Note 2 — LE LIVRE COMMODE DES ADRESSES DE PARIS pour 1692
Reading edition
« Les sieurs Beaumont, rue Neuve-des-Petits-Champs, et Langlade, rue Platrière, font encore de très-bonnes cartes à jouer. » Édit. de 1691, p. 60. — Sauval, t. I, p. 109, parle de cet Anglade ou Langlade, à propos de la rue du quartier Saint-Roch, à laquelle on croyoit qu’il avoit donné son nom : « Jean Anglade, dit-il, maître cartier à Paris, qui met pour devise sur l’enveloppe de ses cartes :
Jean Anglade je me nomme, Et vous prie de jouer et n’offenser personne. »
Les fabriques de cartes étoient moins importantes à Paris qu’à Rouen, où toute l’Europe et l’Amérique s’en fournissoient. (Archives curieuses, 2e série, t. XII, p. 230.) A la suite de la révocation de l’Édit, les cartiers rouennais, la plupart protestants, ayant émigré, leur industrie baissa beaucoup. (Segraisiana, p. 40-41.) Il resta ceux de Paris, et ceux de Thiers en Auvergne, célèbres depuis plus d’un siècle. Montaigne, en 1588, visita la fabrique de Palmier, qui l’emportoit sur tous les autres. (V. son Voyage, édition in-12, t. II, p. 598.)