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Le livre commode des adresses de Paris pour 1692, tome 2/2

APPENDICE

Reading edition

LISTE DE MESSIEURS DE L’ACADÉMIE FRANÇOISE[151] en Ianvier 1676[152].

Le Roy, Protecteur.

Messieurs

1635. Henry-Louis Habert, sieur de Montmor, doyen des Maistres des Requestes, rue S. Avoye[153].

Iean Des-Marests, cy-devant Controlleur General de l’Extraordinaire des Guerres, à la Place Royale[154].

1639. François Esprit, advocat en Parlement[155].

1640. Olivier Patrv, advocat en Parlement[156], proche le Puy-l’Hermite[157], faubourg S. Marcel.

1643. Claude Bazin, sieur de Bezons, conseiller d’Estat[158], près les Capucins du Marais[159].

1647. Pierre Corneille, cy-devant Advocat General à la Table de Marbre de Normandie, rue de Clery[160].

1649. François de Mezeray, conseiller du Roy, Historiographe de France[161], rue Mont-Orgueil, vis-à-vis la rüe Beaurepaire[162].

1650. Jean Dovjat, Docteur Regent, et premier Professeur du Roy en Droit Canon, Conseiller et Historiographe de Sa Majesté[163], rue St Iean de Beauvais[164].

1651. François Charpentier[165], rue de la Verrerie[166].

François Tallemant, conseiller du Roy, et Premier Aumosnier de Madame, abbé de Val-Chrestien, et prieur de S. Irenée, rue Sainte-Anne, proche celle de la Sourdière[167].

1652. Armand de Cambout, duc de Coaslin, Pair de France, Lieutenant General pour le Roy en Basse-Bretagne, Mestre de Camp General de la Cavalerie Legere, rue des Deux-Portes, près de la rue Mont-Orgueil[168].

1653. Paul Pellisson Fontanier, conseiller du Roy en ses Conseils, maistre des Requestes ordinaire de son Hostel[169], maison abbatiale de S. Germain des Prez[170].

1654. Paul-Philippes de Chavmont, Evesque de Dax[171].

1656. Charles Cotin, abbé de Mont-Fronchel, chanoine de Bayeux, rüe Simon-le-Franc[172].

1657. César d’Estrées[173], Cardinal Evesque et Duc de Laon, Pair de France, rüe Barbeth[174].

1658. Iean-Iacques Renoüard, sieur de Villayer, Conseiller d’Estat ordinaire[175], rüe Chapon.

1661. Iacques Cassaigne, Docteur en Theologie, Prieur de S. Estienne, rüe d’Orléans[176].

1662. Antoine Fvretiere, abbé de Chalivoy et Prieur de Chuisnes, rüe de Savoye[177].

Iean Regnaud de Segrais[178], rüe de Vaugirard, vers le Calvaire[179].

Michel le Clerc, advocat en Parlement, Place Royale[180].

1663. François de Beauvilliers, duc de Saint-Agnan, Pair de France, Premier Gentilhomme de la Chambre du Roy, Gouverneur du Havre de Grace, chevalier des Ordres de Sa Majesté[181], près de la Grande Escurie[182].

1665. Roger de Rabutin, comte de Bussy, Lieutenant General des Armées du Roy[183].

Iacques Testu, abbé de Belval[184], à la Place Royale[185].

1666. Paul Tallemant, Prieur de S. Albin, rüe de Clery[186].

Claude Boyer[187], rüe de Clery[188].

Iean-Baptiste Colbert, conseiller du Roy en tous ses Conseils, secretaire d’Estat, Grand Tresorier des Ordres du Roy, Controlleur General des Finances, Surintendant et Ordonnateur General des Bastiments du Roy, Arts et Manufactures de France[189], rüe neuve des Petits Champs[190].

1667. Philippes de Courcillon marquis de Dangeav, Gouverneur de Touraine, et Colonel du Regiment d’Infanterie du Roy[191], rüe S. Honoré[192].

1670. François Seraphin Regnier des Marais[193], Prieur commendataire de Grandmont[194], Académicien de la Crusca[195], à l’Hostel de Crequy[196].

Pierre Cureau de la Chambre, Docteur en Theologie[197], Curé de S. Barthelemy[198].

Philippes Qvinavlt, auditeur des Comptes[199], rüe neuve S. Médéric[200].

1671. François de Harlay de Chanvallon, archevesque de Paris, duc et Pair de France, etc.[201].

1672. I. Benigne Bossvet, Evesque de Condom, Precepteur de Monseigneur le Dauphin[202].

Charles Perravlt, Controlleur General des Bastiments du Roy[203], rüe Neuve des bons Enfans[204].

1673. Esprit Flechier, abbé de Severin[205], rüe S. Thomas à l’hostel de Rambouillet[206].

Iean Racine[207], Trésorier de France à Moulins[208], à l’Hostel des Ursins[209].

Iean Gallois, abbé de S. Martin de Cores[210], rüe Vivien[211].

1674. Isaac de Benserade[212], au Palais Royal[213].

Pierre Daniel Hvet, Sous-Precepteur de Monseigneur le Dauphin[214], rüe neuve des Petits Champs[215].

1675. Toussaints Rose, secretaire du Cabinet, à l’Hostel de Fleury, rue des Bourdonnois[216].

Geraud de Cordemoy, lecteur de Monseigneur le Dauphin, rüe Beaubourg[217].

[Chez Pierre Le Petit, imprimeur ordinaire du Roy et de l’Académie, rue Saint Jacques, à la Croix d’or[218].]

LISTE[219] DE L’ACADÉMIE FRANÇOISE.

Le Roy, protecteur. (1705.)

Messieurs

1656. Cesar, cardinal d’Estrées[220], commandeur de l’ordre du St Esprit, doyen de l’Académie françoise[221], à l’abbaye de S. Germain des Prez[222].

1665. Jacques Testu, abbé de Belval, et prieur de St Denys de la Chartre, rue des Lions[223].

1666. Paul Tallemant, intendant des devises et inscriptions des Edifices royaux[224], prieur d’Ambierle et de Saint Albin[225], rue Ste Anne.

1667. Philippe de Courcillon, marquis de Dangeau, gouverneur de Touraine, conseiller d’Estat ordinaire, et grand maistre des Ordres royaux et militaires de Nostre-Dame du Mont Carmel et de St Lazarre de Jérusalem, chevalier des Ordres du Roy, chevalier d’honneur de Madame la duchesse de Bourgogne[226], place Royale[227].

1670. François Séraphin Régnier Desmarets, abbé de Saint Laon de Thouars, prieur de Grand-Mont près Chinon, académicien de la Crusca, et Secrétaire perpétuel de l’Académie françoise. A l’Hostel de Créquy sur le quay Malaquest[228].

1673. Esprit Fléchier[229], Evesque de Nismes[230].

Jean Galloys, ancien abbé de St Martin de Cores[231], rue Fromentelle derrière le Collège Royal[232].

1674. Pierre Daniel Huet[233], ancien Evesque d’Avranches[234], à la Maison professe des Jésuites, rue St Antoine[235].

1678. Pierre Nicolas Colbert, archevesque de Rouen[236], à l’hostel Colbert, rue Neuve des Petits Champs[237].

1679. Louis Verjus, comte de Crécy, conseiller du Roy en ses conseils, rue de Richelieu[238].

1682. Louis de Courcillon de Dangeau[239], abbé de Fontaine Daniel[240], place Royale[241].

1684. Nicolas Boyleau Despréaux[242], cloistre Notre Dame[243].

1685. Thomas Corneille[244], rue St Hyacinthe, près les Jacobins de la rue St Honoré[245].

1686. François Timoléon de Choisy, prieur de St Lo de Rouen[246], au Luxembourg[247].

1688. Jean Testu de Mauroy, abbé de Fontaine Jean et de St Chéron, prieur de Dampmartin, ancien aumosnier ordinaire de Madame, au Palais-Royal[248].

Jean de la Chappelle, conseiller du Roy, receveur général des finances de la Généralité de la Rochelle, rue du Grand Chantier au Marais[249].

1689. François de Callières, seigneur de la Rochechellay et de Gigny, conseiller ordinaire du Roy en ses conseils, secrétaire du Cabinet de Sa Majesté[250], rue de Cléry[251].

Eusèbe Renaudot, prieur de Fossey[252], rue de Richelieu[253].

1691. Bernard de Fontenelle, secrétaire de l’Académie des sciences[254], au Palais-Royal[255].

Estienne Pavillon[256], ci-devant avocat général au parlement de Metz[257], rue de Cléry[258].

1692. Jacques de Tourreil[259], rue des Douze Portes, près la rue St Louis au Marais[260].

1693. François de Salignac de Fenelon, archevesque de Cambray[261].

Jean Paul Bignon, abbé de Saint Quentin[262], conseiller d’Estat ordinaire[263], rue des Bernardins[264].

Simon de la Loubère[265].

1694. Jean François Paul Lefevre de Caumartin, abbé de Nostre Dame de Buzay[266], rue Neuve St Estienne au faubourg St Victor.

1695. Charles Castel de S. Pierre[267], premier Aumosnier de Madame, au Palais-Royal[268].

Jules de Clérambault, abbé de Saint-Taurin, d’Evreux, de Nostre Dame du Lieu-Dieu en Jard, et de St Savin, rue des Bons Enfants, près le palais Royal[269].

André Dacier, garde des livres du Cabinet du Roy, au Louvre[270].

1696. Claude Fleury[271], abbé du Loc-Dieu, sous-précepteur de Messeigneurs les Enfants de France, rue St Louis au Marais[272].

1699. Louis Cousin[273], président en la Cour des Monnoyes[274], rue Guenegaud.

1698. Charles Claude Genest[275], abbé de Saint-Vilmer[276], aumosnier ordinaire de Madame la duchesse d’Orléans[277], cloistre Saint Honoré.

1699. Jean Baptiste Henry du Trousset de Valincour[278], secrétaire général de la Marine et des Commandements de Monseigneur le comte de Toulouze. Cloistre Nostre-Dame[279].

1701. Louis de Sacy, avocat, rue Beaubourg[280].

Nicolas de Malezieu[281], chancelier de Dombes, à l’Arsenal[282].

Jean Galbert Campistron[283], secrétaire général des galères, rue de Grenelle, fauxbourg Saint Germain[284].

1702. Jean François de Chamillart[285], Evesque de Senlis[286], et premier aumosnier de Madame la Duchesse de Bourgogne, rue de Richelieu.

Pierre de Cambout, duc de Coislin, pair de France[287], à l’Hostel de Coislin, rue de Richelieu[288].

1704. Armand Gaston de Rohan, Evesque et prince de Strasbourg[289], à l’Hostel de Soubize au Marais[290].

Melchior de Polignac[291], abbé de Bonport[292], rue St Dominique, fauxbourg St Germain.

Gaspar Abeille, prieur de Nostre Dame de la Mercy[293], près la Porte St Honoré, à l’Hostel de Luxembourg[294].

Jean Baptiste Coignard, imprimeur et libraire ordinaire du Roy, rue St Jacques, près St Yves[295].

LISTE DES AVIS DU BUREAU D’ADRESSE

Pour servir depuis le premier jour de l’an 1670[296].

On continuera à recevoir les avis tous les jours, jusqu’au 12 de ce mois inclusivement, et aux heures ordinaires, pour le Livre suivant, qui se trouvera aux Bureaux, le 16 à midy, jusqu’à la fin du mois.

On enseigne gratis à l’ordinaire les adresses qui sont faites au Bureau.

On ne se mettroit pas en peine de faire des avertissements sur l’utilité du Bureau d’adr. si on n’avoit à faire qu’à ceux qui s’en sont servis : mais comme le débit des Livres a fait remarquer que quantité de gens ne font que commencer à en prendre connoissance, et qu’il les faut aussi instruire des avantages qu’ils en peuvent tirer, il est du moins bon d’apprendre aux derniers venus qu’il n’y a pas une voie au monde plus seure, plus abrégée et plus comode que celle là pour trouver ce qu’on souhaite, pour se défaire de ce qu’on ne veut point garder, et pour sçavoir et faire sçavoir aux autres tout ce qu’il est besoin qu’on sçache[297]. L’exemple de cette Liste fait assez voir comment elle produit cet effet, pour apprendre à chacun comment il s’en pourra servir.

Mais il faut à l’occasion satisfaire icy à la plainte de quelques uns contre ces Listes, prétendans qu’elles ne soient toutes que la même chose, sous prétexte seulement qu’ils ont pu voir en chacune, peut-estre 10 ou 12, ou fort peu plus d’avis repétez de l’une en l’autre[298]. Il suffiroit de répondre en un mot, que quand il y auroit quatre fois autant de répétitions, on ne pourroit encore honnestement plaindre ce peu qu’il en couste pour voir les autres avis nouveaux, dont on donneroit souvent dix ou vingt fois autant pour avoir la connoissance d’un seul. Mais de plus, ils doivent, une fois pour toutes, considérer qu’à peine voit-on jamais trois fois de suite cinq ou six avis de choses à vendre ou demandées, si elles ne sont d’une grande conséquence ; et qu’à l’égard de ceux qui font sçavoir leur demeure et les choses qu’ils débitent, et de ceux qui ont coutume d’afficher, ils doivent nécessairement estre repetez non seulement trois ou quatre fois, mais toujours, puisqu’il y a continuellement des gens nouveaux qui ont besoin de les connoistre. Et ainsi ce petit nombre d’avis renouvellez, outre qu’il n’est pas considérable à proportion des nouveaux, pour faire qu’on songe à espergner 15 deniers pour les voir[299], est même une chose nécessaire à tout le monde, pour trouver toujours à point nommé de certaines gens et de certaines choses dont on peut avoir affaire.

Immeubles à louer, vendre ou échanger.

9. Maison à porte cochère à louer présentement, rue des Poitevins, près St. André des Arts, ayant court, remise, escurie à 4 chevaux, 3 estages par le devant de chacun 4 pièces de plain pied, et un petit corps de logis à 2 étages sur le derrière, le tout pour 900 livr. Adresse chez M. le Président de Mesgrigny, dans la mesme rue[300].

10. Petite maison à louer presentement 60 escus, ayant cuisine sous terre, cave, chambre et anti-chambre à cheminée de plain-pied, 3 ou 4 cabinets, et une grande terrasse. Adr. et rue comme au précédent.

11. La maison blanche proche la maison rouge[301] à louer présentement à Chaliot, ayant 2 grands corps de logis, quantité de grandes chambres, jardin et court, où il y a savonnerie, et des caves dans les carrières[302]. Adr. chez M. La Mouche, rue de Betisi, à la ville d’Arras.

26. Grand Hostel à louer pour Pasques, ayant 2 corps de logis, grande court, basse court, qui sont dans la rue des Maquignons[303], 5 ou 6 remises, 2 escuries pour 30 chevaux, le tout pour 2,700 l. Adr. chez M. le Procureur général de la Chambre des Comptes, rue de Richelieu.

27. Grand Hostel à louer ou à vendre présentement propre pour un grand Seigneur, ou pour un grand Bureau ou un grand Magasin ; il y a basse court et des escuries pour 50 chevaux. Adr. audit lieu r. Betisi, proche la rue S. Germain[304].

33. Maison à porte cochère à louer ou à vendre presentement, r. du Brac[305], attenant à l’Eglise de la Mercy, ayant escurie, remises et autres appartenances. Adr. chez M. le marquis d’Espinay[306], rue de Richelieu.

34. Grande maison à louer pour Pasques, rue Neufve Montmartre[307]. Deux corps de logis, un grand et un petit, chacun à trois estages, offices, caves, trois remises, deux escuries pour quinze chevaux, une court à tourner un carrosse à six chevaux, et un grand jardin au bout, le tout de 1,000 livr. Adr. à madame Balduc Orphevresse, rue Bourg Labbé, à la ville de Sedan.

78. Grande maison à louer presentement, ayant 2 corps de logis separez avec leurs courts de mesme, l’un à porte cochère pour 1,000 l. et l’autre à petite porte pour 550 l. dans le cul de sac de la r. S. Denis, proche la r. aux Ours[308]. Adr. à mad. Ferrand aud. lieu.

43. Une chambre à louer presentement, r. S. Honoré, dans la court du Charroy[309], propre pour un homme et son valet, qu’on pourra aussi prendre en pension au mesme estage. Adr. à mad. de S. Robert, r. S. Honoré, chez M. Du Pont, proche les Jacobins.

86. Maison à louer présentement, r. Geoffroy Lasnier, louée 1,700 l. Adr. à M. de la Barre, dans l’Isle Nostre Dame, sur le Quay Daufin[310].

99. Grande maison à louer pour Noël, au Marais, r. neuve S. Claude, ayant 2 grandes courts, 3 remises, écuries à 12 chevaux, 3 étages chacun de 5 feux, de plein pied avec un appartement dégagé sur le derrière ; le tout fort propre pour 800 l. Adr. chez M. de La Tour, conseiller au Chastellet, rue des Mauvais Garçons près le cimetière S. Jean.

104. L’Hostel de la Bistrade[311] à louer pour Pasques, rue Pavée, près l’hostel de Bourgogne[312], pour 2,200 l. à 2 appartements aisez à séparer, escurie à 12 chevaux, 4 remises et un jardin. Adr. chez M. Bachelier rue Mauconseil.

1. Maison à vendre, près le Pont aux Biches[313], au bout de la rue de la Croix, tenant au Rempart[314], à l’image de S. Charles Borromée, où il y a 2 grands corps de logis devant et derrière, des courts au milieu et une place à costé. Adr. à M. Baudry, notaire, rue des Arcis, proche S. Jacques de la Boucherie.

