant de changements, et à la même époque, sont évidemment l'indice d'un plan arrêté, et en soi ils peuvent se comprendre. Il était politique de substituer aux gouverneurs et aux grands officiers de la Couronne tièdes, peu dociles ou suspects, une aristocratie nouvelle qui, craignant beaucoup de celle qu'elle dépossédait, aurait, à défaut de reconnaissance, intérêt à bien servir. Il était conforme à la tradition du pouvoir absolu de montrer que les premières charges de l'État et même que la plus haute naissance tiraient de la faveur royale toute leur autorité. Richelieu n'eut pas d'autres maximes. Mais la création d'une aristocratie nouvelle n'était qu'un palliatif. Il manquait au gouvernement l'unité, qui est la condition même de la force. Catherine restait au pouvoir; son fils se faisait assister de deux grands officiers. Ce n'était pas une concentration, mais bien son contraire. Le Roi ne dirigerait pas ses mignons, étant par nature le serviteur de ses serviteurs, et il était impossible que ceux-ci le dirigeassent, étant eux-mêmes égaux et par conséquent rivaux, divergents d'opinions et d'ambitions. Ils ne parvenaient à s'entendre que contre la Reine-mère dont ils cherchaient à ruiner le pouvoir pour augmenter d'autant le leur. Leur élévation ajoutait à toutes les autres causes de mécontentement celle d'une faveur inouïe qui n'était fondée ni sur l'origine ni sur le mérite. Elle ne procurait pas à la royauté l'appoint d'un parti, d'une clientèle, d'une grandeur historique. Ce n'était pas assez, pour lutter contre les huguenots, les catholiques ardents et les politiques, contre les Guise, les Bourbons, les Montmorency et le duc d'Anjou, de deux simples gentilshommes de vieille race. La mauvaise administration financière du Roi exaspérait les peuples; ses prodigalités indignaient tous ceux qui n'en profitaient pas. Il n'avait jamais d'argent pour ses affaires et il en extorquait de tous côtés pour ses plaisirs. Les noces de Joyeuse coûtèrent 1 200 000 écus qui auraient fait un meilleur service en Flandre. Les grands et la noblesse s'irritaient de voir les pensions, les charges, les gouvernements passer à deux parvenus.

Elle a fait, dit-elle, tout ce qu'elle a pu pour détourner le duc d'Anjou de l'entreprise des Pays-Bas, dont il risquait de sortir avec peu d'honneur, vu les ressources dont il disposait. «... Si Dieu eust voullu que cette occasion (la révolte des Pays-Bas, contre Philippe II) se fust présentée du temps du Roy vostre père, je crois qu'il en eust eu une grande joye, en ayant les moyens, mais qu'en ce temps icy, je n'y en vois nul». Elle le constatait, il est vrai, à son très grand regret, n'ayant que ces deux fils, qu'elle voudrait voir «seigneurs de tout le monde».

Elle n'avait jamais manqué non plus de remontrer au Duc que le royaume avait déjà horriblement souffert des ravages des gens de guerre, que s'il faisait de nouvelles levées, il perdrait la bonne grâce du Roi en foulant les peuples et que «ce seroit sa totale ruyne», que piller le pays et demander aide, «ce n'estoit pas le moyen de luy en pouvoir donner», que son frère n'avait «Perou ny Inde».

Elle pourait assurer le Roi qu'elle ne «s'épargneroit» jamais en rien, comme elle avait toujours fait, pour son contentement, pour son service, pour la conservation du royaume. «Vous me faictes, disait-elle, cet honneur de m'escripre que je l'ay conservé et gardé d'estre divisé entre plusieurs: Dieu m'a tant favorisée que je le voie tout entier en vostre obéissance». Ceux-là seuls qu'elle avait empêchés de «parvenir à leurs desseings»--à leurs mauvais desseins--mais non les gens de bien et les bons serviteurs, lui avaient voulu «mal et haine» de sa conduite.

Ce n'était pas par vanité, on le voit bien, qu'elle rappelait ses services, elle voulait convaincre Henri III de son habileté comme de son dévouement pour l'amener à ses vues. «Avec vostre congé,... je ne puis dire qu'il faille laisser perdre vostre frère». Mais s'ensuivait-il qu'il aurait la guerre avec le roi d'Espagne ou des troubles dans son royaume? Non, assurément, «Vous me direz qu'il faut venir à l'une ou à l'autre de ces trois choses». Tout bien considéré, elle pensait qu'il pouvait éviter «tous ces inconvénients». Qu'il envoyât à son frère un homme qui lui fût agréable «ou tout au moings point odieux» pour lui représenter la détresse de ses finances et l'impossibilité de soutenir une guerre et lui dire ce qu'il pouvait et ne pouvait faire. L'important était d'assister le Duc aux Pays-Bas «jusques à ce que avec honneur il s'en puisse retirer». Ce moyen honorable, c'était, à son avis, qu'il retournât en Angleterre, comme il avait déclaré qu'il le ferait, quand les États généraux l'auraient reconnu, pour épouser la Reine. Celle-ci ne pourrait plus objecter contre ce mariage la crainte d'une rupture avec Philippe II, après s'être compromise jusqu'à faire conduire le Duc d'Anjou aux Pays-Bas, sur une flotte anglaise, en compagnie du comte de Leicester. Même s'il craignait un refus, il n'en devrait pas moins aller la trouver pour la «supplier de lui déclarer sa volonté...» «et que s'il ne peut avoir l'heur de l'espouser,... regarder de luy en faire [trouver] une [femme] et se joindre avecque vous et par mesme moyen mettre une paix générale par toute la chrestienté». L'idée de Catherine se devine. Elle voulait par cette marque de déférence intéresser Élisabeth au mariage de son ancien fiancé et la décider à négocier, de concert avec la France, une paix générale dont le prix serait la main de l'infante. Elle prévoyait que son fils, si longuement berné par la reine d'Angleterre, refuserait tout d'abord de faire une nouvelle démarche, mais elle pensait qu'il s'y résignerait, sachant qu'il n'avait pas d'autre moyen de s'assurer l'aide de son frère et que la reine d'Angleterre, n'étant pas sa femme, ne ferait pas la guerre pour l'amour de lui. Le Roi, de son côté, devait députer à Élisabeth pour aviser d'accord avec elle à la paix générale et lui dire son intention de marier son frère, qui avait déjà vingt-sept ans, et la prier de prendre à ce sujet une bonne résolution.

Le moment était d'ailleurs bien choisi pour oser sans risques et traiter avec succès. Philippe II n'avait ni la force ni même la volonté de s'attaquer à la France; il était trop préoccupé d'achever l'occupation du Portugal et de garder le peu qui lui restait en Flandres. Il suffirait de fortifier les places de Provence, du marquisat de Saluces et de Picardie, pour se prémunir contre une surprise. «Mais... si vostre frère se peut conserver où il est et que nous puissions conserver les Isles de Portugal, je crois fermement... qu'il (Philippe II) désirera de traicter à bon escient, et la raison le veut veoyant l'aage qu'il a, de ne voulloir laisser à ses enfans [mâles], qui se peuvent dire au maillot, une guerre commencée contre ung si grand ennemy que vous leur seriez, et si cette négociation ne se fait ainsy que nous désirons, je pense que pour le moings cela servira à le faire temporiser de rien faire contre vous.»

Ce qu'elle proposait, en somme, c'était, tout en se maintenant aux Pays Bas, de s'établir fortement aux Açores, une diversion qu'elle jugeait sans danger et capable de prévenir un danger. «Et (je) ne veois pas d'aultre moyen pour ne brouiller le Royaulme dedans ne dehors que [ce que] je vous ai dit cy-devant». L'affaire toutefois était de telle importance qu'elle suppliait le Roi de prendre l'avis de tant de gens de bien qui sont auprès de lui, «car je serois bien marrie que sur le mien seul... les choses n'advenant pas comme je le désire, ce Royaulme en pastisse et que n'en eusiez le contentement que [je] vous en désire». Le temps n'est plus où elle prenait hardiment ses responsabilités.

Ce changement de direction inspiré par un dessein d'union familiale était hasardeux. Jusqu'ici elle avait tiraillé contre l'Espagne à couvert. Il s'agissait maintenant de s'engager assez à fond pour se faire payer très cher le prix de la retraite. Ce mémoire à Henri III la peint tout entière avec ses qualités et ses défauts. Elle part d'observations très justes, mais elle prend ses désirs pour des réalités et compte trop sur une solution favorable. Il est très vrai, comme elle le constate, que Philippe II a trop d'affaires en Portugal et aux Pays-Bas pour penser aux représailles, qu'il est en ce moment dépourvu de soldats et d'argent et que l'on peut presque impunément exercer sur lui une pression. Mais il est douteux, quoiqu'elle le dise «vieil et caduc», qu'il soit, à cinquante-trois ans, pressé comme s'il allait mourir, de régler à perte ses différends avec ses voisins. Même mourant, il ne consentirait pas à céder les Pays-Bas, un patrimoine et si riche qu'il rapportait plus, en temps de paix, que le Pérou et les Indes, et encore moins le Portugal, sa conquête, qui achevait l'unité de la péninsule, ou même les Iles dont l'ambassadeur vénitien dit qu'elles seraient comme une épine en son œil. Tout au plus (ce n'est qu'une supposition) se serait-il résigné à lâcher les quelques établissements portugais du Brésil. Mais la Reine-mère pouvait-elle croire que le duc d'Anjou serait heureux jusqu'à l'apaisement de s'intituler roi du Brésil ou empereur d'Amérique. L'idée en paraît plaisante. Une hypothèse qu'elle n'examine pas non plus, c'est que Philippe II vive encore longtemps, comme il arriva, et qu'ayant un jour les mains libres, il veuille se venger des injures passées et de l'agression finale. La question méritait cependant d'être débattue. Où Henri III trouverait-il alors pour lui résister la force et les ressources qui lui manquaient maintenant pour l'attaquer en face? La situation de la France serait donc meilleure et celle de l'Espagne pire. Catherine supposait pour les besoins de la cause que Philippe II mourrait, laissant un enfant pour lui succéder, ou que le Roi son fils serait dans quelques années riche, obéi et puissant.

Un manque de psychologie tout aussi extraordinaire que cette erreur de logique, c'était sa méconnaissance du caractère d'Élisabeth. Cette vieille fille coquette n'était pas tellement sensible aux égards qu'elle en oubliât les intérêts. Elle avait des nerfs de femme, mais une tête d'homme, et elle ne marierait pas le duc d'Anjou pour faire plaisir à la Reine-mère. Elle trouvait plus de sécurité à maintenir la brouille entre la France et l'Espagne qu'à intervenir en tiers dans leur réconciliation, au risque de voir s'unir contre elle les deux grandes puissances catholiques. Elle avait un patriotisme trop jaloux et un sens trop net de ses devoirs pour favoriser et même pour souffrir une paix dont la première condition était l'établissement d'un prince français aux Pays-Bas et le résultat prochain, Henri III n'ayant pas d'héritier, la réunion de ces provinces à la couronne de France.

Il vaut mieux pour l'intelligence de Catherine supposer qu'en flattant la vanité d'Élisabeth elle pensait endormir sa vigilance et s'assurer le temps de dépêcher le mariage et la paix. Mais il aurait fallu en ce cas agir vite et porter tous ses efforts sur un point ou sur un autre, Pays-Bas ou Portugal. Or elle ne disposait que de ressources médiocres et elle ne pouvait ni arrêter les opérations dans les Pays-Bas sans mécontenter le duc d'Anjou, ni les pousser à fond sans heurter les sentiments d'Henri III et les inquiétudes de l'Angleterre. Elle-même croyait plus facile et peut-être légitime d'attaquer Philippe II en ce royaume de Portugal, qu'elle disait être son bien. Mais comment n'a-t-elle pas réfléchi qu'avec ses revenus propres et les quelques subsides qu'elle arracherait au Roi, il ne lui serait pas possible d'entretenir à la fois une flotte et une armée?

Plus de trente navires retournèrent en France sans avoir combattu. C'était un désastre et une honte.

Les sujets du duc d'Anjou, dont beaucoup étaient des calvinistes ardents, lui en voulaient d'être Français, catholique et impuissant. Il pouvait leur reprocher avec autant de raison de lui laisser presque toute la charge de les défendre et de l'en récompenser par une hargneuse méfiance. Il n'obtenait pas des États généraux les subsides nécessaires à l'entretien de sa maison, il n'avait nulle autorité dans les villes. De France, dit-on, lui vint le conseil de s'emparer des places fortes du pays pour parler en maître à ces bourgeois indociles. Les troupes françaises campaient devant Anvers, où les magistrats, se défiant de la soldatesque, ne laissaient entrer que le duc d'Anjou et ses gentilshommes. Un jour qu'il en sortait, sous prétexte d'une revue à passer, des soldats postés tout exprès aux abords de la porte surprirent le corps de garde avant qu'il eût le temps de relever le pont-levis. Le reste de l'armée accourut et, pénétrant dans la ville dont elle se croyait déjà maîtresse, se dispersa pour piller. Mais les Anversois tendirent des chaînes, barrèrent les rues et, de derrière les barricades ou du haut des maisons, frappèrent ou assommèrent les agresseurs, dont un petit nombre échappa ou fut fait prisonnier (17 janvier 1583). Dans toutes les villes des Pays-Bas où il y avait une force française, le même coup de main fut tenté, mais il échoua partout, sauf à Dunkerque, Termonde et Dixmude.

Ce n'était pas sans motif. Mais elle aurait voulu que le roi d'Espagne prît l'initiative de ce mariage pour n'avoir pas, comme la première fois, l'ennui d'un refus. Et puis, elle craignait si elle s'avançait trop de provoquer gratuitement les inquiétudes des huguenots et de la reine d'Angleterre.

Depuis son veuvage, l'intérêt de ses enfants l'avait forcée d'accepter tous les services et de n'offenser personne; et d'ailleurs à la façon dont elle avait vécu jusque-là elle pouvait sans risques pour sa réputation «parler et aler et anter (hanter) tout le monde». Quand sa fille aurait son âge, elle pourrait faire de même «sans hofanse (offense) ni de Dyeu ni scandale du monde». Il n'y avait d'excuses à de certaines complaisances que l'ignorance ou quand les favorites «sont fammes sur quy l'on n'a puysance». Mais Marguerite était fille de roi, et «ayant espousé un prynse [qui] encore qui (bien qu'il) s'apèle roy, l'on set byen qui le (qu'il la) respecte tent, qu'ele faist ce qu'ele veult».

La Reine-mère eut certainement du chagrin, mais pas aussi grand ni de telle nature qu'on le souhaiterait. Elle pleurait surtout sur elle, se «voyant privée de tous» ses enfants, elle veut dire en sa langue ses fils, «hormis d'un seul qui me reste, encore qu'il soyt, Dieu mercy, tres sain». Elle souhaitait pour elle et pour le royaume qu'il eût des garçons, ressentant outre son mal «ancore cetuy-là» qui pourrait survenir, «finisant cete race», à qui elle avait tant d'«obligation».

Aussi bien Catherine n'avait jamais eu l'idée de fonder un empire colonial ni même de reculer les limites du royaume. Tout son effort tendit à pourvoir au dehors l'un de ses fils pour l'empêcher de «brouiller» contre l'autre au dedans. L'expédition des Açores et le projet de descente au Brésil, comme aussi sa participation à l'envahissement des Flandres, n'ont pas eu d'autre objet. Tout au plus peut-on supposer qu'elle a, par vanité personnelle, détourné vers le Portugal des forces qui eussent trouvé un meilleur emploi aux Pays Bas. Mais les conquêtes sur terre et sur mer l'intéressaient par-dessus tout comme un moyen de rétablir ou de maintenir l'accord entre ses enfants: préoccupation maternelle, qui, si légitime qu'elle paraisse, exclut l'idée d'une grande politique.

L'annexion de la ville de Cambrai fut tout le bénéfice--et si vite perdu--de ce dessein familial. Ces agressions couvertes irritèrent Philippe II plus qu'une guerre franche. Enfin elles épuisèrent le royaume. Il est d'usage d'imputer la détresse financière aux prodigalités d'Henri III. Mais il ne faudrait pas oublier le prix des entreprises continentales et maritimes pour faire vivre en paix deux frères ennemis.

CHAPITRE XI

LA LIGUE ET LA LOI SALIQUE

Depuis la mort sans héritier de François de Valois, duc d'Anjou (10 juin 1584), la question de la succession au trône était posée. Le seul fils survivant de Catherine, Henri III, n'avait pas d'enfant, ni, semblait-il, aucune chance d'en avoir jamais. Qui régnerait après lui? La loi salique désignait le roi de Navarre, chef de la maison de Bourbon, qui, comme celle de Valois, remontait à saint Louis. S'il avait été catholique, ses droits auraient été, non seulement reconnus, mais acclamés. Il avait des qualités qui, de tout temps, en ce pays de France, ont été populaires: la bonne humeur un peu fanfaronne, l'esprit gaillard, la riposte prompte, et, depuis la prise de Cahors, un renom mérité d'héroïsme. Même les expériences de son cœur «innombrable» ne lui auraient pas nui. Mais il était hérétique et relaps. La nation catholique craignait que, devenu le maître, il n'employât, selon le dogmatisme intransigeant de l'époque, tous les moyens en son pouvoir contre les ennemis de son Église. Et même à le supposer tolérant, elle ne jugeait pas qu'il pût être roi sans être oint de la sainte ampoule et couronné de la main des évêques.

Henri III avait à cœur de sauvegarder l'avenir du catholicisme, et d'autre part il se sentait lié par la loi de succession, en vertu de laquelle il régnait. Quand il sut que la fin de son frère était proche, il envoya un de ses deux principaux favoris, le duc d'Epernon, visiter le roi de Navarre et peut-être l'engager à se faire catholique. Mais il se garda bien de reconnaître publiquement ses droits. Rien ne pressait d'ailleurs. Agé seulement de trente-deux ans, ne pouvait-il pas espérer, même après dix ans de mariage, avoir un jour des enfants de sa femme? En tout cas il attendrait patiemment le coup de la grâce ou de la politique qui déciderait le roi de Navarre à se convertir. Il aimait la paix et la jugeait nécessaire à son royaume. Les expéditions du duc d'Anjou aux Pays-Bas et la diversion de Catherine aux Açores avaient vidé le trésor. Ce n'était pas le moment de recommencer la guerre contre les protestants, et, pour une inquiétude, de mettre le royaume à feu et à sang.

Comme si ce n'était pas assez de ce désaccord avec ses sujets catholiques sur la question de succession, il continuait à braver l'opinion, entremêlant les débauches et les pénitences, les excès du carnaval et les retraites pieuses. Il donnait et dépensait sans compter. Il vivait toujours plus isolé dans le cercle fermé de ses affections. Joyeuse, aimable et doux, cherchait à plaire à tout le monde; d'Epernon, dur et violent, avait une hauteur d'orgueil qui n'admettait pas de supériorité et une passion de commandement qui ne souffrait pas de résistance. Il ne connaissait que son maître et ne ménageait personne. Il narguait le peuple de Paris, qui lui rendait haine pour mépris. Il contrecarrait l'action de la Reine-mère et minait tant qu'il pouvait son crédit.

Cependant le parti catholique se préparait à la lutte. Il voulait en finir le plus tôt possible avec le cauchemar d'une dynastie protestante; il aiderait le Roi et au besoin le forcerait à exclure du trône le Béarnais. Il désignait pour héritier présomptif le cardinal de Bourbon, oncle germain du roi de Navarre, un vieux barbon de soixante-cinq ans à la tête légère, dont les droits passaient après ceux de son neveu, mais qui s'était laissé persuader sans peine que sa religion lui créerait un privilège.

Le véritable chef du parti était le duc de Guise, Henri, brave comme son père, François, et, comme lui, cher aux gens d'épée et au peuple de Paris. Ses frères, le cardinal de Guise et le duc de Mayenne, l'un grand seigneur d'Église et l'autre capitaine heureux, sinon habile; ses cousins germains, les ducs d'Aumale et d'Elbœuf, l'aidaient de leurs charges et de leurs bénéfices à défendre la cause catholique étroitement liée à celle de leur maison. Il pouvait compter aussi sur un petit cousin de la branche lorraine de Vaudemont, le duc de Mercœur, frère de la Reine régnante, nommé par Henri III gouverneur de Bretagne et marié par lui à la riche héritière des Martigues-Luxembourg, mais grand catholique.

A la différence des Guise, ces cadets essaimés en France et qui y avaient fait une si éclatante fortune, le chef de la branche aînée de Lorraine, le duc régnant, Charles III, s'étudiait à montrer autant de déférence pour Henri III, son beau-frère, que de zèle pour le catholicisme. Des quatre filles qu'il avait eues de son mariage avec Claude de Valois, il avait confié l'aînée, Christine, à Catherine de Médicis, qui l'aimait et l'emmenait partout avec elle. Il se gardait bien, connaissant la susceptibilité du Roi, de poser son fils, le marquis de Pont-à-Mousson, en prétendant à la couronne. Il laissait ses brillants seconds mener l'attaque contre la loi salique, espérant peut-être, s'ils réussissaient à la faire abolir, que son fils, qui était du sang royal de France par sa femme, et par lui de la branche aînée de Lorraine, apparaîtrait au Roi et aux Guise en lutte comme un candidat de conciliation.

