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Le livre commode des adresses de Paris pour 1692, tome 2/2

LE LIVRE COMMODE DES ADRESSES DE PARIS pour 1692 (continued 2)

Reading edition

PEINTURES, SCULPTURES ET DORURES POUR LES ORNEMENS ET DÉCORATIONS DES APPARTEMENS, BOUTIQUES, ETC.

Les Jurez en titre d’office des Maitres Peintres, Sculpteurs et Doreurs sont Messieurs Maçon rue du Verbois, Béton près le Palais Royal, Rosé rue des fossez saint Germain et de la Porte à petit Pont[1].

La Chambre où les Maitres Peintres et Sculpteurs font leurs assemblées, est présentement rue de la Verrerie.

Les Peintres et Sculpteurs qui travaillent pour le Roi, donnent aussi quelque fois leur temps pour des ouvrages particuliers lorsqu’ils sont considérables.

Entre les Peintres renommez dans le public pour les Ornemens et Décorations, on estime Messieurs le Moyne le Lorrain aux Galeries du Louvre[2], le Moyne de Paris[3], cul de sac saint Sauveur, etc.

Entre les Peintres renommez pour feindre le marbre, on compte Messieurs Binois près saint Innocent, Valencé rue du Petit Lion, etc.[4]

Entre les fameux Sculpteurs pour les bas reliefs et figures moulées en plâtre, on distingue Messieurs Cassegrain près la porte saint Martin, François[5] rue du Temple, Bertrand[6] rue Michel le Comte, de Caen rue de Grenelle saint Germain, etc.

Entre les Sculpteurs renommez pour les belles bordures[7], on choisit Messieurs le Grand rue des Jeuneurs, Renauda[8] rue du petit Lion, la Lande rue saint Martin, et Vilaine rue neuve saint Mederic qui fait aussi des meubles dorez.

M. des Oziers Doreur qui travaille pour le Roy[9], entreprend aussi pour le public de grands ouvrages.

Les bons tableaux sont netoyez[10] et revernis en perfection par les Sieurs Vilaine à l’adresse cy-dessus, de la Pierre quay des Orfevres, et la veuve Lange rue saint André des Arcs.

Les prix ordinaires du marbre brute et façonné, et des autres ouvrages et fournitures des Peintres, Sculpteurs et Doreurs sont pour,

Le pied cube de marbre noir brute 7 l.

Et pour le Marbre jaspé brute, le pied cube 15 l.

Mais quand un bloc de Marbre est de douze pieds et au dessus, le pied cube se paye depuis 18 jusqu’à 25 livres.

Le pied de parement vaut 2 l.

Le pied de Chambranle en bois d’ornemens simples 3 l.

A Ornemens moyens 4 l.

A ornemens riches 6 l.

Une figure de pierre de saint Leu grande comme nature, vaut 75 liv.

Une pareille figure faite par un habile homme et bien finie vaut au moins 300 l.

Une figure de dix pieds de haut 200 l.

Une pareille figure faite et bien finie par un habile homme 550 livres.

Les Trophées en pierre de saint Leu de six pieds[11] de haut sur huit à neuf pieds de large et isolées valent 150 liv.

Les Vases de même pierre et de cinq pieds de haut 30 liv.

Les chapiteaux, pilastres ioniques de même pierre pour façon seulement travaillez en place bien proprement et de cinq pieds de large 24 liv.

Les chapiteaux, colomnes de même pierre et même ordre, dont le vif[12] engagé d’un tiers dans le mur, valent 50 livres.

Les chapiteaux colomnes isolez de même ordre et pierre 75 l.

Les chapiteaux pilastres, corinthes[13] et composites de cinq pieds de face façonnez en même pierre et en place 60 l.

Les mêmes ornemens bien finis par d’excellens ouvriers 120 l.

Les chapiteaux colomnes, même ordre, pierre et grandeur, dont le vif engagé d’un tiers dans le mur 100 liv.

Et par de bons ouvriers, bien finis 200 liv.

Les chapiteaux colomnes isolez même ordre, pierre et grandeur 150 liv.

Et aux conditions précédentes 260 liv.

Les Consolles[14] simples de 5 pieds de haut aux mêmes conditions, mais bien travaillées 8 livres.

Celles plus chargées d’ornemens, 11 livres plus ou moins à proportion de l’ouvrage.

Les Masques façonnez sur les clefs des portes d’entrées[15] en même Pierre de saint Leu 30 liv.

Mais étant faits par un bon ouvrier et bien finis valent depuis 45 jusqu’à 60 livres et plus.

Il est difficile de mettre les prix justes aux ouvrages de Sculpture et Peinture, particulierement aux Tableaux et Statües ; c’est suivant les Maitres qui y sont employez que le prix doit estre reglé, parce que c’est la beauté qui en regle la valeur ; ainsi les curieux qui voudront avoir du beau de l’un des deux Arts, doivent s’informer des bons Maitres, qui ne laissent rien sortir de leurs mains que de bien fini.

Les bas reliefs de plâtre, placez en cheminées bien finis et de moyenne grandeur valent 8 liv.

Le pied courant d’ornemens en plâtre 2 liv.

Un buste en plâtre grand comme nature 6 liv.

Une figure de ronde bosse, même figure et grandeur pour poser sur un pied d’estail[16] depuis 36 jusqu’à 40 livres.

On trouve un grand assortiment de beaux Moulles chez M. Cassegrain à l’adresse ci devant donnée. La beauté des Moules fait l’excellence des figures sans en augmenter le prix.

L’Or sculpé[17] couvert, vaut le pied carré deux livres cinq sols, l’Or bruni[18] deux livres dix sols, l’Or bruni sculpé trois livres quinze sols, l’Or bretelé[19] trois livres, l’Or repassé uni deux livres, l’Or repassé sculpé deux livres dix sols, l’Or uni à découvert deux livres cinq sols, l’Or sculpé à découvert deux livres quinze sols, la Mosaïque trois livres.

L’impression[20] en huile de jaune de couleur de bois de luth[21] à deux couches, quatre livres quinze sols la travée ayant six toises de superficie qui montent à deux cens seize pieds.

L’impression deux couches de blanc de ceruse avec huile de noix, sept livres la travée.

L’impression à deux couches de jaune et de blanc en détrempe, deux livres cinq sols la travée.

La toise carrée de bois veiné en huile, deux livres dix sols, et en détrempe une livre dix sols.

Les ornemens de cheminées marbrez et jaspez[22] en huile par un bon œuvrier, reduits à la travée, trente six livres, et en ouvrage commun, vingt quatre livres.

Le même ouvrage en détrempe par un bon œuvrier, trente livres, et en commun ouvrage, vingt livres.

Le vermillon et la laque valent trois livres le pied.

Le brun rouge vingt sols la toise.

Le nettoyement et le rechampissage[23], deux livres dix sols la toise.

Le Verny, même prix.

L’Impression pour les berceaux peints en vert de montagne avec une couche de blanc de ceruse, et deux couches de vert sur échallas espacez de six pouces, trente cinq sols la toise[24].

Les Couleurs et les Pinceaux pour la Mignature, se vendent rue d’Arnetal.

Les Couleurs et Pinceaux ordinaires, se vendent aux environs de l’Aport de Paris chez plusieurs Epiciers et Broyeurs[25].

OUVRAGES DE GRAVEURS.

Cet article aurait dû être placé après celuy de l’Orfevrerie, mais ayant été quelque temps égaré à l’Imprimerie, on n’a pû luy donner une meilleure place que celle-ci.

Entre les fameux Graveurs au Burin, sont au quartier de la rue saint Jacques, Messieurs Poilly l’ainé[1], Eudelink[2], Wansculpes[3], Picart[4], Vermeulen[5], Rolet et Poilly le jeune[6], Baudet rue de Harlay[7], etc.

Rue saint Jacques sont encore Messieurs Audran[8] et Simonneau[9] qui gravent très bien à l’Eau forte et au Burin, et encore Messieurs Berey[10] et Roussel[11] qui s’attachent principalement à graver des Lettres[12] qui représentent l’écriture et l’impression, en quoy M. Berey travaille par excellence[13].

Entre les fameux Graveurs de Médailles, sont Messieurs Rottier[14], Chéron[15] et Moland aux galleries du Louvre[16], Bernard[17] près la Magdelaine, Mauger place Dauphine[18], etc.

M. le Clerc aux Goblins[19], qui travaille par excellence à toutes sortes de Gravures, a d’ailleurs le talent de faire des Desseins originaux.

Entre les Graveurs renommez pour la Vaisselle, pour les Sceaux et pour les Cachets, sont Messieurs Thiault galleries neuves du Palais[20] à la Pomme d’or, Chalochet, quay Pelletier, Aury à la Monnoye[21], Verien[22] et Garrier quay des Orfèvres, Mavelot et Langlois Cour neuve du Palais, etc.

M. Bourdon place Dauphine qui est d’ailleurs renommé pour les Cachets, grave aussi pour la Taille douce.

Messieurs Richard et Maurice sur le quay de l’Orloge, ont le talent de graver sur l’Agathe et sur les autres Pierres précieuses[23].

On trouve chez M. Jollain l’ainé Graveur et Marchand Imager rue saint Jacques à la Ville de Cologne[24], les Portraits de la Cour gravez par M. Simon[25], l’Architecture de Vignolle au Burin et diverses Cartes et Estampes curieuses.

M. Landry[26] aussi Graveur et Marchand Imager[27] même rue à l’Image saint François de Sales, vend des Estampes de dévotion de 7 pieds de haut et de divers autres grandeurs extraordinaires, un Scelet[28] humain grand comme nature, et un grand nombre d’autres Estampes curieuses[29].

OUVRAGES DE PLOMBIERS ET DE FONTENIERS[1].

Les Plombiers des batimens du Roy fournissent aussi plusieurs particuliers de considération.

Entre les autres fameux Plombiers, sont Messieurs Desgoutières près la Comedie Françoise, le Roy rue saint Honoré, rue saint Antoine, près la Magdelaine, rue saint Martin, etc.

M. Denis premier Fontenier du Roy, demeure au fauxbourg saint Germain, et Mrs ses fils, l’un du Chateau de Trianon, et l’autre de Versailles, demeurent au même endroit.

Entre les autres Fonteniers fameux qui travaillent pour Sa Majesté et pour le public, sont Messieurs Dorival, Cimetiere saint Jean, et Balo près la Croix du Tiroir.

Les Fondeurs qui travaillent aux Robinets des tuyaux et Regards, sont rue des Assis et rue neuve saint Mederic.

Le Plomb est fort rencheri depuis la déclaration de la guerre avec l’Angleterre[2] ; le plus commun vaut à présent 4 sols la livre mis en œuvre compris la soudure[3].

Le Plomb blanchi, tant pour tuyaux de descentes, que cuvettes, entonnoirs, membrons[4], chesnaux, boursaux, ennusures[5], et enfaistemens, vaut depuis 4 sols et demi jusqu’à 5 sols la livre mis en place compris la soudure[6].

Le Plomb noir aussi y compris la soudure, vaut 18 à 20 livres le cent mis en œuvre.

La Soudure pour les réparations vaut quatorze à quinze sols la livre.

Les vieux Plombs se donnoient ci-devant au Plombier trois livres pour deux d’employées, mais à present cette évaluation seroit trop forte[7] ; mais pour plus de justesse, on peut faire remettre la même quantité en œuvre que l’on a donné au Plombier, et luy payer 36 à 40 livres le millier compris la soudure en œuvre.

OUVRAGES DES PAVEURS.

Les Paveurs des batimens du Roy entreprennent aussi pour le public.

Entre les autres Maîtres Paveurs qui font de grandes entreprises, sont les Sieurs Touchay rue des Noyers, Hierosme rue de la Mortellerie, etc.

Autant en fait la veuve Maçon près la porte saint Antoine.

Le gros Pavé de rue[1] de 7 à 8 pouces en quarré[2] posé sur une forme de sable[3], se paye à 9 livres la toise carrée[4].

Le Pavé de la qualité ci dessus fendu en trois, taillé et posé avec mortier de chaux et sable à 8 livres la toise.

Le Pavé de 5 à 6 pouces, fendu en trois[5], et posé avec mortier 7 livres la toise.

Le même posé avec mortier de chaux et ciment à 10 livres.

Le vieux Pavé posé avec mortier de chaux et de sable à 2 livres la toise.

La pose du même Pavé avec chaux et ciment à 4 livres, et avec chaux et sable à 30 sols, le seul Pavé fourni par l’Entrepreneur.

Le vieux Pavé tendre qui sert à polir les Glaces se trouve dans les Chantiers des Paveurs du Roy et de la Ville[6], ainsi que toutes autres sortes de vieux Pavez.

Le sieur Petit à l’entrée de la rue de Nappe[7] fauxbourg saint Antoine, fait battre du vieux Pavé tendre pour la manufacture des glaces.

POTERIE, CARELAGE, VUIDANGES, NATTES ET FROTAGES DES BATIMENS.

Les Vuidangeurs pour curer les puits et fosses d’aisances, demeurent la plupart au quartier de la porte saint Victor.

Les fouilles, vuidanges et transport des terres des caves et fosses d’aisances se payent depuis 7 jusqu’à 10 livres la toise cube à proportion de l’éloignement du transport.

