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Catherine de Médicis (1519-1589)

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L'esprit de faction, dont Catherine, un an auparavant (23 décembre 1580), signalait la «licence effrénée,» se déchaînait plus ardent à la veille d'une agression directe contre la grande puissance catholique, l'Espagne. L'agent florentin Renieri, s'excusant de ne pouvoir, pour beaucoup de raisons, renseigner son gouvernement sur les partis en France, ajoutait toutefois: «Les gens passionnés sont nombreux, neutri autem pauci (mais les neutres sont rares), et je vous dirai une opinion et qui se vérifie certaine, c'est que les dites passions sont si véhémentes que, en ce qui touche aux affaires de la Couronne, et principalement à celles de Monsieur, frère du Roi, beaucoup font connaître la douleur qu'ils ont, que son Altesse ait mieux réussi en ses entreprises qu'ils ne le désiraient ni ne le pensaient, ne craignant pas de cette façon de se déclarer Espagnols plus quam honestum decet (plus que l'honneur ne le voudrait), de quoi toutefois quelques-uns disent qu'il ne se faut pas émerveiller [de leur impudence] pour être le nombre de ces gens-là si grand, et être composé de grands; et en outre in hoc mundo (entendez, en ce royaume) celui qui fait bien saepissime (le plus souvent) ne peut avoir un œuf, tandis que celui qui fait mal en a encore plus de neuf»1147 (9 septembre 1581).

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