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Le livre commode des adresses de Paris pour 1692, tome 2/2

LE LIVRE COMMODE DES ADRESSES DE PARIS pour 1692

Reading edition

par ABRAHAM DU PRADEL (NICOLAS DE BLEGNY)

Suivi d’appendices, précédé d’une introduction, et annoté par ÉDOUARD FOURNIER

Tome II

PARIS Paul DAFFIS, ÉDITEUR-PROPRIÉTAIRE DE LA BIBLIOTHÈQUE ELZEVIRIENNE 7, rue Guénégaud

M DCCC LXXVIII

OUVRAGES DU MÊME AUTEUR.

Histoire de la Butte des Moulins, suivie d’une étude historique sur les demeures de Pierre Corneille à Paris, avec deux vues de la Butte en 1551 et 1652. Beau volume in-18, papier vélin. 3 fr. 50

Le Vieux Neuf. Seconde édition, refondue et considérablement augmentée. 3 vol. gr. in-18. 15 fr.

L’Esprit des autres. 5e édition refondue et considérablement augmentée. 1 vol. in-18. (Sous presse.)

Imprimerie Gouverneur, G. Daupeley à Nogent-le-Rotrou. Caractères elzeviriens de la Librairie Daffis.

ÉPICERIES ET AUTRES DENRÉES DOMESTIQUES.

Pour le Bureau des Epiciers et Droguistes, voyez l’article de la matiere Medecinale[1].

Messieurs Jourdan rue saint Denis au Cheval blanc[2], Lion rue de la Truanderie[3], Chabouillé rue de la Poterie, Mercier rue de la Verrerie, du Bois rue Quinquempoix, etc., tiennent magasin d’Epiceries domestiques, de Sucre, d’Huiles, etc.

M. Barre rue Quinquempoix[4], tient grand magasin de Sucre, rafinage de Roüen[5].

Le Sieur Chambellan rue de Baffroy fauxbourg saint Antoine, vend en gros du plus beau Miel blanc, du Miel commun, etc.

La Manufacture de Savon d’Alicanthe[6] est au même Fauxbourg rue de Charonne.

Le Sieur Moüèvre qui demeure rue Bertin Poirée, fait et vend au cent et au millier des Bouchons de liege[7].

Pour les Droguistes de parfums, voyez l’article des Gantiers parfumeurs.

Pour les Fruits de Provence, de Portugal, de la Chine, etc., voyez aux Offices de Fruiterie.

Pour les Drogueries, voyez l’article des matieres Medecinales.

On tient à la Halle les Mercredis et Samedis un marché franc pour la Chandelle, où elle n’est vendue en gros que six sols la livre.

Il y a une manufacture de tres belle Chandelle rue Neuve saint Mederic, où elle est vendue huit sols la livre.

Il y a une autre manufacture de Chandelle fauxbourg saint Antoine devant la Halle, où la plus belle Chandelle n’est qu’à sept sols la livre[8].

Le marché au Suif[9] se tient tous les Jeudis dans la vieille place aux Veaux[10].

Le Grenier à Sel est à l’entrée du quay de la Mégisserie et rue saint Germain l’Auxerrois[11].

Pour les Œufs, Beurre, Fromages et Legumes, voyez l’article de ces denrées.

Les Chantiers où se vendent les Bois à bruler, sont à la porte saint Antoine, à la porte saint Bernard, et à la Grenouillere[12].

On vend aussi du Bois neuf, des Cottrets et des Fagots sur le quay de l’Ecole[13], sur le quay de la Grève, et au Port saint Paul.

Le Charbon se vend sur le Port de la Grève.

On trouve quelquefois sur les Ports et dans les Chantiers du Bois de rebut qui se donne à bon marché.

ETOFFES.

Le Bureau des Marchands Drapiers est dans la rue des Déchargeurs[1].

Celuy des Marchands Merciers Grossiers, qui vendent les Etoffes de soyes et autres petites Etoffes, sera indiqué dans l’article de la Mercerie.

Pour les petites Etoffes de l’aport de Paris, voyez l’article des Tapisseries et Marchandises ordinaires.

Entre les Marchands Drapiers qui ont de gros fonds et qui font de grandes fournitures, sont dans la rue saint Honoré[2] :

Messieurs de Vins au Grand Loüis[3] ; les frères Berny au Château couronné ; Faré et Paris au Grand Monarque, Charon au chateau de Vincenne, Yon au Grand Turc[4], Boucher au Lion d’argent[5], le Large à la Clef d’argent, et Forquin au Croissant d’argent, rue de l’Arbre sec, Messieurs les frères Brochand à la Trinité[6] ; près l’aport de Paris, Messieurs Tourau[7] au Cheval noir, Revelois[8] et Arsan à la Croix de fer, et Caron aux deux Moines rue des Fourreurs, M. Porcher, rue de Bussy, M. Vassal[9], etc.

M. Sauvage[10] rue S. Denis fait encore un grand détail de Draperie.

Enfin les Marchands Drapiers qui ne vendent qu’en gros, sont Messieurs Fayert et Feroüillac[11] rue des mauvaises Paroles, Cadeau[12], Rousseau, de la Mothe le jeune, Mignot et Sellier au Chevalier du Guet[13], Poncet[14] rue des Prouvaires, Bachelier rue Montorgueil, Gaillée rue de la Truanderie, Marchand rue des Déchargeurs, etc.

Ceux qui ont un grand assortiment d’Etoffes d’été, sont Messieurs Rotisset rue des cinq Diamans, Bergeon[15] rue des Lombars, Picart rue de la vieille Monnoye, etc.

Les Marchands Merciers qui vendent des Toilles peintes et autres Etoffes de la Chine, sont près l’aport de Paris, Messieurs le Brun ainé et cadet, Chauvin[16] et Liettier, et encore au Cloitre sainte Opportune, M. Barroire.

Les Crepes et Crepons se vendent en magasin chez Messieurs le Breton rue des Lavandieres, Gaubas et Solicoffre au cul de sac des Bourdonnois[17].

On vend aussi au même lieu les Treillis d’Allemagne, et encore chez M. de la Riviere, rue des Bourdonnois[18].

Les Etoffes de soyes, d’or et d’argent[19], sont[20] commercées par Messieurs Gautier[21] et Regnault, rue des Bourdonnois.

Mr du Moütier rue Chanverrie à la ville de Hambourg tient magasin de petites Etoffes fabrique de Paris, et M. Brulé même rue, tient magasin de Taffetas et autres Etoffes de Tours et d’Avignon[22].

Pour les Etoffes concernant le Theâtre et le Carnaval, voyez l’article des Passetemps et Menus Plaisirs[23].

LINGES, POINTS ET DENTELLES DE FIL.

Messieurs Bourdet rue Troussevache, Moret rue du plat d’Etain, Thuisy rue du Coq[1], Thuiard rue Chanverrerie, Doujat, rue Dauphine à la ville de Bruxelle[2], etc., tiennent magasin de Toilles et de Dentelles.

Il y a un grand nombre de magasins pour les Points et Dentelles rue des Bourdonnois et rue saint Denis devant le Sepulcre[3].

Il y a aussi plusieurs boutiques de Lingeres qui vendent des Dentelles et Garnitures de tête au Palais[4] sur le quay de Gesvres et sous les galeries des Innocens[5].

Il y a aux Halles un marché franc pour les Toilles.

Plusieurs Marchands Lingers tiennent magasins de toutes sortes de Toilles à la place aux Chats.

Les Lingeres de la rue de la Lingerie, vendent toutes sortes de vieux linges, de lits, de tables, d’enfans, etc.

Il y a quelques Lingeres sur le Pont neuf qui vendent des Dentelles, et qui ont quelque fois de très bon linge de hazard.

DENTELLES, POINTS, BOUTONS, ET GALONS D’OR, D’ARGENT ET DE SOYE.

Messieurs Foissin et le Doux rue saint Denis[1], tiennent magasin de Dentelles et de Galons et de Boutons d’or, d’argent et de soye[2].

Les Marchands en boutique qui font commerce de Points, Dentelles et Galons d’or et d’argent, sont pour la plûpart rue saint Honoré, depuis la Croix du Tiroir jusqu’à la rue de la Feronnerie[3].

Messieurs Boucher rue des Bourdonnois, et M. Payot devant l’Hotel de la Monnoye[4], en ont un grand assortiment.

Les Dentelles, Guipures[5] et Galons de soye, se vendent principalement sur le petit Pont[6] et rue au Fevre, où l’on vend aussi des Galons de livrées.

Le Sieur Guidot rue des Filles Dieu qui travaille aux Galons d’or et d’argent, entreprend des fournitures et les passe à un mediocre gain[7].

Entre les autres Ouvriers de Galons d’or et d’argent qui font beaucoup travailler, sont les Sieurs Mouzé rue de la Truanderie, Anduroy[8] rue Tictonne, Pelletier rue saint Denis près le grand Cerf[9], Merlier père et Merlier fils même rue près la fontaine du Ponceau, etc.

MERCERIE ET QUINCAILLERIE.

Le Bureau des Marchands Merciers, Jouailliers, Quincailliers-Grossiers, etc.[1], est dans la rue Quinquempoix.

Les Maîtres et Gardes en charge de la Marchandise de Mercerie, Jouaillerie, etc., sont Messieurs Arlot grand Garde rue saint Germain, Perichon rue saint Honoré, l’Evesque rue des Bourdonnois, le Doux, Baroy, Testart et Sautereau rue saint Denis.

Les Marchands de Fer pour le commerce desquels il y aura un article à part, sont néanmoins du même corps.

La Mercerie en gros se fait par un grand nombre de Marchands qui ont des Boutiques et Magasins rue saint Denis, depuis la rue des Lombards jusqu’à la rue du petit Lion[2], entre lesquels Mrs Maillet aux trois Maillets[3], le Bray à la Gibecière, Bioche au Cheval d’or, Choisy à la Lune, Deplanc à la Boëte d’or, Nique au Cheval noir, Regnault aux trois Agneaux, Milochin, Sauvage, Marcadé[4], etc., ont un grand assortiment de Mercerie pour les Détailleurs.

M. du Moutier rue de la Chanverrie à la Ville d’Hambourg, tient magasin de toutes sortes de Rubans.

Autant en font Mrs le Clerc rue saint Denis aux Balances, et le Roy au Chevalier du Guet.

Il y a un grand magasin d’Evantailles chez M. Lambert derriere saint Leu et saint Gilles, où se fournissent la plus grande part des Détailleurs[5].

M. le Leu rue du petit Lion, fait le même commerce[6].

Mrs Gelée au Chevalier du Guet, et Guillery[7] rue de la Tabletterie, tiennent magasin de diverses marchandises d’outremer.

Pour les Curiositez et Bijouteries qui sont commercées par divers Marchands du même corps, il faut recourir à l’article de ces sortes de Marchandises.

Les Bijouteries communes pour les Savoyards, Colporteurs[8] et autres, sont commercées par Madame la veuve Lagny au Cloître saint Jean de Latran.

Les Marchands de Soyes qui vendent en gros et en détail, sont au quartier de la rue saint Denis et de la rue Briboucher[9], par exemple, Mrs Vince[10], du Courroy, etc.

Le Sieur Avalon qui demeure dans le Temple, tient magasin de petits Miroirs pour les Colporteurs[11].

Les Coffres et Miroirs d’écaille tortue[12] se fabriquent rue saint Denis joignant le Coq croissant[13].

Les Joyaux d’Orfeverie au tour, qui se vendent, par les Merciers du Palais, sont très proprement fabriquez par le Sieur Gorin, rue saint Louis de la Cité[14].

Pour les autres ouvrages d’Orfeverie, de Pierreries et de Perles, qui se vendent par les Merciers Jouailliers, voyez l’article qui en traite.

Mademoiselle Richard près l’Echelle du Temple[15], fait et vend des Ecrans d’une beauté singulière.

David Laurent et David l’Escuyer qui apportent des Marchandises de Diepe[16], logent à Paris, rue Bourlabé au Lion d’or.

Les Sieurs Gaudet, le Clerc et du Val rue d’Arnetal[17], vendent en gros les Rubans étroits qu’on nomme nompareilles[18].

Les Jouailliers forains de saint Claude[19] logent rue Bourlabé au Lion d’argent.

Les Jouailleries enfantines pour les Foires[20], se font et se vendent chez les Sieurs Prevost rue saint Martin devant la rue aux Ours, et Favre, rue saint Denis devant les Filles Dieu.

La veuve Caré même rue, et la veuve Poisson à la Pierre au lait[21], font commerce de cette sorte de Marchandises, et vendent d’ailleurs toutes les sortes de Boetes d’Allemagne peintes et en blanc, de Caffé et autres.

Il y a un magasin de Jartieres de soye rue d’Arnetal au Signe de la Croix[22].

Les bonnes Epingles et les fines Eguilles se vendent rue de la Huchette à l’Y[23], et près la Croix du Tiroir à la Coupe d’or.

Le Sieur Langlois rue saint Sauveur au Fer à cheval, fait des Buscs et Bois d’Evantails[24] d’une grande propreté[25].

Les Marchands qui font les Garnitures de Rubans, et qui vendent les Coiffes, Fichus et autres Ajustemens des femmes, ont pour la pluspart leurs boutiques au Palais, et quelques uns devant saint Mederic, rue saint Antoine[26], et ailleurs.

Pour les Gands, voyez l’article des Gantiers Parfumeurs.

Pour le Papier, l’Encre, la Cire d’Espagne, les Ecritoires, etc., voyez l’article des Papetiers, Cartonniers, etc.

Pour les Masques et Ornemens de Balets, voyez l’article des Passetemps et Menus-Plaisirs.

Entre les Quincailliers-Grossiers qui fournissent les Détailleurs, sont Mrs Bioche au Cheval d’or, Gabeüil au bon Pasteur, Moreau à la Teste d’or[27], et Menedrieux au saint Esprit rue saint Denis.

Il y a d’ailleurs plusieurs boutiques et magasins bien fournis de Quincailleries[28] à l’entrée du quay de la Mégisserie[29].

MARCHANDISES DE PAPETIERS, CARTIERS ET CARTONNIERS.

Entre les Marchands Papetiers qui font en gros le commerce de Papiers et qui ont de grands magasins, sont, Mrs du Puis rue saint Jacques, Godart et Cousin rue des deux Boules, Melun Cloitre saint Jacques de la Boucherie, Nourry rue des trois Mores[1], etc.

M. Beaumont Cartier du Roy, demeure près la place des Victoires[2], et M. Mathas[3] Cartier de Monsieur, près S. Roch.

M. de la Bourde rue Bourlabé, vend les Cartons dorez pour les Reliquaires, et Mrs Culambourgt rue d’Escosse, Boissiere rue de Versailles[4], la Ruelle rue saint Victor, vendent celuy qui sert aux Relieurs, et d’autres pour differens usages.

Le même la Ruelle fait grand commerce de Boetes de Carte[5], et d’Estuis de Manchons et de Chapeaux.

Les Ecritoires de corne sont fabriquées en gros par les Marchands rue Betizy et rue des deux Boules à l’Empereur, sur le quay neuf à la Renommée, et rue saint Denis au grand Charlemagne[6].

Les Dames Futeau, Gamet, Morand, la Bussière et quelques autres[7] qui logent aux environs de saint Hilaire, achetent et vendent toutes sortes de vieux Papiers et Parchemins.

A la Reigle d’or, place aux Chats près saint Innocent, on trouve un grand assortiment de Papiers reiglez pour la Musique[8].

A l’Image saint François, rue saint André du coté du pont saint Michel, il y a un Papetier renommé pour la bonne Encre[9], pour les Canifs fins et pour les Plumes taillées.

OUVRAGES ET COMMERCE DE BONNETIERS.

Le Bureau des Marchands Bonnetiers, Bastiers, etc., est au Cloitre saint Jacques de la Boucherie.

Les Maîtres et Gardes en charge des Marchands Bonnetiers sont Messieurs Besnard rue saint Denis, Jeson le jeune au coin du Marché neuf, Lory et Courcelle à la Halle, et Vaze rue saint Denis.

Entre les Marchands Bonnetiers qui tiennent magasin et font commerce en gros, sont lesdits Sieurs Besnard, Lory et Vaze, et encore Mrs Chastelain Chevalier du Guet, Mignot rue de la Savonnerie, de la Croix et le Comte, rue S. Denis, Banche sous les Pilliers des Halles.

Entre les Marchands Bonnetiers tenans boutiques, qui font un fort grand détail, sont Mrs Perdrigeon aux quatre Vents près saint Denis de la Chartre[1], Naü à la Place Royale près la Croix du Tiroir, du Four aux quatre Vents à petit Pont[2], de Lorme rue saint Antoine, et le Roux au Cerf volant Pont Notre Dame.

Il y a au Fauxbourg saint Marcel un grand nombre d’Ouvriers pour les Bas drapez.

Il se fait aussi des Bas drapez[3] de Laine de Cigovie[4] et de diverses autres sortes de Laine et de Soye, chez plusieurs Manufacturiers du Fauxbourg saint Antoine[5], de la Cour du Palais, Porte saint Marcel, saint Victor, saint Denis, saint Martin, et Fauxbourg saint Germain, qui travaillent au metier dont les Jurez sont Mrs Martin à la Villeneuve, Tonnelier rue Darnetal, Largilliere[6] même rue, Vaudin rue…

Leur Bureau est rue des Canettes ; ceux qui en font le plus grand commerce en gros et en détail sont Mrs Mirebeau, Guyart, et Josse Cour neuve du Palais, et Boucher Fauxbourg saint Marcel.

MARCHANDISES DES GANTIERS ET PARFUMEURS.

Il y a près les Peres de l’Oratoire rue saint Honoré, et dans la rue de l’Arbre sec, des Marchands qui vendent des Gands de Rome[1], de Grenoble[2], de Blois[3], d’Eslan, de Chamois et diverses autres sortes de la meilleure fabrique.

Il y a d’ailleurs des Marchands Gantiers en divers quartiers de Paris qui sont bien assortis, par exemple, Mrs Remy devant saint Mederic, en réputation pour les bons Gands de peau de cerf, Arsan près l’Abbaye S. Germain, Richard rue S. Denis au petit S. Jean renommé pour les Gands de Cuir de Poules[4], et Richard rue Galande au Grand Roy qui fait grand commerce de Gands de Daim et façon de Daim.

Mesdames de France rue de la Limace, et Charpy quay des Orfèvres, tiennent magasins de Gands de Rome, de Grenoble et de Blois.

Les Parfumeurs qui font grand commerce de Poudre[5] et de Savonnettes[6], sont au bout du Pont saint Michel, à l’entrée de la rue de la Harpe, à l’entrée de la rue d’Hurepoix, au bout du Pont au Change, à l’entrée de la rue de Gesvres et rue Bourlabé près la Trinité.

Le Sieur Bailly rue du petit Lion près la rue Pavée, vend des Savonnettes legères qu’il dit être de crême de savon, et meilleures que les Savonnettes ordinaires.

Le Sieur Adam Courier du Cabinet du Roy pour l’Italie, apporte souvent des Essences de Rome, de Gennes, et de Nice[7] ; il demeure chez M. Crevon Marchand devant la barrière saint Honoré[8].

M. Guilleri rue de la Tabletterie, fait venir de Portugal la véritable Eau de Cordouë[9].

L’Eau de Fleurs d’Oranges et les Essences pour les cheveux et pour le Tabac[10], sont apportées et commercées par les Provençaux au cul de sac saint Germain l’Auxerrois[11].

On trouve en détail de bonne Eau de Fleur d’Oranges à l’Orangerie rue de l’Arbre sec, et à la Devise Royale, sur le quay de Nesle près la rue de Guenegaud.

On vend au même lieu les fines Essences pour les Tabacs, les Eaux odoriférantes d’Anges[12] et de Mille fleurs[13], les Cassolettes philosophiques, le Lait d’Amarante qui parfume les chambres sans blesser les vaporeux, les Essences d’ambre, de musc, etc.

Le Sieur Joubert[14] qui demeure au Soulier d’or, rue des vieilles Estuves près la Croix du Tiroir, est un Colporteur qui donne à très grand marché des sortes de Poudres et de Savonnettes communes.

PELLETTERIE ET FOURRURES.

Le Bureau des Marchands Pelletiers et Fourreurs qui sont des six Corps des Marchands[1], est rue de la Tabletterie ou des Fourreurs[2].

Les Maitres et Gardes en Charge de la Marchandise de Pelletterie, sont Messieurs le Grand rue saint Antoine, Maillard rue saint Mederic, Lepreux, Ferrat, Hemins et Maçon rue de la Tabletterie ou des Fourreurs.

Les Marchands qui font grand commerce et qui tiennent magasins de peaux, sont Messieurs Goblet, Vendretin, Mole et Julien même rue ; Denis, rue saint Honoré ; Gorge rue saint Denis[3] ; Loger Pont saint Michel, Charniette rue saint Martin, etc.[4]

Les boutiques des Marchands Pelletiers qui font le détail sont pour la plupart près l’aport de Paris, rue du Crucifix saint Jacques de la Boucherie, et rue de la Juifferie aux environs de la Magdelaine[5].

On tire par le Messager de Niort des Peaux de Chevres et de Mouton passées en Chamois en huille[6].

Le Sieur Rosnel au Plat d’Etain[7] à l’entrée de la rue saint Denis fait grand débit de toutes sortes de Peaux, et vend des Calçons et Chaussons de vray et de faux Chamois[8].

Le Sieur l’Evêque Güaisnier[9] rue de la Coustellerie fait grand commerce de Peaux de Chagrin.

M. Santeuil[10] rue Bourlabé, tient magasin de Vaches de Roussy[11], de Levant, de Peaux de Castors[12] et de diverses autres Peaux étrangeres.

M. George rue saint Denis près la fontaine la Reine, fait commerce de Peaux de Lapin, de Lievres et autres pour les Chapeliers.

M. Toupault rue Quinquempoix fait le même commerce, et vend diverses sortes de Peaux pour les Fourreurs.

Les Marchands Foureurs qui font le détail des Manchons des Hermines[13], et generalement des Marchandises de Fourures, sont pour la plupart dans la rue des Foureurs près sainte Opportune et dans la rue de la vieille Bouclerie[14].

Il y en a d’ailleurs quelques autres rue de Gesvres, sur le quay neuf et rue saint Antoine.

Pour les Peaux de Buffles, voyez l’article des Armes et Bagages de Guerre.

Pour les Vaches de Roussy et Maroquins façon de Levant, voyez l’article des Bureaux publics.

OUVRAGES ET MARCHANDISES DE CHEVEUX.

Monsieur Binet qui fait les perruques du Roy[1], demeure rue des Petits Champs, M. le Grain qui fait celles de Monsieur, est logé au Palais Royal dans la Cour des cuisines.

Le Bureau des deux cens Barbiers, Baigneurs, Etuvistes et Perruquiers de Paris[2], est sur le quay des Augustins au coin de la rue Git-le-cœur.

Les Prévots Sindics de cette Communauté, sont Messieurs Broussin rue de Bussy, Petit rue de la Verrerie, Boudet rue saint Loüis près le Palais, du Chemin rue Montmartre, Caquet rue Dauphine, et Daubons sous l’Orloge du Palais.

Entre ceux qui sont renommez pour faire les Perruques de bon air, sont Messieurs Pascal quay de Nesle[3], Pelé rue saint André, du Pont et des Noyers rue de Richelieu, Jordanis rue d’Orléans, l’Abbé rue des Petits Champs, d’Angerville près le Palais Royal, Vincent quay des Augustins, etc.

Messieurs de la Roze[4] et du Bois sont renommez pour les petites Perruques servant aux Ecclésiastiques.

Messieurs Pelé et Vincent ci-devant désignez font aussi commerce de Cheveux en gros et en détail[5].

Autant en font Messieurs du Mont, Potiquet et Rossignol sous la galerie des Innocens, et encore Mesdames Lançois rue d’Orléans et Danteuil rue Tirechappe.

Le Sieur Thomé Clerc de la Communauté des deux cens Barbiers, demeure en leur Bureau, c’est à luy qu’il faut s’adresser pour les privileges qui sont à vendre ou à loüer[6].

Entre les Coiffeuses qui sont fort employées, sont Mesdemoiselles Canilliat place du Palais Royal, Poitier près les Quinze Vingts, le Brun au Palais, de Gomberville rue des bons Enfans, et d’Angerville devant le Palais Royal[7].

COMMERCE DES VERRIERS.

Le Bureau des Marchands Verriers[1] est au Renard rue saint Denis, où l’on décharge toutes les Marchandises de leur commerce.

Le Sieur Trincart rue de la Verrerie, l’Hoste porte saint Germain, Aubry près la Comedie Françoise, et le Grand rue saint Denis, ont un grand assortiment de Marchandises de Cristal, de Fayence et de Porcelaine[2].

Le Sieur Rose rue Darnetal fait le plus grand commerce de Bouteilles couvertes[3], de Verres de tables, de Cloches de Jardins, de Vaisseaux chimiques, etc. Il fait des fournitures en gros et à bon compte aux détailleurs[4].

On trouve des Bouteilles de Cristal taillées pour la poche chez le Sieur le Grand le Jeune, et de Guerre Verriers, rue saint Denis[5], le Quin Emailleur, rue saint Martin[6], Gilbert Lapidaire, rue sainte Croix de la Cité[7], et le Seür aussi Lapidaire, rue saint Denis près le Sepulcre.

Il y a une Fayancerie à saint Cloud[8] où l’on peut faire exécuter tels modèles que l’on veut.

M. de Saint Estienne Maitre de la Fayencerie de Rouen, a trouvé le secret de la Fayence violette tachetée, et de faire en France de la Porcelaine semblable à celle des Indes[9].

Les Fayences de Nevers arrivent sur le quay de la Tournelle près la porte saint Bernard[10].

M. Perrot Maitre de la Verrerie d’Orléans[11], a trouvé le secret de contrefaire l’Agathe et la Porcelaine avec le Verre et les Emaux. Il a pareillement trouvé le secret du Rouge des Anciens, et celuy de jetter le Verre en moulle pour faire des bas reliefs et autres ornemens. Il a son Bureau à Paris sur le quay de l’Orloge à la Couronne d’or.

M. Massolat Maitre de la Verrerie de Rizancourt[12], a son Bureau à Paris rue du Four près la Foire saint Germain chez le Sieur Feloix Huissier[13].

Pour le Verre blanc et le Verre des Vitriers, voyez l’article fait exprès.

Pour les Glaces, voyez l’article des marchandises de Miroitiers[14].

On dit que M. de la Motte de qui on a veü à la Foire, il y a quelques années de si beaux ouvrages d’Emaux et de Verre façon d’Agathe et de Porcelaine, va faire un établissement à Paris, en vertu d’un Privilege du grand Sceau[15].

COMMERCE DE DIVERSES MATIERES METALLIQUES, ET OUVRAGES DE COUTELLIERS, TAILLANDIERS, ETC.

Messieurs Hébert cul de sac de la rue Quinquempoix, Presty et Alain rue Neuve saint Mederic, et Coquart rue Simon le Franc, font commerce d’Etain et de Plomb d’Angleterre[1].

Le Fer blanc est négocié en gros par Messieurs le Doux rue Jean de l’Epine, Fontaine rue des Lombards, et Frezan rue de la Vannerie[2].

Il y a plusieurs magasins de Cuivre et de Leton, rue Quinquempoix.

Les Bateurs d’or qui vendent l’or en feuilles et en coquilles, sont établis en différens quartiers de Paris, par exemple, rue du Cimetiere saint Nicolas des Champs, rue saint Jacques, rue de Gesvres, rue saint Denis, etc.

Les Tireurs d’or qui vendent l’or et l’argent trait et filé, sont pour la plupart rue saint Denis[3] au dessus de saint Jacques de l’Hopital[4].

Pour l’Or et l’Argent en lingots et grenaille, voyez l’article fait exprès.

Pour le Plomb en balles et en graine, voyez l’article des Armes et Bagages de Guerre et de Chasse.

Le Sieur Guilloüet Taillandier et Ferblantier, à l’entrée de la rue de Gesvres, a un particulier talent pour les plus beaux Ouvrages de Fer blanc et de Leton planez[5].

Pour les Arcs et Ressorts qui sont ouvrages de Taillandier, voyez l’article des Chevaux et Equipages.

Entre les Couteliers renommez pour les Couteaux et les Cizeaux sont le Maitre de l’Eglise rue saint Martin, et le Maitre du Coutelas rue de la Coutelerie, qui a un talent particulier pour les Lames de couteaux de tables qui se montent sur des manches d’argent[6].

Entre les Couteliers en réputation pour bien faire et bien repasser les Lancettes, sont les Sieurs Surmont au tiers-point[7] rue saint Julien le Pauvre, et Touyaret au Verre couronné rue de la Coutellerie[8].

L’acier crud est commercé par les Marchands de Fer, et les Instrumens de Moulins pour les Dents, par les Quincailliers, qui vendent d’ailleurs toutes les Marchandises foraines de Coutellerie.

Le Maitre de la Coupe rue Troussevache, est distingué pour les Instrumens de Chirurgie.

On peut par les Messagers de Moulins et de Langres tirer de bons Cizeaux[9] ; et par celuy de Caen, de Couteaux de poche d’une propreté et d’une bonté singulière.

On fait de très bons Canifs à la Masse et au Pistolet, rue de la Coutellerie[10].

Le Sieur le Quin Orfèvre, rue de la Fromagerie[11], fabrique les Instrumens d’argent servant aux Chirurgiens.

Le Sieur Landrieux Gaisnier près le Palais, fait très proprement les Etuis servant aux ouvrages de Coutellerie.

DOMESTIQUES ET OUVRIERS.

Le Bureau d’adresse pour les Maitres qui cherchent des Serviteurs, et pour les Serviteurs qui cherchent des Maitres, est au Marché Neuf devant saint Germain le vieil.

Il y a un particulier Bureau d’adresse à la Grève pour les Cuisiniers et Garçons de cabaret.

Les Nourrices et Servantes à louer se trouvent en des Bureaux de Recommanderesses[1], rue de la Vannerie[2], et rue du Crucifix saint Jacques[3].

Plusieurs Laquais cherchant maitres, et qu’on peut même louer par jour[4], se tiennent tous les matins sur les degrez de la vieille Cour et près la petite porte du Palais.

Les Garçons de Métier trouvent des embauches ou adresses de boutiques[5] aux lieux ci-après, à sçavoir : pour les Marchands, au Bureau de la rue Quinquempoix ; pour les Verriers, rue saint Denis au Renard ; pour les Drapiers, au Bureau rue des Déchargeurs ; pour les Chirurgiens, chez les Couteliers travaillant aux lancettes, et encore aux Ecoles de Chirurgie rue des Cordeliers ; pour les Apoticaires à la Lamproye rue de la Huchette, et encore au Bureau, cloitre sainte Opportune ; pour les Droguistes Epiciers, au même Bureau ; pour les Fourbisseurs au Bureau rue de la Pelleterie ; pour les Gantiers et Chapeliers, même rue ; pour les Tourneurs Tablettiers, rue de la Savonnerie ; pour les Tanneurs, au fauxbourg saint Marcel ; pour les Fondeurs, près saint Nicolas des Champs ; pour les Orfèvres, en leur Bureau et Chapelle rue S. Germain l’Auxerrois, et encore chez le Petit père cour du Palais ; pour les Patissiers, rue de la Poterie ; pour les Teinturiers, rue de la Tannerie ; pour les Bonnetiers, au Bureau cloitre S. Jacques de la Boucherie ; pour les Peintres, Doreurs et Sculpteurs, aux Filles Penitentes de la rue saint Denis tous les Dimanches au matin[6] ; et pour les Menuisiers, rue des Ecouffes.

Les Cordonniers, Serruriers, Menuisiers, Tonneliers, Arquebusiers, Rotisseurs et autres, s’embauchent par eux mêmes en se présentant dans les boutiques.

Les Maçons, Manœuvres, Limousins, etc., s’assemblent à la Grève[7] tous les matins des jours ouvrables depuis quatre jusqu’à six heures, où l’on va prendre ceux dont on a besoin pour les atteliers.

Les Revendeuses, Blanchisseuses, Ravaudeuses, etc., se melent de placer presque toutes les Servantes.

VÉRIFICATIONS ET RAPPORTS DE JUREZ.

Monsieur Rainsant Medecin Juré du Parlement[1], demeure Isle Notre Dame, et M. du Tertre Chirurgien Juré de la même Cour[2] rue du Jardinet. Madame Maillard y fait la fonction de Sage femme Jurée, et demeure près le Palais.

Messieurs Chauvel et Moreau Jurez Medecins du Chatelet demeurent, sçavoir, le premier rue saint Severin, et le deuxième rue de la Verrerie[3].

Les Jurez Chirurgiens du Chatelet sont Messieurs Auguy près la Magdelaine, Helot rue de la Calandre, le Dran quay de l’Orloge, et Clerambourg rue saint Germain l’Auxerrois.

Le Livre de M. de Blegny contenant la Doctrine et les formules des Rapports de Chirurgie[4] se vend chez la veuve Nion.

Madame Bureau et Mademoiselle sa fille Jurées Sages-femmes du Chatelet, demeurent rue saint Germain l’Auxerrois.

M. Dozier reconnu pour le plus expert Genealogiste[5], demeure au carrefour des trois Maries[6].

M. de Lonchamps au bout du Pont au Change du côté du Chatelet s’occupe pareillement à dresser et vérifier les arbres généalogiques.

Les Maitres Ecrivains Jurez nommez et employez pour la vérification des écritures et signatures contestées en Justice, ont leur Chambre chez M. des Planches[7], à présent Sindic en charge de leur Communauté, rue et devant le petit saint Antoine, tous peuvent être appellez à cette fonction, mais les plus ordinairement employez ce sont ceux des Anciens qui y sont occupez depuis longtemps ; comme Messieurs du Houx à l’Hotel des Ursins, le Comte rue saint Jacques, Lesgret rue du gros Chênet, et de Blegny rue saint André, etc.

M. de Blegny fils de l’Ecrivain[8] à l’entrée de la rue saint André, est ordinairement nommé par Nosseigneurs de Parlement pour les Calculs et verification de Comptes.

M. Barême aussi Aritméticien[9], devant le Pont Neuf au coin de la rue Dauphine[10], est occupé au même employ à la Chambre des Comptes[11].

M. Penon fauxbourg saint Antoine près l’Abbaye, dresse et verifie les Arpentages[12].

Les Jurez Bourgeois Expers pour le Toisé, Visite, et Estimation des ouvrages dependantes de l’Architecture, ont leur Bureau à l’entrée de la rue de la Verrerie, et sont compris dans les deux colonnes suivantes[13] :

Expers Bourgeois[14].

Simon Lambert, quay de Nesle.

Gabriel le Duc[15], rue saint Denis.

Nicolas de l’Epine[16], rue de Clery.

Jacques Mazières, rue Neuve des Petits Champs[17].

Pierre le Maistre, aux Invalides[18].

Jean Boullier de Bourges, rue Montmartre.

Rolland le Proüst, rue Bardubec.

Michel de Mezerets, rue de la Verrerie.

Isaac Meusnier, rue S. Martin.

François Pageois, rue S. Bon.

François Doucet[19], rue S. Bon.

François le Clerc, rue de Grenelle, quartier saint Eustache.

Claude Alexandre Voullau, rue Montmorency.

Louis Couvers[20], rue Chapon.

Charles Mollet[21], rue Champfleury.

Michel le Bouteux, rue de la Magdelaine, fauxbourg saint Honoré.

Charles François Person[22], place du Palais Royal.

Jacques Piretoüy, vieille rue du Temple.

Jean François Gobin, rue de la Parcheminerie.

André Perravet[23], rue des Prouvaires.

Jean Baillif, rue Levêque, quartier saint Roch.

Baudouin Paul Lourdet, rue S. Thomas du Louvre.

Nicolas le Juge, rue du Gindre, fauxbourg saint Germain.

Expers-Entrepreneurs.

Bernard Menessier, rue des Roziers[24].

Jean Richer, rue saint Martin.

Jacques de la Joue[25], rue sainte Avoye.

Claude Aubry, rue Montmartre.

Jean Serouge[26], rue Beauregard.

Charles Joubert, rue de Poitou.

Jean Bailly, rue Copeau.

Jean Dorbay, rue Montorgeuil[27].

Simon Pipault, à l’Arsenal[28].

Jacques Gabriel[29], rue S. Antoine[30].

Maurice Gabriel, rue S. Antoine.

Jean Philippes, rue Michel le Comte.

Nicolas Berthier, rue Neuve S. Roch[31].

Estienne le Roy, rue du bout du monde.

Pierre Hacquan[32], rue Neuve saint Laurent.

Germain Guezard, rue Royale, quartier saint Roch.

Jean Michel Poisson, rue Roiale, quartier saint Antoine.

Pierre Levé, rue des Petits Champs.

Noel Masson, rue du Roy de Sicile.

Pierre Nicolas de l’Epine, rue de Richelieu[33].

Jacques Guesniers, rue neuve saint Denis.

Jean Poisson, rue Jean Beau Sire[34].

Estienne Yvon, rue Montmartre[35].

François Havart, rue Mauconseil.

Martin Coulle[36], quartier de l’ancienne Estrapade.

Jean Baptiste Marteau, rue Phelipeaux[37].

Jean Laisné, rue Gervais Laurent.

HABITS D’HOMMES ET DE FEMMES.

Monsieur Oultran Tailleur ordinaire du Corps du Roy et de Monseigneur[1], demeure rue et vis à vis l’Hôtel de la Monnoye.

M. Barois aussi Tailleur du Roy[2], demeure rue saint Honoré près les Pères de l’Oratoire.

Messieurs Francisques[3] et du Puis[4] Tailleurs de Monsieur et de Monseigneur le Duc de Chartres, demeurent sçavoir le premier près le Palais Royal, et le deuxième rue des Petits Champs.

M. Mindy aussi Tailleur de Monsieur, demeure devant l’Hotel d’Aligre à l’Escouvette[5].

Le Bureau des Maitres et Marchands Tailleurs de Paris est sur le quay de la Mégisserie[6].

Les quatre Jurez en Charge de la Communauté, sont Messieurs Blin cloitre Notre Dame, la Lande rue saint Antoine, Brigüion rue Neuve saint Mederic, et Caubet rue de Grenelle.

Entre les Tailleurs pour hommes qui sont d’ailleurs renommez pour bien travailler, sont Messieurs Bonneau, Lagaru, Theveniere et la Lande devant l’Hôtel d’Aligre, Prévost et Landault rue des Petits Champs, la Lesse et Durant rue d’Orléans, la Borde rue du Four quartier saint Eustache, Chapignolle et du Chesne près la Boucherie de Beauvais[7], André rue Betizy, Guérard rue de Montmorency, Ruby rue de Guénégaud, Bresson rue saint Martin, Bausquet, Bouret et Ferret rue des Prouvaires, Goguet et Trallot rue de l’Arbre sec, Juste rue des Bourdonnois, Migeon devant le Jeu de Metz, etc.

Le Sieur Roussel Tailleur privilegié rue saint Honoré au coin des Pilliers des Halles, tient magasin de toutes sortes d’habits pour hommes, neufs et de rencontre.

Il y a sous les mêmes Pilliers un grand nombre de Tailleurs Fripiers, qui tiennent magasin d’habits de rencontre, entre lesquels le Sieur Fournerat[8] entreprend d’entretenir un homme d’habits honnêtes pour quatre pistoles par an[9].

Les Frères Tailleurs[10] demeurent à présent rue saint Denis au bon Pasteur près sainte Opportune.

Il y a au bout de la rue Dauphine un Marchand Chaussetier qui fait des bas de toiles pour hommes.

Entre les fameux Tailleurs pour femmes[11], sont Messieurs Regnaud devant l’Hôtel d’Aligre, Villeneuve près la place des Victoires, Lallemand rue saint Martin, le Brun, le Maire et Bonjuste rue de Grenelle, Chalandat rue de l’Arbre sec, Fabre rue saint Antoine au Plat d’Etain, la Barque devant le Sepulcre, Bertrand rue des Petits Champs, Taland vis à vis saint Germain, etc.

Entre les Maîtresses Couturières qui sont en réputation de bien habiller les Dames, sont Mesdames Charpentier rue Montorgueil près saint Eustache, Villeneuve près la place des Victoires, Remond et Prevot rue des Petits Champs, Billard rue sainte Avoye, Bonnemain rue des fossez saint Germain l’Auxerrois, Fauvé Port saint Landry, etc.

M. l’Hermineau Brodeur du Roy, demeure aux Galeries du Louvre[12].

Les autres Brodeurs qui travaillent pour Sa Majesté[13] et pour la Cour, sont Messieurs de la Croix rue Neuve Saint Martin, Quenain rue d’Enfer[14], etc.[15]

Les Sieurs Thierry, Frères[16], fameux découpeurs, demeurent rue Tirechappe, et devant saint Mederic.

Pour les Habits de Théatre et de Balets, voyez l’article des Passetemps et Menus Plaisirs.

M. du Mont près les Quinze Vingts qui fait très bien les Habits ordinaires, travaille aussi par excellence aux Habits de Theâtre et de Balets.

COMMERCE DE CHAPEAUX.

Le Bureau de la Communauté des Maîtres et Marchands Chapeliers est rue de la Pelleterie où arrivent tous les Caudebecs[1] et autres Chapeaux manufacturez au dehors.

Pour les Bureaux de la Marque des Chapeaux, voyez l’article des Bureaux publics.

M. le Page Chapelier du Roy et qui fournit presque toute la Cour[2], demeure rue saint Honoré près les Peres de l’Oratoire.

Entre les Marchands Chapeliers qui tiennent magasin, et qui font de grosses fournitures aux troupes et aux Marchands forains, sont Messieurs Coquelin, Halé l’ainé et Bizoret rue de la vieille Monnoye, Marie rue des Boucheries saint Germain, Veron rue du Four, Fromentin près le Palais Royal, Gobert rue de la Bucherie, Brisan et le Tourneur rue de Betizy, etc.

Les Veuves[3] qui font aussi un fort grand commerce de Chapeaux, sont Mesdames Meralde rue Briboucher, Durant pont saint Michel, etc.

Entre les Marchands Chapeliers qui tiennent boutique et qui font un grand détail, sont Messieurs Herard rue saint Honoré au Grand Mousquetaire, Vernault rue de l’Arbre sec, le Lievre et Verron place Maubert, Buquet, le Camus et Halé cadet fauxbourg saint Marcel, le Page et Fery Pont Notre Dame, Joffroy près l’aport de Paris, les Frères Gasteliers Pont au Change[4], Aprin Pont Saint Michel au Loüis d’argent, Menil rue aux Ours, Santerre rue des Juifs, etc.[5].

OUVRAGES ET MARCHANDISES DE CORDONNIERS.

La Halle aux Cuirs est au bout de la rue de la Lingerie, où arrivent tous les Cuirs forains[1].

Le Bureau de la marque des Cuirs où l’on paye le sol pour livre[2], est rue Betizy[3].

Le Bureau des Maîtres et Marchands Cordonniers, est sur le quay de la Mégisserie près le Chatelet[4].

Il y a pour les Cuirs de Paris un grand nombre de Corroyeurs rue de la Tannerie, rue Marivaux, cloitre saint Jacques de la Boucherie, et fauxbourg saint Marcel aux environs des Gobelins.

Il y a plusieurs Marchands Cordonniers qui vendent des souliers tous faits aux Halles, rue Notre Dame, rue Dauphine, rue de Bussy et rue sainte Marguerite[5].

Entre les fameux Cordonniers pour hommes qui servent un grand nombre de personnes de considération, sont les Sieurs Lucas vieille rue du Temple, Carré rue de la vieille Bouclerie, Perrot rue de la Verrerie, des Ordres rue saint Jacques, Raverdy rue saint André, Chiroir sur les fossez saint Michel, Malbeau rue de la Harpe, le Breton rue Dauphine, Poiree rue des Nonnandieres, Soyer porte saint Germain, Parent et le Basque rue de Bussy, Loziers rue de Seine, Halloz rue Galande, etc.[6]

Entre les Cordonniers pour femmes qui se font distinguer par la propreté de leurs ouvrages, sont les Sieurs Raveneau rue des Cordeliers, Vernon, Gaborry et Couteaux rue des fossez saint Germain, Bisbot rue Dauphine, Sulphour rue saint Severin[7], etc.

Le Sieur des Noyers rue sainte Anne, fait des Souliers de femmes d’une grande propreté qu’il vend un louis d’or[8].

Le Poitevin rue Mazarine, fait[9] des Souliers d’hommes qui résistent fort à l’eau, et qu’il vend un demi louis d’or.

Plusieurs Cordonniers des environs du Palais[10], dont il a été parlé à l’article des Armes et Bagages de guerre, font des Souliers de Cuir de botte qu’ils tiennent tous faits dans leurs boutiques, et qui sont d’un bon usage en hiver, par exemple, les Sieurs Noel, Picard, Simon, etc.

Les Frères Cordonniers logent présentement rue saint Denis au Bon Pasteur vers sainte Opportune[11].

Le Sieur Goubier Epicier rue de Gesvre, vend une bonne Cireure pour les Cordonniers[12].

ADRESSES Concernant les articles precedens, recouvertes après leur impression.

Messieurs Doye et Falaiseau rue des cinq Diamans, Piogé rue du petit Lion, et Bastonneau vieille rue du Temple[1], tiennent comptoirs pour la Banque et les Remises de places en places.

M. Bourdon qui grave pour la Taille douce et pour les Cachets, demeure rue Dauphine, M. Garrier quay des Orfevres à la Banniere de France, est encore distingué pour les Cachets.

Entre les Chirurgiens renommez pour les opérations, sont Messieurs Lartet Chirurgien du Roy par quartier[2], Isle Notre Dame sur le quay Bourbon, et Gervais[3] premier Chirurgien de la feue Reine et ordinairement de Monseigneur à l’Hôtel de Noüailles près saint Roch pour la Saignée, M. du Pré rue Platrière, et pour les accouchements M. Marcel près la porte saint Martin.

Madame Parfait au Pavillon des Tuilleries près la grande Ecurie[4], est une Sage femme de distinction[5].

Messieurs Boudin[6], Poisson[7], Beaulieu[8] et Doquican[9] premiers Apoticaires du Corps du Roy, logent quand ils sont à Paris chez M. de Rouviere Apoticaire de Sa Majesté près saint Roch.

M. Benoist qui tient le Cercle Royal rue des saints Pères, et Mademoiselle Benoist rue saint Antoine, font très bien les Portraits en cire[10].

M. Coquelin Chancelier de l’Eglise de Paris[11], demeure rue saint Louis en l’Isle.

On recite tous les Samedis et veilles de la Vierge, des Motets en musique à Notre Dame devant sa Chapelle après Complie.

M. Chartrain dont on n’a pas l’adresse, est un grand maître pour le Grec[12].

Les Medecins en leur Collège rue de la Bucherie, visitent gratuitement les pauvres Malades tous les Samedis matin, et les Chirurgiens sous les Charniers de S. Côme tous les premiers Lundis des mois.

M. Gaultier enseigne en ville et chez luy rue des Petits Champs, l’Architecture civile et militaire, et généralement les parties de Mathématiques.

Nota. Qu’outre les jours marquez pour les Audiances des Officiers du Grenier à Sel, ils les tiennent encore tous les Lundis en Janvier, Octobre, Novembre et Décembre.

On vend des Truffles rue Serpente au Messager de Thoulouse[13].

Aux environs du Temple, de la porte Mouton et de la porte saint Louis, il y a des femmes qui fournissent aux malades du lait d’anesse[14], de vaches et de chevres frais tiré.

M. Martin rue de Richelieu, est encore un fameux pour le Clavesin[15], M. de Vizé à Luxembourg pour le Theorbe[16], Louis Horteterre près saint Jacques de la Boucherie pour tous les Instrumens à vent[17], des Cotteaux au fauxbourg saint Antoine, et Filbert rue saint Antoine pour la Flute Allemande[18].

M. Coquart rue Simon le Franc, fait commerce en gros de toutes sortes de cannes[19].

Messieurs Halin rue Jean saint Denis, indiquez[20] pour les Timballes et Trompettes, sont aussi d’excellens Maîtres pour le Basson[21].

Mademoiselle Cochois rue Briboucher près saint Josse[22], est fort stilée aux Coiffures de Toilles et de Dentelles pour les Dames[23].

Madame Roüin devant le Collège des Plessis fait des Rabats unis par excellence[24].

M. Ladoireau rue Tictonne fait de beaux Ouvrages d’Orfèvrerie[25].

DIVERSES ADRESSES Concernant des talens distinguez des articles précédens.

Entre les Orlogeurs qui sont en réputation pour les Montres et Pendules, sont Messieurs Turet aux Galeries du Louvre[1], de Mergue Cour Neuve du Palais, Cribelin rue de Bussy, etc.

Le Sieur Chambon habile Guainier, demeure Cour neuve du Palais.

Le Sieur le Sansonnier Ecrivain Juré de l’Université, a le talent de bien dresser et de bien écrire les Placets sur quelque sujet que ce soit, dont il garde religieusement le secret[2], son Bureau est à l’Hôtel de la Préférence sous le Cadran de l’Eglise des Innocens.

Le Sieur le Febvre rue de Venise au quartier de la rue Quinquempoix, vend et loue des chevaux à toutes mains.

Nicolas le Heurteur, aporte à Paris de Fleury-la-Forest en Normandie, toutes sortes de boettes de Liettiers[3] qu’il vend en gros à juste prix ; il vient ordinairement deux fois le mois et loge rue Montorgueil à l’image saint Nicolas.

Le Bois d’Ebène et de Gayac, sont commercez en gros par M. Coquart rue Simon le Franc.

La Dame Passavant[4] près la Magdelaine a le talent de bien faire les Bonnets carrez.

On fait des Calottes de toile jaune et de ratine à mettre sous les perruques, chez un Calotier à la porte neuve du Palais.

La Manufacture de Stuc Cuit[5] est au fauxbourg saint Antoine.

Les faiseurs de Fourneaux et de Creusets servant à la Chimie, demeurent place de l’Hotel de Conty, rue Mazarini et au fauxbourg saint Jacques.

Le Sieur Rohault Emailleur[6] rue saint Denis, fait des Figures et Aigrettes d’émail.

Les Yeux artificiels se font chez le même Hubin rue saint Martin et chez le Sieur le Quin rue Dauphine.

La Folie rue du petit Pont[7], et Thevenot rue Git le Cœur, affichent pour le public.

Le Sieur Bara qui vend du Canepin[8] pour boucher les bouteilles, demeure au cul de sac de la porte saint Martin[9].

Le Sieur Dalesme[10] rue saint Denis près la fontaine la Reine, vend des Plumes et Semelles d’acier de son invention, et encore un Tuyau de tolle de fer, où l’on brule le bois sans cheminée et sans fumée.

La bonne faiseuse de Mouches demeure rue saint Denis à la perle des Mouches[11].

Les Manufactures de Toilles cirées sont dans la grande rue du fauxbourg saint Antoine[12].

Les Boisseliers de la Halle au bled font[13] les tamis d’Apoticaires et de Parfumeurs.

Le Sieur Barbier qui indique des Privilèges à vendre et à louer pour les Arts et Métiers, demeure rue des Lombars au Plat d’Etain.

Le Sieur Jo et quelques autres Potiers d’Etain près la porte saint Marcel, font de grandes et petites Seringues qu’ils vendent aux Marchands à juste prix.

Le Sieur Colson fauxbourg saint Antoine devant la rue de Charonne, a un particulier talent pour monter les Scelets[14] de toutes sortes d’Animaux, et pour les monter en poil et en plumes.

M. Antoine, Chevalier et Medecin Général des Hopitaux du saint Esprit[15], logé au Collège de Boncour, se dispose à donner des preuves publiques du secret qu’il dit avoir trouvé, pour connoitre par la disposition des poux et des urines, les causes cachées et les crises futures des plus extraordinaires maladies ; il a une nouvelle espèce de plante Sensitive[16] que les curieux ont veüe avec admiration.

Le Sieur Lelot sur le Quay neuf[17] à la Perruque d’or, trace et peint les Cadrans au soleil[18].

OMISSIONS ET CHANGEMENS.

On aurait dû dire à l’article des Vacations des Tribunaux.

Que Nosseigneurs de la Cour des Aydes prennent les mêmes vacations que le Parlement, et encore les veilles de Fêtes de Notre Dame, le lendemain de la saint Jean, et la veille et le lendemain de la Magdelaine.

Qu’à la Chambre des Comptes on n’entre ni les Jeudis ni les Samedis ni les veilles de Fetes de relevée[1], et que la Chambre vaque d’ailleurs le Jeudi de la mi-Carême, en May le neuf, en juin le onze, et encore depuis le Vendredy qui precede la Pentecôte jusqu’au lendemain de la Trinité ; en Septembre le onze, et encore depuis le vingt dudit mois jusqu’au lendemain de la saint Denis, en Octobre le dix huit jour de saint Luc, et le trente et un veille de la Toussaints, en Novembre le vingt cinq jour de sainte Catherine, en Décembre le six jour de saint Nicolas et le vingt quatre veille de Noël, outre les veilles et Fêtes de la Vierge, les Foires, etc.

Qu’au Chatelet les Vacations durent depuis le 9 Septembre jusqu’à la saint Simon et saint Jude ; et qu’outre les jours de Vacations qui sont communes à tous les Tribunaux et particulierement au Parlement ; on y vaque encore en janvier le 22 jour de S. Vincent, en May les 2, 6, 9, 10 et 19, et les veilles de la Pentecôte, de la Fete Dieu et de l’Octave, en Juillet le 31, et en Octobre le premier.

La veuve Nion à l’adresse marquée à la première page, vend un traité très curieux sur les Vapeurs du Corps humain[2] de M. Lange Medecin de la Societé Royale ; et le Medecin sincère de M. de la Haye Docteur en Medecine.

CHANGEMENS.

Les Fermes des Aydes et Domaines de France et droits y joints, ont été réunies en cinq grosses Fermes.

Le Département de Messieurs les Fermiers Généraux des Fermes Unies, pour le service desdites Fermes, pendant l’année 1692, a été réglée comme il s’ensuit par Monseigneur le Controlleur Général.

Paris.

I.

Messieurs[1]

Berthelot, Turgis, de la Porte, Courchamp, Bigodet[2], Blin et Thomé :

La Regie du Bureau Général de la Douane et Droits y joints, et des Greniers à Sel de la Ville et Généralité de Paris.

II.

Pelissier, Laugeois, le Maistre, Arnaud, Dapongny, Rancy[3], Henault :

La Régie de la Ferme du Tabac et dument demaine d’Occident.

III.

Luillier, du Ruaupallu, Turgis, Menon, de la Porte, Mouchy, Rancy et Blin :

Le Soin et Fournissement des Gabelles de France.

IV.

Laugeois, Remond, Menon, d’Apougny, le Normand, Hénault :

La Regie des Entrées de Paris.

Du Gros[4].

Du Huitieme[5].

Du Pied-Fourché[6].

Et des Droits de Rivières et leurs Dependances.

V.

Luillier, le Maistre, Courchamp, le Tellier, Delpesche, Montry :

La Régie du Papier et Parchemin Timbré de la Ville et Genéralité de Paris.

Des Aydes du plat Païs[7] et Versailles.

Et des grandes Entrées de Rouen, Diepe, le Hâvre, et ses dépendances.

VI.

Luillier, Laugeois, du Ruaupallu, le Tellier, le Maistre, Courchamp, Arnaud, Thomé :

Le soin de faire remettre les deniers des Provinces à la Recette générale.

De faire payer tous les Sous Fermiers.

De Vérifier et Controller les Caisses.

De faire les payemens au Trésor Royal.

D’acquiter les Charges des Etats du Roi.

Et des Comptes à rendre au Conseil et à la Chambre.

VII.

Laugeois, l’Huillier, du Ruaupallu, Arnaud, Delpesches, Romanet, Dumas, Henault :

La suite des Etats Alphabétiques[8].

L’examen des produits.

La Verification des Passe-ports de Sa Majesté.

Et les Arretez des Comptes des Directions et des Comptes de Societé.

VIII.

Pelissier, Rémond, Menon, Mouchy, de la Porte, Cormery, Dumas, Vauxge :

Le Contrôle Général de toute la Depense de la Ferme.

La Garde des Papiers, Registres et Titres de la Ferme.

IX.

Pelissier, Menon, Vallier, Lagny, Henault, Vauxge, Cormery, Douilly, le Jariel :

La suite des affaires du Conseil, au Parlement, à la Cour des Aydes, à la Chambre du Trésor, et en l’Election[9], et l’Assistance à l’Assemblée des Avocats à tenir une fois la semaine au Bureau[10] pour les affaires de la Ferme.

X.

Luillier, Berthelot, de Ruaupallu, Arnaud, Turgis, Henault, Mouchy :

La Correspondance.

Les Achats.

Et les Comptes du Traité des Vivres de la Marine.

Provinces.

I.

Messieurs

Langlois, Vauxgé, de la Porte :

Directions[11] de Rouen, Caën et Allençon.

II.

De Belloy, le Tellier, Blin :

Directions d’Amiens, Guises, Soissons[12] et l’Isle.

III.

Baugier, Luillier, de Turgis :

Directions de Dijon, Langres et Franche Comté.

IV.

Romanet, Cormery, Laugeois :

Directions de Chalons, Sedan, Lorraine et Alsace.

V.

Blin, de Lagny, Remond :

Direction de Lyon.

VI.

Saint Amant, Luillier, Mouchy :

Direction de Valence, Avignon et Marseille.

VII.

Le Juge, Delpesche, Berthelot :

Directions de Montpellier et Thoulouze.

VIII.

Grandval, Menon, Menault :

Directions de Bourdeaux et de Dax.

IX.

Germain, du Ruaupallu, Thomé :

Directions de la Rochelle et Charante.

X.

De Blair[13], Vallier, le Jariel :

Directions d’Angers, Laval, le Mans et Bretagne.

XI.

Des Espoisses, Rancy, Dumas :

Directions d’Orléans et de Tours.

XII.

Martin, Germery, d’Apougny :

Directions de Bourges et Moulins, avec les Dépôts d’Auvergne, Limosin et la Marche.

La Manufacture Royale des Bandages de nouvelle invention[14], qui a toujours sa principale entrée par la rue de Guénégaud, communique d’ailleurs presentement avec la boutique de M. de Blegny le fils Apoticaire du Roy, sur le quay de Nesle à la Devise Royale[15], où l’on fera bien de s’adresser pour eviter la surprise de quelques imposteurs.

Ces Bandages ont des formes différentes selon les diverses dispositions des Malades et de leurs incommoditez ; on y trouve à ressort, à visse, à charnieres ployantes, à champignons, à ceinture de Buffles, etc., mais telle que soit la conformation particuliere de chacun de ces Bandages, on y trouve cet avantage qu’ils retiennent parfaitement, et dans les plus impetueux mouvemens, les Décentes qui n’ont pû être arrêtées par aucune sorte de Bandages, et qu’ils conduisent à la guerison qu’on a coutume de tenter vainement par l’usage des bandages ordinaires.

On trouve au même lieu un livre et des mémoires curieux sur la guerison des Decentes[16], et sur le prix des Bandages et des Remedes.

Messieurs l’Abbé de la Roque qui tenoit des Conférences rue de Guénegaud[17], et Legier qui étoit censeur de la Faculté de Medecine, sont décedez[18].

M. Frosne qui etoit Inspecteur des Batimens du Roy, a présentement un autre employ en Cour.

Les Droits et Bureaux des Chevaux de renvoy ont été suprimez[19].

Le Sieur Marseilles Marchand rue Saint Denis qui vendoit des Cuirs dorez de Flandres, a manqué[20].

BATIMENS DU ROY[1].

Sur-intendant et ordonnateur general des Batimens et Jardins du Roy, et des Manufactures Royales des Gobelins.

Monsieur le Marquis de Villacerf ruë de l’Egout près la place Royal.

Inspecteur Général, premier Architecte et Intendant des Batimens et Jardins de Sa Majesté.

Monsieur Mansard[2] rue des Tournelles[3], et encore pour Intendans Mrs de la Mothe, Coquart rue des Poulies, et Essein rue neuve des Petits Champs.

Controlleurs en Charges.

Messieurs le Nostre aux Tuilleries, le Febvre au vieux Louvre, et Gabriel rue de Cléry.

Intendans et Controlleurs par Commission des Batimens et Maisons Royales de Paris et de Versailles.

Messieurs de la Chapelle, Besse ancienne cour du Palais, et Lambert rue neuve des Petits Champs.

Architectes ordinaires des Batimens de Sa Majesté.

Messieurs Dorbay rue des Poulies, Buland[4] rue saint Louis du Marais, de Coste[5] rue des Tournelles, et Perrault l’ainé place du Chevalier du Guet.

Inspecteurs par Commission pour les Batimens des Maisons Royales de Paris.

Messieurs Fossier père et fils rue des Poullies, le Court aux Invalides, et l’Abbé au vieux Louvre.

Trésoriers alternatifs des Batimens de Sa Majesté.

Messieurs de Mageinville rue Traversine qui est en exercice, et Manessier rue de Cléry.

Ceux qui entreprennent d’ailleurs pour les particuliers les plus considérables edifices pour la Maçonnerie, sont Mrs le Maistre, Maziere, Gabriel et Pipault ci devant désignez, Marcoult[6] rue neuve saint Honoré, Bergeron le jeune[7] butte saint Roch rue Royale, etc.

Les Entrepreneurs de Sa Majesté pour les autres parties d’Architecture, sont pour la Charpente Messieurs Malet[8] quartier saint Germain, la Porte rue de Seine près la Pitié, Aubert à saint Germain en Laye, et Poisson à la porte saint Antoine.

Pour la Menuiserie Messieurs Rivet[9] rue du gros Chenet, Remy porte Montmartre, Verdeau cloitre saint Julien le Pauvre, Nivet quartier saint Germain, et la veuve Dionis porte de Richelieu[10].

Pour les Couvertures, M. Yvon, rue Montmartre[11].

Pour la Serrurerie, Messieurs Roger[12] aux Invalides, Boutet rue Frementeau, Haté place de Cambray, Fordrain à la Monnoye, et Lucas rue saint Nicaise.

Pour la Plomberie, M. Lucas[13] place du vieux Louvre.

Pour la Vitrerie, Messieurs Pougeois vieille rue du Temple, Gombault rue saint Thomas du Louvre, et la veuve Janson rue de l’Arbre sec.

Pour les Ouvrages de marbre, Messieurs Deschamps place du Carrousel, Baudin porte Montmartre, et Ergo porte Gaillon.

Pour les Peintures d’Ornemens, Messieurs Poisson fils à saint Germain en Laye, et le Febvre rue de Richelieu.

Pour la Doreure, M. des Oziers[14] à Versailles.

Pour la Sculpture, Mrs Jouvenet rue des Jeuneurs[15], Mazeline[16] à la Ville neuve, Dieu[17] au Palais Brion[18], Lespingola[19] rue neuve saint Honoré, Maziere[20] place du Carrousel[21], Bonvalet à la Ville neuve, et Carlier rue Montmartre,

Pour le Pavé Messieurs Renoult rue de Grenelle saint Germain, Aubry rue de Seine[22], et Colin rue des Tournelles[23].

Les Juges établis pour connoître des matières concernant les Batimens du Roy et les edifices publics, sont Messieurs de l’Epine rue neuve des Petits Champs[24], et Villedo[25] rue saint Louis au Marais, qui sera en exercice pendant les années 1692 et 1693.

OUVRAGES EXQUIS De Peinture et de Sculpture.

Cet article a dû suivre celuy des Batimens du Roy, parce que presque tous les Peintres et Sculpteurs dont on va voir les noms et les adresses sont employez aux ouvrages de Sa Majesté, et sont membres de l’Academie Royale de Peinture et de Sculpture, dont il a été parlé dans l’article général des Academies.

C’est au Palais Brion où elle se tient qu’on peut recouvrer la liste de ceux qui la composent. Le degré de distinction dans lequel il faut nécessairement parvenir pour y être admis, est une preuve certaine de leur habileté ; c’est pourquoy en quelque occasion que ce fût, il n’y auroit point à balancer sur le choix, si ce n’étoit que plusieurs d’entre eux ont des singuliers dans lesquels ils excellent principalement, par exemple entre les Peintres.

Pour l’Histoire Mrs Mignard[1] premier Peintre du Roy, Chancelier de l’Academie, et Directeur des Atteliers des Gobelins[2] rue de Richelieu[3] ; Jouvenet[4] à l’un des Pavillons du Collége Mazarini[5], Hoüasse[6] au Cabinet du Roy[7] ; Coüapel père et fils[8] aux Galeries du Louvre, Corneille l’aîné[9] rue des Petits Champs, Verdier aux Gobelins[10], Paillet rue neuve saint Eustache[11], Blanchard cul de sac saint Sauveur[12], Montagne rue du Vieux Colombier[13], Vernensal[14] rue saint Honoré, Hallé[15] rue sainte Marguerite, Boulogne l’aîné[16] rue sainte Anne, Boulogne le jeune rue des fossez Montmartre[17], Person place du Palais Royal[18], Vignon[19], rue du Petit Lion, etc.

Pour les Portraits Messieurs de Troyes[20], Rigault[21] et Fouché rue neuve des Petits Champs[22], l’Argilliere rue sainte Avoye[23], le Febvre Isle Notre Dame, le Febvre le jeune[24] rue de Richelieu, Vignon, rue saint André des Arcs[25], etc.

Pour les Batailles Messieurs Parrosel[26] rue du Coq, Martin[27] et le Comte aux Gobelins[28], etc.

Pour les Païsages Messieurs Forest[29] et Hérault[30] place Dauphine[31], Allegrain rue Montmartre[32], Beville rue de la Tixeranderie[33], Armand rue Montorgueil[34].

Pour les Fleurs et les Animaux, Messieurs de Fontenay[35] près le Palais Royal, Huliot[36] rue Bourlabé, etc.

Pour les ordres d’Architecture, Messieurs Anguerre[37] et Francart[38] aux Gobelins, Simon rue des Petits Champs.

Pour la Mignature M. Deflan[39] rue de Guénegaud, Penel rue neuve des Petits Champs, Compardel[40] quay de la Mégisserie, Bonnet quay des Morfondus[41], Lucet rue du Four fauxbourg S. Germain.

Mesdemoiselles Bonnard rue saint Jacques, et le Febvre rue de Richelieu peignent aussi en mignature.

Pour la Mignature en Email, Messieurs Petitot[42] rue de l’Université[43], Perrault rue du Chantre, le Brun rue neuve des Petits Champs[44], etc.

Pour le Pastel, Messieurs Vencelin rue saint Martin[45], Viviers[46] quay de l’Ecole, Desgranges rue Tictonne, etc.

Il en est de même des Sculpteurs qui pour être généralement habiles, ne laissent pas d’avoir de particuliers talens, par exemple.

Pour les Statües, Messieurs Girardon aux Galeries du Louvre[47], des Jardins fauxbourg Montmartre, Coisseveaux et Baptiste aux Gobelins[48], le Comte rue sainte Apoline[49], Renaudin aux Galeries du Louvre[50], Vancleve à la Ville neuve[51], Lespingola[52] à la Butte saint Roch, le Gros[53] porte de Richelieu, Tuby aux Gobelins[54], Flamand au Cabinet du Roy[55], Mazeline à la Ville neuve, Jouvenet rue des Jeusneurs[56], le Grand rue Montmartre, etc.

Pour les Figures et Ornemens, Mrs le Febvre dans l’anclos saint Martin, et Maniere père et fils[57] rue des Gravilliers[58].

Messieurs le Comte et Lespingola, sont d’ailleurs distinguez, le premier pour les Modèles, et le second pour le dessein.

ARCHITECTURE ET MAÇONNERIE.

On a compris l’Architecture et la Maçonnerie en un même article, par cette raison, que la plupart des Maitres Maçons qui sont au rang de distinction sçavent et pratiquent l’Architecture.

Pour les Architectes des Bâtimens du Roy, voyez l’article des Batimens de Sa Majesté.

Entre les Architectes de Paris dont l’habileté est généralement reconnue, sont Messieurs le Maistre rue neuve saint Honoré[1], Mazière[2] rue Neuve des Petits Champs, Gabriel rue saint Antoine, Pipault à l’Arsenal[3], Thevenot rue saint Claude du Marais, de Bourges[4] rue Montmartre, Beausire derriere saint Jean, Lambert quay de Nesle[5], Bornac à la Pierre au Lait, Tarrade rue des Orties[6], le Pautre[7] rue du Foin, Boffran[8] rue Beautreillis, etc.

M. Maübois[9] qui demeure à la place du Carrousel au magasin des Marbres[10], est un homme incomparable pour les ouvrages du Tour sur lequel il travaille les plus dures matières dont il fait des ornemens d’Architecture, qui par leurs formes carrées, octogones, ovalles, etc., sembleroient ne pouvoir estre produites par la pratique du Tour.

Son industrie a semblé si admirable à plusieurs personnes de considération, qu’elles ont pris à tache de l’acquérir seulement pour s’en faire un plaisir[11] ; par exemple, M. le Prevôt de l’Eglise saint Nicolas du Louvre, et Mrs de la Guyche qui demeurent rue et près la place Royale[12].

Les Maçons Entrepreneurs denommez dans l’article des Batimens du Roy, entreprennent aussi pour le public.

Entre ceux des autres Maitres Maçons qui entreprennent aussi dans le public les plus considérables edifices, sont Messieurs Tarrade rue des Orties, Bertier[13] rue Neuve saint Roch, Guezard rue Royalle, Macon rue du Roy de Sicile, Tricot rue Jean Robert, Thevenot rue saint Claude du Marais, Perdeau place des Victoires, Convers Isle Notre Dame, Rohais quartier S. Germain, Bergeron le jeune rue Royale, butte S. Roch[14], etc.

Pour les compagnons Maçons, Manœuvres, Limosins, etc., voyez l’article des Domestiques et Ouvriers.

A l’égard des Matéreaux[15] servans à la construction des ouvrages de Maçonnerie, on les peut trouver aux prix et aux endroits ci-après designez ; par exemple, le muid de Chaux de Melun qui arrive au Port saint Paul[16], coute rendu à l’attelier 48 livres.

Le muid de Ciment qui se fait sur les fossez de l’Estrapade et au fauxbourg saint Antoine, chez le Sieur Petit à l’entrée de la rue de Nappe[17], coûte rendu à l’atelier 20 livres.

Le muid de Plâtre de Montmartre, de Montfaucon, de Norillon sous Belleville, de Charonne[18], etc., coute rendu 6 livres et au plus 6 liv. 10 sols à la mesure et choisi[19].

Le tonneau de Pierre de Saint Leu contenant 14 pieds cubes coute rendu depuis 5 jusqu’à 5 livres 10 sols à proportion de l’eloignement, et sur le Port 4 livres 10 sols, avec cette différence que quand les morceaux ont plus de 28 pieds cubes, le prix est augmenté selon le plus ou le moins ; c’est ce qu’on appelle Pierre d’échantillon.

Le bel appareil de Pierre de Liais[20] coute le pied en superficie rendu depuis 20 jusqu’à 25 sols, et celuy de la même Pierre de 13 à 14 pouces de haut 40 à 50 sols.

Le pied cube de Pierre d’Arcueil[21] d’échantillon 10 sols.

Le pied carré de Pierre de saint Cloud[22] pris sur toute sa hauteur et rendu 28 sols.

La toise cube de Moellons de Paris et des Carriéres des fauxbourgs S. Jacques et S. Marcel[23] rendu en toise sur le lieu 18 livres, et celle de Moellons de plâtre depuis 16 jusqu’à 17 liv.

Le cent de Bottes de lattes de cœur de chêne sans obier[24], coûte sur le Port depuis 36 jusqu’à 40 livres.

Le Clou à latte 13 sols le millier.

Le Clou de charette et de bateaux la livre 2 sols, et le cent de livres depuis 7 jusqu’à 8 livres.

Pour les Pots d’Aizances[25] et fouilles de terres, voyez l’article des Vuidanges.

Pour le gros Fer, voyez l’article des Ouvriers et Marchands de Fer.

Le prix ordinaire des Murs de fondation depuis 22 jusqu’à 28 pouces d’épaisseur avec portes de pierres ceintrées, la toise superficielle.

On toise ordinairement les Fondations à la toise cube dont on paye 40 à 42 livres de chaque toise reduite à 216 pieds cubes, et alors on déduit les vuides qui s’y trouvent et même la place qu’occupe la Pierre de taille, pour la toiser ensuite à raison de 28 à 30 livres la toise quarrée tous paremens veus, à condition qu’elle soit des Carrières d’Arcueil[26].

Des Voutes de caves et de fosses d’Aizances avec Arcs de Pierre de taille dure d’Arcueil de 18 pouces de longueur de tête l’une, et 30 pouces l’autre de 14 à 15 pouces d’epaisseur au couronnement de la Voute ; espacez à 12 pieds de distance de milieu en milieu la toise superficielle 16 livres.

On observe ordinairement dans le milieu desdites Voutes un trou de deux pieds en quarré pour faciliter la vuidange desdites fosses d’Aizances, lequel trou est garni d’un chassis de Pierre dure d’Arcueil dans lequel se met une autre Pierre feuillée[27] de 3 pouces de largeur et renforcée d’autant pour s’emboîter dans ledit châssis que l’on paye séparement, ou qui est compris dans le toisé, suivant qu’il est expliqué dans le marché.

Les reins des dites Voutes se doivent payer au moins à 9 livres la toise cube ou au tiers de la superficie des Voutes en berceau, ou au quart de la superficie des Voutes en lunettes[28] ; mais il faut que les dits reins soient remplis et garnis avec moellon de la qualité des dits murs, maçonné avec mortier de chaux et sable, et arrasez d’après le couronnement de la dite Voute.

Des murs de face de Pierre de saint Leu[29] avec trois assises de Pierre dure d’Arcueil, dont les deux derniers faisant parement en dedans, les dites trois assises faisant ensemble trois pieds et demi à quatre pieds de haut, de vingt deux pouces d’epaisseur au nud avec portes, croisées, fermetures, plinthes et entablemens de pierre de S. Leu, la toise superficielle 45 livres.

Des Murs metoyens[30] de vingt pouces d’épaisseur par bas avec jambes de pierre de Taille dure sous les poutres, le restant desdits murs avec moellon piqué et enduit des deux cotez, la toise superficielle 18 livres.

Des Murs de refend depuis le retz chaussée en amont de quinze à seize pouces d’épaisseur, avec une assise de pierre dure par bas, faisant parement des deux côtez et parpins[31] entre deux quarteaux, un avec pieds droits et fermetures de portes, de pierre de saint Leu à chaque étage, le restant desdits murs avec moellon piqué, enduit par dessus des deux cotez, la toise superficielle 18 livres.

Des Murs de chiffres[32] de quinze pouces d’épaisseur avec deux assises de pierre dure par bas, et le reste de saint Leu, la toise superficielle 25 livres.

Des Marches moullées[33] en Pierre dure d’Arcueil pour les grands escaliers, la toise superficielle 30 livres.

Les Marches non moullées 25 livres.

Et celles des descentes de caves 20 livres.

Des Murs de chiffres desdites descentes de caves de quinze pouces d’épaisseur avec une assise de pierre dure par bas, la toise superficielle 12 livres.

Des Murs de puits ayant deux assises de Pierre dure d’Arcueil cramponées et une mardelle[34] au dessus de ladite pierre d’une seule pièce, lesdites assises enterrées dans le retz de chaussée et levées de deux pieds et demy de haut jusque sous ladite mardelle, le restant au dessous jusque sur le roüet[35] avec moellon dur piqué et posé par arrases[36] egales de dix huit pouces d’épaisseur, la toise superficielle 25 livres.

Des souches de Cheminées de brique[37] avec plinthes et fermetures de pierre de saint Leu sans compter de plus valeur pour ladite pierre, la toise superficielle 14 livres.

Des Bornes de pierre dure de quatre pieds de long, posées en place sur un massif d’un pied d’épaisseur, maçonnées et scellées en plâtre pur, la pièce 11 livres.

Des Murs de cloture de dix huit pouces d’épaisseur avec moellon dur posé par arrases égales en mortier de chaux et sable, crepis des deux cotez, la toise superficielle 14 livres.

Des Murs aussi de cloture maçonnez avec pareil moellon apparent et posé à bain de mortier de terre[38], la toise superficielle 8 livres.

Le Pavé de pierre de taille dure posé en mortier de chaux et sable, la toise superficielle 28 livres.

Le Pavé noir et blanc 32 livres.

QUALITEZ ET COUPE DE LA PIERRE.

La Pierre dont on se sert dans les batimens à Paris, se tire des Carrières d’Arcueil, Bagneux, fauxbourg S. Jacques, fauxbourg S. Marceau et Vaugirard[1] ; la meilleure de toutes celles que l’on tire aux Carrières du fauxbourg S. Jacques, d’Arcueil et de Bagneux, coûte rendue à l’atelier 10 à 12 sols le pied cube suivant la grandeur des morceaux dont il n’y en a au plus que deux à la voye, ou sinon le prix diminue : car les morceaux de 4, 5 ou 6 à la voye ne passent que pour libages et se payent depuis 4 jusqu’à 5 livres la voye.

La meilleure pierre qui se tire encore auxdites Carrières du fauxbourg S. Jacques, d’Arcueil et Bagneux, est le Liais[2], dont il y en a de deux qualitez, sçavoir, Liais doux et Liais faraut[3], le Liais doux est de deux bancs différens dans la Carrière ; le premier est de bas appareil[4] qui vaut 20 à 25 sols le pied carré pris sur son lit, sans avoir égard à sa hauteur, qui n’est que de 7 à 8 pouces.

Et le haut appareil qui porte 12 à 13 pouces vaut 40 à 50 sols le pied carré, le tout rendu à l’atelier.

Cette Pierre coute 40 à 50 sols la toise pour la taille polie au grais, et celle d’Arcueil coute 28 à 30 sols la toise coulante.

Le Liais faraut ne coute que 20 sols le pied carré, mais on n’en employe que rarement, parce qu’il est difficile à travailler.

La Pierre du fauxbourg saint Marceau et Vaugirard coute 4 à 4 livres 10 sols la voye, et coute 18 à 20 sols la toise à tailler.

Le Moellon[5] que l’on tire dans lesdites Carrieres, coute, savoir, celuy du Fauxbourg saint Marceau, saint Jacques, Bagneux, Pacy et Vaugirard[6], 17 à 18 livres la toise selon l’éloignement ; celuy des Carrières d’Arcueil coute 18 à 20 livres.

On employe dans les batimens beaucoup de Pierre que l’on tire des Carrieres de saint Leu, de Serans près Chantilly ; elle n’est bonne qu’à 4 ou 5 pieds de terre : c’est pourquoy on employe la Pierre dure des Carrières précedentes au retz de chaussée et le saint Leu au dessus ; on la vend sur le port vers la porte de la Conférence[7] 4 livres 10 sols à 4 liv. 15 sols le tonneau, lequel contient 14 pieds cubes ; cette Pierre est fort tendre, facile à travailler, et devient dure en œuvre par une croute qui se forme dessus ; elle resiste à la gelée et à tous les autres mauvais temps, elle ne coute à tailler que 8 à 9 sols la toise courante, tous paremens veus sur un pied de haut.

On scie les Pierres dures dont il est parlé ci-devant[8] afin de menager la pierre et même il est indispensable de le faire pour les apuis des croisées, seuils de portes, pavé de pierre, marelles[9], etc. On paye le sciage toisant un seul parement des deux qui viennent de chaque trait de scie à 4 sols, même 4 sols 6 deniers le pied carré.

Lors que les morceaux que l’on veut scier sont trop courts, on en joint plusieurs bout à bout de la longueur de la scie, ce qui est aussi tôt fait que si on scioit un seul petit morceau.

On scie aussi la Pierre de saint Leu, lorsque les morceaux sont d’une grandeur propre à en tirer deux pour mettre en œuvre, ce qui est d’un grand menage, parce qu’outre que cela epargne la pierre, on profite de deux paremens qui ne sont pourtant pas de conséquence comme à la Pierre d’Arcueil et de Liais, on donne du pied carré pour le Sciage à ne toiser qu’un des deux paremens 9 à 12 deniers.

On employe aussi de la pierre dure que l’on tire des Carrieres de S. Cloud[10], elle est fort blanche et bonne, on la scie comme les précédentes, elle coûte 14 à 15 sols le pied cube.

On tire desdites Carrières des pierres fort longues dont on fait des colonnes d’une seule pièce, et qui resistent au fardeau et à la gelée.

OUVRAGES ET FOURNITURES DE CHARPENTE.

Les Charpentiers Entrepreneurs des batimens du Roy entreprennent aussi pour le public.

Entre les autres Maitres Charpentiers qui font des entreprises considérables, sont Mrs Petit père et fils[1] près la porte Montmartre, Guilbert[2] sur l’aile du Pont Marie[3], le Sage porte saint Antoine, Guesnier, rue [4], etc.

Le bois de Charpente arrive pour la plus grand’part au Port au plâtre[5] et à l’Isle Louvier[6].

Mrs Lion et Patissier Marchands de bois Carré, rue des fossez S. Victor, ont beaucoup de bois de Charpente dans leurs Chantiers.

Le prix ordinaire du cent de Bois de Charpente[7] pour combles, planchers, cloisons, pands de bois, escalier, etc., mis en œuvre et toisé aux us et coutume de Paris, est de 330 jusqu’à 340 livres, si ce n’est lorsque le bois des planchers est apparent qu’il va jusqu’à 360 livres[8].

Les Poutres et tirants au dessus de quatre toises de longueur, et les Solives au dessus de dix huit pieds de long, valent depuis 380 jusqu’à 400 livres le cent, et même depuis 410 jusqu’à 430 livres si les pièces sont apparentes.

On paye depuis 70 jusqu’à 75 livres pour le cent de vieux bois de chêne façonné et mis en œuvre.

Les Charpentiers tiennent compte du vieux Bois de chêne provenant des démolitions sur le pied de 200 livres le cent, celuy de Sapin sur le pied de 150 livres.

Nota, qu’avant la démolition on toise le vieux Bois, que l’on donne en compte aux Charpentiers, mais dans le toisé on ne comprend point le bois au dessous de trois pieds de longueur qui demeure au profit des bourgeois, et les Charpentiers en tiennent compte à 170 livres le cent.

Lorsque tous les ouvrages de Charpente sont de sujettion et d’assemblage, et qu’il n’y a aucuns planchers à faire, on les paye depuis 450 jusqu’à 500 livres le cent.

Le cent de Bois carré de saint Dizier[9] se vend sur les Ports du lieu 150 livres le cent, et il coute d’ailleurs 60 livres de voiture jusqu’à Paris.

La toise de Bois carré de 18, 20 à 21 pouces de grosseur vaut sur les Ports de Paris[10], 11 à 12 livres.

Le Bois carré se vend dans les Chantiers de Paris depuis 250 jusqu’à 260 livres le cent, non compris le gros bois, si ce n’est de 15 à 18 pieds de long.

Le cent de Poteaux et Solives se vendent sur le Port environ 200 livres, et dans les Chantiers depuis 230 jusqu’à 240 livres.

Les pièces de Bois carré propre à faire des Poutres de 4 toises de long et de 18 à 20 pouces de grosseur valent environ 100 livres, celles de 4 à 5 toises depuis 45 jusqu’à 50 écus, et celles de 5 à 6 toises environ 200 livres.

OUVRAGES ET FOURNITURES DE COUVREURS.

Les Entrepreneurs des Couvertures des Batimens du Roy dénommez en l’article fait exprès, entreprennent aussi pour le public.

Entre les autres Maitres Couvreurs de Paris qui font des entreprises considérables, sont Messieurs Rottier rue saint Joseph, Bourgoin rue Françoise près l’Hôtel de Bourgogne[1], etc.

M. Bidot rue saint Martin au Colombier, tient magasin d’ardoises d’Anjou[2].

Il y a d’ailleurs des magasins d’Ardoises sur le quay de la Tournelle[3] et sur le quay neuf[4] où l’on vend encore Briques, Tuiles et Carreaux.

La Tuille commune se fabrique en divers endroits du fauxbourg saint Antoine.

Il y a au bas de Passy une Tuillerie où l’on fait une sorte de Thuille meilleure, et plus chère[5].

La Thuille de Bourgogne se décharge sur le quay de la Tournelle, on tient que c’est la meilleure espèce de Tuilles.

Le bardeau de Douves de tonneau est façonné par les Menuisiers.

Pour ce qui est des Ouvrages de couvreurs, ils se payent ordinairement suivant le tarif qu’on va lire.

La Toise carrée de couverture d’Ardoyses avec lattes et contrelattes de chêne de trois pouces neuf lignes de pureau[6], se paye à neuf livres la toise carrée, ou seulement à vingt cinq sols pour façon en fournissant par l’entrepreneur les ardoises, clouds et lattes.

La Toise carrée de couverture d’Ardoises sortes de cartelettes[7] pour les dômes depuis deux jusqu’à trois pouces de pureau lattées comme aux precedentes à 16 livres.

Le millier d’Ardoises communes vaut vingt huit livres, et le millier de fortes depuis 36 jusqu’à 40 livres.

Les couvertures de tuille neuve du grand moule de Passy ou du fauxbourg saint Germain[8], latées de quatre pouces de pureau ou échantillon, se payent à sept livres la toise carrée.

Pour façon en tout fournissant quinze sols en batimens à lucarnes, et huit sols en simple grange.

Les couvertures de tuilles neuves du grand moule de Passy à claire voye, lattées comme dessus, se payent à quatre livres quinze sols la toise carrée.

La toise carrée de trente six pieds de superficie, se paye de quinze à vingt sols pour les recherches.

La couverture de tuille maniée à bout, latée de neuf, découverte et recouverte, se paye pour chaque toise de trente six pieds de superficie à 4 livres.

Les recherches[9] de couvertures d’Ardoises, et raccommodement des anciennes combles[10] dans les ouvrages neufs, à une livre cinq sols la toise carrée.

OUVRAGES ET BOIS DE MENUISERIE.

Les Menuisiers Entrepreneurs des Batimens du Roy, cy devant designez, entreprennent aussi pour les particuliers les ouvrages considérables.

Entre les autres Maîtres Menuisiers qui font de pareilles entreprises, sont Messieurs de Sanceaux rue Royale quartier saint Roch, Girard et Senincourt à la Ville neuve, Marteau au coin de Rome[1], Saint Blimont devant saint Martin des Champs, du Coing rue Couture saint Gervais, etc.

M. Paillard Menuisier de l’Opéra fort entendu dans les machines[2], demeure rue Fromenteau[3].

Le plus grand’ aport du bois carré pour la Menuiserie, arrive à l’Isle Louvier[4].

Les planches chevrons et autres bois de batteaux se trouvent à la Grenouillière et sur le Port saint Paul.

Il y a des Chantiers de bois de Menuiserie dans presque tous les quartiers de Paris, où il est débité en détail aux Bourgeois et Menuisiers.

Le prix ordinaire des croisées à panneaux de verre avec chassis dormans et volets brisez aboument[5], de 4 pieds à 4 pieds et demi de large le pied courant mesuré sur la hauteur seulement.

Les Croisées sans volets pour les escaliers de pareilles largeurs et mesurez de même, le pied 30 à 35 sols.

Les Croisées à carreaux de verre, avec volets brisez aboument[6] et de pareille largeur, le petit bois orné d’un quart de rond et deux cartez à chacun, le pied de hauteur 3 l. 5 à 3 l. 10.

Les Croisées aussi à carreaux de verre sans volets comme les precedens, le pied de hauteur 40 à 45 sols.

Les Chassis à carreaux de verre à coulisse[7] dont le petit bois de chêne semblable au precedent, sur 4 pieds de large, le pied de hauteur 36 à 38 sols.

Les Chassis à papier[8] aussi de bois de chêne à coulisse de 4 pieds de large avec meneaux[9] arrondis comme les precedens 25 sols le pied de hauteur.

Le Parquet[10] de bois de chêne dont le basti[11] aura un pouce et demi d’épaisseur, les panneaux et frises un pouce, le tout en œuvre bien assemblé et posé sur lambourdes[12] de 3 à 4 pouces de grosseur la toise carrée 25 livres.

Le Parquet de même bois de chêne dont les bastis de 2 pouces d’épaisseur, les panneaux et frises un pouce et demi, le tout en œuvre posé aussi sur même lambourdes, la toise carrée 30 à 36 livres.

Les Planchers d’ais de chêne d’un pouce d’épaisseur en œuvre assemblez à raineure et languette, mis en place sur lambourdes de 3 à 4 pouces de grosseur espacées de 12 à 15 pouces de milieu en milieu, la toise carrée 12 à 13 liv.

Les Planches d’ais[13] de chêne d’un pouce et demi d’épaisseur avec les conditions precedentes, la toise carrée 15 à 16 liv.

Les Cloisons[14] d’ais de chêne de 15 lignes d’epaisseur en œuvre dressées et rabotées des deux cotez, assemblées à reineures et languettes[15] avec coulisses par bas, et par haut, et avec poteaux et linteaux de 3 à 4 pouces de grosseur au droit des portes qui seront compris dans le prix cy-après 15 livres la toise carrée.

Lesdites Cloisons rabotées d’un seul coté 14 liv. la toise carrée.

N’étant point rabotée 12 liv.

Les Cloisons d’ais de chêne d’un pouce et demi d’epaisseur avec les qualitez précedentes, la toise carrée 18 liv.

Rabotées d’un coté 16 liv.

Et non rabotées 15 liv.

Les Cloisons d’ais de sapin d’un pouce d’épaisseur, assemblées et rabotées des deux cotez comme cy dessus 8 livres 10 sols la toise carrée.

Rabotées d’un coté 8 liv.

Et non rabotées 7 liv.

Les Lambris à hauteur d’apuy de 3 pieds de haut ou environ de bois de chêne, dont les bastis de quinze lignes d’épaisseur et les cadres un pouce et demi, assemblez à reyneures et languette dans le basti, lesdits cadres remplis de panneaux d’un pouce et demi d’épaisseur, ornez d’astragales[16], plinthes[17], cymaises[18], et socles par bas assemblez dans les montans du bastis, et ornez de moulures, le tout en œuvre la toise courante 12 à 13 liv.

Lorsqu’ils excedent la hauteur d’apuy, depuis quatre pieds en sus ils se payent à la toise courante 24 à 25 liv.

Les Lambris à hauteur d’apuy comme les precedens, dont les paneaux sont de sapin, la toise courante 9 liv.

Lorsqu’ils excèdent la hauteur d’apuy[19] comme cy dessus la toise carrée 18 à 20 liv.

Les Lambris de bois de chêne à hauteur d’apuy assemblez aboument et ravalez[20] ou élégis[21], avec plinthe et cymaise, la toise courante 9 liv.

Lorsqu’ils excedent la hauteur de quatre pieds, on les toise à la toise carrée 18 liv.

Les Lambris de bois de chêne dont les bastis d’un pouce et demi, les cadres de deux pouces, et les panneaux de quinze lignes, le tout en œuvre avec pilastres saillants et arriere corps ornez de moullures, la toise carrée à hauteur d’apuy 16 liv.

Lorsqu’ils excèdent 9 pieds de haut, 30 liv. la toise carrée.

Les Portes de bois de chêne d’un pouce d’épaisseur, colées et emboitées avec goujons, mises en œuvre 5 à 5 liv. 10 sols.

Les Portes de bois de chêne d’un pouce et demi d’épaisseur, collées et emboitées avec clefs[22] et languettes mises en œuvre, la pièce 7 liv.

Les Portes de bois de chêne comme ci dessus de quinze lignes d’épaisseur, carderonnées[23] et ajustées sur un chassis dormant aussi carderonnées et de trois à quatre pouces de large et d’un pouce et demi d’épaisseur mis en œuvre, la pièce 9 à 10 liv.

Les Portes ordinaires de chêne d’un pouce et demi d’épaisseur entrantes de toutes leurs épaisseurs dans un Chassis de deux pouces et de trois à quatre pouces de large mises en œuvre, la pièce 9 à 10 liv.

Les Portes de bois de chêne collées et emboitées de deux pouces d’épaisseur mises en œuvre 10 à 11 liv.

Les Portes à placard[24] à doubles paremens, dont l’assemblage d’un pouce et demi d’épaisseur, les cadres de deux pouces et les panneaux d’un pouce, le tout orné d’Architecture et mis en œuvre, 27 à 28 livres la toise carrée.

Les Portes à placard dont les assemblages de deux pouces, les cadres de deux pouces et demi, et les panneaux de quinze lignes depuis sept pieds jusqu’à sept pieds et demi, la toise carrée 36 liv.

Depuis neuf jusqu’à dix pieds et demi 40 liv.

Les Portes du bas des escaliers ou perrons dont les batans de six pouces de large et trois pouces d’épaisseur ; les traverses et assemblages de trois pouces, les panneaux de deux pouces, le tout orné d’Architecture mise en œuvre, la toise carrée 40 liv.

Les Placards au dessus des portes et revetemens des mantaux de cheminées[25], dont les battis d’un pouce, les batans deux pouces, et les panneaux de neuf lignes mis en œuvre, la toise carrée sans compter les saillies des corniches 22 liv.

Les revetemens des embrazemens[26] de portes et croisées de bois de chêne, dont les bastis d’un pouce d’épaisseur assemblez aboument[27], et les panneaux de neuf lignes mis en œuvre, la toise carée 15 liv.

Les Chambranles des portes[28] de six pouces de large sur trois pouces d’épaisseur, la toise courante depuis six jusqu’à neuf pieds de haut 50 sols.

S’ils n’ont que deux pouces d’épaisseur, la toise carrée quarante cinq sols.

Depuis neuf jusqu’à douze pieds de haut, de six pouces de large et trois pouces d’épaisseur, la toise carrée 3 liv.

Les Chambranles de huit pouces de large sur quatre pouces d’épaisseur, depuis neuf jusqu’à douze pieds, la toise carrée 5 liv. 10 sols.

Les Tringles de bois de chêne pour attacher les tapisseries[29], de trois pouces de large et un pouce et demi d’épaisseur, la toise carrée 10 sols.

Les Tringles de deux pouces et demi sur un pouce d’épaisseur 6 à 8 sols.

Les Armoires pour les gardes meubles dont les montans et traverses de six pouces de large sur un pouce et demi à deux pouces d’épaisseur, les panneaux d’un pouce à un pouce et demi garnis de leurs fonds et cotez et de Tabletes d’un pied et demi à deux pieds de profondeur, la toise carrée de paremens, du devant et des cotez 25 liv.

Les fonds, le derrière, le dessus et les tablettes, à raison de 12 livres la toise carrée.

Les Armoires ordinaires dont l’assemblage d’un pouce et demi, et les panneaux de neuf lignes, le tout de bois de chêne en œuvre, la toise carrée du devant et des cotez 15 liv.

Le derrière, le fond, le dessus et les tablettes d’un pouce d’épaisseur, la toise carrée 10 à 11 liv.

Les Chambranles d’Alcoves et de cheminées depuis huit pouces jusque à un pied de large sur trois à quatre pouces d’epaisseur, la toise courante mise en œuvre depuis quatre jusqu’à dix pieds, 7 livres.

Depuis dix pieds jusqu’à quinze pieds 8 liv.

Les Chambranles de neuf pouces de largeur sur trois pouces d’épaisseur 5 liv.

Les Chambranles de cinq à six pouces de large, même epaisseur 3 liv.

OUVRAGES ET MARCHANDISES DE FER[1].

Les Serruriers qui entreprennent les fournitures pour les batimens du Roy, font de pareilles entreprises pour le public.

Entre les autres Serruriers qui font de grandes fournitures pour les édifices considérables, sont Mrs de la Motte rue saint Honoré, rue des Tournelles, Corneille fauxbourg saint Antoine, etc.

Le Sieur Dunemare près le Jardin medécinal de Pincourt, fauxbourg saint Antoine, a un particulier talent pour la fabrique des Tenailles et Marteaux de Carossiers[2].

Le gros Fer que l’on employe ordinairement dans les batimens consiste en chaines, encres, clavettes, tirants, fantons de fer plat et fendu[3], barres de tremies[4], manteaux de cheminées, barres de seuils de portes, barres de linteaux pour les portes et croisées, corbeaux, grilles à mi-mur et en saillie garnies de barreaux et traverses, barres de contrecœur[5] et de potagers, tout lequel fer sert dans la construction de la Maçonnerie ; et à l’égard du gros Fer pour la Charpenterie, il consiste en arpons[6], boulons, étriers, chevilles et chevillettes que l’on paye à la pièce à raison de leur longueur, comme il sera expliqué ci-après ; le surplus de tout ledit Fer est compté pour gros Fer dont le prix est de dix à dix livres 10 sols le cent mis en œuvre.

Le cent pesant de Fer coute en barre chez les Marchands 6 livres 10 sols, on donne 105 livres pour cent.

Le Fer doux est plus cher[7], il coûte jusqu’à 10 livres le cent.

Le Fer de carillon[8] coûte 7 livres 10 sols à 8 livres le cent.

Les barres de gros Fer servant de pilliers aux boutiques[9] coutent 4 à 5 sols la livre chez le Marchand, et on paye ensuite la façon à l’ouvrier à raison de 3 à 3 liv. 10 sols le cent pesant.

Les dents de loup pour la charpente, 5 sols la douzaine[10].

Les Chevilles et les Chevillettes trois deniers le pouce de longueur.

Les Crochets à enfaister le plomb des combles, et les Crochets à bavette[11], deux sols pièce.

Les Serruriers de distinction, sont :

Messieurs

Roger à l’Hôtel Royal des Invalides.

Boutet près le vieux Louvre rue Fromenteau.

La Motthe rue saint Honoré.

Corneille fauxbourg saint Antoine.

Lucas pour les balanciers et coins de la monnoye, demeure près les Galeries du Louvre, Hasté place de Cambray, Fordetin à la Monnoye, etc.

Legers ouvrages de Serrurerie achetez chez le Marchand.

Les Verrouils à ressort de trois pieds de long 1 liv. 10.

Ceux de deux pouces et demi 1 liv. 5 s.

Les Verrouils à ressort coudez 1 liv. 5 s.

Un Verrouil à ressort de trois pieds et demi avec sa serrure ovale à panache garnie de toutes ses pièces 5 liv. 10 s.

Un petit Verrouil à ressort pour armoires 3 s.

Les Verrouils à ressort garnis de serrure comme ci devant étamez[12] et de quatre pieds de long 6 liv.

Les Serrures d’armoires polies, la pièce 2 liv.

Les Serrures communes de portes cochères 12 liv. 0.

Les Serrures de portes cochères à deux pesles[13] et deux clefs polies et bien travaillées 20 liv. 0.

Les Serrures ovales de fleaux[14] à deux pesles et deux clefs 6 liv. 0.

Les Serrures polies garnies de tout 5 liv. 0.

Les Serrures communes[15] garnies de tout 4 liv. 0.

Les Fortes Serrures de dix pouces 4 liv. 10 s.

Les Serrures plus communes 2 liv. 10 s.

Les Serrures d’armoires communes 1 liv.

Les Clous à vis 2 s.

Les Grands Clous à vis de porte cochère 4 s.

Une clef pour une serrure commune 15 s.

Une clef pour une porte cochère 1 liv. 10 s.

Les Pattes à lambris, 45 sols le cent.

Les Pattes en plâtre de huit à dix pouces, le cent 7 liv. 10 s.

Les Pattes coudées de Sujettion de 8 pouces de long, le cent 8 liv. 10.

Les Fiches de six pouces 7 sols la pièce.

Les Fiches de guichet de porte cochère 3 liv. la pièce.

Les Fiches à vaze de dix pouces, la pièce 17 s.

Les Fiches de même de quatre pouces 4 s.

Les Fiches à double nœud de cinq pouces 8 s.

Les pareilles Fiches de trois pouces 2 s.

Les Fiches à gond à vase de huit pouces 13 s.

Les petites Fiches à vase de six à sept pouces 7 s. 6 d.

Les Fiches de trois pouces, le cent 10 liv.

Les Fiches de deux pouces et demi, le cent 6 liv.

Les grosses Fiches à chapelet, la pièce 8 liv.

Les Fiches à vase de quinze pouces de haut 1 liv. 15 s.

Les Fiches à double nœud à vase de neuf à dix pouces 1 liv. 10 s.

Un Loquet de porte étamé 1 liv. 5 s.

Un Mantonet étamé 3 s.

Les Locquereaux avec leurs mantonets[16] 15 s.

Un Bouton à rozette poli 10 s.

Les Couplets à cinq trous[17] 5 s.

Les Couplets à trois trous 3 s.

Les Pomelles à queüe d’ironde[18] d’un pied 1 liv. 0.

Les grandes Pomelles avec les gonds 2 l. 10 s.

Les Pivots, bourdonniers et crapaudines[19], fiches à gond, à repos, et equairres pour les portes cochères, la livre 3 s. 6 d.

Une barre de porte, un moraillon et la serrure 1 l. 10 s.

Les Clous de six pouces faits exprès, la pièce 2 s.

Les Tourniquets longs étamez, la pièce 2 s.

Les Boulons de six pouces avec leurs clavettes 2 s.

Les Poulies de fer 8 s.

Les Targettes, et Locquereaux polis, la pièce 10 s.

Les Targettes étamées communes 3 s.

Les Targettes ovales garnies de crampons 10 s.

Les Targettes à panaches polies avec leurs crampons 1 l. 0.

Les Targettes à panaches et fleurs de lis étamées à la poele, la pièce 5 livres.

Les Targettes et crampons étamez et communs, valent ensemble pris chez le Marchand comme dit est, le cent 14 l.

Les Crampons de targettes, le cent 50 s.

Les Equaires étamées pour portes cochères avec fleurs de lis[20] aux deux bouts, la pièce 3 liv.

Les Roulettes 15 s.

Les Clous pour attacher ladite serrurie, la livre 6 s.

La serrure d’une porte à placards garnie de deux fiches à gonds de neuf à dix pouces de haut, deux targettes à panaches[21], deux crampons, une serrure, une gâche, un bouton, une rosette et une entrée, le tout de fer poli, treize livres dix sols.

La serrure d’une porte cochère à l’ordinaire de quatre grosses fiches à gonds, une grosse serrure, deux grosses targettes à crampons, deux fiches pour le guichet[22] de quatorze pouces de haut, une boucle, un fleau[23], et à vingt-cinq livres.

La serrure d’une porte d’un pouce, deux fiches à gonds, deux targettes, deux crampons, une serrure à tour et demi avec sa gâche et son entrée, un bouton et une rosette, le tout étamé, à six livres quinze sols.

La serrure d’une porte de quinze lignes garnie comme la précedente, à cinq livres cinq sols.

Les Fiches pour les croisées, à trois sols pièce.

Les targettes fortes étamées à la poëlle et mises en place, cinq sols pièce.

Les targettes communes en ovale, étamées à la feuille et mises en place à trois sols.

Les serrures des portes de caves avec deux fiches à gonds et une forte serrure, à quatre livres dix sols.

Les serrures des portes d’aizances à trois livres cinq sols.

Les pattes en plâtre et en bois[24] depuis six jusqu’à huit pouces de long, à deux sols pièce ; et celles depuis quatre jusqu’à six pouces à un sol pièce.

Le cloud de toutes grandeurs à cinq sols la livre.

Le cloud à latte, à quatorze sols le millier.

La broquette[25], à sept sols la livre.

La toise simple de ferrure façonnée suivant le plus ou le moins d’ornemens, à trente, trente cinq, quarante, soixante et soixante dix livres le cent pesant, même jusqu’à cent cinquante livres pour les plus enrichies.

Les contrecœurs[26] de fonte pour les cheminées se payent à un sol la livre.

Les panneaux de fil de leton se payent à huit sols le pied carré, et ceux de fer[27] à six sols et même à cinq et à quatre pour le grand treiliage.

OUVRAGES DE VITRIERS.

Les Vitriers entrepreneurs des Batimens du Roy, entreprennent aussi les ouvrages des particuliers.

M. Pougeois l’un desd. Entrepreneurs qui demeure vieille rue du Temple, fait grand commerce de Verre blanc pour les tableaux et estampes.

Entre les autres Maitres Vitriers qui font de fortes entreprises, sont Messieurs Cornu rue Dauphine, Abraham rue de l’Echarpe, Taboureux place du Collége Mazarini, etc.

Le Verre commun de Lorraine[1] arrive au fauxbourg saint Antoine[2] et au Renard rue saint Denis.

Le prix des ouvrages de Vitrerie[3] est pour

Le Panneau neuf de Verre de France posé en place, le pied carré 6 s.

Le Panneau mis en plomb[4] neuf et posé en place, le pied carré 4 s.

Le Panneau relavé et mis en place, vaut 1 s. 6 d.

Le Pied de patron pour les panneaux 1 s.

Les carreaux de verre blanc d’un pied en carré ou environ[5], valent depuis cette grandeur en dessous 15 sols le pied.

Et au dessus d’un pied en carré 20 à 25 sols le pied.

Le carreau de Verre de France d’un pied en carré colé avec papier[6], vaut 7 sols, et en place 8 sols.

Les Lanternes ordinaires 3 livres la pièce.

Les Lanternes mises en plomb neuf[7] 2 livres.

Les Lanternes netoyées 10 sols.

Les Verges de vitres[8] 1 sol 6 deniers le pied.

Un carreau de verre de quatorze à quinze pouces de haut sur dix à onze pouces de large, vaut 7 sols 6 deniers collé avec papier, et en plomb 8 s. 6 d.

Un carreau relavé et mis en place grand et petit 6 d.

Un carreau de papier fin huilé, grand ou petit un sol, ou neuf deniers suivant sa grandeur.

Calfeutrage de carreaux des croisées, la pièce 6 d.

OUVRAGES ET MARCHANDISES DE MIROITIERS.

Outre la Manufacture des Glaces façon de Venise établie depuis longtemps au fauxbourg saint Antoine[1], on vient d’en établir une autre rue de l’Université allant au Pré aux Clercs, où l’on fabrique des Glaces d’une grandeur si extraordinaire qu’on y en trouve d’environ sept pieds de haut[2].

M. le Duc et ses associez se trouvent ordinairement en leur Bureau au même lieu, où ils font débiter leurs Glaces à un prix fort modeste.

M. Fressoy Marchand Miroitier, tient magasin de Glaces façonnées joignant la manufacture du fauxbourg saint Antoine.

Il y a d’ailleurs un semblable magasin au bout de la rue Dauphine, qui a d’ailleurs une entrée rue Contrescarpe[3].

On trouve des Glaces de Venise chez M. le Tellier et chez plusieurs autres Miroitiers du Pont Notre Dame[4] et encore chez Madame la Roüe rue saint Denis près la fontaine des Innocens, qui vend d’ailleurs des lustres et girandoles de cristal[5].

Le Sieur Lafond rue sainte Marguerite du fauxbourg saint Antoine, met toutes sortes de Glaces au teint pour les Marchands, et racommode pour les particuliers les miroirs et glaces des chambres qui sont gatées[6].

On trouve au Soleil et à la Couronne d’or sur le quay de l’Orloge, des lunettes d’aproches et communes d’Angleterre et de Paris, des microscopes, des visières, et généralement toutes les sortes de verres préparez pour l’optique avec toute la justesse qu’on peut désirer.

Les Glaces du fauxbourg saint Antoine se vendent de quatorze pouces de haut 10 livres, de seize pouces 12 livres, de dix sept pouces 14 livres, de dix neuf pouces 20 livres, de vingt pouces 24 livres, de vingt deux pouces 30 livres, de vingt quatre pouces 33 livres, de vingt sept pouces 55 livres, de vingt huit pouces 60 livres, de vingt neuf pouces 65 livres, de trente pouces 80 livres, de trente six pouces 180 livres, de trente sept pouces 225 livres, de quarante pouces 425 livres.

Les lustres de cristal[7] sont louez[8] et raccommodez par une veuve rue Betizy, près l’Hotel de Beauvais, et par une autre à l’aport de Paris près le Veau qui tètte[9].

