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Catherine de Médicis (1519-1589)

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Elle empruntait à tous les taux l'argent nécessaire à ses fantaisies, à son luxe, à ses besoins, et, cette ressource même lui manquant, elle engageait d'avance ses revenus, et payait irrégulièrement ou ne payait pas les gages des officiers de sa maison et de ses dames. A sa mort elle devait huit cent mille écus, environ vingt millions de notre temps, et n'avait pas un sol. Elle riait de ses embarras, disant à ses financiers «qu'il falloit louer Dieu du tout et trouver de quoy vivre»799. C'est à peu près le mot qu'on prête à son grand-oncle, Léon X: «Godiamo il papato, poiche Dio ci l'ha dato» (Jouissons de la papauté, puisque Dieu nous l'a donnée).

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