Les vuidanges de matieres des fosses d’aisances se payent aussi aux Vuidangeurs depuis 30 jusqu’à 40 livres aussi à proportion de l’éloignement du transport.

Les Potiers qui ont de grands ateliers et qui font de grosses entreprises de Carrelage[1], sont les Sieurs du Vivier fauxbourg saint Antoine, Harrivel fauxbourg saint Marcel, etc.

Le prix reglé des ouvrages de Carreleurs est pour chacune toise superficielle du petit Carreau à huit pans 3 livres 5 à 3 livres 10 sols, et pour les grands Carreaux aussi à huit pans 4 livres 10 sols à 5 livres la toise.

Les Potiers vendent aux Entrepreneurs les Pots d’aizances 18 deniers le pouce de diamettre.

Le millier de grands Carreaux à 18 livres le millier, et le millier de petits à 10 livres.

Le Sieur Piton à l’entrée de la rue Briboucher[2] du coté de la rue saint Denis met les planchers en couleur[3] et les entretient de frotage au mois et à l’année.

Il y a encore plusieurs Froteurs de planchers rue sainte Placide près les Incurables, et rue Jean Beausire près la porte saint Antoine.

Les Planchers de parquet et ceux à carreaux mis en couleur, cirez et frotez, se payent à 8 sols la toise carrée.

Les Planchers seulement mis en couleur à cinq sols, et ceux qui sont seulement cirez et frotez à quatre sols.

Les Paillassons[4] de nattes servant à boucher les croisées en hiver se payent à raison de trente sols la toise carrée, et les Paillassons d’été à quatre livres dix sols, lorsqu’ils ne sont garnis de toille que d’un seul côté, à six livres étant doublez dessus et dessous.

La Natte ordinaire se paye à quarante cinq sols la toise carrée.

CARROSSES DE ROUTES[1].

Rue saint Nicaise sont les Carrosses de la suite de la Cour et du Pech saint Germain, qui partent tous les jours et à toutes heures.

Rue Contrescarpe près la rue saint André, chez Mademoiselle Blavet, logent les Carrosses d’Orléans[2] qui vont jusqu’à Die, Chambon et Blois[3], et qui partent tous les jours[4] l’été à cinq heures du matin, et l’hiver à neuf[5].

Au même lieu sont les Carrosses d’Auvergne qui partent le Mercredi et qui passent par Chenerailles, Chasteauneuf, Ligniere, la Chatre, la Bourance, Jarnage, le Busson Feuillentin, Guéret, Chambon, saint Amant, Mont-Luçon, Isset, Neuvy, Rillac, Moriac, Nivdan, Aurillac, etc.

On fait partir du même endroit et le même jour le Carrosse du Berry, passant par Orléans, Gien, Aubigny, Bourges, etc.

Tous les jours celuy de Normandie, passant par Rouen, Diepe, le Hâvre, etc.

Les Mardis celuy de Bourdeaux qui communique avec toute l’Espagne.

Les Mercredis ceux de Chartres, de Chasteaudun, de Vendosme, etc.

Et les Vendredis et Samedis ceux de Maintenon.

Les Carosses de Caen qui étoient ci devant à l’Hôtel de Monbason[6] et qui logent présentement rue du Jour près S. Eustache, partent tous les Dimanches à dix heures du matin.

Au même lieu sont les Carrosses d’Alençon pour le Maine, qui partent le Mercredi, de Séez, d’Argentan et de Falaise, qui partent le Lundi, de Houdan, de Dreux et de Mortagne, qui partent le Samedi, etc.

Rue Bourlabé à l’Ecu dauphin sont les Carrosses de Boulogne, Montreuil, Calais, saint Omer et Dunkerque qui partent le Dimanche.

A l’entrée du quay de la Tournelle est le Bureau des Carrosses de Montargis et de Nemours qui partent les Mardis et les Vendredis.

Rue saint Victor[7] logent les Carrosses qui partent le Dimanche, pour l’Auvergne, et qui passent par le Puy, Mandre, saint Flour, Issoire, Brioude, Saintpoursaint, Gannat, Aigueperche, Riom, Clermont, etc.

Au même lieu sont les Carrosses de Languedoc qui partent le même jour, et qui vont à Montpellier, Nimes, Beaucaire, Milhaud, Lodève, Besiers, Narbonne, Perpignan, etc.

Et encore ceux de Bourbonnois qui partent aussi le même jour, et qui passent par Boni, Briard, Cosne, la Charité, saint Pierre le Moutier, Nevers, Bourbon-les-Bains, Moulins, etc.

Rue Jean Robert est le Bureau des Carrosses d’Allemagne[8] qui partent les Lundis et Vendredis, qui vont à Clermont, Thionville, d’Auvilliers, Arlon, Vuirton, Sarloüis, Vandrevanche, Sarbrike, Hombourgt et autres Villes des trois Evechez, Comté de Chiny et places de la Sarre, et encore à Barleduc, Ligny, Commercy, Thoul, Nancy, Pont-à-Mousson, Lunéville, Sarbourg, Philisbourg, Saverne, Strasbourg, Benfelt, Scelestadt, Colmart, Brissac, Fribourg, etc.

Rue saint Antoine à l’Ours logent les Carrosses de Troyes en Champagne qui part les Mercredis et les Samedis.

Rue de la Verrerie[9] est le Carrosse de Sézanne en Brie qui part les Mercredis et Vendredis.

Au même lieu sont les Carrosses de Châlons en Champagne, Vitry le François, saint Dizier, sainte Menehout, et Joinville qui partent le Mercredi.

A l’Hôtel de Sens[10] près l’Ave Maria, logent les Carrosses de Lyon qui part de deux en deux jours, et qui passent en été par la Bourgogne et en hiver par Nevers, Moulins et Auvergne.

Au même lieu sont les Carrosses de Dijon et Chalons sur Saone qui partent les Jeudis pour passer par la route de Troyes et de Chatillon, et les Lundis pour passer par Melun, Montreau, Sens, sainte Reyne, etc.

Et encore ceux de Chaumont, Langres et Bar sur Aube, qui partent le Dimanche.

Rue de la Tixeranderie[11] à la Maque[12], logent les Carosses d’Amiens, de Clermont en Beauvoisis qui partent les Dimanches, Lundis, Mercredis et Vendredis.

Rue Jean pain molet à la Teste noire, loge le Carrosse d’Abbeville qui part le Mercredi.

Rue saint Martin au Cardinal le Moine, loge le Carrosse de Reims qui part le Vendredi.

Au même lieu sont les Carrosses de Soissons, Laon et Notre Dame de Liesse[13] qui partent le Jeudi.