Notes in this chapter

Note 1 · T. I, p. 164.Note 2 · Dans l’édit. précéd., p. 31, il est qualifié « epicier grossier », — c’est-à-dire en gros — et nommé seul, comme faisant « gros commerce d’hNote 3 · « Lion, rue Jean de l’Épine, à l’enseigne de la Ville de Tours, tient magasin de fruits secs, d’eaux de vie, et de diverses autres sortes deNote 4 · « Joignant la Chambre des assurances. » Édit. 1691, p. 31. Les assurances, dont la Chambre est indiquée ici, étoient les assurances maritimeNote 5 · Le sucre du raffinage de Rouen, fait avec le produit de nos îles d’Amérique, étoit de ceux qui ne payoient pas de droits de sortie. On en coNote 6 · Ce savon blanc jaspé, fait avec de la soude d’Alicante, passa jusqu’à la fin du dernier siècle pour être le meilleur de tous. En 1655, les fNote 7 · On les faisoit venir des Landes, où ils se fabriquoient au couteau. V. Pomet, Histoire des Drogues, chap. liége. Pomet, historien des drogueNote 8 · Cette manufacture de chandelles étoit tenue, en 1676, par un nommé Orléans, qui, ayant voulu joindre à la vente de ses produits celle de l’hNote 9 · On savoit déjà l’épurer avec une certaine perfection, et l’on obtenoit ainsi des « chandelles de suif, façon de bougies », pour lesquelles uNote 10 · Elle se trouvoit entre la rue Saint-Jacques-la-Boucherie et la rue Planche-Mibray. La famille des Saint-Yon, qui, au XIVe siècle, y tenoit sNote 11 · Il étoit près de la rue de la Saunerie, qui lui devoit son nom.Note 12 · Le quai d’Orsay, aujourd’hui. Quand furent bâtis les hôtels de la rue de Lille, les propriétaires se plaignirent de ces chantiers, qui leur Note 13 · Le Pédant joué, de Cyrano de Bergerac (acte II, scène 4), a rendu célèbres, nous l’avons déjà dit, les cotrets du quai de l’École. « GrangerNote 14 · Le portail de cette maison des Drapiers, d’un beau style dorique, dont Piganiol (t. II, p. 176) regrette qu’on eût trop tôt gâté les sculptuNote 15 · « Depuis les piliers des Halles, dit Sauval (t. I, p. 142), jusqu’à la rue d’Orléans, ce ne sont que gros marchands merciers. »Note 16 · « Monsieur Devins, au grand Louis, rue Saint-Honoré, fournit des draps pour les personnes royales, dont il fait d’ailleurs grand commerce. »Note 17 · Cette enseigne du Grand Turc existoit encore, et pour le même commerce, en 1789, rue Saint-Honoré. Buffault, que la protection de Mad. Du BaNote 18 · Au coin de la rue des Prouvaires. La boutique existe toujours avec sa devanture en boiserie du meilleur style. Le Lion d’argent, qui se voyoNote 19 · « Où sont fournies toutes les étoffes pour les livrées du Roy. » Édit. 1691, p. 63. — Les Brochand étoient très-célèbres dans le commerce deNote 20 · Lisez Thourou. Nous trouvons son nom ainsi écrit dans un arrêt du Conseil d’État, du 11 oct. 1687, servant de règlement entre les drapiers eNote 21 · Il est nommé Adrien Revelois dans l’arrêt que nous venons de citer. Celui qui suit ici, et qui sans doute étoit son associé, y est nommé FraNote 22 · Louis Vassal.Note 23 · Pierre Sauvage l’aîné. Il étoit d’une famille de grande considération dans le commerce parisien. On trouve dans l’épitaphier de Saint-JacqueNote 24 · L’arrêt du Conseil d’État le nomme Ferouillet, mais peut-être — ce qui se rapprocheroit davantage du nom écrit ici — faut-il lire FérouillarNote 25 · Les Cadeau étoient une des plus anciennes familles du commerce de Paris. Il en existe encore, qui connaissent leur origine, et en sont fiersNote 26 · François Mignot et François Scellier. C’est ainsi qu’ils sont nommés dans l’arrêt du Conseil d’État de 1687. Ils étoient associés. Mignot épNote 27 · Un jeton des drapiers, au Cabinet des Médailles, porte son nom à l’exergue, avec la date de 1701.Note 28 · Peut-être faut-il lire Bergeron, comme dans l’arrêt de 1687.Note 29 · Dans l’édition de 1691, chap. XII, du Commerce des habillements, p. 26, il est seul nommé : « les étoffes de la Chine se vendent chez les maNote 30 · Jusqu’au règne d’Henri IV, les crêpes et crêpons nous venoient de Bologne. On en dut la fabrication en France à Sully, dit Laffémas, « à la Note 31 · A la suite, on lit dans l’édit. de 1691, p. 25 : « Au Cheval noir, près la porte de Paris, il y a grand magasin de draperie. » — Les treilliNote 32 · Le milannois Furato avoit, sous Henri IV, importé à Paris, hôtel de la Macque, rue de la Tixeranderie, l’art de faire ces étoffes d’or, ce qNote 33 · « Amplement », édit. de 1691, p. 25.Note 34 · C’étoit le plus en vogue. On se ruinoit surtout chez lui — du moins pour les étoffes — en corbeilles, ou, comme on disoit alors, en « carreaNote 35 · Le taffetas d’Avignon, ou demi-armoisin, étoit le plus mince de tous ; celui de Tours, ou « petit gros de Tours », l’était un peu moins.Note 36 · T. I, p. 269.Note 37 · Il est seul nommé dans l’édit. de 1691, p. 25.Note 38 · Peut-être faut-il lire Boujat ou Bougeat, nom du marchand de dentelles à qui l’on accusoit Richelet d’avoir dédié son Recueil de lettres, veNote 39 · Dans l’édit. précédente, « la rue Betizy » est au nombre de celles où « les points et dentelles se vendent en plusieurs boutiques et magasinNote 40 · Elles étoient les plus en renom. Corneille, dans sa pièce la Galerie du Palais, jouée en 1634, n’a pas oublié les scènes pour la lingère. CeNote 41 · « Et sous les charniers du cimetière des Innocents. » Édit. de 1691, p. 25. Le reste de l’art. est identique. Deux autres le précèdent, qui Note 42 · Dans le curieux pasquil, la Révolte des passements, fait à propos de l’Edit somptuaire du 27 novembre 1660, et que nous avons publié, dans nNote 43 · Ces boutons de soie et d’autres étoffes, qui se substituoient aux boutons d’argent ou d’or, amenèrent une grosse querelle entre les boutonniNote 44 · L’édit. de 1691, p. 25, diffère un peu : « les dentelles et galanz d’or se vendent rue des Bourdonnois et rue Saint-Honoré, entre la place aNote 45 · Il étoit alors dans la rue qui en a gardé le nom de rue de la Monnoie.Note 46 · Ces guipures, qu’il ne faut pas confondre avec celles d’aujourd’hui qui ne sont que d’anciens passements de fil, étoient une sorte de dentelNote 47 · La boutique des trois Croissants étoit la principale de celles des galons d’or et d’argent, « vendus à Petit-Pont », comme on disoit. AuprèsNote 48 · Il le pouvoit d’autant mieux que les ouvriers rubaniers et passementiers, presque tous logés dans le misérable quartier du faubourg Saint-MaNote 49 · Il faut lire Auduroy, nom qui fut longtemps en crédit dans le commerce de Paris et d’Orléans.Note 50 · C’étoit une grande hôtellerie dont il sera reparlé, sur l’emplacement de laquelle a été percé le passage du même nom.Note 51 · Cet et cætera n’est pas pour la forme. Les joailliers et les quincailliers n’étoient pas, en effet, les seuls métiers qui fissent, avec les Note 52 · Liger, dans son Voyageur fidèle, p. 359, donne la même indication.Note 53 · Son article est plus détaillé dans l’édit. de 1691, p. 21 : « les marchandises qui conviennent aux savoyards et colporteurs ambulans, se venNote 54 · « Rue Saint-Denis, à la Rose-Blanche. » Édit. 1691, p. 21. Deux lignes plus loin, il est encore question de lui : « le même M. Marcadé et MeNote 55 · « Les magasins d’éventails sont derrière Saint-Leu et Saint-Gilles, au Grand-Navire, et en différents endroits de la rue Saint-Denis et de lNote 56 · Les éventaillistes faisoient dans le corps des merciers une communauté à part, de même que les tablettiers, avec lesquels ils eurent même, eNote 57 · Nous le retrouverons plus loin au chap. des « Marchandises des gantiers et parfumeurs. »Note 58 · Presque tous étoient du Dauphiné ou de la Savoie. On les y appeloit bizordi, et chez nous bisouart, à cause de leurs habits de grosse étoffeNote 59 · Le peuple prononçoit et prononce encore ainsi le nom de la rue Aubry-le-Boucher.Note 60 · C’est le même que nous avons vu tout-à-l’heure appelé De Vins au chapitre des Étoffes.Note 61 · Le Temple, comme l’enclos de Saint-Jean de Latran, étant lieu de franchise, les magasins où les colporteurs venoient s’y fournir, pouvoient Note 62 · Lisez « de tortue », correction des plus simples, et que Liger, copiste de ce volume, n’a cependant pas faite pour le sien. A la page 360 duNote 63 · Le commerce des miroirs étoit alors le plus en vogue. Le Sicilien, dont nous avons déjà cité la lettre, nous en donne la raison : « les rubaNote 64 · « Rue Saint-Louis, quartier du Palais. » Édit. de 1691, p. 22.Note 65 · L’ancienne échelle patibulaire, marque de la haute justice des Templiers. Elle étoit placée au coin des rues du Temple et des Vieilles-HaudrNote 66 · C’est-à-dire toutes sortes d’objets d’ivoire et de corne sculptés, ou faits au tour : « Dieppe, dit Piganiol, est peut-être le lieu du mondeNote 67 · Aujourd’hui la rue Grenetat, dont le nom n’est peut-être qu’une altération de celui-ci.Note 68 · « Sorte de petit ruban fort étroit », dit en effet Richelet. On en bordoit les galons ou galants : Le beau galant de neige avec sa nompareilNote 69 · Ces joailliers de Saint-Claude, dans le Jura, venoient vendre à Paris les menus objets de buis fabriqués dans leurs montagnes : « les ouvragNote 70 · On appeloit ainsi ces petits ménages d’enfants faits d’étain commun ou de plomb, et aussi quelquefois d’argent. On sait combien la petite FrNote 71 · Elle est seule nommée dans l’édit. précédente, p. 21 : « la veuve Poisson, marchande à la Pierre au Lait, tient magasin de toutes sortes de Note 72 · La renommée des jarretières de Paris étoit encore la même soixante ans après, lorsque Voltaire écrivoit à Madame de Fontaine, le 26 janvier Note 73 · C’est là, en effet, que se vendoient les « aiguilles de Paris », dont Gros René, « avec tant de fanfare », donna un demi-cent à Marinette. CNote 74 · « Les buscs et bois d’éventail curieux. » Édit. de 1691, p. 23.Note 75 · Les buscs, si nécessaires pour les hauts et roides corsages que les femmes portoient alors, se façonnoient en ivoire ou en bois. Mme de VillNote 76 · Les broderies du faubourg Saint-Antoine étoient déjà célèbres en 1660. (Variétés hist. et litt., t. I, p. 240.)Note 77 · « Marceau et Nedrigan, rue Saint-Denis. » Édit. de 1691, p. 23. A la suite, on lit encore : « Il y a aussi un magasin de quincaillerie rue dNote 78 · « Qui font ensemble le gros et le détail. » Édit. de 1691, p. 23.Note 79 · Dans la partie qui s’appeloit plus spécialement quai de la Ferraille, non-seulement à cause de ces quincailliers, mais parce qu’il étoit encNote 80 · Cette rue peu connue alloit de la rue Trousse-Vache à celle des Lombards. Elle devoit son nom à l’enseigne d’un cabaret où M. de Roquelaure Note 81 · « Les sieurs Beaumont, rue Neuve-des-Petits-Champs, et Langlade, rue Platrière, font encore de très-bonnes cartes à jouer. » Édit. de 1691, Note 82 · Avant l’art. de Beaumont et Langlade, on trouve dans l’édit. précédente : « le sieur Ouynel, cartier du Roi, demeure près des Bâtons-Royaux.Note 83 · L’adresse de ces deux derniers est indiquée dans l’édit. de 1691 : « près le Puits-Certain », qui étoit, en effet, situé à peu de distance dNote 84 · C’est ce que nous appelons « cartons de bureau ». La préfecture de police, avant l’incendie de 1871, en possédoit de très-anciens, ceux entrNote 85 · Cet article est différent dans l’édit. de 1691, p. 22 : « les écritoires de corne sont fabriquez par les sieurs Langlois frères, rue BourlabNote 86 · Toutes ces femmes, d’après l’édit. précédente, p. 60, formoient, à ce qu’il paroît, une sorte de Société. Quelques lignes plus loin que leurNote 87 · Plusieurs manuscrits de musique à la Bibliothèque du Conservatoire portent l’adresse de « La Reigle d’or ».Note 88 · On trouve la recette de « cette bonne encre », que le père de Mme Dacier avoit soigneusement transcrite, dans les Mélanges de la Société desNote 89 · Il est célèbre depuis les Précieuses ridicules, scène X, où Mascarille demandant à Madelon : « le ruban est-il bien choisi ? » Madelon lui rNote 90 · Variante de l’édit. précédente : « à la Place-Royale, près la Croix du Tiroir, et aux Quatre-Vents, au bout du pont Notre-Dame, il y a de grNote 91 · On appeloit « bas drapés » ceux dont on épaississoit la laine, en la tirant légèrement avec le chardon à bonnetier.Note 92 · Ségovie. Les meilleures laines pour les draps fins se tirèrent longtemps de cette ville d’Espagne.Note 93 · Le 9 janvier 1683, par arrêt du Conseil d’État, permission avoit été donnée au sieur Corrozet d’établir, au faubourg Saint-Antoine, vingt méNote 94 · Il étoit parent du célèbre peintre, qui n’avoit, du reste, dans sa famille toute parisienne, que des passementiers, des boutonniers, des chaNote 95 · On savoit déjà combien ils étoient en vogue dès le temps de la Fronde, par quelques lettres de Poussin à M. de Chanteloup, qui le chargeoit Note 96 · Leur réputation commençoit. Sous Louis XV, elle s’étoit beaucoup étendue : « les étrangers, dit l’abbé Jaubert, dans son Dict. des Arts et MNote 97 · Ils étoient de peau de chevreau bien choisie, et mieux cousus que ceux de Grenoble et de Paris, « à l’angloise », dit l’abbé Jaubert, car c’Note 98 · On appeloit « cuir de poule » l’épiderme de la peau du chevreau. Il falloit, pour l’enlever, une délicatesse extrême qui ne se trouvoit que Note 99 · La mode de la poudre, comme on voit, ne s’étoit jamais perdue depuis Louis XIII. La plus célèbre, « la poudre à la maréchale », datoit même Note 100 · C’est d’Italie qu’on faisoit venir les plus renommées : « les meilleures savonnettes sont celles de Boulogne (Bologne). » (Richelet, DictionNote 101 · « Ces essences, ajoute Liger (Voyageur fidèle, p. 376), sont bien plus spiritueuses que celles de France, et par conséquent bien plus estiméNote 102 · C’est-à-dire la barrière des Sergents, dont nous avons parlé.Note 103 · Cette eau de Cordoue, qui vient du Portugal, ne donne qu’une médiocre confiance dans le savoir de Blegny, pour peu qu’il fût apothicaire comNote 104 · « Les essences fortes et douces à tabac et à cheveux, les vins de liqueurs, les fromages de Roquefort, les eaux de fleurs d’oranges de CetteNote 105 · C’est de Grasse qu’il en venoit surtout. Antoine Artaud, « marchand parfumeur », en faisoit là un très-grand commerce. On a son adresse gravNote 106 · Lémery a donné aussi, p. 131, la recette de cette eau, dont la gomme odorante, appelée Benjoin, l’iris et les clous de girofle étoient la baNote 107 · C’étoit moins un parfum qu’un remède. On la devoit à la comtesse de Daillon, et la préparation en fut longtemps faite par le médecin DefougeNote 108 · Peut-être faut-il lire Jobert. Il y eut, en effet, un peu plus tard, un parfumeur de ce nom, rue de la Croix-des-Petits-Champs, qui étoit céNote 109 · Nous l’avons dit plus haut, c’étoit le troisième des six.Note 110 · La rue des Fourreurs, étant la prolongation de la rue de la Tabletterie, du côté de la rue de la Ferronnerie, où elle débouchoit au carrefouNote 111 · C’est le même qui, plus bas, est nommé Georges.Note 112 · « On trouve dans ces endroits, dit Liger, p. 379, de très-beaux manchons pour hommes et pour femmes et des plus à la mode… On y vend aussi dNote 113 · En la Cité.Note 114 · L’édit. de 1691, p. 37, contient sur l’article des peaux de Niort, qui sont encore célèbres aujourd’hui, un détail plus clair : « On fabriquNote 115 · « Près la porte de Paris. » Édit. 1691, p. 37. C’est porte Saint-Denis qu’il faut lire. Le Plat d’étain en étoit tout proche.Note 116 · L’édit. précédente ajoutoit : « et de chèvre passée en huile ».Note 117 · Richelet dans son Dictionnaire donne une définition intéressante du « gainier » de son temps : « ouvrier, dit-il, qui fait des gaînes, et quNote 118 · Il étoit de la famille du poëte, une des plus importantes du commerce parisien, et qui avoit même eu quelques-uns des siens dans l’échevinagNote 119 · On prononçoit ainsi Russie. Ces cuirs russes servoient depuis Louis XIII à faire les bottes à la mode. On les imitoit à Paris, mais imparfaiNote 120 · Notre compagnie du Canada ou de la Nouvelle-France en avoit le privilége, mais à la condition expresse de ne les tirer que de nos colonies pNote 121 · « Peaux en poils. » Édit. précédente, p. 37. — L’hermine ne servoit pas seulement aux vêtements des avocats. On en faisoit aussi des pelisseNote 122 · On lit, à la suite, dans l’édit. de 1691 : « Il y a beaucoup de corroyeurs au faubourg Saint-Marcel, aux environs de la rivière des GobelinsNote 123 · Ces perruques, dont la forme fut longtemps en vogue, s’appeloient, à cause de lui, des binettes, ou perruques-binettes, comme dit Salgues daNote 124 · Cette corporation des deux cents barbiers de Paris avoit été créée le 14 décembre 1673, par déclaration royale, en exécution d’un édit du moNote 125 · « Le sieur Pascal, au coin de la rue de Guenegaud, est fort renommé pour les perruques. » Édit. 1691, p. 26.Note 126 · « M. De la Roze, à l’entrée de la rue Saint-André, est renommé pour les perruques abbatiales. » Édit. 1691, p. 63.Note 127 · Ces marchands de cheveux avoient des coupeurs qu’ils envoyoient en Normandie, en Flandre, en Hollande, etc., d’où ils leur rapportoient à laNote 128 · On a lu dans l’Introduction, t. I, p. xli, comment les privilèges, quels qu’ils fussent, se louoient.Note 129 · « On fait des calottes de toile jaune et de serge à mettre sous les perruques, chez un calotier, qui a sa boutique sous la porte de la cour Note 130 · Dans l’édition de 1691, p. 30, il est dit que les verriers de ce bureau étoient seulement ceux « qui font des ouvrages de feugère », c’est-àNote 131 · Dans l’édition de 1691, p. 30, ils ne sont tous trois mentionnés que pour ce dernier article : « Ils tiennent, y est-il dit, magasin de porcNote 132 · C’est-à-dire entourées d’osier.Note 133 · Son article est un peu différent dans l’édition de 1691, p. 30. Après la mention du bureau des verriers, il y est dit : « Ce qu’on ne trouveNote 134 · Ils sont indiqués, dans l’édition de 1691, p. 30, comme « verriers faisant grand négoce de bouteilles de poche à bouchons de verre ». A la sNote 135 · Il étoit de la famille de l’orfèvre Lequin, que nous trouverons à la fin du chap. suivant.Note 136 · L’édition de 1691, p. 30, le place « sur le Quai-Neuf, au Berceau d’or ».Note 137 · On en connoît les principaux ouvriers à cette époque : Trou, le potier, et Chicanneau père et fils. Ils fabriquoient une faïence à émail staNote 138 · Dans l’édition de 1691, p. 30, il n’est mentionné que pour la porcelaine qu’il a « le secret de faire en France ». — Il fabriquoit bien réelNote 139 · Ces faïences de Nevers, qui avoient leurs collectionneurs, comme on le voit par quelques vers de Sénecé dans ses Épigrammes (1717, in-12, p.Note 140 · Bernard Perrot étoit neveu de Castelnau que nous venons de voir à la faïencerie de Nevers. Dès le mois de décembre 1655, il avoit obtenu le Note 141 · Paul de Masselai, et non Massolat. Il avoit été un des concurrents de Perrot, et, n’ayant pu lui faire perdre le privilége de la verrerie d’Note 142 · L’édition de 1691, p. 30, ajoute « au Châtelet ».Note 143 · On trouve dans l’édit. de 1691, au chap. « du Commerce du verre, etc »., p. 30, les indications suivantes qui manquent ici : « le verre blanNote 144 · Il obtint ce privilége, mais ce faillit être au préjudice de Bernard Perrot, dont, comme Masselai, ce La Mothe étoit le concurrent. Ce fut sNote 145 · L’édit. de 1691, au lieu d’Hébert, nomme Duval. Son magasin y est indiqué « au cloître Saint-Thomas du Louvre ».Note 146 · « Au bout de la rue de la Vannerie. » Édit. précéd., p. 22. Le fer blanc ne se fabriquoit en France que depuis Colbert, qui en avoit établi Note 147 · « Aux environs de la rue Mauconseil. » Édit. de 1691, p. 23.Note 148 · « Cet or et cet argent tirés, ajoute Liger, p. 394, s’emploient pour les broderies, les galons et les boutons qui se débitent pour les habitNote 149 · « Planer, c’est unir la besogne à force de petits coups de marteau ». (Richelet, Dictionn.) — A la suite de l’art. sur le sieur Guillouet, oNote 150 · Dans l’édition de 1691, p. 59, il n’est recommandé que pour les rasoirs. Le coutelier « du Trèfle », rue de la Coutellerie, qui ne se retrouNote 151 · Le tiers-point est un outil triangulaire, qui sert surtout aux bourreliers. Louvel, qui l’avoit été, assassina le duc de Berry avec un tiersNote 152 · Dans l’édition de 1691, p. 59, il est mentionné avec son enseigne, pour la même spécialité des lancettes, mais n’est pas nommé.Note 153 · Les couteaux de Langres étoient au moins aussi renommés que ses ciseaux. Les voleurs leur avoient même fait une réputation sinistre : le couNote 154 · Dans l’édition de 1691, p. 59, c’est « le coutelier de l’Antonnoir (sic), rue aux Ours », qui est recommandé pour les canifs.Note 155 · C’est le grand-père du tragédien Le Kain, dont le vrai nom n’étoit ni celui qu’il prenoit, ni celui qu’on lui donne ici. Il s’appeloit Caïn.Note 156 · V. notre Introduction, p. x. — Dans une pièce de la fin du XVIe siècle que M. de Montaiglon a jointe à ses anciennes poésies, t. I : ChambriNote 157 · Le bureau des servantes y étoit si connu, qu’au XIVe siècle on l’appeloit moins rue de la Vannerie que rue des Commanderesses ou des RecommaNote 158 · Quand une servante avoit mérité une punition publique, c’est devant le bureau des Recommanderesses qu’on la lui infligeoit pour l’exemple. ENote 159 · Liger, qui donne aussi ce détail, p. 403, le relève ainsi : « l’on voit qu’on peut, dans l’occasion, se faire suivre à Paris, et se donner lNote 160 · Ces adresses imprimées, et souvent enjolivées de dessins gravés, que se faisoient faire tous les marchands, ont eu leur mention plus haut à Note 161 · Ces filles pénitentes étoient les religieuses de Sainte-Catherine, dont il est parlé dans l’Introduction, p. ix-x. L’Académie des peintres aNote 162 · Ils y étoient tout près de la rue de la Mortellerie — aujourd’hui de l’Hôtel de Ville — où ils habitoient, et habitent encore en grand nombrNote 163 · Fils du savant médecin-numismatiste Rainssant, mort deux ans auparavant.Note 164 · Il a été nommé plus haut, t. I, p. 157, au chapitre des opérations chirurgicales.Note 165 · « M. Arlot, médecin juré du grand Conseil, demeure rue du Four, près la Croix du Tiroir. » Édit. 1691, p. 39. Il a aussi été nommé plus hautNote 166 · Voici le vrai titre du livre de Blegny, qu’il abrège ici et rend ainsi plus clair : la Doctrine des rapports, fondée sur les maximes d’usageNote 