15. Une belle maison à vendre à Ruël pour 25,000 l. ayant 2 corps de logis, grande escurie, grand jardin, un beau jet d’eau, terres labourables, prez et vignes. Adr. chez M. Bonnelle, rue Plastrière.

17. Une grande maison à vendre à trois corps de logis, deux boutiques, quatorze à quinze feux, quatre escuries pour trente chevaux, deux jardins, trois caves, et une carrière[315], pour 20,000 livres, rue Mouftar au faubourg S. Marcel, près S. Medard[316]. Adr. à mademoiselle Privat, au mesme logis.

19. Une maison neufve r. du Colombier[317], de 1,200 l. de loyer bastie de pierres de taille, sur rue, et décretée[318] sur celuy qui la voudra pour 29 l. ou bien le vendeur se chargera de payer les lots et ventes[319], en luy donnant pour le tout 30,000 l.

20. LXXVI arpents et demy de terre à vendre à 100 escus l’arpent, au village d’Ognes à 10 lieues de Paris, à 3 de Dampmartin[320], sans aucun bastiment ; les dites terres louées 918 l. à raison de 12 l. l’arpent. Adr. au Bur.

21. Maison à porte cochere à vendre au Bourg-la-Reine, à 2 lieues de Paris : ayant grange, écurie, volière à pigeons, jardin, 4 arpens et demy de sain foin, un arpent et demy de vignes et 7 de terres labourables, affermées 4,000 l. Adr. au dit lieu, à l’Image S. Jean, à la veuve de Fourcy, ou à Barbier, ou dans la r. de Gèvre, à M. Trie, au Jésus.

28. Deux charges de commissaire des guerres avec 2 conduites[321] à vendre ou à changer pour des rentes, maisons, ou autres objets. Adr. à M. De Henaut, notaire rue S. Antoine au coin de S. Paul.

29. Deux maisons au quartier S. Benoist sur le devant, et une grande sur le derrière, ayant 30 feux[322], écuries à 10 chevaux, remises, deux courts, jardin, veüe en plain air[323], cheminées fort propres en sculptures et dorures, à vendre, avec toutes les facilitez pour le payement, ou à changer contre rentes constituées. Adr. au bur.

31. Maison à porte cochere à vendre pour 20,000 l. à l’entrée de la rue des Tournelles, vis à vis la Bastille, ayant 12 feux, court, boutique et écurie, louée 800 l. Adr. au Suisse de l’hostel de Lesdiguières, rue de la Cerisaye[324].

36. Maison à vendre rue des Petits Augustins, louée 900 l. toute decrétée sur le vendeur[325], qui payera les lots et ventes[326] et donnera le tout pour 24,000 l. Adr. au Bureau.

79. Maison à vendre en la vallée de Montmorency, ayant court, basse-court, jardin, colombier, foulerie[327], 10 arpens d’enclos, espaliers, grands fruitiers, 30 arpens de terres tant labourables, que prez, bois, vignes et cerisaye[328] : on en vendra pour 1,200 l. et audessus, selon ce qu’on en voudra prendre. Adr. au bureau.

80. Maison neuve à vendre rue Jacob[329], bastie de pierres de taille sur rue, bien peinte, l’escalier propre à rampe de fer, grande écurie, court à tourner carrosse et louée 1,660 l. On la vendra le décret à la main et quitte de lots et ventes pour 44,000 l. Adr. au bureau.

81. Terres propres à bastir entre les rues de Clery et Bourbon, et la porte St. Denis, jusques à 2,000 toises ou environ à vendre en tout, ou en partie, à prix raisonnable, soit argent comptant, soit partie argent, partie rente[330]. Adr. à M. Baudrant substitut, r. du Coq, qui en donnera le plant et mémoires nécessaires.

88. Une terre à vendre en Normandie, près de l’Aigle, appelée Aube[331], où il y a de beaux fiefs, seigneur et patron de la paroisse, affermée, le domaine, 3,000 l. et la forge à fer 1,500 l., le tout en bon estat, hormis le logis seigneurial qui va en ruine. Adr. à M. Menu, procureur au Chastelet au coin de l’hostel de Bourgogne[332].

94. Maison à vendre à S. Maur, ayant un grand corps de logis à 3 estages, grande court à porte cochère, jardin derriere le logis, grande guerite sur la montée[333], pour 5,000 l. Adr. chez M. Pres de Segle, marchand drapier r. du Petit-Pont à l’Estoille d’or.

95. Maison à vendre à S. Denis devant la grande Eglise, vis à vis la croix de la grande place, ayant par derrière 2 corps de logis et 2 courts, dont l’une à porte cochère sur une rue. Adr. comme au précédent.

96. Autre maison à S. Denis, ayant porte cochere, petite court et écurie à vendre avec la precedente pour 7,000 l. Adr. comme au précédent.

98. Une belle ferme à vendre à 3 lieues de Paris, au village de la Selle[334], pour 36,000 l. Adr. à M. Chastellier, chez M. Gitar, rue de Sêve, à la première maison du costé des Premontrés[335], à la 2 chambre[336].

Meubles meublans à vendre.

13. Un lit de drap du Sceau[337] gris de 4 à 5 pieds, doublé de taffetas de la Chine à franges mêlées à vendre, avec le bois, tout garny, la courte pointe de taffetas, 6 chaises, 6 ployants, et 2 fauteuils[338] garnis de crain avec les housses, et le tapis de mesme drap et frange. Adr. à M. Henaut de la Monnoye chez M. Barreau.

45. Tapisserie de Flandres de 25 à 26 aunes de tour sur 3 aunes de haut, ayant quelques animaux parmy la verdure[339]. Adr. au Bureau, ou on en fera voir quelques pièces.

84. Plusieurs feuilles de paravent à vendre. Adr. au bureau.

89. Un carreau, avec le sac[340] de velours rouge cramoisi[341], avec trois rangs de grand gallon or et argent, tout neufs qui ont cousté 700 l. et qu’on donnera pour moins de 400 l. Adr. à M. Menu, procureur au Chastelet au coin de l’hostel de Bourgogne.

93. Une tenture de haute-lice[342], representant les travaux d’Ulisse, presque neuve, de 19 à 20 aunes de tour, sur 3 aunes de haut, pour 3,000 l. Adr. chez M. Predeseigle, marchand drapier, r. du Petit-Pont à l’Estoille d’or.

60. Douze chaises de moquette[343] larges, bien garnies de crain, et les bois à colonnes torses, avec le tapis et le lit de repos[344] tout complet, le tout à vendre 10 pistolles au dernier mot. Adr. au bureau.

69. Un lit de damas rouge cramoisi à crespine mêlée de cinq pieds et demy de large, avec 12 ou 14 sièges. Adr. au bureau.

102. Un lit de point d’Angleterre ondé de laine et de soye du prix de 900 l. Adr. à M. Curaud, au cloistre St. Médéric à l’hostel de Roanez[345].

Choses Diverses.

3. Un cachet sur un grand rubis du Temple[346], dont le manche est un chien qui a le devant et derrière d’or émaillé, et le corps d’une grande perle orientale à vendre 20 louis d’or au dernier mot, ou à échanger contre quelque lit de campagne ou un cabinet de mesme prix[347]. Adr. au bureau où l’on le fera voir.

5. Un orgue à 4 jeux ; sçavoir un bourdon de 4 pieds, son octave ou flute, un flageollet et une voix humaine de la fabrique de M. Le Prescheur[348]. Adr. à M. Denis ingenieur du Roy au mont St. Hilaire, près l’Eglise au Chef S. Denis.

6. Une basse de viole d’Angleterre[349], enrichie de filets d’ébène, un dessus de viole, et un thuorbe de Bologne à filet et chevilles d’yvoire à vendre. Adr. à M. d’Angebert[350]. R. St Honoré, proche des bastons Royaux[351], chez mad. Ranquet.

7. De très beaux chevaux de Flandres à vendre en gros et en détail. Adr. à mad. Bareilles. R. saint Honoré, près le Palais Royal, aux Armes de Condé, proche un tapissier, à la première chambre[352].

8. De grosses boucles d’oreille de diamants du Temple[353] très beaux, à vendre pour 10 escus. Adr. au Bureau, où l’on les fera voir.

14. Un corps de chaise roullante à 2 fonds pour 4 personnes, garnie de serge grise neuve à 2 envers, avec les 2 coussins ; il y a dedans 2 coffres, ferrez et garnis de leurs serrures, le tout à vendre pour 100 l. Adr. à M. Hennoyer, sellier de Mademoiselle, proche les Quinze Vingts[354].

16. On vend de fort bon vin de Tonnerre pour des nopces à 6, 8 et 10 s. la pinte dans la r. S. Martin, près la r. aux Ours, chez un faiseur de Luth[355].

18. Les Conciles d’impression du Louvre en 37 volumes[356], bien reliez, à vendre. Adr. au Bureau, où l’on en pourra faire venir quelque volume à voir si on le souhaite.

25. Le sieur Hermier, par privilège vérifié et exclusif à tous autres, continue à faire les planches façon de marbre et des tables de mesme, dont il fera voir tous les dessins qu’il a executez depuis 1643. Il loge r. S. Marc, entre les portes Richelieu et Montmartre[357], chez le sieur Petit Charpentier[358].

35. La grande Bible polyglotte de Londres et le Lexicon, en 7 langues orientales, en 8 vol.[359] en blanc[360] à vendre pour 400 l. Adr. à mad. Balduc orfévresse, r. Bourlabbé à la ville de Sedan.

24. Un habit et manteau de moire noir, le caneçon de chamois, et les bas de soie à vendre pour 20 escus. Adr. chez la Dame de Clermont au coin de la rue des Consuls[361], chez un confiturier à la 3 chambre.

41. Un Collier double de 206 perles baroques de belle eau à vendre, au dernier mot 15 écus. Adr. au Bureau où on les pourra voir.

48. Un autre collier de perles barroques assez grosses et de belle eau à vendre pour 360 l. Adr. au bureau où on les pourra voir.

82. Il est arrivé un marchand de vin de la ville de Condrieux, qui en vend à 16 s. la pinte dans la rue de la Tixéranderie, proche S. Jean en Grêve.

83. Deux chevaux de Carrosse, avec le carrosse à vendre ensemble ou séparément. Adr. au Bur.

50. On continue à débiter au bureau des Chapeaux de la manufacture de l’Hopital Général[362], fort bons et esprouvez contre la pluye, et à très-grand marché, à 30 sols tout garnis.

51. Un homme de Province, qui croit avoir démêlé les obscuritez de la Cassandre de Licophron, mais qui ne se fie pas assez à son jugement, pour hazarder d’en donner son travail au public, sans en avoir l’avis des sçavants de Paris, prie tous ceux qui auront quelques belles conjectures sur cet autheur, d’avoir la bonté de les donner au Bureau, et s’ils y veulent bien adjouster leur nom, il ne manquera pas, en publiant l’ouvrage, d’y marquer la reconnoissance qu’il leur devra de ce secours[363].

52. Le Philosophe inconnu, arrivé depuis peu, fait toujours débiter l’eau catholique de Paracelse, remede universel contre toutes les maladies, chez le sieur d’Aiguillon de la Ferté, à 6 liv. l’once, et aux pauvres gratis : Et on y instruit de son usage ceux qui en prennent, dont il dit aussi que 6 goutes prises dans ce qu’on voudra, est un préservatif cordial pour maintenir la santé. Il donne avis de plus, qu’il vend de l’eau[364] des dames vénitiennes pour embellir et entretenir le visage[365], à un écu l’once ; et qu’il donne gratis aux pauvres une excellente emplastre pour les dents. Il loge au Marais rue de Limoges, près la fontaine du Calvaire[366], à la première porte cochère à main droite.

53. Vingt cinq pièces de pierres de ruyne[367] très bien assorties et disposées pour faire un grand cabinet ou un grand tabernacle. Adr. au Bureau.

90. Deux chevaux gris avec la chaise roulante à vendre pour 500 l. Adr. chez M. Menu, procureur au Chastelet, au coin de l’hostel de Bourgogne.

57. L’artisan chrestien, ou la Vie du Bon Henry, maistre cordonnier à Paris, instituteur et fondateur des Communautez des frères Cordonniers et Tailleurs[368], se vend à Paris, chez G. Desprez dans la r. S. Jacques à l’Image S. Prosper.

62. Une montre à boîte d’argent, ovale, sonnerie et réveil, et tous les mouvements excellents à vendre pour 10 pistoles. Adr. au Bur. où on la fera voir.

85. Le sieur Bridaut maistre diamantaire[369] continue à vendre quantité de diamant, excellent à couper le verre, qui luy sont venus depuis peu à prix raisonnable. Adr. aud. sieur Bridaut dans la Monnoye.

63. La grande carte généalogique royale de France de M. Thuret[370] se débite au cadran S. Honoré[371], chez une lingère à la 4. chambre, chez M. Roger imager, sur le quay de l’Horloge, et chez M. Jaquinet graveur r. S. Anthoine, vis à vis l’hostel de Sully.

72. Un collier de fort belles perles de belle eau et assez grosses, entrenettes, d’environ 1,500 l. Adr. chez M. Bidaux aux Galleries du Louvre.

75. Les pensées de M. Paschal sur la Religion et sur d’autres sujets, trouvées dans son Cabinet après sa mort, sont imprimées, et se vendent à Paris chez G. Després, r. S. Jacques, à l’Image S. Prosper[372].

91. Un beau cheval de selle gris pommelé à vendre. Adr. chez M. le Président Tubeuf, rue Vivien[373], derrière le Palais Royal.

92. Un carrosse vitré à 2 fonds de moyenne grandeur de velours rouge cramoisi à ramages à 3 glaces[374], et le train neuf à vendre. Adr. chez messieurs Tubeuf[375], r. Montmartre, vis à vis S. Joseph.

97. On continue jusqu’à la feste de la Purification[376] à vendre les plus belles curiositez du Cabinet de M. Gosseneau[377], depuis 2 heures après midy jusqu’à 6 heures du soir, r. et proche la Monnoye.

59. On a perdu dès le mois d’octobre dernier une Eolipile, ou soufflet de cuivre rouge en forme de teste qui souffle[378]. Adr. à M. Audry, r. de la Ferronnerie à la Lampe.

62. Celuy qui a le secret infaillible de guérir le miserere, demeure toujours chez M. Le Maire, Peintre du Roy[379], r. S. Thomas du Louvre devant l’hostel de Longueville.

73. Un moulin à bled portatif et aisé à placer où l’on veut, pour moudre à la main, à une et à 2 manivelles à vendre. Adr. au bureau, où on le fera voir s’il est besoin.

100. On continue à vendre d’excellent vin de Beaune et de Volnay en gros et en détail, r. S. Louis au Marais, au coin de la r. S. Anastase.

101. Une personne de condition va faire vendre d’excellent vin de Volnay et de S. Aubin en gros et en détail dans la r. de Richelieu, joignant le logis de M. Le Roy : La Cave sera ouverte après les Roys.

103. Un carrosse à 2 fonds, doublé de damas et velours cramoisi, avec 2 glaces de Venise, le tout fort bon, et le train neuf à vendre à prix raisonnable. Adr. au sieur de Turny à l’échelle du Temple[380], où il faut demander Dupré, et y aller depuis 8 heures du matin jusqu’à 10 pour le trouver.

105. Le Recueil de tous les Vers mis en chant jusqu’en 1670, en 6 vol.[381] faisant près de 2,000 chansons : se vend ensemble ou séparément chez C. Barbin et G. de Luines au Palais, et chez un Chandelier devant la Croix des Petits Champs[382] ; avec les livres d’airs gravez de M. Lambert[383], in-4o et in-8o, et un traité curieux de la méthode de chanter, le tout en gros ou en détail.

106. Un grand Théorbe de Gaspar[384], d’autres petits et 3 Luths, portraitz de Nanteuil[385] et autres grandes Thèses à bordure[386] à vendre ou troquer, et toutes sortes de livres à vignettes, reliez en maroquin pour la musique et le luth, à un écu la pièce. Adr. chez M. Quichardet, vis à vis la Croix des Petits Champs.

115. Ceux qui voudront faire rentraire des vieilles tapisseries, et les faire remettre en couleur, ou en raccommoder les relais, n’auront qu’à s’adresser à M. Lourdet Tapissier du Roy à la Savonerie qui est une des maisons de l’Hopital général[387].

118. Biblia Heintenij cum figuris[388], Biblia Benedicti[389] en grand papier, et la bible des 70 en grec, avec les diverses leçons[390] à vendre, ensemble et séparément. Adr. au Bureau.

120. Deux jeunes chevaux entiers de carrosse, bay brun, à vendre chez M. le Président Tubeuf, r. Vivien, derrière le Palais Royal[391].

Demandes.

8. On demande une terre relevant du Roy[392], depuis 10 jusqu’à 30 lieues de Paris, et depuis 100 jusqu’à 150,000 l. ou plus. Adr. au bureau.

12. On demande une maison depuis 4 jusqu’à 8 lieues de Paris, sur le bord des rivières de Marne ou de Seine, en remontant depuis 4 jusqu’à 800 l. de revenu, bien bastie, où il y ait un jardin raisonnable, des bois, prez et terres. Adr. chez M. Guerin prestre de S. Louis, dans l’Isle Nostre Dame, rue Poultière[393].

22. On demande une terre à 8, 10, 12, ou 15 lieues de Paris, de 30 jusqu’à 40,000 l., où il y ait de l’eau. Adr. au bureau.

23. On demande un carrosse à 2 fonds de velours et vitré, du prix de 4 à 500 l. Adr. à M. de Sêve de Plateau, dans l’Isle Nostre Dame sur le Quay de Bourbon.

