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Odes d'Anacréon

XXXIII

Alexandre Machard translation

A UNE HIRONDELLE

Hirondelle chérie, Qui reviens tous les ans, En été tu construis ton nid, Et l'hiver tu disparais Volant vers le Nil ou Memphis. En tout temps l'Amour construit Son nid dans mon cœur. Ce désir a des ailes, Cet autre est encore dans la coque, Ce troisième est éclos à moitié. Et toujours se fait entendre Le cri des petits perçant la coquille. Les plus jeunes enfants d'Érôs Sont nourris par les aînés Et bientôt, devenus grands, En font d'autres à leur tour. A ce mal, quel remède? Car, je n'ai pas la force de bannir Tant d'Amours de mon cœur!

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