Philippe II n'avait pas mêmes scrupules. Le moment lui paraissait venu de rendre aux Valois coup pour coup. Jusque-là, il avait souffert sans riposter toutes les provocations, uniquement attaché à réprimer les révoltes dans ses États, et depuis la mort de D. Sébastien, à s'assurer la couronne de Portugal. Mais après l'achèvement de l'unité politique de la péninsule,--ce legs de ses prédécesseurs et la grande œuvre de son règne--il avait les mains libres pour une action énergique au dehors. Son intérêt était d'accord avec ses rancunes. Souverain des Pays-Bas, dont une moitié, les provinces du Nord, se maintenait en révolte malgré l'assassinat de Guillaume de Nassau (juillet 1584) et les succès du duc de Parme, il ne pouvait, sous peine de perdre le reste, permettre l'avènement en France d'une dynastie huguenote. Roi catholique enfin, il se sentait tenu d'empêcher ce nouveau progrès de l'hérésie en Europe.

Le traité restait ouvert au duc de Mercœur, que son alliance de famille avec Henri III n'empêcha pas d'y adhérer, et au duc de Nevers, un des fauteurs de la Saint-Barthélemy, attiré du côté des Guise par le péril de la foi, mais retenu dans l'obéissance d'Henri III par son loyalisme, et qui, ne sachant quel parti prendre, alla solliciter à Rome un conseil que le successeur de Grégoire XIII, Sixte-Quint, un pape autoritaire, aussi ennemi de la rébellion que de l'hérésie, s'abstint de lui donner.

Après entente avec la Ligue parisienne, les princes catholiques datèrent de Péronne, le berceau de la Ligue de 1576, une Déclaration des causes qui ont «meu Monseigneur le Cardinal de Bourbon, et les Pairs, Princes, Seigneurs, villes et communautez Catholiques de ce royaume de France, De s'opposer à ceux qui par tous moyens s'efforcent de subvertir la Religion Catholique et l'Estat» (30 mars 1585).

Il était trop à craindre, disaient-ils, que si la maison régnante s'éteignait sans lignée, «ce que Dieu ne vueille», il n'advînt «en l'establissement d'un successeur en l'Estat royal... de grands troubles par toute la Chrestienté et peut estre la totale subversion de la Religion Catholique, Apostolique et Romaine en ce royaume très-Chrestien». Il n'était que temps d'y pourvoir. «... Ceux qui par profession publique se sont tousjour monstrez persécuteurs de l'Église Catholique» (Navarre et Condé) étaient, surtout depuis la mort de Monsieur, «favorisez et appuyez». Ils faisaient partout «levées de gens de guerre, tant dehors que dedans le royaume»; ils retenaient «les villes et places fortes» qu'ils auraient dû remettre «de longtemps entre les mains du Roy». Ils pratiquaient les princes protestants d'Allemagne «pour avoir des forces afin d'opprimer les gens de bien plus à leur aise» et «renverser la Religion Catholique». Ils avaient à la Cour même des complices. «... D'aucuns (c'est-à-dire d'Épernon et Joyeuse)... s'estants glissez en l'amitié du Roy nostre Prince souverain» «se sont comme saisis de son authorité pour se maintenir en la grandeur qu'ils ont usurpée, favorisent et procurent par tous moyens l'effect des susdicts changemens et prétentions». Ils «ont eu la hardiesse et le pouvoir d'esloigner de la privée conversation de Sa Majesté non seulement les Princes et la Noblesse, mais tout ce qu'il a de plus proche (c'est-à-dire Catherine), n'y donnant accez qu'à ce qui est d'eux». Ils accaparent le gouvernement de l'État, dépouillant ceux qui en étaient investis, les uns «du tiltre de leur dignité et les autres du pouvoir de fonction», forcent les titulaires de certaines charges de les leur «quitter et remettre... moyennant quelques récompenses de deniers» et se rendent «par ce moyen» «maistres des armes par mer et par terre».