Rue saint Denis au grand Cerf[14], loge le Carrosse de Bruxelle, qui part les Mercredis et Samedis, et qui passe par Senlis[15], la Ferté, Guise, l’Isle, Tournay, Douay[16], etc.[17]

On trouve rue saint Germain l’Auxerrois des Carosses de renvoi pour Evreux et pour Caën.

MESSAGERIES[1].

Rue Contrescarpe près la rue saint André, chez Mademoiselle Blavet[2], logent les Messagers de Bourdeaux qui partent tous les jours en été à cinq et en hiver à neuf heures du matin.

Au même lieu loge le Messager d’Auvergne qui part les Mercredis et Samedis, et qui vont à saint Amant, Aurillac, Chambon, Chasteauneuf, Chenerailles, Paeillentin, Gueret, Jarnage, Isset, la Broutance, la Charité, le Busson, Leguire, Luçon, Monluçon, Moriac, Neuvy, Modan, Rillac, etc.

Et encore les Messagers du Blaisois et du Maine, qui partent le Samedi et qui vont à Blois, au Chasteau du Loir, à saint Calais, à Laval, etc.

Le Messager de sainte Menehoult[3] qui ne vient que de trois en trois semaines, et celuy de Sezanne en Brie qui ne vient que de dix en dix jours, logent rue saint Antoine à la Trinité.

Même rue à la Bannière de France, logent les Messagers de Rebay, de Tournant, de Bray sur Seine et Dannemarie, etc., qui arrivent le Mercredy et partent le Jeudy.

Les Messagers de Bretagne qui vont à Nantes, à Rennes, à Vannes et dans toutes les autres Villes de cette Province, logent rue de la Harpe à la Rose rouge[4], et partent les Jeudis et Samedis.

Rue Contrescarpe logent les Messagers d’Estampes et d’Orléans, qui partent tous les jours.

Près l’Ave Maria à l’Hôtel de Sens[5], logent les Messagers de Dijon[6], Bourg en Bresse, Baune, Chalons sur Saône, Macon, Auxonne, Salins, Grey, Dôle, Besançon, Montbéliard, Belfort, Pontarlier, Neufchastel, Sens, Joigny, Auxerre, Noyers, saint Florentin, Ancy le Franc, Chably, Ravière, Montbart, Autun, Semeur, Avalon, sainte Reyne, Issoudun, Bar sur Seine, Mussy l’Evêque, la Palisse, saint Geran, Bacaudière, Rouanne, et qui partent presque tous les jours[7].

Rue de la Huchette aux Bœufs, loge le Messager de la Ferté Alais qui part le Lundy.

Celuy de Chatillon sur Inde, loge rue de la Harpe à la Croix de fer[8].

Rue d’Enfer fauxbourg saint Michel[9] loge le Messager de Chatre[10] sous Montléhery, qui part les Lundis, Jeudis et Samedis.

Rue du Four S. Germain, loge le Messager d’Espernon.

Rue saint Victor aux Carosses d’Auvergne, logent les Messagers de Bourbonnois passant par Bonybriart, Cône, la Charité, saint Pierre le Moustier, Bourbon les Bains, Vichy et Moulins, qui part le Samedi.

Au même endroit sont les Messagers du Puy, Mandre, saint Flour, Brioude, Sainpoursain, Gannat, Aigueperche, Riom, Clermont, etc., qui partent aussi le Samedi.

Et encore les Messagers de Languedoc qui vont à Montpellier, Nismes, Beaucaire, Frontignan, etc., qui partent les Dimanches, Mercredis et Samedis.

Rue saint Germain de l’Auxerrois au Gaillard Bois, loge le Messager de l’Aigle qui part le Vendredi.

Même rue à la Rose blanche, loge le Messager de Dreux et Nogent le Roy qui part le Vendredi à midi.

Rue Git le Cœur, loge le Messager de Tours qui part les Dimanches et les Jeudis.

Rue Betizy à l’Image saint Pierre, logent les Messagers de Coutance, Breiza, Perriere, saint Sauveur, Landilin, Marigny et Basse Normandie, qui arrivent le Jeudi au soir et partent le Samedi à midi.

Rue Montorgeuil à l’Image saint Claude loge le Messager de Forge qui part le Vendredi[11].

Même rue logent les Messagers de Diepe et de Gisors qui partent le Mercredi.

Rue Bourtibourg au Comte Robert, loge le Messager de Fontainebleau qui part le Vendredi[12].

Rue d’Arnetal à la Couronne d’or, loge le Messager de Condé qui part le Samedi[13].

Rue de la Mortellerie à la Clef d’argent, loge le Messager de Tonnerre qui part le Lundi, et celuy de Champeau qui part le Samedi[14].

Rue saint Denis au grand Cerf, loge le Messager de Rouen et ceux d’Arras, de Tournay et de l’Isle en Flandres.

Même rue à la Croix blanche, loge le Messager de la Ville d’Eu.

Au bas de la rue de la Harpe à l’Image saint Eustache, logent les Messagers d’Angers[15], de Nantes, de la Flèche, de Beaufort, de Saumur, de Bourgeuil, etc., qui partent les Mercredis et Samedis.

Rue saint Jacques au Lion ferré, logent les Messagers de toutes les Villes de Bretagne qui partent les Mercredis et Samedis.

Rue Serpente logent les Messagers de Carcassonne, Castelnaudary, Castres, Alby, Gaillard, Montauban, Cahors, Rhodez, Villefranche, Perat, Sarlat, Limoges, Brives, Thul, Thoulouse, Userche, Souliac, etc., qui partent le Mardi[16].

Rue Jean Pain molet à la Teste noire, logent les Messagers d’Abbeville.

Au Colombier près saint Martin des Champs, logent les Messagers de Crespy et de Villers Cotterets, qui partent le Vendredi.

Ceux d’Allençon, de Petiviers, de Caen, etc., qui partent le Dimanche et qui logeoient ci-devant à l’Hôtel de Montbason, sont à présent rue du Jour près saint Eustache.

Ceux d’Amiens et de Mondidier logent rue de la Tixeranderie à la Maque[17] et partent les Dimanches, Lundis, Mercredis et Vendredis.

Rue du Cimetière saint André logent les Messagers de Mommirel, de Perigueux et de Rochoir qui n’ont pas de jours reglez, et ceux de Chinon, de Loudun, de Poitiers, de Thouars, de la Rochelle, etc., qui partent le Dimanche[18].

Rue Montorgueil à l’Image saint Christophe, loge le Messager de Beaumont en Picardie qui arrive le Mardi et part le Mercredi.

Rue des Precheurs à la Pomme de pin, loge le Messager de Boine en Gatinois qui arrive le Jeudi et part le Vendredi.