30. Si quelqu’un a un cheval gris pommelé entier, à vendre, d’une médiocre taille, ou si on en veut acheter un semblable pour appareiller[394] : on pourra s’adresser chez le sieur Pecou mareschal, rue de la Harpe, proche la rue du Foin.

30. On demande une chocolatière d’argent[395] qui n’ait guières servy. On la payera tout ce que vaut le marc, et quelque chose de façon si elle n’est pas mal conditionnée. Adr. au Bureau.

31. Si quelqu’un a les livres suivants imparfaits, et les veut vendre ; sçavoir le 1 tome d’Horace de M. de Marolles, le 3 tome des leçons de Canisius[396], H. Rosvitæ opera de Sanctis Germaniæ in-fol. Norimbergæ, 1601[397], Metam. Ovidii cum indice Pompeii Pasqualini, 1614, in-8o. Il peut s’adresser au libraire du Grand Conseil dans le Cloistre S. Germain.

46. On demande 6 ou 8 feuilles de paravent simples et assez honnestes. Adr. au bureau.

87. On demande un lit de 4 pieds ou environ de largeur, du Camelot de Hollande, doublé de quelque petit satin bien propre, avec des sièges revenans. Adr. chez un bourrelier, qui est au milieu de la rue des Juifs.

66. On demande un fauteuil renversé à cremillière[398], qui soit fort bon et bien garny sans housse. Adr. au bureau.

119. On demande une terre en titre de comté ou de marquisat, ou fort seigneuriale, de 40 à 50 mil écus, à 20 ou 30 lieues de Paris, du costé de Chartres ou le Vexin françois, dans le ressort du Parlement de Paris. Adr. chez M. Rautier épicier, r. Montmartre près la rue Tiquetonne.

Nota, qu’il ne faut point avoir d’égard au num. 69 de la pag. 8[399] parce que, par le moyen de la communication du Registre, cet article a esté expédié comme les autres defaillans, avant qu’on eust achevé d’imprimer.

Lieux où se trouveront tous les quinze jours les livres d’avis à quinze deniers la pièce.

Il y aura un escriteau pour les remarquer.

Rue de la Verrerie au coin de la rue de la Poterie, M. Bullot, chandelier.

Vieille rue du Temple, près la fontaine des petits Comédiens[400], M. Cagnard, chandelier.

Rue Grenier saint Lazare, près la rue Beaubourg, M. Macé chandelier.

Rue Montmartre, proche la rue du Mail, M. Cazimir chandelier.

Rue saint Honoré aux bastons Royaux[401], au Bureau des carrosses.

Rue Taranne au fauxbourg saint Germain, au coin du carrefour saint Benoist, M. Rossy chandelier.

Rue S. Jacques vis à vis S. Yves, à la Toison d’or, M. Le Petit et Michallet libraires.

Sous la porte S. Marcel, M. de S. Denis marchand.

Isle Nostre Dame, au carrefour de la rue des deux ponts, M. Bichebois chandelier.

Rue saint Antoine, près la Place Royale, au Bureau des carrosses.

A la descente du Pont Marie, proche la Barrière, M. Pierre Paul limonadier[402].

Rue de la Vieille draperie, au milieu, à la Vision de Jacob, M. Horait chandelier.

Grande Sale du Palais vis à vis la grand’Chambre, M. de Ligny.

Au bout du pont S. Michel, rue de la Boucherie, M. Moet libraire à S. Alexis.

Au Bureau d’adresse, rue Thibault aux dez.

Dans tous ces bureaux on ne débitera jamais de listes vieilles, mais seulement ceux de la Quinzaine suivante. S’il s’en trouve ailleurs, on n’y doit point avoir d’égard.

Avec privilège et permission.

LISTE GÉNÉRALE DU BUREAU D’ADRESSE ET D’AVIS

PAR PRIVILÈGE DU ROY. Du 7 Aoust 1688[403].

L’on continüera à l’avenir de faire imprimer notre Liste d’avis tous les quinze jours, afin que le public puisse avoir le temps de se reconnoistre.

On ne remet sur cette liste que quelques uns des articles qui estoient sur la précédente, et dont le droit a esté payé.

Les domestiques de l’un et l’autre sexe viennent continuellement au Bureau, où l’on les examine avec beaucoup d’exactitude, aussi bien que leurs repondans, pour les pouvoir produire en seureté à ceux qui en viennent demander.

A vendre.

1. Une tres belle maison scize rue de la Verrerie, proche S. Mery, louée à présent à une seule personne 1800 liv.

2. Une maison à porte cochère très bien bastie, scize à Soisy sous Etiole[404], six lieues de Paris, proche la rivière de Seine, grand Jardin clos de murs[405], vignes, et autres choses dont on fournira un estat au Bureau, du prix de 10,000 liv.

3. Un cheval entier avec tous ses crains, poil bay, de bonne taille, âgé de six ans, fort vigoureux, propre pour la selle et pour le manege, du prix de quarante loüis d’or[406], avec douze jeunes chiens courants blanc et noir entre deux tailles, bons pour le chevreuil et lièvre, du prix de vingt quatre loüis d’or.

4. Une chaise roulante à ressorts à deux places pour un cheval, garnie de drap gris, et d’une campanne soye[407], l’imperialle ronde[408], avec les harnois de deux chevaux, du prix de 120 liv.

5. Pour 60,000 liv. de rente sur l’Hôtel de Ville, en plusieurs contracts créés au denier dix huit[409], et qu’on veut vendre au denier vingt ; l’argent sera employé en acquisition de fonds, dont on fournira un estat à la charge du decret.

6. Une maison à porte cochère scize à Gentilly, très belle et bien bastie, où il y a toutes sortes de commoditez, avec un grand jardin clos de murs, garny d’arbres fruitiers, du prix d’environ 7,000 liv. Il y a seureté pour l’acquisition ; on s’accommodera du prix pourvu qu’il y en ait la moitié ou le tiers comptant : on aura au Bureau un estat plus au long de la dite maison.

7. Un lit de bois noyer de six pieds de large, garny d’un somier de paille, matelat, lit de plume et courte pointe serge de S. Lau[410], couleur d’ecarlatte, avec sa housse mesme serge et couleur, du prix de 120 liv. Quinze petites chaises pour la table couvertes de mocades[411] à fleurs de plusieurs couleurs à fond vert de 3 liv. pièce. Une grande aumoire[412] bois sapin à deux portes fermant à clef, servant de garde-meuble, du prix de 40 liv. et une chaise bourgeoise à porteur, garnie d’une étoffe de soye de 30 liv. Le tout bon et de hasard, et qu’on vendra ensemble ou séparément.

8. Une très belle maison à porte cochere bien bastie, située au Plessis-Chenet, paroisse du Coudray[413], sept lieues de Paris, proche la rivière de Seine, avec jardin, clos de vingt quatre arpens, où il y a pré, terre, vigne, bois taillis et d’haute fustaye, et plusieurs autres belles commoditez, du prix de 12,000 liv. On aura au Bureau un estat au long de la dite maison.

9. Une charge de somier de vaicelle[414] ordinaire de chanssonnerie[415] chez Madame la Dauphine à franc estrillé[416], qui jouit de tous les privilèges aux gages fixes de 300 liv. par an[417], payez par quartier, avec logement et bouche à cour[418] du prix de 4,000 livres.

10. Deux grands chevaux de carrosse poil noir, du prix de 300 liv.

11. Une charge de peintre à la garde robbe du Roy[419], qui jouit de tous les privilèges, aux gages de 60 liv. par an, du prix de 1,000 liv.

12. Une maison à porte cochere scize à Argenteuil, proche la rivière, en deux corps de logis, avec cour, puis, et jardin d’un arpent clos de murs, du prix de 4,000 liv. On donnera au Bureau un estat au long de la dite maison.

13. Une maison à porte cochère en cette ville, au quartier S. André des Arcs, en trois corps de logis, grande basse cour, remise de carrosses, et autres commoditez, du prix d’environ 40,000 liv., louée à présent 1,800 liv.

14. Une tapisserie de verdure de Flandres, en sept pièces, de dix huit aulnes trois quarts de tour, doublée tant plain que vuide, sur deux aulnes deux tiers de haut, avec six soubassemens de fenestre mesme tapisserie ; un lit de six pieds de long, sa housse de tabis[420] vert, garni d’un somier de paille, matelat, lit de plume, couverture d’Angleterre, huit fauteuils, et quatre chaises avec leurs housses, moitié mesme tabit, moitié d’une tapisserie à l’éguille couleur de roze, une fontaine de cuivre, et une garniture de feu fort poly, le tout du prix d’environ 800 liv. A vendre séparément ou ensemble.

15. Une tapisserie de verdure de Flandre, neuve en six pièces, de dix-huit aulnes et demy de tour, sur deux aulnes, deux tiers de hault, du prix de 900 liv.

16. La Terre et Seigneurie de la Vallée, située dans la province du Berry, à dix lieues de Bourges et sept de Gien, entre Cosne et Sanserre[421], à deux lieues de la rivière de Loire, le revenu de la dite terre consistant en droits seigneuriaux, terrage, rentes, tuillerie, estangs, garennes, six fermes, et plusieurs autres héritages dépendant de la dite Terre, du prix de 80,000 liv. Le revenu estant de 4,000 liv. à le faire valoir par ses mains, et de 3,000 liv. de bail à ferme. On fournira au Bureau un estat au long d’icelle.

17. Une maison a porte cochere, scize à Cormeil, trois lieues de Paris, en deux corps de logis, cour, puits, et jardin derrière ; attenant lequel il y a une grange à foin ; le tout du prix de 4,000 liv. On donnera au Bureau un estat au long de la dite maison.

18. Cinq cens arpens de bois taillis, d’environ dix ans de coupe, scituez à une lieue du port de Nogent sur Seine, en deux coupes égales ; l’on affermera le tout, ou une seule coupe, à commencer au mois d’octobre prochain ; ou si on veut en achepter le produit tous les ans, on le vendra, et du tout on fera bonne composition.

19. Une charge d’ayde de Panneterie chez le Roy[422], qui jouit de tous les privilèges aux gages fixes de 225 liv.[423] et 150 liv. de profits, le tout payez reglement à la fin du quartier de Juillet pendant lequel on sert[424] et est nourry, pour 5,000 liv.

20. Une charge de garde du Roy en la prevosté de l’hostel[425], sous la charge de Monsieur le Marquis de Sourches, grand prevost de France[426], qui jouit de tous les privileges, aux gages de 272 liv. 10 sols[427], à servir pendant le quartier de Janvier, du prix de 3,050 liv.

21. La Terre et Seigneurie de Cléry, scize à douze lieues de Paris[428], consistant en chasteau pour le Seigneur, et appartement séparé pour le Fermier, clos fermé de murs, jardins, prez, terres, bois, et autres choses en dépendant, mesmes les droits honorifiques, du prix d’environ 25,000 liv.

22. Une belle maison couverte d’ardoise, à porte cochere, scize sur le bord de la rivière entre Brie et Corbeil, tres bien bastie, et où il y a plusieurs beaux et magnifiques logements, avec une chapelle, grande basse cour, jardin, enclos de huit arpens fermé de murs, prez, terre, bois taillis et haute fustaye, canal, vivier, et generalement toutes les autres commoditez qu’on peut souhaiter, du prix d’environ 30,000 liv. On aura au Bureau un estat au long de la dite maison.

23. Une chaise bourgeoise de porteur[429] presque neuve, garnie de brocatelle[430], avec une crépine de soye, d’environ 70 liv.

Demandes à achepter.

24. On demande à achetter une maison logeable en fief ou roture[431], avec clos, jardin, prez, terres labourables d’environ 20,000 liv., mais il ne faut pas qu’elle soit plus éloignée de 4, 5 ou 6 lieues de Paris.

25. Une tapisserie verdure, Flandre ou Auvergne[432], de dix huit jusqu’à vingt quatre aulnes de tour plus ou moins, sur deux aulnes et demy d’hauteur, bonne et de hazard.

26. On demande à achepter une terre en fief à dix ou douze lieues de Paris, où il y ait maison logeable, clos ou jardin, terres labourables, prez et bois, du prix d’environ 5,000 liv.

27. Une tapisserie verdure de Flandre, ou Auvergne, qui ait depuis seize jusqu’à dix huict aulnes de tour, plus ou moins, de l’hauteur ordinaire, avec un bureau propre et en estat de servir à un marchand, le tout bon et de hazard.

28. Une charge chez le Roy de 15,000 à 16,000 liv., à condition que le vendeur se chargera de l’agréément et reception de l’achepteur, et qu’il luy remettra toutes les pièces nécessaires en main.

29. Une maison en fief ou roture qui soit logeable, et où il y a clos ou jardin, prez, terres, vignes et bois, proche la rivière de Seine en montant, ou sur le chemin de Paris à Orléans, distante de Paris depuis cinq jusqu’à huit lieues, et dans l’élection de Paris, d’environ 10,000 liv.

30. Deux garçons allemands de l’âge de vingt deux ans, qui ont fait toutes leurs estudes, et dont l’un sçait jouer du clavessin et du violon, demandent condition, soit valet de chambre[433], ou précepteur pour enseigner le latin et l’allemand[434].

31. Une tapisserie d’Auvergne depuis quatorze jusqu’à dix sept aulnes de tour, plus ou moins, sur deux aulnes et demie d’hauteur, avec un miroir glace de Venize de 25 à 30 pouces de haut, le tout bon et de hazard.

Advis généraux.

Un particulier donne advis au public qu’il possede un secret admirable et indubitable pour guérir toutes sortes de diarées, dissenteries, et flux epatique, qui ne demande a estre satisfait qu’après parfaite guérison des maladies.

Un autre particulier guérit la goute, paralisie, ydropisie, rumatismes, toutes sortes de fièvres, et les maux vénériens, sans qu’on soit obligé de garder la chambre.

Un particulier enseigne le toisé et l’arpentage, les fractions de fractions, le négoce, et change étranger, et l’arithmétique en toutes ses parties pour toutes sortes de professions étrangères, et autres, en un mois de temps, lorsqu’on saura les quatre règles. Plus les rédactions des poids et mesures étrangères, et autres, les évaluations, racine carrée et cube, règles de canonier, de navire et autres vaisseaux, la construction du carré magique[435] par progression géométrique en proportion double, la carte[436], et plusieurs autres sciences, et du tout donne des leçons par écrit.

Ceux qui auront quelque chose à commercer, vendre, achepter, troquer, ou loüer, prendront la peine s’ils ne veulent pas venir eux mesmes au Bureau, d’envoyer un Laquais avec un Mémoire instructif, et on leur donnera satisfaction.

Ceux qui ont de grandes maisons dans Paris, ou à la campagne, et qui faute de les rendre publiques demeurent à les louer, parce que la pluspart des gens de qualité, et autres, ne lisent pas les affiches qui sont au coing des rues, n’auront qu’à envoyer le mémoire au Bureau, pour estre mis sur la liste.

Les maistres des auberges, des académies, des écoles, des sciences, des messageries, et autres qui souhaitent de rendre leurs establissements publics, n’auront qu’à envoyer au Bureau leurs qualitez, leurs enseignes, lieu et demeure, et l’on les enregistrera, pour estre dans la suite indiquez aux estrangers, et à ceux qui viendront s’en informer au Bureau.

Les Huissiers qui doivent aller en campagne dans les Provinces, viendront le déclarer au Bureau, et l’on leur envoyera les gens qui ont à faire dans les dites provinces pour s’emboucher[437] avec eux[438].

Ceux qu’ils veulent achepter ou vendre des rentes, emprunter de l’argent et en placer, vendre des maisons et héritages, soit à Paris ou à la campagne, s’adresseront au Bureau.

Ceux qui ont des Bénéfices à permuter et à donner à ferme, des charges à vendre ou à achepter, soit à Paris ou en Province, des bois à couper, des estangs à pescher, et qui font faire des inventaires forcés ou volontaires, prendront la peine de le venir déclarer au Bureau, ou envoyer un Mémoire instructif, et l’on en advertira le public par la liste.

Ceux qui arrivent à Paris, et ceux qui en veulent partir soit pour voyager ou autrement, et qui ont besoin de plusieurs personnes pour faire leur trein, peuvent s’adresser au Bureau, et on leur en envoyera sur le champ de toutes les tailles, qualité et condition qu’ils les demanderont[439].

Ceux qui écriront des lettres au Bureau en acquitteront le port, faute de quoy on ne les recevra point, parce que l’on s’en voit trop chargé jusqu’à présent.

Les Etrangers qui doivent arriver à Paris avec équipage, pourront s’adresser au Bureau, mesme par lettre demander ce qu’ils ont à faire, soit pour logement, domestiques, ou autres choses.

Et généralement tous ceux qui veulent rendre quelque chose publique, chercher ou indiquer, et qui d’ordinaire font mettre des affiches aux coings des rues, qui ne sont veües que de très peu de gens, et d’ailleurs déchirées et recouvertes les unes par les autres en peu de temps, au lieu de faire la depense pour l’affiche, n’auront qu’à envoyer les mémoires au Bureau, et l’on les mettra sur la liste, que l’on imprimera régulièrement tous les quinze jours, et que l’on vendra et distribuera de mesme que les Gazettes[440].

On sçaura au Bureau le nom des personnes qui veulent tant vendre qu’achepter.

Le Bureau est dans l’enclos du Palais, Cour de la Moignon, du costé du Quay des Morfondus.

LISTE GÉNÉRALE DU BUREAU D’ADRESSE ET DE RENCONTRE

ESTABLI PAR PRIVILÈGE DU ROY en la Place Dauphine.

Du 1 Mars 1689[441].

Le Bureau d’adresse et de rencontre se rétablit avec tant de succès, et devient d’une si grande utilité au Public que l’expérience fait encore juger favorablement de ceux qui en furent les autheurs.

En effet Paris par son immensité estant regardé comme la patrie commune de tout le royaume, et s’y trouvant des gens de toutes les Nations non-seulement dans le commerce general, mais dans le particulier, tout devint également intéressé à découvrir ce qui tombe dans la nécessité du service, et dans le dessein du commerce.

C’est de là qu’on a pris grands soins de rétablir le Bureau d’adresse et de rencontre, que les guerres et le mauvais usage de ceux qui en ont eu cy-devant l’administration, avoient rendu comme odieux au Public ; mais les réglements qu’on y a faits depuis y ont étably le bon ordre, la fidélité et le secret, de sorte qu’on y peut venir à présent de confiance, soit pour vendre, acheter, échanger, affermer ou autrement, soit pour le choix des gens de quelque nature et qualité qu’on les puisse souhaiter dans le domestique, ou, pour les domestiques, pour le choix des conditions. Les Commis du Bureau n’entrent de leur chef dans aucune affaire, toutes leurs occupations se renferment à recevoir les avis et déclarations de ceux qui se présenteront au Bureau, lequel n’est estably que pour l’indication purement et simplement.

A Vendre.

1. Six chevaux de carrosse gris blanc de six à huit ans avec leur harnois de roussy doré[442], du prix de 3,500 liv.

2. Une charge de juré aulneur et visiteur de toiles[443] de la Ville, Fauxbourgs et Banlieue de Paris, avec les émoluments et bourse commune[444], du prix de 12,500 liv. y compris la réception.

3. Une maison scize en cette Ville, rue Geoffroy-Langevin, du prix d’environ 8,000 liv.

4. Pour 50 à 60,000 liv. de rente en principal sur l’Hôtel de Ville[445], en plusieurs contractz creez au denier dix huit[446] : il y a bonnes seuretez pour l’acquisition.

5. Un grand carrosse couppé[447] avec ses glaces, garny de velours cramoisi ; les harnois de deux chevaux de roussi bien dorez, de mesme que le carrosse monté sur un trein, le tout presque neuf, du prix de 1,500 liv.

6. Un grand carrosse à deux fonds avec ses glaces garny de velours cramoisy fort propre, d’environ 600 liv.

7. Une charge de garde en la connestablie de Messieurs les mareschaux de France[448], qui jouit de tous les privilèges, aux gages fixes de 200 l. avec les émoluments lors qu’on sert, du prix d’environ 1,800 liv.

8. Une terre en fief située près d’Etampes, qui ne releve que du Roy, consistant en maison à porte cochere, jardin, clos, terres labourables, prez, bois taillis, censives, droit de chasse, et autres, du prix d’environ 35,000 liv.

9. Une grande maison à porte cochère, rue de la Verrerie, du prix d’environ 40,000 liv.

10. Deux petites maisons en cette ville, rue neuve du Ponceau[449], louées 200 l. On les vendra sur le pied du denier vingt, argent comptant, et échangera mesme contre quelque rente ou maison de campagne ; et s’il convient donner du retour, on le fera.

11. Plusieurs maisons à porte cochere bien bâties, grand jardin et terre scize au lieu du Roulle[450], ayant veue sur la grande ruë, à vendre ensemble ou séparément et en toutes seuretez, avec honneste composition.

12. Une fort belle et bonne Pandule sonnante[451], du prix de quinze pistolles.

13. Une charge de lieutenant des Eauës et Forests à Senlis, aux gages et droicts y attribuez, du prix d’environ 5,000 liv.

14. Une maison à porte cochere bâtie à neuf, size au lieu de Clamard près Issy, jardin d’un arpent clos de murs, et autres fort belles commoditez, du prix d’environ 4,000 liv.

15. Plusieurs meubles, tableaux, montres, diamants et autres bijoux, dont on fera bonne composition ensemble ou séparément.

16. Un contract de constitution de rente de 6,000 liv. en principal, fait à Paris, créé au denier vingt, deuë par un particulier Officier au Parlement de Guyenne, et dont on aura bon compte.

17. Une maison au faubourg St. Marcel, rue de l’Oursine, du prix d’environ 6,000 liv.

18. Un coffre fort bon et de hazard dont on fera bonne composition.

19. Une tanture tapisserie de Flandre en sept pièces, tirant 24 aulnes sur 3 aulnes et demie de haut, representant l’histoire de Jules César, du prix d’environ 6,500 liv.

20. Une autre tanture tapisserie de Flandre, tirant 23 aulnes, de la mesme hauteur, representant l’histoire d’Alexandre, du prix d’environ 7,000 liv.[452].

21. Une grande maison à porte cochere size en cette ville, ayant veue sur les rues Jean Lointier[453] et des Deux Boules, du prix d’environ trente mille liv. dont on en constituëra, s’il est convenu, la moitié, et prendra en payement pour l’autre une charge chez le Roy convenable à un gentilhomme ou de l’argent. Plus pour environ 25,000 écus de terre au païs du Perche, près la ville de Belesme, dont il y en a une seigneuriale qui ne releve que du Roy ; on les échangera mesme contre d’autres terres près de Paris, charge comme dessus, ou d’une d’auditeur des Comptes.

22. Une maison à porte cochere très belle et bien bâtie, size au lieu de Pacy[454], avec jardin d’un arpent clos de murs, et autres commoditez, du prix de 6,000 liv.

23. Une maison à porte cochère size en cette ville, rue de la Champverrerie[455], du prix d’environ dix mil livres. Il y a bonnes seuretez pour l’acquisition.

24. Un grand lit bois noyer à colonnes torces, de damas cramoisy à fleurs d’or, ses tringues[456] fer poly, la housse taffetas cramoisy, garni d’un sommier de crain, lit de plume, matelas, couverture et courte-pointe, avec six fauteuils et deux chaises mesme bois, couvertes de leurs housses, mesme taffetas, et dont on fera honneste composition.

25. Une charge d’apotiquaire des Ecuries de Monsieur[457], qui jouit de tous les privilèges, aux gages fixes de 60 liv.[458] et 200 liv. pour les remèdes qu’on est obligé de fournir pendant les six mois qu’on sert, avec privilège de tenir boutique ouverte à Paris ou en campagne. On se chargera mesme du service, hors Paris, du prix de 2,500 liv.

26. Une maison à porte cochère sise ruë de l’Esperon, du prix d’environ 38,000 liv.

27. Une Terre en Touraine près la rivière de Loire, de l’Election d’Amboise, seigneur de paroisse, du prix d’environ 50,000 liv.

28. Un grand miroir de 29 pouces de haut sur 20 de large, avec sa bordure de glace, du prix de 120 liv.[459].

29. Un grand Cabinet d’ebeine fort propre garny de quantité de tiroirs, dont on aura bon marché payant comptant[460].

30. Une douzaine Chaises bois noyer garnies et bien travaillées à la moderne, couvertes de leurs housses point de Hongrie[461], du prix de 200 liv.[462].

31. Un cheval entier noir et blanc avec tous ses crains, à longue queuë, de l’âge de 4 à 5 ans, fort vigoureux, du prix de 50 louïs d’or.

Demandes.

32. On demande à achetter une tanture de tapisserie de Flandre de verdure, d’environ 19 à 20 aulnes de tour sur l’hauteur ordinaire, qui soit bonne et de hazard, et point passée, où l’on mettra environ 200 louïs d’or.

33. Une charge soit de ville ou autre, de 4, 5 ou 6,000 liv. qu’on payera comptant.

34. Une tanture tapisserie Damas de Luques, bonne et de hazard, d’environ 22 aulnes de tour, bonne et point passée.

35. Un carrosse couppé propre et de hazard.

36. Une tapisserie d’Auvergne de 18 aulnes de tour, bonne et point passée.

37. Une maison en fief ou roture aux environs de Paris, où il y ait clos ou jardin, prez, terres, bois, du prix de douze à quinze mil livres.

38. Une charge de judicature à Paris, du prix depuis 10 jusqu’à 20,000 liv. et plus.

Le sieur Mouillard, bon Praticien et Arpenteur, logé rue de la Huchette à la Tour d’Argent, donne avis aux Seigneurs et Dames qui voudront faire renouveler leurs papiers terriers, et avoir des plants de leurs Seigneuries pour voir l’étenduë de leurs censives ; comme aussi à ceux qui ont des héritages à la campagne et qui en veulent avoir des cartes avec la contenance d’iceux par figure, pour empescher les usurpations, qu’il le fera, et pour seureté de sa conduite donnera bonne caution à Paris.

Le sieur Rolas, rue Sainte Marguerite, fauxbourg St. Germain, entre un perruquier et un chandelier, première chambre, enseigne le toisé, l’arpentage, les fractions, les changes, l’arithmétique en toutes ses parties en un mois de temps, lorsqu’on saura les quatre règles, et plusieurs autres belles sciences, par une méthode courte et très facile ; et du tout donne des leçons par escrit[463].

Le Bureau est à l’entrée de la Place Dauphine du costé du Pont-Neuf entre l’epicier et le cabaretier[464].

LISTE GÉNÉRALE DU BUREAU D’ADRESSE ET DE RENCONTRE

estably par privilège du Roy en la place Dauphine.

Du premier Avril 1689.

Paris contenant en soy beaucoup plus de peuple que ville du monde, et son aport y estant si grand, non seulement de tous les naturels François, mais des Etrangers de toutes les nations, que les moyens que tout le monde y trouve de subsister ne sçauroient estre trop connus pour la grandeur de la ville et pour l’avantage des particuliers.

Tous ceux dont on s’est servi jusqu’icy sur les avis qu’on a voulu rendre publics ont esté d’un foible secours, en comparaison du Bureau d’Adresse et de Rencontre, et des Listes qu’on a commencé de distribuer, parce que les Affiches se couvrent par la quantité des Placards[465], outre qu’elles ne contiennent que des avis particuliers, qu’on ne lit pas commodément et sans une espèce de pudeur[466] pour les gens de distinction[467].

Ces considérations, celles qui regardent l’utilité publique et l’avantage du commerce, qui depend des Rencontres et des Occasions que les avis font naistre, ont fait les principaux objets du r’establissement du Bureau d’Adresse et de Rencontre, et des précautions qu’on a prises de n’en confier l’administration qu’à des conditions portées par les Règlements, afin d’asseurer dans le Public la confiance des particuliers, et faciliter les ventes, achapts, amodiations, traités et conventions qui se font à l’egard des immeubles, et pour mettre dans un plus grand commerce toutes sortes de meubles, comme Lits, Tapisseries, Bijoux, Tableaux, Chevaux, Carrosses et autres effets, et principalement pour donner aux gens de qualité, et à ceux qui ont besoin de domestiques ; des Aumôniers, Gentilshommes, Ecuyers, Gouverneurs, Intendans, Receveurs, Secretaires, sous Secretaires, Hommes d’affaires, Solliciteurs, Commis, Ecrivains, Precepteurs, Maistres d’Hostel, Vallets de chambre, Suisses, Portiers, Concierges, Gardes-bois, Cochers, Postillons, Pallefreniers, Chasseurs, Fauconniers, Sonneurs de Cor, Jardiniers, Vignerons, Gens de Labour, Charretiers, Muletiers, Valets à tout faire, Laquais à gages et à récompense[468], et généralement toutes sortes d’autres domestiques, pour les recevoir, non seulement à leur choix, mais avec plus de seureté et de connoissance que par le passé, le Bureau n’estant estably que pour l’Indication.

A Vendre.

1. Une charge de Substitut de M. le Procureur général à Paris, aux Gages et Droits y attribuez, du prix de 25,000 liv.

2. Un Carrosse couppé avec 6 glaces de Venise garni de velours cramoisi, le tout comme neuf, du prix d’environ 700 livres.

3. Une charge de grand Valet de pied de Madame[469], qui jouit de tous les privileges, aux gages et profits y joints, du prix de 3,000 liv.

4. Deux grands chevaux de carrosse grissel[470] à longue queue, de 5 à 6 ans, du prix de 1,000 l.

5. Des Tablettes bois noyer avec leurs bordures noires, fermant par un treillis de cuivre à 2 portes[471], une grande Armoire bois chesne fermant de mesme, de 9 à 10 pieds de haut et de 8 à 9 de large, le tout presque neuf, du prix de 160 livres.

6. Un beau coureur danois, poil bay[472], sans deffaut, propre pour l’armée, de 6 ans, du prix de 50 louis d’or.

7. Un carrosse couppé neuf, doré aux extremités[473], garny de drap gris, du prix d’environ 800 liv.

8. Une terre seigneuriale en Brie, 9 lieuës de Paris, avec haute, moyenne et basse justice, dont on aura un estat au Bureau, du prix de 120,000 liv.

9. Un coureur à courte queue[474] de 5 à 6 ans, poil noir, du prix de 200 liv.

10. Un grand lit de velours verd, ses campannes[475] et molets de soye[476], doublé d’un satin couleur de serize avec sa courte pointe, ciel et dossier même satin, 7 fauteuils et 6 chaises même velours, le tout comme neuf, du prix de 1,000 livres. Une pippe satin plaint, à fond blanc, chamarrée en rond d’haut en bas d’un point d’Espagne d’or et couleur de feu, avec des galons de velours même couleur, garni de campannes d’or, le tout presque neuf, du prix chacune de 120 livres.

11. Quantité de très beaux patrons, tapisserie de verdure en plusieurs pièces, peints sur du carton et de la toille, dont on aura bon prix.

12. Deux tableaux de chasse originaux de Nicasius[477], de 6 pieds de haut sur 5 de large, l’une de Cerfs et l’autre de Chats sauvages, du prix de 24 louis d’or.

13. Un lit de garçon de 3 pieds et demy de large, Damas de Lucques aurore et cramoisy, avec sa couverture et 2 teyes d’oreillers de Marseille, le tout presque neuf, du prix de 200 liv. Un Cabinet de Flandre d’écaille de Tortue et d’Ebeine à tiroir, très beau et bien travaillé, du prix de 150 livres.

14. Un Colier de perles rondes de belle eau, très beau et bien choisy, du prix de 200 louïs d’or.

15. Une tenture de tapisserie verdure de Flandre en 6 pièces, de la hauteur et longueur ordinaire, comme neuve, du prix de 800 liv. Une montre en Pendule faite par Martinot[478], à boëtier d’or, sa chaine de même avec son étuit de chagrin garny de cloux d’or, du prix de 15 louïs d’or. Plus 2 Miroirs, l’un tout de glace de Paris, dont la principale est de 27 pouces de haut sur 21 de large, du prix de 150 livres, et l’autre de Venize de 22 pouces de haut sur 17 de large, avec sa bordure d’Ebeine, du prix de 80 livres.

16. Une très belle maison à porte cochere bâtie à neuf, située près Grosbois en Brie, Jardins, Cloz, Prez, Terres, Vignes, Bois, Glacière, Reservoir, Canal garny de Poissons, et autres fort belles et utiles commodités, du prix de 45 mille livres.

17. Deux charges, l’une de Lieutenant du Prevost général de Flandre et Haynault aux gages de 1,250 livres, payez par quartier avec privilege et exemption de tous imposts dans Valancienne où est la résidence, du prix d’environ 18,000 livres ; et l’autre de Garde au même Pays, aux gages fixes de 375 livres, outre quantité de profits, du prix de 2,000 livres.

18. La charge de Lieutenant criminel d’une Ville, sise sur le bord de la rivière de Loire, où il y a Presidial, Bailliage, Prevoté et Gouvernance, du prix d’environ 35,000 liv.[479].

25. Deux grandes Maisons à porte cochere sises en cette Ville à louer presentement moyennant 900 livres chacune, l’une rue S. Martin, près la rue aux Ours, vis à vis le cul de sac de la rue S. Julien[480] ; et l’autre sise rue des Gravilliers, avec un grand et beau jardin, dans lesquelles il y a toutes sortes de commoditez.

Demandes.

29. Une Terre en fief, distant depuis 6 jusqu’à 18 lieues de Paris, près, s’il se peut, de quelque petite Ville ou Bourg, où il y ait maison logeable, jardin, cloz, prez, terres et bois, du prix de 50 à 60,000 livres.

Le sieur Macard continue à faire debiter les instruments de Mathématiques du defunt Sr Sevin dans sa boutique sur le Quay des Morfondus, à l’Astrolabe[481].

Le sieur Legeret, maistre menuisier à Paris, rue Saint Loüis, Isle Notre-Dame, donne avis qu’il fait et vend une machine fort légère et portative, par luy depuis peu inventée, qui coupe la paille aussi menue qu’est l’avoine, ce qui fait que les chevaux la mangent plus facilement, surtout lorsqu’on y mêle un peu d’avoine.

LISTE GÉNÉRALE DU BUREAU D’ADRESSE ET DE RENCONTRE

estably par privilège du Roy en la place Dauphine.

Premier May 1689.

Pendant que toute l’Europe armée contre la France travaille à porter la gloire du Roy jusqu’à l’Immortalité[482], pendant que son nom seul fait trembler l’Univers, et qu’il porte la Terreur et la Crainte jusque sur les Trosnes et jusqu’au Cœur des Armées les plus nombreuses, l’amour au dedans arme ses sujets et luy donne chaque jour de nouvelles marques de sa grandeur, on la voit en effet portée à un point où l’espérance même des autres Roys n’estoit jamais parvenuë, non seulement dans ses forces, dans la protection de ses alliés, dans la magnificence de son règne, dans les vertus du Siècle et de la Religion ; mais encore dans ses Estats, Paris n’est pas seullement la Capitale du Royaume ; mais celle du Monde ou pour mieux dire un monde entier où ce qu’il y a de sublime dans la politique, dans les Sciences et les Arts, de libre dans la politesse, de bon dans les mœurs, de grand dans les cœurs, d’heureux et de fidelle dans le commerce, y rassemble les peuples les plus esloignez pour en composer une Ville de tous les Habitans du monde, où l’ordre dans la confusion fournit égallement à tous les moyens de subcister, et où le Bureau d’adresse et de rencontre rétably par les Ordonnances du Roy pour l’indication seulement, donne à ce monde entier les avis, les ouvertures et la facilité pour vendre, achepter, échanger et affermer soit charges, seigneuries, terres, maisons, rentes, meubles, tableaux, chevaux, carrosses et generallement tout ce qui tombe en commerce ; les Maîtres de quelques conditions qu’ils soient y trouveront toutes sortes de domestiques avec les informations toutes faites pour les prendre avec une confiance égalle, et les Domestiques des conditions suivant qu’ils en sont plus ou moins capables.

A vendre.

1. Une charge de Ville de Cinquantenier[483], qui exempte de tutelle, curatelle, logement de gens de guerre et plusieurs autres[484], d’environ 500 l.

2. Deux charges aux Siège présidial et Baillage de Vitry le François en Champagne, l’une de Président aux gages de 330 livres, et l’autre de Conseiller aux gages de 50 livres, dont les émoluments sont de 150 livres, plus un droit de deux sols pour livre sur les émoluments qui se lèvent aux dits sieges, qui est de 60 livres de rente, et du tout on fera bonne composition.

3. Une chaise roulante à ressorts sur deux roues[485], garnie d’un petit velours rouge et blanc, dont on aura bon compte.

4. Un carrosse couppé comme neuf à six glaces, garny de velours rouge avec ses ressorts, harnois et testières garnis de cloux dorez[486] du prix d’environ 1,000 livres.

5. Deux grands chevaux de carrosse poil noir à longue queue, de 4 à 5 ans, du prix de 1,100 livres.

6. Une maison à porte cochere, size à Vanvre, où il y a toutes sortes de commodités avec un clos de 4 arpens, du prix de 6,000 liv.

7. Une Maison à porte cochere, size au lieu d’Antoni, Clos et Jardin derrière de 6 arpens, avec 6 arpens de pré, du prix de 1,500 liv.

8. Une Maison à porte cochere size à Montreuil, cloz de dix arpens, où il y a parterre, jardin, potager, bois d’haute fustaye et autres choses avec quantité d’eaue, et dans une très belle veue, dont on aura bonne composition.

9. Une terre en Fief et Seigneurie, size près Mauleon en Poictou, affermée 4,200 livres, qu’on aura à bon prix.

10. Une Maison à porte cochere size sur le chemin de Chartres, 10 lieues de Paris, jardins, clos de deux arpens, sept arpens de pré, et 130 arpens de terre, le tout près et attenant la maison et du prix de 13,000 liv.

11. Une Maison à porte cochere, quartier de la Porte S. Michel, rue des Francs Bourgeois, du prix d’environ 30,000 liv.

12. Un grand lit de tapisserie à petit point de toutes sortes de fleurs en broderie sur un drap d’Espagne couleur de musc brun doublé d’un satin de la Chine[487], sa courte-pointe, ciel et dossier même satin, 4 pommes même Drap et tapisserie avec leurs bouquets de plumes et egrettes, un Tapy de Table à 4 pans, trois fauteüils même tapisserie et point, 12 chaises à dossiers et 8 sieges pliants aussi tapisserie, et du tout on fera bon prix.

13. Une Maison à porte cochere size au lieu de Maisons, près Charenton, avec Jardin de deux arpens clos de murs et autres commodités, à vendre pour 6,000 livres ou à louër[488].

Demandes.

28. On demande à achetter une tenture tapisserie de Damas cramoisi de Lion ou Gennes.

On indiquera au Bureau un homme de Lettres pour composer Factums, Placets, Lettres, Mémoires, Préambules, Discours publics ou autres ouvrages où l’on voudra un stile net, concis, juste et une diction pure et éloquente[489].

LISTE DES AVIS DU JOURNAL GÉNÉRAL DE FRANCE,

OU BUREAU DE RENCONTRE ; Pour servir au Public depuis le Mercredy 18 Novembre, jusqu’au Mercredy 2e Décembre 1693.

On recevra les avis tous les jours, et on donnera tous les Mercredys, de quinze jours en quinze jours, des Listes nouvelles.

Par permission du Roy contenuë en ses Brevets, Arrests de son Conseil d’Estat, Déclaration, Privilege, Confirmation, Arrests de la Cour de Parlement, Sentences et Jugements donnez en consequence.

A PARIS,

Au Bureau d’Adresse et de Rencontre étably dans le Marché Neuf, chez un Serrurier, attenant la Barriere des Sergens.

Le Tableau où est le Privilege du Roy sert d’Enseigne.

Avec permission. M. DC. XCIII.

LISTE DES AVIS DU JOURNAL GÉNÉRAL DE FRANCE OU BUREAU DE RENCONTRE.

Plusieurs personnes viennent au Bureau pour s’informer de quelle maniere il faut dresser leurs Mémoires, et d’autres en envoyent qui ne sont pas assez instructifs ; comme il faudroit bien du temps pour instruire tous ceux qui y viennent les uns après les autres, on a jugé à propos pour satisfaire à ce que plusieurs ont demandé de dresser quelques articles, et de continuer dans les Listes suivantes, jusqu’à ce qu’on aye parlé de tous ceux qui peuvent y estre employez. En voici quelques-uns qui peuvent servir de Modèles.

Si quelqu’un est dans le dessein de vendre une Terre, voicy comme il en doit dresser le Mémoire.

La Terre de … qui est à … lieues de Paris, et située à … est à vendre. Elle consiste en plusieurs pavillons, ou bien en un corps de logis dans le fonds de la cour, avec deux ailes ou non sur les côtez, et contient tant d’appartements, tant de chambres, tant de greniers, offices, cuisines, caves, écuries, celliers, colombiers et granges. Il faut marquer de quoy le tout est couvert, la grandeur de la court, s’il y a des espaliers autour des murs de la dite court, si les murs sont percez par des portes ou balustrades, qui donnent entrée aux jardins. S’il y a des fleurs, des fruits, des legumes, des jets d’eaux, des vignes, des bois, des bleds, du S. foin, et généralement tout ce qui peut faire du revenu ou servir à l’embellissement ; on doit ajouter si la maison est en belle veuë, et si la riviere passe auprès, et à combien de distance ; on ne doit pas oublier s’il y a des fossez, une basse court, s’il y a quantité de terres labourables, s’il y a des terres seigneuriales, si cette terre a droit de haute, basse et moyenne justice, si la Cure ou quelques autres bénéfices en dépendent, et tous les autres droits qu’elle peut avoir, si elle a titre de Baronnie, de Vicomté, ou autre, si l’on est Seigneur entier d’une ou deux paroisses, s’il y a des fiefs, s’il y a des estangs, combien la Terre est affermée, avec ou sans réserve, si on la veut échanger, si l’on veut toute la somme en argent comptant, des rentes, ou quelque autre chose, et quelles seuretez on donnera. On peut faire un détail à proportion pour les grandes et petites Maisons de Campagne, et pour les grandes et petites maisons à vendre ou à loüer à Paris ; On y peut ajouter les commoditez, les dégagements, les cheminées et alcôves, avec leurs ornements, les dorures et peintures, et marquer combien on veut loüer ou vendre les Maisons, combien elles sont louées, et s’il y a des escaliers separez, et plusieurs sorties, afin que celui qui se chargera de toute la Maison puisse connoistre par là s’il en peut facilement reloüer les Appartements. Comme chaque particulier sait mieux l’estat de son bien et de ses affaires que les plus intelligens, ces articles pourront estre encore mieux dressez sur l’idée que l’on en donne. Voicy un Model d’un article pour une charge à vendre.

On veut vendre une Charge, il faut marquer si elle est chez le Roy, ou de judicature, et si elle est unique à la Cour ou dans son siège ; il faut mettre si elle est de Paris, ou à combien de Paris, dans quelle Province, et dans quelle Ville, il faut dire quels en sont les Privilèges, combien elle a de gages, si elle a droit de commissions[490], si elle exempte de Taille et de Tutelle, combien on la veut vendre, et si l’on veut toute la somme en argent comptant.

AVIS.

Comme l’expérience fait voir qu’il y a de l’incommodité à prendre des Domestiques de la main de ses amis, que l’on ne peut lorsqu’ils déplaisent congédier sans les offenser, et qui sont autant d’Espions domestiques qui leur reportent tout ce qui se fait chez vous, et en cas de malversation on ne poursuit pas en justice les Amis qu’on ne fait point obliger devant notaire ; ces considerations devroient engager un chacun d’avoir plus volontiers recours au Bureau, où l’on n’en reçoit aucuns qui n’aient de bonnes cautions, gens solvables et non attitrez.

VOICY LE DÉTAIL des domestiques que l’on trouve au Bureau.

Sçavoir,

Aumôniers.

Precepteurs.

Escuyers.

Maistres d’hostels.

Secrétaires.

Hommes d’affaires.

Receveurs.

Concierges.

Commis.

Hommes de Chambres.

Chasseurs.

Garde-bois.

Cochers.

Portiers.

Laquais.

Postillons.

Palfreniers.

Et autres ayant tous de bons répondants.

IMMEUBLES.

On veut vendre une maison à huit lieues de Paris, size le long de la rivière d’Oize, entre Beaumont[491] et l’Isle Adam ; Elle consiste en un corps de logis et deux Pavillons, dans les quels il y a plusieurs appartements, salle, chambre, cabinets, cuisine, office, garde-manger, cave, greniers, grange, écurie, remise de carrosse, foulerie, et autres commoditez ; il y a aussi un Coulombier, qui rapporte en pigeonneaux et en fumier 100 livres de rente ; il y a des Jardins et enclos où il y a quantité de bons arbres fruitiers, on vend pour 200 livres de fruits tous les ans, on recueille aussi sept à huit cent de bon foin qui sert dans la maison, on peut aussi faire venir à Paris ce que l’on veut par la Rivière, qui n’est qu’a 200 pas de la dite Maison ; on en donnera une plus ample explication aux personnes qui voudront l’acheter, et on en fera un prix raisonnable. Adresse au Bureau.

On veut vendre une Maison size au faubourg S. Germain, le terrain fait face sur la rue de Grenelle et sur la rue S. Dominique, d’environ huit à neuf toises sur 106 à 107 de longueur, fermé de bons murs dans l’Enclos du Marais ; il y a plusieurs arbres fruitiers, des espaliers le long des murs par un treillage d’echalats de cœur de chesne, avec deux puits, une petite Maison pour le Jardinier et une petite serre à costé[492]. Plus, un corps de logis bati en pavillon de trois estages en carrez ; dans chaque estage il y a plusieurs chambres, cabinets, galletas, cuisine, cave, et autres commoditez, la dite maison est en bon estat ; on en donnera une plus ample explication aux Personnes qui la voudront acheter, et on en fera un prix raisonnable. Adresse au Bureau.

On veut vendre une grande Maison size a Boissy S. Leger[493], près Creteil, a trois lieues de Paris, consistant par bas en grandes caves, offices, salle, fournil, plusieurs belles chambres et cabinets, et dans la plus belle veue qu’on puisse voir, de beaux greniers et chambres pour les Domestiques, grande cour verte entourée d’un très beau espalier de Peschers et d’Abricotiers, écurie à mettre quinze chevaux, une petite court basse ; le tout attenant est un logement entier pour un Jardinier et un Vigneron dépendant de la susdite Maison, beau jardin en terrasse, au bas du quel il y a un petit bois de haute-fustaye rempli d’allées couvertes, on entre de plein pied du jardin dans une grande galerie peinte, qui donne en perspective au bois, et de la galerie on entre dans les chambres vis à vis la dite maison. Il y a un Enclos de 25 à 30 arpens de Terre, dont il y en a trois plantez en vignes qui sont en leurs cinquièmes feüilles, des Terres labourables et le reste en foin, le tout garny de beaux Espaliers de fruits à noyaux et poiriers, enclos de murs et de hayes vives ; il y a aussi un fief qui a 60 arpens d’etenduë sur quoy l’on dixme[494], et haute, moyenne et basse justice ; le tout est à vendre, a loüer ou a échanger. Adresse au Bureau.

On veut vendre une grande Maison size ruë de Vaugirard, elle est composée d’une grande court, deux remises de carrosse, deux écuries dans les quelles il tient beaucoup de chevaux, un grand jardin de six arpens, un appartement bas, deux autres grands appartements et quantité d’autres chambres pour des Domestiques, de grandes caves, des cuisines et offices, et une belle chapelle ; elle est de 2500 livres de loyer. Adresse au Bureau.

On veut vendre une Maison size dans la rue des Prescheurs, où a logé en dernier lieu Monsieur Gelée[495] ; la dite maison est à porte cochere, bien batie de pierres de taille, la court est commune avec une autre Maison qui perce dans la rue de la Champverrerie, salle, cuisine en bas, petite écurie, remise sous la porte cochere, trois estages l’un sur l’autre, et grenier au dessus chaque estage, composé de chambres, antichambres, cabinets, et deux autres petites chambres, le tout de plain pied ; le premier et second estage ayant les principales chambres peintes, dorées et parquetées, belles cheminées, et plusieurs tableaux non communs ; il y a trois cheminées à chaque estage, de belles et grandes caves, et doubles caves. La dite Maison est louée 900 livres par le dernier bail. Ceux qui la voudront voir trouveront des personnes qui montreront les Appartemens. Il faut s’adresser pour le prix à Monsieur de la Ville-Dieu, qui loge rue Traversine, dans la Maison de Madame Francine[496], on en fera un prix raisonnable.

On veut vendre une charge d’avocat au Conseil, la Personne qui s’en veut défaire en fera un prix raisonnable, et mesme la donnera a crédit, pourvû qu’on luy donne des seuretez bonnes et solvables. Il prendra en payement des billets sur des officiers et autres personnes pourvu qu’ils soient en estat de payer, et autres accommodements. Adresse au Bureau.

On veut vendre une Maison size au village de Cüeilly près Champigny sur Marne, à trois lieües de Paris, consistant en un grand Corps de logis, chambres, antichambre, cabinets, court, jardin, un demy arpent de vignes donné à loyer pour la somme de quarante escus par an. Adresse au Bureau.

On veut vendre une grande Maison à petit Champ, paroisse S. Medard, fauxbourg S. Marceau[497], consistant en six boutiques, caves, jardin, deux petites salles, huit chambres à cheminées à chaque Estage, y ayant trois Estages et quatre greniers au dessus, l’Escalier au milieu, y ayant des corridors pour aller aux dites chambres, estant toutes séparées.

Plus, une autre petite Maison au coin du dit jardin, consistant aussi à trois Estages, deux chambres et cabinets à chaque Estage, grenier au dessus, avec deux salles basses, et deux caves, le tout à vendre. On les donnera à 18,000 livres, mesme quand on n’auroit pas toute la Somme, on ne laissera pas de s’accommoder. Adresse au Bureau.

On veut vendre un Office de Changeur d’Especes d’or et d’argent de la Ville de Paris, avec faculté d’exercer la Banque à vendre ; Elle est à present d’un Exercice continuel de grand rapport, elle est propre à tous banquiers, caissiers et de finances ; l’on en sçaura le prix et condition qui sont faciles et raisonnables. Adresse au Bureau.

MEUBLES.

2. On veut vendre un petit Cabinet, dans lequel il y a cinq cents médailles d’argent, toutes pièces antiques et fort curieuses[498], on le fait cinq cents Escus. Adresse au Bureau.

On veut vendre un carrosse coupé presque tout neuf, garni d’un veloux vert plein, trois belles glaces, une devant, et une à chaque costé, avec un trapontin[499] ; on veut aussi vendre les chevaux, ils sont entiers, noirs, à courte queue, âgez de cinq à six ans, et de bonne taille, avec les harnois, le tout en bon estat n’ayant qu’à monter dedans ; on fait les chevaux et le carrosse 1300 livres. Adresse au Bureau.

Demandes.

3. On demande une Maison à acheter du prix de dix ou douze mille livres, à deux ou trois lieues de Paris, on n’est point attaché en quel endroit elle soit, pourvu qu’elle soit jolie et en bon estat ; on veut un jardin, des écuries, remise de carrosse, greniers et basse court ; on ne se soucie pas qu’elle soit en fief ou en roture. Adresse au Bureau.

On demande une belle housse avec sa garniture, une douzaine de chaises, et six fauteüils avec des housses, et que les bois soient à la mode ; une autre douzaine de chaises de tapisserie propres à mettre dans une salle, on ne se soucie pas qu’elles soient tout à fait à la mode ; un miroir de glace de moyenne grandeur. Adresse au Bureau.

On demande six chevaux pour labourer et mettre à la charrette, on les veut d’hazard de quelque personne qui vienne de campagne, afin qu’ils soient tous dressez, on y mettra jusqu’à mil ou douze cens livres ; on demande aussi leurs équipages, qu’on paiera comptant. Adresse au Bureau.

On donne avis à ceux qui cherchent une Personne qui sache les Langues pour les accompagner dans leurs voyages aux Païs estrangers, qu’il y en a un qui s’offre en quelque qualité que l’on voudra. C’est un homme de 40 à 42 ans, bien fait de sa personne, honneste homme de Profession, qui en donnera des preuves suffisantes aux personnes qui luy feront l’honneur de le vouloir employer. Adresse au Bureau.