Notes in this chapter

Note 1 · Note 565: (retour) Lettre citée par Delaborde, III, p. 201.Note 2 · Note 566: (retour) C'est une des raisons de bien des revirements. Voir Germain Bapst, Histoire des Joyaux de la Couronne de France, Paris, 1Note 3 · Note 567: (retour) Mort de don Carlos, 24 juillet 1568; mort d'Élisabeth, 3 octobre 1568.Note 4 · Note 568: (retour) L'ouvrage capital, c'est encore l'étude si documentée de Gachard, Don Carlos et Philippe II, Bruxelles, 1863, 2 vol., aveNote 5 · Catherine ne s'attendait pas à cette exigence. Charles IX, qui se révélait violent, s'emporta jusqu'à la menace contre les députés du parti,Note 6 · Depuis longtemps, Catherine était lasse de la guerre. Elle supportait mal l'effort d'un long dessein: elle était femme. La lutte s'éternisaiNote 7 · Note 569: (retour) Gachard, Don Carlos et Philippe II, 1863, II, p. 524-525 et la note 2 de la page 524.Note 8 · Élisabeth était reconnaissante au prince, étant sa marâtre, de l'affection qu'il lui témoignait. «L'aubligation que je luy ay, écrivait-elleNote 9 · Note 570: (retour) Récit de l'ambassadeur d'Espagne, F. de Alava, cité dans Lettres, III, introd. p. LXIV. Marguerite, dans ses Mémoires, neNote 10 · Elle en voulait à tous ceux qui contrecarraient ses combinaisons matrimoniales. Marguerite, qui avait dix-sept ans et s'annonçait sensible, Note 11 · Note 571: (retour) Cheruel, Marie Stuart et Catherine de Médicis, Paris, 1858, ch. II. p. 17-28.Note 12 · Note 572: (retour) Id., ibid., demande en mariage faite en septembre 1564--le traité de Troyes est du 11 avril--par Castenau de Mauvissière.Note 13 · Note 573: (retour) Sur la culpabilité ou le degré de responsabilité de Marie Stuart dans l'assassinat de Darnley et son mariage avec BothwenNote 14 · Jusque-là les rapports entre les deux Cours n'avaient pas été cordiaux, mais ce n'était pas la faute de Catherine. Elle avait, après la mortNote 15 · Note 574: (retour) Octobre 1570, H. de La Ferrière, Le XVIe siècle et les Valois, d'après les documents inédits du British Museum et du RecoNote 16 · Cette application hypocrite de la raison d'État, sous couleur de justice et de vertu, et l'acharnement des protestants d'Angleterre et d'ÉcoNote 17 · Note 575: (retour) Lettre du 2 février 1571, Supplément à la Correspondance, t. VII, p. 179.Note 18 · Note 576: (retour) Sur le mariage français et les dispositions vraies ou feintes d'Élisabeth, voir dans les Mémoires et instructions pour leNote 19 · Le duc d'Anjou résistait à l'appât; il avait des préventions contre cette vieille fille coquette, amoureuse de son corps, sensible aux hommaNote 20 · Note 577: (retour) : Petrucci à François de Médicis, fils du grand-duc, 19 mars 1571, Négociations diplomatiques, t. III, p. 656.Note 21 · Note 578: (retour) Walsingham, p. 77, 125.Note 22 · La poursuite de ses négociations matrimoniales577 amena Catherine à favoriser cette intrigue qu'elle ignorait. Le mariage d'Angleterre et leNote 23 · Note 579: (retour) Pour les références, Kervyn de Lettenhove, t. II, p. 307-312.Note 24 · Note 580: (retour) Lettres, t. IV, p. 63.Note 25 · Ludovic en profita. Dans les deux entrevues qu'il eut avec le Roi et la Reine-mère, très mystérieusement, à Lumigny (14 juillet) et quelquesNote 26 · Catherine, un moment séduite, croyait tous les rêves permis si le duc d'Anjou obtenait la main d'Élisabeth. Mais le prétendu ne montrait aucNote 27 · Note 581: (retour) Desjardins, Négociations de la France avec la Toscane, t. III, p. 705.Note 28 · Note 582: (retour) Ibid., p. 706Note 29 · Coligny jugea le moment si décisif qu'il résolut de se rapprocher de la Cour et d'offrir à la Reine-mère son humble service pour pacifier leNote 30 · Note 583: (retour) : Négociations, p. 709, 24 septembre 1571.Note 31 · Note 584: (retour) Petrucci à Côme, Blois, 16 octobre 1571, Négociations diplomatiques de la France avec la Toscane, t. III, p. 722.Note 32 · Elle réclamait les quatre places de sûreté quelques mois plus tôt que ne le portait l'Édit de pacification. L'Amiral s'y était engagé un peuNote 33 · Elle était impatiente aussi d'arrêter le mariage du prince de Navarre avec Marguerite. Un jour qu'elle exprimait à l'Amiral le souhait de voNote 34 · Note 585: (retour) Abel Desjardins, Charles IX. Deux années de règne, 1570-1572, 1873, p. 35-37.--Cf. Négociations, III, p. 713, 3 octobre 1Note 35 · Note 586: (retour) Le traité dans Du Mont, Corps diplomatique, t. V, 1re partie, p. 211-215.Note 36 · Note 587: (retour) Marquis de Noailles, Henri de Valois et la Pologne en 1572, Paris 1867, t. I, p. 9, note I.--Cf. Baguenault de Puchesse, Note 37 · Et le jeune Roi, confus de son échec, mettait la main droite sur son cœur et engageait sa foi que jamais il ne ferait ni guerre ni entreprisNote 38 · Quelques jours après, la victoire de Lépante (7 octobre 1571) consacrait la puissance maritime des Espagnols, et semblait justifier la sagesNote 39 · Charles IX chargea son ambassadeur à Constantinople (11 mai 1572) d'informer le Grand-Seigneur qu'il ferait partir vers la fin du mois «une Note 40 · Note 588: (retour) Mémoires de Tavannes, éd. Buchon, p. 419.Note 41 · Note 589: (retour) Lettres, t. IV, p. 104, note 1.Note 42 · Note 590: (retour) Desjardins, Négociations diplomatiques, t. III, p. 788.Note 43 · Note 591: (retour) Lettres, t. IV, p. 106.Note 44 · Catherine était perplexe. Elle ne savait que résoudre en cette alternative également périlleuse de rompre avec Philippe II ou avec les proteNote 45 · Malheureusement pour les huguenots, Valenciennes fut presque aussitôt perdue que prise, et les Espagnols bloquèrent dans Mons Ludovic de NasNote 46 · Note 592: (retour) Mémoires de Walsingham, p. 256: lord Burleigh à Walsingham, p. 257-259; Walsingham à Burleigh, 13 juillet 1572.Note 47 · Note 593: (retour) Sur les négociations avec l'Allemagne protestante, on peut voir W. Platzhoff, Frankreich und die Deutschen Protestanten iNote 48 · Les dispositions de l'Europe protestante commandaient la prudence. La reine d'Angleterre supputait froidement les avantages et les risques dNote 49 · Note 594: (retour) Baumgarten, Vor der Bartholomaeusnacht, 1882, p. 218 sqq.Note 50 · Note 595: (retour) Giovanni Michiel, parti de Venise le 10 juillet, arriva le 24 à Paris. C'est pour le temps, avec un train d'ambassadeur, Note 51 · Au contraire, les puissances catholiques s'entremettaient vivement pour empêcher un conflit entre la France et l'Espagne594. Le nouveau papeNote 52 · Note 596: (retour) Petrucci à François de Médicis, 23 juillet, Négociations diplomatiques, t. III, p. 799.Note 53 · «La peur, dit Tavannes, saisit la Reine des armes espagnoles.» L'Amiral, toujours suspect, redevenait dangereux. Elle trouvait partout cet hNote 54 · Note 597: (retour) 597 Relation de Giovanni Michiel dans Alberi, Relazioni degli ambasciatori Veneti al Senato, serie 1a, Francia, t. IV, p.Note 55 · Note 598: (retour) Alberi, Relazioni, serie 1a, Francia, t. IV, p. 285.--Cf. Brantôme, éd. Lalanne, t. IV, p. 299.Note 56 · Cependant Charles IX, furieux que le duc d'Albe, ayant trouvé sur Genlis la lettre royale qui avouait l'entreprise de Ludovic, l'accusât pubNote 57 · Note 599: (retour) Mémoires de l'Estat de France sous le Roy Charles IX, s. 1. n. d., t. 1, fo 272.--Diego de Çuñiga à Philippe II, cité parNote 58 · Charles IX jouait à la paume, quand la nouvelle lui survint. De colère, il jeta sa raquette et se retira sans mot dire dans sa chambre. CathNote 59 · Note 600: (retour) Mémoires de l'Estat de France, t. I, fo 275.Note 60 · Note 601: (retour) Ibid., fo 276-277.Note 61 · Note 602: (retour) Mémoires de Marguerite de Navarre, éd. Guessard, p. 28.Note 62 · Note 603: (retour) Ibid., p. 29.Note 63 · Note 604: (retour) Jean de Tavannes, Mémoires de Gaspard de Saulx, seigneur de Tavannes, éd. Buchon, p. 434.Note 64 · Note 605: (retour) Brantôme, t. IV, p. 301.Note 65 · A l'hôtel de la rue de Béthizy, où le blessé avait été conduit, affluait, inquiète et furieuse, la noblesse protestante. Le roi de Navarre eNote 66 · Cependant l'enquête ouverte à l'heure même par une commission du Parlement avait établi que la maison où le meurtrier était posté appartenaiNote 67 · Catherine essaya, sans se découvrir, d'apaiser Charles IX. Elle lui représenta qu'un fils était bien «excusable» de vouloir venger la mort dNote 68 · Les gentilshommes huguenots, sachant à qui s'en prendre, manifestaient leur haine avec éclat. Les plus ardents passaient «à grandes troupes,Note 69 · Note 606: (retour) C'est le duc d'Anjou, qui fut bientôt après élu roi de Pologne.Note 70 · Note 607: (retour) Ibid., Mémoires de Marguerite de Valois, éd. Guessard, Soc. H. F., p. 29-31.Note 71 · Note 608: (retour) éd. Guessard, p. 27.Note 72 · L'exaspération des huguenots précipita la crise. Le samedi 23, Pardaillan, un gentilhomme gascon, menaça, au souper de la Reine, qu'ils se fNote 73 · Note 609: (retour) Registres des délibérations du Bureau de la Ville de Paris, t. VII, éd. par Bonnardot, 1893, p. 10-11. Le prévôt des marcNote 74 · Note 640: (retour) Mémoires de Tavannes, éd. Buchon, p. 435.Note 75 · La nuit était déjà bien avancée609 quand les complices eurent fini d'arrêter les moyens d'exécution et de se répartir la besogne. Seuls les Note 76 · Note 611: (retour) Un récit plus détaillé du massacre dans Histoire de France, de Lavisse, t. VI, 1, p. 129-131.Note 77 · Note 612: (retour) Mémoires de l'Estat de France, I, fos 296-299.Note 78 · Note 613: (retour) Sur ces variations, voir l'introd. de La Ferrière au t. IV des Lettres de Catherine de Médicis, p. XCII, XCIII, XCV sqq.Note 79 · Le carnage s'arrêta, reprit, dura plusieurs jours.611Note 80 · Le gouvernement hésitait à prendre la responsabilité de son crime. Le Roi, dans ses lettres du 24 août aux ambassadeurs et aux gouverneurs dNote 81 · Note 614: (retour) Lucien Romier, La Saint-Barthélemy, Revue du XVIe siècle, t. I, p. 552.Note 82 · Note 615: (retour) Lettres de Saint-Gouard du 12 et du 19 septembre 1572: Groën von Prinsterer, Archives de la maison de Nassau, Première séNote 83 · Note 616: (retour) Cité par La Ferrière, Lettres, Introd., t. IV, p. XCIV.Note 84 · Après cette extermination de plusieurs milliers d'hérétiques, Catherine passa un moment pour le plus ferme soutien du catholicisme. Le peuplNote 85 · Quand Philippe II apprit l'exécution sanglante qui sauvait les Pays-Bas espagnols et le catholicisme français, il montra «contre son naturelNote 86 · Note 617: (retour) Theiner, Annales ecclesiastici, t. I (1856), p. 329.Note 87 · Note 618: (retour) Cité par Decrue, Le Parti des politiques, Paris, 1892, p. 175.--C'est aussi l'avis de Tavannes, Mémoires, éd. Buchon, p. Note 88 · Note 619: (retour) La thèse de la préméditation a été reprise par M. Lucien Romier, ce patient explorateur des archives italiennes (La SaintNote 89 · Elle aurait volontiers laissé croire aux puissances catholiques, afin de se faire payer très cher, qu'elle préparait depuis longtemps le masNote 90 · Note 620: (retour) Lettres, t. IV, Introd., p. CXX.Note 91 · Note 621: (retour) Groen van Prinsterer, Archives de la maison de Nassau, Première série, t. IV, Supplément, p. 12e. Cf. la lettre du duc d'Note 92 · Note 622: (retour) Sur cette recherche poursuivie concurremment par la Reine-mère et, à son insu, par le duc d'Alençon, voir La Ferrière, LeNote 93 · Catherine espérait que la Saint-Barthélemy l'aiderait à marier le duc d'Anjou en Espagne; mais Philippe II savait que le salut du catholicisNote 94 · Note 623: (retour) Dépêche de l'ambassadeur d'Espagne, Diego de Çuñiga, citée par Forneron, Histoire de Philippe II, t. II, p. 332, note 1.Note 95 · Depuis ces horribles journées, Charles IX était renfrogné, mélancolique, hanté par l'image de ces cadavres sanglants, courbé et vieilli par Note 96 · Note 624: (retour) H. de La Ferrière, Le XVIe siècle et les Valois, 1879, p. 336.Note 97 · Montauban, Nîmes, Aubenas et Privas fermèrent leurs portes ou différèrent de les ouvrir. A La Rochelle comme à Sancerre, autre boulevard de Note 98 · Note 625: (retour) Mémoires de Marguerite, éd. Guessard, p. 14.Note 99 · Note 626: (retour) Sur cette négociation on peut voir les Mémoires de Jean Choisnin, un des secrétaires de Monluc, éd. Buchon, Panthéon littNote 100 · Note 627: (retour) Lettres de Catherine de Médicis, t. IV, Introd., p. CLVI sqq, CLXII sqq.Note 101 · Note 628: (retour) Charles IX a-t-il donné à son frère l'ordre d'abandonner le siège de La Rochelle? ce n'est pas sûr. Dans sa lettre du 1erNote 102 · Le dernier des Jagellons, Sigismond Auguste II, étant mort sans héritier mâle, une Diète s'était réunie le 7 juillet 1572 pour lui élire un Note 103 · Note 629: (retour) Catherine au roi de Pologne, 30 mai 1573, Lettres, t. IV, p. 225.Note 104 · Note 630: (retour) 15 mars 1573, Lettres, IV, p. 181. Tavannes mourut en juin.Note 105 · Note 631: (retour) 30 mai, au roi de Pologne, ibid., t. IV, p. 225.Note 106 · C'était un nouveau répit laissé au parti protestant. Après la Saint-Barthélemy, qu'il ne pouvait oublier ni pardonner, il eût été prudent, qNote 107 · Note 632: (retour) Groen van Prinsterer, t. IV, p. 44 sqq. Projet rédigé par Ludovic de Nassau et Schomberg, le 27 mars 1573, et amendé par Note 108 · Note 633: (retour) Lettre de Charles IX, t. IV, p. 227. note 1;--de Catherine, ibid., p. 227.Note 109 · Note 634: (retour) Mémoires de Philippe Hurault, comte de Cheverny, (alors chancelier du duc d'Anjou, et qui devint plus tard chancelier de Note 110 · Ce noir projet contre la couronne de France, c'était en l'espèce le refus de Philippe II de marier avantageusement le duc d'Anjou et la compNote 111 · Note 635: (retour) Lettre du comte de Nassau, Groen van Prinsterer, t. IV, p. 279.Note 112 · Note 636: (retour) Mémoires inédits de Michel de La Huguerye, publiés par le baron A. de Ruble (Soc. H. F., t. I, 1877, p. 195.)Note 113 · Note 637: (retour) Sur l'authenticité de la fameuse lettre du vicomte d'Orthe au Roi, consulter les références, Lettres, t. II, p. 117. VoirNote 114 · Note 638: (retour) La lettre de Du Ferrier du 16 septembre 1572 et la réponse de Catherine du 1er octobre, un monument d'inconscience, dans Note 115 · Note 639: (retour) Cte Baguenault de Puchesse, Mémoires du vicomte de Turenne, depuis duc de Bouillon, 1565-1586, (S. H. F., 1891, p. 31).Note 116 · Elle avait déjà fait passer à Ludovic 300 000 écus pour marcher au secours de Guillaume, son frère. Elle promit «d'embrasser les affaires duNote 117 · L'état du royaume lui en fournit bientôt l'occasion. Les huguenots du Midi étaient en armes depuis la Saint-Barthélemy et «n'avaient pas cesNote 118 · Note 640: (retour) : Mémoires de Philippe Hurault, comte de Cheverny, éd. Buchon, p. 230-231.Note 119 · Quand le duc d'Anjou partit pour la Pologne, le duc d'Alençon prétendit, comme par droit de succession, au commandement suprême des armées, Note 120 · Note 641: (retour) R. Dareste, Essai sur François Hotman, 1850, p. 63; id., Revue Historique, t. II (1876), p. 369, et Elkhan, Die PublizistNote 121 · Note 642: (retour) Franc. Hotomani Jurisconsulti Franco-Gallia Libellus statum veteris reipublicae gallica tum deinde a Francis occupatae deNote 122 · Catherine, avertie par sa fille Marguerite, fit si bonne garde qu'elle empêcha la fuite. A Chantilly, où la Cour s'était arrêtée chez les MoNote 123 · Note 643: (retour) Decrue, Le parti des politiques au lendemain de la Saint-Barthélemy, 1892, p. 131-132.Note 124 · La noblesse protestante de l'Ouest élut pour chef des armes La Noue «sous l'autorité d'un chef plus grand que de tout le temps passé». C'étaNote 125 · Note 644: (retour) Histoire de France de Lavisse, t. VI, note 1, p. 148, sqq. Voir le procès criminel dans Archives curieuses de Cimber et DNote 126 · Mais Catherine fut prévenue. Charles IX, furieux d'une trahison qui suivait un pardon si récent, fit arrêter son frère et son beau-frère (avNote 127 · Note 645: (retour) Lettres, IV, p. 291.Note 128 · Note 646: (retour) Mémoires d'Estat par M. de Villeroy, Sedan, 1622, t. 1, p. 8. Les deux envoyés royaux n'avaient pas pu pousser plus loin Note 129 · Note 647: (retour) D. Vaissète, Histoire générale du Languedoc, édit. nouvelle, Toulouse, t. XII: Preuves, col. 1114-1138 et 1138-1141.Note 130 · Le nom du maréchal de Montmorency avait été prononcé plusieurs fois dans les interrogatoires. Charles IX le fit emprisonner le 4 mai, et aveNote 131 · Note 648: (retour) Decrue, Le parti des politiques au lendemain de la Saint-Barthélemy, 1892, p. 176-177.Note 132 · Note 649: (retour) A Henri III, 31 mai 1574, Lettres, t. IV, p. 310.Note 133 · Note 650: (retour) A la duchesse de Ferrare, 11 juin, t. V, p. 12.Note 134 · Tel fut le résultat de la politique de violence inspirée par l'attentat de Meaux et qui, se proposant la ruine des protestants, aboutit à laNote 135 · Des troubles qui suivirent comme du crime qui précéda, Catherine est absolument responsable. Charles IX a régné: elle a gouverné. Le jeune RNote 136 · Note 651: (retour) Il est juste toutefois d'excepter l'ouvrage de Bouchot, Catherine de Médicis, Paris, 1899.Note 137 · Il y a en Catherine de Médicis une femme d'un caractère très complexe et d'une intelligence très étendue, à qui les historiens politiques, cNote 138 · Note 652: (retour) Au Louvre, salle X, no 1030, portrait peint de Catherine de Médicis. A Chantilly, Musée Condé, no 418, crayon de FrançoisNote 139 · Elle avait, à l'avènement d'Henri III, cinquante-cinq ans; c'est le commencement de la vieillesse ou l'extrême fin de la maturité. L'âge avaNote 140 · Note 653: (retour) Brantôme, VII, p. 346. L'arbalète à jalet servait à lancer soit des jalets (c'est-à-dire des petits cailloux ronds ou galNote 141 · Note 654: (retour) Id., p. 374.Note 142 · Note 655: (retour) Id., p. 347.Note 143 · Note 656: (retour) Bonnaffé, Inventaire des meubles de Catherine de Médicis en 1589, Paris, 1874, p. 101 et 108, notes. Sur Frédéric de VincNote 144 · Son activité, sinon sa force physique, était restée la même. Elle continue à voyager, malgré ses rhumatismes et son catarrhe, au hasard des Note 145 · Note 657: (retour) L'Estoile, juin 1575, I, p. 64.Note 146 · Note 658: (retour) Lettres, t. IX, p. 103, 2 décembre 1586.Note 147 · Note 659: (retour) Ibid., t. VIII, p. 341, note 1 (entre le 11 et le 23 juillet).Note 148 · Note 660: (retour) Ibid., t. VIII, p. 352, 14 septembre 1585.Note 149 · Elle est grosse mangeuse. L'Estoile rapporte qu'elle pensa crever d'indigestion pour «avoir trop mangé, disait-on, de culs d'artichaux et deNote 150 · Note 661: (retour) Chap. V, p. 142-144.Note 151 · Note 662: (retour) Brantôme, Œuvres, éd. Lalanne, t. II, p. 269.Note 152 · Note 663: (retour) Voir plus haut, chap. II: Dauphine et Reine, p. 49-51.Note 153 · Note 664: (retour) Brantôme, Œuvres, éd. Lalanne, t. VI, p. 117.Note 154 · Note 665: (retour) Il y dicta du 18 au 21 décembre son testament, qu'on trouvera en appendice dans La Vie de Jean de Ferrières, vidame de ChNote 155 · Note 666: (retour) Peut-être en voulut-elle au Vidame d'avoir pris parti pour les princes du sang, dont les droits étaient destructifs de ceNote 156 · Une question se pose et s'impose à l'historien. Catherine fut-elle toujours, épouse et veuve, une femme vertueuse? Il ne suffirait pas d'étaNote 157 · Note 667: (retour) Additions de J. Le Laboureur aux Mémoires de Messire Michel de Castelnau, seigneur de Mauvissière, 1659, t. I, p. 291-292Note 158 · Note 668: (retour) Dom Hyacinthe Morice, Mémoires pour servir de preuves à l'histoire ecclésiastique et civile de Bretagne, 1742-1746, t. IINote 159 · Note 669: (retour) Ibid., col. 1442-1443.Note 160 · Note 670: (retour) J. Pommerol en a tiré un roman historique agréable, qu'il a présenté pour aider à l'illusion comme un travail d'archives,Note 161 · L'éditeur des mémoires de Castelnau-Mauvissière, J. Le Laboureur, veut aussi qu'elle ait eu pour amant--un amant qui celui-là n'était pas plNote 162 · Tant de faveurs accumulées sur une seule tête, sans services connus, sans mérite apparent, ont pu tromper l'honnête érudit et lui faire admeNote 163 · Note 671: (retour) Voir ch. VIII, p. 63-68.Note 164 · Note 672: (retour) Lettres, t. X, app., p. 523.Note 165 · Note 673: (retour) 17 mai 1579, Lettres, t. VI, p. 366.Note 166 · Note 674: (retour) Lettres, t. VI, p. 132; t. VII, p. 47, 75, 239 et passim.Note 167 · Note 675: (retour) Ibid., t. IX, app., p. 497.Note 168 · Note 676: (retour) La liste des gentilshommes servants se trouve en app., Lettres, t. X, p. 519-523. Elle est à peu près complète, voir noteNote 169 · Note 677: (retour) Catherine à La Mothe-Fénelon, ambassadeur de France en Angleterre, 29 juillet 1575, Lettres, t. V, p. 127 et 129.Note 170 · Mais la fortune de La Roche eut une cause moins sentimentale; il servait d'intermédiaire entre la Cour de France et les fugitifs d'Irlande--Note 171 · En réalité ce prétendu favori de la Reine ne figure pas dans la liste de ses gentilshommes servants, de 1547 à 1585676, et c'est la preuve qNote 172 · Note 678: (retour) Albert de Gondi, duc de Retz, et maréchal de France, particulièrement cher à Charles IX, dont il avait été le gouverneur.Note 173 · Note 679: (retour) Discours merveilleux de la vie, actions et déportements de Catherine de Médicis, Paris, 1650, p. 151 ou Archives curieuseNote 174 · Note 680: (retour) Catherine à Bellièvre, 25 avril 1584. Lettres, t. VIII, p. 181.Note 175 · Note 681: (retour) H.-C Davila, Histoire des guerres civiles de France, mise en français par Baudouin, Paris, 1657, t. I, ch. IX, p. 544-545Note 176 · Aussi les grands pamphlets d'inspiration huguenote ou «politique», qui, surtout après la Saint-Barthélemy, recueillirent sans contrôle les bNote 177 · L'historien italien Davila, un contemporain, grand admirateur de Catherine, et qui, panégyriste compromettant, ne veut voir dans ses actes qNote 178 · Note 682: (retour) : Mémoires de Marguerite, éd. Guessard, p. 42.Note 179 · Note 683: (retour) Ibid., p. 43. Remarquons d'ailleurs que dans cette vision il y a un fait inexact, la chute du duc d'Anjou.Note 180 · Note 684: (retour) D'Aubigné, Histoire universelle, liv. VII, ch. XII, éd. de la Société de l'Histoire de France, publiée par de Ruble, t. INote 181 · Elle y avait quelque mérite. Sa fille Marguerite n'admirerait pas tant sa maîtrise si elle ne la savait pas si passionnée. Il y a des phénomNote 182 · Note 685: (retour) Mémoires de Marguerite, éd. Guessard, p. 41-42.Note 183 · Marguerite explique les pressentiments de sa mère par une prescience dont Dieu l'aurait privilégiée... «Aux esprits, dit-elle, où il reluit Note 184 · Note 686: (retour) Extraits de Mantice dans les Œuvres de Pontus de Thyard, éd. Marty-Laveaux, p. 81.Note 185 · La vie et le Destin686.Note 186 · Note 687: (retour) Lettres, X, p. 1455, novembre 1564.Note 187 · Note 688: (retour) Brantôme, Œuvres complètes, éd. Lalanne, t. III, p. 280-283.Note 188 · Note 689: (retour) D. Nass. Revue des études historiques, 1901, p. 217. Cf. Dict. de Bayle, verbo Henri II.Note 189 · avaient été, après l'événement, interprétés comme la prédiction du tournoi où Mongomery tua Henri II. Nostradamus, écrivait Catherine au ConNote 190 · Note 690: (retour) Archives curieuses de Cimber et Danjou, 1re série, t. VIII, p. 192.--Cf. Defrance (Eug.), Un croyant de l'occultisme, CatNote 191 · Note 691: (retour) Lettre de Petrucci, 2 septembre 1572, Négociations diplomatiques de la France avec la Toscane, t. III, p. 836.Note 192 · Note 692: (retour) Vincenzo Alamanni, qui succéda à Petrucci comme ambassadeur de Florence, donne, Lettres du 22-26 avril et du 1er mai 1574Note 193 · Note 693: (retour) Lettres, t. IV, p. 296-297, 29 avril 1574, onze [heures] du soir.--Cf. Eugène Defrance, Catherine de Médicis, p. 196.Note 194 · Note 694: (retour) Le texte le plus important, sur Côme Ruggieri, se trouve dans les Mémoires de J.-A. de Thou, le grand historien, année 15Note 195 · Connaître sa destinée, c'est, avec l'aide de Dieu, une chance de s'y soustraire. Il faut se protéger aussi contre les maléfices des magicienNote 196 · Note 695: (retour) Lettres, t. VIII, p. 168.Note 197 · Note 696: (retour) Dreux du Radier les a recueillis sans trop y croire dans ses Mémoires historiques et critiques et anecdotes des reines etNote 198 · Note 697: (retour) Voir une variante de la même légende dans les Mémoires de Claude Groulart, premier président du Parlement de Rouen, un coNote 199 · Peut-être aussi Catherine croyait-elle que les mots avaient en eux une force opérante, analogue à celle des charmes et des maléfices. InformNote 200 · Voilà les faits établis. Il ne faut pas croire tous les contes qui ont couru et qui courent sur les superstitions de Catherine696. Un devin Note 201 · Note 698: (retour) Elle réside à Saint-Germain (voir son Itinéraire dressé par le Cte Baguenault de Puchesse, Lettres, t. X, p. 574-589), enNote 202 · Note 699: (retour) : A. de Barthélemy, La Colonne de Catherine de Médicis à la Halle au blé , Mémoires de la Société de l'Histoire de Paris Note 203 · Au vrai, si elle ne s'établit pas à demeure aux Tuileries, comme elle avait projeté de le faire aussitôt que Charles IX serait marié, et si Note 204 · Note 700: (retour) Essai sur les mœurs, ch. CLXXIII, Œuvres complètes de Voltaire, éd. Moland, t, XII, p. 527.Note 205 · Note 701: (retour) Elle est reproduite dans l'édition de Ratisbonne de la Satyre Ménippée, 1726, t. II, p. 422.--Sur un talisman trouvé à LaNote 206 · Il est possible qu'afin de se préserver des dangers de toutes sortes, Catherine portât des talismans. Voltaire a l'air de décrire comme tel Note 207 · Note 702: (retour) Goulin, Mémoires littéraires, critiques philologiques, biographiques et bibliographiques, pour servir à l'histoire ancienNote 208 · Note 703: (retour) La Haye, 1744, t. II, p. 160.Note 209 · Note 704: (retour) J. Le Laboureur, Mémoires de messire Michel de Castelnau, t. I, p. 291.Note 210 · Note 705: (retour) Description de Paul Lacroix, citée par Edouard Frémy, Les poésies inédites de Catherine de Médicis, 1885, p. 221-223, notNote 211 · Cette interprétation paraît bien ingénieuse. Si les initiales K, F, A couronnées désignent les trois fils de Catherine qui ont régné, il s'eNote 212 · Un bracelet, qui appartenait, dit-on, à Catherine, fait meilleure figure de talisman. C'était un chapelet de dix chatons d'or sertis de pierNote 213 · Note 706: (retour) Dr Lucien Nass, Catherine de Médicis fut-elle empoisonneuse? dans Revue des Etudes historiques, 1901, p. 208-221. Le Dr NNote 214 · Il faut sans aucun doute laisser à la littérature romantique et au roman romanesque le conte des «coletz et gands parfumez» que Catherine luNote 215 · Note 707: (retour) La distinction est très nette. Le Prince doit «non partirsi del bene potendo, ma sapere entrare nel male necessitato» (faNote 216 · L'idée fondamentale du grand penseur florentin, c'est que la politique est une science à part, distincte de la morale et de la religion, et Note 217 · Note 708: (retour) G.-B. Intra, Di Camillo Capilupi e de' suoi scritti (Archivio storico lombardo, serie 2e, vol. X, anno XX (1893), p. 704-Note 218 · Note 709: (retour) Mémoires de La Huguerye, t. I, p. 200. Dans un article de l'Historische Vierteljahrschrift, 1903 (VI), p. 333 sqq., JordaNote 219 · Aussi les beaux esprits d'Italie ne purent-ils supposer qu'elle eût commandé cette œuvre sanguinaire dans une crise de peur et d'ambition. UNote 220 · Note 710: (retour) Bouchot, Catherine de Médicis, p. 137.Note 221 · Note 711: (retour) Les exemples abondent dans les autographes de Catherine. Elle emploie même côte à côte les deux figurations; par exemple,Note 222 · Note 712: (retour) Lettres, VIII, p. 356. Mais ces «beaux italianismes», pour parler comme Henri Estienne, dans ses Deux dialogues du nouveaNote 223 · Note 713: (retour) Elle a tellement conscience de sa mauvaise orthographe qu'il lui est arrivé de dicter à un secrétaire une nouvelle lettreNote 224 · Note 714: (retour) Lettres, t. X, p. 146.Note 225 · Note 715: (retour) Lettres, t. VII, p. 111.Note 226 · Sans doute elle a retenu de son parler toscan quelques mots et des tournures qu'elle transporte trop fidèlement dans notre langue710. Il y aNote 227 · Note 716: (retour) Germain Bapst, Histoire des joyaux de la Couronne de France, Paris, 1889, parle très bien de ce goût, p. 114-115 et passiNote 228 · Note 717: (retour) Édouard Frémy, Les poésies inédites de Catherine de Médicis, Paris, 1885, p. 239-240.Note 229 · Cet enchevêtrement d'influences italiennes et françaises se retrouve, sans qu'il soit toujours facile ou même possible de les démêler, dans Note 230 · Note 718: (retour) Henri IV, réalisant sans le savoir le souhait de Ramus, transporta la Bibliothèque en plein quartier latin, dans le collèNote 231 · Note 719: (retour) Les références dans Frémy, p. 75-78.Note 232 · Note 720: (retour) Frémy, p. 239-242.--Cf. Lettres t. I. p. 563, note 1 et les références.Note 233 · Elle la fit venir de Fontainebleau, mais la garda au Louvre718. Elle avait fait, comme autrefois Côme et Laurent de Médicis, rechercher des Note 234 · Note 721: (retour) Saint-Cosme-en-l'Isle, près de Tours.Note 235 · Note 722: (retour) Ronsard, éd. Blanchemain, t. III, p. 257. Voir la «Complainte à la Royne mère du Roy» en tête de la seconde partie du BocNote 236 · Elle aime les gens doctes, et, comme on vient de le voir pour Ramus, cause volontiers avec eux. Elle fréquente chez les amateurs d'art. ElleNote 237 · Ronsard te cède en vers et Amyot en prose722Note 238 · Note 723: (retour) Frémy, p. 42-43.Note 239 · Note 724: (retour) Texte en italien, cité par Frémy, p. 52.Note 240 · C'est qu'elle la jugeait sur la liste comparée des bénéfices et des pensions. La Reine-mère a rendu pourtant d'autres services à la littératNote 241 · Note 725: (retour) Armand Baschet, Comédiens italiens à la Cour de France sous Charles IX et Henri III, s. d. (1882).Note 242 · Note 726: (retour) Arioste, fin du chant IV, chant V et commencement du chant VI du Roland furieux.--Jacques Madeleine, Renaissance, 1903, pNote 243 · Tous les Italiens parlent, en moins haut style, de sa douceur et de sa bienveillance. Sous son patronage, la Comédie italienne s'installe à Note 244 · La première en date des tragi-comédies, la Belle Genièvre, représentée le dimanche gras 13 février 1564, à Fontainebleau, avec l'apparat queNote 245 · Note 727: (retour) Peut-être à faire jouer l'Eunuque, que Baïf avait fini de traduire en décembre 1565, mais qui ne parut qu'en 1573 dans leNote 246 · Elle voulait aussi que le théâtre fût moral. Aux représentations de la Comédie italienne, elle riait de bon cœur des niaiseries de Zani (forNote 247 · Note 728: (retour) La vie de P. de Ronsard, de Claude Binet, éd. par Paul Laumonier, Paris, 1909, p. 26, lignes 23-24. M. Laumonier, d'ordinNote 248 · Note 729: (retour) Laumonier, Ronsard, p. 242-256.Note 249 · Note 730: (retour) Lanson, Histoire de la littérature française, Paris, 1895, p. 290 et p. 377-378.Note 250 · Ce conseil prouve le souci qu'avait la Reine-mère de maintenir autour d'elle un grand air de décence. Elle cherchait à épurer les spectaclesNote 251 · Note 731: (retour) Brantôme, Œuvres complètes, éd. Lalanne, t. V, p. 276.Note 252 · Note 732: (retour) Les Mémoires de messire Michel de Castelnau, seigneur de Mauvissière, par J. Le Laboureur, 1659, t. I, liv. V, ch. VI, p.Note 253 · Note 733: (retour) Sur Apollidon et son palais, voir Le Second livre d'Amadis de Gaule, au commencement duquel sera fait description de l'IsNote 254 · Note 734: (retour) Brantôme, Œuvres, éd. Lalanne, t. V, p. 276-277.Note 255 · Note 735: (retour) Mémoires de Castelnau, t. I, p. 169.Note 256 · Les fêtes s'accordaient si bien avec ses goûts qu'elle n'était qu'à moitié sincère quand elle invoquait l'exemple de François Ier et même deNote 257 · Note 736: (retour) On s'y acheminait dès l'époque d'Henri II. Voir dans Sauval, Histoire et recherches des antiquités de la ville de Paris, Note 258 · Note 737: (retour) Œuvres de Ronsard, éd. Blanchemain, t. IV, p. 141 et 144.Note 259 · Mais voici les innovations. Là voltent six compagnies de six cavaliers, ici des escadrons, conduits par les plus grands seigneurs et les priNote 260 · Un fils nourri de telle mère737.Note 261 · Note 738: (retour) Ou plutôt lors du baptême du dauphin François, qui eut lieu trois jours avant. L'enfant royal fut tenu sur les fonts baptNote 262 · Note 739: (retour) Brantôme, t. VII, p. 372.Note 263 · A Bayonne encore, orchestre sur terre, orchestre sur l'eau. Des Tritons, juchés sur une tortue de mer, sonnent du cornet; sous les arbres, dNote 264 · Note 740: (retour) Lettre d'Antoine Sarron à Chantonnay, l'ambassadeur d'Espagne, Mémoires de Condé, t. II, p. 199.Note 265 · Note 741: (retour) Relation d'Abel Jouan, un des serviteurs de Charles IX, dans les Pièces fugitives, du marquis d'Aubais, t. I. Première paNote 266 · Note 742: (retour) 742: Planche VII, t. V, p. 12 des Monuments de la Monarchie française de D. Bernard de Montfaucon, Paris, 1733.Note 267 · Note 743: (retour) La Reine, c'est ici Louise de Lorraine, femme d'Henri III. Sur les origines de l'Opéra, Combarieu, Histoire de la musiqueNote 268 · Mais elle excellait surtout dans la mise en scène. À Fontainebleau, ce fut l'incendie et l'effondrement d'une tour parmi le crépitement des Note 269 · L'Opéra avec ses décors, ses ballets, ses chœurs, son orchestre et le défilé des figurants donne une image assez fidèle des spectacles de laNote 270 · Note 744: (retour) On peut citer comme type de réception celle qui fut faite à Charles-Quint à son passage à Florence et que décrit TrollopeNote 271 · Ah! la Reine-mère est une merveilleuse organisatrice. Elle se souvient de Florence; de son carnaval esthétique avec ses troupes de jeunes hoNote 272 · Note 745: (retour) Et non pour avoir été l'architecte favori de Diane de Poitiers et le constructeur du château d'Anet: Henri Clouzot, PhiliNote 273 · Note 746: (retour) Le Primatice est mort entre mars et septembre 1570: Dimier, Le Primatice, peintre, sculpteur et architecte des rois de FrNote 274 · Malgré l'inspiration étrangère, l'art français gardait une partie de ses caractères propres. Les châteaux de la Loire ne ressemblent pas auxNote 275 · Note 747: (retour) 747 Babeau, Le Louvre et son histoire, Paris, 1895, p. 68 sq.Note 276 · L'architecture était de tous les arts celui qui l'intéressait le plus et auquel elle s'entendait le mieux. Aussitôt qu'elle disposa libremenNote 277 · Note 748: (retour) Philibert de L'Orme, Tome premier de l'Architecture, p. 251. Cet agrandissement ne fut pas un embellissement, et l'éléganNote 278 · Note 749: (retour) Palustre, L'Architecture de la Renaissance, p. 197. Cf. Bouchot, p. 146.Note 279 · Note 750: (retour) Conservé par Jacques Androuet du Cerceau, dans son Recueil des plus excellens bastimens de France: Clouzot, Philibert de Note 280 · Note 751: (retour) : Sauf les 220 livres qu'elle réservait au chapitre de l'église de Cléry pour le service d'Henri II: l'abbé C. Chevalier,Note 281 · Note 752: (retour) Sur Poggio à Cajano, voir Müntz, A travers la Toscane. Les villas des Médicis aux environs de Florence (Tour du monde, 18Note 282 · Elle chargea Philibert de L'Orme de «parachever» pour le Roi son fils (Charles IX) Saint-Maur-des-Fossez, qu'il avait construit pour le cardNote 283 · Note 753: (retour) Lettres, t. X, p. 214, 9 septembre 1567.--Description des Tuileries par le secrétaire de Girolamo Lippomano, ambassadeur Note 284 · Note 754: (retour) C'étaient peut-être des parties de la fontaine monumentale que Paul Ponce Trebatti avait commencée et que la mort l'empêcNote 285 · Note 755: (retour) Cité par Ernest Dupuy, Bernard Palissy, p. 59-60.Note 286 · Note 756: (retour) Ce n'était pas d'ailleurs une simple grotte, mais «une grande caverne», une sorte de temple souterrain, que le bon potierNote 287 · Note 757: (retour) Lettres, t. X, p. 428, n. A. de Barthelemy, La colonne de Catherine de Médicis à la Halle au blé, Mémoires de la Société Note 288 · A Paris, elle avait son logement au Louvre, mais, dès le temps de sa régence, elle se préparait une résidence qui fût toute à elle, pour s'yNote 289 · Et d'ailleurs, elle ne se souciait plus des Tuileries. Elle avait, en 1572, acquis l'Hôtel d'Orléans ou Petit-Nesle, situé rue de Grenelle-SNote 290 · Note 758: (retour) Lettres, t. X, p. 428 n. A. de Barthelemy, La colonne de Catherine de Médicis à la Halle au blé, Mémoires de la Société dNote 291 · Note 759: (retour) Paul Vitry et Gaston Brière, L'Église abbatiale de Saint-Denis et ses tombeaux, Paris, 1908, p. 19-21.--Dimier, Le PrimatNote 292 · Note 760: (retour) Le Tome premier de l'Architecture, par Philibert de L'Orme, Paris, 1567, préface, p. 1.Note 293 · Note 761: (retour) Ibid., p. 20.Note 294 · C'était un palais français, entre cour et jardin, ouvert largement au soleil, et non le palais italien aux cours intérieures, comme de L'OrmNote 295 · Depuis les premiers temps de sa régence, elle faisait travailler aussi à Saint-Denis, cette nécropole des rois. La chapelle funéraire qu'ellNote 296 · On voit combien elle était éclectique. Elle employait indifféremment des architectes français ou italiens, comme Henri II et François Ier. CNote 297 · Note 762: (retour) Paul Vitry et Gaston Brière, L'Église abbatiale de Saint-Denis et ses tombeaux, Paris, 1908, p. 154.Note 298 · Note 763: (retour) 763: Lettres, t. II, p. 193, et même page, note 2.Note 299 · Note 764: (retour) Peut-être aussi s'est-il excusé d'entreprendre un pareil travail à son âge et s'est-il contenté de dresser les «portraictNote 300 · Par cette recherche de l'éclat, elle se distingue de son architecte, partisan d'un art plus sévère. Elle s'inspire de San Miniato et de SantNote 301 · En sculpture aussi, ses impressions de jeune Florentine expliquent la souplesse de son goût. Il est naturel, qu'elle se soit adressée, pour Note 302 · Note 765: (retour) Sur Daniel Ricciarelli, né vers 1509 à Volterra, voir pour références Müntz, La Renaissance, t. III, p. 551-552.Note 303 · Note 766: (retour) Lettres, II, p. 394. Lettre du (20?) octobre 1566. L'Adonis mourant est maintenant au Musée national de Florence. On contNote 304 · Mais le travail n'alla pas aussi vite que le prévoyait l'ambassadeur et que le désirait Catherine. Le praticien spécialiste étant, dit la ReNote 305 · Ce n'est pas la seule preuve de l'admiration de Catherine pour Michel-Ange. Ayant su qu'un médecin de Rome voulait vendre l'Adonis--l'AdonisNote 306 · Note 767: (retour) Au Musée de Bâle.Note 307 · Note 768: (retour) La gisante, dite de Catherine de Médicis, qui est maintenant au Louvre, après avoir traîné un demi-siècle, dit-on, dans lNote 308 · Le cadavre d'Henri II accuse de la raideur et de l'affaissement, mais sans excès de réalisme; et sa belle tête renversée sur un coussin faitNote 309 · Note 769: (retour) Vitry et Brière, p. 155-158.Note 310 · Note 770: (retour) Voir infra, ch. XI, p. 410.Note 311 · Aux angles de cet édicule de marbre, quatre figures de femmes en bronze noir symbolisent les vertus cardinales: Tempérance, Prudence, Force,Note 312 · Idéalisées aussi à la mode de la Renaissance, les trois cariatides, court vêtues en leur tunique de chasseresses, qui représentent les VertuNote 313 · Note 771: (retour) Lemonnier, Histoire de France, publiée sous la direction d'E. Lavisse, t. V 2, p. 356.Note 314 · Elle lui commanda aussi, pour décorer la chapelle de son hôtel, une Annonciation, et c'est pour elle aussi qu'il sculpta et peignit cette adNote 315 · Note 772: (retour) Romier, Les Origines politiques des guerres de religion, I, p. 17. Cette «Donna Giulia» que j'ai pu identifier, est une GNote 316 · Note 773: (retour) Lettres, I, p. 109.Note 317 · Note 774: (retour) En 1564, elle se fit peindre à Lyon avec ses enfants par Corneille de La Haye (dit de Lyon), un Flamand, lui aussi.Note 318 · Il y avait encore plus loin des Clouet aux peintres italiens que de Germain Pilon à Verrocchio et à Donatello, et cependant Catherine se fitNote 319 · Note 775: (retour) Elle a été essayée par Bouchot et Armand Baschet, mais elle est incomplète et fautive. Beaucoup de portraits, qu'il est fNote 320 · Note 776: (retour) Dans l'inventaire des objets légués à la grande-duchesse de Toscane, Christine de Loraine, par Catherine de Médicis, sa gNote 321 · Note 777: (retour) Voir la lettre de Vasari, où on lit qu'il faisait le portrait pour le duc d'Orléans et qu'il en ferait une réplique pour Note 322 · Une iconographie critique de Catherine de Médicis en fournirait une preuve décisive775; mais elle est difficile. Catherine a été représentéeNote 323 · Note 778: (retour) Le buste de ce portrait est reproduit trait pour trait dans un médaillon peint à la fresque qui se trouve au-dessus d'uneNote 324 · Note 779: (retour) Dans le couloir, côté Pitti, no 1121, phot. par Alinari, p. 2a, no 725.Note 325 · Le portrait publié par Alberi, en tête de sa Vie de Catherine de Médicis--avec ses fleurs dans les cheveux--n'est certainement ni de CatheriNote 326 · Note 780: (retour) F. Mazerolle. Miniatures de François Clouet, au Trésor impérial de Vienne (Extrait de la Revue de l'Art chrétien, octobreNote 327 · Note 781: (retour) Couloir du palais Pitti aux Uffizi, côté Pitti, n° 19. Il est possible, mais c'est une hypothèse, que ce portrait soit ceNote 328 · Il y a des médaillons d'elle, enluminés ou peints sur parchemin ou sur émail, dans son Livre d'heures qui est au Louvre, dans la salle des mNote 329 · Note 782: (retour) Bonnaffé, Inventaire, p. 72.Note 330 · Note 783: (retour) Ibid., p. 83, 95.Note 331 · Son goût était bien plus large. L'Inventaire qui fut dressé après sa mort mentionne des tableaux d'inspiration religieuse ou antique: une ChNote 332 · Note 784: (retour) On en voit encore au Louvre, dans les vitrines de la galerie d'Apollon.Note 333 · Note 785: (retour) Bonnaffé, Inventaire, p. 155, 74, 81. Ce Jérôme della Robbia, ou, comme elle dit, Hierosmme de La Rubie, qu'elle recommanNote 334 · Les émaux de Léonard Limousin empruntent leurs sujets à la mythologie et à la réalité. Ils montrent la Cour de France et l'Olympe: ils sont Note 335 · Note 786: (retour) C'était une école pour les orphelins et un asile pour les pauvres honteux. Le plan en avait été présenté par Nicolas HoueNote 336 · Note 787: (retour) C'est probablement l'ancien atelier d'Henri II à Fontainebleau, transféré au Louvre.Note 337 · La série du garde-meuble est d'inspiration toute classique. Son premier auteur est un bourgeois de Paris, Nicolas Houel, ancien marchand apoNote 338 · Note 788: (retour) Réserve, côté Ad. 105, grand in-fo. Reproductions photographiques de ces dessins. Ad. 105a. L'Histoire de la Reine ArtémiNote 339 · Il y a au Cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale trente-neuf de ces cartons pour tapissiers, avec des légendes explicatives en veNote 340 · Note 789: (retour) Ce n'est pas une hypothèse. Dans la dédicace des deux livres de la Reine Artemise à Catherine, Houel fait mention de la pNote 341 · Note 790: (retour) Müntz, Histoire générale de la tapisserie en France, p. 93, réclame pour Caron tous les dessins sauf les huit suivants, (Note 342 · Les artistes que Nicolas Houel avait employés avaient une telle superstition de l'art antique qu'ils n'en imaginaient point d'autre. FrançaiNote 343 · Note 791: (retour) J. Guiffrey, ibid., p. 122, note 2, indique, comme lieu de fabrication, Enghien et, comme date de la commande, 1585, d'apNote 344 · Note 792: (retour) Voir les hypothèses de M. Jules Guiffrey, ibid. , p. 154, qui s'est cependant le plus rapproché de la vérité. Je me propoNote 345 · Mais il est remarquable que Catherine ne se soit pas contentée de ce travesti et qu'elle ait commandé aux ateliers de Bruxelles ou d'EnghienNote 346 · Note 793: (retour) Le fait qu'il y a deux Cours explique en partie l'augmentation de presque tous les «officiers domestiques» de la Reine, dNote 347 · En 1580 ou 1581 elle quitta le Louvre et s'installa dans l'hôtel qu'elle venait de se faire construire rue Saint-Honoré. Elle voulait avoir Note 348 · Note 794: (retour) L'Inventaire a été publié avec des annotations, qu'on souhaiterait plus nombreuses, par Edm. Bonnaffé, Inventaire des meuNote 349 · Grâce à l'Inventaire794, qui fut dressé immédiatement après sa mort, des collections, des objets d'art et des meubles qu'elle y avait accumuNote 350 · Note 795: (retour) Bonnaffé, Inventaire, p. 85, nos 242 et 243.Note 351 · Note 796: (retour) : On ne voit nulle part indiqué le «Prince» de Machiavel, son prétendu livre de chevet.Note 352 · Son cabinet de travail était entouré d'armoires, pleines d'objets familiers. Elle y avait sa bibliothèque particulière--sa grande bibliothèqNote 353 · Note 797: (retour) Edm. Bonnaffé, Inventaire des meubles de Catherine de Médicis, p. 65-66, 77-78 et 83. Ces cartes, la plupart «figurées à Note 354 · Heureusement, ils ont eu le soin de détailler les cartes géographiques que la Reine avait en sa possession. Le nombre en est surprenant, mêmNote 355 · Note 798: (retour) Bouchot, p. 147: Le livre de comptes de Cl. de Beaune.--Cf. p. 149 et la cause des dépenses p. 151.Note 356 · Note 799: (retour) : L'abbé Chevalier, Debtes et créanciers de la Royne mère, Techener, 1862, p. XLIII. En 1588, elle avait dévoré les revenNote 357 · Tout enfant, elle avait la réputation d'être dépensière et libérale. Ses appétits de magnificence s'ajoutant aux charges du gouvernement et Note 358 · Elle empruntait à tous les taux l'argent nécessaire à ses fantaisies, à son luxe, à ses besoins, et, cette ressource même lui manquant, elleNote 359 · Note 800: (retour) Lettres, IV, p. 310, 31 mai 1574.Note 360 · Note 801: (retour) Ibid., p. 311-312.Note 361 · Assurément elle a pleuré Charles IX, et, comme elle dit, elle a pensé «crever» quand il lui dit adieu, et la pria de l'embrasser une dernièrNote 362 · Note 802: (retour) Ibid., p. 310.Note 363 · Note 803: (retour) Lettres, IV, p. 311.Note 364 · Elle ne doutait pas qu'Henri III lui laissât même autorité que son prédécesseur, mais elle le savait susceptible et pouvait craindre quelqueNote 365 · Note 804: (retour) C'est la seconde fois qu'elle emploie ce mot contre ceux qui, comme Tavannes s'étaient déclarés contre l'aventure de PoloNote 366 · Note 805: (retour) Lettres, IV, p. 312.Note 367 · Elle prenait facilement son parti des railleries à prévoir, si son fils n'avait pas trop pâti en ce pays lointain. «L'expérience qu'avez acqNote 368 · Note 806: (retour) Lettres de Catherine, V, p. 73.Note 369 · Note 807: (retour) Voir ci-dessus, ch. V, p. 125-126.Note 370 · Note 808: (retour) Du Mont, Corps diplomatique, t. V, I, p. 231.Note 371 · Note 809: (retour) Lettres, V, p. 102, n. 2.Note 372 · Les princes italiens, le duc de Ferrare, le duc de Mantoue, le duc de Savoie, le cardinal-neveu étaient allés eux-mêmes ou avaient envoyé leNote 373 · Le premier acte d'Henri III était d'un bien mauvais augure. A Turin, bien caressé par sa tante, Marguerite de France, duchesse de Savoie, ilNote 374 · Il fit à sa tante ce cadeau royal de sa pleine autorité, sans consulter son Conseil. Les Italiens qui entouraient Catherine de Médicis se moNote 375 · Note 810: (retour) Lettres de Catherine, 16 octobre 1574, t. V, p. 99.Note 376 · Note 811: (retour) Ibid., V, p. 92.Note 377 · Catherine ne fut pas si brave. Et même il n'est pas sûr qu'elle n'ait pas approuvé l'acte du nouveau Roi. Le duc de Nevers l'en accuse presqNote 378 · Note 812: (retour) Sa conversation avec Marguerite, Mémoires, éd. Guessard, p. 14.Note 379 · Note 813: (retour) Lettres, 31 mai 1574, t. IV, p. 311-312.Note 380 · Elle était bien plus préoccupée des complaisances dont elle et lui pouvaient pâtir. Dans sa première lettre (31 mai), elle le mettait en garNote 381 · Note 814: (retour) Ibid., V. p. 73-75, dont j'ai modernisé ci-dessous, en note, les passages les plus difficiles.Note 382 · Note 815: (retour) Ibid., p. 74. Il doit «se montrer maître et non plus compagnon» ... et il ne faut pas «que l'on pense: il est jeune, nousNote 383 · Note 816: (retour) Il ne faut pas qu'un favori dispose de tout, «car, au lieu d'en contenter beaucoup [de ses sujets] pour les obliger et avNote 384 · Note 817: (retour) Par la force des choses, la division du travail s'établissait dans le Conseil du roi. Les séances du Conseil privé partagNote 385 · Elle insiste sur le devoir pour le Roi de France de faire oublier le duc d'Anjou dans une courte instruction qu'elle lui fit porter à Turin Note 386 · Il doit «cet monstrer mestre et non plus compagnon ... et non que l'on panse: yl é jeune, nous luy feyron paser cet que voldrons», et (il doNote 387 · Note 818: (retour) Lettres de Catherine de Médicis, t. V, p. 75.Note 388 · Note 819: (retour) Ibid., t. V, p. 85, note 1.Note 389 · Mais surtout il lui importe de faire ces réformes dès le tout premier jour «car si (s'il) ne les fayt de set (ce) fin comensement yl ne les Note 390 · Il y parut tout disposé. Aussitôt arrivé à Lyon, il réduisit le Conseil à huit membres: le chancelier (Birague), Messieurs de Morvilliers, dNote 391 · Note 820: (retour) Lettres, t. V, p. 85, note 1.--Ant. du Verdier, Prosopographie ou Description des personnes illustres tant chrestiennes qNote 392 · Mais le gouvernement personnel exige une volonté, une application, une continuité dans l'effort dont Henri III était incapable. Il se lassa Note 393 · Note 821: (retour) Lettres, V, p. 67-68, août 1574.Note 394 · Note 822: (retour) D'après Giovanni Michiel, ambassadeur de Venise en France en 1575, ce serait la seigneurie de Venise qui aurait engagé leNote 395 · Catherine eut bientôt de plus graves déceptions. La révolte s'étendant, elle revenait à son dessein d'abattre le parti protestant. C'était lNote 396 · Henri III, bien stylé par elle, écouta d'une oreille distraite les explications de Damville et les conseils de modération du duc et de la duNote 397 · Note 823: (retour) Mémoires-journaux de l'Estoile, édition pour la première fois complète et entièrement conforme aux manuscrits originaux, Note 398 · Note 824: (retour) Texte reproduit dans les Archives curieuses de l'Histoire de France, publiées par Cimber et Danjou, 1re série, t. IX, p. Note 399 · Contre la Reine-mère la guerre de plume avait repris plus vive. Dans de courtes satires ou de longs pamphlets, politiques et protestants, enNote 400 · Le plus connu de ces libelles et le plus digne de l'être est le Discours merveilleux de la vie, actions et déportemens de la reyne CatherineNote 401 · Note 825: (retour) 825: Un autre pamphlet protestant, daté du douzième jour du sixième mois de la trahison (la Saint Barthélemy), c'est-à-diNote 402 · Note 826: (retour) Archives curieuses de l'Histoire de France, t. IX, p. 111-112.--Cf. la déclaration de Damville pour la justification de lNote 403 · Note 827: (retour) Mémoires-journaux de Pierre del'Estoile, éd. Jouaust, t. I, p. 28.Note 404 · Le Discours merveilleux est plus qu'un pamphlet. C'est le manifeste des protestants et des catholiques unis. Il tend à réconcilier contre laNote 405 · La «Vie sainte Katherine», comme on appelait en raccourci le Discours merveilleux, eut un très grand succès. Les imprimeurs de Lyon, alors cNote 406 · Note 828: (retour) Ch. II, p. 49-51.Note 407 · Note 829: (retour) Lucien Romier, Les Origines politiques des guerres de religion, t. I, p. 150, note 2.Note 408 · Il est vrai que Catherine avait poussé dans les hautes charges de l'État et de l'Église ses parents et quelques-uns de ses clients. La fortuNote 409 · Note 830: (retour) Corbinelli, Histoire généalogique de la maison de Gondi, Paris, 1705, 2 vol. Antoine de Gondi, père du duc de Retz, t. IINote 410 · Note 831: (retour) Corbinelli, t. II, p. 25-29 et p. 61.Note 411 · Elle s'était toujours louée, depuis son arrivée en France, des soins d'une de ses dames, Marie-Catherine de Pierre-Vive, bourgeoise lyonnaisNote 412 · Note 832: (retour) Par exemple aux Vénitiens et au grand-duc de Toscane, en leur donnant en gage les joyaux de la Couronne. Aussi M. GermainNote 413 · En certaines affaires, ses compatriotes étaient indispensables au gouvernement. Les guerres civiles, dont elle n'était pas cause, et le luxeNote 414 · Note 833: (retour) Sur Jean-Baptiste Gondi, le «compère» de Catherine, banquier à Lyon, puis traitant, voir Corbinelli, t. I, p. CCXLV, qui Note 415 · Partisans et traitants prospéraient au milieu de la misère générale. Des Gondi encore833, et des gens inconnus la veille, les Sardini, les ANote 416 · Note 834: (retour) Albert de Gondi est né à Florence le 4 novembre 1522, pendant un séjour qu'y firent ses parents; mais depuis 1533 son pèrNote 417 · Catherine aurait pu répondre que ses prédécesseurs lui avaient légué une situation obérée et qu'il n'avait pas dépendu d'elle d'éviter le reNote 418 · Note 835: (retour) Lettre de Catherine du 22 novembre et réponse de Damville du 23, dans Lettres, t. V, p. 105-106, note.Note 419 · Note 836: (retour) Voir le règlement de l'Union, 10 janvier 1575, dans l'Histoire générale du Languedoc, éd. nouvelle, t. XII (Preuves), colNote 420 · Henri III prit le commandement de celle qui devait écraser Damville. Il n'alla pas plus loin qu'Avignon (23 novembre). Il venait d'apprendreNote 421 · Note 837: (retour) Lettre d'Amyot à Pontus de Thyard, du 27 août 1577, dans les Œuvres de Pontus de Thyard, éd. Marty-Laveaux, 1875, introd.Note 422 · Catherine l'avait aimé par-dessus tous ses enfants et tellement choyé qu'il ignorait l'idée d'une contrainte et se regardait comme un être dNote 423 · Note 838: (retour) Mémoires de Marguerite de Valois, éd. Guessard, p. 12.Note 424 · Note 839: (retour) Priuli, dans sa relation de 1582, Relazioni degli ambasciatori veneti al senato, serie Ia, Francia, t. IV, p. 428.Note 425 · Note 840: (retour) Forneron, Histoire de Philippe II, t. II. 1881, p. 297.Note 426 · Il possédait à fond deux langues: la française et l'italienne. Il était né orateur. En 1569, à Plessis-les-Tours, après ses victoires sur leNote 427 · Note 841: (retour) L'Estoile, t. I, p. 50.Note 428 · A ce frôlement de tous les jours, sa sensibilité, naturellement très vive, s'était encore surexcitée. Il avait pris de ses compagnes le goûtNote 429 · Note 842: (retour) Ibid., p. 56.Note 430 · Note 843: (retour) De Crue, Le Parti des politiques, 1892, p. 257, croit que la lettre du maréchal de Montmorency est supposée.Note 431 · Le Roi fut confondu de tant d'audace. Catherine déclara, dit-on, que «quand ils (les huguenots) auroient cinquante mil hommes en campagne, aNote 432 · Pour faire front avec toutes ses forces à l'armée de secours que Condé rassemblait en Allemagne, il eût fallu que le Roi fût sûr des provincNote 433 · Note 844: (retour) Histoire du Languedoc, nouvelle édition, t. XII, col. 1143.Note 434 · Catherine eut une fausse joie. Au mois de mai (1575) Damville tomba malade à Montpellier et fut bientôt à l'extrémité. Le bruit même courut Note 435 · Note 845: (retour) Mémoires de Marguerite, éd. Guessard, p. 17-18.Note 436 · Note 846: (retour) Ibid., p. 19-20.Note 437 · Il était mortellement brouillé aussi avec sa sœur Marguerite, qui avait été nourrie avec lui et qui fut pendant sa jeunesse la confidente deNote 438 · Note 847: (retour) Mémoires de Marguerite, éd. Guessard, p. 37.Note 439 · Note 848: (retour) 848 Ibid., p. 38.Note 440 · Note 849: (retour) Ibid., p. 47-48.Note 441 · Note 850: (retour) Ibid., p. 51.Note 442 · Note 851: (retour) 851 Brantôme, t. VIII, p. 62.Note 443 · Quand il partit pour la Pologne il s'efforça, «par tous moyens», dit Marguerite, «de remettre nostre premiere amitié en la mesme perfection Note 444 · Quand la Reine-mère sut la vérité, elle tâcha de persuader à sa fille, pour disculper son fils, qu'elle avait été trompée par le faux rapporNote 445 · Note 852: (retour) Brantôme, t. VI, p. 186-188.Note 446 · Note 853: (retour) Mémoires de Marguerite, éd. Guessard, p. 61.Note 447 · Henri III continuait à se conduire en chef de parti; son passé de duc d'Anjou pesait sur lui. Comme s'il n'était pas le Roi et qu'il eût desNote 448 · Le Roi s'ingéniait à déshonorer sa sœur. Il affecta d'incriminer la «particulière amitié» que Marguerite avait pour une de ses «filles», GilNote 449 · Note 854: (retour) L'Estoile, t. I, p. 92.Note 450 · Note 855: (retour) Recueil des Lettres missives de Henri IV, publié par Berger de Xivrey (Coll. Documents inédits), t. I, p. 81. Berger de XNote 451 · Il traitait le duc d'Alençon en ennemi. Il faisait surveiller ses démarches, ses relations, ses plaisirs. Il le laissait insulter par ses faNote 452 · Pour rompre la bonne entente que Marguerite s'efforçait de maintenir entre son mari et le duc d'Alençon, il employa, sur le conseil de Le GaNote 453 · Note 856: (retour) Mémoires de Marguerite, éd. Guessard p. 62-63.Note 454 · Mais quelque feu en amour que fût le roi de Navarre, et il le resta toute sa vie, il n'était pas incapable d'entendre raison. Quelques bons Note 455 · Note 857: (retour) Lettres, t. V, p. 132.Note 456 · Note 858: (retour) Ibid., p. 137, 18 septembre 1575.Note 457 · Note 859: (retour) Ibid., p. 136.Note 458 · Le duc d'Alençon, qui craignait pour sa liberté et peut-être même pour sa vie, avait résolu de fuir. Il s'attacha à gagner la confiance de sNote 459 · Note 860: (retour) Lettres, t. V, p. 147, 5 octobre.Note 460 · Note 861: (retour) Ibid., p. 156, 20 octobre 1575.Note 461 · Note 862: (retour) Mémoires de Marguerite, éd. Guessard, p. 65.Note 462 · Note 863: (retour) Lettres, t. V, p. 159.Note 463 · Alors commença la discussion des articles d'un accord. François demandait beaucoup. Catherine avait pour instructions d'accorder très peu. HNote 464 · Note 864: (retour) : C'est ce qu'avait écrit M. de Rambouillet à la Reine-mère des gens de Bourges. Lettres, t. V, p. 171, note 1. Les gens Note 465 · Note 865: (retour) «Trop hault», écrit Catherine à Henri III, «pour n'en respondre (pour que je n'y réponde pas) un mot». Lettres, t. V, p. Note 466 · Note 866: (retour) Lettres, V, t. p. 175, entre le 8 et le 11 décembre.Note 467 · Note 867: (retour) Ibid., p. 175-178, 11 décembre.Note 468 · Note 868: (retour) Ibid., p. 176-177.Note 469 · Note 869: (retour) Ibid., p. 177.Note 470 · Note 870: (retour) Ibid., p. 177.Note 471 · Ce devaient être des préliminaires de paix; mais Ruffec, gouverneur d'Angoulême, et La Châtre, gouverneur de Bourges, faisaient difficulté dNote 472 · Note 871: (retour) Mémoires de Marguerite, éd. Guessard, p. 67.Note 473 · Note 872: (retour) : Ibid., p. 67-68.Note 474 · Note 873: (retour) Mémoires de Marguerite, Éd. Guessard, p. 74-75.Note 475 · Note 874: (retour) Comte Boulay de la Meurthe, Histoire des guerres de religion à Loches et en Touraine, t. I, 1906, p. 133-145.Note 476 · Henri III s'en prit à sa sœur de ce nouveau coup. Il la soupçonnait, non sans raison, d'avoir fait assassiner Le Gast par le baron de VitteaNote 477 · Catherine s'efforçait de calmer ces esprits furieux. A Marguerite, qui avait d'autres passions que le roi de Navarre, elle expliquait sans rNote 478 · Note 875: (retour) Lettres, t. V, p. 193, 7 mai 1576.Note 479 · Note 876: (retour) Ibid., t. V, p. 198, 15 mai 1576. Sur Jean Casimir et son royal débiteur, voir Germain Bapst, Histoire des joyaux de la CNote 480 · Note 877: (retour) C'est l'Avis qu'Hector de la Ferrière a publié au tome II des Lettres de Catherine de Médicis , p. 90-95, et daté du 8 seNote 481 · Ces clauses étaient si humiliantes pour Henri III, qu'en les signant les larmes lui coulaient des yeux. Mais Catherine le jour même s'était Note 482 · Note 878: (retour) Lettres, t. V, p. 181.Note 483 · Mais Henri III jugeait encore plus urgent de rompre le traité si favorable aux huguenots, ou, comme on disait, la paix de Monsieur. Il s'y cNote 484 · Note 879: (retour) Lettre du 2 novembre 1576, Lettres, t. V, p. 223.--Mémoires de Villeroy, éd. Buchon, p. 109.Note 485 · Henri de Guise, le seul des chefs catholiques qui eût été heureux dans cette malheureuse guerre, avait battu à Dormans (10 octobre 1575) l'aNote 486 · Note 880: (retour) Mémoires de Marguerite, éd. Guessard, p. 88.Note 487 · Note 881: (retour) Lettres, t. V, p. 231-236.Note 488 · Note 882: (retour) Ibid., p. 232.Note 489 · Les États généraux, dont le traité stipulait la convocation, se réunirent à Blois en décembre 1576. Les protestants, découragés par le rapprNote 490 · Note 883: (retour) Lettres, t. V, p. 232.Note 491 · Il devrait envoyer une ambassade de représentants des trois ordres au prince de Condé, au roi de Navarre et à Damville pour leur faire connaNote 492 · Note 884: (retour) Voir plus haut, ch. V, p. 208-209.Note 493 · Note 885: (retour) L'histoire des rapports de la France avec les Irlandais pendant le règne d'Élisabeth reste à écrire. Il n'en est fait menNote 494 · Note 886: (retour) Mémoires de Walsingham, fév. 1570, passim, p. 34, 36, 49.