A l’entrée du quay de la Tournelle[19] à la Corne[20], logent les Messagers de Montargis, de Giens et autres lieux circonvoisins.

Rue Jean Robert aux Carrosses d’Allemagne, logent les Messagers de Strasbourg, Fribourg, Scelestat, Colmar, Brissac, etc.

Rue saint Denis au grand Cerf, loge le Messager du Quesnoy.

COCHES PAR TERRE ET PAR EAU[1].

Rue Jean Robert aux Carosses d’Allemagne[2], logent aussi les Coches de Metz, Verdun, Clermont, Thionville, Danvilliers, Arlon, Wirton, Sarloüis, Vandrevanche, Sarbrik, Hambourg, Bik, la petite Pierre, Litemberg, Marsal, et autres Villes des trois Evechez, Comté de Chiny et places de la Sarre, Lorraine haute et basse, Barleduc, Ligny, Commercy, Pont Amousson, Luneville, Sarbourg, Philisbourg, Benfeld, Scelestat, Colmar, Brisac, Fribourg, etc., qui partent les Lundis et Vendredis[3].

Rue saint Antoine à l’Ours, logent les Coches de Troyes en Champagne, qui partent les Mardis et Vendredis.

Celuy d’Amiens qui part de deux en deux jours, rue de la Tixeranderie à la Maque[4].

Celuy de Chalons en Champagne, rue de la Verrerie, qui part les Mardis et Vendredis.

Rue Montorgueil à l’image saint Christophle, loge le Coche de Beaumont qui part le Samedi.

Rue Bourlabé à l’Ecu Dauphin, logent les Coches de Montreuil, Boulogne, Calais, Dunkerque, etc., qui partent le Lundi.

Rue Bourtibourg au Comte Robert, loge le Coche de Lagny qui part les Mardis, Jeudis et Vendredis.

Celuy de Monfort Lamaury rue du Four saint Germain, à l’enseigne de la Ville d’Espernon, qui part les Mercredis et Samedis.

Celuy d’Abbeville qui part le Dimanche, rue Jean Pain Molet.

Rue saint Martin au Cardinal le Moine, logent les Coches de Rheims, qui partent les Lundis et Vendredis et ceux de Soissons, Laon, Notre Dame de Liesse, etc., les Lundis, Jeudis et Samedis.

Rue saint Paul à la ville de Joigny, est le Bureau des Coches par eau d’Auxerre[5], qui partent les Mercredis et Samedis, et qui passent par Corbeil, Melun, Valvin, Montreau, Villeneuve le Roy, Joigny, etc.

Le Bureau des Coches d’eau servant pour la diligence de Lion[6], est à l’Hôtel de Sens près l’Ave Maria.

Le Bureau des Coches par eau de Montreau, Bray et Nogent-sur-Seine, est sur le port saint Paul d’où ils partent le Lundi seulement deux fois le mois.

Le Bureau des Coches par eau de Fontainebleau qui partent les Lundis à l’ordinaire et tous les jours à l’extraordinaire pendant le séjour de la Cour audit lieu, est sur le quay de la Tournelle à la Croix blanche[7].

ROULLIERS ET CHARETTES DE ROUTES.

Rue de la Harpe à la Croix de fer, logent les Charettes pour Laval, Mayenne et Vitré en Bretagne[1].

Celles de Chartres rue Contrescarpe aux Carosses d’Orléans.

Celles de Chevreuse qui partent les Mardis et Vendredis, rue saint Dominique du Fauxbourg saint Michel[2], à l’Ecu d’Orléans.

Celles de Montargis et de Nemours qui partent le Dimanche, rue du quay de la Tournelle.

Celles de Beny-Briard, Cone, la Charité, saint Pierre le Moutier, Nevers, Bourbon les Bains, Vichy, Moulins, etc., qui partent le Mercredi, rue saint Victor aux Carosses d’Auvergne, et encore celles du Puy, Mandre, saint Flour, Issoire, Brioude, saint Poursaint, Gagnac Aigueperche, Riom et Clermont, qui partent le Mercredi. Enfin celles de Montpellier, Nismes, Frontignan, Baucaire, Milhaud, Lodève, Beziers, Narbonne et Perpignan qui partent le Mercredi.

Celles de Gournay qui partent le Vendredi, rue Montorgeuil à l’image saint Christophle.

Celles de Senlis, Compiègne, Noyon, Chaunis, la Fère, Ham, saint Quentin, le Quesnoy, Maubeuge, Roye, Peronne, Cambray, Douay, Valencienne, Tournay, Bapaume, Arras, l’Isle, Rouen, Diepe et le Havre qui partent tous les jours, rue saint Denis au grand Cerf.

Celles de Beaumont-Roger en Normandie qui partent le Mercredi, rue Montmartre à la grosse Tête.

Celles de Dijon, Bourg en Bresse, Nuis, Baune, Chalons sur Saône, Macon, Auxonne, Salins, Grey, Bezançon, Monbelliard, Befort, Pontarlier, Neufchastel, Sens, Joigny, Auxerre, Noyers, saint Florentin, Ancy le Franc, Tonnerre, Chably, Bavière, Mon-bar, Autun, Semeur, Avalon, sainte Reine, Bar sur Seine et Mussy l’Evesque, qui partent tous les jours près l’Ave Maria à la Diligence de Lion.

Les Roüilliers[3] de Troyes et autres Villes de Champagne et de Bourgogne, logent rue de la Verrerie à l’Image Notre Dame[4].

Ceux d’Anvers, de Lorraine et d’Allemagne, rue d’Arnétal au Chariot d’or, qui partent le Mardi et quelquefois le Mercredi.

Ceux de l’Isle, Tournay, Douay, Arras, Maubeuge et Guise en Picardie, même rue au Mouton, qui partent le Jeudi.

Et ceux de Compiègne, Peronne, la Ferre, etc., même rue à la Croix de Lorraine, qui partent le Samedi.

Rue saint Denis aux deux Anges, logent les Charrettes de Montmirel, de la Ferté Gauché et du Bois Commun, qui partent le Vendredi.

AUTRES ADRESSES NOUVELLEMENT RECOUVERTES.

Chez les Sieurs Michallet et d’Houry rue saint Jacques, et chez la veuve Nion à l’adresse qui est à la première page, on trouvera au commencement de cette année 1692, le premier tome d’un livre également utile et curieux, qui aura pour titre les Travaux d’Esculape, ou les Découvertes successives des secrets de l’Art de guerir[1]. Ensuite de quoy on y trouvera régulièrement tous les trois mois un volume nouveau du même livre, pour satisfaire aux ordres du Roy et de Monsieur le premier Medecin de Sa Majesté, en conformité desquels la Société Royale de Medecine a été établie, pour travailler à la recherche et vérification des nouvelles Découvertes qui ont été faites, qui le sont, et qui le seront cy-après dans toutes les parties de la Medecine et dans tous les Arts qui luy sont subordonnez.

