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Catherine de Médicis (1519-1589)

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La favorite en titre, Anne de Pisseleu, duchesse d'Étampes, qui signait avec les princesses, était une de ces triomphantes beautés, le désespoir des reines et l'ornement de la Cour de France77. Catherine s'était liée avec elle, sachant que c'était une voie très sûre pour arriver au cœur du Roi. En sa vieillesse, comme elle avait souffert cruellement elle-même de la faveur d'une maîtresse, elle s'excusera sur la nécessité d'avoir autrefois fréquenté des dames de médiocre vertu. «Aystent (étant) jeune, j'avès un Roy de France pour beau-père, qui me ballet cet qui luy pleyset (baillait la compagnie qui lui plaisait) et me fallet l'aubeir et anter (hanter) tout cet qu'il avoyst agréable et l'aubeyr»78. Mais il ne semble pas que l'obéissance lui ait coûté. François Ier avait formé une petite bande «des plus belles gentilles et plus de ses favorites» avec lesquelles «se dérosbant de sa court, s'en partoit et s'en alloit en autres maisons courir le cerf et passer son temps». Catherine «fit prière au Roy de la mener tousjour quant et luy et qu'il luy fist cest honneur de permettre qu'elle ne bougeast jamais d'avec luy.» François Ier, qui «l'aymoit naturellement», l'en aima plus encore, «voyant la bonne volonté qu'il voyoit en elle d'aimer sa compagnie»79.

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