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C'est qu'elle la jugeait sur la liste comparée des bénéfices et des pensions. La Reine-mère a rendu pourtant d'autres services à la littérature française. Elle connaissait les deux grandes littératures de l'époque, l'italienne et la française, antérieures en chefs-d'œuvre à celles de l'Angleterre et de l'Espagne et plus directement apparentées à la Grèce et à Rome. Elle savait du grec et du latin, peu ou beaucoup. Si elle n'égalait pas en culture classique la reine de Navarre et Marguerite de France, elle était de la même famille intellectuelle. Elle n'avait pas cessé de s'intéresser à la littérature italienne. Elle accepta que Tasse, venu en France à titre de secrétaire du cardinal d'Este, en 1571, lui présentât son Rinaldo et elle envoya son portrait au jeune poète, en témoignage d'admiration723. Elle a dû obliger bien généreusement l'Arétin pour que ce grand écrivain vénal célèbre en elle la «Femme et la déesse sereine et pure, la majesté des êtres humains et divins», et qu'il souhaite d'avoir le verbe des anges de Dieu pour louer comme il convient «les très saintes grâces et les faveurs sacrées de cette divine idole»724.