← Table of contents
Catherine de Médicis (1519-1589)

Note (retour) — Front matter (continued 2)

Reading edition

Quand il partit pour la Pologne il s'efforça, «par tous moyens», dit Marguerite, «de remettre nostre premiere amitié en la mesme perfection qu'elle avoit esté à nos premiers ans, m'y voulant obliger par serments et promesse»847. Mais au retour de Blamont, pendant le séjour de la Cour à Saint-Germain, Marguerite fut si touchée, comme elle le raconte elle-même, des «submissions» et «subjections» et de l'«affection» de son autre frère, le duc d'Alençon qu'elle se résolut à «l'aimer et embrasser ce qui luy concerneroit»848. Aussitôt qu'Henri III fut arrivé à Lyon, il se vengea à sa façon. Un jour que sa sœur était sortie en carrosse pour se promener, il insinua au roi de Navarre, qui ne s'en émut pas, et avertit sa mère, très chatouilleuse en matière d'honneur féminin, que Marguerite était allée voir chez lui un amant. Le soir quand l'accusée parut, Catherine «commença à jetter feu et dire tout ce qu'une colère oultrée et démesurée peut jetter dehors»849. Mais la galante reine de Navarre était cette fois-là sans reproche, ayant visité l'abbaye des Dames de Saint-Pierre où les hommes n'entraient pas.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings