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De Ellendigen (Deel 4 van 5)

In afwachting.

Reading edition

Wat deden zij in deze uren van afwachting?

Wij moeten het zeggen, wijl het tot de geschiedenis behoort.

Terwijl de mannen patronen en de vrouwen pluksel maakten, terwijl een groote ketel vol gesmolten tin en lood, bestemd om er kogels van te gieten, op een gloeiend komfoor rookte, terwijl de schildwachten met het geweer in den arm op de barricade stonden, terwijl Enjolras, dien niets kon afleiden, het oog op de schildwachten hield, gingen Combeferre, Courfeyrac, Jean Prouvaire, Feuilly, Bossuet, Joly, Bahorel en eenige anderen tot elkander en vereenigden zich, als in de zorgelooste dagen van hun studententijd, en in den hoek van deze in een kazemat veranderde herberg, op een paar schreden van de redoute, welke zij hadden opgericht, terwijl hun geladen geweren tegen den rug van hun stoel stonden, begonnen deze zoo schoone jongelingen, zoo nabij hun laatsten oogenblik misschien, liefdesgedichten te reciteeren, als deze:

Vous rappelez-vous notre douce vie

Lorsque nous étions si jeunes tous deux,

Et que nous n’avions au cœur d’autre envie

Que d’être bien mis et d’être amoureux!

Lorsqu’en ajoutant votre âge à mon âge,

Nous ne comptions pas à deux quarante ans,

Et que, dans notre humble et petit ménage,

Tout, même l’hiver, nous était printemps!

Beaux jours! Manuel était fier et sage,

Paris s’asseyait à de saints banquets,

Foy lançait la foudre, et votre corsage

Avait une épingle où je me piquais.

Tout vous contemplait. Avocat sans causes.

Quand je vous menais au Prado dîner,

Vous étiez jolie au point que les roses

Me faisaient l’effet de se retourner.

Je les entendais dire: est-elle belle!

Comme elle sent bon! quels cheveux à flots

Sous son mantelet elle cache une aile;

Son bonnet charmant est à peine éclos.

J’errais avec toi, pressant ton bras souple.

Les passants croyaient que l’amour charmé

Avait marié, dans notre heureux couple.

Le doux mois d’avril au beau mois de mai.

Nous vivions cachés, contents, porte close,

Dévorant l’amour, bon fruit défendu;

Ma bouche n’avait pas dit une chose

Que déjà ton cœur avait répondu.

La Sorbonne était l’endroit bucolique

Où je t’adorais du soir au matin.

C’est ainsi qu’une âme amoureuse applique

La carte du Tendre au pays Latin.

O place Maubert! O place Dauphine!

Quand, dans le taudis frais et printanier,

Tu tirais ton bas sur ta jambe fine,

Je voyais un astre au fond du grenier.

J’ai fort lu Platon, mais rien ne m’en reste

Mieux que Malebranche et que Lamennais

Tu me démontrais la bonté céleste

Avec une fleur que tu me donnais.

Je t’obéissais, tu m’étais soumise.

O grenier doré! te lacer! te voir

Aller et venir dès l’aube en chemise,

Mirant ton front jeune à ton vieux miroir!

Et qui donc pourrait perdre la mémoire

De ces temps d’aurore et de firmament,

De rubans, de fleurs, de gaze et de moire,

Où l’amour bégaie un argot charmant!

Nos jardins étaient un pot de tulipe;

Tu masquais la vitre avec un jupon;

Je prenais le bol de terre de pipe,

Et je te donnais la tasse en japon.

Et ces grands malheurs qui nous faisaient rire

Ton manchon brûlé, ton boa perdu!

Et ce cher portrait du divin Shakespeare

Qu’un soir pour souper nous avons vendu.

J’étais mendiant, et toi charitable.

Je baisais au vol tes bras frais et ronds.

Dante in-folio nous servait de table

Pour manger gaîment un cent de marrons.

La première fois qu’en mon joyeux bouge,

Je pris un baiser à ta lèvre en feu,

Quand tu t’en alias décoiffée et rouge,

Je restai tout pâle et je crus en Dieu!

Te rappelles-tu nos bonheurs sans nombre,

Et tous ces fichus changés en chiffons!

Oh! que de soupirs, de nos cœurs pleins d’ombre,

Het uur, de plaats, deze herinneringen der jeugd, eenige sterren die aan den hemel begonnen te fonkelen, de doodsche stilte op de eenzame straten, de nabijheid van het onvermijdelijke avontuur, dat zich voorbereidde, dit alles gaf een opwekkende bekoorlijkheid aan deze halfluid in de avondschemering gefluisterde verzen door Jean Prouvaire, die, zooals gezegd is, een teeder dichter was.

Men had intusschen in de kleine barricade een lampion ontstoken, en in de groote een dier dikke wasflambouwen, zooals men ze op vastenavond voor de rijtuigen ontmoet, welke met gemaskerden beladen naar de Courtille gaan. Men weet, dat deze flambouwen uit de voorstad St. Antoine kwamen.

Deze toorts stond in een soort van kooi, van straatsteenen gemaakt, die aan drie zijden gesloten was, om ze tegen den wind te beschutten, en ze was zoodanig geplaatst, dat al haar licht op de vlag viel, terwijl de straat en de barricade in de duisternis bleven, zoodat men niets zag dan de roode vlag, die als door een groote dievenlantaarn verlicht scheen.

Dat licht gaf aan de roode vlag een onbeschrijfelijk vreeselijken purpergloed.

Notes in this chapter

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