On demande un manteau de camelot gris d’azard, et qu’il y aye un petit galon d’or, et qui soit propre. Adresse au Bureau.

On demande une armoire de bois de noyer propre et faite à la mode, avec une belle ferrure. Adresse au Bureau.

On demande un colier de perles entrenet d’une belle eau ; on le veut du prix de cinquante escus ou deux cents francs. Adresse au Bureau.

On veut vendre une Croix de Diamans, composée de sept diamans avec son coulant, les Diamans sont fort nets et fort beaux, bien mis en œuvre. Elle a coûté trente louis d’or, on la donnera pour un prix raisonnable. Adresse au Bureau.

Il y a un carrosse coupé tenant quatre ou cinq personnes à l’aise, garni de Damas cramoisi, trois glaces, une devant et une à chaque portiere, bien suspendu le train et les roues, le tout en bon estat, sans harnois de chevaux, environ de quatre cents livres. Il y a aussi un cheval pour Mousquetaire, propre à deux mains. Adresse au Bureau.

L’adresse pour ecrire est à Mr du Manuel Me du Bureau d’adresse et de rencontre où l’on recevra tous les jours des Avis. Il faut acquitter le port des Lettres.

On prie qu’on dise le dernier mot des choses dont on se veut défaire. On les vendroit plus aisément, par ce que ceux qui le souhaitent estant souvent étonnez du prix, ne les vont pas voir.

Quoy que la pluspart de ceux qui font des Demandes au Public par les Listes qui se distribuent tous les Mercredys, laissent leur adresse, ils sont avertis de passer souvent au Bureau, pour y estre instruits de ce qui s’y passera, sur les avis qu’ils auront donnez.

Chaque Journal se vendra trois sols.

Le Bureau pour recevoir les avis est au Marché-Neuf, chez un serrurier, attenant la Bariere des Sergents. Le Tableau où est le Privilege du Roy sert d’enseigne.

AVEC PERMISSION.

FIN DES APPENDICES.

Notes in this chapter

Note 1 · Ces Listes se publièrent d’abord en une brochure in-4o, comme la première qui va suivre ; puis sous forme de placard in-folio, dont un exempNote 2 · Ce n’est qu’à partir de 1711 que l’Almanach Royal publia les noms et les adresses des Académiciens du moment d’après ces Listes, qui sont deNote 3 · Il étoit de l’Académie depuis sa fondation, comme l’indique la date de 1635, qui précède ici son nom. Il se tenoit chez lui des conférences,Note 4 · Desmarests Saint-Sorlin, factotum poétique de Richelieu, pour lequel il fit Mirame, et qui l’avoit mis, des premiers, de son Académie. Il moNote 5 · Son prénom étoit Jacques, et non François ; Pellisson (Hist. de l’Acad. françoise, édit. Ch. Livet, I, p. 288) le fait non pas avocat, mais Note 6 · On sait trop la réputation qu’il se fit au barreau de Paris pour que nous devions y insister. Il avoit succédé, comme académicien, à PorchèrNote 7 · Ce puits, qui se trouvoit au carrefour formé par les rues de l’Épée de bois, Gracieuse et Françoise, finit par donner son nom à cette dernièNote 8 · Il avoit été avocat général au grand Conseil, et s’y étoit fait, « parlant éloquemment et fortement en toutes rencontres », comme dit ChapelNote 9 · Leur couvent, construit en 1622 et supprimé en 1790, se trouvoit à l’angle des rues d’Orléans et du Perche, où l’église, bâtie sur l’emplaceNote 10 · Nous nous contenterons de dire que P. Corneille ne fut pas de l’Académie tant que vécut Richelieu, qui lui gardoit rancune du Cid. Six placeNote 11 · On aurait dû ajouter — mais ce n’étoit pas l’usage — secrétaire perpétuel. Il l’étoit alors depuis un an, à la place de Conrart. Comme acadéNote 12 · Son testament, signé le 11 juillet 1683, est daté de cette adresse, mais avec la simple indication : « rue Montorgueil ».Note 13 · Il avoit succédé au continuateur de l’Astrée, Baro, dont, par la date donnée ici pour l’entrée de Doujat à l’Académie, on connoît approximatNote 14 · Son titre de professeur en droit canon lui permettoit d’y habiter les Écoles de droit, dont la principale entrée étoit dans cette rue. V. plNote 15 · C’est surtout comme traducteur qu’on le reçut, en 1651, de l’Académie ; il travailla aussi à la rédaction des Voyages de Chardin. — Il occupNote 16 · Il avoit d’abord habité près du Louvre une maison, dont il étoit le propriétaire, mais qu’il avoit dû quitter. Le roi se l’étant réservé « pNote 17 · Frère cadet de Tallemant des Réaux. Il est fameux par le vers que sa traduction de Plutarque lui valut de la part de Boileau, et auquel un aNote 18 · Petit-fils de Séguier par sa mère, il avoit été, lorsqu’il remplaça L’Estoille, en 1652, académicien de naissance pour ainsi dire. Son fils Note 19 · On connoît assez Pellisson pour que nous n’ayons pas à parler de lui. Il ajoutoit à son nom celui de Fontanier, qui étoit celui de sa mère, Note 20 · C’est comme administrateur de l’économat de l’abbaye qu’il habitoit « cette maison abbatiale », dont on peut voir encore la façade presque iNote 21 · On disoit alors plus communément évêque d’Acqs. Cet évêché de Dax fut supprimé en 1802. Chaumont l’occupa de 1671 à 1684, puis s’en démit. ÉNote 22 · Une des plus fameuses victimes de Boileau et de Molière. L’abbé d’Olivet croyoit qu’il n’avoit été qu’un an chanoine de Bayeux : nommé en 16Note 23 · Il n’eut de titres à l’Académie que comme homme d’État. Il en fut pendant cinquante-six ans : depuis 1658, époque où il succéda à Du Ryer, jNote 24 · Lisez Barbette. L’hôtel d’Estrées, qui fut depuis l’hôtel de Corberon, puis une succursale de l’école de Saint-Denis, s’y trouvoit à l’extréNote 25 · Il avoit remplacé Servien, et il eut pour successeur Fontenelle, en 1691. Il n’étoit pas conseiller d’état ordinaire, comme il est dit ici, Note 26 · C’est le prédicateur dont s’est tant moqué Boileau. N’ayant guère que vingt-sept ans, il avoit, au commencement de 1662, succédé à Saint-AmaNote 27 · Il avoit, en 1662, succédé à Boissat. La fameuse affaire du Dictionnaire, qu’il recommençoit sur un plan nouveau, pendant que l’Académie, prNote 28 · Successeur de Boisrobert, en 1662, il fut remplacé en 1701 par Campistron. — Son fauteuil, le 26e, est occupé par M. de Viel-Castel.Note 29 · Il y logeoit chez Mme de La Fayette, qui l’avoit recueilli lorsqu’il eut quitté le Luxembourg, où il étoit gentilhomme de Mademoiselle, et qNote 30 · Il n’est plus connu que par l’épigramme que fit Racine contre son Iphigénie, tragédie à laquelle Boyer, qu’on trouvera plus loin, collabora.Note 31 · Reçu en 1663 à la place de La Mesnardière, il fut, en 1697, remplacé par l’abbé de Choisy. En qualité de bel esprit de la cour, il protégeoiNote 32 · Il logeoit au pavillon Marsan, près duquel la grande écurie s’étendoit jusqu’aux environs de la rue Saint-Honoré.Note 33 · Il avoit en 1665 succédé à Perrot d’Ablancourt, et il eut pour successeur, en 1693, Paul Bignon. Disgracié, comme on sait, pour son HistoireNote 34 · Bautru de Serrant l’avoit précédé sur le fauteuil qu’il occupoit, et le marquis de Saint-Aulaire l’y remplaça en 1706. — C’est le 27e, que lNote 35 · La duchesse de Richelieu, qui l’avoit en grande amitié, l’y logeoit dans son hôtel.Note 36 · C’est lui dont nous avons cité plus haut, à propos de son parent François Tallemant, une si verte réplique à Boileau. Successeur de Gombaud,Note 37 · Autre victime de Boileau et de Racine. Il avoit eu pour prédécesseur Giry, en 1665, et il eut pour successeur l’abbé Genest, en 1698. Il étoNote 38 · Paul Tallemant, qui l’avoit défendu, en même temps que son parent, dans la lettre que nous rappelions tout à l’heure, l’avoit en grande estiNote 39 · C’est le grand ministre qui, par conséquent, n’aura pas beaucoup à nous occuper ici. L’Académie l’avoit reçu, en 1660, à la place de Silhon.Note 40 · Son hôtel y est remplacé par deux passages, dont l’un en a pris le nom de « passage Colbert ».Note 41 · L’auteur du fameux Journal du grand règne. Il était de l’Académie depuis longtemps lorsqu’il le commença. Sa réception, comme successeur de Note 42 · Il y logeoit dans la partie qui dépendoit de Saint-Eustache. C’est en effet à cette église qu’il s’étoit marié le 7 mai 1670. Il eut plus taNote 43 · Il étoit académicien depuis six ans, ayant été élu en 1670 pour le fauteuil laissé vacant par Cureau de la Chambre. Il fut nommé en 1684 secNote 44 · Le roi lui avoit donné ce riche prieuré, lorsqu’il ne demandoit qu’une pension, et c’est ainsi qu’il fut abbé sans l’avoir voulu, mais sans Note 45 · Il avoit, dit-on, plus de talent en italien qu’en françois : « S’il réussit, écrit d’Alembert, à faire passer un de ses sonnets pour être deNote 46 · Le duc de Créqui, dont il avoit été le secrétaire pendant son ambassade à Rome, le logeoit chez lui. Son hôtel, auparavant hôtel Mazarin, seNote 47 · Son père, médecin célèbre, avoit été de l’Académie. C’est ce qui lui en ouvrit les portes en 1669, à la mort de Racan. La Bruyère lui succédNote 48 · Il y fut d’un zèle de charité admirable. Pendant le rude hiver de 1693, il vendit tout pour secourir ses paroissiens décimés par le froid etNote 49 · L’auteur bien connu des opéras que la dévotion lui fit renier à la fin de sa vie. Son mariage avec la riche veuve Mme Bonnet, qui lui apportNote 50 · Il étoit né rue Grenelle-St-Honoré où, comme on sait, son père étoit boulanger. Il se maria rue de la Grande-Truanderie, logea quelque tempsNote 51 · Fait académicien en 1671, il avoit eu pour prédécesseur Hardouin de Péréfixe, comme lui archevêque de Paris. Son successeur fut le savant DaNote 52 · Il ne fut de l’Académie, à quarante-cinq ans, que lorsque sa nomination comme précepteur du Dauphin lui permit de quitter Condom, et d’habitNote 53 · C’est l’auteur des Contes des fées. La protection de Colbert le fit entrer en 1671 à l’Académie où il avoit eu Fr. de Montigny pour prédécesNote 54 · Il y logeoit dans les dépendances du Palais-Royal, qu’il quitta, lorsque Colbert l’eut disgracié, pour aller habiter une maison à lui dans lNote 55 · Il eut pour prédécesseur Godeau, qu’il remplaça en 1673 ; et pour successeur H. de Nesmond, en 1710. L’abbaye de Séverin n’étoit pas son seuNote 56 · Il y logeoit chez Montausier, qui se l’étoit attaché comme « homme de lettres ». Il y étoit déjà venu auparavant du temps de Mme de RambouilNote 57 · Lorsqu’il fut nommé en 1673 à la place de La Mothe Le Vayer, il étoit au plus fort de ses succès de théâtre. Valincourt, qui avoit été de seNote 58 · On ne sait pas au juste à quelle date Racine eut cette charge, qui fut pour lui la plus absolue des sinécures. On le dispensa même, comme acNote 59 · Il y logeoit déjà en 1668, quand furent joués les Plaideurs. V. plus haut, t. I, p, 95, note, et Hist. de l’Académie, édit. Ch. Livet, t. IINote 60 · Académicien, comme Perrault, de la façon de Colbert, il fut élu, en 1673, à la place de Bourzeis ; l’abbé Mongin lui succéda en 1708. L’abbaNote 61 · Premier nom de la rue Vivienne, qui le devoit à Louis Vivien, seigneur de la Grange-Batelière, dont la censive s’étendoit jusque-là. L’abbé Note 62 · Il avoit succédé à Chapelain, en 1674, et eut pour successeur Pavillon, en 1691. Il occupoit le 37e fauteuil, qui est à présent celui de M. Note 63 · Il y mourut le 20 oct. 1691. Il avoit d’abord habité au quartier des Écoles, dans la rue Fromentelle ; puis, vers 1651, rue des Bons-EnfantsNote 64 · Il avoit remplacé Gomberville en 1674, et le fut lui-même par Boivin en 1721. Nous le retrouverons sur la liste suivante. — Son fauteuil, leNote 65 · Il y logeoit chez un charpentier, vis-à-vis le marché aux chevaux. (V. notre Hist. de la butte des Moulins, p. 104.)Note 66 · C’est lui qui avoit « la plume », et qui devoit imiter, comme tel, l’écriture du roi à s’y méprendre. Ses fonctions consistoient ainsi à faiNote 67 · Il avoit remplacé Ballesdens en 1675, et il le fut en 1685 par Bergeret. V. sur ses ouvrages, t. I, p. 189, 203. — Son fauteuil, le 10e, estNote 68 · Dans la parodie paraphrasée en vers, que fit Benserade, en 1684, de la Liste de messieurs de l’Académie pour cette année-là, pièce des plus Note 69 · Cette liste est imprimée sur un placard in-fol. à deux colonnes. V. plus haut, p. 275.Note 70 · V. la liste précédente, p. 280-281.Note 71 · D’Alembert dit de l’Académie, à propos du cardinal d’Estrées : « Elle eut le bonheur de le posséder près de soixante ans, et de le voir longNote 72 · Louis XIV lui avoit donné ce magnifique bénéfice lorsque les intrigues de la princesse des Ursins l’eurent forcé de quitter l’ambassade d’EsNote 73 · V. la liste précédente, p. 282.Note 74 · Il étoit, sous ce titre, qu’il devoit à Colbert, secrétaire de l’Académie des inscriptions.Note 75 · C’est encore à Colbert qu’il devoit ces bénéfices « assez considérables », dit d’Alembert.Note 76 · V. la liste précédente, p. 284.Note 77 · Il y avoit acheté le pavillon que l’intendant général des postes, M. de Nouveau, avoit fait décorer par Le Brun et Le Sueur. Celui-ci avoit Note 78 · V. la liste précédente, p. 284, et plus bas, p. 301.Note 79 · V. la liste précédente, p. 286.Note 80 · Après avoir été pendant deux ans évêque de Lavaur, le roi l’avoit nommé à l’évêché de Nîmes, poste difficile depuis la révocation de l’Édit,Note 81 · V. la liste précédente, p. 287.Note 82 · C’étoit bien loin de la rue Vivien, où nous l’avons vu en 1676 ; mais après la mort de Colbert, devenu professeur de grec, puis inspecteur aNote 83 · V. la liste précédente, p. 287.Note 84 · Nommé à l’évêché de Soissons, en 1685, il l’échangea avec M. de Sillery pour celui d’Avranches, dont il se démit après l’avoir occupé dix anNote 85 · En 1691, il leur avoit légué sa bibliothèque et s’étoit ainsi créé des droits à devenir leur hôte. Malheureusement, le don qu’il leur avoit Note 86 · Fils du grand ministre, il avoit dû à l’influence de son père d’être nommé de l’Académie en 1678, à la place de Jacques Esprit, lorsqu’il n’Note 87 · C’est l’hôtel de son père. Il y possédoit une bibliothèque du meilleur choix, quoique très nombreuse. Santeul en a fait l’éloge dans ses PoeNote 88 · Il fut reçu de l’Académie en 1679, n’ayant de titres que ses ambassades. En 1710, Ant. de Mesmes lui succéda.Note 89 · Frère du marquis, nommé plus haut, p. 284, 290. Il remplaça l’abbé Cotin, en 1682, et fut remplacé lui-même par le comte Fleuriau de MorvillNote 90 · C’étoit un bénéfice simple, l’abbé n’en ayant pas voulu d’autre, afin de pouvoir mieux s’occuper des lettres.Note 91 · Il y logeoit dans l’hôtel de son frère, où il tenoit tous les mardis des conférences littéraires et grammaticales, dont il a été parlé plus Note 92 · Le satirique s’étoit fait trop d’ennemis pour arriver de bonne heure à l’Académie. Lorsque tant d’autres étoient reçus de vingt-cinq à trentNote 93 · Il y habitoit depuis longtemps, mais en 1699 il y avoit pris, derrière Notre-Dame, à la pointe de l’Ile, un autre logement que celui qu’il aNote 94 · On sait qu’il avoit succédé à son illustre frère au commencement de 1685. La Mothe le remplaça en 1710.Note 95 · C’est bien l’adresse que lui donne le président Hénault, Mémoires, p. 181. Parlant de Fontenelle, son neveu, il dit : « Il vint à Paris pourNote 96 · Il avoit en 1687 été reçu à la place du duc de Saint-Aignan. Il mourut en 1724, doyen de l’Académie où Portail le remplaça.Note 97 · Il y avoit été élevé chez son père, chancelier de Gaston d’Orléans, et il y revint passer ses dernières années dans un appartement voisin deNote 98 · Instituteur des filles de Monsieur, qui le logeoit au Palais-Royal. Il ne fut académicien, en 1688, que par la protection du prince qui, lorNote 99 · Quelques tragédies et une farce, les Carrosses d’Orléans, firent beaucoup moins pour sa réception, en 1688, à la place de Furetière, que sonNote 100 · Comme le comte de Crecy qu’on a trouvé plus haut, p. 292, il étoit arrivé à l’Académie, en 1689, à la place de Quinault, par ses services d’Note 101 · Il y occupoit, comme l’abbé Tallemant, Pavillon, et plusieurs autres, un de ces nouveaux hôtels qu’on appeloit des « Cléry », et qui mirent,Note 102 · Il étoit l’aîné des quatorze enfants de Théophraste Renaudot, créateur de la Gazette. Ses écrits ecclésiastiques le firent admettre en 1689,Note 103 · Au coin de la rue Neuve-Saint-Augustin. On voit en effet par le testament de Callières, rappelé tout à l’heure, que sa maison située dans ceNote 104 · Reçu en 1691, à la place de Villayer, il mourut doyen de l’Académie en 1757, et eut A. L. Séguier pour successeur.Note 105 · Il avoit d’abord, comme on l’a vu plus haut, p. 293, habité chez son oncle Th. Corneille, puis chez son ami M. des Haguais. Le duc de ChartrNote 106 · Il eut pour prédécesseur Benserade, qu’il remplaça en 1691, et pour successeur, en 1705, Brulard de Sillery.Note 107 · Il s’étoit de bonne heure démis de cette charge et ne s’étoit plus donné qu’au monde et aux lettres.Note 108 · Il y étoit voisin de son ami Callières, et du trésorier Damon (V. t. I, p. 38) dont la femme reçut souvent l’hommage de ses vers. Lorsque laNote 109 · Il avoit succédé à Michel Le Clerc en 1692, et il fut remplacé en 1714 par Rolland-Mallet. Pontchartrain, dont il élevoit le fils, contribuaNote 110 · C’étoit sans doute la maison où Scarron étoit mort, et que Crébillon devoit un peu plus tard habiter si longtemps.Note 111 · L’auteur de Télémaque avoit succédé à Pélisson en 1693 ; De Boze lui succéda en 1715.Note 112 · Il succéda le 15 juin 1693 à Bussy, et eut pour successeur, en 1743, un de ses parents, Jérôme Bignon. Il étoit aussi de l’Académie des scieNote 113 · Il devint un peu plus tard doyen de Saint-Germain l’Auxerrois, puis bibliothécaire du cabinet du roi, charge que Dacier lui vendit 30,000 liNote 114 · V. sur l’hôtel des Bignon dans cette rue, t. I, p. 48, note 4. Le czar Pierre le visita peu de temps après que M. de Torpane le leur eut achNote 115 · Encore une créature académique de Pontchartrain. Son seul titre sérieux étoit d’avoir fait partie de l’ambassade à Siam. Il avoit succédé enNote 116 · Reçu en 1694, à la place de l’abbé de Lavau, n’ayant guère que vingt-six ans, il eut Moncrif pour successeur en 1733. Pontchartrain, qui avoNote 117 · Élu en 1695 à la place de Bergeret, il fut exclu des séances en 1718, à la suite d’une dénonciation du cardinal de Polignac contre son DiscoNote 118 · Ce logement au Palais-Royal, qu’il avoit comme aumônier de Madame, mère du Régent, lui fut conservé même après son exclusion de l’Académie.Note 119 · Fils du maréchal de Clérambault. Le fauteuil de La Fontaine lui échut en 1695, et « comme il étoit contrefait, dit d’Alembert, les mauvais pNote 120 · Il fut célèbre pour son érudition dans les lettres grecques, mais moins que sa femme, dont La Bruyère demandoit l’admission à l’Académie. DaNote 121 · Auteur de l’Histoire ecclésiastique. Il fut, en 1696, le successeur de La Bruyère, son ami, et fut remplacé lui-même, en 1722, par le diplomNote 122 · Le roi lui avoit donné l’abbaye de Loc-Dieu, après l’éducation du duc de Vermandois, il lui accorda le prieuré d’Argenteuil après celle du dNote 123 · Il avoit en 1697 succédé à l’évêque d’Acqs, M. de Chaumont. Le marquis de Mimeure lui succéda en 1707.Note 124 · V. plus haut, t. I, p. 69. Le président Cousin avoit d’abord été directeur du Journal des savants et censeur royal. Il légua ses livres à laNote 125 · Il avoit succédé, en 1698, à Claude Boyer, comme académicien, pour des tragédies qui ne valoient guère mieux que les siennes. Son fauteuil éNote 126 · Ce bénéfice, de 500 écus de rente au plus, fut tout ce qu’il put obtenir du roi.Note 127 · Mademoiselle de Blois, fille du roi et de madame de Montespan, avoit eu l’abbé Genest pour précepteur. Devenue femme du duc d’Orléans, futurNote 128 · Bel esprit plutôt qu’auteur, il succéda, en 1699, à Racine son ami. Il eut en 1730 La Faye pour successeur.Note 129 · Il quitta le Cloître un peu plus tard pour venir habiter l’hôtel du comte de Toulouse, dont il étoit, comme il est dit ici, le secrétaire deNote 130 · Il plaida peu, traduisit beaucoup et n’imagina rien. C’est la coterie du salon de madame de Lambert qui le fit recevoir académicien en 1701,Note 131 · Le grand amuseur de la cour de la duchesse du Maine à Paris et à Sceaux. Le fauteuil de l’évêque de Noyon, dont il a été parlé plus haut, luNote 132 · Le duc et la duchesse du Maine tenoient leur cour à l’Arsenal, le duc étant grand maître de l’artillerie depuis 1694, il étoit donc naturel Note 133 · Le singe de Racine, comme on avoit dit de Silius Italicus qu’il étoit celui de Virgile. Il avoit remplacé Segrais en 1701, et il eut DestoucNote 134 · La charge de secrétaire général des galères, qu’il avoit eue en 1694 après la mort de Duché, et qui lui fut confirmée par le roi en 1699, luNote 135 · C’est sa parenté très proche avec le ministre Chamillart qui l’avoit fait arriver au fauteuil laissé vacant en 1702 par la mort de CharpentiNote 136 · Il avoit eu d’abord l’évêché de Dol.Note 137 · Il avoit succédé, en 1702, à son père que nous avons vu sur la liste précédente, p. 279 ; il eut en 1710 son fils pour successeur.Note 138 · C’est l’hôtel qu’avoit fait construire le commandeur de Jars, et qui fut un des premiers de la rue de Richelieu. Il touchoit à l’hôtel LouvoNote 139 · Reçu à la place de Claude Perrault en 1704, il eut pour successeur, en 1749, l’évêque de Rennes, Vauréal, qui avoit encore moins de titres qNote 140 · C’est aujourd’hui, comme on sait, le palais des Archives.Note 141 · Auteur de l’Anti-Lucrèce, il fut élu en 1704 à la place de Bossuet, et eut Giry pour successeur en 1741.Note 142 · Il fut plus tard archevêque d’Auch et cardinal.Note 143 · Quelques tragédies oubliées furent ses seuls titres à l’Académie, où il arriva en 1704, à la place de l’abbé Boileau, et où l’abbé Mongault Note 144 · La rue Neuve-de-Luxembourg remplace cet hôtel. Abeille y logeoit comme secrétaire des commandements du maréchal de Luxembourg.Note 145 · V. plus haut, t. I, p. 189, et II, 288. — Quand le Dictionnaire eut été publié, le travail de Coignard pour l’Académie fut assez restreint. Note 146 · V. pour cette liste notre Introduction, t. I, p. xxxiv.Note 147 · Lorsqu’en septembre 1717 le Bureau d’adresse, qui prit alors le titre de Bureau général privilégié d’adresse et de rencontre, dut rouvrir ruNote 148 · Nous aurons plusieurs fois à signaler de ces répétitions dans les listes suivantes.Note 149 · C’est-à-dire un sou trois liards. C’est ce que coûtoit, comme on le verra plus loin, chaque exemplaire de ces listes.Note 150 · Cet hôtel de Mesgrigny existe encore au bout de la rue des Poitevins, près du retour en équerre qu’elle fait pour gagner la rue Serpente. IlNote 151 · Guinguette fort à la mode au XVIIe siècle, comme on le voit dans Les Pièces comiques, 1671, pet. in-12, p. 210, 229. Les grandes dames y allNote 152 · Ce sont les carrières, situées sous l’ancienne butte des Bonshommes, dont on a tant parlé lorsqu’on a dû construire, pour l’exposition derniNote 153 · Elle étoit alors nouvelle, comme le marché aux chevaux, auquel elle conduisoit et qui avoit été transporté là quand la Butte Saint-Roch avoiNote 154 · Lisez : rue des Fossés-St-Germain-l’Auxerrois, qui en étoit le prolongement.Note 155 · Son vrai nom est rue de Braque. Elle le doit à Arnoul de Braque, qui, en 1348, avoit fait bâtir, à l’angle qu’elle forme avec la rue du ChauNote 156 · François d’Espinay, marquis de Saint-Luc, petit-fils du commandant de Paris sous Richelieu. Il mourut en 1694.Note 157 · On appeloit ainsi la partie de la rue Montmartre qui, depuis la rue Neuve-Saint-Eustache, à l’extrémité de laquelle la porte Montmartre avoiNote 158 · C’est l’Impasse des Peintres, séparée par quatre ou cinq maisons seulement du point de jonction de la rue aux Ours et de la rue Saint-Denis.Note 159 · Nous ignorons où se trouvoit cette cour, qui sans nul doute — son nom l’indique — servoit à remiser « le charroi » des équipages. Peut-être,Note 160 · C’est aujourd’hui le quai de Béthune, qu’on appela aussi quai des Balcons.Note 161 · Il devoit son nom au conseiller du grand Conseil Jacques de la Bistrade, mort le 30 décembre 1650, et qui avoit possédé, d’après ce que dit Note 162 · La rue Pavée-Saint-Sauveur, qui n’est plus aujourd’hui que la prolongation de celle du Petit-Lion, longeoit par derrière le théâtre de l’HôtNote 163 · C’étoit un « ponceau » jeté sur l’égout découvert près d’une maison portant l’enseigne des Biches.Note 164 · Elle commençoit rue Phélipeaux et, arrivée à la rue du Vert-Bois, étoit continuée par celle du Pont-aux-Biches qui, elle-même, alloit aboutiNote 165 · On voit que les Catacombes, où