Note (retour) — Front matter (continued 2)
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François, tout en protestant de sa fidélité, n'avait pas caché à sa mère qu'il avait lieu de se plaindre de son frère, qui ne tient pas «compte» de lui et qui «s'en défie». La Reine engageait donc le Roi, pour dissiper cette «humeur» dangereuse, à écrire au Duc, comme de lui-même, qu'il est heureux «de lui veoir une si bonne volonté» à l'aimer et le servir, mais que son éloignement et l'opinion «qu'il est mal content, cela nuit infiniment au bien» des affaires et à l'exécution de la paix; qu'il le prie de revenir à la Cour avec leur mère, d'être bien assuré de sa bonne grâce, dont il lui a donné déjà tant de marques, et de «n'adjouter foy aux passions de ceux qui veullent veoir les troubles en ce royaume» et que par là il peut «congnoistre estre ennemis de tous deux». Comme elle savait Henri III susceptible, elle ajoutait: «Vous lui saurez mieux dire, de sorte que c'est sottise à moy de le vous escripre»1047. Mais si elle s'en remettait à lui, et très justement, de la façon de faire les avances, elle ne lui cachait pas qu'elle les jugeait nécessaires.