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Catherine de Médicis (1519-1589)

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La surprise de Catherine fut grande. Comme elle l'écrivait le 27, de Meaux, à Matignon, lieutenant général du roi en Normandie: «Nous sommes assez esbahis» de l'événement «pour n'en congnoistre ne savoir aucune occasion»512. Il y a dans sa lettre à Fourquevaux de la colère contre cette «infame entreprise» et quelque tristesse aussi: «... vous laissant à penser l'ennuy auquel je suis de voir ce royaume revenu aux troubles et malheurs dont par sa grace (la grâce de Dieu), j'avois mis peine de le délivrer»513. C'était la ruine de ses illusions. «Je n'eusse peu penser, écrit-elle au duc de Savoie, que si grandz et si malheureux desseings feussent entrez ès cueurs des subjects à l'endroict de leur roy»514. Ce soulèvement «sans nulle aucasion», c'est une «méchanseté»--le mot était alors plus fort qu'aujourd'hui--, «la plus grande méchanseté du monde», «eune peure treyson» (une pure trahison). Il y allait, estimait-elle, de la «subversion de tout ung Estat et du danger de nos propres vyes».

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