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L'éditeur des mémoires de Castelnau-Mauvissière, J. Le Laboureur, veut aussi qu'elle ait eu pour amant--un amant qui celui-là n'était pas platonique--un de ses anciens pages, Troilus de Mesgouez, mais il n'indique aucune date et il ne cite pas ses autorités. La preuve, l'unique preuve qu'il donne de cette passion, c'est que la Reine-mère fit de ce pauvre gentilhomme bas-breton un marquis de La Roche-Helgouahc (lisez Helgomarc'h) et le laissa user indiscrètement de «ses bonnes grâces»667. Il faut chercher ailleurs les précisions qu'il s'interdit probablement par respect pour une personne royale. Des lettres patentes d'Henri III, datées de Blois, mars 1577, autorisent le sieur de La Roche, marquis de Coetarmoal, comte de Kermoallec (en Bretagne) et de la Joyeuse Garde (en Provence?), chevalier de l'Ordre, conseiller du Roi en son Conseil privé et gouverneur de Morlaix, à lever, fréter et équiper tel nombre de gens, navires et vaisseaux qu'il avisera pour aller aux Terres-Neuves (Canada, etc.) et autres adjacentes; à s'y établir et en jouir pour lui et ses successeurs perpétuellement et à toujours «comme de leur propre chose et royal acquest», «pourveu qu'elles n'appartiennent à amis, alliez et confederez de ceste couronne668». D'autres lettres patentes du 3 janvier 1578 nomment le marquis de Coetarmoal, etc. «gouverneur lieutenant général et vice-roy esdites Terres-Neuves»669.