← Table of contents
Catherine de Médicis (1519-1589)

Note (retour) — Front matter (continued 2)

Reading edition

Elle cause, elle questionne et, par les uns et les autres, apprend la raison du dissentiment des ordres; c'est qu'aux «Estatz particulliers de ce païs qui ont esté nagueres tenus, ceulx du tiers estat voullurent comprendre» la noblesse «au departement, contribution et levée» des nouveaux impôts. Elle approuve fort celle-ci de s'être «pour ceste occazion» fort remuée, «veoyant bien la grande et pernicieuse consequence de ceste proposition»1003. Le tiers avait toujours soutenu, contre l'ordre de choses existant, que le Dauphiné n'était pas un pays de taille personnelle, mais un pays de taille réelle, comme le Languedoc, d'où il s'ensuivait que l'impôt pesant sur la terre, d'après sa nature, et non sur les personnes, d'après leur situation sociale, les biens nobles devaient être exempts, quelle que fût la condition des propriétaires, et les biens roturiers taillables quand même ils appartiendraient à des nobles. C'est la thèse qu'il avait reprise aux derniers États à propos de la surtaxe. S'il avait eu gain de cause à cette occasion, de quel droit la noblesse, ayant été imposée une fois pour les biens roturiers qu'elle possédait, se serait-elle à l'avenir refusée à payer les contributions ordinaires sur ces mêmes biens roturiers? Le précédent aurait entraîné une révolution fiscale.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings