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Il doit «cet monstrer mestre et non plus compagnon ... et non que l'on panse: yl é jeune, nous luy feyron paser cet que voldrons», et (il doit) «aulter la coteume de rien donner à qui le braveré, au luy voldré fayre fayre par fason de conpagnon au d'estre mal content; qu'il rompe cete coteume à deux ou troys dé plus aupès (huppés) et hardis. Les aultres yl viendront coment yl deveront. Qu'il donne de lui-mesme à ceulx qui le serviront bien et ne bougeront de leur charge san qui le viegnet ynportuncr pour en avoir» ... «Qu'il provoy aus aytas et non haux omes, car cela porte domage à son service, quant, pour récompanser un homme, l'on luy donne une charge de quoy il n'est pas digne»815. Qu'il récompense autrement ou paie avec de l'argent les dévouements sans mérite. Il ne faut pas qu'un favori dispose de tout, «car en lieu d'en contenter beaucoup pour les aubliger et en avoyr en chaque provinse à luy (le Roi), yl (le Roi) ne en n'auroit que une dousayne, laquelle dousayne quant yl se voynt si suls et grens yl font teste au Roy, en lyeu de reconoystre qu'i les a fayts816.» Il est nécessaire dans les provinces de s'attacher par des charges, offices, bénéfices et dignités «les plus grens et les plus capables d'antendement», «coment solouit (avaient coutume de) fayre le roy Louys (Louis XI) et depuis le Roy (François Ier), son grent-père». Il convient de favoriser aussi les évêques, «car yl servet (ils servent) en leur diocèse de tout contenir». Qu'il règle sa Cour «et pour la régler qu'i cet (qu'il se) règle le premier». Qu'il se lève à «heure certeine» et se fasse apporter immédiatement dans sa chambre les dépêches pour les lire et indiquer aux secrétaires d'État les réponses à faire. Qu'il ordonne de lui adresser directement les placets et les demandes--que les solliciteurs avaient pris l'habitude de remettre aux secrétaires d'État--afin que tout le monde sache bien qu'il est l'unique dispensateur des grâces «et en cet faysant on n'en sauré gré que au Roy et ne suivra-t-on plus que luy». Qu'il réforme son Conseil et le réduise à «nombre honeste». Qu'il ôte ce Conseil des finances, qu'elle avait introduit elle-même pour se décharger, et que, comme au temps de François Ier, tout se décide au Conseil privé, où l'on expédiait d'abord les affaires d'État et où après on appelait «pour les parties»817.