--Correspondance de La Mothe-Fénelon, t. III, p. 444, 23 janvierNote 495 · Note 887: (retour) Élisabeth fit remercier Henri III de n'avoir pas encouragé Fitz-Maurice, Corresp. de La Mothe-Fénelon, t. VI, p. 488 (13 Note 496 · Note 888: (retour) Sur cet épisode, voir la dépêche de Dale à son gouvernement, Calendar of State paper foreing series, of the reign of ElizNote 497 · Note 889: (retour) Paulet à Walsingham (Juin 1577): «On laisse entendre à la Cour (de France) que La Roche est un impudent drôle (an insolenNote 498 · Note 890: (retour) Correspondance de la Mothe-Fénelon, t. VI, p. 468, 13 juillet 1575. Élisabeth, qui ne sait pas très bien le français, traNote 499 · Note 891: (retour) Calendar of State paper foreing series, of the reign of Elizabeth, 1575-1577 (t. XI), n° 1467, p. 594. Voir l'échange de Note 500 · Note 892: (retour) Paulet à la reine Élisabeth, 7 juillet 1578, Calendar of State papers, 1578-1579 (t. XIII) no 71, p. 53.Note 501 · Catherine avait pris depuis longtemps ses précautions contre Élisabeth d'Angleterre, la protectrice naturelle des huguenots, avec qui ses raNote 502 · Note 893: (retour) Au duc de Savoie, 9 janvier 1577, Lettres, t. V. p. 236.Note 503 · Note 894: (retour) A Damville, 27 janvier 1577, Lettres, t. V, p. 240.--Cf. la lettre du 16 décembre, p. 228.--Sur la cession de Saluces, voNote 504 · La Reine-mère avait employé un autre moyen qu'elle pensait aussi efficace pour empêcher l'Angleterre de se déclarer en faveur des huguenots;Note 505 · Note 895: (retour) Mémoires de Marguerite, éd. Guessard, p. 135-137.Note 506 · Note 896: (retour) Ibid., p. 143-146.Note 507 · Après la mort de Du Gast, un favori de grande allure, il avait commencé en 1576 à vivre dans l'intimité de dix ou douze jeunes gens beaux etNote 508 · Note 897: (retour) Sous le nom d'imposition foraine, domaine forain, rêve et haut passage, étaient levées ensemble trois espèces de droits sNote 509 · Note 898: (retour) Mariéjol, Histoire de France de Lavisse, t. VI, 1, p. 223-233.Note 510 · Cette fuite serait-elle, comme en 1575, l'annonce d'une prise d'armes générale. Il y avait d'autant plus lieu de le craindre que le nombre dNote 511 · Note 899: (retour) Remontrances très humbles de la Ville de Paris et des bourgeois et cytoiens d'icelle. Registres du Bureau de l'Hôtel de VNote 512 · Note 900: (retour) Ch. Robillard de Beaurepaire, Cahiers des Etats de Normandie sous le règne de Henri III. Documents relatifs à ces assemblNote 513 · Note 901: (retour) Weill, Les Théories sur le pouvoir royal en France pendant les guerres de religion, 1891, p. 151.Note 514 · L'assemblée générale de la Ville de Paris, dans ses doléances au Roi de 1575, avait protesté déjà contre «les grandes daces et impositions nNote 515 · Note 902: (retour) Négociations diplomatiques de la France avec la Toscane, t. IV, 1872, p. 169.Note 516 · Au moins Henri III aurait-il dû s'attacher le duc de Guise, si populaire à Paris et dans la plupart des grandes villes. Mais il prétendait gNote 517 · Note 903: (retour) [Lalourcé et Duval], Recueil de pièces authentiques, t. II, p. 45.Note 518 · Note 904: (retour) C'est l'aveu qu'elle faisait en gémissant à un capucin qui s'étonnait qu'elle eût permis le meurtre des Guise. Cette piècNote 519 · Catherine était en conséquence décidée à payer au plus haut prix son alliance ou sa neutralité. Mais il lui fallait convaincre le Roi de la Note 520 · Note 905: (retour) Catherine à la duchesse de Nemours, Paris, 20 mars 1578, Lettres, t. VI, p. 9-10.Note 521 · Note 906: (retour) Lettres, VI, p. 20, 7 mai 1578.Note 522 · Note 907: (retour) Catherine au duc de Guise, 9 févr. 1563, Lettres, t. I, p. 618.Note 523 · Note 908: (retour) Droits de suzeraineté que François Ier avait abandonnés à Charles-Quint, héritier de la maison de Bourgogne, par les traiNote 524 · Catherine avait couru après le duc d'Anjou, fugitif, «de peur qu'il fist encore le fou». Elle le trouva «resoleu hà (à) ne rien fayre, à cetNote 525 · Le plaisir que causaient à la Reine-mère ces déclarations de fidélité n'était pas sans mélange. Ce «moricau», qui tout petit était et n'avaiNote 526 · Note 909: (retour) Mémoires de Marguerite, éd. Guessard, p. 85.Note 527 · Note 910: (retour) Kervyn de Lettenhove, Les Huguenots et les Gueux, t. V, 1885, p. 43.--Groen van Prinsterer, Archives ou Correspondance deNote 528 · Note 911: (retour) Catherine à Henri III, 6 mai 1578, Lettres, t. VI, p. 10.Note 529 · Le duc d'Albe n'avait pas réussi à exterminer les rebelles des Pays-Bas ni son successeur, don Luis de Requesens, à les regagner par des conNote 530 · Note 912: (retour) Lettres de Catherine de Médicis, mai, t. VI, p. 12-13. Cf. 6 juin, ibid., p. 28.Note 531 · Note 913: (retour) Le Lude, à 20 kilomètres de la Flèche (département de la Sarthe).Note 532 · Note 914: (retour) Lettres de Catherine de Médicis, t. VI, p. 25 et note.Note 533 · Mais la reine d'Angleterre ne voulait pas de Français dans les Pays-Bas. Elle avait soudoyé le comte palatin, Jean Casimir, ce condottiere dNote 534 · Quand Lavardin, le favori du roi de Navarre, lui avait fait confidence au Lude913, comme le tenant de Bussy, que «ceulx des Estatz ... baillNote 535 · Note 915: (retour) Catherine fait le roi d'Espagne plus malade et plus âgé qu'il n'était pour les besoins de sa démonstration. Philippe II aNote 536 · Note 916: (retour) Lettres, t. VI, note de la p. 12 à la p. 14: Mémoire envoyé à M. le maréchal de Cossé.Note 537 · Pour l'assagir, elle pensait bourgeoisement à le marier. Elle lui expédia le maréchal de Cossé, l'un des chefs des politiques, avec un mémoiNote 538 · Note 917: (retour) Ibid., app. p. 386-387, 2 juillet 1578.Note 539 · Note 918: (retour) Ibid., p. 34, note 2.Note 540 · Note 919: (retour) Ibid., p. 30.Note 541 · Note 920: (retour) 8 août 1578, Lettres, t. VI, p. 34.Note 542 · Note 921: (retour) Kervyn de Lettenhove, t. V, p. 115, note 1.Note 543 · Note 922: (retour) Ibid., p. 117.Note 544 · De tous ces projets le plus tentant était une pure chimère. La Reine-mère pouvait-elle croire que le roi d'Espagne, qui avait tant de fois rNote 545 · Catherine, elle aussi, désavoua l'agression, assurant à la reine d'Angleterre que le Roi et elle ne désiraient «rien tant que de demeurer enNote 546 · Note 923: (retour) Lettres, t. VI, p. 30-31, 22 juin 1578.Note 547 · Note 924: (retour) Sur l'affaire de Parabère, Lettres, t. VI, p. 29, note; p. 57, note; p. 98, note, et app., p. 401 (lettre de Bellegarde aNote 548 · Note 925: (retour) Histoire du Languedoc de D. Vaissète, éd. nouv., t. XII, Preuves, col. 1280-1282.Note 549 · Elle ne croyait pas à une riposte du roi d'Espagne, mais elle prit à tout hasard ses précautions. Elle recommanda au surintendant des financNote 550 · Mais la meilleure sauvegarde contre une attaque, c'était l'union du royaume. Catherine résolut d'aller pacifier le Midi, qui était de toutesNote 551 · Note 926: (retour) Bordeaux, 18 septembre 1578, Lettres, t. VI, p. 38-39. Cf. p. 63.Note 552 · Note 927: (retour) 29 septembre, Lettres, t. VI, p. 40. Cf. Brantôme, éd. Lalanne, t. III, p. 382, et t. VII, p. 375.Note 553 · Note 928: (retour) 15 octobre 1578, Lettres, t. VI, p. 75, et app., p. 398-400. Le copiste a mal lu, mais les passages fautifs sont faciles Note 554 · De Bordeaux, une de ses premières étapes, elle écrivait à Bellièvre, son homme de confiance, d'empêcher à tout prix, c'est-à-dire en y mettaNote 555 · Note 929: (retour) Elle eut lieu à Casteras, une «maison», d'où la Reine-mère, sa fille et son gendre le même jour gagnèrent La Réole.Note 556 · Note 930: (retour) Lettres, t. VI, app., p. 451.Note 557 · Note 931: (retour) 9 octobre 1578, Lettres, t. VI, p. 64.Note 558 · Note 932: (retour) 4 octobre 1578, Lettres, t. VI, p. 53. Kervyn de Lettenhove a publié (Les Huguenots et les Gueux, t. IV, p. 579) une lettNote 559 · Le roi de Navarre était allé au-devant de sa belle-mère et de sa femme jusqu'à La Réole. La première entrevue fut cordiale929. On se mit facNote 560 · Note 933: (retour) Mémoires de Marguerite, éd. Guessard, p. 158.Note 561 · Mais des deux parts on perdait le temps à chercher un lieu de rendez-vous qui ôtât les défiances. Catherine, impatientée, alla s'installer àNote 562 · Note 934: (retour) Nérac, 12 février 1579, Lettres, t. VI, p. 260. C'est, je crois, la seule allusion directe qui se trouve dans la correspoNote 563 · Note 935: (retour) Récit de la conférence par le secrétaire du maréchal de Damville, dans Lettres, t. VII, app. p. 446.Note 564 · Note 936: (retour) : Lettres, t. VI, p. 282.Note 565 · Ce fut seulement le 3 février 1579 que commencèrent à Nérac les discussions sérieuses. Les députés des Églises, après s'être fait attendre pNote 566 · Ses arguments, ses caresses, l'intervention de Turenne et du Roi de Navarre qui, eu égard aux événements des Pays-Bas, n'avaient pas intérêtNote 567 · Note 937: (retour) Les lettres de Damville à Catherine du 31 octobre 1577 au 24 mars 1579 montrent que le gouverneur du Languedoc cherchait Note 568 · Note 938: (retour) Lettres, t. VI, p. 267, Nérac, 17 février 1579.Note 569 · Note 939: (retour) Ibid., p. 107.Note 570 · Note 940: (retour) Ibid., p. 73.Note 571 · Note 941: (retour) Ibid., p. 178.Note 572 · Note 942: (retour) Lettres, t. VI, app., p. 403, avis donné à la Reine-mère et au duc de Montpensier, gouverneur de Bretagne, par le sieur dNote 573 · Tout en négociant avec Henri de Bourbon et les réformés, Catherine dirigeait du fond de la France les grandes affaires du royaume et les relNote 574 · Elle a une police très bien faite, qui l'avertit de tous les remuements; elle arrête les courriers, lit les lettres, écoute ou sollicite lesNote 575 · Elle proposait au Roi, quelquefois sur sa demande, et le plus souvent d'elle-même, les mesures propres à calmer l'agitation ou à la prévenirNote 576 · Note 943: (retour) Lettres, t. VI, p. 103, 1er novembre 1578, et p. 201.Note 577 · Note 944: (retour) 944 Ibid., p. 125-126.Note 578 · Ne serait-il pas possible, suggérait Catherine, de gratifier la Bretagne de quelque allégement pour calmer «cette grande crierie»943? Elle éNote 579 · Note 945: (retour) A Bellièvre, 6 janvier 1579, Lettres, t. VI, p. 178.Note 580 · Note 946: (retour) Au Roi, 2 février 1579, Lettres, t. VI, p. 248.Note 581 · Il y a en outre des taxes dont ceux qui les lèvent ont tout le profit. Le Roi, qui n'en touche rien, ne pourrait-il pas les supprimer? Le clNote 582 · Note 947: (retour) Nérac, 8 février 1579, Lettres, t. VI, p. 256.Note 583 · Note 948: (retour) 6 octobre 1578, Lettres, t. VI, p. 71.Note 584 · Comme elle sait Henri III ombrageux et susceptible, elle n'aborde certains sujets qu'avec beaucoup de précaution. Il en voulait à son frère Note 585 · Note 949: (retour) 8 novembre 1578, Lettres, t. VI, p. 111.Note 586 · Un mois après elle s'enhardit. Elle louait le Roi d'avoir parlé, comme il l'avait fait, à Simier, que le duc d'Anjou lui avait dépêché pour Note 587 · Note 950: (retour) Lettres, t. VI, p. 284, févr. 1579.Note 588 · Quand elle s'aperçut que le règlement des affaires du Midi, au lieu de durer deux mois, comme elle l'avait espéré, s'allongeait indéfinimentNote 589 · Note 951: (retour) Ibid., p. 292, [3 mars] 1579.Note 590 · Note 952: (retour) Ibid., p. 381, mai 1579.Note 591 · Note 953: (retour) Ibid., p. 325, mars 1579.Note 592 · Note 954: (retour) Ibid., p. 339, avril 1579.Note 593 · Note 955: (retour) Ibid., p. 360, 8 mai 1579.Note 594 · Un des chefs réformés, probablement Chaumont-Quitry, s'étant emparé des chevaux de la Duchesse, Catherine s'amuse de l'embarras de son amie.Note 595 · Note 956: (retour) Février 1579, Lettres, t. VI, p. 285.Note 596 · Note 957: (retour) Ibid., p. 339. Marguerite écrivait aussi en un autre temps à la duchesse d'Uzès: «Faites puisque vous gouvernez le Roy quNote 597 · Note 958: (retour) Lettres, t. VI, p. 360.Note 598 · Note 959: (retour) Août 1579, Lettres, VII, p. 65.Note 599 · Note 960: (retour) 13 février 1579, Lettres, t. VI. p. 338.Note 600 · Mais sans aucun doute ce n'est pas pour lui écrire ses impressions de voyage que Catherine s'est séparée de cette confidente. Elle la prie, Note 601 · Note 961: (retour) C'est probablement alors qu'il a publié à Rouen sa Lettre contenant l'éclaircissement des actions et déportemens du duc dNote 602 · Note 962: (retour) 20 février 1579, Lettres, t. VI, p. 272.Note 603 · Note 963: (retour) Au Roi, 21 février 1579, Lettres, t. VI p. 279.Note 604 · Note 964: (retour) 24 mars 1579, Lettres, t. VI, p. 316.Note 605 · Note 965: (retour) 14 avril, Lettres, t. VI, p. 337.Note 606 · Note 966: (retour) A la duchesse d'Uzès, mars 1579, t. VI, p. 325.--24 mars 1579, à Damville, Lettres, t. VI, p. 318.--Cf. Mémoires-journauxNote 607 · Le travail ni la fatigue ne lui pèsent. Elle n'était pas encore au bout de ses chevauchées qu'elle pensait à une traversée. Pour ajouter un Note 608 · Quand elle apprit qu'il était arrivé subitement à Paris le 16 mars et que le Roi et lui vivaient au Louvre et couchaient ensemble «en grandeNote 609 · Note 967: (retour) 5 mars 1579, Lettres, t. VI, en app. p. 453.Note 610 · Note 968: (retour) 8 mai 1579, Lettres, t. VI, p. 360.Note 611 · Mère heureuse--et elle l'était à ce moment--elle se louait de sa fille, la reine de Navarre, qui l'avait bien secondée dans ses négociationsNote 612 · Note 969: (retour) Au Roi, 8 mai, t. VI, p. 358.Note 613 · Note 970: (retour) A la duchesse d'Uzès, Lettres, t. VI, p. 360.Note 614 · Note 971: (retour) 30 mai 1579, Lettres, t. VI, p. 379.Note 615 · Elle dit adieu à sa fille et à son gendre (mai 1579). Marguerite «infiniment attristée» de cette séparation, «s'est enfermée toute seule en Note 616 · Note 972: (retour) 2 juin 1579, au duc de Nemours, Lettres, t. VI, p. 383; ibid., au duc de Nevers.Note 617 · Note 973: (retour) Lettres, t. VII, p. 7.Note 618 · Note 974: (retour) Au Roi, 9 juin 1579, Lettres, p. 4, et note 1. Trans, entre les Arcs et Draguignan (Var).Note 619 · Note 975: (retour) 15-17 juin, Lettres, t. VII, p. 11.Note 620 · Note 976: (retour) Au Roi, Lettres, t. VII, p. 20.Note 621 · Note 977: (retour) Le comté de Tende appartenait au beau-père de Mayenne, l'amiral de Villars (Honoré-Lascaris de Savoie), qui consentit à lNote 622 · Note 978: (retour) Lettres, t. VII, p. 23.Note 623 · Note 979: (retour) Au duc de Nevers, 28 Juin 1579, ibid., p. 30.Note 624 · Note 980: (retour) Ibid., p. 25].Note 625 · Note 981: (retour) Ibid., p. 23 et 27.Note 626 · Note 982: (retour) Ibid., p. 27 et passim.Note 627 · Note 983: (retour) Lettres, 1er Juillet 1579, t. VII, p. 36-37.Note 628 · De Beaucaire, sa dernière étape en Languedoc, où elle arriva le 30 mai, elle poursuivit les négociations qu'elle avait engagées, de loin, enNote 629 · Note 984: (retour) Après la première guerre civile et pour mettre les catholiques à la raison. On voit qu'elle n'avait pas de préjugé religiNote 630 · Note 985: (retour) Lettres, t. VI, p. 364.Note 631 · Note 986: (retour) Voir, sur toutes ces contraventions à l'Édit, sa lettre du 20 juillet 1579, t. VII, p. 52-56.Note 632 · Elle croit que «ceste réconciliation est si bien faicte que tout ledict païs sera dorénavant en autant de paix, repos et tranquillité comme Note 633 · Note 987: (retour) Catherine était de méchante humeur contre les Provençaux, une race mêlée, dit-elle, «fort partisans et surtout mauvais», Note 634 · Note 988: (retour) Charles de Valois, bâtard de Charles IX et de Marie Touchet. Catherine l'aimait beaucoup et lui laissa par testament la pNote 635 · Note 989: (retour) Elle n'avait point de préjugés contre les bâtards, étant d'une famille où les bâtards abondaient et d'une époque où la deNote 636 · Note 990: (retour) 9 Juin 1579, Lettres, t. VII, p. 8.Note 637 · Note 991: (retour) François Ier. Voilà l'origine d'un mot fameux. Mais est-il possible que François Ier ait attribué le mérite de l'émancipaNote 638 · Note 992: (retour) Lettres, t. VII, p. 28. Il faut lire probablement: «Allez devant tout, après....»Note 639 · Note 993: (retour) Lettres, t. VII, p. 27-28.Note 640 · Elle avait à l'occasion le courage de défendre Henri III contre lui-même. Il n'oubliait ni ne pardonnait rien, aussi rancunier que sa mère, Note 641 · Note 994: (retour) 14 avril 1579, Lettres, t. VI, p. 339.Note 642 · Note 995: (retour) 18 octobre 1579, t. VII, p. 178.Note 643 · Note 996: (retour) 19-18 septembre 1579, t. VII, p. 137.Note 644 · Note 997: (retour) 12 septembre 1579. t. VII, p. 126.Note 645 · Note 998: (retour) 7 octobre 1579, t. VII, p. 159. On sait que Villequier avait en 1577 poignardé de sa main sa femme, qui était enceinte, pNote 646 · Mais si elle se permettait quelquefois de blâmer la politique d'Henri III, elle n'avait que ménagements pour ses inclinations. Elle savait qNote 647 · Note 999: (retour) 24 juin 1579, Lettres, t. VII, p. 24.Note 648 · Note 1000: (retour) 9 juillet 1579, t. VII, p. 40.Note 649 · Note 1001: (retour) Lettres, t. VII, p. 24.Note 650 · Note 1002: (retour) Ibid., p. 49.Note 651 · Catherine estimait la noblesse comme classe militaire et le rempart vivant du royaume. Elle la considérait comme l'intermédiaire obligé entrNote 652 · Note 1003: (retour) Ibid., p. 50. Dans les pays où la taille était personnelle, elle était perçue sur le travail, le capital, les propriétésNote 653 · Elle cause, elle questionne et, par les uns et les autres, apprend la raison du dissentiment des ordres; c'est qu'aux «Estatz particulliers Note 654 · Note 1004: (retour) Lettres, t. VII, p. 49. Cf. p. 29, note 1, Jacques Colas, catholique très ardent, aima mieux se faire Espagnol que de seNote 655 · Note 1005: (retour) Lettres, t. VII, p. 49.Note 656 · Note 1006: (retour) Ibid., p. 50.Note 657 · Note 1007: (retour) Ibid., p. 50. Le document publié par J. Roman, dans le Bulletin de la Société d'archéologie de la Drôme, année 1877, souNote 658 · Mais le moment n'était pas venu de mettre à la raison les communes. «Estant les affaires, comme elles sont à présent... il faut bien regardeNote 659 · Note 1008: (retour) Lettres, t. VII, p. 55; Bulletin, p. 47-48.Note 660 · Elle n'a pour toute arme contre ces mauvaises dispositions que sa parole. Depuis son arrivée dans le Midi, elle harangue autant qu'elle causNote 661 · Note 1009: (retour) 5 août 1579, Lettres, t. VII, p. 72.Note 662 · Note 1010: (retour) Lettres, VII, p. 71.Note 663 · Note 1011: (retour) Grenoble, 5 août 1579, Ibid., t. VII, p. 73.Note 664 · Note 1012: (retour) 1012 Grenoble, 10 août 1579, Ibid., t. VII, p. 75.Note 665 · Elle avait donné rendez-vous à Grenoble aux représentants des trois ordres pour les entendre en leurs doléances. Elle reçut à part ceux de lNote 666 · Note 1013: (retour) Avignon, 9 juillet, Lettres, VII, p. 41.Note 667 · Note 1014: (retour) Ibid., t. VII, p. 40, note 2.Note 668 · Note 1015: (retour) Ibid., p. 83. Cf. 114. Il y a des détails sur le séjour du Duc à Grenoble dans les Mémoires d'Eustache Piémond, notaire Note 669 · Note 1016: (retour) Ce traité fut négocié par Jean de Bellièvre, sieur de Hautefort, et signé par Nicolas de Harlay, sieur de Sancy, qui étaNote 670 · Note 1017: (retour) Lettres, t. VII, p. 117-118, 4 septembre 1579.Note 671 · Note 1018: (retour) 12 septembre, Lettres, t. VIII, p. 126.Note 672 · Aussi inclinait-elle plus que jamais aux moyens de persuasion; il sera temps plus tard de punir. Elle n'était pas d'avis d'envoyer une arméeNote 673 · Pour amener Bellegarde à se démettre de lui-même du gouvernement de Saluces, Catherine comptait sur le duc de Savoie, Emmanuel Philibert. C'Note 674 · Note 1019: (retour) Lettres, t. VII, p. 77, note 1.Note 675 · Note 1020: (retour) 14 septembre, Lettres, t. VII, p. 129; Ibid., 15 septembre, p. 130. Le Roi avait eu une première atteinte le 3 septembreNote 676 · Note 1021: (retour) Lyon, 18 septembre, Lettres, t. VII, p. 134.Note 677 · Catherine était impatiente de revoir après treize mois de séparation ce qu'elle avait «le plus cher en cet monde», son fils. Henri III décidNote 678 · Note 1022: (retour) Il y aurait eu des troubles assez graves et même une émeute à Rouen, si le secrétaire de Jérôme Lippomano est bien renseNote 679 · Note 1023: (retour) Lettres, t. VII, app., p. 441-442.Note 680 · Note 1024: (retour) Lettres, t. VII, app., p. 438-439.Note 681 · Elle s'imposa de rester pour assurer son repos et la paix du royaume. Henri III alla faire un pèlerinage à Chartres et de là un voyage en NoNote 682 · Note 1025: (retour) Actes et correspondances du connétable de Lesdiguières, t. I, Introd., p. XXVIII-XXIX. Lettres, t. VII, p. 192, note. RoNote 683 · Note 1026: (retour) Lettres, t. VII, p. 192, note.Note 684 · Quant à Lesdiguières, il persista toujours à refuser les entrevues qu'elle lui proposait même en terre savoyarde1025. Elle en fut réduite à Note 685 · Note 1027: (retour) Relation du secrétaire de Jérôme Lippomano, l'ambassadeur vénitien. Tommaseo, Relations des ambassadeurs vénitiens, t. INote 686 · Note 1028: (retour) Damoiseau, nom donné à des vassaux de seigneurs ecclésiastiques. Le