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Henri III continuait à se conduire en chef de parti; son passé de duc d'Anjou pesait sur lui. Comme s'il n'était pas le Roi et qu'il eût des injures particulières à venger, il s'entoura d'une troupe de jeunes gentilshommes, ardents et braves, dévoués à sa personne. Le duc d'Alençon avait lui aussi sa «bande» de fidèles, où Marguerite attira, l'ayant débauché de celle du Roi, Bussy d'Amboise, violent entre les plus violents, brave par-dessus les plus braves, et la meilleure épée de France. Le Gast, pour punir cette désertion et blesser la reine de Navarre en ses amours, fit assaillir Bussy, une nuit qu'il sortait du Louvre, par «douze bons hommes»--Marguerite dit trois cents--«montez tous sur des chevaux d'Espagne qu'ils avoient pris en l'écurie d'un très grand (le Roi)». Bussy échappa par miracle à ce guet-apens; mais le lendemain «ayant sçeu d'où venoit le coup», comme il commençait «à braver, à menasser de fendre nazeaux et qu'il tueroit tout», «il fut adverty de bon lyeu qu'il fust sage et fust muet et plus doux, aultrement qu'on joueroit à la prime avec lui.... et de bon lyeu fut adverty de changer d'air»852.