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Mais, après réflexion, elle n'osa pas ou ne voulut pas lui faire signe210. Écouter un représentant des doctrines nouvelles, c'était prendre parti contre les Guise qui les persécutaient. Et puis le changement d'attitude des réformés l'inquiétait. Sous Henri II, ils souffraient patiemment la prison et le martyre sans discuter le pouvoir qui les opprimait. Mais maintenant certains d'entre eux, et non des moindres, «se faschoyent de la patience chrestienne et évangélique». Des alliés s'offraient à les aider à rendre coup pour coup: soldats et capitaines que la paix et l'embarras des finances avaient obligé les Guise à licencier211, gentilshommes pauvres et batailleurs, amis d'Antoine de Bourbon et du Connétable, tous ceux enfin que sollicitait le ressentiment d'une injure ou l'amour des nouveautés. La Réforme allait servir de mot d'ordre à tous les opposants. Mais ces fidèles d'occasion, plus sensibles à la tyrannie des Lorrains qu'aux «abus du pape», poussaient les vrais fidèles à la rébellion. L'histoire du parti protestant commençait.