167 · Charles d’Hozier, fils de Pierre, qui avoit commencé la célébrité du nom. Il fut, comme lui, juge d’armes de la noblesse de France.Note 168 · Son adresse étoit ainsi donnée l’année précédente, p. 40 : « Monsieur d’Hozier, qui demeure au cloître Saint-Germain-l’Auxerrois, chez MonsiNote 169 · Il a été nommé déjà plus haut.Note 170 · Il a été parlé plus haut d’un de ses livres de première éducation.Note 171 · François Barrême, dont le nom est encore si populaire. Son Livre des Comptes faits, auquel il doit cette popularité, avoit paru pour la premNote 172 · Il donne ainsi son adresse en tête de ses livres : Barrême, arithméticien, demeurant au bout du Pont-Neuf, rue Dauphine, enseigne briefvemenNote 173 · « Il y a plusieurs écrivains déchiffreurs, qui ont leurs bureaux au Palais. » Édit. 1691, p. 41.Note 174 · « M. Caron, rue Saint-Antoine, devant l’hôtel de Beauvais, est renommé pour l’arpentage. » Ibid.Note 175 · Ils avoient été créés au mois de mai 1690, sous le titre d’experts jurés pour les bâtiments, et ne formoient qu’une communauté avec les entrNote 176 · Cette liste est plus complète ici que dans l’édit. précédente, surtout pour les adresses, qui y manquent pour la plupart. L’auteur s’en excuNote 177 · Fils ou neveu de l’un des architectes qui avoient travaillé au Val-de-Grâce. Il avoit lui-même construit aux Petits-Pères la partie des bâtiNote 178 · Reçu de l’Académie d’architecture, en 1699. Nous trouverons plus loin son père Pierre-Nicolas de l’Épine parmi les entrepreneurs.Note 179 · Il avoit fait beaucoup bâtir dans la rue Neuve-des-Petits-Champs, où nous le voyons logé. C’est à lui et à Lulli qu’on en devoit les premièrNote 180 · Il fut au nombre des entrepreneurs de la place Vendôme et il y vint loger. Nous l’y trouvons en 1702.Note 181 · L’Almanach royal de 1702, p. 113, lui donne son vrai nom : Doussot.Note 182 · Il faut lire Convers, comme dans l’Almanach royal.Note 183 · Nous l’avons déjà vu plus haut au chapitre Jardinages, ainsi que Michel Le Bouteux, qui suit.Note 184 · Lisez Poerson, qu’on prononçoit Person. C’est l’assez médiocre peintre Charles-François Poerson, qui fut professeur à l’Académie de peintureNote 185 · Lisez Perrault.Note 186 · « Près l’hôpital Saint-Gervais », ajoute l’Almanach royal de 1702. Nous le trouverons plus bas parmi les trésoriers alternatifs des bâtimentNote 187 · Il eut un fils qui fut reçu de l’Académie d’architecture, en 1721.Note 188 · Il descendoit de Toussaint Serouge, qui avoit été pour une part dans la construction des Tuileries.Note 189 · Il y logeoit, selon l’Almanach royal, à l’enseigne des « petits Carreaux », celle même qui donna son nom à la partie de cette rue comprise eNote 190 · Il étoit grand entrepreneur de maçonnerie. V. plus bas.Note 191 · Premier architecte des bâtiments du Roi, reçu de l’Académie d’architecture, en 1700. Il fut aussi premier ingénieur des ponts-et-chaussées. Note 192 · La maison que Jacques Gabriel habitoit, rue Saint-Antoine, avoit été construite par lui-même, et ornée de sculptures par Le Hongre. On y remNote 193 · « Près la porte Gaillon », ajoute l’Almanach royal.Note 194 · L’Almanach royal l’appelle « Hequan ».Note 195 · Père de celui que nous avons trouvé plus haut, rue de Cléry. Il avoit pris une grande part à l’aplanissement de la butte que longeoit la rueNote 196 · Nous le trouverons plus bas parmi les grands entrepreneurs de charpentes.Note 197 · Il faisoit des grandes entreprises de toitures. V. plus bas.Note 198 · Lisez : Caulle, comme dans l’Almanach royal.Note 199 · Il fut, ainsi que Caulle, qui précède, expert dans l’affaire de Boule et de Crozat, dont nous avons parlé plus haut.Note 200 · Il s’appeloit Barthélemy Autran, « travaillant seul, dit l’État de France, pour les habits du Roy, de Monseigneur le Dauphin et de MessieursNote 201 · Il étoit sans doute des douze tailleurs ordinaires. L’État de France ne le nomme pas.Note 202 · L’État de France le nomme Francisque Sérini.Note 203 · François-Louis Du Puy. Son fils Gabriel avoit sa charge en survivance.Note 204 · L’Écouvette, que ce découpeur de draps avoit pour enseigne, étoit une longue brosse à manche, dont l’apprêteur se servoit, pendant le pressaNote 205 · Il n’y avoit, quai de la Mégisserie, que leur bureau. La confrérie étoit à la Trinité.Note 206 · Cette boucherie, qui devoit son nom à la Halle, dont elle avoit pris la place, et que s’étoient longtemps partagée les tisserands de Paris eNote 207 · La rédaction est un peu différente dans l’édit. de 1691, p. 25 : « Le sieur Fournerat, marchand fripier, sous les piliers des Halles, entretNote 208 · Fournerat eut souvent, pour son genre d’industrie, maille à partir avec les drapiers. Il ne se conformoit pas — car il travailloit autant suNote 209 · C’étoit une communauté, moitié laïque, moitié religieuse, que ne lioit aucun vœu, mais dont quelques pratiques religieuses et surtout le traNote 210 · Ils étoient moins des tailleurs que des Corsetiers : « Ils s’attachent particulièrement, dit M. de Paulmy, à faire les corps et corsets baleNote 211 · Il occupoit ce logement des galeries depuis 1663 ; il y mourut en 1694. L’abbé de Marolles, dans Le Livre des Peintres, etc., édit. G. DupleNote 212 · Le roi, outre L’Hermineau, avoit deux brodeurs ordinaires.Note 213 · « M. Quenain, fameux brodeur, demeure rue d’Enfer, au faubourg Saint-Michel. » Édit. 1691, p. 63.Note 214 · Il faut placer parmi ceux que Blegny ne nomme pas, Moignon, « excellent brodeur », comme l’écrit Duché dans une note de ses Pensées, à la suNote 215 · « Qui découpent les étoffes en perfection. » Id., p. 60.Note 216 · Ces chapeaux étoient une fabrication toute spéciale à la ville de Normandie qui leur avoit donné son nom. Pour les obtenir, on feutroit la lNote 217 · Il ne figure pas dans l’État de France. On n’y trouve nommé que Edme De Jouy, chapelier de Monsieur.Note 218 · Ce sont des veuves de maîtres, qui continuoient, avec la même maîtrise, le commerce de leur mari. Dans la librairie surtout et l’imprimerie Note 219 · Les vieux chapeaux, dont le commerce n’étoit pas moins considérable que celui des neufs, se vendoient tout près de là : « pour la commodité Note 220 · « Il y a un grand magazin de chapeaux rue des Assis (Arcis) ; un autre rue des Boucheries, faubourg Saint-Germain, et un autre rue Saint-DenNote 221 · On y vendoit spécialement « les cuirs à soulier », suivant l’édit. de 1691, p. 37.Note 222 · « Le bureau du sol pour livre pour les vendeurs de cuir. » Édit. 1691, p. 36.Note 223 · « Devant l’hôtel de Montbason. » Id.Note 224 · A quelque distance, se trouvoit un débit de marchandises dont parle la 1re édit., p. 37, et qui n’est mentionné nulle part dans celle-ci : «Note 225 · Ces souliers tout faits se vendoient principalement aux Halles, où il en venoit de toute la France. Le Berry en fournissoit beaucoup, la FlaNote 226 · Dans cet et cætera de Blegny il faut placer le cordonnier Prudent que cite Coulange au premier couplet de son excellente chanson, Les MoinesNote 227 · Il ne faut pas s’étonner de voir un cordonnier à la mode logé dans une rue aussi malpropre que la rue Saint-Séverin ; celui qui chaussoit, aNote 228 · Le louis d’or étoit alors de 12 livres 10 sols, depuis 1689. Il descendit à 12 livres, en avril 1692, puis à 11 livres 10 sols, en 1693. (DaNote 229 · « De très-beaux et bons souliers à la cavalière, qu’il vend un demi-louis d’or. » Édit. de 1691, p. 25-26.Note 230 · Les pantoufles de velours, autrement appelées mules, se vendoient au Palais même. Les hommes s’y fournissoient surtout. (Liger, p. 401.) CesNote 231 · Dans l’édit. précédente, p. 61, on lisoit : « les frères cordonniers demeurent rue des Grands-Augustins. » C’étoit une communauté pareille àNote 232 · Son article est plus étendu dans l’édit. précéd. : « le sieur Goubier, apothicaire-épicier, fait et vend toutes sortes de bijouterie de cireNote 233 · Il étoit de la famille de ces Bastonneau, les gros marchands de soie, dont Guy Patin a parlé (anc. édit., t. II, p. 220). Ils étoient venus Note 234 · Il étoit de service chez le Roi pendant le quartier de janvier.Note 235 · Il servoit pendant le quartier d’octobre.Note 236 · Celui qui, vers le même temps, commença d’être appelé le pavillon Marsan.Note 237 · Les sages-femmes étoient peu nombreuses alors, mais d’autant plus considérées. Plusieurs avaient marqué dans le monde, ainsi la fameuse Mme Note 238 · Philibert Boudin. Son service chez le Roi, avec un aide-apothicaire, le sieur Damaron, étoit celui du trimestre d’avril.Note 239 · Il servoit pendant le quartier de janvier.Note 240 · Son service commençoit en octobre.Note 241 · Son vrai nom étoit de Hoquiquant, comme le donne l’État de France. Il étoit de service pendant le quartier de juillet.Note 242 · Ce Benoît fut, avec plus de perfection, le Curtius du XVIIe siècle. Il faisoit, en effet, avec la cire, des portraits d’une ressemblance inoNote 243 · Il avoit, comme chancelier, le sceau du chapitre de Notre-Dame, et une partie du soin des petites écoles lui revenoit. Il faisoit aussi l’ouNote 244 · Il étoit de la même famille que le M. Chartrain indiqué plus haut, t. I, p. 257, comme excellent maître de géographie, histoire, blason, etcNote 245 · Il étoit du bel usage, selon Richelet, d’écrire et de prononcer truffles. Elles étoient un régal en vogue. Les dames surtout en étoient trèsNote 246 · C’étoit déjà, sur la recommandation des médecins galénistes, qui l’avoient trouvé prescrit par Galien, leur maître, un des remèdes en vogue Note 247 · Blegny oublie qu’il l’a déjà dit plus haut.Note 248 · Il n’avoit été cité plus haut, t. I, p. 211, au chapitre des musiciens que pour son talent sur la guitare, fort semblable du reste au théorbNote 249 · Il étoit de la famille de Colin et Jean, qui ont eu plus haut, t. I, p. 212, leur mention pour la fabrication des instruments.Note 250 · Blegny ne fait encore que répéter à peu près ce qu’il a déjà dit. V. t. I, p. 212-213.Note 251 · Nous verrons un peu plus loin, par les bois dont il faisoit commerce, qu’il étoit tablettier. Ses cannes ne pouvoient donc être d’un grand pNote 252 · V. plus haut, t. I, p. 215, à la suite des maîtres, pour l’art de chanter.Note 253 · C’est le fagotto italien, adopté depuis peu chez nous, où on l’avoit appelé « basson », parce qu’il y servoit surtout de basse dans les concNote 254 · La chapelle Saint-Josse faisoit le coin de la rue Aubry-le-Boucher et de la rue Quincampoix.Note 255 · Les marchands lingers et les marchandes lingères étoient depuis longtemps en nombre dans la rue Aubry-le-Boucher. Bodeau, le riche linger, qNote 256 · Dans l’édit. précéd., elle est nommée avec « le sieur Des Trapières, rue Bétizy, aux Trois-Bourses », p. 62.Note 257 · Pour une saisie faite chez lui, en 1693, v. t. I, p. 244, note 4.Note 258 · Il avoit ce logement des galeries depuis le 30 janvier 1686 : « Isaac Turet, écrit G. Brice, horloger de l’Académie des Sciences, qui a beauNote 259 · Blegny nous surfait beaucoup l’honnêteté de l’écrivain-juré. Il n’étoit rien moins que sûr. Il fut compromis, en 1699, avec les prévaricateuNote 260 · C’est laïettier qu’il faut lire. La « laïette » n’étoit, en effet alors, qu’une de ces sortes de boîtes qu’on faisoit venir de Fleury-la-ForNote 261 · « Sage-femme. » Édit. 1691, p. 26.Note 262 · Le stuc est toujours cuit. C’est du plâtre mêlé de poudre de marbre, qu’une forte cuisson durcit, et permet de polir. On en faisoit alors deNote 263 · V. les notes sur lui et sur Hubin, qui suit, au chapitre du Commerce de Curiositez, t. I, p. 242.Note 264 · Dans la première édit., p. 59, son adresse est donnée « rue de la Huchette, aux Trois-Bources ». A la suite, vient « le Comte, rue du Petit-Note 265 · On appeloit ainsi l’épiderme de peau d’agneau ou de chevreau. Il avoit servi, comme un vélin très-fin, pour écrire ; et nous ne serions pas Note 266 · Les Bara étoient nombreux dans Paris et d’industries différentes. Mme Sand, Histoire de ma vie, t. I, p. 19, en cite un, qui avoit été parraNote 267 · André Dalesme, qui, de simple marchand de tuyaux fumivores, devint membre de l’Académie des Sciences. On voit ici qu’il avoit devancé les inNote 268 · Blegny auroit bien dû nous dire son nom. Nous aurions su ainsi — ce qui ne manquoit pas de curiosité — si c’étoit toujours la femme ChevalieNote 269 · C’est à Paris qu’il s’en fabriquoit le plus. Jusqu’à la fin du dernier siècle, le secret de l’enduit des toiles cirées fut gardé par ceux quNote 270 · « Un particulier commerce de tamis à passer les poudres. » Édit. 1691, p. 64.Note 271 · C’est ainsi qu’on écrivoit encore squelette. L’orthographe d’Ambroise Paré se rapproche toutefois un peu plus de cette dernière forme : « unNote 272 · Il n’y avoit à Paris qu’un hôpital du Saint-Esprit, celui qui occupoit tout le côté gauche des bâtiments qu’envahit ensuite tout entiers sonNote 273 · La Sensitive, mimosa pudica, bien qu’elle eût été importée d’Amérique sous Henri IV, par Robin, avec les autres espèces du genre acacia, n’éNote 274 · On appela presque toujours ainsi, jusqu’au commencement du XVIIIe siècle, comme on le voit par le Journal de Barbier, édit. in-18, t. I, p. Note 275 · Il étoit rare qu’il n’y eût pas dans la cour ou le jardin de chaque hôtel un de ces cadrans peints sur la muraille en bonne exposition.Note 276 · Les fêtes de relevée étoient celles où l’on ne siégeoit pas « de relevée », c’est-à-dire après midi.Note 277 · Voici le vrai titre : Traité des Vapeurs, par M. Lange, 1689, Paris, chez Nyon.Note 278 · La plupart des noms qui suivent ayant figuré au chapitre des Fermiers généraux, t. I, p. 28 et suiv., nous n’y reviendrons pas. Nous dirons Note 279 · Il devint secrétaire du Roi, et il étoit, en 1702, un des plus considérables des Fermes. Il logeoit dans un magnifique hôtel, rue CoquillièrNote 280 · Paul-Étienne Brunet de Rancy, frère des trois autres, que nous avons vus plus haut : Brunet de Chailly, Brunet de Montferrand et Brunet de VNote 281 · Le « gros » étoit le revenu, le produit fixe des impôts, et, par conséquent, le contraire du « casuel ».Note 282 · Droit payé au Roi par les cabaretiers de Paris, pour chaque muid de vin qu’ils vendoient à pot ou à assiette.Note 283 · Droit d’entrée sur le bétail à pied fourchu : moutons, chèvres, etc. L’Estoille (Édit. du Panthéon, t. II, p. 422) a parlé de cet impôt déjàNote 284 · La banlieue.Note 285 · Ce sont les états indiqués dans la série précédente, l’état des pensions notamment.Note 286 · Il a été dit plus haut ce qu’étoit une Élection, et sa juridiction spéciale pour statuer sur les différends survenus à propos des aides et dNote 287 · Ce bureau étoit à l’Hôtel des Fermes, ancien hôtel du chancelier Séguier, dont l’imprimerie Paul Dupont occupe aujourd’hui une partie, entreNote 288 · La direction étoit le bureau spécial des finances pour chaque généralité.Note 289 · Les directions de Guise et de Soissons furent remplacées, peu après, par celle de Saint-Quentin.Note 290 · Melchior de Blair, d’abord simple intéressé dans les fermes. Il étoit arrivé à être fermier général, après deux missions qu’il avoit habilemNote 291 · L’industrie des bandages avoit été la première qu’eût exploitée Blegny. Aussi, ne manque-t-il pas d’y revenir sans cesse. V. plus haut.Note 292 · Il y avoit succédé, avec la même enseigne, à Delaunay, chirurgien herniaire, dont J. Lepaute a gravé l’adresse.Note 293 · Voici le titre du livre de Blegny, donné déjà, d’ailleurs, dans l’Introduction, p. xlv : l’Art de guérir les hernies de toute espèce dans leNote 294 · Il a été parlé de lui plus haut, t. I, p. 128, au chapitre Conférences. L’époque de sa mort, qu’on ne savoit pas, peut être ainsi fixée à laNote 295 · V. t. I, p. 151.Note 296 · Ils étoient, on l’a vu, t. I, p. 108, à l’hôtel de Sens.Note 297 · Cette expression, pour dire faire banqueroute, commençoit à être employée. Dancourt s’en est servi dans les Agioteurs (acte III, sc. VII), oNote 298 · Ici encore, nous trouverons beaucoup de noms déjà rencontrés plus haut, au chapitre des Vérifications et Rapports des Jurez et ailleurs. NouNote 299 · Hardouin Mansard, architecte de Versailles, etc.Note 300 · L’hôtel, qu’il s’y étoit fait bâtir, auprès de celui de Ninon, existe encore en partie.Note 301 · Seroit-ce un arrière-petit-fils de Jean Bullant, architecte des Tuileries et d’Écouen ? Il n’y a rien là d’impossible. Le fils de Bullant, CNote 302 · Robert de Cotte, qui succéda, en 1708, à Hardouin Mansart, son maître, comme premier architecte du Roi. Il existe à la Biblioth. Nat., cabinNote 303 · Le Ms. du commis de Mansart, G. Marinier, sur les travaux de Versailles, sous Louis XIV, et les entrepreneurs qui y furent occupés, le nommeNote 304 · Pierre Bergeron, d’après le même Ms.Note 305 · G. Marinier l’appelle Jean Mallet. Il ne nomme pas les trois autres qui suivent.Note 306 · Antoine Rivet, selon G. Marinier. Il nomme ensuite Louis Rivet, sans doute son frère, dont Blegny pourroit bien avoir altéré le nom, en l’apNote 307 · Son mari, dont elle continuoit le métier, avoit fait bâtir un certain nombre de maisons, rue de Richelieu, entre autres celle qui touchoit àNote 308 · Dans le Ms. de Marinier, il est, comme ici, nommé tout seul. C’est donc cet Étienne Yvon qui eut, sous Louis XIV, l’entreprise générale des Note 309 · Pierre Roger, d’après le même Ms.Note 310 · Il eut, lui aussi, tout seul, l’entreprise de la plomberie de Versailles et des autres palais, suivant G. Marinier, qui l’appelle Jacques LuNote 311 · Guillaume Desauziers.Note 312 · Il étoit cousin du peintre célèbre, mais n’arriva pas à l’Académie. Il travailla pour le Roi, à Versailles, avec le Hongre. Son prénom étoitNote 313 · Pierre Mazelines. G. Marinier ne l’oublie pas parmi les sculpteurs employés à Versailles. Mazelines y travailla, lui aussi, avec le Hongre. Note 314 · Antoine de Dieu, né à Paris en 1653, mort en 1727. Il y avoit une statue de lui à Saint-Germain-des-Prés, chapelle de saint Jérôme.Note 315 · Nous avons dit, t. I, p. 124, ce qu’étoit cette dépendance du Palais-Royal.Note 316 · Il vint de Rome, où il étoit de l’Académie de Saint-Luc, travailla à Versailles avec Nic. Coustou, fut reçu de l’Académie le 29 février 1676Note 317 · Il travailla aux sculptures des Tuileries.Note 318 · C’est rue des Orties-du-Louvre, derrière l’hôtel de Beringhen, qu’il logeoit, et non sur la place même du Carrousel. (Arch. de l’Art françoiNote 319 · Cet Aubry, paveur des bâtiments du Roi, étoit bien probablement de la famille de Léonard Aubry, qui, en 1643, avoit le même titre, et joua, Note 320 · Ici devroit être nommé Villiard, qui eut pendant vingt-six ans l’entreprise du pavage et des aqueducs à Versailles. Ses comptes existent à lNote 321 · De la même famille que ceux que nous avons vus plus haut parmi les experts jurés.Note 322 · Un des fils de Michel Villedot, qui fut un des entrepreneurs de l’aplanissement de la Butte des Moulins, dont une rue a gardé son nom. V. noNote 323 · Pierre Mignard, trop célèbre, pour que nous ayons à dire ici autre chose de lui, que ses noms.Note 324 · Il avoit eu toutes ces charges, à quatre-vingts ans, en mars 1690, après la mort de Le Brun.Note 325 · V. sur cette maison, qu’il occupoit depuis longtemps, et où il mourut le 15 mai 1695, notre Histoire de la Butte des Moulins, p. 114-115.Note 326 · Jean Jouvenet, dont la célébrité nous dispensera aussi de longs détails. Né à Rouen, en 1644, il fut reçu de l’Académie le 27 mars 1675, et Note 327 · Il y mourut. Ce pavillon étoit celui qui touche au quai Malaquais. L’adresse de Jouvenet est donnée ainsi sur l’acte de mort de l’une de sesNote 328 · René-Antoine Houasse, né à Paris en 1644, reçu de l’Académie le 15 avril 1713, mort le 27 mai 1710. Le Brun, dont il fut un des bons élèves,Note 329 · Sa véritable adresse étoit celle-ci : « rue du Coq, au cabinet des tableaux du Roi ». Il étoit garde de cette collection, première idée, au Note 330 · Noël et Antoine Coypel : Noël, le père, né en 1628, reçu de l’Académie en 1663, et mort en 1707 ; et Antoine le fils, né en 1661, académicieNote 331 · Michel Corneille, dont le père, peintre aussi, avoit eu le même prénom. Il fut de l’Académie en 1663, et mourut le 16 août 1708, à soixante-Note 332 · François Verdier, qui fut de l’Académie en 1678, et mourut en 1730, à soixante-dix-neuf ans. Le Brun qui se l’étoit attaché en lui faisant éNote 333 · Il fut de l’Académie, qu’il n’illustra guère, dès 1659, et mourut le 30 juin 1701, à soixante-quinze ans. Séb. Boudon avoit été son maître. Note 334 · Gabriel Blanchard, reçu de l’Académie en 1663, mort en 1704, à soixante-quinze ans. Il travailla pour Trianon, et, avec Lafosse et Vignon, aNote 335 · Nicolas de Plate-Montagne, que, par abréviation, l’on appeloit Montagne, fut de l’Académie en 1663, et mourut en 1706, à soixante-quinze ansNote 336 · Guy-Louis Vernansal, qui fut reçu de l’Académie en 1688, et mourut le 9 avril 1729, à quatre-vingt-trois ans. Il y avoit un tableau de lui àNote 337 · Claude-Guy Hallé, élève de son père Daniel Hallé, mort en 1674. Il fut directeur de l’Académie, et mourut en 1736, à quatre-vingt-cinq ans. Note 338 · Bon Boulogne, reçu à l’Académie le 27 nov. 1677, mort le 16 mai 1717, à soixante-huit ans. Plusieurs de ses tableaux se trouvoient à Notre-DNote 339 · Louis de Boulogne, frère cadet du précédent, et moins connu. Il fut toutefois de l’Académie, et même directeur. On travailla aux Gobelins suNote 340 · Poerson. Nous avons parlé de lui, au chapitre des Experts jurés.Note 341 · Claude-François Vignon, reçu de l’Académie, le 6 décembre 1664, mort le 17 février 1703, à soixante-neuf ans. Il marqua moins que son père, Note 342 · François de Troy, né à Toulouse, en 1645, reçu de l’Académie le 6 octobre 1674, mort le 1er mai 1730. Il fit de beaux portraits, surtout de Note 343 · Hiacynthe Rigaud, le grand portraitiste du grand siècle, et du siècle suivant, car il peignit jusqu’à son dernier jour, et ne mourut qu’en 1Note 344 · L’appartement de Rigaud se trouvoit au coin de la rue des Petits-Champs et de la rue Louis-le-Grand. On y pouvoit voir une belle galerie de Note 345 · Il a été parlé de lui plus haut, t. I, p. 239, au chapitre Commerce de Curiositez.Note 346 · Ces deux Lefebvre sont sans doute les fils de Claude Lefebvre, portraitiste distingué, mort en 1675, et qui, l’un