l’on ne devoit déposer qu’un siècle après les ossements provenant du cimetière des Innocents, faisoient alorsNote 166 · Les maisons de ce quartier se louoient relativement à un aussi bas prix qu’elles se vendoient. On en jugera par cette annonce du Journal de Note 167 · C’étoit l’ancien Chemin aux Clercs. Elle alloit de la rue de Seine à la rue des Petits-Augustins, aujourd’hui Bonaparte. On n’avoit commencéNote 168 · Vendue par justice.Note 169 · Il faut lire « lods et ventes ». Le lod étoit le droit payé au seigneur pour qu’il approuvât l’aliénation d’un bien dépendant de son domaineNote 170 · Ce n’est pas Ognes, mais Longnes qu’il faut lire. Il y a en effet un village de ce nom dans le département de Seine-et-Oise, canton de HoudaNote 171 · C’est-à-dire « directions, intendances ».Note 172 · Chambres à feu.Note 173 · Les maisons bâties dans les quartiers Saint-Germain et Saint-Benoît avoient ainsi et ont même encore de grands espaces, comme on en peut jugNote 174 · V. sur cet hôtel, t. I, p. 278.Note 175 · C’est-à-dire qui sera vendue sans frais pour l’acheteur, « contrat en main », suivant l’expression d’aujourd’hui qui correspondoit, du resteNote 176 · V. une des notes précédentes, p. 309.Note 177 · L’endroit où l’on fouloit les raisins, « le pressoir ».Note 178 · Verger aux cerises. La rue de ce nom, citée tout à l’heure, s’appelle ainsi parce qu’elle occupe l’emplacement du jardin de l’hôtel Saint-PoNote 179 · Elle faisoit suite à la rue du Colombier, et, comme elle, n’avoit encore que des maisons neuves.Note 180 · Cette place vague est visible sur les plans du XVIIe siècle antérieurs à 1680, et notamment sur celui de Gomboust. Elle fut vendue par partiNote 181 · Ne seroit-ce pas à cette terre, en Normandie, que le neveu de Fontenelle, M. d’Aube, ce Normand aux infatigables contradictions, si bien misNote 182 · Laigle étant, comme on sait, la ville de la ferronnerie et de la quincaillerie, nous ne sommes pas surpris de trouver une « forge à fer » daNote 183 · C’est-à-dire une grande cage d’escalier, bien dégagée et bien couverte. C’étoit un des points importants des constructions de ce temps-là. VNote 184 · La Selle-Saint-Cloud.Note 185 · Les Prémontrés réformés, dont l’église et le couvent n’étoient pas alors bâtis depuis plus de six ans. Le voisinage de la Croix-Rouge, à l’eNote 186 · « A la deuxième chambre », c’est-à-dire au second étage. Scarron, lorsqu’il logeoit rue de la Tixeranderie, donnoit ainsi son adresse : … JeNote 187 · Lisez « d’Usseau ». C’étoit un drap commun, dont on faisoit les habits des laquais. V. Regnard, Le Joueur, acte I, sc. 1, et Satires de FureNote 188 · L’étiquette étoit d’avoir, comme on le voit ici, un fauteuil pour six chaises ou pour six pliants. Nous lisons, par exemple, dans le JournalNote 189 · V. plus haut, sur les tapisseries à verdure, t. I, p. 283.Note 190 · C’est-à-dire la couverture.Note 191 · Comme les femmes portoient avec elles ces sortes de coussins dans les églises pour s’agenouiller, elles les habilloient richement ainsi de vNote 192 · V., sur les tapisseries de haute lisse, t. I, p. 283.Note 193 · C’étoit alors déjà l’étoffe à la mode pour couvrir les chaises, et, selon Richelet, « les formes » ou tabourets. Il est parlé, dans le BalleNote 194 · « Sorte de petit lit pour reposer après le dîner. » Richelet.Note 195 · Il étoit habité alors par Artus de Gouffier, duc de Roannez, ami de Pascal, qui logea longtemps chez lui et faillit y être poignardé par la Note 196 · Sur ces fausses pierreries dites « diamants du Temple », voy. t. I, p. 248.Note 197 · V. sur ce genre de meubles, t. I, p. 286.Note 198 · Ce facteur d’orgues, M. Le Prescheur, que nous n’avons pas vu nommé ailleurs, avoit peut-être appartenu à la fabrique d’orgues de la rue desNote 199 · V. sur la basse de viole et ceux qui l’enseignoient, t. I, p. 210.Note 200 · Il faut lire, je crois, Denglebert, dont il a été parlé, t. I, p. 206, comme étant des plus célèbres sur le clavecin.Note 201 · Cabaret voisin de Saint-Roch. V. notre Histoire de la Butte des Moulins, p. 52.Note 202 · Au premier étage. V. plus haut p. 314.Note 203 · V. ci-dessus la note 2 de la p. précédente.Note 204 · La grande Mademoiselle, fille de Gaston d’Orléans, ayant longtemps habité les Tuileries, avoit, comme on le voit, gardé ses fournisseurs danNote 205 · On a vu plus haut, t. I, p. 315, que chacun pouvoit faire débit de son vin. C’est ce qui s’appeloit « vendre à pot ». Fr. Colletet, dans sonNote 206 · C’est l’édition de 1644, due en effet à l’imprimerie du Louvre, alors à ses commencements. Elle fut réimprimée, en 1715, avec des additions Note 207 · La rue Saint-Marc, qui devoit son nom à l’une des seigneuries des Vivien, seigneurs de la Grange-Batelière, sur le terrain de laquelle on veNote 208 · Il est parlé de lui dans un mémoire contre Lulli : Requeste d’inscription de faux en forme de factum présenté au Châtelet, le 16 juillet 167Note 209 · C’est la Bible de l’évêque de Chester, Walton, publiée en 1657 à Londres, en 6 vol. in-fol., et que le Lexicon heptaglotton de Castell, qu’oNote 210 · C’est-à-dire non reliés.Note 211 · La même que la rue des Juges-Consuls aujourd’hui, dans l’ancien cloître Saint-Merry.Note 212 · Des fabriques et manufactures avoient été établies, afin de créer, par les bénéfices qu’elles pourroient faire, des ressources pour l’HôpitaNote 213 · Cet appel singulier n’étonne pas, quand on sait ce qu’il y a d’énigmatique dans ce poëme de Cassandre la prophétesse, qui fit donner à LycopNote 214 · Ce seroit, dit-on, l’eau de melisse, qui se vendoit déjà dans les premiers temps de Louis XIII et dont les Carmes de la rue de Vaugirard finNote 215 · On trouve les recettes des Dames vénitiennes pour se « blondir les cheveux » et se rajeunir le visage dans un manuscrit des archives de VeniNote 216 · Appelée aussi alors fontaine de l’Échaudé, et des Comédiens du Marais (V. p. 330). Elle se trouve au carrefour des rues de Limoges, de PoitoNote 217 · « On donne ce nom à certaines pierres figurées, sur lesquelles on voit des représentations de vieilles ruines aussi naturelles que si elles Note 218 · Son vrai nom étoit Henri-Michel Bunch. Simple garçon cordonnier, il avoit, en 1645, établi la communauté des Frères de son métier, à l’imitaNote 219 · On appeloit ainsi l’ouvrier qui taille le diamant.Note 220 · Nous ne connaissons pas cette carte généalogique d’Antoine Thurel et non Thuret, qui prenoit le titre d’ancien prieur de Notre-Dame-de-HomblNote 221 · Ce cadran se trouvoit rue Saint-Honoré, au-dessus de la porte du cloître. V. Segrais, Œuvres, t. II, p. 152.Note 222 · C’est la première édition des Pensées. L’annonce précédait la mise en vente. L’achevé d’imprimer n’est, en effet, que du 2 janvier, et déjà Note 223 · Le président Tubeuf, après avoir vendu à Mazarin, pour qu’il agrandît son palais, l’hôtel situé à l’angle des rues de Richelieu et des PetitNote 224 · « L’usage des glaces aux carrosses nous vient d’Italie. Bassompierre est le premier qui l’ait apporté en France. » Longueruana, t. I, p. 109Note 225 · Ce sont les fils du président nommé tout à l’heure. Tallemant, t. VII, p. 313-314, parle de l’un d’eux, Charles, conseiller au Parlement, maNote 226 · 2 février.Note 227 · Nous croyons qu’il faut lire Gosseau, comme dans la liste des curieux donnée par Spon en 1673. Il habitoit alors près des Carmélites, et peuNote 228 · Il a déjà, dans une de nos notes, été question de l’eolypile. Nous n’y reviendrons que pour dire comment elle servoit à Descartes pour expliNote 229 · François Lemaire, reçu de l’Académie de peinture en 1657. Il mourut en 1688.Note 230 · Échelle patibulaire de la Justice du Temple, placée au coin de la rue des Vieilles-Haudriettes, qui lui dut un de ses anciens noms, et de laNote 231 · C’est le Recueil des plus beaux vers qui ont été mis en chant, publié d’abord en trois parties par Charles Sercy, 1661, in-12, et repris parNote 232 · Ou Croix de Bon-Puits. Elle se trouvoit au carrefour des rues du Bouloy et des Petits-Champs, qui, à cause d’elle, s’appela plus tard et s’aNote 233 · V. sur lui, t. I, p. 205.Note 234 · Antérieur aux Amati, il travailla de 1560 à 1610. Il marquait ses instruments de cette étiquette : Gaspar da Salo in Brescia.Note 235 · Robert Nanteuil, si célèbre comme graveur de portraits, et qui étoit alors dans toute sa gloire.Note 236 · Ce sont ses thèses à frontispice et à bordures gravés, « toujours bonnes à garder pour l’image », comme dit la Toinette du Malade imaginaireNote 237 · V. une des notes précédentes, p. 320. Trois ans après, la Savonnerie était redevenue un établissement royal. Nous lisons, en effet, dans le Note 238 · C’est la Bible, préparée par Jean Henten et publiée à Francfort, en 1566, in-fol., sous ce titre : Biblia ad vetustissima exemplaria nunc reNote 239 · Voici le titre de la première édition : Biblia sacra latina, juxta Vulgatam, cura Jo. Benedicti, Parisiis, 1549, in-fol.Note 240 · Ce doit être celle dont voici le titre : Divinæ Scripturæ, nempe Veteris et Novi Testamenti omnia, græce, a viro doctissimo recognita et emeNote 241 · V. une des notes précédentes, p. 323.Note 242 · C’est-à-dire n’ayant que lui pour seigneur.Note 243 · C’est le nom féminisé de la rue de l’Ile Saint-Louis, dont Le Poulletier, associé de Marie pour les constructions de ce quartier, avoit été Note 244 · Dans l’avis publié par le Mercure de septembre 1717, p. 181, le nouveau directeur du Bureau d’adresse rappelle avec une certaine satisfactioNote 245 · C’étoit un ustensile alors assez nouveau, l’usage du chocolat n’ayant guère commencé à Paris que vers 1658 ou 1660. V. Mém. d’Audiger, limonNote 246 · Il s’agit des Antiquæ lectiones de H. Canisius, 1601-1608, 7 vol. in-4o.Note 247 · Nous n’avons vu indiqué nulle part cet ouvrage de Hrosvita.Note 248 · Lisez cremaillère. Richelet, du reste, admet l’orthographe que nous voyons ici : « chaise à cremilière, dit-il, ou chaise de commodité. » LeNote 249 · Ici cet article est à la p. 315.Note 250 · V. sur cette fontaine, p. 321. On appeloit Comédiens du Marais ceux dont le théâtre, où Corneille fit jouer la plupart de ses pièces, se troNote 251 · V. plus haut.Note 252 · Un café existe encore au même endroit. C’est un des plus anciens, sinon le plus ancien de Paris.Note 253 · V. Introduction, p. xlj.Note 254 · C’est aujourd’hui une commune d’un millier d’habitants dans le canton de Corbeil.Note 255 · C’étoit un point très important alors, car ne faisoit pas qui vouloit enclore de murs parc ou jardin ; on en a la preuve par les registres dNote 256 · Ces chevaux de selle et de manège, toujours bien supérieurs comme prix aux chevaux de labour, se vendoient quelquefois jusqu’à quinze cents Note 257 · La campane étoit un ornement à franges, dont la forme étoit celle d’une cloche (campana).Note 258 · L’impériale, lorsqu’elle étoit ronde comme ici, faisoit sur le dessus des carrosses et chaises l’effet d’une couronne d’empereur. De là son Note 259 · C’est-à-dire un denier d’intérêt pour dix-huit prêtés, ce qui équivaut à un peu moins de six pour cent, comme le denier vingt à cinq pour ceNote 260 · Lisez Saint-Lô, dont la fabrication de la serge est encore une des industries.Note 261 · C’est une forme du mot « moquette », qui se rapprochoit davantage de camocas, nom de l’étoffe bien connue au moyen âge, dont la moquette ou Note 262 · Le peuple, qui dit « ormoire » pour armoire, se rapproche par sa prononciation de la forme du mot, telle qu’elle est ici, et en même temps dNote 263 · Le Plessis-Chenet est aujourd’hui un écart de la petite commune du Coudray-Monceaux, dans le canton de Corbeil.Note 264 · Le sommier de vaisselle avoit pour office le transport sur un cheval de somme ou sommier de la vaisselle dont avoit besoin la maison du roi,Note 265 · Lisez « échançonnerie ».Note 266 · C’est-à-dire, affranchi de la nécessité de fournir le cheval, le sommier.Note 267 · C’était le double chez le roi. Le sommier de vaisselle touchoit 600 l. Il en avoit même eu longtemps 660, comme le sommier de bouteilles.Note 268 · C’est-à-dire, nourri à la Cour.Note 269 · Nous n’avons pas trouvé mention de cette charge, dont l’exiguïté des appointements dit le peu d’importance, dans les États de France de cettNote 270 · C’étoit ce que nous appelons « moire » aujourd’hui. Nous l’avions emprunté aux Orientaux qui le nomment ôtabé et le mélangent de coton.Note 271 · La Vallée est aujourd’hui une petite commune du canton de Lormes dans la Nièvre.Note 272 · Il y avoit chez le roi douze de ces aides dans la panneterie-commun.Note 273 · Ces gages avoient été longtemps de 300 livres.Note 274 · Il seroit plus clair de dire que celui qui veut ici vendre sa charge servoit pendant le quartier de juillet.Note 275 · Ces gardes étoient au nombre de cent, y compris les douze qui portoient le titre d’exempts.Note 276 · V. sur lui, t. I, p. 74.Note 277 · « Ils ont, dit l’État de France, 1692, in-12, p. 444, qui leur attribue les mêmes gages, 60 livres d’extraordinaires et quelques gratificatiNote 278 · Il reste de cette seigneurie un hameau du canton de Marines dans l’arrondissement de Pontoise. Les seigneurs de Cléry, qui avoient leur impoNote 279 · La chaise de porteur ou à porteur « bourgeoise » se distinguoit des autres parce qu’elle étoit sans armoiries.Note 280 · Étoffe de fil et de laine, qui se fabriquoit en Flandre et qu’on appeloit aussi soit mazeline, soit étoffe de l’apport-Paris, à cause du graNote 281 · C’est-à-dire, sans aucun titre ni droit seigneurial.Note 282 · Les manufactures des tapisseries d’Auvergne étoient une création de Colbert qui faisoit une rude concurrence à celles de Felletin, comme on Note 283 · A cette époque, valets de chambre ou laquais jouoient presque tous du violon. De cette façon, lorsqu’ils avoient fini leur service, on savoiNote 284 · Nos guerres avec l’Allemagne avoient rendu cette étude assez ordinaire dans les grandes familles. La Bruyère, par exemple, savoit l’allemandNote 285 · On appeloit ainsi un carré formé de plusieurs cases, dans lesquelles on plaçoit des nombres dont la somme prise en tous sens étoit la même.Note 286 · C’est le nom qu’on donnoit à la géographie. Pour dire qu’on l’avoit apprise, on disoit, selon Richelet, qu’on savoit « la carte ». Il est aiNote 287 · Pour « s’aboucher », mot qui n’avoit encore cours que chez les gens de distinction et dans les livres.Note 288 · Un passage du Journal de Colletet, à la date du 3 octobre 1676, nous donne l’explication de celui-ci sur les singuliers trafics des HuissierNote 289 · Sur ces valets de louage, v. plus haut, p. 50.Note 290 · Beaucoup de gens répugnoient à se voir affichés et ne devoient, par suite, recourir qu’avec plus d’empressement aux avantages des feuilles dNote 291 · V. notre Introduction, p. xlj. C’est par mégarde que nous y avons dit que les Listes du Bureau d’adresse recommencèrent à paroître en févrieNote 292 · Cuir de Russie. V. plus haut, p. 37.Note 293 · Son office étoit d’auner les toiles, treillis, canevas, pour voir s’ils étoient bien de la mesure réglementaire. A chaque visite ils touchoiNote 294 · Elle se formoit de ce que chaque membre de la corporation devoit abandonner sur ce qu’il avoit perçu. Tous avoient ensuite, quel qu’eût été Note 295 · V. plus haut, sur les rentes de l’Hôtel-de-Ville, t. I, p. 42-46.Note 296 · Un peu moins de six pour cent. V. une note un peu plus haut, p. 334.Note 297 · Moitié du grand carrosse que, pour cela, nous appelons encore aujourd’hui « un coupé ».Note 298 · C’est un de ces gardes qui, venant dire dans le Misanthrope : Messieurs les Maréchaux dont j’ai commandement, met le holà dans la dispute enNote 299 · On appeloit ainsi la partie la plus récemment ouverte de la rue du Ponceau, qui donnoit sur la rue Saint-Martin. L’autre extrémité, où se trNote 300 · Le Roule n’étoit encore qu’un village de banlieue. C’est en 1722 seulement qu’il devint faubourg de Paris. V. Archives hospitalières, Hôtel-Note 301 · Richelet écrit « pendule », mais ajoute : « prononcez pandule ». L’invention due à Huyghens et que l’abbé Hautefeuille lui disputoit remontaNote 302 · C’étoit une des tapisseries les plus à la mode. Le prix en montoit quelquefois plus haut qu’on ne le voit ici : « J’ai, dit la Tapissière, dNote 303 · C’est le vrai nom de la rue que par corruption on appela plus tard Jean-Lantier ; elle le portoit dès le XIIe siècle.Note 304 · On écrivoit ainsi le plus souvent le nom de Passy près Paris, comme on écrit encore du reste Pacy-sur-Eure, Pacy-sur-Armançon.Note 305 · Lisez « de la Chanvrerie ».Note 306 · Tringles. Le mot est écrit ici comme on le prononçoit et comme on le prononce encore chez le peuple.Note 307 · Il y avoit deux de ces charges qui s’exerçoient par semestre, mais qui pouvoient être tenues, l’une et l’autre, par le même apothicaire, comNote 308 · L’État de France donne le même chiffre, mais sans ajouter le détail qui suit ici à propos des remèdes.Note 309 · C’est la bordure de glace, à la façon de Venise, qui avoit fait hausser le prix de ce miroir. On a vu, en effet, plus haut, p. 143, que les Note 310 · L’ébène étoit un des bois les plus employés pour les meubles à la mode. L’ouvrier qui les fabriquoit s’appeloit, comme on le voit dans le JoNote 311 · Sorte de point de fil qui n’étoit pas des plus fins ; c’est pourquoi Molière le fait figurer dans le Mémoire des hardes et nippes qu’HarpagoNote 312 · Ces housses se vendoient souvent sans le bois des chaises ou fauteuils. Le Journal de Colletet, 23 octobre 1676, en annonce une douzaine et Note 313 · Cette annonce est reproduite dans la liste suivante, avec cette différence pour l’adresse : « rue Sainte-Marguerite faubourg Saint-Germain, Note 314 · Cette adresse est répétée à la fin de la liste qui va suivre, avec ce détail en plus : « à la première chambre, au-dessus du cabaretier. »Note 315 · Le Placard, s’appliquant d’autorité, pouvoit ainsi, de droit, couvrir les affiches. Elles-mêmes, en s’accumulant, couvroient des Avis qui vaNote 316 · Les affiches annonçant certains remèdes ne pouvoient pas, en effet, être lues « sans une espèce de pudeur ». On en peut avoir un exemple parNote 317 · Le Journal de Colletet indique quelques affiches de livres ; ainsi, le 6 juillet 1676, le Traité des maladies des femmes grosses, par Fr. MaNote 318 · Les « laquais à récompense » se distinguoient des « laquais à gages » en ce qu’ils n’étoient payés pour ainsi dire que par hasard ou fantaisNote 319 · Ils étoient au nombre de dix, chacun à 20 sols par jour pour leur nourriture « outre leurs habits d’hiver et d’été ». État de France pour 16Note 320 · Il faut lire gris-sale, une des nuances du gris admises dans les haras.Note 321 · Presque tous les corps de bibliothèque étoient disposés ainsi dans les cabinets. Louis Racine en avoit un de ce genre, comme on le voit par Note 322 · C’est le cob bai brun, trapu et à belle tête, encore recherché aujourd’hui. Le vrai cheval danois en usage au XVIIe siècle pour les attelageNote 323 · Cet excès de dorures pour les carrosses fut un peu plus tard prohibé par ordre du roi. V. Correspond. admin. de Louis XIV, t. II, p. 829, etNote 324 · Richelet définit ainsi le coureur : « cheval déchargé de taille, qui a la queue courte et coupée ».Note 325 · V. une des notes précédentes, p. 333.Note 326 · C’étoit une sorte d’ornement frangé que Molière, en fils de tapissier, se garde bien de confondre avec la frange même, quand il dit dans le Note 327 · C’est le peintre d’animaux Nicasius Bernaert, d’Anvers, élève de Sneyders et l’un des habitués de la maison de la Chasse, au coin des rues dNote 328 · Les Martineau formoient toute une dynastie d’horlogers, dont l’un, Louis-Henry, étoit, en 1692, valet de chambre horloger du roi. En 1700, uNote 329 · A la suite de cet article 18, nous en supprimons huit qui ne sont que la reproduction d’articles déjà insérés dans la liste précédente. Le 1Note 330 · C’est la rue ou ruelle Saint-Julien, qui devoit son nom au voisinage de l’église de St-Julien-des-Ménétriers. Elle prit ensuite le nom de ruNote 331 · V. pour les ouvriers en instruments de mathématiques, t. I, p. 148.Note 332 · On étoit alors sous le coup direct des menaces de la Ligue d’Augsbourg, qui réunissoit contre nous l’Empire, l’Espagne, la Suède, la BavièreNote 333 · Le cinquantenier étoit, en effet, un officier de ville. Chaque quartenier, ou officier de quartier, en avoit deux sous son commandement, auxNote 334 · Ces espèces de charges n’avoient pour bénéfices que des exemptions. On n’y étoit payé que par ce qu’on ne payoit pas.Note 335 · Ces sortes de chaises, que traînoit un valet, furent très longtemps en usage. On s’en servoit encore en province au commencement de ce sièclNote 336 · La Bruyère, lorsqu’il s’est indigné du luxe de ces carrosses, n’a oublié aucun des détails qui sont ici : « les rangs de clous parfaitement Note 337 · L’accoutrement de ce lit rappelle un des habits que Molière portoit à la ville : « un juste au corps de drap de Hollande musc, avec une vestNote 338 · Les articles qui suivent étant les mêmes que quelques-uns de ceux de la liste précédente, nous nous contenterons de renvoyer à celle-ci, en Note 339 · Ces sortes d’écrits, notamment les factums ou mémoires sur procès, étoient quelquefois l’œuvre des écrivains les plus distingués. Racine ne Note 340 · Privilège très envié, surtout lorsque c’étoit le droit de committimus au grand sceau, parce qu’il donnoit droit à ne plaider que devant certNote 341 · Beaumont-sur-Oise, canton de l’Isle-Adam.Note 342 · On voit qu’une maison au faubourg Saint-Germain, rue de Grenelle, étoit en 1693 une véritable habitation champêtre. On peut se le figurer enNote 343 · On sait que c’est aujourd’hui un chef-lieu de canton de l’arrondissement de Corbeil.Note 344 · On prend la dîme.Note 345 · V. sur ce parent du poète Regnard, t. I, p. 295, note 3. Son adresse y est donnée rue de la Chanvrerie, mais on voit que la maison indiquée Note 346 · Veuve de Francine, ou plutôt Francini, car il étoit Italien, « intendant des eaux et fontaines des maisons royales et entrepreneur privilégiNote 347 · Le Petit champ du faubourg Saint-Marcel, qui devint au siècle dernier le Champ d’Albiac, du nom de son propriétaire, se trouvoit à peu de diNote 348 · Pour le goût des médailles, qui étoit alors un des plus répandus, v. t. I, p. 221, 223, 225, 227, 228, 229, 230.Note 349 · Lisez strapontin, mot que l’on croiroit beaucoup plus moderne, mais qui se trouve déjà dans les Caractères avec le sens qu’il a ici. V. La C
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