M. Rebel attenant au Jeu de paume de la rue Tireboudin[2], dit avoir apporté d’Egypte une Eau qui appaise sur le champ la douleur des Dents, qui se prend par le nez, qui fait larmoyer abondamment, et dont la phiole de quatre prises se vend un louis d’or ; mais la vertu de ce Remede est encore inconnu à l’Auteur.

Le Sieur Do Emailleur[3] rue de Harlay scelle hermétiquement des Vaisseaux chimiques.

Le Sieur le Roy à l’entrée du fauxbourg saint Antoine vis-à-vis le Croissant, peint toutes sortes de Meubles en verni façon de la Chine[4], et travaille d’ailleurs dans les appartemens aux ornemens de Peintures.

Les Suisses qui apportent des Serains de Canarie[5], logent à l’entrée du même faubourg[6].

Le Sieur Quillet Sculteur à la Boule royale, grande rue du même fauxbourg, fait des Bordures de Tableaux pour les Marchands à juste prix.

On vient d’établir une nouvelle Manufacture de Chandelle dans le même fauxbourg, rue de Pincourt, près la barrière[7].

FIN DU LIVRE DES ADRESSES.

Notes in this chapter

Note 1 · On ne parloit jamais autrement pour dire « sur le Petit-Pont », qui, on le sait, étoit alors chargé de maisons, chacune avec sa boutique.Note 2 · G. Brice, dans sa 3e édition (1701), t. I, p. 76, nous le montre aussi parmi les artistes logés aux galeries : « Excellent peintre d’ornemenNote 3 · Jean Le Moyne, qui dans le Ms. de Marinier figure parmi les décorateurs employés à Versailles. L’Académie de peinture, qui l’avoit fait son Note 4 · Blegny devroit parler ici des peintres de l’Académie de Saint-Luc. Liger, p. 313, y supplée : « Il est, dit-il, un autre genre de peintres dNote 5 · Il a été parlé de lui plus haut.Note 6 · Philippe Bertrand, né à Paris en 1664, selon d’Argenville, reçu de l’Académie en 1700, mort en 1724. Le Christ en plomb de la Samaritaine, dNote 7 · Cadres de bois sculpté pour les portraits ou « les glaces de miroir », comme dit Richelet.Note 8 · Lisez Renaudin ou Renaudain. C’étoit un parent de celui qui logeoit aux galeries du Louvre, et dont il a été parlé plus haut, p. 100.Note 9 · Il a déjà été parlé de lui, p. 90. Il logeoit à Versailles.Note 10 · Ce mot sous cette forme n’étoit pas généralement employé. Richelet dans son Dictionnaire écrit : « Netteier, nettoyer. L’un et l’autre se diNote 11 · Ces trophées étoient un des ornements les plus à la mode sur les façades ou sur le bord des toits des palais et des hôtels : « On fait, disoNote 12 · Le vif de la colonne, c’est-à-dire « le fût ».Note 13 · C’est le mot dont se servoient les ouvriers pour dire « corinthien », qui pourtant étoit déjà depuis longtemps en usage. Il se trouve dans MNote 14 · « La console », mot employé dans le Théâtre d’Agriculture d’Olivier de Serre avec le sens de soutien, qui « consolide », se prenoit alors prNote 15 · « Les masques, aux clefs des arcades », comme il est dit dans les livres d’architecture du temps, étoient un des ornements les plus en faveuNote 16 · C’est une des premières formes du mot. Richelet la donne comme étant employée en même temps que celle de « piédestal », et ne dit pas quelleNote 17 · Pour « sculpté », c’est-à-dire appliqué sur des sculptures.Note 18 · C’est-à-dire « éclairci, poli » avec le brunissoir.Note 19 · En croisillons ou en filets.Note 20 · Ce mot, dans le langage des vernisseurs et doreurs, se prenoit pour couche : « Les Chinois, lisons-nous dans le Diction. des arts et métiersNote 21 · C’est-à-dire veiné comme le bois d’un luth, et de la même nuance.Note 22 · Ces imitations du jaspe par la peinture étoient déjà connues du temps d’Henri IV. D’Aubigné, dans son Histoire universelle, t. II, ch. 104, Note 23 · Il consiste à couvrir, avec une infusion de blanc de céruse, les couleurs qui se sont répandues sur le fond d’un ouvrage, pour le rendre ausNote 24 · Il n’y avoit pas de plus piètre besogne pour les peintres de l’Académie de Saint-Luc. Liger en parle ainsi : « D’autres ne sont propres que Note 25 · « Le verre blanc pour les mignatures et autres tableaux se vend chez un vitrier qui demeure rue aux Ours, devant l’image de la Vierge, et chNote 26 · François Poilly, qui fut le maître d’Edelinck : « Jamais, est-il dit dans la Vie de celui-ci, jamais graveur au burin ne fit autant d’élèvesNote 27 · Gérard Edelinck, un des plus fameux graveurs de son temps. Il étoit d’Anvers. L’Académie le reçut le 6 mars 1677 et il mourut à cinquante-huNote 28 · Pierre Van Schuppen, d’Anvers comme Edelinck, fut de l’Académie le 7 août 1666 et mourut le 7 mars 1702, à soixante-quatorze ans.Note 29 · Étienne Picart, dit le Romain, parce qu’il avoit travaillé à Rome avec Carlo Maratta. Il eut pour fils Bernard Picart, plus célèbre que lui.Note 30 · Corneille Vermeulen, d’Anvers ; venu à Paris, où se trouvoit la meilleure école de gravure, il y resta. A sa mort, en 1704, il avoit soixantNote 31 · Frère de Fr. Poilly, nommé tout à l’heure, il fut reçu de l’Académie le 26 juillet 1714 et mourut le 29 avril 1728, à soixante ans.Note 32 · Étienne Baudet, de Blois. Il étoit de l’Académie de peinture depuis 1675. Le roi le logea aux galeries du Louvre, en 1693, et c’est de là quNote 33 · Gérard Audran, le premier et le plus célèbre de la dynastie des Audran. Il étoit de Lyon et mourut à Paris en 1703 à soixante-trois ans. Il Note 34 · Ch. Simonneau, d’Orléans. Né en 1639, étudia chez Coypel, fut de l’Académie en 1710, et mourut en 1728, à quatre-vingts ans. Il grava d’aprèNote 35 · Il avoit, en 1656, donné une contrefaçon du plan de Paris, par Gomboust. Elle porte son nom, comme si c’étoit un plan nouveau. V. sur Cl. BeNote 36 · C’est lui qui