suzerain de Commercy, c'était l'évêque de Metz.Note 687 · Note 1029: (retour) La Petite-Pierre ou Lützelstein, châtellenie lorraine dans les Vosges.Note 688 · Il était temps qu'elle rejoignît son fils. L'agitation, qui semblait apaisée dans le Midi, avait gagné le Nord et l'Est. Pendant la dernièreNote 689 · Note 1030: (retour) Sur la neutralité de la Franche-Comté, voir Lucien Febvre, Philippe II et la Franche-Comté, Paris, 1911, p. 54-57. L'accNote 690 · Note 1031: (retour) Lettres, 13 octobre 1579, t. VII, p. 168.Note 691 · Note 1032: (retour) 1032: Au Roi, Grenoble, 12 septembre 1579, t. VII, p. 128.Note 692 · Mais elle craignait d'irriter les cantons suisses limitrophes de la province espagnole et qui était garants de sa neutralité1030.Note 693 · Elle écrivit au grand écuyer, Charles de Lorraine, et à Saissac et Du May, qui commandaient sous ses ordres ces batteurs d'estrade, pour leuNote 694 · Note 1033: (retour) Kervyn de Lettenhove, t. V, p. 391-393.Note 695 · Note 1034: (retour) Henri III au duc de Montpensier, 30 septembre 1578, Lettres, t. VII, p. 149, note 2.Note 696 · Note 1035: (retour) Lettres, t. VII, p. 156. La réponse de la Reine-mère où il est fait allusion aux dépêches de Bellièvre est du 6 octobre.Note 697 · En août, le duc d'Anjou était allé visiter la Reine d'Angleterre, qui le reçut à Greenwich dans son intimité, causant longuement avec lui etNote 698 · Note 1036: (retour) 10 octobre 1579, Lettres, t. VII, p. 163-164.Note 699 · Note 1037: (retour) Lettres, t. VII, p. 194, note 2, et 195, note 1.Note 700 · Note 1038: (retour) Relations des ambassadeurs vénitiens, publiées et traduites par Tommaseo dans la Collection des Documents inédits, t. IINote 701 · Henri III, inconscient du danger ou dédaignant de s'expliquer, laissa tomber la correspondance. La Reine-mère était affolée. «Je vous prie, Note 702 · Le Roi «s'achemina» au-devant d'elle jusqu'à Orléans, et, comme il l'écrivait à son ambassadeur à Venise, Du Ferrier (9 novembre), il la revNote 703 · Le secrétaire de Lippomano, l'ambassadeur vénitien, qui écrivait sous la dictée de son maître, parlait d'elle avec enthousiasme. «C'est, ditNote 704 · Note 1039: (retour) Kervyn de Lettenhove, Les Huguenots et les gueux, t. V, p. 469-470.Note 705 · Note 1040: (retour) Au Roi, Verneuil-au-Perche, 23 novembre 1579, Lettres, t. VII, p. 199 et note 1 de la page 200.Note 706 · Elle le rejoignit à Verneuil-en-Perche (près d'Évreux). Des conversations qu'ils eurent elle n'a pas tout écrit à Henri III, se réservant deNote 707 · Note 1041: (retour) Le «taillon», c'est l'imposition provisoire établie en 1543 sur les villes closes pour l'entretien de 50 000 hommes de pNote 708 · Note 1042: (retour) Evreux, 25 novembre 1579, Lettres, t. VII, p. 201. Beaurepaire, Cahier des Etats de Normandie, t. I, p. 59-60 (art. III)Note 709 · Note 1043: (retour) Lettres, t. VII, p. 201-202.Note 710 · Note 1044: (retour) Ibid., p. 202.Note 711 · A Évreux, jusqu'où elle s'avança pour décider les États de Normandie, en se rapprochant d'eux, à voter les nouveaux impôts, elle apprit qu'iNote 712 · Note 1045: (retour) 23 novembre 1579, Lettres, t. VII, p. 199.Note 713 · Note 1046: (retour) Au Roi, 25 novembre, Lettres, t. VII, p. 201.Note 714 · Note 1047: (retour) Ibid., p. 202.Note 715 · Le Roi, dans un sursaut d'énergie, avait ordonné au maréchal de Matignon de rompre les rassemblements de Champagne et de forcer Commercy. ElNote 716 · Le Duc conseillait, lui aussi, de tout apaiser, disait-elle dans une autre lettre. Il lui avait représenté que le Maréchal n'était pas assezNote 717 · François, tout en protestant de sa fidélité, n'avait pas caché à sa mère qu'il avait lieu de se plaindre de son frère, qui ne tient pas «comNote 718 · Note 1048: (retour) D'Aumale, Histoire des princes de Condé, 1889, t. II, p. 128 et 419 (appendice IX).Note 719 · Note 1049: (retour) Art. XXIV, Du Mont, Corps diplomatique, t. V, 1re partie, p. 310.--Cf. Lettres, t. VII, p. 209.Note 720 · Note 1050: (retour) Lettres, t. VII, p. 208.Note 721 · Note 1051: (retour) Lettres du 16 et du 18 décembre, t. VII, p. 207-212.Note 722 · Note 1052: (retour) Les négociations de Rambouillet, dans la Revue rétrospective, t. VI, 2e série, p. 125-132.Note 723 · Note 1053: (retour) Lettres, t. VII, p. 214-215.Note 724 · Note 1054: (retour) Merle, Mémoires, éd. Buchon, p. 748.Note 725 · Note 1055: (retour) Recueil des Lettres missives de Henri IV, publié par Berger de Xivrey, t. I, p. 270.Note 726 · L'escapade de Condé montra combien elle avait raison. Ce Bourbon sectaire, le seul véritable huguenot de sa race, ne se résignait pas à vivrNote 727 · Comme d'usage, en désobéissant au Roi, il se défendait de vouloir rien faire qui lui déplût, et cependant il se remparait dans La Fère et réNote 728 · La Reine-mère alla le trouver à Viry (près de Chauny) avec la princesse douairière de Condé, sa belle-mère, et le cardinal de Bourbon, son oNote 729 · Note 1056: (retour) Au Roi, 18 avril, Lettres, t. VII, p. 247.--Cf. à Villeroy, même date, p. 249.Note 730 · Note 1057: (retour) Voir les références dans Davillé, Les Prétentions de Charles III, duc de Lorraine, à la couronne de France, 1909, p. 26 Note 731 · Note 1058: (retour) Desjardins, Négociations diplomatiques de la France avec la Toscane, t. IV, p. 282: avis du 10 janvier 1580.Note 732 · Note 1059: (retour) Calendar of State papers, foreign series, 1579-1580, p. 167.Note 733 · Ce que la Reine-mère appréhendait par-dessus tout, c'est que les catholiques malcontents ne se joignissent aux réformés. «J'ay bien peur, écNote 734 · Elle aurait pu alléguer comme exemple de ces compromissions, si elle n'avait craint d'exciter l'humeur du Roi son fils contre son gendre, leNote 735 · Note 1060: (retour) Sur cette entreprise qui aurait permis aux Lorrains d'ouvrir ou de fermer le passage du Rhin aux auxiliaires allemands, Note 736 · Note 1061: (retour) Voir toujours le consciencieux Davillé, dont je n'accepte pas d'ailleurs les hardiesses érudites, p. 27 sqq.Note 737 · Note 1062: (retour) Lettres, t. VII, p. 238-247.Note 738 · Note 1063: (retour) Au Roi, 15 avril, Lettres, t. VII, p. 241-242.Note 739 · Note 1064: (retour) 15 avril, Lettres, t. VII, p. 241.Note 740 · Des propos de table ou des conciliabules de ces condottieri et de ces grands seigneurs, presque rien n'a transpiré parce que probablement toNote 741 · Cette rencontre de personnages de divers pays et des deux religions était si symptomatique que la Reine-mère retourna auprès du duc d'Anjou,Note 742 · Note 1065: (retour) Tours, 18 avril, Lettres, t. VII, p. 246.Note 743 · Note 1066: (retour) Tours, 19 avril, Ibid., t. VII, p. 250.Note 744 · Note 1067: (retour) : Tours, 19 avril, Ibid., t. VII, p. 251-252.Note 745 · Au fond, il appréhendait autant qu'elle, mais pour d'autres raisons, le retour des troubles dans le royaume. Il souhaitait le maintien de laNote 746 · Note 1068: (retour) Lettres missives, 15 avril, t. I, p. 288 sqq; lettre du 20 avril au Roi, ibid., p. 296 sqq.Note 747 · Note 1069: (retour) Anquez, Histoire des assemblées politiques des Églises réformées, 1859, p. 28, parle de deux assemblées: 1579 et 1580(?)Note 748 · Note 1070: (retour) Mémoires du vicomte de Turenne, depuis duc de Bouillon, 1565-1586, publiés pour la Société de l'Histoire de France par lNote 749 · Note 1071: (retour) Mariéjol, Histoire de France de Lavisse, t. VI, p. 199.Note 750 · La guerre éclata soudainement dans le Midi. Le roi de Navarre adressa un manifeste à la noblesse (15 avril) et, cinq jours après, une lettreNote 751 · Note 1072: (retour) D'Aubigné, Histoire universelle, publiée pour la Société de l'Histoire de France par de Ruble, t. V, p. 383-384.Note 752 · Note 1073: (retour) «... Che Turenne chiava sua moglie». Caressait est un euphémisme, Négociations diplomatiques de la France avec la ToscanNote 753 · Note 1074: (retour) Lettres de Catherine, t. VII, p. 254.Note 754 · D'Aubigné, l'historien-poète, veut, lui, que la reine de Navarre et son entourage aient provoqué la prise d'armes. Henri III, le médisant HeNote 755 · Marguerite aurait eu une raison de plus de détester le Roi, son frère, s'il est vrai, comme le rapporte l'agent florentin, Renieri, souvent Note 756 · Note 1075: (retour) Lettres missives de Henri IV, t. I, p. 528.Note 757 · Note 1076: (retour) Chenonceaux, 21 avril 1580, t. VII, p. 252-253.Note 758 · Le roi de Navarre, qui savait mieux que personne les sentiments de sa femme, lui écrivait le 10 avril, quelques jours avant la déclaration dNote 759 · Catherine fut outrée de cette révolte qui récompensait si mal sa longanimité. «Le Roy, écrivait-elle à son gendre, quelle occasion vous donnNote 760 · Note 1077: (retour) Lettres, t. VII, p. 276-277 et références.Note 761 · Note 1078: (retour) : Lettres missives, I, p. 302.Note 762 · Note 1079: (retour) Citée par Baguenault de Puchesse, Lettres, t. VII, p. 274, note 1.Note 763 · Note 1080: (retour) Henri III à Saint-Gouard, son ambassadeur en Espagne, Lettres, t. VII, p. 477.Note 764 · Note 1081: (retour) Kervyn de Lettenhove, t. V, p. 578, note 3.Note 765 · Note 1082: (retour) [De Licques], Vie de Mornay, p. 55, cité par Groen van Prinsterer, Archives de la maison de Nassau, t. VII, p. 403-404.Note 766 · La révolte dispensa Henri III de la manifestation théâtrale de bonne volonté que lui avaient suggérée son frère et sa mère. Il se contenta dNote 767 · Le Roi et la Reine-mère étaient tout disposés à employer ce médiateur. Il s'entêtait, malgré leurs représentations, dans son dessein des PayNote 768 · Quand les députés des États eurent rejoint le Duc à Plessis-les-Tours, ils demandèrent, avant de le reconnaître pour souverain, que le Roi sNote 769 · Note 1083: (retour) Lettres, t. VII, p. 310, décembre 1580.Note 770 · Note 1084: (retour) Ibid., p. 320.Note 771 · Note 1085: (retour) Ibid., p. 302.Note 772 · Le Duc partit immédiatement pour le Midi, et y fut bientôt rejoint par Bellièvre et Villeroy, les deux hommes de confiance d'Henri III et deNote 773 · Note 1086: (retour) Ibid., p. 31.Note 774 · Note 1087: (retour) Bellièvre à la Reine-Mère, Coutras, 11 décembre, Lettres, t. VII, app., p. 453.Note 775 · Note 1088: (retour) Kervyn de Lettenhove, t. V, p. 599.Note 776 · Note 1089: (retour) Kervyn de Lettenhove, t. V, p. 597, note.Note 777 · Elle affectait de rapporter tout l'honneur de la négociation à Bellièvre pour se dérober aux exigences du duc d'Anjou. Il réclamait comme réNote 778 · Note 1090: (retour) Au duc d'Anjou, 23 décembre 1580, Lettres, t. VII, p. 304-309.Note 779 · Note 1091: (retour) Ibid., p. 305.Note 780 · La Reine-mère prétendait que le Duc restât dans le Midi ou qu'il se tînt tranquille jusqu'à la complète exécution de la paix. Est-il possiblNote 781 · «Nous avons trop esprouvé, avouait-elle, le peu de respect... que ceulx de la nouvelle relligion des provinces de Languedocq et Daulphiné poNote 782 · Note 1092: (retour) Lettres, t. VII, p. 307. Cette grande armée à laquelle le duc d'Anjou n'avait rien à opposer, comptait 2 500 à 3 000 cheNote 783 · «Vous n'avez pas, continuait-elle, quasy de quoy faire monter à cheval ceulx desquelz vous entendez vous servir et [vous] voullez aller combNote 784 · Note 1093: (retour) Lettres de Catherine, t. VI, p. 12-13, mai 1578.--Cf. p. 28.Note 785 · Note 1094: (retour) Kervyn de Lettenhove, t. IV, p. 441 sqq et passim.Note 786 · Le duc d'Anjou consentit à rester encore quelques mois dans le Midi. Sa mère était toute occupée d'une négociation matrimoniale, qui, si ellNote 787 · Après l'échec de cette première tentative, elle ne parut pas éloignée de récompenser même la désobéissance. Il était clair que le duc d'AnjoNote 788 · Note 1095: (retour) Froude, History of England from the fall of Wolsey to the defeat of Spanish Armada, t. XI, 1887, p. 494.Note 789 · Note 1096: (retour) A la reine d'Angleterre, 8 février 1580, Lettres, t. VII, p. 225.Note 790 · Note 1097: (retour) Catherine au Roi, Lettres, t. VII, p. 244.Note 791 · Élisabeth jugea le péril si grand qu'elle décida de se rapprocher de la France. Mais sa coquetterie donnait comme toujours un air de candeurNote 792 · Mais l'opinion protestante se déchaîna contre ce mariage avec un prince français et papiste. Le Parlement, consulté sur le contrat dont le CNote 793 · Note 1098: (retour) 18 août 1580, Lettres, t. VII, p. 277.Note 794 · Note 1099: (retour) Wright, cité par Kervyn de Lettenhove, t. V, p. 542-543.Note 795 · Catherine se prêtait de bonne grâce à ces jeux de l'amour et de la politique. Elle ne croyait guère au mariage, mais elle négociait avec zèlNote 796 · Mais si tentée que parût la reine d'Angleterre de prendre époux, elle ne perdait pas de vue les intérêts de son pays. De tout temps ses avanNote 797 · Note 1100: (retour) Kervyn de Lettenhove, t. V, p. 545.Note 798 · Note 1101: (retour) Catherine au duc d'Anjou, 13 décembre 1580, Lettres, t. VII, p. 305.Note 799 · Note 1102: (retour) 12 janvier 1581, Lettres, t. VII, p. 320.Note 800 · Note 1103: (retour) 17 janvier 1581, Lettres, t. VII, p. 323.Note 801 · C'était au moment des pourparlers de Plessis-les-Tours. Le Duc, pour l'apaiser, offrit de lui communiquer les dépêches relatives aux Pays-BaNote 802 · Note 1104: (retour) A Villeroy, 17 janvier 1581, Lettres, t. VII, p. 323-324.Note 803 · Note 1105: (retour) Le comte de Soissons, Louis de Bourbon, fils du prince de Condé, qui avait été tué à Jarnac, mais catholique, et le duc Note 804 · Avec les moyens de la Reine «sa femme, qui ne luy peuvent déffaillir» et l'assistance du Roi, son frère, et du royaume de France, il peut, cNote 805 · Henri III nomma les commissaires, parmi lesquels trois princes du sang, le comte de Soissons, le duc de Montpensier et le prince Dauphin1105Note 806 · Note 1106: (retour) 29 avril 1581, Lettres, t. VII, p. 373.Note 807 · Note 1107: (retour) Lettre d'un agent anglais, Shauenbourg, du 26 mai, citée par Kervyn de Lettenhove t. VI, p. 138.Note 808 · Note 1108: (retour) 28 mai 1581, Lettres, t. VII, p. 381.Note 809 · Note 1109: (retour) Kervyn de Lettenhove, t. VI, p. 133.Note 810 · Note 1110: (retour) Lettre de Renieri, agent florentin, du 16 mai, Nég. diplom. de la France avec la Toscane, IV, p. 365.Note 811 · Note 1111: (retour) 1111: 29 juillet, Lettres, t. VII, p. 385.Note 812 · L'hiver fini et les négociations du Midi s'éternisant, le duc d'Anjou écrivit à sa mère (Libourne, 1er avril 1581) qu'il allait, comme il l'Note 813 · Note 1112: (retour) Kervyn de Lettenhove, t. VI, p. 133.Note 814 · Note 1113: (retour) Sur ce premier échec à Blois, voir une dépêche de l'ambassadeur vénitien, citée dans Lettres, t. VII, p. 375, note.Note 815 · Note 1114: (retour) Jean-Baptiste de Tassis, cité dans Kervyn de Lettenhove, t. VI, p. 140, note 2.Note 816 · Note 1115: (retour) Renieri, 25 Juillet, Négociations diplomatiques, t. IV, p. 377.Note 817 · La raison de son grand trouble, c'est qu'elle ne parvenait pas à calmer Henri III. Le Roi, indigné que son frère armât «sans son consentemenNote 818 · Catherine voulait empêcher à tout prix cette lutte plus que civile. Convaincue qu'il importait au bien du royaume et du Roi de contenter le Note 819 · Note 1116: (retour) Mariéjol, Histoire de France de Lavisse, t. VI, 1, p. 209. Lettres, t. VII, p. 391.Note 820 · Elle alla encore une fois, par acquit de conscience, trouver son fils à La Fère-en-Tardenois pour le détourner de cette aventure (7 août), mNote 821 · Note 1117: (retour) Lettre d'Henri III du 12 juillet, citée par Kervyn de Lettenhove, t. VI, p. 123, note 1 et mission de Somers, p. 123.Note 822 · Note 1118: (retour) Sommaire de la conversation secrète entre la Reine mère et moi, secrétaire, (Walsingham), en appendice dans Lettres de CNote 823 · Note 1119: (retour) Kervyn de Lettenhove, t. VI, p. 153-154].Note 824 · Note 1120: (retour) Ibid., p. 163-164.Note 825 · Note 1121: (retour) Dépêche de Mendoza, ambassadeur d'Espagne, à Philippe II, citée par Froude, History of England from the fall of Wolsey tNote 826 · Note 1122: (retour) Froude, ibid., p. 212.Note 827 · Cependant la reine d'Angleterre ne s'opposait plus aux projets du duc d'Anjou. Décidément inquiète du surcroît de puissance que donnait à PhNote 828 · Note 1123: (retour) Septembre 1581, Lettres, t. VII, p. 397.Note 829 · Note 1124: (retour) Déclaration secrète du duc d'Anjou du 5 août 1581, citée par Kervyn de Lettenhove, t. VI, p. 157. Bibliothèque nationaleNote 830 · Note 1125: (retour) 23 septembre 1581, Lettres, t. VII, p. 401.Note 831 · Depuis longtemps Catherine en était convaincue et elle pensait à un autre mariage; mais, pour ne pas irriter un amour-propre féminin, dont eNote 832 · Note 1126: (retour) La thèse de la Reine est clairement exposée, ce qui ne veut pas dire établie, par l'ambassadeur vénitien, Lorenzo PriuliNote 833 · Note 1127: (retour) 8 février 1579, Lettres, t. VI, p. 256. Henri III avait cédé, d'assez mauvaise grâce, à ce qu'il semble, aux importunitéNote 834 · Note 1128: (retour) Elle venait de signer la paix de Nérac et elle était enorgueillie de ce succès diplomatique, qui n'eut pas, comme on le Note 835 · Catherine prétendait que, Mahaut ayant eu des enfants d'Alphonse, la descendance de l'épouse castillane régnait depuis trois siècles sans caNote 836 · Note 1129: (retour) Conestaggio, Dell'Unione del regno di Portogallo alla Corona di Castiglia, Venise et Vérone, 1642, p. 56.Note 837 · Le cardinal Henri étant mort (31 janvier 1580) sans avoir réglé la question de succession, les gouverneurs des cinq grandes provinces, chargNote 838 · Note 1130: (retour) Lettres de Catherine, t. X, p. 454 et note 2. Ces deux lettres, datées par l'éditeur de février ou mars 1580, doivent êtNote 839 · Note 1131: (retour) Lettre de Saint-Gouard, app. aux lettres de Catherine, 20 février 1580, t. VII, p. 447.--Cf. 12 novembre 1579, t. VII, pNote 840 · Note 1132: (retour) A Bellièvre, Lettres, t. VII, p. 300.Note 841 · Note 1133: (retour) A Saint-Gouard, lettre du 24 janvier 1581, Lettres, t. VII, p. 330.Note 842 · Les régents, émus de ces mouvements de troupes, demandèrent un secours de six mille hommes au roi de France. La Reine-mère leur promit «toutNote 843 · C'étaient de belles paroles qu'il eût fallu soutenir d'un envoi de soldats. Saint-Gouard, ambassadeur de France à Madrid, excitait depuis loNote 844 · Mais la Cour de France ne se pressait pas d'agir. Le duc d'Albe eut le temps de vaincre D. Antonio, que la populace avait proclamé, et d'occNote 845 · Le roi D. Antonio s'était réfugié à l'étranger, mais Tercère, l'île la plus importante de l'Archipel des Açores, lui restait fidèle. CatheriNote 846 · Note 1134: (retour) Strozzi à la Reine-mère, Coutras, 6 avril 1581, Lettres, t. VII, p. 500. L'auteur de l'Histoire de la Ligue, publiée parNote 847 · Note 1135: (retour) Lettre de la Reine-mère à Strozzi, t. VII, p. 383, 16 juillet 1581.Note 848 · Note 1136: (retour) Probablement les 300 hommes, et aussi les poudres pour les habitants des îles dont il est question dans sa lettre à MauvNote 849 · Note 1137: (retour) A Mauvissière, Lettres, t. VII, p. 387.Note 850 · Note 1138: (retour) A Saint-Gouard, 23 septembre 1581, Lettres, t. VII, p. 401.Note 851 · Elle eut même l'idée, à ce qu'il semble, de donner toute autorité sur les armements que faisait le connétable de D. Antonio à son gendre, leNote 852 · Quand Tassis se plaignit de nouveau à elle (septembre 1581) que Strozzi dressait en France une armée de cinq mille hommes pour aller attaqueNote 853 · Note 1139: (retour) 31 octobre 1581, Négociations diplomatiques de la France avec la Toscane, t. IV, p. 408.Note 854 · Note 1140: (retour) Lettre du 27 octobre à Matignon, qui faisait l'office de lieutenant général du roi à la place de Biron et qui le remplacNote 855 · Note 1141: (retour) Matignon à la Reine, 15 octobre, Lettres, t. VII, p. 499, appendice.Note 856 · Note 1142: (retour) La Reine à Matignon, 28 octobre, Lettres, t. VII, p. 409.Note 857 · Note 1143: (retour) A Matignon, 8 novembre, t. VII, p. 412.Note 858 · Note 1144: (retour) 21 novembre, à Bellièvre, t. VII, p. 417.Note 859 · Note 1145: (retour) Lettres, t. VII, app., p. 500.Note 860 · Note 1146: (retour) Bellièvre à la Reine mère, 10 novembre 1581. Lettres, t. VII, app., p. 473, et réponse de la Reine-mère, 18 novembre, LeNote 861 · Or c'est à cette même audience où elle se déclara reine de Portugal qu'elle proposa le mariage du duc d'Anjou avec une infante. Ses revendicNote 862 · Le comte de Brissac eut charge d'embarquer en Normandie 1 200 hommes pour les Iles1140. Strozzi devait, avec le gros de la flotte, partir deNote 863 · C'est une des raisons du retard de l'expédition, mais ce n'est probablement pas la seule. Le duc d'Anjou était alors en Angleterre et son maNote 864 · Note 1147: (retour) Négociations diplomatiques avec la Toscane, t. IV, p. 397-398.Note 865 · L'esprit de faction, dont Catherine, un an auparavant (23 décembre 1580), signalait la «licence effrénée,» se déchaînait plus ardent à la veNote 866 · Note 1148: (retour) 19 février 1580, Lettres, t. VII, p. 226-227.Note 867 · Note 1149: (retour) Lettres, juin 1580, t. VII, p. 263-264.