LX
Alexandre Machard translation
APOLLON
Je vais agiter les cordes de ma lyre. Ce n'est pas qu'un prix me soit proposé: Mais, c'est l'occupation de tout homme Qui a cueilli la fleur de la sagesse. Avec un plectre d'ivoire Sonnant des vers harmonieux, Sur le rythme Phrygien, je chanterai, Comme un cygne du Caystre Chante au bruit de ses ailes blanches: Sa voix est à l'unisson du vent.
Et toi, Muse, danse avec moi; Car ils sont consacrés à Phébus, Cette lyre, ce laurier, ce trépied.
Je chante l'amour de Phébus, Son ardeur qui passa comme un souffle; C'est qu'elle était sage, la jeune fille: Elle a fui l'aiguillon du dieu Et changé sa forme naturelle: Elle agite maintenant ses feuilles verdoyantes. Cependant Phébus allait, Phébus Espérait dompter la vierge; Même, en cueillant un rameau vert, Il croyait satisfaire son désir.
Eh! mon cœur, d'où ce délire? D'où ce bel emportement? Prends des forces, lance le trait, Touche le but, et puis va-t'en. Laisse l'arc d'Aphrodite, Cet arc vainqueur des Dieux. Imite Anacréon, Le chantre mélodieux. Présente à mes amants la coupe, La coupe des discours aimables. Que cette boisson, ce nectar Les console de la fuite De cet astre étincelant, l'Or.