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Catherine, elle aussi, désavoua l'agression, assurant à la reine d'Angleterre que le Roi et elle ne désiraient «rien tant que de demeurer en paix, amitié et bonne voisinance» avec tous leurs «voisins»919. Elle écrivit à Philippe II «le grand regret» qu'elle avait «des jeunese» de son fils920, mais ce n'étaient que paroles. Pouvait-on raisonnablement lui demander de risquer une guerre civile pour protéger les possessions espagnoles? Elle ordonna, dit-on, sous main, aux gouverneurs de laisser passer les forces qui se dirigeaient vers la frontière. Le Duc répondit ironiquement au secrétaire d'État, Villeroy, qui le priait et même le pressait de renoncer à son «voyage en Flandres»: «Je m'assure que vous ne serés des derniers à me venir trouver; vous serés le très bien venu»921. Au nonce, qui tout effaré alla prévenir Catherine du départ de son fils, elle aurait répondu avec humeur: «Tâchez donc de le rattraper»922.