--Cf. le billet d'Henri III, p. 264, note.Note 868 · Note 1150: (retour) Négociations diplomatiques de la France avec la Toscane, 25 décembre 1580, t. IV, p. 342.Note 869 · Note 1151: (retour) Id., ibid., p. 345.Note 870 · Note 1152: (retour) 23 mars 1581, Lettres, t. VII, p. 328.Note 871 · Elle ne s'exerce librement (et encore?) que pendant les maladies du Roi ou ses dévotions, qui alternent avec ses débauches. Après la crise dNote 872 · Note 1153: (retour) Entérinement au Parlement des lettres portant érection de la vicomté de Joyeuse en duché-pairie (7 sept. 1581) et de la Note 873 · Après la mort de Quélus, Maugiron, Saint-Mesgrin, qui n'étaient que de beaux éphèbes, apparaissaient au premier plan des mignons d'une autreNote 874 · Note 1154: (retour) 7 septembre 1581, Négociations diplomatiques de la France avec la Toscane, t. IV, p. 396.Note 875 · Note 1155: (retour) Négociations diplomatiques avec la Toscane, t. IV, p. 404, octobre 1581.Note 876 · Note 1156: (retour) 13 novembre 1581, Lettres, t. VII, p. 415.Note 877 · Note 1157: (retour) Juin 1582, Négociations diplomatiques avec la Toscane, t. IV, p. 421.Note 878 · La Reine-mère gémissait de cette façon de gouverner si contraire à son système de tempéraments et de ménagement. Mais elle se gardait bien dNote 879 · Note 1158: (retour) Négociations diplomatiques, t. IV, p. 396-397.Note 880 · Le duc de Joyeuse était plus aimable, mais aussi ambitieux. Il voulait avoir de gré ou de force le gouvernement du Languedoc pour son père, Note 881 · Note 1159: (retour) Lettre du 10 novembre et instruction du même jour, Lettres, t. VII, p. 413-414.Note 882 · Note 1160: (retour) La Reine à Bellièvre, 27 décembre 1581, Lettres, t. VII, p. 420.Note 883 · Note 1161: (retour) Instruction, Lettres, t. VII, p. 414.Note 884 · Henri III ne dissimulait pas son intention de se débarrasser de lui. Mais la Reine-mère estimait qu'en pleine expédition des Flandres, et à Note 885 · Note 1162: (retour) La lettre de Bellièvre, 10 novembre 1581, Lettres, t. VII, app. p. 473.Note 886 · Note 1163: (retour) Fin décembre, Lettres, t. VII, p. 420. Mémoires de Marguerite, p. 177-181.Note 887 · Note 1164: (retour) Catherine à Matignon, 16 mars, t. VIII, p. 14 et le roi de Navarre à Scorbiac, Lettres missives, t. I, p. 445.Note 888 · Note 1165: (retour) L'opuscule de M. Sauzé, Les conférences de La Mothe-Saint-Heraye, Paris, 1895, est une reconstitution nécessairement conNote 889 · A tout le moins Catherine avait le plus grand intérêt à éloigner du Midi le chef des protestants et à l'attirer à la Cour. Elle y pensait beNote 890 · Note 1166: (retour) 12 juin, Lettres, t. VIII, p. 37.Note 891 · Note 1167: (retour) 11 juin 1582, Lettres, t. VIII, p. 36-37.Note 892 · Catherine avait pris le parti de sa fille. A son retour elle fit chasser Fosseuse et prétendit que son gendre trouvât bonne cette exécution.Note 893 · Note 1168: (retour) Kervyn de Lettenhove, t. VI, p. 173, note 1, lettre de Philippe II à Tassis, du 19 mars 1582.Note 894 · Note 1169: (retour) Lettres, t. VII, p. 341-344. Cette lettre est antidatée d'un an dans la correspondance. Elle ne peut pas être de janvierNote 895 · L'attitude du roi de Navarre, les défiances de Damville, l'opposition des protestants du Languedoc, le mécontentement général contre le Roi Note 896 · Henri III avait dit à Villeroy, qui revenait des Pays-Bas, où il avait assisté à la proclamation du duc d'Anjou comme souverain de Brabant (Note 897 · Note 1170: (retour) Lettres, VII, p. 389, note. Ce billet n'est pas daté, mais il exprime très bien les sentiments d'Henri III en tous les tNote 898 · Henri III était assez clairvoyant pour apercevoir les points faibles du raisonnement maternel. Sa pensée de toujours sur les affaires des PaNote 899 · Note 1171: (retour) L'ambassadeur d'Espagne à Paris, Jean-Baptiste Tassis, ne quitta pas son poste, et celui de France à Madrid, Jean de VivNote 900 · Il n'avait pas mêmes préventions contre l'expédition du Portugal. Après tout c'était une querelle particulière entre Philippe II et sa mère Note 901 · Note 1172: (retour) Négociations diplomatiques, t. IV, p. 444, 22 juillet 1582.Note 902 · Note 1173: (retour) 18 mai 1582, Lettres, t. VIII, p. 29 et 30.Note 903 · Catherine s'était aussitôt mise à l'œuvre. Elle envoya le secrétaire d'État Pinart demander à la reine d'Angleterre, si, oui ou non, elle seNote 904 · Note 1174: (retour) : Priuli (Alberi, Relazioni, série Ia, t. IV, p. 426), dit que les Terceire (Açores), «saranno sempre un grandissimo spiNote 905 · Note 1175: (retour) H. T. S de Torsay, La vie, mort et tombeau de... Philippe Strozzi, Paris, 1608, reproduit dans les Archives curieuses deNote 906 · Note 1176: (retour) Catherine à Brissac, Mirebeau, 20 mars 1582, t. VIII, p. 16.Note 907 · Comme six mois auparavant, elle pressait le départ de la flotte qui devait enlever aux Espagnols les archipels portugais: en face de la côteNote 908 · Note 1177: (retour) Voir la relation de la bataille des Açores, adressée à Bernard Du Haillan, historiographe de France, par un capitaine deNote 909 · Note 1178: (retour) 20 mai 1582, Lettres, t. VIII, p. 32.Note 910 · Note 1179: (retour) Catherine séjourna à Mirabeau du 20 au 26 mars.Note 911 · Note 1180: (retour) Lettres de Catherine, t. X, p. 20-21. L'éditeur a, contre toute vraisemblance, placé cette lettre en 1557, date à laquelNote 912 · L'ancien colonel général de l'infanterie française, transformé en commandant des forces navales et qui, dans toute la campagne, se montra siNote 913 · Note 1181: (retour) Lettres, t. VIII, p. 28, note. L'Instruction a été découverte par M. le Cte Baguenault de Puchesse à qui les historiens Note 914 · L'Instruction annoncée par cette lettre et que le porteur devait développer oralement, c'est assurément la note écrite de la main de CatheriNote 915 · Note 1182: (retour) Albertani au grand-duc, Négociations diplomatiques avec la Toscane, t. IV, p. 436.Note 916 · Note 1183: (retour) Cf. sa lettre au Roi du 8 février 1579, citée ci-dessus, p. 332.Note 917 · Note 1184: (retour) Ch. de la Roncière, Le secret de la Reine et la succession du Portugal, 1580-1585. Revue d'histoire diplomatique, t. XXINote 918 · Note 1185: (retour) Alberi, Relazioni, serie Ia, Francia, t. IV, p. 426. Il y avait longtemps qu'elle pensait à ce mariage d'Espagne. Dans uNote 919 · Catherine s'occupait avec tant d'ardeur de l'expédition des «Iles» que les ambassadeurs italiens ne savaient qu'imaginer. Ils la savaient paNote 920 · Note 1186: (retour) Relation de Du Mesnil Ouardel, app., Lettres, t. VIII, p. 397.--Cf. Conestaggio, Dell'Unione del regno di Portogallo allNote 921 · Note 1187: (retour) Il s'en vante dans une relation dont il est question dans une lettre de Villeroy à Henri III, 12 septembre 1582, LettresNote 922 · La flotte partit enfin de Belle-Isle le 16 juin 1582. Elle comptait 55 navires, grands ou petits, portant, en outre des mariniers, 5 000 comNote 923 · Note 1188: (retour) Dès le 28 août, l'agent florentin à Paris, Busini, savait que la flotte de Strozzi et de Brissac avait été battue par leNote 924 · Note 1189: (retour) Lettres, t. VIII, p. 61, note 2.Note 925 · Note 1190: (retour) Albertani au grand-duc, d'après un avertissement de Cavriana, un Mantouan très intelligent, qui avait été le médecin de Note 926 · Note 1191: (retour) 13 octobre 1582, Lettres, VIII, p. 67.Note 927 · Note 1192: (retour) 29 octobre, ibid., p. 68.Note 928 · L'opinion s'émut du récit triomphal que Santa-Cruz publia de sa victoire et de ses exécutions (septembre)1188. Henri III en fut indigné. «J'Note 929 · Note 1193: (retour) 30 septembre, ibid., p. 62.Note 930 · Note 1194: (retour) 13 octobre, p. 67.Note 931 · Note 1195: (retour) 29 octobre, p. 69.Note 932 · Note 1196: (retour) : 31 octobre, p. 69.Note 933 · Note 1197: (retour) Kervyn de Lettenhove, t. VI, p. 357, note 1 et note 3.Note 934 · Pour prévenir un revirement du Roi, elle suppliait Montpensier de débarrasser au plus tôt le royaume de ces gens de guerre, dont les pilleriNote 935 · Note 1198: (retour) Lettre à Danzay ambassadeur de France en Danemark, 20 février, t. VIII, p. 90; à Mauvissière, 8 mars, t. VIII, p. 91.Note 936 · Note 1199: (retour) Du Mont, Corps diplomatique, t. V, p. 434.Note 937 · Note 1200: (retour) : Kervyn de Lettenhove, t. VI, p. 422.Note 938 · Note 1201: (retour) Ibid., t. VI, p. 469.Note 939 · Note 1202: (retour) Id., p. 468.Note 940 · La Saint-Antoine d'Anvers, le plus mémorable de ces guets-apens, souleva l'indignation et, pour le malheur du duc d'Anjou, raviva le souveniNote 941 · Bellièvre, le diplomate insinuant, fut envoyé aux Pays-Bas pour réparer le mal. Il parvint à conclure avec les États un accord qui laissait Note 942 · Note 1203: (retour) Octobre 1582, Lettres, t. VIII, app. p. 407.Note 943 · Note 1204: (retour) Henri III à Villeroy, Lettres de Catherine, t. VIII, p. 65, col. 2, note 1.Note 944 · Note 1205: (retour) 13 novembre 1582, Lettres, t. VIII, p. 71.Note 945 · Note 1206: (retour) Ibid., p. 72.Note 946 · Note 1207: (retour) Ibid., p. 75.Note 947 · Note 1208: (retour) 23 mai 1583, Lettres, t. VIII, p. 103.Note 948 · Catherine ne pouvait passer outre, mais elle ne désespérait pas de réussir en Portugal. Immédiatement après la nouvelle du désastre des AçorNote 949 · Note 1209: (retour) 25 mai 1583, Catherine à M. de Longlée, qui avait remplacé Saint-Gouard à Madrid avec le titre de résident, t. VIII, p. Note 950 · Elle fit partir Aymar de Chastes avec 2 500 soldats pour secourir Terceire. Et ce qui prouve bien que l'intervention en Portugal n'est pour Note 951 · Note 1210: (retour) Le 7 septembre 1582, Lettres, t. VIII, app., p. 409.Note 952 · Note 1211: (retour) 26 juillet 1583, Lettres, t. VIII, p. 116.Note 953 · La reculade du duc d'Anjou, les succès des Espagnols, qui en peu de temps s'étaient emparés de dix ou douze bonnes et grandes villes, tenaieNote 954 · Note 1212: (retour) Lettres, VIII, p. 115, 25 juillet, à M. de Mauvissière.Note 955 · Note 1213: (retour) Ibid., p. 120, 9 août, à Mauvissière.Note 956 · Elle chargeait l'ambassadeur de dire à la Reine qu'il n'y avait «nulle apparence» «que soyons d'accord avec lui (le duc d'Anjou) pour paciffNote 957 · Élisabeth profita de l'occasion pour donner congé à son fiancé. Son ambassadeur, le sieur de Cobham, alla dire à la Reine-mère qu'il souhaitNote 958 · Note 1214: (retour) 9 août 1583, à Longlée, Lettres, t. VIII, p. 119.Note 959 · Note 1215: (retour) Villeroy au maréchal de Matignon, 1er février, Lettres, VIII, p. 85, note 1.Note 960 · Note 1216: (retour) 29 mars 1583, Catherine à Bellièvre, Lettres, t. VIII, p. 96.Note 961 · Le même jour (9 août), elle écrivait à Longlée de dire au Roi catholique le désir qu'elle avait qu'il lui plût de donner une des infantes seNote 962 · Note 1217: (retour) A Bellièvre, 4avril, t. VIII, p. 97.Note 963 · Note 1218: (retour) Catherine au duc de Montmorency, 29 janvier 1583, t. VIII, p. 85.Note 964 · Note 1219: (retour) 30 mars 1583, Négociations diplomatiques, t. IV, p. 461.Note 965 · Note 1220: (retour) Lettres, t. VIII, p. 97, note.Note 966 · Note 1221: (retour) Ibid., p. 97.Note 967 · Note 1222: (retour) Instruction du 14 février au sieur Caluart, Groen von Prinsterer, Archives de la maison de Nassau, 1re série, t. VIII, pNote 968 · Aussi lui faisait-elle dire par Bellièvre «que son bien, seureté et conservation principalle, ensemble celle des Estats generaulx desdicts PNote 969 · Les protestants du Languedoc, toujours intraitables, refusaient de restituer la place forte de Lunel. Châtillon recrutait des soldats pour lNote 970 · Note 1223: (retour) 1223: Instruction du 6 juillet, Mémoires et Corresp. de Du Plessis-Mornay, Paris, 1824, t. II, p. 272-294.Note 971 · Note 1224: (retour) Mémoires de Marguerite de Valois, éd. Guessard, p. 36.Note 972 · Les événements d'Allemagne expliquent peut-être ce «zèle». L'archevêque-électeur de Cologne, Gebhard de Truchsess, ayant embrassé le luthéraNote 973 · Marguerite avait en 1582, quand elle reparut à la Cour de France, vingt-neuf ans. C'était un milieu dangereux pour une femme de cet âge, aimNote 974 · Note 1225: (retour) Ibid., p. 76.Note 975 · Peut-être sa première éducation avait-elle été assez négligée. Ce fut dans sa demi-captivité du Louvre en 1576 qu'elle commença, dit-elle, àNote 976 · Note 1226: (retour) Brantôme, t. VIII, p. 65.Note 977 · Note 1227: (retour) Ibid., t. VIII, p. 61.Note 978 · Note 1228: (retour) A Bellièvre, 31 juillet 1583, Lettres, t. VIII, p. 116.Note 979 · Note 1229: (retour) L'Estoile, t. II, p. 131.--Cf. sur cet épisode, Cte Baguenault de Puchesse, Le Renvoi par Henri III de Marguerite de ValNote 980 · Mais elle était femme, et malgré sa haute culture, elle fut toute sa vie l'esclave de ses inclinations. Elle aimait et haïssait de toute sonNote 981 · L'intrigue, sans l'inconduite, c'était assez pour Henri III. Mais il prétexta l'inconduite. Avant de rentrer lui-même à Paris, il lui fit siNote 982 · Note 1230: (retour) Lettres, t. VIII, p. 117 et 118, note.Note 983 · Note 1231: (retour) Lettre du 21 août 1583 à Bellièvre, Lettres, t. VIII, p. 126.Note 984 · Note 1232: (retour) 21 janvier 1584, Lettres, t. VIII, p. 171.Note 985 · Note 1233: (retour) : 26 janvier 1584, ibid., t. VIII, p. 172.Note 986 · Note 1234: (retour) 25 avril 1584, ibid., t. VIII, p. 180.Note 987 · Catherine était certes innocente de cet esclandre, si contraire à son humeur et si préjudiciable à sa fille. La lettre qu'elle écrivit ce joNote 988 · La Reine-mère la suivait de très près; malade de la fièvre, elle avait fait partir pour le Midi le diplomate selon son cœur, l'homme fin et Note 989 · Ses lettres montrent avec quelle impatience elle attendait la réunion des deux époux. Elle était alors convalescente; quand elle sut qu'ils Note 990 · Note 1235: (retour) Ibid., t. VIII, p. 416 et p. 183 n. 2.Note 991 · Note 1236: (retour) Mémoires de la Huguerye, t. II, p. 316.Note 992 · Marguerite avait tant de raisons de se féliciter d'être sortie de «la longueur» de ses «annuis»1235 qu'elle informa aussitôt sa mère de «l'hNote 993 · Note 1237: (retour) En femme de bien et d'honneur, comme elle se doit de le faire eu égard au lieu d'où elle est née.Note 994 · Note 1238: (retour) 25 avril 1584, Lettres, t. VIII, p. 180-182.--Cf. Baguenault de Puchesse, Les Idées morales de Catherine de Médicis, RevNote 995 · Catherine priait Dieu--ce qui prouve la nécessité d'une intervention puissante--que sa fille «puysse demeurer longuement» avec son mari et «Note 996 · Note 1239: (retour) Lettres, VIII, p. 181. Voici la traduction en orthographe moderne de ce dernier passage qui est le plus difficile: Il faNote 997 · Note 1240: (retour) : Le médecin Vigor écrit au Roi (5 sept. 1583) qu'elle a été malade et qu'il a dû la purger pour la débarrasser de ses «Note 998 · Note 1241: (retour) A Bellièvre, 21 août 1583, Lettres, t. VIII, p. 126; à Pibrac, chancelier du duc d'Anjou, p. 130-131; à Quincé, secrétaiNote 999 · Elle ne devait donc plus comme autrefois «feyr (faire) cas de celes à qui yl (le roi de Navarre) feyra l'amour». Si son mari n'avait pas d'aNote 1000 · Parmi tous ces tracas, qui influaient sur son humeur et sa santé1240, Catherine travaillait à dissoudre et à payer l'armée des Pays-Bas. EllNote 1001 · Note 1242: (retour) A M. de La Motte-Longlée, 6 septembre 1583, t. VIII, p. 141.Note 1002 · Note 1243: (retour) Mémoires de Nevers, t. I, p. 91.Note 1003 · Note 1244: (retour) : Mariéjol, Histoire de France de Lavisse, t. VI. 1, p. 233 sqq.Note 1004 · Note 1245: (retour) : La Reine à Mauvissière, Lettres, t. VIII, p. 171.Note 1005 · Note 1246: (retour) A Bellièvre, 27 octobre 1583, Ibid., t. VIII, p. 151.Note 1006 · Note 1247: (retour) A la duchesse de Nemours, 4 novembre, Ibid., t. VIII, p. 152.Note 1007 · Elle espérait avec un peu plus d'apparence que si nous avions «ce bonheur» de garder l'île de Terceire «que ce nous sera plus de moyen de paNote 1008 · Or le jour même de cette dépêche à Longlée, survint à Paris la nouvelle que Terceire s'était rendue le 26 juillet. Ce n'était pas le moment Note 1009 · Note 1248: (retour) A Bellièvre, 22 novembre, Ibid., t, VIII. p. 157.Note 1010 · Note 1249: (retour) 2 janvier 1584, Ibid., t. VIII, p. 169.Note 1011 · Livrer ce boulevard de la frontière française, c'est, écrit-elle à Bellièvre un marché «dont le seul bruict apporte et à toutte la France taNote 1012 · Note 1250: (retour) 11 mars 1584, Lettres, t. VIII, p. 176.Note 1013 · Note 1251: (retour) 29 mars 1584, Ibid., t. VIII. p. 177.Note 1014 · Note 1252: (retour) Lettre de Du Plessy-Mornay au roi de Navarre, 9 mars 1584, Mémoires et Correspondance, t. II, p. 542-543, 545, 549.Note 1015 · Note 1253: (retour) Kervyn de Lettentove, t. VI, p. 158-519.Note 1016 · Alors que tant de gens le poussaient à brouiller, il eût été dangereux de le désespérer. Les États généraux des Pays-Bas, tremblant pour YprNote 1017 · Après que les deux frères eurent fêté ensemble le carnaval trois jours durant, François s'en retourna à Château-Thierry. Sa mère l'y suivit Note 1018 · Note 1254: (retour) A Villeroy, 22 mars, Lettres, t. VIII, p. 178-179.Note 1019 · Note 1255: (retour) 18 avril, à Bellièvre, Ibid., t. VIII, p. 180.Note 1020 · Note 1256: (retour) A M. de Foix, Ibid., t. VIII, p. 284.Note 1021 · Note 1257: (retour) Charles IX, miné comme le duc d'Anjou par la phtisie, trompa jusqu'à la fin les prévisions de son entourage. Le jour mêmNote 1022 · Le duc d'Anjou était rongé par son mal avec des répits qui donnaient à sa mère l'illusion d'un retour à la santé. Le 22 mars elle écrivait qNote 1023 · Note 1258: (retour) A Bellièvre, 11 juin 1584, Lettres, t. VIII. p. 190.Note 1024 · Note 1259: (retour) Déclaration du 20 juillet 1584, Ibid., t. VIII, app., p. 444.Note 1025 · Note 1260: (retour) A M. de Maisse, 12 septembre 1584, Ibid., t. VIII, p. 219.Note 1026 · Il ne lui restait plus «grande consolation que de voyr ce qui reste du Roy monseigneur»--Marguerite et Henri--«bien ensemble». C'était son gNote 1027 · Le duc d'Anjou avait légué à son frère par testament la ville de Cambrai. Henri III eut peur d'accepter et honte de restituer cette conquêteNote 1028 · Note 1261: (retour) Ibid., t. VIII, p. 219.Note 1029 · Note 1262: (retour) Ibid., t. VIII, p. 193.Note 1030 · Note 1263: (retour) Ibid., t. X. p. 470.Note 1031 · Note 1264: (retour) Sa revanche contre Philippe II se borna désormais à suivre avec une sympathie rancunière les déprédations du fameux corsNote 1032 · Elle battait en retraite, comme toujours, sur un air de bravoure. En cas d'agression, «la France ne se trouvera poinct tant despourveue de mNote 1033 · Le 2 juillet 1584, elle avait défendu aux députés des États généraux d'avancer plus loin que Rouen, où ils venaient de débarquer1262. Le 9 aNote 1034 · Note 1265: (retour) Sur l'assemblée de Nancy, voir Davillé, les Prétentions de Charles III, duc de Lorraine, à la Couronne de France, p. 71 Note 1035 · C'était à Nancy1265, sa capitale, mais non, il est vrai, dans le château ducal, que s'étaient réunis, quelques mois après la mort du duc d'ANote 1036 · Note 1266: (retour) P. Fouqueray, Histoire des Jésuites, t. II, p. 131.Note 1037 · La Ligue se chercha des appuis au dehors. Les conjurés de Nancy députèrent au pape un Jésuite, le P. Claude Mathieu, ancien Provincial de FrNote 1038 · Note 1267: (retour) Du Mont, Corps diplomatique, t. V, 1re partie, p. 441-443.Note 1039 · Note 1268: (retour) Davillé, p. 86.Note 1040 · Le 31 décembre 1584, au château de Joinville, les ducs de Guise et de Mayenne, tant pour eux que pour le cardinal de Guise et les ducs d'AumNote 1041 · Le duc de Lorraine, continuant son double jeu, refusa de signer le traité pour ne pas offenser Henri III, mais consentit à avancer aux contr
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