IV
Alexandre Machard translation
SUR LUI-MÊME
Sur un lit de myrtes tendres, D'herbes fleuries de lotos Répandu, je veux boire. Qu'Érôs, avec un lien de papyrus Relevant à son cou la tunique, M'apporte du vin pur. Car, comme la roue du char, Notre vie court emportée: Nous reposerons, légère Cendre, et fantôme sans os. A quoi bon parfumer la tombe Et verser à la terre de vaines libations? Mais plutôt, pendant que je vis, Parfume-moi; couvre ma tête De roses; appelle l'hétaïre. Amour, avant de m'en aller Danser dans les Enfers, Je prétends dissiper mes soucis.