et l’autre, quoique ses élNote 347 · Philippe Vignon, frère de Claude-François nommé plus haut, et son aîné. Il fut reçu de l’Académie le 30 août 1686, et mourut le 7 sept. 1701Note 348 · Joseph Parrocel, de Brignoles en Provence, reçu de l’Académie le 16 nov. 1676, mort à cinquante-six ans, le 1er mars 1704. Il peignit beaucoNote 349 · Jean-Baptiste Martin. Élève de La Hire, il dessina pour Vauban, travailla avec Van-Der-Meulen, et lui succéda comme « peintre des conquêtes Note 350 · Sauveur Le Conte, peintre provençal, qui travailla, comme Martin, avec Van-Der-Meulen. Le Brun l’avoit logé aux Gobelins, où il mourut n’ayaNote 351 · Jean Forest, reçu comme peintre paysagiste, le 26 mai 1674, à l’Académie, et mort le 17 mars 1712, à soixante-seize ans. Il étoit beau-frèreNote 352 · Nicolas-Antoine Hérault. Il avoit étudié à Rome, dans la manière de Guaspre et de Salvator. Il fut de l’Académie en 1670, et mourut en 1718,Note 353 · Hérault y logea jusqu’à sa mort, à l’enseigne « du Buis », faisant face au cheval de bronze.Note 354 · Étienne Allegrain, né à Paris, en 1645, reçu académicien le 4 décembre 1677, et mort le 2 avril 1736, à quatre-vingt-douze ans. Il peignit pNote 355 · Charles Béville, reçu comme paysagiste à l’Académie, le 5 juillet 1681, mourut à soixante-cinq ans, le 2 février 1716.Note 356 · Charles Armand. Il étoit de Bar-le-Duc. Il fut reçu de l’Académie, comme paysagiste, le 13 mai 1672, et mourut à quatre-vingt-cinq ans, le 1Note 357 · Jean-Baptiste Belin de Fontenay, de Caen : « Il avoit, dit d’Argenville, un vrai talent pour peindre les fleurs. » Aussi est-ce comme peintrNote 358 · Claude Huilliot, de Reims, fut reçu à l’Académie, comme peintre-fleuriste, le 7 nov. 1664, et mourut le 6 août 1702, à soixante-dix-sept ansNote 359 · Guillaume Anguier, frère des deux célèbres sculpteurs normands, François et Michel Anguier. Dans l’Éloge qu’il a fait de celui-ci, Guillet dNote 360 · Frère cadet de François Francart, qui avoit été le peintre des décorations de Molière au Petit-Bourbon et au théâtre du Palais-Royal. On le Note 361 · Abraham De Lan, et non Deflan, beau-frère du sculpteur Van-Clève, qu’on trouvera plus bas, p. 101. Jal fait naître De Lan en 1659, et mourirNote 362 · On le connoît par des plans d’une admirable enluminure. De Bure en possédoit un, qu’il avoit fait du bois de Boulogne (V. son Catalogue, p. Note 363 · Sylvain Bonnet, de Romorantin, suivant l’inscription de son portrait gravé, ou de Blois, suivant le Ms. de la Bibliothèque Nat. : Extrait deNote 364 · Jean Petitot, dont le nom nous dispense de tout détail. Au moment même où Blegny le faisait figurer ici, il mouroit à Genève, sa ville natalNote 365 · Il y logeoit en face de l’hôtel Tambonneau, que remplace aujourd’hui, nous l’avons dit plus haut, la rue du Pré-aux-Clercs. G. Brice, après Note 366 · Son art. dans l’édit. de 1691 est au chap. XI, p. 24. Il y figure seul pour son genre de peinture : « Le sieur Lebrun, qui fait de beaux porNote 367 · C’est au chap. XI : du Commerce de Curiositez, qu’il figure, et là, sous son vrai nom et avec son père, dans l’édit. de 1691, p. 24 : « M. VNote 368 · Joseph Vivien, et non Vivier, né à Lyon en 1657. Il fut reçu de l’Académie, comme peintre au pastel, le 30 juillet 1701, et mourut à Bonn, lNote 369 · « M. Girardon, qui demeure aux Galleries du Louvre, où il a un très-curieux cabinet de bronzes et de médailles antiques, est estimé un des pNote 370 · « Messieurs Coisevaux, aux Gobelins, et Des Jardins, faubourg Montmartre, sont encore de très-habiles sculpteurs. » Édit. 1691, p. 113. — AnNote 371 · Louis Le Conte, de Boulogne, près Paris, reçu de l’Académie, le 4 janvier 1676, et mort, encore jeune, le 24 décembre 1694. Il avoit sculptéNote 372 · Thomas Regnaudin, de Moulins, fut reçu de l’Académie, le 7 juillet 1657, et mourut à soixante-dix-neuf ans, le 3 juillet 1706. Il travailla Note 373 · Corneille Van-Clève, né à Paris, en 1644, reçu de l’Académie, le 26 avril 1681, mort à quatre-vingt-sept ans, le 31 décembre 1732. Il y avoiNote 374 · « Et Cotton », édit. de 1691, p. 63. L’Espingola, dont nous avons parlé plus haut, p. 90, s’y trouve nommé « Spingola ». Quant à Cotton, il Note 375 · Pierre Le Gros, de Chartres, reçu de l’Académie le 15 septembre 1663, mort le 17 mai 1714, à quatre-vingt-six ans. Il étoit élève de SarraziNote 376 · Jean-Baptiste Tuby, né à Rome, en 1630, et pour cela surnommé le Romain. Il fut reçu de l’Académie le 7 août 1663, et mourut à soixante-dix Note 377 · Anselme Flamen, de Saint-Omer, reçu de l’Académie en 1681, mort le 15 mai 1717, à soixante-dix ans. Le groupe de Borée et d’Orythie, du jardNote 378 · Pour Mazeline et Jouvenet, voy. plus haut, p. 90.Note 379 · Laurent Magnier — dont le nom se prononçoit Manière — et son fils Philippe. Tous deux furent de l’Académie : le père, en 1664, le fils, en 1Note 380 · Dans l’édit. précédente, p. 63, cet article est plus détaillé : « Entre les sculpteurs qui ont une particulière réputation pour les ornementNote 381 · Il fut de l’Académie d’architecture, en 1698, et son fils, l’année suivante. La rue Neuve-Saint-Honoré, où il logeoit, étoit la partie de laNote 382 · Il a été parlé de lui plus haut, p. 91.Note 383 · Nous l’avons vu figurer plus haut, ainsi que Gabriel, parmi les experts-entrepreneurs.Note 384 · Boullier de Bourges. V. plus haut les experts-bourgeois.Note 385 · C’est le nom que l’on donnoit encore souvent au quai Guénégaud, qui devoit bientôt devenir le quai Conti.Note 386 · Il possédoit dans cette rue de la Butte-Saint-Roch et dans les rues environnantes un certain nombre de maisons qu’il avoit construites lui-mNote 387 · Antoine Le Pautre, qui mourut l’année même où Blegny lui donnoit place dans son Livre commode. Il avoit soixante-dix ans. C’est lui qui avoiNote 388 · Germain Boffrand, de Nantes, né en 1667, du sculpteur Boffrand et d’une nièce du poëte Quinault. Il eut pour maître et ami Hardouin Mansart.Note 389 · Jean Maubois, qui, d’après une lettre qu’il a écrite sur lui-même, en 1699, et qui a été publiée par la Revue des Sociétés savantes (août 18Note 390 · Il y étoit installé depuis 1685. « Il tenoit du Roi, dit-il en effet, dans sa lettre de 1699, un logement proche son palais des Tuileries, iNote 391 · « Je vous diray, écrit encore Maubois, que tous les princes me font l’honneur de me venir veoir travailler. »Note 392 · Maubois eut une fille, d’autres — tels que Hulot dans son livre, l’Art du Tourneur — disent une sœur, qui fut presque aussi habile que lui. Note 393 · Nicolas Bertier. L’Almanach royal de 1702 le loge près de la porte Gaillon, c’est-à-dire à l’endroit environ où se trouve aujourd’hui la fonNote 394 · Ce fut jusqu’à la Révolution le nom de la rue des Moulins, depuis la rue des Petits-Champs jusqu’à la rue Thérèse.Note 395 · C’est encore ainsi que prononcent beaucoup d’artisans, surtout en province. A l’époque même de Blegny, cette prononciation passoit pour viciNote 396 · « Le pavé et la chaux se vendent au port Saint-Paul, près les Celestins. » Édit. 1691, p. 38.Note 397 · Lisez rue de Lappe, nom qui lui venoit du maraîcher Girard Lappe, qui avoit, par là, de grands terrains sous Louis XIII. Dans l’édit. de 169Note 398 · « Les carrières et fours à plâtre sont, pour la plupart, au bas de Montmartre, au bas de Belleville, à Montfaucon. On tire de ces carrières Note 399 · Soixante ans après, ce prix étoit augmenté d’un tiers. Le muid de plâtre se payoit 9 livres. (Journal du Citoyen, 1755, in-8, p. 381.)Note 400 · « Pierre très-dure, dit Félibien, p. 66, blanche et approchant du marbre, c’est pour cela qu’elle reçoit une espèce de poly avec le grès et Note 401 · Il sera parlé, avec plus de détail, au chap. suivant, p. 111, de la pierre d’Arcueil, dont on se servoit alors beaucoup dans les constructioNote 402 · C’est avec la pierre de Saint-Cloud et avec celle de Saint-Non, dont la carrière se trouve au bout du parc de Versailles, que furent faites Note 403 · Blegny oublie les meilleurs : ceux des carrières de Saint-Maur et de Vaugirard. (Félibien, p. 662.)Note 404 · L’aubier est la partie molle qui se trouve entre l’écorce du chêne et son bois.Note 405 · C’est ce qu’on appeloit, au XVe siècle, « tuyau des chambres aisées. » Chron. du roy Louis XI, an. 1479.Note 406 · Félibien, p. 68, énumérant les diverses sortes de pierres « qu’on emploie à Paris », nomme celle d’Arcueil la première. Il en sera reparlé bNote 407 · C’est-à-dire plate, et comme en feuille.Note 408 · Les voûtes en lunettes ou à lunettes sont, selon Furetière, celles qui s’élèvent sur les côtés pour augmenter la hauteur des fenêtres, commeNote 409 · Il ne faut pas s’étonner que le nom de la pierre de Saint-Leu revienne continuellement ici. C’étoit une des plus employées pour les construcNote 410 · Métoyen, pour mitoyen, étoit aussi de la prononciation populaire. Félibien lui-même l’emploie, p. 666.Note 411 · Le mur de parpin, ou parpaing, est formé de pierres qui en traversent l’épaisseur.Note 412 · C’est-à-dire faits de pierres entrelacées, comme des chiffres ou « entrelas ».Note 413 · Celles qui ont une moulure, avec filet, autour du giron.Note 414 · Pour margelle. Encore une mauvaise prononciation des artisans de ce temps-là, et de quelques-uns de celui-ci.Note 415 · C’est-à-dire le treuil où s’enroule la corde du puits.Note 416 · Nous dirions aujourd’hui assises.Note 417 · Partie d’un corps de cheminée qui s’élève au-dessus du toit.Note 418 · C’est-à-dire en plein mortier : « les maçons, lisons-nous dans le curieux Manuel lexique de l’abbé Prévost, t. I, p. 108, disent qu’une courNote 419 · « Les meilleures espèces de pierres de taille, libages et moellons, se tirent des carrières d’Arcueil et de Mont-Rouge. — Il y a d’autres caNote 420 · « La pierre, dit Palissy (édit. Cap, p. 294), que les Parisiens appellent liais. » Buffon (Minéral., t. I, p. 341) en a, comme Félibien citéNote 421 · Les ouvriers prononçoient ainsi, mais le vrai mot est « liais-féraut ». Il résiste au feu, et c’est pour cela qu’on l’employoit, au dernier Note 422 · C’est-à-dire par petits fragments, sans épaisseur.Note 423 · Blegny donne la véritable orthographe, que n’avoit pas adoptée Richelet, et dont on se départit au XVIIIe siècle pour la reprendre de nos joNote 424 · Celui d’Arcueil et celui de Saint-Maur, oubliés ici, passoient pour être les meilleurs, comme on l’a vu plus haut. Celui de Passy étoit le mNote 425 · On sait qu’elle étoit située entre la Seine et l’extrémité orientale de la terrasse des Tuileries. Le port où se déchargeoient les pierres dNote 426 · On les scioit comme le marbre dans les Pyrénées, d’après le procédé récemment inventé par Misson, avec des scies qui tournoient et scioient Note 427 · Lisez margelle.Note 428 · Il en a déjà été parlé plus haut.Note 429 · Antoine Petit et Gaspard Petit. Ils avoient encore, en 1702, leur chantier près la porte Montmartre.Note 430 · Lisez Gilbert.Note 431 · C’est l’espace, formant une espèce de port, qui est au bas du Pont-Marie, du côté du quai des Ormes. Gilbert n’y étoit plus en 1702. Il avoiNote 432 · Blegny, qui ignore son adresse, ne savoit guère mieux son nom. Il s’appeloit Jean Guemier, et demeuroit au bout de la Villeneuve, près de laNote 433 · A Bercy, près d’un cimetière de protestants. C’est aujourd’hui la rue des Charbonniers.Note 434 · Jusqu’à la fin du règne de Louis XIV, ce ne fut qu’un dépôt pour le foin, les fruits, les bois de menuiserie et de charpente. On n’en fit plNote 435 · « A Paris, le bois de charpente se vend au cent de pièces. La pièce doit avoir douze pieds de long et six pouces en quarré : de sorte qu’ellNote 436 · Ce prix, en 1734, c’est-à-dire quarante-trois ans après, avoit presque doublé : « Montant du cent de bois façonné… 612 livres. Prix de 1734.Note 437 · On y fait encore, par la Marne, un grand commerce de bois et planches de sapin.Note 438 · C’est sur ces ports, dont nous avons parlé plus haut, que les experts-jurés devoient, même à l’exclusion des maîtres, visiter les bois à bâtNote 439 · Il s’établit plus tard à l’apport-Paris. Ses noms étoient Pierre Bourgoing.Note 440 · On ne se servoit à Paris que de ces ardoises et de celles de Mézières, qui étoient moins estimées.Note 441 · Au port des Miramionnes. On y débarquoit aussi les tuiles et les briques, comme on verra un peu plus loin. Il en avoit pris le nom de « portNote 442 · Le quai Le Pelletier, comme on l’a vu plus haut.Note 443 · Les tuileries avoient été nombreuses de ce côté, depuis Passy jusque bien au-delà d’Auteuil. Il en est parlé dans un titre de 1233, à proposNote 444 · « Le pureau d’une tuile, dit Félibien, est la partie qui est à découvert et qui n’est pas cachée par les autres. » Des principes de l’ArchitNote 445 · Ou petites cartelles, c’est-à-dire planchettes.Note 446 · Le faubourg Saint-Germain avoit eu ses tuileries, qui se rattachoient à celles du Petit-Vaugirard et de Vaugirard. Il en existe encore un soNote 447 · « En termes de couvreurs et de paveurs, lisons-nous dans le Manuel lexique de l’abbé Prévost, t. II, p. 339, on appelle recherche de pavé, rNote 448 · Ce mot avoit été d’abord du féminin, mais l’usage auquel se conforma l’Académie lui avoit donné enfin le genre qu’il a gardé.Note 449 · On disoit aussi cul-de-sac de Rome. C’étoit une impasse de la rue Frépillon, qui devoit son nom à l’enseigne du « puits de Rome », dont nousNote 450 · Il existe aux Archives Nationales un manuscrit contenant un certain nombre de ces machines de l’Opéra au XVIIe siècle. Elles ont été reproduNote 451 · Ce sont les menuisiers, et non les charpentiers, qui étoient aussi chargés de fournir les estrades et les châssis à tentures pour les grandeNote 452 · V. une des notes précédentes, p. 116.Note 453 · Lisez « à bouvement ». C’étoit une certaine espèce d’assemblage, pour laquelle on employoit le bouvet, sorte de rabot.Note 454 · Même note que la précédente.Note 455 · C’est ce qu’on appela depuis des croisées à guillotines. Le châssis à panneaux de verres étoit immobile et à demeure, tandis que le châssis Note 456 · Richelet, au mot « châssis », nous donne la définition de ce « châssis à papier » : « Clôture de bois qu’on rabotte, et qu’on fait par carreNote 457 · C’est ce que nous appelons « les montants ».Note 458 · « Le parquet, dit Félibien, p. 682, est un assemblage de pièces de bois qui font un compartiment en quarré, ou d’une autre manière, pour serNote 459 · « Le bâti », l’encadrement.Note 460 · Pièces de bois mises de distance en distance sur un plancher, pour servir d’appui au parquet.Note 461 · « L’ais », comme on voit, n’étoit pas la planche, mais la feuille de bois dans laquelle on tailloit la planche.Note 462 · Les cloisons ne se faisoient pas encore avec des briques et du plâtre, mais seulement en bois ; aussi les appeloit-on, selon Félibien, p. 53Note 463 · Par la languette, on assujettissoit « l’ais » dans la rainure.Note 464 · « L’astragale » n’étoit qu’une sorte d’ornement fort simple en forme de « talon », comme l’indiquoit, au reste, son étymologie grecque. Il sNote 465 · « La plinthe » est, comme on sait, la bande de bois qui règne au pied d’un lambris courant.Note 466 · « La cimaise » n’étoit alors qu’une moulure mise au sommet d’une corniche, aussi est-elle ici distinguée du socle que l’on confond aujourd’hNote 467 · C’est ce qu’ils étoient le plus ordinairement, les vrais lambris consistant, pour les appartements sans tapisseries, « en ouvrages de bois, Note 468 · Amincis, polis.Note 469 · « Elégir », dit l’abbé Prévost dans son Manuel-Lexique, « c’est pousser à la main un panneau ou une moulure dans une pièce de bois ».Note 470 · On appeloit ainsi une sorte de tenon d’assemblage.Note 471 · Pour « cadronnées », encadrées, bordées. On disoit aussi : « assemblées à cadre ».Note 472 · On appeloit « porte à placard » la porte pleine et emboîtée du haut en bas, avec tous ses ornements. On la distinguoit de la porte brisée, oNote 473 · En été, suivant la mode italienne, rappelée par Tallemant dans une de ses Historiettes, l’on fermoit alors les hautes cheminées avec des porNote 474 · Le vrai mot est « embrasure », que, du reste, on employoit déjà.Note 475 · V. une des notes précédentes.Note 476 · « C’est, dit Félibien, p. 517, l’ornement qui borde les trois costez des portes, des fenestres et des cheminées. » Le mot ne s’emploie plus Note 477 · On voit par là comment s’attachoient les tapisseries des chambres, non pas clouées aux murs mêmes, mais tendues sur des tringles assez épaisNote 478 · On a plusieurs livres d’art très curieux sur la serrurerie au XVIIe siècle : d’abord La fidelle ouverture de l’art de serrurerie, etc., par Note 479 · Ce « sieur Dunemare » est bien probablement un des premiers gros « feronniers » qui se soient établis dans le quartier Popincourt, où ils seNote 480 · Le « fenton », et non fanton, est une sorte de crampon aplati qui sert dans les tuyaux et les souches de cheminée.Note 481 · « Bandes ou barres de tremie ; ce sont des barres de fer qui servent aux cheminées à porter l’âtre entre la muraille et le chevestre, pièce Note 482 · On appeloit « contre-cœur » la partie de la cheminée où l’on mettoit la plaque, entre les deux jambages en largeur, et l’âtre et le tuyau enNote 483 · Lisez : harpons.Note 484 · Dans un édit de février 1626, le « fer doux », qui ne casse pas facilement, est déjà distingué du « fer aigre », très-facile à casser au conNote 485 · Fer en ferraille, qui carillonne pour peu qu’on le remue.Note 486 · L’usage de suppléer, pour avoir plus de place, aux supports en maçonnerie par des piliers de fer ou de fonte, n’est pas nouveau, comme on voNote 487 · Les « dents de loup » étoient une sorte de gros clous dont on se servoit pour attacher les fortes pièces de bois.Note 488 · On leur donnoit ce nom parce qu’ils servoient à fixer sur le bord des chéneaux « la bavette », sorte de bande de plomb.Note 489 · On étamoit à la poêle, comme on le verra plus loin, verrous, serrures, targettes, etc., pour empêcher la rouille, et pour leur donner une apNote 490 · Pesle ou pêle est l’ancienne forme du mot pêne, dont le radical latin pessulus étoit ainsi mieux indiqué. Elle étoit encore en usage et mêmeNote 491 · Sortes de serrures en usage pour les anciennes portes cochères, dont elles fermoient les deux battants à l’intérieur à l’aide d’une forte baNote 492 · Ces serrures de pacotille ne se faisoient pas à Paris, mais à Eu et dans les environs. Elles y étoient fabriquées par les gens du pays, serrNote 493 · Lisez : loqueteaux. — Ce sont les petits loquets à ressort, qui, mis en mouvement par une corde et en s’agençant dans le mantonnet, servent Note 494 · Sorte de pentures à deux pièces, avec rivures et charnières, dont on se servoit pour les portes et les fenêtres.Note 495 · On écrit plutôt « paumelle » et « queue d’aronde ». La paumelle est, comme on sait, une sorte de penture qui tourne sur un gond, à laquelle Note 496 · Le bourdonnier est la penture à gond renversé, et la crapaudine, au contraire, le fer creusé qui reçoit le gond.Note 497 · On en mettoit alors partout. Félibien, p. 208, nous parle de clous avec « teste en façon de fleur de lys ».Note 498 · Félibien, pl. XXXIV, donne la figure d’une de ces targettes.Note 499 · C’est la petite porte pratiquée dans la grande et qui peut s’ouvrir quand celle-ci reste fermée.Note 500 · V. une des notes précédentes, p. 133, que cette explication de Richelet, au mot fléaux, peut compléter : « barres de fer qui tournent sur unNote 501 · C’est-à-dire qui se scellent dans le plâtre ou se clouent dans le bois.Note 502 · On disoit aussi « clous à broquette », comme nous le voyons dans cet amusant passage d’une lettre écrite d’Uzès, le 11 novembre 1661, par RaNote 503 · V., sur ce mot, une des notes précédentes.Note 504 · Ces « treillis de laiton ou de fil de fer », comme on les appeloit aussi, servoient pour les armoires, et surtout pour les bibliothèques. IlNote 505 · Il se couloit dans les Vosges, où s’étoient réfugiés un certain nombre des gentilshommes verriers qui, par édits royaux, ne dérogeoient pas Note 506 · « Près l’abbaye. » Édit. 1691, p. 39.Note 507 · Les prix en cela, comme en tout, varioient beaucoup, mais plutôt pour augmenter que pour diminuer. C’est ce qui fait dire par Liger, en 1715Note 508 · L’usage des panneaux de plomb, pour les vitres, duroit encore, comme on voit. Celui des châssis de bois commençoit toutefois à se propager dNote 509 · C’étaient les carreaux de vitre les plus grands qu’on fît alors.Note 510 · On n’assujettissoit pas encore les vitres autrement : quelques pointes pour les tenir et une bande de papier collée sur chaque côté suffisoiNote 511 · Les lanternes dont on éclairoit Paris, depuis leur établissement en 1666, étoient ainsi à petits vitrages de plomb, et par conséquent d’une Note 512 · Elles se clouoient par les deux bouts aux châssis de bois, et au milieu elles s’attachoient aux panneaux des vitres avec des liens ou attachNote 513 · Cette manufacture des glaces étoit rue de Reuilly, au coin du faubourg. On ne les y fabriquoit pas. Elles venoient toutes fondues de TourlavNote 514 · Cette manufacture des glaces de la rue de l’Université ne dut pas réussir, quoi qu’en dise Blegny. Nous n’en trouvons trace nulle part. LigeNote 515 · « Les argenteurs et doreurs, qui vendent des chenets, foyers, girandoles, vaisselles et autres ouvrages de fer et de laiton dorés et argentéNote 516 · Les marchands de miroirs étoient, en effet, en grand nombre sur le Pont Notre-Dame. Lorsque Louis XIV vint à Paris, après sa grande maladie Note 517 · « Le sieur Vergne, rue Saint-Denis, près la fontaine Saint-Innocent, tient magasins de lustres et girandoles de cristal. » Édit. 1691, p. 36Note 518 · L’usage de mettre des glaces au-dessus des cheminées commençoit. Il étoit dû à Hardouin Mansard et en portoit le nom. Voy. à la Biblioth. NaNote 519 · « Les chandeliers, lustres et girandoles de cristal. » Édit. précéd., p. 36.Note 520 · Liger, p. 368-369, parle ainsi de ces lustres en location : « On en loue aussi pour servir d’ornement dans les églises, aux fêtes solennelleNote 521 · C’est le fameux cabaret, devenu plus tard restaurant, qui n’a disparu que de nos jours, dans les derniers remaniements et agrandissements de
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