grava en 1704 les lettres d’un plan de Paris qui, pour cela, porte son nom.Note 37 · « Le sieur Senault, le plus fameux graveur en lettres, demeure rue de Bussy. » Édit. 1691, p. 112. Louis Senaud, de qui l’on a des cahiers dNote 38 · « Messieurs Sylvestre et Melan, fameux graveurs, demeurent aux galleries du Louvre. » Édit. 1691, p. 63. — Claude Mellan n’auroit pas dû figNote 39 · Joseph Roettier, d’Anvers, graveur en médailles, logé au Louvre en 1679, reçu de l’Académie en 1683, mort en 1707, à soixante-huit ans. Il yNote 40 · Ch. Chéron, de Nancy, reçu de l’Académie en 1676, mort en 1698, à cinquante-cinq ans.Note 41 · Michel Molard, et non Moland, de Dieppe, où il avoit travaillé l’ivoire. Le roi l’avoit logé au Louvre en octobre 1684.Note 42 · Thomas Bernard. Reçu de l’Académie, comme graveur en médailles, le 27 mars 1700, il mourut en 1713, à soixante-trois ans.Note 43 · Jean Mauger, de Dieppe. Le roi le logea au Louvre, après la mort de Ch. Chéron, en 1698. Il y mourut en 1722, à soixante-quatorze ans.Note 44 · Sébastien Le Clerc, de Metz, dont la réputation nous dispense de tous détails. Il étoit graveur ordinaire du cabinet du roi et Colbert l’avoNote 45 · « Place Dauphine. » Édit. de 1691, p. 59.Note 46 · Pierre Aury, qui, depuis 1688, logeoit à la Monnoie comme « graveur en acier du Roi ».Note 47 · « Aux armes de Mademoiselle. » Édit. 1691, p. 59.Note 48 · « Le sieur Certain, au dessus de la porte neuve du Palais, grave en agathe et autres pierres. » Id., p. 63.Note 49 · Fr. Jollain, à qui son fils succéda.Note 50 · Pierre Simon. Ses portraits sont à l’eau-forte.Note 51 · Pierre Landry gravoit et vendoit des portraits au burin.Note 52 · Parmi les imagers, graveurs en taille-douce, Blegny auroit pu citer Boudan, qui grava entre autres histoires populaires toute la suite de ceNote 53 · Squelette. Sur ce mot, v. plus haut, note.Note 54 · « On trouve des estampes de toutes sortes chez le portier de l’Académie des peintres, rue de Richelieu. » Édit. 1691, p. 24. Une singulière Note 55 · Les plombiers et fontainiers ne formoient qu’une seule corporation, et même assez peu nombreuse ; elle ne comptoit au XVIIIe siècle que cinqNote 56 · Il s’agit de la guerre de 1688 qui nous avoit mis sur les bras l’Angleterre et la Hollande. De l’une nous venoit en grande partie ce que nouNote 57 · Dans la 1re édition, p. 48, on trouve un exemple de ce renchérissement du plomb : « Les tuyaux de fontaines soudés en long avec joints et nœNote 58 · « Le membron » étoit une partie du « bourseau », sorte d’ornement d’enfaîtage employé surtout dans les grands bâtiments.Note 59 · Ce mot, dans la 1re édition, p. 48, est écrit « annesures ». Nous ignorons ce que, sous l’une ou l’autre forme, il signifie.Note 60 · Suivant la 1re édition, p. 48, « le cent de plomb » employé pour tous ces objets se payoit « treize livres dix sols ».Note 61 · « Pour six livres de vieux plomb, les plombiers en fournissent trois de neuf posé en place. » Édit. de 1691, p. 48.Note 62 · On l’appeloit aussi : « pavé du grand échantillon ».Note 63 · C’étoit encore la mesure à la fin du XVIIIe siècle. Elle avoit été réglée par la coutume de Paris.Note 64 · « La forme est le lit de sable sur lequel est posé le pavé. » L’abbé Jaubert, Diction. des arts et métiers, t. III, p. 387.Note 65 · « Le sable de rivière se trouve aux environs de l’Ile Louviers. On en tire pour les paveurs entre Pincourt et la Courtille, où l’on trouve dNote 66 · C’est dans l’épaisseur qu’on le fendoit, mais en deux seulement plutôt qu’en trois. Ce « pavé fendu », comme on l’appeloit, servoit pour lesNote 67 · Lister, ch. V, après nous avoir dit qu’on passe les glaces brutes au grès pulvérisé, ajoute : « C’est le même dont est fait le pavé de ParisNote 68 · Lisez de Lappe. V. plus haut, une note.Note 69 · Dans leurs statuts, qui datoient de 1456, et qui avoient été confirmés en 1607 par Henri IV, ils étoient qualifiés « maître potiers de terreNote 70 · Lisez Aubry le Boucher.Note 71 · L’usage, qui commençoit alors, de faire mettre les carreaux en couleur par des barbouilleurs amena pour Hiacynthe Rigaud une amusante aventuNote 72 · Richelet dit dans son Dictionnaire : « Paillasson ou nate à fenêtre. C’est une pièce de nate couverte par dehors d’une grosse toile, qu’on mNote 73 · C’est le nom qu’on leur donnoit pour les distinguer des carrosses ordinaires. On dit aussi plus tard carrosses de voiture. Marivaux, dans MaNote 74 · C’est la même qui avoit aussi l’entreprise des carrosses de Rouen. V. Correspondance des contrôleurs généraux, no 235. Elle s’appeloit Anne Note 75 · Dans l’édition précédente, au chap. XXIV, qui a le même titre que celui-ci, c’est de « Monsieur Blavet » qu’il est parlé, p. 51 ; et au lieuNote 76 · Le messager de la poste partoit aussi tous les jours. C’est ce qu’on appeloit la Malle du Courrier. La nuit du 19 décembre 1700, celle de ToNote 77 · Les « carrosses d’Orléans », qui avoient fourni à La Chapelle, en 1680, le sujet d’une amusante comédie restée longtemps au répertoire du ThNote 78 · Dans l’édit. précédente, p. 52, c’est à cette adresse qu’ils sont indiqués. « L’hôtel des ducs de Montbazon, dit Sauval, t. II, p. 124, est Note 79 · « A l’entrée de la rue Saint-Victor. » Édit. de 1691, p. 52.Note 80 · Pour ce qu’on appeloit l’Allemagne haute, il y avoit un autre carrosse par la voie de Strasbourg, qui partoit de l’Hôtel de Pomponne, rue deNote 81 · « A la Trinité. » Édit. 1691, p. 53.Note 82 · Il en sera parlé un peu plus loin.Note 83 · « Au Heaume. » Édit. 1691, p. 53. Le Heaume servoit d’enseigne à plusieurs