Note (retour) — Front matter
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A quelques jours de là, elle régla une querelle de bien plus grande conséquence. Poltrot avait, spontanément ou à la torture, inculpé, disculpé et inculpé encore l'Amiral de participation à l'assassinat du duc de Guise, Coligny protesta (12 mars) contre les mauvais bruits qui couraient avec une brutale franchise. Il n'avait «jamais recherché, induit ni sollicité quelqu'un» à commettre ce crime «ni de paroles, ni d'argent, ni par promesses, par soy ni par autrui directement ni indirectement». Même après le massacre de Vassy, bien qu'il tînt et poursuivît le duc de Guise et ses adhérents «comme ennemys publics de Dieu, du roy et du repos de ce royaume», «[il] ne se trouvera qu'il ait approuvé qu'on attentât en ceste façon sur la personne d'iceluy». Mais ayant été ensuite «duement averti» que le duc de Guise et le maréchal de Saint-André «avoient attitré certaines personnes pour tuer Monsieur le prince de Condé, luy et le seigneur d'Andelot, son frère», «il confesse que depuis ce temps-là, quand il a ouï dire à quelqu'un que s'il peuvoit il tueroit ledit seigneur de Guise jusques en son camp, il ne l'en a destourné». Sincère jusqu'à l'imprudence, il écrivit à la Reine, que s'il se défendait d'être coupable, ce n'était pas «pour regret à la mort de Monsieur de Guyse, car j'estime que ce soit le plus grand bien qui puisse advenir à ce royaume et à l'Église de Dieu et particulièrement à moy et à toute ma maison»412.