hôtelleries. La plus célèbre, qui n’a disparu que dans ces dernieNote 84 · La Maque étoit une grande maison de la rue de la Tixéranderie, près de la Grève. Elle devoit son nom à Thomas Lamaque, qui, en 1527, y avoitNote 85 · Dans un très curieux volume publié en 1647 : Le vray thrésor de l’histoire sainte sur le transport miraculeux de l’image de Notre Dame de LiNote 86 · Vaste auberge, dont la cour faisoit communiquer la rue des Deux-Portes-Saint-Sauveur avec la rue Saint-Denis. Un passage du même nom la rempNote 87 · Senlis avoit son coche particulier. Il fut pillé en 1652, et sept de ses voyageurs tués. (Mém. de Conrart, p. 35.)Note 88 · Un autre carrosse alloit par Péronne, Cambray, Valenciennes, Mons, etc. C’est celui que prit Regnard, se rendant à Bruxelles : « Le premier Note 89 · « On trouve rue Saint Germain de l’Auxerrois des carrosses de renvoi pour Évreux et pour Caen. » Édit. 1691.Note 90 · La différence entre le carrosse et la messagerie étoit que l’un ne prenoit que des voyageurs et leurs hardes, tandis que l’autre voituroit vNote 91 · V. plus haut, p. 161.Note 92 · Il étoit indépendant des messageries de la Champagne, affermées comme celles de la Lorraine par Fr. Précy.Note 93 · Rue de la Harpe, se trouvoit aussi l’hôtel de l’Arbalête, où étoit longtemps descendu le coche d’Angoulême. Balzac se plaint de ce qu’un paqNote 94 · Rue du Figuier. Il devoit son nom aux archevêques de Sens, qui longtemps y étoient descendus, et dont il n’avoit pas cessé d’être la propriéNote 95 · Le carrosse de Lyon y descendoit aussi, ainsi que son messager, qui se chargeoit de toutes les marchandises qu’on lui confioit, affranchies Note 96 · Dans l’édit. de 1691, p. 54, l’Hôtel de Sens n’est pas indiqué comme point de départ de ces messageries. On lit seulement : « Près l’Ave MarNote 97 · Cette auberge, à l’enseigne de la Croix de Fer, rue de la Harpe, tenoit aux ruines du Palais des Thermes.Note 98 · « A la Couronne d’or. » Édit. 1691, p. 54.Note 99 · On sait que c’est aujourd’hui Arpajon. Châtre n’est plus connu sous son premier nom que par un noël très populaire.Note 100 · « Au même endroit logent les messagers d’Oizemont, Honfleur, Pont-eau-de-mer, et Pont-l’Evêque, qui partent le vendredi. » Édit. 1691, p. 54Note 101 · « Rue d’Arnetal, au Mouton couronné, loge le messager de Dan-Marie et de Bray-sur-Seine. » Édit. 1691, p. 14.Note 102 · « Rue Saint-Antoine, à la Bannière, logent les messagers de Languedoc et de Chaumont. » Id., p. 55.Note 103 · « Rue Saint-Denis, au Grand-Cerf, logent les messagers de Soissons, Laon et Notre-Dame de Liesse, qui partent le samedi. » Id., ibid.Note 104 · Par un procès, qui avoit eu lieu trois ans auparavant, on sait ce qu’il en coûtoit de Paris à Angers pour un voyageur et son bagage. En vertNote 105 · C’est à l’Hôtel d’Anjou, rue Serpente, que ces messagers logeoient. D’autres y vinrent un peu plus tard, notamment celui de Château-du-Loir.Note 106 · Nous avons parlé plus haut, p. 164, de cette auberge et de l’origine de son nom.Note 107 · Blegny oublie le messager de « Bonnétable et route », qui logeoit quai des Augustins, à l’enseigne si curieuse de la Reine des Reines.Note 108 · « Rue de la Tournelle, devant la rue de Bièvre. » Édit. de 1691, p. 55.Note 109 · C’étoit une très ancienne auberge, qui, de la rue des Sept-Voies, où Érasme y avoit logé en arrivant à Paris, avoit été transférée tout prèsNote 110 · Comme les messageries et les carrosses de voiture, auxquels ils étoient inférieurs en vitesse, et qui coûtoient plus cher, les coches voiturNote 111 · V. plus haut.Note 112 · Dans la première édition, Blegny n’avoit pas oublié moins que le nom de la rue et celui de l’auberge où tous ces coches descendoient. V. p. Note 113 · V. plus haut.Note 114 · Béranger, qui l’avoit encore pu voir dans son enfance, en a parlé dans une de ses chansons : Six francs et ma layette en poche, Belle nourrNote 115 · C’est-à-dire amenant de la haute et basse Seine les voyageurs pour Lyon. A propos d’un autre coche qui, moitié par terre, moitié par eau, voNote 116 · Ce chapitre, dans l’édition précédente, p. 56-57, diffère de celui-ci par quelques détails que nous n’avons pas cru devoir signaler. S’ils nNote 117 · Ce chapitre commence autrement dans l’édit. précédente, où il est le XXXVIIe, p. 57. On y trouve cet article qui manque ici : « Rue de la HuNote 118 · C’est l’ancienne rue Saint-Dominique-d’Enfer, qui alloit de la rue d’Enfer à la rue Saint-Jacques.Note 119 · Blegny écrit comme on prononçoit, et comme on prononce encore dans quelques provinces. L’orthographe étoit déjà « roulier ». Richelet écrit Note 120 · Cette auberge existoit encore avec la même enseigne et la même destination à la fin du XVIIIe siècle. C’est là que descendit la fameuse Mme Note 121 · C’est encore un livre de Blegny, qui ne pouvoit mieux finir qu’en se faisant une réclame de plus. Il avoit déjà publié, en 1679 et 1680, souNote 122 · C’est aujourd’hui la rue Marie Stuart.Note 123 · Il a déjà été parlé de lui. V. t. I, p. 242.Note 124 · C’est un prédécesseur bien peu connu des Martin, si célèbres vers le milieu du siècle suivant, mais en d’autres quartiers que le faubourg SaNote 125 · « Les Suisses, lisons-nous dans le Diction. de Furetière, apportent beaucoup de serins de leurs pays, du Tyrol et des provinces méridionalesNote 126 · Hervieux dans son Traité des serins de Canaries, 1709, in-12, chap. 23, dit qu’ils y venoient deux fois par an, et qu’ils logeoient dans ce Note 127 · Une note en a parlé plus haut, p. 7.
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